Bonjour à tous,

Alors non, avant que tout le monde ne se plaigne ... je ne vous ai pas oublié. Le fait est que je pars en stage à l'étranger vendredi et que pendant ce long mois, je n'aurais pas accès à mon ordi du boulot, donc à mes recherches, donc je ne pourrais pas rédiger mon mémoire. Alors je suis dans le rush pour le finir avant mon départ pour qu'il ne me reste que les correction à faire pendant mon stage. Et ce week-end, mon père était chez moi (et comme il vit à 8000 km de chez moi, quand il est là, j'en profite :). Bref, je ne vous ai pas oublié, mais j'ai du faire des sacrifices dans mon planning pour arriver à tout boucler.

Khoumba: Merci pour tes petits commentaires à chaque chapitre, ça me fait super plaisir et ça me motive pour la suite. Tu ne devrais pas être déçu dans ce chapitre, il y a de quoi faire en terme de rebondissement.

Bonne lecture,
Letki


L'ambiance se refroidie sensiblement entre Potter et moi après cela. Je voyais toujours d'un mauvais œil la relation malsaine qu'il entretenait avec Théo mais je ne disais rien car c'est de lui que j'avais pitié. Il était presque à se damner pour que Théo pose ses yeux sur lui alors que le brun le faisait marcher. Enfin non, Théo avait une réelle affection pour lui mais elle n'était pas de l'ordre de l'amour. Aux dernières nouvelles, Théo était hétéro, il me l'avait encore affirmé quand nous avions eut notre petite discussion privée et il m'avait avoué que c'était surement la seule chose qui lui manquera dans sa vie de « couple » avec Potter (mais qu'il pourrait sûrement aller voir ailleurs si il savait jouer assez finement ce que je lui déconseillais fortement de faire dans les premiers temps). Mais pour lui, du sexe restait du sexe et qu'il espérait juste que Potter s'y prendrait assez bien pour qu'il n'ait pas à prendre cette partie de la relation comme une punition.

Je les voyais dans la maison. Potter était prévenant et aimant, Théo lui lançait des regards pleins d'indulgence et lui souriait, acceptant ses avances sans jamais lui en faire en retour, mais Potter aimait ça. Il aimait qu'on ne lui cède pas immédiatement, il aimait que Théo se fasse désirer. Par contre, sa relation devint tendue avec William qu'il trouvait beaucoup trop proche du brun. Finalement ce fut Blaise qui régla le problème quand les deux avaient failli en venir aux mains quand Théo avait le dos tourné. William n'aimait pas non plus la relation qu'il entretenait avec mon ami mais il ne disait rien car il savait qu'il serait celui qui ferait payer à Potter le mal fait à son chaton comme il aimait à l'appeler.

Entre eux aussi c'était ambigüe. Contrairement à Potter, je sais que l'affection qui les liait était réelle, mais ce n'était ni de l'amitié, ni de la fraternité et ni de l'amour. Ils avaient une sorte de symbiose étrange, se rassurant l'un l'autre du regard, ayant des petits gestes prévenant l'un envers l'autre sans pour autant se toucher où même s'adresser la parole. Théo était timide, ce n'était une nouvelle pour personne et bien que William soit toujours dans les parages pour garder un œil sur lui, jamais je ne les voyais ensemble, ils se parlaient à peine pourtant, quand à table par exemple leur regard se croisait je pouvais y lire plein de choses. Et Potter aussi le pouvait et il le vivait mal.

Blaise menaça donc de le chasser s'il semait la zizanie dans sa meute car Théo en faisait partie par affiliation et il se calma quelque peu, évitant William comme la peste. Il s'apaisa quand au bout d'une semaine à le pister, il se rendit compte de lui même que les deux ne s'adressaient presque pas la parole.

Mon ventre s'arrondissait lentement mais surement, on voyait le léger arrondit maintenant et les filles n'arrêtaient pas de me le faire remarquer. Même si Blaise avait insisté pour qu'elles se concentrent sur leur étude, elles avaient insisté pour nous aider à faire la chambre. C'est pourquoi elles avaient épluché pendant un après-midi avec moi et ma mère tous les magazines pour trouver le papier peint de la chambre. Seamus avait tenu courageusement deux bonnes heures avaient d'abandonner, Blaise n'était carrément pas venu.

