Bonjour à tous,
Je commencerais par m'excuser pour mon absence mais ... bon dans le petit village d'Allemagne dans lequel j'ai séjourné je n'avais pas forcément internet tout le temps dans les premiers temps et ensuite ... et bien j'étais crevée et j'avais du travail. Je rends mon mémoire cette semaine donc je ne devrais plus vous faire défaut. Et je reviens au bon moment! Nous sommes champion (alors non je ne suis généralement pas le football mais le concert de beyonce a fait que j'ai regardé la finale donc ... c'est pas plus mal! L'ambiance de la coupe du monde était géniale).
Enfin brefons brefouille.
Khoumba: Théo n'a malheureusement pas fini de souffrir le pauvre mais Draco veille, comme il peut mais il veille. Mais il aura rapidement du mal pour être sur tous les fronts.
Bonne lecture,
Letki
Je n'avais plus de force. J'avais du soutenir Théo pour qu'il ne glisse pas dans son bain tout en le lavant délicatement et avec toutes les précautions du monde à trois reprises sans faiblir. Je vidais la baignoire pour la 4eme fois, heureux de constater qu'il avait l'air moins fiévreux et je l'allongeais dans le bain. Je ne pourrais pas l'y enlever, autant l'y installer le plus confortablement possible. Teddy alla me chercher toutes les serviettes qu'il trouva et on tamponna soigneusement mon ami pour le sécher. Malheureusement nous ne pouvions faire mieux. Une fois le devant de son corps à peu près sec, je le redressais tant bien que mal car mon ventre m'empêchais de me pencher plus et Teddy tamponna son dos comme je lui disais avant d'étaler des serviettes dans le fond de la baignoire. Je le recouchais ensuite, le recouvrant avec des serviettes sèches et j'allais prendre un verre d'eau pour le faire boire. Il n'avait pas l'air de reprendre connaissance, ça m'inquiétait toujours autant mais je ne pouvais rien de plus pour lui. M'assurant qu'il était complètement au chaud et un minimum réhydraté, je mouillais une serviette que je posais sur son front pour garder sa température à un stade contrôlable. Ensuite, je me déshabillais pour enfiler une tenue plus confortable pour dormir et surtout moins humide.
-Vient te brosser les dents Teddy.
Il accouru sur ses petites jambes, me faisait rigoler et je l'aidais à atteindre le lavabo. Je m'assurais que toutes les petites dents étaient bien propres, puis je m'occupais de ma propre hygiène corporelle avant d'aller m'allonger avec lui dans notre lit simple en prenant soin de garder la porte de la salle de bain ouverte pour entendre Théo. Je ne pouvais plus dormir sur le dos, le poids du bébé écrasait mes intestins, mais en dormant sur le côté, je prenais vraiment beaucoup de place, Teddy ne pouvais plus s'allonger confortablement. Finalement, je laissais dépasser mes pieds pour qu'il ait de la place vers le haut du lit et il se coucha à l'inverse de moi, la tête près de mon ventre.
-Comment ils sortent les bébés ? Me demanda-t-il en posant sa main sur la petite bosse qui déformait mon ventre.
Ce bébé adorait appuyer son pied contre mon ventre si bien que j'avais régulièrement une bosse sur le côté. Blaise s'amusait souvent à appuyer dessus en retour et souvent, ça déclenchait l'agitation du petit pour le plus grand plaisir du papa. Seamus, comprenant ma douleur, ne faisait pas ça mais il profitait toujours du fait que Blaise l'ait agité pour poser sa main sur mon ventre également.
-Ne le réveille pas, dis-je en passant distraitement la main dans les cheveux de Teddy. C'est un secret de maman, si je te dis, ça ne marchera plus.
-Et je ne pourrais pas avoir de bébé quand je serais grand ?! S'exclama-t-il d'un air horrifié qui faillit me faire sourire.
-C'est cela, répondis-je avec un sourire indulgent.
Je préférais garder ce secret pour moi, je ne savais même pas comment j'allais m'en sortir si je ne rentrais pas très vite pour absorber toutes les potions que j'avais faites en préparation de se moment.
-Mais t'es pas une maman, me dit-il en regardant étrangement ma poitrine illusoire, pourquoi t'es une fille là ?
-Et bien, je ne vais pas te mentir Teddy parce que tu es un grand garçon fort et courageux d'accord ?
-On est en danger, conclu-t-il seul en me regardant avec un air désespéré.
