Bonjour à tous,
Je savoure ce début de vacances :) et j'espère que vous aussi.
Paprika Star: J'ai essayé de faire dans l'original pour les noms mais j'avoue que je n'appellerais pas mon fils Hellébore. Blaise n'aura finalement jamais oublié Jean qui était son véritable âme soeur. Il vivra heureux mais malheureusement, son bonheur ne sera jamais aussi complet que ce qu'il aurait pu vivre. Il lui manquera éternellement son premier amour.
kymaniwu: J'aime le fais que tout le monde soit étonné que ce soit des jumeaux. Je me dis en réalité que les loups donnent rarement naissance à un seul louveteau donc ... c'est un peu normal pour Draco et Blaise non?
Khoumba: Et oui des jumeaux ;), il manque plus que l'enfant de Draco et Seamus et ils seront au complet. Quoi que, Blaise ne sera pas satisfait tant qu'il n'aura pas fait lui même un enfant à Seamus. Peut-être plus tard qui sait ...
Solyano: Merci :)
Bonne lecture,
Letki
J'avais très peu dormi la première nuit malgré mon état que je qualifierais d'inquiétant. Le loup m'avait guérit, mais qu'en surface, j'avais besoin de soins. J'avais peur de fermer l'œil et de me rendre compte que mes enfants n'étaient en fait pas là, que j'avais tout imaginé. Alors j'avais passé la nuit à les regarder, mes jumeaux, enveloppé dans un drap épais et couchés l'un contre l'autre serrés, comme s'ils étaient toujours dans mon ventre. Ils étaient magnifiques.
-Votre papa serait tellement fier, murmurais-je en passant mon doigt sur la joue de mon fils.
Théo et Teddy s'étaient endormis dans le lit, le petit garçon à nos pieds, Théo de l'autre côté. Ils avaient eut aussi besoin de beaucoup de repos, et Théo de soins. Teddy avait des égratignures et des coupures plus où moins profondes mais il ne s'en plaignait pas comme le brave petit homme qu'il était. Eugène veilla sur nous avec soin et quitta la chambre quand le soleil commença à se lever. J'entendis quelques bruits puis il y eut un grand silence pendant quelques heures. Théo se réveilla entre-temps et alla nous chercher à manger. J'en avais cruellement besoin surtout que je devais nourrir mes deux petits loups.
-Théo ? L'apostrophais-je pendant que je mangeais un morceau de pain croustillant.
-Hum ? Demanda-t-il en me servant un verre d'eau de ses mains tremblantes.
-Tu veux bien être le parrain de Hyacinthe ?
-Ton premier né ? Demanda-t-il avec un sourire qui illumina son visage hanté.
-Oui, répondis-je.
-Et pour Hellébore ?
-Je pense que Blaise et Seamus ne verront aucun inconvénient à ce que je le demande à Neville. Nous avons choisi pour celui de Seamus
-Tu as sans doute raison, me répondit-il avant s'attaquer à son jambon.
Nous en étions à là de nos discussions quand la porte de la chambre s'ouvrit sur Eugène et une jeune femme. Il avait une tenue de ville et une canne dans la main et à en juger par les nombreux sacs que tenait la jeune fille, ils avaient fait des courses. Elle était brune, rondouillette et avec une tenue d'infirmière. Son nom était inscrit sur son badge « Marianne ».
-Oh Eugène, s'exclama-t-elle d'un ton familier (elle devait venir ici souvent), vous disiez vrai.
-Bien sûr. Je te payerai, aide les, dit le vieil homme en s'asseyant avec peine sur sa chaise à bascule.
-Inutile, dit-elle d'un air agacé, vous avez pris votre traitement ?
Elle rangea les courses avec l'efficacité de quelqu'un qui connaît les lieux et apporta des médicaments. Elle ne nous posa aucune question personnelle, restant professionnelle juqu'au bout. D'après ce que je compris, Eugène faisait du diabète et avait un début de cholestérol. Elle lui fit sa piqure, puis lui ordonna de rester assis.
-Et bien, dit-elle en nous regardant. Déshabillez vous messieurs, que je vois un peu ce que j'ai à faire et attendez moi dans la pièce d'à côté. Je dois ausculter la dame et les bébés.