Je m'étais absenté pour la conférence. J'étais stressé, horriblement stressé, c'était ma première apparition publique depuis la guerre et bien entendu les journalistes étaient présents. J'avais tout l'attirail du parfait Malfoy, comprenant la robe de sorcier noir et argent, la cane de mon père, la chevalière en forme de dragon et mes cheveux retenue par une ficelle noir. J'étais à tomber comme me l'avait dit Blaise. J'étais partit un peu plus serein.

En somme, je m'en étais très bien sortie. J'avais participé à 3 conférences dont une sur les potions de soins et leur effet sur les blessures dues à la magie noire. Je pris contact avec cet homme car j'avais bon espoir de pouvoir effacer la marque des ténèbres. Il ne me jugea pas et se montra même très enthousiaste quand à mon travail même si je n'avais aucun diplôme. Je repérais Granger dans la foule et elle vint me saluer avec un enthousiasme qui me surprit. Elle m'aimait bien depuis que j'avais réalisé son souhait. On nous prit en photo, le flash m'éblouit mais je fis comme si de rien n'était et je conversais aimablement avec elle. Puis je fis mon discours, présentant ma potion tue-loup. Les quelques septiques quand à ma présence s'inclinèrent et me félicitèrent. J'enflammais la foule de potionniste quand je fis la démonstration. J'étais le seul sorcier à pouvoir montrer en direct que ma potion fonctionnait vraiment car c'était extrêmement compliqué de trouver des cobayes. Ce n'était pas rare que les potionnistes testes les potions sur eux même et il arrivait souvent que ceux-ci soient victimes d'accident.

J'introduisis donc William en temps qu'Alpha et j'expliquais ainsi qu'il avait la capacité de se transformer en loup hors pleine lune mais que son loup était agressif. Par précaution, il fut enfermé dans une cage en argent le temps de l'expérience. Même à un mètre d'elle, l'argent m'agressait la peau, j'avais une impression de chaleur étouffante mais je me retins de réagir, personne ici ne savait que j'étais un loup garou et je tenais à ce que ça le reste. Je lui tendis une fiole de la potion et il la but. Tout le monde pu voir que celle-ci le forçait à se transformer au moins en partie et il releva des yeux aciers vers nous. Ceux aux premiers rangs reculèrent prudemment mais écoutèrent avec attention quand mon psycomage monta sur scène et se présenta. Il utilisa un sort pour afficher le squelette du rouquin et montra ainsi les nuances avec celui d'un humain. Ensuite, il fit un lien avec ses recherches sur le comportement des loups mais nous dûmes arrêter l'expérience. La cage devenait insupportable pour William. Il accepta la présence d'auror à ses côtés le temps de la fin de la conférence, il n'avait même plus la force de se mouvoir. Un potionniste téméraire et généreux vint lui donner une potion de soin et le rouquin le remercia chaleureusement. Cela sembla détendre l'atmosphère.

Vint le tour de Hugues. J'expliquais qu'étant un loup basique, il ne pouvait se transformer uniquement durant la pleine lune. Il but également la potion et nous pûmes observer une transformation partielle. Cela n'échappa à personne que ça ne se faisait pas sans douleur car il n'avait pas cette facilité qu'avait les alphas de passer d'une forme à l'autre mais il affirma que c'était toujours moins douloureux qu'une transformation normale. Il nous montra en direct qu'il pouvait faire venir le loup à lui, changeant tour à tour ses yeux, ses dents, ses griffes et même avec un peu d'effort, faisant pousser sa queue.

Si le public était septique au début voir effrayé de voir qu'il avait accès à son loup, il fut conquis sur la fin ! Mon psycomage prouva que le loup s'éduquait au contact de l'homme (et vis versa) et que plus les loup-garous gardent contact avec leur loup, moins ils sont agressifs. J'eus droit à un tonnerre d'applaudissement et je pus descendre de la scène, laissant mon psycomage finir sa présentation et rejoindre William qui se remettait lentement de son contact avec l'argent. Il avait les pieds brulés et la peau irritée. Même ses cheveux sentaient le roussi. Je m'excusais et il me dit très discrètement que valait mieux lui qu'un autre.

