Bonjour à tous,

Je me félicite de réussir à poster alors que bon ... c'était pas gagné d'avance. Mais j'ai trouvé de la connexion ;). Espérons que ça tienne pendant la durée de mon stage sinon et bien ... pas de chapitre avant le mois de juillet malheureusement.

Khoumba: Désolé, j'ai abimé Théo . Ma meilleure amie m'a déjà fait la morale sur ma tendance à abimer mes personnages mais bon ... c'est ça qui rend la chose bien pour moi.

Bonne lecture,
Letki


Il fallait que je me calme. Teddy était finalement tombé de fatigue à force de pleurer et je l'avais couché dans l'unique lit de la pièce. Il c'était endormi en tenant mon tee-shirt et j'avais eut toutes les peines du monde à décrocher ses petits doigts de mon vêtement. Il était terrorisé et dans un sens moi aussi, sauf que je ne pouvais pas me le permettre pour Théo et Teddy. Je décidais donc de me lever en même temps que le soleil après une nuit agitée, hantée par les cris de Théo, passant une main sur mon ventre exagérément rond. J'étais censé accoucher normalement dans un peu plus d'un mois, il fallait que je sois partie d'ici avant. Pire, la pleine lune était dans 8 jours et je savais que si Teddy et moi nous transformions ici, d'une part ça mettrais en danger la vie du bébé, d'autre part, Pansy et ses mangemorts nous tueraient car ils méprisaient cette espèce. Les transformations étaient toujours éprouvante car l'enfant avait indéniablement le gène lycanthrope et devait muter dans mon ventre et j'avais peur à chaque fois que le mouvement de mes os se brisant et se reformant ne le blesse, Seamus, à partir du 4eme mois avait très mal vécu les pleines lunes, ça l'avait considérablement affaibli et il gardait le lit car ça le blessait, j'avais été terriblement inquiet lors de la première pleine lune quand il avait saigné mais il tenait bon en buvant de la Tue-Loup et en prenant des potions de soins et de renforcement. Je n'avais pas beaucoup de choix, il fallait que nous partions.

De plus, je ne savais pas combien de temps jouer avec Théo les distrairait. C'était lui le plus en danger à l'heure actuelle. Je devais trouver une solution. Je me mis donc à parcourir la chambre. J'essayais d'ouvrir la fenêtre mais celle-ci était scellée. Je ne tentais pas avec la porte de peur d'alerter le garde posté devant. Je palpais les murs pour tester leur résistance mais c'était de la pierre. Je m'arrêtais pour soutenir mon ventre, le bébé s'agitait, je n'avais pas mangé depuis la veille, j'avais peur qu'il en souffre.

-Calme toi mon ange, soufflais-je en gagnant la salle de bain à la recherche de n'importe quoi qui pourrait m'être utile. On sera vite rentrer et tu pourras écouter papa.

Depuis que mon ventre avait commencé à se voir, Blaise avait pris une drôle de manie que j'appréciais à sa juste valeur même si je ne lui dirais jamais. Tous les soirs et tous les matins, il posait sa main sur mon ventre et celui de Seamus en se couchant entre nous et parlait aux bébés. Au début, Seamus et moi rigolions de lui, mais il tenait tellement à son rôle que nous n'avions plus rien dit et l'écoutions avec tendresse. Souvent, il ne faisait rien d'autre que raconter sa journée, parfois il parlait de Poudlard ou bien simplement de l'avenir qu'il voyait pour eux et les bébés étaient généralement calmes au plus grand damne de Blaise qui souhaitait les sentir bouger. Je ne lui avais jamais dit que sa voix devait les bercer, les enfants entendaient dans le ventre, je l'avais lu dans le livre, ce petit rituel, ils avaient du l'enregistrer à force. Maintenant je regrettais de ne pas lui avoir dit.

