Bonjour à tous,

Je suis partie avec un ami pour le week-end et j'ai failli ne pas rentrer à temps pour poster le chapitre! Dire qu'il m'en reste encore un a corriger et à poster. Ça va être tendu. Khoumba: Merci :D Bonne lecture,
Letki

Il aura des cicatrices.

C'est le constat que je pus faire en examinant le dos de Théo pendant que Blaise aidait Seamus à mettre des protections autour de la cheminée avec des sorts de notre cru (de la magie noire). Je passais délicatement une pommade sur la peau lacérée et je fus soulagé de voir quelques cicatrices pâlirent. Seamus avait fait du bon travail mais malheureusement, il n'avait pas l'habitude d'utiliser de la magie noire donc il n'avait pas pu faire quelque chose de « propre ». Mais peu importe, l'important c'était que Théo puisse s'en sortir.

-Tu as les mains douces, entendis-je.

Un peu plus et je sursautais. Je poussais un petit soupire et continuais à enduire son dos de crème avant de lui demander ce qu'il c'était passé. Il me confirma ce que j'avais imaginé. Des mangemorts. Il avait la tête tournée vers moi mais gardait les yeux fermés. Je ne pouvais dire s'il était effrayé, choqué ou juste épuisé.

-Qui ? Demandais-je.

-Pansy, j'en suis sûr, dit-il, et les autres, je n'ai pas pu reconnaître leur voix.

-Mais pourquoi ? Demandais-je avant de l'aider à s'asseoir.

-Ils chassent les traitres Draco, me dit-il gravement, Pansy était furieuse que je ne la rejoigne pas et … et elle a vu la lettre de Potter.

-Tu l'as gardé ? Demandais-je surpris.

Il grimaça et je n'insistai pas. Je pouvais imaginer Pansy péter un câble mais je ne pensais pas qu'elle s'attaquerait à Théo. C'était son ami d'enfance après tout mais bon, il fallait s'attendre à tout avec cette folle.

-Elle voulait savoir où tu te cachais car tu ne répondais plus à ses missives.

Oui, j'avais demander à Kreattur de trier le courrier et de ce débarrasser de tout ceux indésirables. Je n'étais pas inquiet, il n'avait pas pu révéler notre adresse vu que c'était Potter le gardien du secret. Nous n'avions rien à craindre pour l'instant.

-Potter est venu, dis-je.

-Ah, répondit-il simplement.

-C'est un grand malade, il te suivait.

-Il me … suivait ? Répéta-t-il avec un air incertain sur le visage.

-Il a placé un sort de traçage, apparemment il est plus intéressé que je ne le pensais…

-C'est une bonne chose.

Il rigola d'un air sournois comme si le souvenir l'amusait vraiment.

-C'est dangereux tu sais, lui dis-je gravement, Potter a l'air d'un fou.

Il haussa les épaules et me fit remarquer que mon plan semblait fonctionner ce à quoi je ne pouvais répondre. Je l'aidais à se mettre debout et lorsque nous constatâmes que tout semblait bien aller pour lui, nous descendîmes tous les deux. Ma mère revenait dans 2 jours, nous aurions des choses à lui raconter je crois. Théo salua le portrait de mon père et ils discutèrent longuement des agissements des mangemorts. Je lâchais vite l'affaire et j'allais raconter à Blaise les petites révélations de Théo et surtout, comment mon ami semblait prendre plaisir à faire tourner Potter en bourrique. Dire que je devais me battre avec lui pour lui tirer deux mots et là, savoir que Potter le suivait le faisait rire. J'ai compris, il faut arrêter d'essayer de comprendre Théodore.

Finalement, j'allais avec Blaise en fin d'après midi voir l'état des champs et des vaches. Il me dit que les bêtes étaient terrorisées par lui et je dus bien lui dire que je ne pouvais malheureusement rien pour lui. Je l'aidais à construire la grange, il voulait traire les vaches et revendre le lait au marcher du village. Qui l'eut cru, Blaise Zabini heureux dans sa vie de paysan ? Je n'allais pas le critiquer mais ce n'était définitivement pas pour moi, la magie me manquait. Surtout quand je voyais Seamus en faire, pour nous aider certes, mais c'était toujours difficile.