La suite se passa calmement et j'écoutais attentivement, essayant d'ignorer les journalistes qui tentaient de m'approcher. Ils n'insistèrent pas quand William laissa échapper un grognement sonore qui figea la salle d'inquiétude à un moment. Je sursautais en entendant un petit rire et levait les yeux vers l'aurore qui tentait visiblement de cacher son hilarité. Je n'avais pas fait attention mais c'était l'un de ceux qui m'avaient interrogé au ministère.

-Vous vous entourez décidément de drôle de personnes Lord Malfoy.

Je m'autorisais un petit sourire. Il devait bien être le seul aurore pour lequel j'avais de l'estime, Weasley ne comptant pas.

-Cela s'appel le charisme, répondis-je avec amusement.

-Vous aimez flirter avec le danger, me dit-il en surveillant William du coin de l'œil.

-Et pourtant si vous saviez, c'est plutôt lui qui me colle à la peau, soupirais-je.

-Va-t-on vous rendre votre baguette ?

-Je crains que cela n'arrive jamais.

Je lui fus reconnaissant de ne pas afficher de la pitié sur son visage. Il se contenta d'hocher la tête et nous n'échangeâmes pas beaucoup plus durant l'après midi. Puis vint l'heure de la fin et je sursautais presque quand j'entendis qu'on appelait Lord Malfoy pour recevoir un prix. Je n'avais jamais été reconnus pour mon travail avant, pour mon nom en temps que Malfoy et fils du bras droit du Lord Noir, pour mon argent, pour mon statut de sang-pur, mais jamais pour moi. Je sentis mes yeux me piquer alors que je rejoignais la scène mais je retins mes larmes, j'étais trop émotif !

Je reçus le prix Nobel de Potion. Ça c'était joué entre moi et une femme qui avait inventé une potion qui faisait les mêmes effets qu'un glamour. Intéressant certes mais pas si utile que cela sachant que le sort fonctionnait déjà. Le seul avantage était qu'un sort ne pouvait pas briser l'image donnée par la potion. J'avais donc gagné un prix, j'avais du donner une interview pour un magazine scientifique, j'avais reçu une somme d'argent conséquente et plusieurs personnes avaient voulu prendre mes coordonnées. J'avais tenu à garder la formule de la potion secrète et on m'interrogea dessus.

-Pourquoi ne pas revendre votre formule ?

-Je suis déjà assez riche comme cela, répondis-je avec une froideur exagérée.

-Justement ! On pourrait croire que vous voulez l'exclusivité du marché ! S'exclama une journaliste qui tenta de s'approcher trop prêt.

Les aurores n'eurent pas à faire leur travail, William se plaça devant moi et cela suffit à les faire reculer.

-Que cela sous-entend-t-il ? Insista-t-elle. Un Malfoy qui s'entoure de loup-garou.

-Vous n'êtes pas sans savoir que mon meilleur ami, compagnon de cellule et maintenant colocataire Blaise Zabini, dis-je d'une voix délibérément lente ignorant les questions posées ce qui les forcèrent à baisser d'un octave pour m'entendre, à été mordu en prison. Je me devais de faire cela pour lui, et sachez que si je garde la formule de la potion secrète c'est pour que le ministère n'en profite pas pour y fixer un prix exorbitant délibérément à des créatures marginalisées pour mieux les enfermer à Azkaban quand ils dérapent car justement, ils ne peuvent pas se payer ce genre de potion. Alors je ne la garde pas pour développer un marcher, mais bien pour en faire profiter chaque loup-garou qui le demandera. Ils pourront me contacter par le biais du psycomage Benneth à Ste-Mangouste.

Mon ton c'était durci pendant ma tirade. J'étais réellement énervé contre le ministère et la seule chance qu'avait eut Blaise à sa sortie de prison c'était que j'étais un potionniste assez doué pour lui faire la potion moi même et que les ingrédients ne sont pas si difficile à se procurer (enfin quand on a un minimum de revenus). Sans cela, ils nous auraient été impossible de nous procurer la potion avec nos peux de moyens. J'étais cependant heureux que mon état n'est pas été divulgué mais avec ma critique ouverte du ministère, je m'attendais très prochainement à voir que Draco Malfoy, seul héritier de la famille Malfoy, était maintenant un hybride et condamnait maintenant cette ancienne lignée. Il y eut un moment de silence avant que les questions ne reprennent. Je m'excusais auprès de mes confrères potionnistes qui n'aimaient pas non plus que la politique se mêle à l'industrie des potions et je me retirais.