J'étais beaucoup plus effrayé que je le laissais paraître. Cela faisait 6 ans, bientôt 7 que j'étais sous la protection de quelqu'un, Jean puis Blaise puis la meute. J'étais seul maintenant et c'était terriblement angoissant. Je m'arrêtais devant le lavabo pour me laver le visage et me redressais en prenant une profonde inspiration. Je sursautais en voyant mon reflet. C'était moi, je me reconnaissais sous les trais féminins. Les mêmes yeux gris couleurs argent que l'illusion n'arrivait pas à dissimuler à cause de la lycanthropie, les mêmes cheveux longs et si blonds qu'ils en paraissaient blancs me tombaient dans le creux des reins, il faudra que je les coupe, le même nez droit et pointu. C'était moi, sauf que ma mâchoire était moins anguleuse, mes lèvres plus roses, mes joues plus fardées comment les autres n'avaient-ils pas pu me reconnaître ? La réponse me sauta aux yeux quand je baissais mon regard vers mes frêles épaules (je ne m'étais pas beaucoup remplumé depuis ma dépression et je me promis de faire du sport après mon accouchement), j'avais une poitrine. Pas énorme, mais respectable, à vu d'œil un petit B. Inquiet, j'approchai ma main pour en tester la résistance et je sursautai quand je rencontrais mon torse plat et osseux. Pris d'un doute, j'ouvrais mon pantalon, une montée d'angoisse me saisissant quand à la place de mon pénis, je vis un organe génital tout ce qu'il y a de plus féminin dans le miroir mais pourtant, quand j'en approchais la main, je sentis sans peine mes testicules. Soulagé, je remontais mes vêtements et me lavai les mains. C'était une illusion, cela trompait la vue mais pas les sens, il allait falloir que je sois prudent. Mais heureusement, mon ventre serait assez pour brouiller le cerveau. Après tout qui pourrait décemment croire que je sois un homme avec un ventre comme celui-ci même si il découvre que je n'ai pas de poitrine ? Je n'aurais qu'à prétexter un complexe quelconque.

Rasséréné dans mes idées, j'ouvris l'unique meuble de la salle de bain où j'avais trouvé des ciseaux et fut déçus de ne rien voir d'intéressant. Ce meuble contenait des serviettes de bains, du savon et des brosses à dents, rien d'utile. Mais peut importe, je ne perdais pas espoir. Je retournais dans la chambre, fouillant sous le lit, déplaçant l'unique armoire, essayant de tester le carrelage mais rien, la chambre était désespérément vide. J'étais entrain de repousser l'armoire à sa place, quand on frappa à ma porte. Je sursautais si fort que je manquais de tomber.

-Oui ? Appelais-je en me précipitant vers Teddy.

-Le repas, me répondit une voix bourrue.

Je n'eus pas le cœur de réveiller le petit garçon donc je le soulevai avec une étrange facilité. Je n'avais pas vraiment l'habitude mais j'imagine que l'instinct paternel faisait le reste. Il passa ses petites mains potelés d'enfant autour de mon cou et je le callais sur ma hanche à défaut de pouvoir le porter de face. Je suivis l'homme posté devant ma porte et je me souvins vaguement l'avoir vu il y a des années dans les réunions de mangemorts. Son visage était couvert de cicatrice, je frissonnais à chaque fois que mes yeux se posaient dessus. Il me guida vers une salle et j'eus la désagréable surprise de découvrir Pansy, Rodolphus et Rokwood attablé (c'était lui le balafré, il était langue de plomb quand mon père travaillait au ministère, je pensais qu'il avait été arrêté). J'eus soudainement une sueur froide qui coula le long de mon dos. Rokwood avait travaillé au ministère, cela voulait dire qu'il avait surement déjà croisée la vrai Nymphadora. Je n'avais plus qu'à prier pour qu'il ne fasse pas le lien sinon nous étions mort.

-Assied toi Nymphadora, m'intima Pansy avec une joie non feinte en me présentant une chaise à côté de la sienne.

Je cherchais des yeux Gregory mais je ne le vis pas. Prenant mon courage à deux mains, j'allais m'asseoir et j'installais Teddy sur le bout de mes genoux à défaut de pouvoir le caler contre moi.

-Réveil toi trésor, c'est l'heure de manger, dis-je en frottant la joue du petit garçon pour enlever les traces de sommeils alors que les autres me regardaient avec une intensité gênante.

Teddy ouvrit de grands yeux endormis et ne mit pas longtemps avant de se rendre compte de la situation. Il glapit et s'appuya un peu brusquement contre moi. Je le forçais à se redresser et gardai par prudence une main entre lui et mon ventre. Il crispa ses doigts sur mon pantalon et sursauta encore plus fort quand un elfe de maison apparut entre pour nous servir.

-Je crois qu'il serait plus sage de le renvoyer à son père vous ne croyez pas ? Demandais-je d'une voix égale en essuyant les petites larmes qui perlaient des yeux de Teddy, je l'embrassais ensuite sur le front (et je m'impressionnais d'avoir la souplesse pour me pencher en avant avec mon ventre !) et je lui dis qu'il était courageux dans un murmure.