Elle commença par moi. J'étais gêné qu'elle regarde à un endroit si intime mais elle resta si objective que finalement j'en oubliais mon malaise. Elle me posa des questions auxquelles je répondis du mieux que je pus puis elle se pencha sur mes enfants. Elle les mesura, pris leur poids et attachait un bracelet à leur poignet avec leur nom et leur information.
-D'où vous connaissez Eugène ? Demandais-je finalement alors qu'elle soignait le nombril de mes garçons avant de les bander et de leur mettre une couche.
-Il a caché ma grand-mère pendant la guerre, dit-elle. Elle a accouché dans cette maison aussi, vous avez eut de la chance qu'il ait de l'expérience dans ce genre de chose vous savez. J'ai toujours connu Eugène, c'était l'ange gardien de la famille et quand j'ai eut mon diplôme d'infirmière je me suis promis de prendre soin de lui.
-Je vois, dis-je.
-Il vous faudra des points de suture, me dit-elle, je n'ai pas le matériel mais vous semblez étonnement bien vous remettre du choc. Restez couché en attendant. Il vous faut du sang aussi, votre groupe sanguin ?
-AB, répondis-je après un instant de réflexion.
-Vous en êtes certaine ? Plus ou moins ?
-Je ne sais pas.
-Ecoutez, je n'ai pas de quoi faire un test, mais vous ne passerez pas la semaine comme ça. Votre anémie est grave et que vous ayez survécu sans soins est un miracle, il va donc falloir essayer. C'est risqué, mais il faut. Sinon je peux également vous conduire à l'hôpital mais il est à 1h d'ici, vous déplacer serait également très risqué. Je ferai mon possible pour vous trouver du O négatif mais ça ne cours pas les rues. Alors économisez vous entendu?
J'hochais la tête. Je savais très bien de quoi elle voulait parler. Sans sang, je resterai faible et je ne pourrai jamais lutter pour guérir, mes chances de mourir étaient très élevées et il était hors de question que je meurs après tout cela.
-Très bien, je prépare ça dans ce cas. Je suis du groupe sanguin O, normalement ça ira, ne vous en faite pas.
Je n'avais pas d'autres choix que de lui faire confiance. Elle fit venir les garçons et elle commença par Teddy.
-Oh comment tu t'es fais ça ? Demanda-t-elle en inspectant les coupures et les égratignures.
-Ça, dit-il fièrement, c'est quand Dr-Maman m'a lancé du premier étage et que Théo m'a rattrapé quand on s'enfuyait. Ça, dit-il en montrant ses pieds, c'est quand on courait dans les bois, et ça, dit-il en montrant les plaies plus profonde qui saignaient encore par endroit, c'est quand je suis passé par la fenêtre pour entrer ici.
Elle ne fit aucun commentaire mais je vis clairement le regard qu'elle nous lançait.
-Mais c'est que tu es courageux ! S'exclama-t-elle faisant rougir le petit garçon. On va soigner tout ça et tu ne mouilleras pas les pansements d'accord ?
En moins de 20 minutes, Teddy était recouvert de pansements et il se promenait fièrement dans la maison en bombant le torse avec ses « blessures de guerres ». Eugène, après avoir eut l'autorisation de se lever partit avec Teddy pour lui montrer un truc appelé « télévision ». Puis vint le tour de Théo. Elle commença par sa main blessée par le verre.
-Aucun tendon ne semble avoir été touché, vous êtes un chanceux, dit-elle gravement en s'agitant autour de lui.
Puis elle s'occupa du reste de son corps, la plante de ses pieds brulées, les nombreuses entailles faites par les sorts de découpe, les tremblements de son corps et j'en passe.
-Vous avez été torturé, dit-elle avec une voix brisée par l'émotion. Je ne peux rien faire pour vos tremblements, il faut de la rééducation. Je ferais de mon mieux pour le reste.
-Merci.
-Je … j'ai une amie qui sort avec un policier, je pour-
-Non, la coupais-je un peu sèchement.
-Pourquoi ?