Nous fîmes une fête au village pour mon prix et j'allais le montrer, la gorge serrée à mon père. Cette fois-ci je versais une larme quand il me dit qu'il était fier de moi. Je l'essuyais discrètement et j'allais fêter le cœur léger. Théo était auprès de William, assis l'un à côté de l'autre. Théo lui parlait si bas que même en m'approchant je ne pus entendre mais William se contentait d'hocher la tête. Théo partit un moment et revint avec des potions qu'il étala généreusement sur les jambes du loup-garou. Je les laissais tranquille sachant délibérément qu'aucun des deux n'apprécierait d'être vu ainsi et je passais une excellente soirée.

Seamus m'apprit une danse irlandaise et je me trouvais ridicule mais je rigolais bien. Blaise dansa avec Diane et Grace puis invita ma mère. Je rigolais bien en voyant la gracieuse et élégante Narcissa se déchainer dans le jardin avec mon loup-garou de compagnon. C'est comme ça que je voyais la vie et je souhaitais que ça reste ainsi tous les jours.

Mais bien sûr cela était impossible. L'article parut le lendemain et je fus vivement critiqué mais les quelques potionnistes qui avaient tenu à commenter étaient restés totalement objectif, ne parlant que de mon travail alors que les journalistes me descendaient, n'hésitant pas à revenir sur ma condamnation et l'incident avec Théo. Et bien entendu, ma déclaration avait été coupée, aucun loup-garou ne saura où me contacter ni ne saura ce que je fais de ma potion, j'étais déçu. Je ne le fus pas longtemps quand je reçus un coup de cheminette d'un contrarier qui m'expliquaient qu'une file de loup-garou attendait devant son bureau. Plus que surpris, je pris des fioles restantes de la potion et je me rendis à Ste-Mangouste accompagné de William. J'avais refusé que Blaise se montre avec moi pour ne pas alimenter les rumeurs des journalistes.

Le fait qu'un Alpha m'accompagne me conféra une sorte de pouvoir étrange parmi les gens de la foule. Ils avaient tous senti à mon odeur que j'étais un loup-garou, et enceinte de surcroit, alors je fus traité avec un respect surprenant et une attention particulière. J'avais l'étrange impression d'être idolâtré ou craint, peut-être un peu des deux. Si autant de loups venaient je ne pouvais décidément pas les faire venir ici mais impossible de les faire venir chez moi. Sous le conseil de William je leur donnais donc l'adresse du rouquin et leur demanda de communiquer l'information aux autres loups-garoux qu'ils connaissaient. Je leur demandais comment ils avaient eut l'information sachant que la Gazette avait coupé ma déclaration et j'eus l'agréable surpris de découvrir un article sur moi dans le chicaneur, sans artifice ni fausse déclaration. Tout était là, les fais, l'analyse, en totale objectivité. En rentrant, je tins à remercier personnellement Luna qui me fit un petit clin d'œil.

Il ne se passa rien de plus durant le mois. Si ! Potter s'en alla à mon plus grand soulagement, sa grognasse avait accouché donc c'était Weasley qui venait surveiller Théo. Enfin, il venait surtout passer du temps avec Granger car celle-ci était devenue très amicale. Elle me félicita pour mon prix et nous parlâmes potion. On se vit presque quotidiennement durant le mois qui suivit et c'est elle qui nous donna des nouvelles de Harry.

-Ginny est très fatigué par l'accouchement, Harry ne peut pas se permettre de venir ici, nous dit-elle, il doit s'occuper d'eux.

Théo parut blessé. Même s'il n'aimait pas Harry comme celui-ci le voudrait, il aimait recevoir de l'attention et en être privé ainsi ne lui plaisait pas. Pour lui Harry continuerait sa routine, le voir le jour et retourner à sa femme le soir. Mais maintenant ils avaient un bébé, Harry ne pouvait pas se permettre ça et Théo s'en rendait compte maintenant. Il resta dans une sorte de brouillard pendant le mois qui suivit, ne laissant personne pénétrer ses pensées hormis peut-être William avec qui il était proche.

-Il voulait gouter au bonheur, me dit le rouquin un jour où je prenais une tasse de thé chez lui.

