Bonjour à tous,

Que dire à par que ce petit chapitre introduit de nouveaux personnages et établit une base sûre pour le futur de Blaise Draco et Seamus. Ils prennent confiance et évolueront face à l'adversité.

shiskaa severus snape: Merci :) j'espère que tu aimeras les nouveaux personnages et la tournure des évènements favorable pour Harry et Blaise surtout.

Khoumba: Merci pour tes commentaires réguliers qui me font très plaisir. Et pour Harry et Théodore on verra bientôt même si Draco veille comme une maman ours sur son petit.

Bonne lecture
Letki


Potter revint dans la nuit de fort méchante humeur et je décidais que ce n'était pas le soir pour avoir une conversation d'homme à homme. Je le laissais s'installer dans le salon et j'allais dans mon nid où je trouvais Seamus déjà profondément endormi. Blaise était encore dehors, son enclot avait été endommagé par des sangliers, il tenait à le refaire avant le jour suivant. J'allais prendre une douche rapidement, m'arrêtant pour inspecter les preuves de nos ébats sur ma peau avec fascination avant de revenir me coucher et de profiter d'un sommeil réparateur.

Je me réveillais tôt le lendemain, Théo dormait encore et Potter également. Seamus et moi mangeâmes, nous n'avions pas réveillé Blaise qui était rentré assez tard et trempé par la pluie et nous allâmes chacun dans son labo. Je pris le temps de passer un coup de cheminette à mon psycomage et il accepta de venir dans l'après-midi après que je lui ai expliqué le problème de Théo. Je lui souhaitais une bonne année et il prit le temps de prendre de mes nouvelles apparemment satisfait de mes progrès. Je le remerciais d'avoir été patient avec moi et j'allais ensuite m'enfermer dans mon labo. J'enfilais précautionneusement ma blouse, des gants et des lunettes avant de prélever un échantillon de la potion dorée restant dans le chaudron.

-Merlin tout puissant ! M'exclamais-je en observant l'échantillon au microscope.

Les mains tremblantes, je versais un peu de la potion dans la boisson de mes rats de laboratoire. La potion semblait stable. Il fallait absolument que je la teste. J'attendis les deux heures nécessaires puis procédait à la fécondation. Je devais attendre maintenant. Je quittais mon laboratoire dans un état d'excitation fébrile et je sursautais quand celui de Seamus explosa encore une fois. Il sorti en toussotant, le visage noir de suie et je ne pus que rigoler. Je l'amenais dans la cuisine pour le débarbouiller et j'y trouvais Granger Potter et Théo autour d'un thé.

-J'avais oublié, m'exclamais-je.

J'allais me changer en catastrophe, mettant une cape de sorcier au dessus de mes vêtements, libérant mes longs cheveux blonds presque blancs et prenant la canne de mon père.

-La ressemblance est troublante, me fit-elle remarquer en m'attendant près de la cheminée.

Je lui dis que c'étais le but et pris une poignée de poudre de cheminette avant de donner l'adresse du ministère. Granger arriva une petite seconde après moi et me guida vers le département où j'étais attendu. Je ne fis pas attention aux personnes qui me dévisageaient en chuchotant, me contentant de placer un masque froid et composé sur le visage. Je fus surpris d'être accueilli par un gobelin, les deux aurors qui avaient procédé à mon interrogatoire et un homme que je devinais être un avocat.

-On vous attendait .

Je ne posais pas la question du pourquoi et leur offrit un hochement de tête sec leur faisait comprendre que j'avais d'autre choses à faire.

-Ces messieurs nous ont rappelé qu'on ne vous avait pas présenté la chevalière à votre sortie de prison, expliqua l'homme aux sourcils tout bonnement écœurant. Touffic est là pour s'assurer que la passassions de pouvoir s'effectue correctement.

-Faisons cela, dis-je alors que mon cœur tambourinait dans ma poitrine.

Ils apportèrent un écrin en bois et me présentèrent la chevalière des Malfoy.

-Elle est faite avec un alliage argent, m'expliquèrent-ils avant que je la prenne. Si la chevalière vous reconnaît, vous ne devriez pas sentir la brulure.