-Oui trésor, c'est très grave, on a été enlevé par des méchants qui en veulent à ton parrain. Mais ils n'ont rien contre nous alors si on est sage, ils nous laisseront partir. Et moi, je vous protégerais, dis-je en soulevant légèrement son menton pour le regarder dans les yeux, et toi tu dois protéger ton petit cousin d'accord ? C'est ta seule mission. Un ami a eut le temps de me faire passer pour une fille, comme ça ils ne savent pas qui je suis et ils ne te connaissent pas, alors on a rien à craindre, appelle moi maman quand il y a les autres et tout ira bien.
-D'accord, dit-il après un moment.
-Soit courageux Teddy, je te ramènerais à ta grand-mère.
Je ne le laissais pas poser d'autres questions et je le recouvrais en lui souhaitant une bonne nuit. Il ne tarda pas à s'endormir éreinté par le tourbillon émotionnel qu'il avait subit toute la journée. Moi, j'eus l'impression de n'avoir dormi qu'une petite heure quand les râles de douleur de Théo me réveillèrent. Il gémissait, un son rauque et crispant à la fois, sa voix se brisait souvent en plein milieu d'une plainte. Je me levais avec précaution pour ne pas réveiller Teddy qui formait une jolie étoile de mer sur le lit, son bras et sa jambe pendant sur le côté. Je le tirais au milieu du lit et je le recouvris avant d'aller voir Théodore.
Je ne sais même pas s'il se rappel de cette nuit. Il délirait, je l'ai fait boire, j'ai changé la serviette sur son front, je lui ai parlé, j'ai tenté de soulager sa douleur mais je ne pouvais rien faire à par le réhydrater régulièrement. Il appelait dans son sommeil, le nom de William revenait régulièrement ainsi que le mien, parfois s'échouait sur ses lèvres le nom de Potter avant qu'un sanglot ne vienne le secouer. Il se blessait en s'agitant, une longue estafilade qui lui barrait la cuisse s'ouvrit quand il détendit son corps dans une convulsion. Inquiet pour sa santé, je dus me résoudre à prendre des mesures radicales. Je pris sa tête à deux mains, tenant son menton fermement pour qu'il ne se morde pas la langue et comptant jusqu'à 3, je pris mon courage à deux mains et je frappais sa tête contre le rebord de la baignoire. Cela eut l'effet voulu, son corps s'affaissa mollement dans la baignoire et je pus nettoyer sa plaie. Je restais avec lui dans la salle de bain, il se réveilla deux fois dans la nuit mais la fièvre était descendue.
Je me réveillais une nouvelle fois et pour de bon cette fois, le corps endolori et lourd quand des coups furent frappés à ma porte. J'avais les jambes lourdes et enflées, mes pieds refusèrent d'entrer dans mes chaussures et je me maudis intérieurement en refermant mon peignoir autour de moi.
-Oui ? Répondis-je en allant ouvrir la porte.
On ne me répondit pas. Je fus poussé sur le côté et un mangemort s'appropria la pièce. J'allais immédiatement réveiller Teddy et l'homme m'offrit un sourire sardonique et ouvrit la seule pièce de la chambre. Il rigola en voyant l'état de Théo et fit léviter son corps.
-Il n'est pas en état !
-Pousse toi gamine, ton tour viendra.
Je serrais les dents, le suivant avec Teddy jusqu'à la salle à manger. Il laissa tomber Théo devant la cheminée. Cela eut l'effet immédiat de couper le souffle du brun et le faire tressaillir de douleur. Je m'agenouillai à côté de lui, soulevant sa tête pour l'aider à reprendre son soufffle et Teddy, en parfait petit homme lui pris la main. Théo avait le regard fou, il était terrorisé.
-Calme toi, lui chuchotais-je, calme toi.
Je ne changeai pas de refrain jusqu'à ce qu'il semble enfin entendre ma voix. Je ne m'arrêtais qu'une fois son regard fixe et son corps apaisé, ne m'occupant même pas du flash qui m'éblouit. Je posais ma main fraiche sur la peau brulante de son front et je relevais la tête pour voir Pansy qui tenait un appareil photo.
-Un petit sourire ?
-C'est pourquoi ? Demandais-je en me forçant à rester le plus polie possible.
-Potter pardi ! Quand il saura que son cher et tendre est entre nos mains, son petit complexe de héros fera le reste et nous l'achèveront.