-Ceux qui nous cherche savent que nous n'avons pas pu aller bien loin, dis-je, moins de gens seront au courant, mieux se sera.
-Je comprends, dit-elle après un instant de silence.
-Mais une fois qu'on sera rentré chez nous, soyez sûr qu'on fera le nécessaire pour qu'ils payent.
Cela parut la rassurer et elle promit de faire le maximum pour nous aider. Elle passa de la pommade sur les pieds de Théodore et lui demanda de rester allongé. Elle resta auprès de nous, nous fit à manger à midi et nous nous retrouvâmes tous dans la chambre pour le déjeuner.
-Je vais vous prendre des billets de trains pour Ste-Pancras, dit-elle, l'Eurostar s'arrête dans la ville d'à côté.
Je ne savais pas ce qu'était l'Eurostar mais j'imagine que c'était un train.
-Merci.
-Je vous accompagnerai, proposa Eugène.
-Vous n'êtes pas obli-
-Vous n'avez pas d'argent, dit-il, je vous accompagnerai.
-J'ai récupéré le porte-monnaie d'un homme, dis-je en fouillant dans mon vêtement, il doit avoir de l'argent.
Le porte-monnaie était couvert de sang. Je fermais les yeux en le voyant alors que mon estomac se contractait. On me le prit des mains et je ne le vis plus après.
-D'accord, acceptais-je.
Marianne nous montra ensuite comment prendre soin des enfants. Elle m'apprit à les changer, à panser leur ventre, à Théo à les laver vu que je pouvais quitter le lit, le bon dosage pour les biberons. Elle était d'une aide précieuse.
-Je vous rembourserai une fois rentré, soyez en sûr.
-Mais oui mais oui.
Marianne alla débarrasser le plateau qui recouvrait mes genoux quand la porte s'ouvrit. Nous nous figeâmes tous en comprenant ce qu'il se passait. Instinctivement, je me jetais en travers du chemin de l'intrus, entre mes enfants et lui. Marianne lâcha le plateau et se couvrit les oreilles quand un sort fusa et que Théodore vola à travers la pièce pour venir traverser la fenêtre.
-Théo ! Hurlais-je. Théo !
Marianne et Teddy hurlaient, les bébé pleuraient, Eugène avait semblé proche de la crise cardiaque et Rodolphus souriait comme un fou.
-Je t'ai retrouvé sale garce. Tu pensais pouvoir t'enfuir ? Doloris.
J'hurlais quand le sort me frappa. J'eus simplement le réflexe de ne pas tomber en avant sur mes enfants mais je me tordais entre les draps. La douleur était telle que je me débattais même au niveau des jambes qui étaient faibles depuis l'accouchement récent.
-Te cacher chez des Moldus ? Ce n'est pas digne d'une sang-pure Black.
-Pi-pitié, réussis-je à articuler, p-pas les enfants.
-Mais oui les enfants, d'abord eux d'ailleurs, répondit-il avant de soulever mon fils par le pied.
Le bébé hurla et je tendis un bras vers lui. Teddy se leva pour sauver son cousin mais il ne fit pas trois pas que Rodolphus abattit son pied dans son visage. Le petit garçon décolla du sol sous la force du coup et atterrit durement le nez en sang et bien sonné. Il clignait des yeux, ceux-ci se remplissant de larmes et Marianne eut la sagesse de lui ordonner de rester à terre.
-Donnez moi le bébé, dit-elle d'une voix posée, ce qui vous oppose à cette femme ne concerne pas les enfants.
Je l'en remerciais mentalement alors que je reprenais mon souffle, le sort ayant été coupé par l'intervention de Teddy. Je m'en fichais de mourir ici si mes enfants s'en sortaient sain et sauf.
-Ne te mêle pas de ça femme, dit-il avec un rictus méprisant.
Elle bondit, attrapant son bras qui tenait le bébé et tout en soutenant sa tête, mordit dans le poignet de notre agresseur si fort que le sang jaillit. Il lâcha prise et elle roula sur le sol en tenant le petit corps agité par des sanglots dans ses mains. Elle eut à peine le temps de se glisser sous le lit qu'un sort toucha l'emplacement où elle se trouvait pas moins de quelques secondes plus tôt.