-Ça ne te manque pas ? Lui demandais-je d'ailleurs en soutenant une poutre au dessus de ma tête (merci la force des loups-garou).

-Quoi donc ? Demanda-t-il en clouant énergiquement celle-ci.

-La magie.

-Bien sûr, dit-il.

-Tu as l'air d'aimer la vie de paysan.

-Et bien, disons qu'après Azkaban, ça m'occupe l'esprit et ça occupe le loup.

-Comment ça ?

-Tu sembles oublier mon état, dit-il en s'asseyant sur l'échelle. Quand tu es partit d'Azkaban, j'ai cru devenir fou, je devenais fou. On m'a mis en isolement, on a rallongé ma peine, je tuais les prisonniers … je me noyais en la bête. Puis je suis sortit, te retrouver m'a apporté un équilibre qui me manquait et travailler manuellement, me fatiguer, m'occuper, ça apaise le loup et il aime être dehors. Ne rien faire me rendra fou, l'enfermement l'énervera, l'isolement me rendra violent. Je ne dis pas que j'aime ça, conclu-t-il, mais j'en ai besoin à défaut d'autre chose.

-Je crois comprendre, répondis-je honnêtement.

-Ton loup est totalement soumis au mien, continua-t-il cependant, tu n'as pas à t'inquiéter tant que je te « surveille » mais moi, dit-il, je n'ai personne pour me surveiller. Il faut que je tienne l'esprit du loup occupé, ou du moins assez sage pour ne pas devenir fou. Mais … disons qu'avec ta petite potion je le « comprend » donc c'est plus simple … je crois.

C'était réellement intéressant mais aussi très inquiétant de savoir que ma santé mentale dépendait de celle de Blaise. Mais il avait su démontrer au cours des dernières années qu'il était plus stable que moi. C'était peut-être mieux ainsi finalement. Je l'écoutais parler de ses sensations d'alpha jusqu'à ce que Seamus nous appel pour déjeuner. Kreattur nous avait fait une bonne tourte à la viande et je remarquais que maintenant qu'il préparait pour une armada à chaque repas. Blaise mangeait vraiment beaucoup.

-Du coup tu vas rester ici ? Demanda Seamus.

-Je n'ai nulle part où aller, répondit Théo en glissant un regard vers moi.

-Tu peux rester, répondis-je. Tu m'aideras au labo.

-Très bien.

Théo était bon en potion. J'aurais pu demander de l'aide à Seamus mais il avait une fâcheuse tendance à faire exploser tout ce qu'il touchait. Au moins, Théo avait un certain doigté non négligeable qui était indispensable dans l'art des potions. Seamus nous dit qu'il avait quelque chose à nous montrer après le déjeuner et nous pûmes assister à une démonstration d'éclairages magiques de toute beauté. C'était des flammes liquides qui coulaient dans un enchevêtrement de tuyaux transparent. C'était un montage sophistiqué et de toute beauté.

-Tu as un sens artistique admirable, le complimentais-je en approchant ma main d'une jarre de flamme.

-Ça brule Draco, recule, me conseilla-t-il en rosissant sous le compliment.

-C'est plutôt cool, ajouta Blaise.

Il souffla dessus et des ondes se créèrent à la surface des flammes. C'était magnifique. Seamus avait un réel talent, dangereux certes, mais un talent tout de même.

-Suit moi Théo.

Je laissais Blaise et Seamus ensemble et j'allais dans mon labo où j'exposais l'ensemble de mes recherches à mon ami. Il était stupéfait. Je pus lire l'étonnement, la perplexité, une pointe d'ébahissement et une petite touche de dégout. Théo était hétéro jusqu'à preuve du contraire et je pense qu'il ne saisissait pas mes désirs. Mais peut importe.

-Tu dois vraiment les aimer, souffla-t-il en lisant mes notes avant d'observer avec attention mon petit rat cobaye.

-J'imagine, dis-je, mais au fond c'est plus pour moi, j'ai toujours voulu d'une famille. Et maintenant c'est doublement impossible avec ma sexualité et mon sang d'hybride.

-Je crois que je peux comprendre, souffla-t-il ébahit. Ça fonctionne ?