-Pas bête, concédais-je en sachant très bien que Potter serait capable de foncer dans la gueule du loup.
-Merci, sourit-elle, et celle-ci, dit-elle en zoomant sur moi et Teddy, est pour Blaise, ça va l'aider à choisir son camp.
Je blêmis faisant rigoler Rodolphus. Blaise sauterait assurément dans la gueule du loup, je connaissais assez mon compagnon pour savoir qu'il ne m'abandonnerait pas, ni moi ni son bébé. C'était une catastrophe. Blaise viendra, la meute avec lui et se serait surement un massacre.
-Zabini et Potter son pote ?
-Connaissance, répondis-je de mauvaise grâce quand Rodolphus agita sa baguette devant nous d'un air menaçant.
-Parfait, s'amusa-t-il, dit lui de tuer Potter.
La plume à papote s'agita au dessus d'un parchemin qui lévitait devant Pansy. Je l'écoutais avec horreur, lâchant Théo pour boucher les oreilles de Teddy.
-« On te rendra ton fils le jour des élections, dicta Rodolphus, à minuit tapante, à toi de faire en sorte qu'on te le rende vivant. Si tu n'as pas tué Potter avant minuit de ce jour, c'est ton gamin qui y passera. Ensuite, on s'occupera de ta copine et de son bébé. »
Les élections … c'est dans moins de deux mois.
-Tu lui as donné un grand délai, remarqua Pansy d'un air contrarié.
-Parce qu'on tuera Potter avant, rigola-t-il, et on tuera quand même le gamin de Blaise, ça lui apprendra à ne pas choisir son camp.
-Espèce de bâtard! Hurlais-je en lui sautant dessus essayant de lui griffer le visage. Vous n'avez pas le droit !
Il retint mon poignet d'une main et me gifla de l'autre. Je perdis l'équilibre et tombais à ses pieds, et il me frappa, encore et encore jusqu'à ce que Pansy l'arrête. J'avais mal, mais ce n'était rien comparé à la peur qui coulait dans mes veines. Teddy pleurait, Théo gémissait et j'avais le visage en feu, dieu merci, il m'avait frappé que là.
-Enlève les de ma vue.
Je me sentis soulevé du sol et je me laissais léviter sans réagir. Théo flottait à côté de moi et je vis du coin de l'œil Teddy qui nous suivait. Je ne compris pas ce qui se passa jusqu'à ce qu'on me repose sur mon lit. Je papillonnais des yeux et reconnus Gregory.
-Il faut que tu partes, lui dis-je d'une voix pâteuse, j'ai réussi à prévenir les aurores, ils viendront.
-Personne ne viendra Draco, me dit-il en passant une crème sur mon visage, personne.
-Non, répondis-je, j'ai réussis à appeler.
-Personne.
Personne ne vint. Il avait raison.
Ce soir, il y aurait la pleine lune, ce soir Teddy et moi mourrons si ils nous découvrent. Je n'avais plus réussi à contacter quelqu'un avec le miroir. Je voulais les prévenir, dire à Potter de se cacher car Blaise le tuerait assurément mais rien, aucun signe de vie. Le miroir resta noir.
On nous avait pratiquement oublié dans cette chambre, seul Gregory passait nous voir et il n'avait pas tout le temps à manger. Je me sentais faiblir, autant l'angoisse que la faim. Quelque chose, quelque chose avait coulé entre mes cuisses ce matin là et cela m'avait réveillé. J'avais eut très peur que ce soit annonciateur de quelque chose mais cela ne ressemblait pas eux descriptions qu'il y avait dans les livres que j'avais lu. J'avais entendu dans l'angoisse la plus totale les premières contractions qui ne vinrent pas, j'en conclu qu'il s'agissait d'une fausse alerte. Cela me rassura quelque peu, je ne voulais pas accoucher en captivité sans Blaise et Seamus à mes côtés, mais cela m'effrayait en même temps, cela voudrait dire que j'étais très proche de l'accouchement et cela, presque un mois trop tôt.
Pourquoi maintenant ? Pourquoi n'avions nous reçu aucun secours ? J'avais pourtant prévenu Ginevra … Ginevra.
-La garce ! M'exclamais-je en sortant des toilettes.