J'avais peur d'être rejeté (surtout que j'étais un hybride et aucun hybride n'avait jamais été lord chez les Malfoy et d'autant plus que je n'avais plus de baguette) mais je n'en montrais rien quand je la glissais à mon doigt. Ça me brula, intensément mais je gardais un visage impassible, gardant mes yeux sur le bijoux et lui ordonnant mentalement de m'obéir alors que ma peau commençait à fumer et que l'odeur de chair brulée envahissait le bureau sous l'œil inquiet de Granger. « Obéit ! » Répétais-je dans ma tête comme un mentra en fusillant le bijou du regard. Le métal se mit alors à chauffer d'une lumière blanche et elle s'ajusta à mon doigt. Le bijou changea pour venir épouser parfaitement mon doigt et une longue chevalière en forme de dragon y prit place avec des saphirs à la place des yeux. J'étais surpris je crois, heureux et reconnaissant le tout à la fois.

-On dirait que la chevalière vous a reconnus Lord Malfoy, sachez que le ministère est contrit pour cette erreur judiciaire et vous s'assure que vous serez dédommagé en conséquence.

Je n'écoutais pas trop ce qu'il disait, écoutant seulement quand on m'expliqua que je retrouvais presque l'intégralité de mes possessions. Seul le manoir Malfoy restait sous la juridiction du ministère (car ayant été le quartier général du lord noir et ayant trop longtemps abrité des objets de magies noires, mais peut importe, je ne voulais plus y mettre les pieds) mais ma famille était de nouveau riche. Je n'avais pas de place au magenmagot, j'avais toujours interdiction de pratiquer certaine profession, je n'étais plus la première fortune d'Angleterre, j'avais toujours l'interdiction de pratiquer la magie et de quitter le pays mais peut importe j'avais redoré l'honneur de la famille, et je ne comptais pas m'arrêter là.

Fier comme un paon, j'offris mon bras à Granger après que nous ayons signé les papiers et qu'on m'ait rendu les clés des coffres et les papiers de mes titres (je les avais laissé à Granger, elle faisait du bon travail, je n'allais pas m'en priver). Elle avait hésité à prendre mon bras mais l'avait fait quand je l'avais remercié pour son aide. Les flashs des journalistes m'aveuglèrent quand nous sortîmes dans le hall du ministère pour regagner la maison.

-Lord Malfoy ! Entendis-je crier et je me sentis immensément puissant et j'aimais ça.

Je ne m'arrêtais pas, Granger était affreusement gênée par la virulence des journalistes qui nous bousculait et nous gagnâmes une cheminée rapidement. Je donnais le nom de ma maison « La maison aux Tournesols » dans un soupire discret et nous atterrîmes dans le salon.

-Alors ? S'inquiéta ma mère.

Pour toute réponse, je levais ma main gauche et lui présenta ma chevalière. Elle poussa une petite exclamation avant de m'étreindre. Elle rayonnait de bonheur et le regard de mon père était empli de fierté.

-On a presque tout récupéré, lui dis-je en l'asseyant sur le canapé, on peut déménager quand vous le souhaitez mère, je peux vous offrir tout ce que vous désirez.

-Non Draco, dit-elle après un instant, j'aime cette maison et ce qu'elle signifie pour nous (elle était à nous à vrai dire de par l'héritage de ma mère mais je ne l'avais pas revendiqué, la laissant au nom de Potter). Je me suis attachée à ce village et à ces habitants, mais toi, tu peux t'en aller, tu peux partir avec Blaise et Seamus. Tu peux tout faire.

Je levais les yeux vers mes deux compagnons qui se tenaient devant la porte de la cuisine et je compris qu'ils me laissaient ce choix car Blaise dépendait entièrement de moi et Seamus n'en avait simplement rien à faire.

-On restera ici, dis-je en embrassant les mains de ma mère, je mettrais un compte à ton nom mère, et à celui de Blaise.

Seamus n'en voulait pas, il aimait son indépendance et je crois qu'il en avait besoin. Blaise ne dit rien, je savais que sa fierté était mise à l'épreuve mais il devait aussi savoir que je ne le jugeais pas.

-Allons-y Blaise, ordonna soudainement Potter.

-Où ? Demandais-je.

-J'ai prévu de rencontrer les loups-garous aujourd'hui.

J'avais complètement oublié que Blaise avait promis d'aider Potter dans sa campagne. Trop de choses me sortaient de la tête.

-Je viens, dis-je, j'annoncerai en même temps que j'ai réussi à améliorer la potion Tue-Loup.

-Mais tu n'as pas fini les testes.

-Je sais, mais eux ne le savent pas, dis-je en passant un coup de brosse dans mes cheveux.

-Et bien allons-y tous messieurs, voir que d'anciens « méchants » se sont alliés à Potter ne pourra qu'être bénéfique, argumenta ma mère.

-J'ai appelé le psycomage, dis-je avant d'oublier, il viendra cet après midi.

-On sera de retour avant, promis Potter. Changez vous et allons-y.