-L'environnement n'est pas viable, les embryons ne passent pas les semaines décisives, dis-je avant de me lancer dans une longue explication compliquée sur la composition de ma potion et toutes les recherches moldus que j'avais faite.

-Hum, murmura-t-il pensivement, et que puis-je faire pour toi ?

-C'est simple, dis-je, j'ai besoin de magie.

-Pourquoi ne pas avoir demandé à Seamus.

-Je garde la surprise, répondis-je évasivement.

-Et ton amie ? Luna ? Elle fait des études de médicomagies non ?

-Oui, mais elle vient d'avoir un bébé, elle n'a pas de temps pour moi.

-Je vois, donc tu as besoin de magie.

Sur ce, il sortit sa baguette et commença à exécuter mes instructions. J'étais plutôt satisfait de l'avancer des choses à l'heure du diner. Les relevés étaient plutôt positif et je pensais vraiment que c'était en bonne voie. Je comptais d'ailleurs ajouter peut-être, au moment de la fécondation, un peu de magie à l'image de la transformation Animagus pour aider l'embryon à s'adapter. Mais c'était compliqué et ça demandait au porteur de donner de sa personne. Je ne savais pas si c'est possible mais j'avais de bonnes raisons de penser que oui.

-Qu'est-ce que tu fais comme ça tous tes après-midi dans ton labo ? Demanda Blaise d'un air suspicieux.

-Je travail.

-Sur quoi, tu as fini la Tue-Loup non ?

-Oui, si tout ce passe bien pour toi, d'ailleurs on doit vérifier tes constantes ce soir.

-Les effets commencent à se dissiper, me dit-il, je sens le loup entrer en sommeil.

-C'est normal, conclu-je, je n'ai pas pu rallonger le temps de la potion, 48h maximum et normalement, tu devrais garder quelques … effet durant le mois, peut-être pas la présence totale du loup mais au moins la forme de ton squelette et tes instincts.

-C'est mieux que rien, mais elle nous a au moins prouvé qu'elle fonctionne hors pleine lune.

-C'est vrai.

-Que comptes-tu en faire ? Demanda Seamus en coupant ses brocolis sans grand entrain.

-M'en fabriquer, et ensuite, la présenter à la convention des potionnistes, déposer le brevet et devenir riche.

-J'approuve.

Nous fûmes interrompu par des petits coups frappés à la porte. Je me levais prudemment alors que Seamus et Théo sortait leur baguette et j'allais ouvrir, le corps tendu par l'appréhension. Mais ce n'était que , le maire du village.

-Oh Monsieur le maire. Que puis-je pour vous ? Demandais-je d'une voix trainante en m'effaçant sur le pas de la porte pour le laisser entrer.

-je serais bref comme je vous interromps dans votre soupé. Voilà, nous sommes un petit village assez isolé et notre clinique est en manque d'effectif, vous comprenez, les jeunes préfèrent s'en aller, je les comprends mais ça nous met quand même dans l'embarras, dit-il en réajustant son chapeau melon sur ses cheveux bruns.

-Que puis-je pour vous dans ce cas ? Demandais-je d'un air poli.

-Et bien, j'ai ouïe dire que vous aviez fait des études de médecine à l'étranger pendant 5 ans (je tressaillis, j'avais mentit pour couvrir mes années de prison) et que vous faisiez des remèdes maisons miracles que vous fournissiez déjà en ville.

-C'est le cas, dis-je en me détendant.

J'avais distribué des potions dans tout le village en échange de quelques services et je n'en étais pas mécontent. C'était une manière de vivre que je ne connaissais pas jusqu'alors mais c'était agréable de voir les gens nous aider volontiers sans arrière pensé et de pouvoir leur rendre service à leur tour. Décidément la campagne ne me faisait pas que du bien, je perdais tout mon mordant.

-Voilà, conclut-il, pouvez-vous en faire pour l'hôpital à un rythme régulier ? Bien sûr, vous serez payez en contrepartie.

-Et bien, dis-je en ayant volontairement l'air d'hésiter, ce n'est pas très légal.