Bien sûr que nous n'aurions reçu aucun secours. C'était évident ! Comment cela ce fait-il qu'elle ait le miroir de Potter ? Elle savait la relation qu'il avait avec Théo et cette petite peste se vengeait de la pire manière qui soit. Mais elle n'avait pas prévu que j'ai Teddy avec moi et maintenant, elle avait choisi de ne rien dire tout de même dans l'espoir qu'on le lui rende, mais elle se met le doigt dans l'œil si elle croit que des mangemorts seront plus sympa parce qu'il est un enfant. Si je la revoie… J'expliquais la situation à Théodore pendant que j'emballais le peu d'affaire que nous avions dans la couverture que j'attachais autour de mon cou.
Le brun c'était remis quelque peu, mais il aurait des séquelles et je crains que cela soit irréversible. Il était pris de bégaiement maintenant dès qu'il se mettait à parler trop vite où s'il était pris par une sensation forte, son corps était constamment parcouru par des tremblements et il avait une jambe raide, mais il avait bien cicatrisé. Je pense que c'est grâce à Gregory. Il ne nous libère pas mais je sais qu'il n'a rien contre nous, après tout nous avions été ami.
-On doit s'enfuir, dis-je gravement, maintenant.
-S-s-si ja-jamais je … je … je l'a-l'a-l'a-l'attrape, s'offusqua Théodore après que je lui ai raconté la vengeance de Ginevra.
-On s'occupera de ça après, lui dis-je en l'aidant à boutonner sa chemise. Il faut s'enfuir avant la pleine lune.
-Com-comment ?
-J'improvise.
Je ne connaissais ni l'endroit où nous étions, ni le nombre de personne dans cette base ni l'implantation des lieux, autrement dit, nos chances étaient minces. Je regardais par la fenêtre close le chemin le plus cour et je pris une décision. J'habillais ensuite Teddy et prenant mon courage à deux mains, j'appelais Gregory, prétextant un accouchement imminent. Il ouvrit immédiatement. Aidé de Théo, nous renversâmes l'armoire sur lui et il s'écroula. Je ne lui laissais pas le temps de se relever que j'écrasais mon pied dans son visage à plusieurs reprises jusqu'à ce qu'il reste à terre, inconscient et blessé.
-Désolé, m'excusais-je en tirant Teddy par la main hors de la chambre.
Logiquement, je m'élançais vers les escaliers mais des voix venant du bas s'approchèrent. Jurant contre mon idiotie qui fait que j'avais oublié de prendre la baguette de Gregory, je voulus retourner sur mes pas mais les bruits de l'armoire qu'on déplace m'alertèrent. Paniqué, j'attrapais un des cadres qui ornait les murs pour briser la fenêtre la plus proche. Une alarme retentis presque instantanément. Je me penchais par dessus les bouts de verres brisés et constataient qu'il n'y avait qu'un étage qui nous séparait du sol.
-Saute, ordonnais-je à Théo après avoir mesuré la hauteur d'un rapide coup d'œil, je te lance Teddy.
Il n'hésita pas une seconde, enjambant le rebord de la fenêtre après avoir rapidement brisé le verre avec son pied pour se retrouver sur une petite corniche avant de sauter. Il atterrit durement sur le sol, se tenant la jambe déjà meurtrit alors qu'il se crispait sous la douleur. Il prit un peu de temps à se relever trop de temps.
-Arrête toi ! Hurla quelqu'un.
N'écoutant pas, je soulevais Teddy à bout de bras et sauta quand un sort frôla mon oreille. J'atterris lourdement dans les bras de Théo. On tomba tous les trois et une douleur lancinante me traversa le ventre et me coupa le souffle. Par chance, j'avais bien sauté, aidé par ma condition physique de loup-garou et je pus me relever sans trop de mal, tirant Teddy et Theo derrière moi pour arriver à couvert des arbres.
-Pas maintenant, dis-je en tenant mon ventre, pas maintenant.
-Où allons-nous ? Demanda Théo en bégayant furieusement.
-Aussi loin possible d'eux, à la nuit tombée nous seront en sécurité.
Nous entendîmes des bruits de pas et des voix, ils battaient la forêt à notre recherche. Mais nous étions lent, très lent. La douleur c'était calmée et je remerciais Merlin pour cela. Je ne devais pas accoucher maintenant. Pas maintenant.
-Courrez et ne vous retournez pas, ordonnais-je.
J'étais lent, j'avais mal, mais je ne m'arrêtais pas. Pourtant les voix nous rattrapaient et Théo avec sa patte folle, Teddy avec ses jambes d'enfant et moi enceint jusqu'aux yeux … nous ne pouvions pas les semer. Je les laissais courir devant et je m'arrêtais après avoir trébuché sur une branche, heureusement je ne tombais pas. Je reprenais mon souffle, crispant mes doigts sur mon ventre.