-C'est vrai qu'il est inutile de garder un gamin geignard, me répondit Rodolphus en portant un verre de vin à sa bouche, mais sans cela, comment croyez vous que Zabini se joindra à nous.

-Je crois savoir que Blaise à toujours été neutre, répondis-je en lui envoyant un regard polaire. Et il tient à le rester.

-Certes, mais sa mère avait épousé le mauvais pigeon au moment des condamnations, ça à jouer en sa défaveur compte tenu des gens qu'il fréquentait, répondit Rokwood avec une sagesse qui m'étonna. Etre ami avec Malfoy n'apporte pas que des bonnes choses.

J'allais tuer sa garce de mère quand j'en aurais l'occasion. Je le jure sur mes ancêtres. Je ne répliquais pas, coupant la viande pour Teddy après avoir vérifié que chacun avait pioché dans l'assiette et je ne choisis délibérément pas le morceau en face de moi de peur qu'on cherche à m'empoisonner. Inquiet, je goutais le premier par précaution, mais dieu merci, la nourriture était saine alors je tendis la fourchette au métamorphage et je lui dis de manger. Il rechigna à prendre sa première bouchée mais une fois cela fait, il mangea sans relever la tête de son assiette.

-Depuis quand fréquentes-tu Zabini ? Demanda Pansy finalement sous le ton de la confidence et je compris sans peine qu'elle n'avait pas du voir beaucoup de filles depuis 5 ans.

-Poudlard.

-Mais je ne t'ai jamais vu ! S'exclama-t-elle surprise qu'une telle information lui ait échappée.

-Hum, je n'ai pas fais mes études là bas, répondis-je évasivement en prenant un verre d'eau. Thé-

L'ambiance devint immédiatement glaciale et Teddy reposa sa fourchette alors que Rokwood me regardait avec un sourire dément.

-Que veux-tu ? M'invita-t-il à continuer.

-Je veux récupérer mon miroir que Théodore avait sur lui.

-Pourquoi ? S'enquit-il d'un air méfiant. Et pourquoi était-ce lui qui le portait.

-Je n'ai pas de poche dans mon vêtement, répondis-je sur le ton de l'évidence, et c'est un cadeau de mon père.

Pansy haussa les épaules, s'en fichant visiblement de ce que je pouvais bien faire d'un miroir de poche et demanda à un elfe de me l'amener dans ma chambre. Je me retins d'afficher une réaction et mangea ce que Teddy laissa dans l'assiette.

-C'est prévu pour quand ? Demanda Pansy amicalement.

-Le mois prochain, répondis-je sans laisser transparaitre le mépris qu'elle m'inspirait. Qu'allez-vous faire de Théodore ? Continuais-je en plaquant mes deux mains sur les oreilles de Teddy.

L'ambiance retomba une fois de plus et Pansy me foudroya du regard.

-On lui réserve le sort des traitres, répondit Rodolphus avec une jubilation perverse qui m'écœura, après ce sera le tour de Malfoy.

-Draco est à moi, cracha Pansy avec tant de venin qu'elle me fit frissonner.

Des fous, voici ce qu'ils étaient. Je m'imaginais sans mal Pansy me droguer aux philtres d'amour et vivre dans sa petite illusion de bonheur avec moi en légume incapable d'avoir le moindre jugement. Je lâchais un petit ricanement sans joie et ils braquèrent leur regard sur moi.

-Tu trouves ça drôle ? Siffla Pansy avec un ton nettement moins amical.

-Je trouve ça risible effectivement, sans continuer plus laissant la curiosité naturelle prendre le dessus.

-Pourquoi ? Finit par demander Pansy.

-Tu me rappels Potter, répondis-je avant de feindre le remord à l'idée d'avoir lâché un commentaire de trop.

-Potter est amoureux de Draco ? S'écria-t-elle alors me faisant grimacer.

-Bien sûr que non, dis-je avec un dégout non feint cette fois.

-De qui ?

-Ça te regarde pas, claquais-je sèchement.

-T'as intérêt à parler si tu veux pas que ton fils te soit servis à ton prochain dîner, m'ordonna-t-on alors qu'une baguette se glissait contre mon cou.