-Tu me le paieras salle chienne ! Hurla-t-il après avoir inspecté la morsure sanglante.
La porte s'ouvrit une nouvelle fois à la volée et mon cœur s'emballa. Déjà qu'avec Rodolphus nos chances étaient proches de zéro, si en plus ils se regroupaient, nous seront fini.
-Tu tombes bien Goyle, occupe toi des moldus, je me charges de Black.
Je lançais un regard suppliant à l'homme qui fut mon ami. Il balaya la scène du regard et je le vis s'attarder sur mon fils et la silhouette de l'infirmière glissée sous mon lit. D'un sort, il la fit glisser hors de sa cachette. Elle était terrorisée la pauvre mais elle ne failli pas. Elle défia Gregory du regard, tenant mon fils dans ses bras.
-Prends les enfants et sort, ordonna-t-il.
-Qu'est-ce que tu fais ?! Aboya Rodolphus.
-Chacun sa méthode, répondit placidement Gregory.
Marianne voulu refuser mais je compris que Gregory lui laissait une chance de s'enfuir. Je lui dis alors de prendre mes garçons et Teddy et de s'en aller. Elle était visiblement réticente à me laisser là, mais c'était le mieux à faire. Elle redressa alors Teddy, le giflant pour qu'il recouvre ses esprits puis pris les jumeaux avec soin et sortit.
Elle n'avait pas encore fermé la porte que Gregory attaquait Lestrange. Mais celui-ci était un combattant aguerrit et un malade de surcroit. Il ripostait avec hargne et sans faillir. Gregory avait un éventail de sortilèges bien moins fournit et ça le désavantageait. Je réussis à me glisser sous le lit pendant leur bataille.
-Je savais que tu n'étais pas net Goyle ! Comment cette pute, l'estropier et un gosse auraient pu t'échapper ? Tu les as laissé filer et t'as joué à l'idiot pour qu'on ne remarque rien !
-L'idiot vous a dupé, répondit Gregory.
Le brun était à bout de souffle et acculé contre le mur. Il ne pu se protéger d'un sort cuisant qui toucha son flanc mais il choisi délibérément de ne pas se protéger du sort de découpe qui suivit pour attaquer à son tour. Malheureusement, Rodolphus réussit à se protéger en partit et bien que son bras paru broyé il semblait toujours prêt à combattre, toujours plus furieux.
-Tue le ! Hurlais-je à Gregory.
Gregory lança le sort de mort, mais n'atteint pas sa cible. Rodolphus ouvrit la porte pour s'en protéger et le sort s'annula sur le bois. Cependant, il ne put se protéger de la suite. La balle le transperça de part en part créant un trou béant dans son torse. Il paru abasourdi pendant un moment mais aucun son de sortit de sa bouche. Moi, je regardais avec horreur le sang qui m'avait éclaboussé. Eugène avait profité de la panique générale pour aller chercher son arme moldu et Merlin, c'était diablement efficace.
-Vous allez bien ? S'enquit-il après avoir vérifié que Rodolphus était bel et bien mort.
-Oui… je crois, Théo ? Les enfants ?
-Théodore est allongé dans le salon, apparemment votre ami l'a sauvé avant de venir à notre secours, dit-il en désignant Gregory qui chancelait. Tiens bon mon garçon, on va s'occuper de toi.
Le reste de la journée se passa dans un épais brouillard. Nous parlâmes peu, s'occupant uniquement des soins. Marianne due s'en aller et revenir à la tombée de la nuit avec une amie infirmière et plus de matériel. J'eus mes points de sutures vers 23h après que le nez de Teddy ait été remis en place et que les morceaux de verres aient été retirés du dos de Théo. Encore une fois, on m'interdit de quitter le lit et j'eus une perfusion de sang 0 négatif. Elles m'expliquèrent pleins de choses en terme médicale moldu que je ne comprenais pas forcément, apparemment mon corps aurait subit un choc septique et les blessures s'étaient rouvertes pendant le doloris. Ce n'était pas passé loin même si l'adrénaline m'avait permis de tenir. La tension d'Eugène avait grimpé en flèche donc lui aussi eut ordre de rester au lit. Gregory eut droit à des points de sutures également ainsi que des pommades pour ses brulures. Théo et lui étaient couverts de bandage mais ils semblaient aller bien.