-Nous sommes un petit village perdu au milieu de la forêt monsieur Malfoy, aucun villageois ne vendra notre secret. Nous avons toujours fonctionné sur l'entraide, nous ne faillirons pas aujourd'hui, surtout si c'est pour sauver des vies. Et entre nous, je sais déjà que vous leur avez fournis vos remèdes quand il y a eut l'accident de la route.

5 personnes avaient été blessés et une tuée lors de cet accident. J'avais fournis à l'hopital une caisse de régénération sanguine et d'anti-douleur à ce moment là et ça avait permis de sauver les 5 blessés.

-Je comprends, dis en me faisant désirer encore, mais je n'ai pas déposé de brevet sur mes ... remèdes.

-Oh ne vous en faite pas pour cela , s'empressa-t-il de dire. Nous ne chercherons pas à le reproduire, vous serez notre fournisseur exclusif. Nous pouvons vous faire un contrat de travail au nom de la mairie et ainsi, vous pourrez cotisez. On m'a laissé entendre que vous peinez à retrouver un emploi.

C'est le cas de le dire.

-Très bien, dis-je alors en serrant la main du maire, je commence à m'y mettre dès demain et vous aurez votre commande dès lors qu'on signera le contrat.

-A la bonne heure, vous rendez un énorme service à la ville , pensez que nous sauront nous montrer reconnaissant.

-Mais c'est vous que je remercie .

Nous nous étalâmes un moment en formulation d'usage avant que je ne raccompagne le maire à sa voiture. Je rentrais ensuite d'un pas léger et je n'avais pas franchi la porte que Seamus me tombait dans les bras et m'embrassais avec joie. Je me demandais brièvement comme les moldus faisaient pour venir chez nous sans soucis alors que les sorciers en étaient incapables. Je me dis finalement que ce n'était peut-être pas un fidelitas qui était posé sur la maison. Voilà qui était inquiétant.

-On dirait que la roue tourne, dit Blaise avec un petit sourire.

-C'est génial ! S'exclama le rouquin. Que vas-tu leur donner ?

-Régénération sanguine, antidouleur, sommeil sans rêve, cicatrisation et baume pour brulure, je pense que ce sera déjà bien. Je vais juste les diluer pour que les effets ne soient pas trop miraculeux.

-Draco tu es un génie des potions !

-Je sais, redis le, dis-je avec un petit sourire suffisant.

-Tu es un génie, répéta Seamus doucement en rosissant légèrement.

Adorable. Pris d'un élan de romantisme soudain, je l'embrassais après l'avoir brièvement soulevé, lui faisant pousser un petit cri vite étouffé par mes lèvres. Hum, décidément, oui, c'était une bonne journée.

Nous étions en plein débat sur un sujet vraiment intéressant lorsque la cheminée cracha un Potter écheveler et visiblement de mauvaise humeur. Son regard s'arrêta immédiatement sur Théo qui se crispa, il n'aimait visiblement pas l'intérêt que Potter lui portait.

-Qu'est-ce qu'il fait là ? S'enquit-il en le foudroyant du regard.

-Il va poser des protections autour de la maison, dis-je en invitant Potter à sortir pour commencer.

Il le fit à reculons et nous n'entendîmes plus parler de lui pendant une petite heure durant laquelle nous revînmes sur notre sujet originelle. Seamus voulait devenir un Animagus après avoir entendu le récit de Harry qui affirmait que les Loup-Garous toléraient les animaux. Il voulait essayer. Je trouvais que c'était une bonne idée mais Blaise avait plus de réticence. Il avait peur d'une part que la transformation se passe mal (c'est vrai que ce n'était jamais sans risque) et qu'il ait un animal qui soit une proie pour le loup. Dans ce cas là on ne pourrait rien faire pour lui.

-On ne peut pas savoir avant d'avoir essayé, argumenta Seamus, si c'est le cas, je ne vous accompagnerais pas c'est tout.

Finalement le métis abdiqua quand Potter fit son retour dans le salon visiblement épuisé des efforts qu'il avait fait pour protéger notre maison. J'imagine qu'il avait mit le paquet. Il m'expliqua qu'il avait étendu les protections à notre champ et d'autre modalités avant que son regard ne se redirige sur Théo qui l'ignorait délibérément. Cela ne sembla pas repousser Potter qui tenta de lui parler. Je crois qu'il aimait vraiment se faire du mal parce que mon égo à moi, n'aurait certainement pas accepté un refus.