Mon ventre était tout rond maintenant et même si il n'était pas gros, il n'y avait plus de doutes possible quand à mon état. J'entamais mon quatrième mois de grossesse et je n'avais vu aucun médecin. J'étais inquiet car je ne savais pas si le bébé allait bien, si c'était une fille où un garçon … je ne savais pas quoi faire. Je lisais le plus de livre possible mais cela ne m'aidait pas vraiment, ça me faisait stresser mais le stresse n'était pas bon. Seamus avait des douleurs dans les reins maintenant, son ventre ne laissait rien paraître mais son corps se préparait à porter correctement le bébé. Il n'était plus craintif mais émerveillé, il était heureux, je le voyais à chaque fois qu'il touchait son ventre avec tendresse. J'avais demandé à celui-ci de me lancer un glamour pour dissimuler mon ventre quand nous avions des invités ce qui était souvent le cas avec les loups-garous qui venaient régulièrement pour acheter de la Tue-Loup (ils venaient dans le village et William allait à leur rencontre avec les potions, mais il n'était pas rare que certains se promènent bien près de chez nous, attiré par l'odeur). J'avais officiellement le soutient de la communauté Loup-Garou et les Malfoy avait gagné un poids de plus dans la société, nous étions crains pour nos alliances maintenant et je dois dire que j'en étais satisfait. Et je dois avouer que l'odorat des loups ne devait surement pas les tromper sur mon état mais aucun n'en fit référence et je les en remerciais pour cela.

-Et il à l'impression d'avoir perdu cela, continua-t-il sérieusement.

-Tu ne peux pas remplacer Potter ?

-On est hétéro tous les deux, ça sonnerait trop faux, il ne serait pas satisfait.

-Mais pourquoi Potter ! Crachais-je sous le ton de dégout.

-Il aime être aimé, répondit-il sur le ton de l'évidence. Tout le monde aime ça.

-Et pourtant il dit ne pas l'aimer et je le vois si triste ces temps-ci, soupirais-je.

-Il n'a pas d'amour pour lui mais il c'est attaché à lui, me dit-il, il … Théodore se croit incapable d'amour Draco. S'il l'aime, il ne le sait pas et il ne le saura sans doute jamais mais il veut garder ses habitudes ainsi, les déranger ne fera que plus le perturber.

Je tressaillis à cette révélation et je relevais un regard incompréhensif vers lui. Comment ça ?

-Il a … une sorte d'apathie, m'expliqua-t-il. C'est le psycomage qui nous a conseillé de nous lier, c'est comme ça que je l'ai su. Théo, pour se protéger, à choisi de ne plus rien ressentir enfin pas de sentiment trop fort qui l'impliquerait trop, c'est inconscient mais il a un blocage. Potter lui faisait du bien, il se remettait lentement. Je ne dis pas que cette situation lui aurait convenu éternellement, mais Théo aurait appris à l'aimer.

-Je vois … il faut que Potter revienne donc.

-Il le faut.

Je fis de mon mieux mais la belette ne lâchait pas son époux. Elle commença par refuser catégoriquement qu'il amène son fils pour nous le présenter. Ensuite, à chaque fois que Potter s'arrangeait pour venir, elle développait un nouveau mal, une fatigue, un mal de dos et tout un blabla. Elle l'empêchait carrément de sortir. Finalement je confiais la mission à Granger. Elle n'eut pas beaucoup plus de succès que moi mais revins avec un miroir double face. Théo retrouva le sourire. Potter l'appelait au moins 10 fois par jour pour lui faire un communiqué des fais et gestes de son morveux dès que Ginny avait le dos tourné. Ce n'était pas encore ça mais c'était mieux que rien.

Et le temps passa ainsi, lentement et agréable. Je me réveillais en pleine nuit en sursaut, réveillant Blaise qui grogna quelque peu en se frottant le visage.

-Qu'y a-t-il.

-Le bébé, dis-je abasourdis.

-Quoi ? Tu as mal quelque part ? Tu ne te sens pas bien ? S'inquiéta-t-il et réveillant par la même occasion Seamus.

-Il a bougé.

-Quoi ?!

J'eus tout de suite deux paires de mains sur mon ventre tout rond et gonflé et je les vis observer mon ventre avec concentration. Je rigolais devant leur air et pris leur main que je plaçais sous mon ventre, le bébé appuyait sur ma vessie. Ils sursautèrent de concert et s'extasièrent devant la nouvelle. Je ne pus que les regarder, attendris.

