Bonjour,
Bonsoir,
Hello !
*… Sans commentaire…*
Alors alors… Comment dire… J'ai un léger retard ? *très léger hein… Juste un peu plus d'un mois ! Sérieusement, c'est un léger retard ça ?!* Pardon pour ma conscience, mais elle ne me pardonne pas de poster si tard ! :P
M'enfin bref !
Je suis absolument ravie du nombre de reviews que j'ai sur la fiction, alors qu'elle vient juste de commencer *publier plutôt… Tu as quand même un cumule de 80 pages word au total…* Oui… C'est vrai !
RAR :
noour : Hello,
Oui, ça COMMENCE bien, et c'est vrai qu'elle ne s'entend pas beaucoup avec Malfoy, mais ils vont finir par s'entendre, ne t'inquiète pas !
Oui ! Le nombre de fictions Harry/Hermione étant très mince, je me suis dis, pourquoi pas après tout ! Autant se lancer ! On verra bien ce que ça donnera !
Je te souhaite une lecture !
Brigitte26 : HI,
Ah pourquoi séparer Harry d'Elianor… Trop simple s'ils avaient été ensemble depuis le début, et certaines choses n'auraient sûrement jamais pu se produire…
Bonne lecture à toi !
lesaccrosdelamerceri : Merci pour ton premier petit commentaire ! (Le début intéressant)
Maintenant, le second… Je dois bien t'avouer que des fois c'est galère de réussir à incorporer les passages (films ou livres) dans la fiction quand on a un OC en prime avec ! Galère galère !
Je te souhaite une très bonne lecture !
aurel8611 : Voici la suite ma belle ! Bonne lecture !
Miss Homme Enceinte 2 : Shalut !
Ah oui… Je vois le problème de la petite boulette… J'ai vécu la même chose que toi XD C'est pas marrant sur le coup par contre *AAAAAHHHHHHH*… Ma conscience s'en souvient encore comme tu peux le voir…
Passons… Eh bien… Que dire à part MERCI ! Que ce soit pour la review en elle-même ou même pour la petite aide que tu as voulu m'apporter mais qui est partie en octets si je puis dire… ? Sans mauvais jeu de mot…
Pour ce qui est des yeux jaunes ambré de ma petite Elianor, tu auras la réponse dans le chapitre 3, et donc pas dans celui-ci. Je te dis donc patience et surtout…
Bonne lecture de ce chapitre qui j'espère te plaira !
'calyssa : Bonshoir ! *Euh… Okay… O.o* Pardon…
Wahou… Je crois que je t'aime en fait hein ! O.O Tes reviews sont tellement… Wahou il y a même pas de mot pour ça ! C'est juste merveilleux le cœur que tu mets à faire tes reviews que moi je n'ai qu'une attente, c'est elle ! TA REVIEW !
Enfin… Lily a été prévenante sur la sécurité de sa fille, mais elle ne pouvait rien faire pour Harry malheureusement… « Face de cul psychotique »… Je suis littéralement morte de rire ! Mais oui, Severus est très inquiet pour sa fille, et ça n'ira pas en s'arrangeant… *sifflote* Conscience tais-toi ! *sourit* Ah Draco… Notre très cher Draco d'amour blondasse Malfoy ! Il va s'améliorer, t'inquiète pas pour lui ! Et les relations entre les serpents et les lions vont effectivement également s'améliorer.
Voici la suite ! (Je te précise aussi que la suite de Lies about Lies est en ligne… Je continue à l'écrire quand j'ai un pic d'inspiration!)
Bisous !
GregGS : Toi… Je te connais personnellement non… ? XD
Non allez sérieusement… Je suis ravie que tu trouves mon petit univers immersif, surtout avec le mal que j'ai à écrire des fois… Il ne faut pas croire, mais c'est galère d'incorporer des passages des films ou des livres, et d'en changer un peu le sens pour que ça ait du sens avec la fiction !
Mais ravie que ça te plaise !
Bonne lecture si tu repasses !
Bisous !
FIN RAR
NDA : Pour les lecteurs de LAL (Lies About Lies), sachez que la fiction n'est pas abandonnée. J'ai posté une suite il n'y a pas si longtemps (un mois peut-être), et au risque que certains d'entre vous ait tout simplement oublié qu'elle était toujours présente, je vous enjoins à venir regarder mon profil pour vous tenir au courant des avancées !
Bisous à vous mes petits louveteaux et bonne lecture à tous !