C'est ainsi que nous nous retrouvâmes après l'utilisation d'un portauloin en plein milieu de la forêt interdite (excepté Théodore qui n'avait pas le droit de sortir). Je regardais autour de moi d'un air inquiet avant de me rappeler que j'étais moi même une créature magique donc que j'avais moins à craindre que les autres. Seamus se rapprocha de Blaise par réflexe alors que Potter montait sur l'estrade qu'il avait transfigurée avec un rondin de bois.

-Ceci, est une réunion non officielle, cru-t-il bon de nous préciser, pas de journalistes, pas d'aurors embusqués. Je veux d'abord m'assurer du soutient des loups avant de faire un meeting avec un public, pour éviter tout débordement.

A peine eut-il finit sa phrase que quelques craquements caractéristiques de transplanages se firent entendre. Je me tournai vers l'étendue et fus surpris de faire face à Fleur Delacour. Que faisait-elle là ?

-Bonjour Harry, salua-t-elle en venant l'embrasser sur les joues alors qu'un nouveau craquement se faisait entendre et qu'un grand rouquin apparaissait devant nous.

Un Weasley à n'en pas douter, et un loup vu les balafres qui marquaient son visage.

-Bill, le salua Potter avec joie.

D'autres transplantèrent et je me figeais quand mon regard s'arrêta sur un homme d'âge mur, roux aux yeux bleus avec une barbe épaisse. Le portrait craché de Jean. Je n'eus pas le temps de me poser des questions que Blaise avait pris place devant Seamus et moi et grondait d'un air menaçant très vite imité par le rouquin alors que les autres loups prenaient une attitude défensive.

-Allons messieurs, tenta de les calmer Potter.

-Reste en dehors de ça, le conseillais-je en sentant moi aussi la menace s'échapper du rouquin devant moi.

Il était un alpha à n'en pas douter, ça devait être de famille. C'était sans doute pour cela que Jean et lui ne vivaient pas ensemble. Si je m'étais demandé un jour ce que ça faisait de mettre deux alphas face à face j'en avais maintenant la réponse. Seamus voulu s'écarter mais le rouquin gronda un peu plus fort alors que Blaise se tassait sur lui même, se changeant petit à petit en loup. L'homme, que je supposais être le frère de Jean ne tarda pas à l'imiter et bientôt, se firent face deux immenses loups. Les autres loups-garous restèrent en simple spectateur même si l'excitation était palpable, certains avaient déjà leurs dents qui s'aiguisaient.

-Mère, reste près de Potter, soyez prêt à transplaner, dis-je en poussant Seamus vers Fleur que Bill protégeait de son corps.

Ça m'étonnerait que quelqu'un s'en prenne à Fleur, ni même à Seamus vu comment ils étaient recouverts de notre odeur, mais ce n'était pas le cas de Potter et ma mère. Et des loups excités étaient rarement rationnels.

Je me tournais brusquement quand j'entendis le fracas des deux corps massifs des loups qui se rentraient dedans violemment. Ils roulèrent sur le sol, leur mâchoire claquant dans le vide, grognant et cherchant à se griffer. Le frère de Jean était clairement plus violent et plus fort, je m'étais ça sur le compte de son apparente solitude qui devait rendre le loup hargneux, Blaise était par conséquent plus réfléchie et je voyais que l'homme était encore présent dans ses gestes (peut-être était-ce également l'effet de la tue-loup). Malheureusement je ne sais pas si ça allait suffire.

-Que ce passe-t-il ? S'inquiéta ma mère en serrant mon bras.

-Ce sont deux alphas, expliqua Bill avec une fascination somme toute morbide, je n'en avais jamais rencontré avant, la probabilité d'en réunir deux étaient infimes …

-Et alors ?

-Et alors, ils ne peuvent cohabiter ensemble, l'un doit asseoir sa domination sur l'autre.

-C'est une bonne chose ? Demanda Seamus.

-On va assister à la naissance d'une meute, dit-il un frémissement dans la voix que je ne pouvais que partager.

-Tu ne fais jamais les choses à moitié Potter, raillais-je alors que je grondais face à un loup qui s'approchait trop de Seamus à mon goût.