-Coucou toi, chuchota Blaise, c'est papa, tu sais que même si je suis content que tu t'agites pour nous montrer que tu es bien là, il va falloir tout de même arrêté de le faire la nuit pour laisser maman dormir.

-Maman ?! M'exclamais-je indigné trouvant tout cela tout de suite moins mignon.

-Tu veux qu'ils t'appellent comment ? Demanda Blaise d'un air blasé, tu va le mettre au monde alors forcément tu seras sa maman.

-J'ai des couilles Blaise.

-Parle moins fort, s'indigna-t-il, on en discutera plus tard.

Le lendemain, Blaise annonça fièrement la nouvelle à la meute à mon plus grand désespoir. Ma mère tint à être la première à toucher mon ventre et je la prévins tout de suite quand le lendemain, le bébé décida de se faire sentir la nuit tombée. Ma mère eut les larmes aux yeux et s'excusa pour aller s'essuyer avec dignité. Et à mon plus grand malheur, ce petit était bien le fils de Blaise, incapable de rester en place ! Il bougeait souvent, surtout la nuit et m'empêchait de dormir alors le soir je marchais dans le couloir en fredonnant pour le calmer. Mais rien n'y fit.

La chambre avançait lentement et avait tenue à nous offrir deux berceaux fait par son fils (elle pensait que nous allions adopter très prochainement). Les filles les avaient peint de couleur différente après que Blaise ait fini la moquette, j'avais choisi des rideaux et Seamus avait choisi les meubles. Nous avions encore des choses à faire mais ça allait. Potter ne revint pas en 3 mois mais Théo, bien qu'un peu nostalgique semblait aller bien et ça m'allait. Potter l'appelait à longueur de journée et restait avec son fils devant l'écran. Parfois j'entendais Ginevra râler et souvent, la discussion se coupait brusquement quand le ton montait. Mais je ne m'en mêlais plus.

J'étais énorme, je devais aller aux toilettes toutes les 5 minutes, mon dos me faisait souffrir, j'avais les jambes enflées et mon bébé ne voulait pas me laisser dormir. Blaise nous faisait régulièrement un massage et Seamus lui avait de la chance, son bébé ne bougeait qu'en journée. Il semblait déjà plus calme. Il avait arrêté de travailler mais il ne chaumait pas pour aider les autres à meubler la maison. Moi j'appréhendais la fin du 8ieme moi. J'avais commencé à confectionner un attirail de potion pour l'accouchement, contre la douleur, pour lubrifier, pour dilater, pour cicatriser, j'avais beaucoup à faire mais ça se préparait bien.

Andromeda vint un après midi avec Teddy. Le petit était émerveillé devant mon ventre, c'était mignon. Je m'étais beaucoup attendrit avec le temps et j'appréciais cette nouvelle facette de ma personne.

-Il y a un bébé dans ton ventre ? Demanda-t-il intimidé.

-Oui, répondis-je en prenant sa main pour la poser sur l'endroit où mon petit monstre avait décidé d'installer son pied.

-Quand j'étais un bébé j'étais dans le ventre de ma maman ? Demanda-t-il.

-Oui, dis-je en caressant ses cheveux, tout comme j'étais dans celui de ma maman.

-C'est une fille où un garçon ?

-Je ne sais pas.

-Je pourrais jouer avec lui ?

-Bien sûr, lui dis-je.

Il était émerveillé.

-Tu veux m'accompagner ? Je vais en ville avec Théo pour acheter des vêtements pour le bébé.

-Oui ! S'exclama-t-il me faisait sourire.

Je voulais faire sortir de Théo. Il était ici depuis des mois et ne sortait jamais. J'avais demandé à Weasley de nous escorter et naturellement William avait suivit. Ils m'avaient rapidement jeté un petit sort pour dissimuler mon ventre et nous y étions allé. Marcher me fit du bien même si ça me fatiguait, mon ventre était lourd. Rien ne pouvait gâcher un après midi shopping. Je dévalisais les boutiques, petites grenouillères, chaussette, bonnet, couche, biberon de toutes les tailles, sucette de couleur différente, tout y passa et rapidement Weasley et William furent surchargé. Je pris un petit cadeau pour Elianore que je n'avais pas vu depuis longtemps et j'achetais des bonbons pour Teddy. Mais malheureusement, on du rentrer, j'étais fatigué.