-Théodore, dit-il en posant sa main sur son épaule.

Il allait continuer à parler mais quelque chose de tout à fait surprenant se passa. Théo se releva, pris son visage en coupe et l'embrassa avec passion. J'en restais bouche bée alors que Blaise sifflait impressionné. Seamus lui même était sous le choc, ne s'attendant visiblement pas à un tel revirement de situation de la part de Théo. Et, ça me mit la puce à l'oreille. Je pus réagir lorsqu'il pointa sa baguette sur Potter qui avait les yeux fermés, pris dans l'ivresse de son baiser.

-Avad-

Je lui lançais un vase à la figure avec toute la force du loup qui m'habitait. Il s'affaissa mollement dans les bras de Potter qui était sous le choc, les lèvres rouges. Je soupirais en regardant les morceaux de vase et Seamus s'empressa de le réparer. J'allais chercher une chaise dans la cuisine et j'ordonnais à Potter d'asseoir Théo dessus.

-Il a essayé de me tuer, dit-il ébahit et blessé.

-Je ne crois pas Potter, dis-je alors que Seamus lançait un sort d'entrave au brun qui se retrouva ligoté sur sa chaise et privé de sa baguette.

M'excusant au préalable, je le giflais assez fort pour qu'il reprenne ses esprits et comme je m'y attendais c'était des yeux bleu obstrué d'un voile blanchâtre qui me fixèrent.

-Il est sous impérium, dis-je en tenant son menton pour mieux l'observer, Théo ne c'est pas échappé, ils l'ont laissé partir pour te tuer Potter. Ses blessures étaient un leurre pour qu'on croie à sa fuite.

-Toujours aussi futé à ce que je vois Draco, répondit Théo en riant comme un dément. Ton tour viendra, c'est une promesse.

-Théodore est inutile maintenant que nous savons. Le sortilège devrait prendre fin.

L'ordre que Théodore avait reçu était clairement de tuer Potter alors je ne comprenais pas pourquoi il ne se dissipait pas maintenant qu'il se retrouvait incapable de le faire. J'eus ma réponse quand le brun commença à grimacer, suffoquant visiblement. Blaise plongea sa main dans sa bouche vivement et pinça sa langue entre ses doigts, l'empêchant de l'avaler. C'était donc ça, l'ordre était tuer Potter et en cas d'échec, se suicider.

-Lequel de vous s'y connaît en légilimencie ?

-Je suis mauvais, déclara sombrement Potter.

-Je n'ai jamais fait ça.

-Et tes amis Potter ?

Nous étions extrêmement limité en solution. Nous ne pouvions faire appelle qu'à Granger, Weasley ou aux Londubas.

-Ils sont partis pour les fêtes.

Bien sûr il fallait vraiment que ça se passe durant les fêtes de fin d'année ! J'essayais de contacter Neville et Luna mais ils étaient également absents et je me rappelais que la blonde m'avait prévenu qu'elle irait à Poudlard pour le reste des vacances avec Neville. Autrement dit nous étions seul et une mauvaise manipulation pourrait être dramatique sur Théodore.

Soupirant, je pris alors ma résolution et prit la baguette du brun. Je sentis aussitôt les pulsations de magie me parcourir et me faire frissonner. C'était si bon. Ça m'avait manqué, sincèrement.

-Draco, me dit Blaise, si tu fais ça le ministère…

-Je sais, dis-je gravement, mais il est temps d'agir.

Sur ce, je pointais la baguette vers son propre propriétaire et je murmurais « Legilimens ». Chasser le sortilège de la tête de Théo ne fut pas une mince affaire mais j'étais un legilimence hors paire et en forçant un peu, je réussis à l'arracher à son esprit. Quand je revins à moi, Théo saignait du nez et haletait, je n'étais pas mieux moi même. Mais ce qui me dérangea vraiment, c'était les dizaines d'auror dont la pointe de la baguette était illuminée que je voyais à la limite des sortilèges de protection que Potter avait posé.

-Vous êtes en état d'arrestation, nous prévint une voix magiquement amplifiée. Sortez ou nous feront appel à un briseur de sort et votre peine s'en trouvera alourdie.