Il me répondit par l'étalage de dents pointues. Je le griffais au visage dans un geste qui me surpris moi-même. Il avait des sillons ensanglanté dans la joue qui se refermaient lentement quand il tourna un regard doré vers moi. Je sentis mon esprit s'engourdirent, aveugler par l'adrénaline et le loup qui me hurlait de défendre mon compagnon. L'homme devait également avoir cédé sa place au loup car il ne songea même pas à utiliser sa baguette. L'homme bondit sur moi et nous roulâmes tous les deux sur le sol en cherchant à se blesser. Je ne faisais clairement pas le poids mais l'odeur de Blaise sur moi du l'en dissuader car il recula prudemment quand Blaise détourna momentanément son attention du combat pour rappeler à l'ordre ce loup avec un grognement bestiale. Je me relevais prudemment sans le quitter des yeux et il finit par s'éloigner après avoir incliner prudemment sa tête vers moi et Seamus dans l'espoir sans doute d'apaiser Blaise. Après ce petit désagrément, les autres loups, y compris Wealsey, s'éloignèrent à une bonne distance de nous. Seamus se serra contre mon dos après avoir vérifié que mes blessures se refermaient. Son odeur était saturée par la peur.

-Tu aurais du prendre de la Tue-Loup, me dit-il.

-J'aurais du.

Je fis un bon en arrière quand Blaise fut projeté à l'endroit où je me tenais. Le loup jappa avant de rouler sur le sol et se relever pour charger. Il perdait, il n'était pas assez fort pour faire face à un loup solitaire et probablement déjà fou.

-Il faut les arrêter, dit Fleur en voyant le sang goutter sur la fourrure sombre des animaux.

-Surtout pas ! S'écria Bill en lui prenant la main. Il faut un gagnant.

Je reportais mon regard sur le combat et vit avec stupeur Blaise changer de méthode. Il n'attaquait plus, il évitait les bourrades de loup brun et répondait par des petites morsures. Il l'agaçait. J'étais inquiet, si ce loup refermait ses mâchoires sur Blaise, mon compagnon ne s'en sortirait pas. Blaise bougeait en permanence, le faisant tourner en bourrique mais cela ne plaisait pas à son adversaire qui, fatigué de ce petit jeu lui sauta dessus. Il le renversa et mordit dans son flan quand Blaise se contorsionna pour dégager sa nuque de la portée de ses crocs. Il jappa quand sa chair se perça et que le sang tomba en grosse flaque sur le sol. C'était l'erreur que mon loup attendait. L'animal se redressa et mordit à pleine dent dans le cou offert et serra et serra encore jusqu'à ce que les deux animaux cessent de grogner et de bouger. Blaise tenait sa nuque alors que lui mordait dans son flan. Puis, d'un accord tacite, ils se lâchèrent et reprirent forme humaine. Ils étaient dans un sal état, Blaise avait une plaie béante dans le flan qui frémissait à chaque respiration et laissait s'échapper du sang sombre. Le rouquin quand a lui était couvert d'égratignures et son cou était aussi moche que le flan de Blaise.

-William, se présenta-t-il.

-Blaise.

Et le rouquin inclina la tête. Je compris que Blaise avait gagné et un souffle que je n'avais pas eut conscience de retenir se libéra. J'accourus près de mon compagnon alors que d'autres loups approchaient pour sentir l'odeur de Blaise et de William.

-Je suis l'alpha, gronda-t-il en se relevant avec mon aide. William est le beta. Ainsi soit-il.

Le rouquin sembla accepter son rôle avec un respect qui me surprit et à l'image des autres loups, je vins sentir son odeur. Elle était moins forte que celle de Blaise alors même qu'elle saturait le lieux au moment de son arrivée. Mais son odeur restait tout de même entêtante.

-Messieurs, proposa Potter une fois qu'il fut certain que le calme était revenu, madame Malfoy ici présente propose de gagner sa demeure pour soigner vos … chefs et ainsi discuter au calme.

Blaise acquiesça silencieusement et comme une machine bien huiler, William ordonna de se rassembler par groupe de 5 pour prendre les portauloins que créait Potter (avait-il l'autorisation pour faire ça ?). C'est ainsi que 23 loups-garous se retrouvèrent dans mon salon et que je soignais mon alpha et mon béta. Je venais encore de descendre dans la hiérarchie des loups mais peut importe.

-Tu portes une odeur semblable à cette de Jean, dit Blaise alors que je nettoyais sa blessure (Seamus s'occupait de celle de William, je préférais laisser les humains non lié loin des hybrides).

-C'est mon frère, dit-il, comment le connais-tu ?

-C'était mon alpha, dit-il simplement et une lueur de compréhension passa dans les yeux bleus du béta.