Si j'avais su que ça se passerait comme ça, je n'aurais pas demandé Théodore et Teddy de me suivre et je ne serais tout simplement pas allé. Nous avions à peine faire quelques pas sur le chemin du retour qu'on nous surpris avec une attaque éclaire. Les garçons qui avaient les mains chargés de paquet mirent du temps à réagir, trop de temps. Weasley se battit comme un lion contre trois hommes masqués alors que William rugissait et bondissait en agitant sa baguette. Mais ils étaient préparés, des chaines en argent s'enroulèrent autour du cou du rouquin qui hurla de douleur. Weasley tenta de l'aider mais il était acculé et Théo Teddy et moi étions totalement inoffensif. Le brun souleva le louveteau dans ses bras et attrapa ma main pour se mettre à courir. Je le suivis comme je pus, soutenant mon ventre avec ma main libre mais j'entendis avec horreur Weasley hurler et je pus le voir s'effondrer du coin de l'œil. Aussitôt son sort se dissipa et mon ventre réapparu. Mon cœur battait la chamade, j'avais peur pour mon bébé, peur pour Théo, peur pour Teddy. J'heurtais le dos de Thédo quand celui-ci s'arrêta brusquement. Il fit demi-tour et se figea de nouveau.

-Gregory, soufflais-je en reconnaissant mon ancien camarade de dortoir.

Il avait combattu aux côtés du lord noir comme le reste de sa famille sans se poser de question. Il me suivait comme mon ombre avant, il était gentil même si il n'avait pas la moindre initiative. Ça me glaça d'effroi de le voir dans le camp des Mangemorts récalcitrants. Il parut surpris de me voir et encore plus de voir mon ventre. Il leva brusquement sa baguette vers moi et murmura quelque chose. Je voulus me protéger en entourant mon ventre de mes bras mais rien ne me frappa. Je m'autorisai à respirer et attrapait la main de Théo. Je savais que les mangemorts étaient là pour lui, et notre seule défense étaient hors jeu. J'hurlais et donnais des coups de pieds quand on me saisit par derrière. J'eus le temps de voir qu'on fit de même avec Théo avant que la sensation de traction familière me tire par le nombril. On m'avait fait transplaner. A peine eus-je touché le sol qu'on me tordit un bras dans le dos et qu'on me força à m'agenouiller et d'attraper le bout d'une corde usée. Je n'eus pas à attendre longtemps pour comprendre qu'il s'agissait d'un portauloin. Moins d'une petite minute plus tard, j'atterrissais durement sur une moquette rouge. Le voyage était trop éprouvant pour moi. Je vomis à mes pieds en me tenant le ventre qui était douloureux.

-On l'a.

Je tournais la tête pour voir Théo et Teddy à côté de moi. Je rampais jusqu'à eux et pris le petit garçon dans mes bras alors que je toisais méchamment les hommes autour de moi. On nous fouilla avec trop de zèle car une main s'attarda trop longuement sur mes fesses et on arracha le miroir à Théo, seul chose qu'il avait sur lui. Mon ventre se tordait et se retournait. De la sueur froide coulait dans mon dos. J'avais peur.

-Doloris.

Le brun s'écroula, se tordant de douleur et hurlant à s'en arracher les cordes vocales. Je serrais Teddy qui pleurait dans mes bras et bouchait ses oreilles au mieux après lui avoir dit de fermer les yeux.

-Arrêtez ! Hurlais-je.

Je fus giflé pour ça, si fort que je tombais sur le sol. Je tins mon ventre douloureux et restais allongés avec Teddy, jugeant mieux de faire profile bas. Je suppliais Gregory du regard mais il ne me regarda pas, jamais. Je frissonnais en reconnaissant Rodolphus parmi nos kidnappeurs, celui qui avait jeté un Imperium à Théo. Il ne me prêtait aucune attention pour l'instant, bandant presque face au spectacle de Théodore hurlant sur le sol mais je savais que si jamais il se rendait compte que j'étais là, il me tuerait. Ils cessèrent de torturer Théo que quand une autre personne entre dans la salle.