Je frissonnais et je répondis. Ils étaient manipulables. Mis à part Rokwood, je savais que Rodolphus était trop impulsif et Pansy simplement conne. Je savais jouer avec les gens et Pansy était le parfait pion. J'avais lâché cette information exprès pour qu'ils me forcent à avouer que Potter aimait Théodore. Ainsi, je les guiderais dans l'idée de garder Théodore en vie comme appât.

-Enflure, sifflais-je en direction de Rodolphus pour la forme avant de prendre délibérément un peu de temps à lâcher l'information pour donner un côté dramatique. Potter est amoureux de Théodore.

Aussitôt je détournais la tête comme si il m'avait coûté de l'avouer et j'entendis avec satisfaction Pansy pousser une petite exclamation joyeuse alors que Rodolphus poussait un reniflement de mépris tout à fait dégoutant.

-En voilà une bonne chose, dit Rokwood, Goyle ! Aboya-t-il ensuite.

Aussitôt, Gregory sortit de derrière une porte et s'inclina légèrement face à nous. J'étais surpris qu'il soit relégué au rang de simple sous-fifre sachant le nombre restreint de mangemorts qui leur restait … mais ça ne m'étonnait pas quelque par. Je sursautais quand le regard du brun s'attarda sur moi et je détournais les yeux. Je n'avais donc pas rêvé, c'était bien Gregory qui m'avait protégé.

-Elle te plait ? S'amusa Rodolphus, tu veux qu'on te la laisse une nuit ?

Je m'empourprai jusqu'aux oreilles à ma grande honte alors que Gregory s'empressait de démentir d'un air gêné sous leur rire moqueur.

-Désolé pour toi, on lui ait déjà passé dessus, tu vas devoir te contenter des restes de Zabini.

Je le foudroyais du regard et Gregory coupa court à la conversation en demandant pourquoi on l'avait appelé. Rokwood lui ordonna de libérer Théo de sa cellule et de l'amener à notre chambre, qu'il y resterait jusqu'à nouvel ordre.

-Mademoiselle, me dit le balafré avec une galanterie qui me surprit, je crois qu'il est tant de regagner votre chambre, nous avons à faire.

-Bien sûr, dis-je avec moins de hargne que je l'aurais voulu.

Je pris la main de Teddy et je suivis Gregory dans les couloirs. Il ne me parla pas, il refusa de me regarder. Pourtant quand il m'ouvrit la porte de la chambre, je ne pus m'empêcher de me tourner vers lui tout en posant ma main sur mon ventre et de lui dire simplement :

« Merci. »

Je crus attendre une éternité avant que la porte ne s'ouvre de nouveau sur Gregory le lendemain après notre petit déjeuner. Il faisait léviter le corps de Théo devant lui. Il n'entra même pas dans la pièce avant de lâcher le corps et claquer la porte. Je me précipitais vers Théo, il était méconnaissable.

-Va te cacher dans le placard, ordonnais-je à Teddy. Attend que je te dise avant de sortir.

Il n'hésita pas avant de m'obéir, à croire que la peur rendait les enfants dociles (sans compter le fait que j'étais un loup ainé, mon autorité était naturelle sur lui). Je retournais Théo avec précaution pour constater avec soulagement qu'il respirait. Ils avaient passé une nuit entière à le torturer sans arrêt, et je soupçonnais que les tortures ne se soient pas arrêté avant que Gregory vienne le chercher, cela faisait presque 48h … J'étais terriblement inquiet, le cerveau humain n'était pas fait pour cela, je craignais qu'il ait des séquelles. Mais ce n'était pas le moment de s'inquiéter de cela.

Je le tirais tant bien que mal et je réussis Merlin seul sait comment à l'allonger sur le lit. J'allais dans la salle de bain et je pris un verre d'eau et une serviette. Je commençais par tenter de le faire boire, il était déshydraté mais il s'étouffa dans son sommeil et j'abandonnais vite l'idée. Par chance, il n'avait apparemment aucun os cassé, par contre, des fines zébrures sanglantes couvraient son corps, aucun endroit étant épargné sauf le visage. Ils comptaient le laisser se vider de son sang après l'avoir torturé me rendis-je compte avec horreur. Je trempais la serviette dans l'eau et j'essuyais les blessures, épongeant le sang … mais il y en avait tellement, et le sang ne s'arrêtait pas de couler. Je me levai, les jambes tremblantes et j'allais tambouriner à la porte. La voix de Gregory me répondit dans un grognement.