-Pas maintenant, pas maintenant, me répétais-je.
Je pris une profonde inspiration et je m'accroupis autant que mon ventre le pus pour chercher frénétiquement quelque chose sur le sol. Je finis par trouver une roche énorme, je la soulevais à deux mains et me cachai derrière un tronc d'arbre, écoutant silencieusement les bruits de pas. Vu la fréquence et le rythme, cette personne était seule. J'espérais que ce n'était pas Gregory, pas Gregory, me répétais-je.
Je bloquais mon souffle quand le bruit se rapprocha encore, m'immobilisant totalement et je le vis avec soulagement me dépasser. Cependant, il ne fit pas deux pas qu'il s'arrêta, regardant le sol étrangement … mon ombre se découpait parfaitement. Je ne lui laissais pas le temps de relever la tête que j'abattais la roche de toutes mes forces sur sa tête. Il s'écroula face contre terre et j'entendis le craquement sec de sa baguette qui se cassait sous son poids. Merde, je voulais la lui prendre. Il était assez sonné pour ne pas se relever mais il était conscient.
-S'il vous plait, chuchotais-je en constatant que je ne le connaissais pas du tout, pensez aux enfants. Pour les enfants, s'il vous plait, le suppliais-je.
Il hocha la tête et je me relevais les genoux tremblants. Il avait du sang qui coulait le long de son cou mais il vivrait. Je reculais lentement dans le sens où était partit Théo et Teddy mais je n'eus pas fait trois pas qu'il se mit à hurler à l'aide. Que nous étions là. Ne réfléchissant plus, je pris la roche à deux mains, m'agenouillant à côté de lui et je lui écrasais la tête, une fois, deux fois puis je ne les comptais plus.
-Pour les enfants, répétais-je alors que les larmes brouillaient ma vue, pensez aux enfants.
Je m'arrêtais quand une main se posa sur mon épaule. Je sursautais violement, soulevant la roche glissante de sang et la relâchais en voyant qu'il s'agissait de Théo.
-T-tu as fait ce qu'il fallait, me dit-il simplement en me relevant. C'est fini Draco, avançons.
-J'ai … je l'ai tué, dis-je avant de fondre en larme, je l'ai tué.
J'avais sentit mon âme se déchirer, un froid glacial se rependait dans mes veines. Il me fit avancer tout en me consolant. Il essuya mes mains avec les vêtements du cadavre et je pleurais un peu plus fort. Jamais, jamais je n'avais tué un homme.
-Cesse de pleurer ! Dit-il durement alors que le bégaiement revenait avec force. On doit mettre une distance entre eux et nous, c'est ton bébé où eux, choisis.
Il avait raison. Je fouillais alors les poches de ma victime et trouvais un porte-monnaie et un canif. Je les mis dans ma poche et je suivis Théo. Teddy nous attendait, caché sous un tronc d'arbre. Il ne se plaint jamais alors que nous avançâmes jusqu'à ce que le soleil décline. Longtemps nous avions entendu les bruits de poursuites mais aucun autre ne nous rattrapa dieu merci. Je n'aurais pas voulu refaire ça deux fois. Finalement nous nous arrêtâmes quand il commença à faire trop noir.
-La lune apparaitra bientôt, dis-je en m'asseyant contre un arbre après m'être dévêtu. Tu seras protéger avec nous sous la forme de loup-garou, fais nous avancer, ne nous laisse pas nous disperser. Ne nous laisse pas chasser, et surtout, ne nous touche pas, ne cris pas, ne hurle pas. Les loups te tolèrent simplement, pas plus.
Il n'avait jamais assisté à une transformation. Je sais pour avoir assisté à celles de Blaise avant d'être moi même un loup que ce n'était pas une expérience agréable. Même en sachant que Blaise ne m'attaquerait pas, j'avais toujours peur mais j'avais toujours été en présence de mon compagnon tout comme Seamus. Je ne sais pas si le fais que William ne soit pas avec nous ne le mettra pas en danger. Je pris Teddy contre moi pour le préserver du froid et pour me distraire des crampes qui me prenaient au ventre. Et puis ça commença, je perdis toute notion du temps et d'espace, la dernière chose que je vis fut le regard effrayé de Théodore.