RATING : M
Couple : Harry/Hermione ; Draco/Elianor ; Blaise/Ginny ; Ronald/Pansy (oui c'est un couple pas commun, mais je les vois bien ensemble...)
…
Angel with the scabbed wings
…
Chapitre II : Lily
…
31 Octobre,
Grande Salle,
C'était à la fois Halloween, et l'anniversaire à Elianor ce jour-là. Bien que peu de gens ne connaisse exactement sa date de naissance, elle avait reçu quelques cadeaux de la part de ses amis.
Ginny lui avait offert une peluche en dragon, qu'elle avait trouvé à Hogsmeade, dans une petite boutique de jouets. D'abord surprise par le cadeau, la rousse lui avait affirmé qu'elle ressemblait à un dragon quand elle était en colère. Si seulement Ginerva l'avait réellement vu en colère… Elle lui aurait sûrement offert une peluche de Magyar à pointe !
Ronald lui avait simplement donné une petite boîte, avec un livre enfermé dedans. Grincheuse, la chèvre pouilleuse… Elianor et Ronald avaient rigolé pendant plus d'une dizaine de minute quand la jeune fille avait ouvert le paquet. Il fallait également dire que le haussement de sourcil peu commun et les gros yeux qu'elle avait fait, avait mis à néant la concentration du rouquin dans son sérieux. Tout le monde avait suivi le rire peu après.
Hermione, quant à elle, lui consacra un de ses livres préférés, son exemplaire des Plantes aquatiques magiques des lacs d'Écosse. Adorant la botanique, la jeune Slytherin avait été comblée par ce cadeau.
Puis ce fut le tour d'Harry. Il lui offrit un petit pendentif en saphir jaune, qu'Elianor avait adoré rien qu'en le voyant dans son écrin.
Ils avaient passé une bonne partie de la soirée à parler de tout et de rien, avant qu'il ne soit l'heure d'aller dîner. Le « manger » était sacré… Surtout pour Ronald !
Se joignant à sa table, en adressant un sourire rayonnant à ses amis, à la table des lions, Elianor s'assit entre Pansy et Blaise, et donc face à Draco, qui louchait sans discrétion sur son pendentif. Il pendait jusqu'à la naissance de ses seins, et le blond avait l'air d'apprécier la vue.
– Si je te dérange Malfoy, tu le dis…
– C'est Potty qui te l'a offert ? Fit-il simplement, ignorant sa phrase.
– Tu sembles jaloux Draco. Souffla Elianor, avant de commencer à dîner.
oOoOoOoOo
Ce fut rapidement le temps de rentrer dans les salles communes pour les quatre maisons, alors qu'Elianor était conviée dans le bureau de son père.
Ils s'installèrent tous deux au salon, et dégustèrent un café pour l'un, et une tarte à la mélasse pour l'autre. Finissant sa part de gâteau, la jeune fille leva les yeux vers son père.
– Tu as passé une bonne journée ?
– Très. Mais surtout… Severus se leva, prit un paquet soigneusement emballé sur le haut de sa bibliothèque, et le tendit à sa fille. Joyeux anniversaire Elianor.
– Papa…
La jeune fille sourit et récupéra doucement le paquet, avant de l'ouvrir. Quelle ne fut pas sa surprise quand elle découvrit une photo d'elle, toute petite.
Elle devait avoir à peine deux ans, et elle riait aux éclats.
– Tu ne te souviens sans doute pas de ce jour… Mais il s'agit de la première fois que tu as fait de la magie. C'était instinctif, évidemment. Tu as sauvé une potion ce jour là. Une goutte de la Mort Vivante, si je me souviens bien.
– J'avais l'air de rigoler plus qu'autre chose… ! C'est mon dragon en peluche qui danse autour de ma tête ?
– Et c'est cette même peluche qui a commencé à cracher du feu sous mon chaudron…
Elianor se mit à rigoler. Elle se souvenait très bien du fait qu'elle donnait vie à cette peluche quand elle était enfant ! C'était un de ses passes-temps favoris, autrefois.
– Merci papa…
– Le couvre feu est passé, file.
Se levant en même temps que son père, elle lui fit la bise et sorti en courant en tenant la photo contre elle. Elle n'avait pas regardé au dos, où il était clairement marqué : Elianor Lily Snape. Lily, comme ta mère.
oOoOoOoOo
En entrant dans sa salle commune, la première chose qui lui arriva à l'esprit fut l'éclairage. La cheminée était toujours occupée par le foyer, ce n'était pas cela le problème. Mais bel et bien la lampe près du canapé, face à cette cheminée.