-Parfait, on a ce traitre de Théodore, dit une voix féminine méprisante.

Pansy, la garce !

-C'est qui elle ? Et le gosse ?!

Elle ?!

Je regardais autour de moi pour voir que Pansy était la seule fille. Pourquoi elle ? Et je compris. Gregory m'avait jeté un sort d'illusion, on pensait que j'étais une femme.

-Elle était avec Théodore, on l'a prise en même temps.

-Que voulez-vous que je fasse d'une femme en cloque et d'un gamin ?! C'est qui d'ailleurs ?

-C'est mon fils, dis-je en serrant Teddy contre moi.

Je tendis la main et caressa la joue du brun pour apaiser ses tremblements. Il nous fallait du temps, on devait s'enfuir sinon Théo mourrait et moi aussi. Et jamais, jamais je ne les laisserais toucher à mon bébé.

-On n'a pas regardé dans le détail ! S'énerva un mangemort, si t'es pas contente t'avait qu'à le faire.

-T'es qui pour Théo ? Demanda Pansy d'un air vicieux.

Si je disais sa copine, il me tortureraient pour le faire souffrir, si je disais que j'étais la copine de Draco, la jalousie de Pansy me serait fatale, si je disais une moldue il me tuerait, si je disais une sang-mêlé je mourrais également. Je n'avais pas beaucoup de choix.

-Nymphadora Black, répondis-je.

Aucun d'eux n'aurait fait attention au nom d'une aurore décédé pendant la guerre j'imagine. En plus une sang mêlé. Et si on interrogeait Teddy sous veritaserum il répondrait que sa maman s'appelle Nymphadora Black. Si on testait mon sang on verrait que je suis une Black de part ma mère. J'avais le nom d'une grande famille de sang pure versée dans les arts sombres, je n'avais pas trop à craindre.

-Qui est ta mère ? Demanda Pansy d'un ton suspicieux.

-Andromeda Black.

-Tu es la cousine de Draco ? Demanda-t-elle avec excitation.

-Oui, répondis-je en serrant la main de Théo qui préférait rester silencieux.

-Il va bien ? Il fait quoi ? Il m'attend ? Il nous a trahis où pas ? Je n'arrive plus à le contacter.

-Je ne sais pas, répondis-je en grimaçant, on n'est pas très proche. Mais Théodore est son ami, alors j'imagine qu'il a fait au mieux.

-Hum, fit-elle renfrogné, et il est de qui ton gosse ?

-Blaise Zabini, répondis-je.

Elle parut surprise mais elle décida de m'épargner pour l'instant car j'étais la copine de son ami. Si elle savait. Elle me donna une chambre avec Teddy et posta un garde. Bien entendu, la chambre était placée sous de nombreux charmes. Je n'arrivais ni à ouvrir la porte ni la fenêtre. Je fis le tour rapidement, ouvrant tous les placards et trouvait seulement une paire de ciseaux. C'est mieux que rien. J'eus à peine le temps de cacher les ciseaux dans les vêtements de Teddy qu'on n'aurait jamais l'idée de fouiller que j'entendis de nouveau les hurlements de Théodore. Je fermais les yeux, frissonnais et pris Teddy sur mes genoux. Il était terrorisé, il avait la pupille totalement dilaté et ses doigts étaient accrochés à mes vêtements comme des grappins. Et avec ça, j'avais toujours quelques contractions éparses.

-N'ait pas peur Teddy, je suis là, dis-je en caressant son dos. Si on te demande, je suis ta maman d'accord ? Qui je suis ?

-Maman, répondit-il après un moment d'une petite voix tremblotante.

Je le félicitais et je me mis à chantonner, je ne connais pas beaucoup de chansons mais assez pour couvrir le hurlement de Théo. Je devrais être brave pour 3 maintenant et trouver un moyen de nous faire libérer. Je tressaillis quand un hurlement plus fort que les autres nous parvint. Je décidais de faire couler l'eau de la douche pour faire du bruit et je fis prendre un bain à Teddy. On savait qu'on avait disparu, les recherches devaient déjà avoir lieu, il fallait seulement gagner du temps, juste un peu plus de temps.

« Une chanson douce, que me chantait ma maman,

en suçant mon pouce, j'écoutais en m'endormant … »

Oui, ça devrait suffire. J'avais juste besoin de temps.