-Merci, dit Marianne en apportant un plateau repas à Gregory. Sans vous je ne sais pas ce que nous serions devenu.
-De rien, répondit-il terriblement mal à l'aise en fuyant le regard de l'infirmière.
-Gregory, que c'est-il passé ? Demandais-je une fois la seconde infirmière partie.
Eugène et Marianne avaient eut une démonstration plutôt convaincante de l'existence de la magie donc je n'éprouvais plus le besoin de mentir. J'avais d'ailleurs dit toute la vérité à nos hôtes, incluant ma nature de lycanthrope et mon statut d'ex détenu. J'avais simplement omis le fait que j'étais un garçon, pour l'instant.
-Quand tu t'es échappé, dit-il, Pansy était folle de rage, elle a envoyé tout le monde à votre recherche. Et avec les morts que vous avez laissé, pas difficile de deviner que vous êtes des loups-garous. J'avais lancé un sort de traçage sur toi alors j'ai simplement mené les autres ailleurs. Mais Rodolphus n'a pas voulu quitter la ville sans avoir vérifier les environs et il a fini par vous trouver.
-Comment ?
-Le miroir.
-Quoi ? Demanda Théo en redressant la tête.
-La personne qui a ce miroir a utilisé un sort pour retrouver son jumeau, expliqua-t-il, et il a communiqué vos coordonnés à Rodolphus.
-Mais Harr-
-Pas Potter, compris-je, Ginevra.
Gregory hocha la tête et toute l'ampleur de la trahison me tomba sur les épaules.
-Qui es-tu mon garçon ?
Gregory rougit quand l'attention des moldus se tourna vers lui.
-J'étais à l'école avec eux, nous étions ami, dit-il, dans le même camp durant la guerre. Sauf qu'elle a été attrapée (dit-il en parlant de moi) et envoyée en prison, lui c'est caché et moi j'ai suivi les perdants. Ils veulent se venger, je travaillais pour eux mais quand j'ai reconnu Dr… Nymph et Théodore je n'ai pas pu me résoudre à les livrer.
-Il nous a protéger, me sentis-je obligé de dire, il nous soignait après les coups, il nous portait à manger quand on nous oubliait, il nous a laissé nous enfuir et maintenant il nous a sauvé.
-Tu es un homme bien, dit Marianne avec une conviction qui fit rougir mon ami.
-Eugène, dis-je en m'adossant dans le canapé.
-Oui ?
-Pouvez-vous me rendre un service ?
-Lequel ?
-Gardez Gregory, dis-je, il est fort et jeune, il travaillera pour vous.
-Il va être jugé coupable, comprit l'homme qui avait l'expérience de la guerre. Condamné à mort par la justice et tué pour traitrise par ceux qui vous recherche ?
-C'est cela.
-Et bien, il y a déjà les fenêtre à réparer, dit le vieil homme d'un ton nonchalant, et un corps à enterrer je crois.
-Oh oui bien sûr, s'exclama Gregory avec une reconnaissance non feinte en se levant.
-Assis ! Hurla Marianne d'un ton autoritaire. Tes blessures vont se rouvrir.
-Oui, répondit-il en se rasseyant docilement les joues en feu.
Nous rigolâmes tous devant l'air timide de la grande armoire à glace qu'était Gregory et ça nous fit du bien. Je n'oubliais pas, avant qu'on me ramène au lit, une perfusion dans le bras, de faire quelque chose d'important. Je pris dans la poche de mon tee-shirt, le morceau de miroir et je le tendis à Marianne.
-Quand vous rentrerez chez vous, égarez le, une rivière, une autoroute, qu'importe, mais faites le voyager.
Ce miroir était blindé de sort, nous ne pourrions pas le briser ainsi et les morceaux, même en miette nous trahiraient.
-Il y a un aérodrome pas loin, dit-elle avec un clin d'œil.