Potter fit son discours qui n'eut besoin de se faire approuver que par Blaise et William pour être accepté par les autres. Même Bill Weasley se voyait forcé de reconnaître leur autorité. Nous avions été présents lors de la naissance de l'alpha, le chef de meute, celui qui surpassait même William qui était pourtant un alpha lui-même. Etant non lié, nous avions tous du reconnaître l'autorité des deux hommes et c'est naturellement que nous chercherons à rester sous leur coupe. Je leur dévoilais ensuite l'amélioration de la Tue-Loup et c'est à ce moment que, je crois, Potter remporta toutes les voix de la communauté lupine.

-Que faisons-nous ? Demanda soudainement Bill en s'adressant à Blaise.

-Rentrez-chez vous, vous savez où me trouver. Si vous souhaitez vous rapprocher faites le, mais ne déranger pas ce village, il est sous ma protection.

La plus part acquiescèrent et discutèrent avec les deux loups dominants. C'était instinctif de se rassembler en meute. Les loups liés comme Bill en ressentait moins le besoin donc il décida de rentrer avec sa femme mais promis de passer régulièrement comme si c'était vrai important, j'imagine que ça l'était. Plus de la moitié choisirent de venir emménager ici dont William qui avoua avoir besoin de vivre en communauté. L'idée ne me plaisait pas mais je ne pouvais pas m'y opposer et étrangement, j'étais serein à l'idée que 14 loups viennent emménager près d'ici.

-J'ai quelques terres dans les environs, proposa Potter, je peux vous les vendre.

-Nous prendrons contact avec vous, répondit William alors qu'il fermait les yeux sous l'effet de la potion anti-douleur qui faisait effet. Vous avez notre soutient Potter.

-J'en suis ravis, répondit le survivant.

La cheminée s'illumina et mon psycomage en sortit. Je crus qu'il allait faire une crise cardiaque en voyant toutes ces paires d'yeux brillantes braquées sur lui. Il compris immédiatement à qui il avait affaire et se présenta comme étant le médecin de la famille. Après cela, il était traité avec le respect qui lui était du et il du même jeter un regard aux blessures des deux alphas avant de pouvoir s'en aller dans la chambre avec Théo. Je l'accompagnais pour être certain que tout ce passait bien.

-Vous m'étonnerez de plus en plus .

-C'est dur d'innover, répondis-je sur le ton de la plaisanterie. Médecin de la famille ?

-J'ai eut mon diplôme de médicomage avant de me spécialiser, me répondit-il avec un petit sourire sous l'imposante moustache qu'il laissait pousser.

-Et bien il se peut que je vous engage. Après tout vous avez fait face à une meute de loup avec bravoure.

-Il me faudrait une médaille, dit-il en rigolant.

-Je vous en ferais graver une, dis-je en guidant Théo jusqu'au lit. Détend toi, lui dis-je, c'est un ami il t'aidera.

Sur ce, je les laissais et je redescendis. On m'assaillit de question sur la Tue-Loup et j'expliquais que cela permettait d'être en phase avec le loup même hors pleine lune et qu'ainsi, il serait possible de rester conscient les soirs de pleine lune et contrôler ses faits et gestes même si, maintenant, c'est les ordres de Blaise et de William qui prôneraient. Il avait été convenu qu'on se rassemblerait ici à chaque pleine lune, même ceux qui ne vivraient pas ici. C'était une bonne nouvelle en somme mais Blaise exigea que l'on pose des barrières pour empêcher tout accident avec les moldus ce qui fut approuvé par tous.

C'était une bonne nouvelle en somme. Je pus aller livrer les potions à l'hôpital et je préférais en faire don vu que j'avais maintenant de l'argent (et ça augmenta ma popularité au sein des villageois si bien que je pensais que le maire n'aurait pas de mal à se faire réélire avec mon nom figurant sur sa liste électorale). Et puis j'aimais bien ce village, ma mère avait raison. Quand je regagnais la maison, il ne restait que William. Il nous avoua qu'il vivait dans la forêt car il n'avait pas de meute, c'était trop dangereux pour lui d'aller à la rencontre des gens dans cet état. Blaise lui proposa de rester le temps qu'il ait une maison et nous lui proposâmes un lit que Potter transfigura avec la table basse du salon. La maison était animée !

-Alors ? Demandais-je au psycomage qui descendait.

-Tu avais vu juste, dit-il en saluant tout le monde dans le salon, la peur de la prison, claustrophobe peut-être un peu agoraphobe mais j'ai l'impression qu'il le gère mieux. Le reste, c'est privé, expliqua-t-il.

-Bien sûr.

-Je repasserais lundi prochain.

-Très bien, à la prochaine.

-Au revoir Lord Malfoy.

Que ça sonnait bien à mon oreille.