-Il va mourir si on ne fait rien, hurlais-je à travers la porte. S'il-

Il frappa si fort sur la porte que je sursautais. Je reculais donc, résigné après deux autres tentatives infructueuses et j'essayais donc de colmater ses blessures en les attachants aussi solide que possible avec les draps. L'odeur était épouvantable, il avait baigné dans ses excréments et son sang, il avait la plante des pieds brulées, ça sentait la chaire brulée. Je n'y tins plus et je dus courir pour vomir dans les toilettes. J'en étais à la, retenant mes cheveux sur mon épaule quand une petite voix m'appela.

-Dr- Maman ?

Je sursautais. Teddy ne m'avait jamais appelé comme ça avant, il ne m'avait jamais appelé tout court à bien y penser. Je me redressais, tirant la chasse avant de m'essuyer la bouche avec ma main.

-Reste dans le placard trésor, répondis-je avant de me pencher sur le lavabo pour me laver les mains et la bouche.

Mais il était déjà dans la salle de bain et il tenait une fiole dans ses mains. Je lui arrachais presque des mains pour en sentir le contenue, c'était une potion de coagulation.

-Où as-tu trouvé ça ?

-Devant la porte, répondit-il.

J'allais dans la chambre, prenant une profonde inspiration avant de faire face à Théo. Je le redressais en tentant de ne pas toucher à ses blessures, peine perdue. Il gémit à peine, son souffle était si rare … j'allais le perdre.

-Bouche lui le nez Teddy, dis-je en apportant la potion à ses lèvres closes.

Teddy grimpa sur le lit à quatre pattes sans broncher face à l'odeur et lui boucha le nez, tenant même sa bouche pour faciliter la prise. Théo gémit, secoua la tête faiblement mais abandonna. Je glissais le liquide dans sa bouche et comme avec l'eau, il s'étouffa. Je dis à Teddy de tenir la fiole et je massais la gorge de Théo pour l'aider à avaler, ne m'arrêtant qu'une fois la fiole vide.

-Tu es courageux bonhomme, c'est bien, le félicitais-je. Va faire couler un bain tiède.

Théo avait de la température et ça soulagerait ses brulures. Teddy se précipita dans la salle de bain et j'entrepris d'enlever le reste des lambeaux de tissus qui recouvraient le corps de mon ami. Puis, je me servis des draps pour le trainer sur le sol. Le plus difficile fut de l'allonger dans la baignoire mais Teddy m'aida beaucoup du haut de ses 6 ans (bientôt 7). Une fois cela fait, j'étais épuisé et courbaturé, je faisais trop d'efforts, ce n'était pas bon pour le bébé mais que pouvais-je faire d'autre ?

-Va me chercher le miroir s'il te plait ? Dis-je en soutenant la tête de Théo.

Le bain pris une couleur marron argile. Je dus changer l'eau 3 fois pour qu'elle soit un peu translucide. Grace à la potion, il ne saignait plus, mais il n'était ni à l'abri d'une infection, ni d'une réouverture d'une coupure.

-Tiens.

Je tendis la main pour prendre le miroir et je le plaçais à hauteur de mon visage avant de prononcer « Harry Potter ». L'image resta noire un instant avant que le visage de Ginevra ne s'affiche.

-Qui êtes-vous ? S'étonna-t-elle.

-Où est Harry ? Demandais-je.

-Mon mari est à un meeting, répondit-elle en insistant outrageusement sur le mot mari.

-Alors passe moi Ronald.

Elle plissa des yeux avant qu'un éclair de compréhension ne les traverse.

-Malfoy ?

-Lui-même, répondis-je le ton plein d'ironie. Passe moi Weasley.

-Il est avec Hermione à Ste-Mangouste pour une visite médicale, répondit-elle, qu'est-ce qu'il y a de si urgent pour que tu appels sur le miroir de Théodore?

Comment savait-elle que Théodore partageait un miroir avec Potter ?

-On a été enlevé par des mangemorts, tu dois prévenir les aurores.

-Oh bien sûr, s'empressa-t-elle de répondre avant de raccrocher.

Un immense poids s'enleva de mes épaules. Les aurores sauraient dans peu de temps où nous étions, ils pourraient pister le miroir à double face, nous étions sauvé. Rassuré je me concentrais sur Théo qui était toujours inconscient mais dont la température semblait lentement redescendre.