Elle remarqua une tête blonde, assise dessus, et s'en approcha.
– Tu n'es pas couché Draco ?
– Je t'attendais.
Haussant un sourcil, Elianor finit par s'asseoir à côté de lui alors qu'il lui tendait un petit écrin. Un petit écrin en velours jaune. Elle l'ouvrit sans autre forme de procès, et lu le petit mot qui était accompagné.
Joyeux anniversaire Snape.
Elle sourit légèrement. Il l'appelait toujours Snape. Même si son prénom lui échappait de temps en temps.
Elle retira le morceau de parchemin, et découvrit une bague en or blanc, sertie d'une pierre verte émeraude.
– Pourquoi ce cadeau… ?
– J'en avais envie. Tout simplement.
– Merci.
Elle lui embrassa la joue, et sortie de la pièce alors qu'il reprenait la lecture de son livre.
Une fois qu'il fut sûr que la porte d'Elianor était bien fermée, il se leva, et sorti pour se rendre au septième étage, devant la tapisserie qui abritait la Salle sur Demande. Il devait à tout pris réparer l'armoire à disparaître s'il voulait mener à bien ce que le Seigneur des Ténèbres lui avait confié.
oOoOoOoOo
Dans sa chambre, la jeune fille aperçut tout de suite la lettre qui trônait fièrement sur son bureau. Sans plus attendre, elle s'y installa, et en lu le contenu.
Elle déglutit au fil de sa lecture.
Qu'allait-elle faire de cela ? Accepter ? Elle n'avait sans doute pas le choix.
Elianor soupira et se faufila sous ses couvertures sans quitter la peluche que Ginny lui avait offerte. Elle s'endormit quelques minutes plus tard, sans avoir retourner la photo qu'elle avait directement accrochée à son mur.
oOoOoOoOo
13 Novembre,
Stade de Quidditch
Match entre les Gryffindors et Slytherin
Depuis les tribunes, les quatre maisons voyaient tout le match. Et même si Elianor souhaitait que sa maison gagne, elle ne pouvait pas nier qu'elle voulait également que Gryffindor remporte la victoire.
Elle avait le cul entre deux chaises, comme disait le diction moldu.
Ronald ne laissait aucun souafle passer ses buts, il était un très bon gardien. Et Harry ne pouvait pas faire grand-chose pour l'instant, le vif d'or étant invisible depuis quelques minutes. Finalement, les deux attrapeurs repérèrent le vif au même moment, et ils plongèrent tous les deux au coude à coude pour tenter de le prendre.
Pourtant, après plus d'une heure de match, la maison des lions gagna le match, et Elianor sentit plus qu'elle ne vit Pansy lui sauter au cou.
Pansy était ravie que Ronald ait gagné sa place de gardien des buts.
Couloirs menant à la Grande Salle
Les deux Slytherin ne s'étaient pas quittées depuis la fin du match, et marchaient silencieusement derrière les autres, pour aller dîner.
Poussant son amie à aller voir Ronald, Elianor lui souffla qu'elle devait le faire maintenant. Cependant, quelque chose stoppa brusquement Pansy dans son élan alors qu'elle allait voir le roux. Tout un rassemblement s'était fait autour de lui pour le féliciter, certes ce n'était pas un problème pour la Slytherin ! Mais le fait que tous les Gryffindors se mettent soudainement à siffler lui fit froncer les sourcils. Alors elle s'avança un peu plus, sous le regard inquiet d'Elianor, et vit Ronald avec Lavender Brown.
Pansy serra les dents, et fit demi-tour, pour dévaler les escaliers. Lançant un regard à Harry, Elianor s'aperçut que le brun avait comprit lui aussi.
Le trio d'or et Ginny s'étaient beaucoup rapprochés d'Elianor, Pansy et Blaise. Draco c'était une toute autre histoire, mais voir Pansy partir d'un coup comme ça fit mal au cœur au basané et au survivant.
Ce fut le premier qui réagit, suivant Pansy dans les escaliers, il la rattrapa près du septième.
S'asseyant à côté d'elle, Blaise la tira lentement contre lui.
– C'est ce que ça te fait ? Quand tu vois Thomas avec Ginerva. Je le sais Blaise. J'ai vu comment tu la regardes… Souffla la Slytherin. Tu es mon meilleur ami…
Puis des éclats de rire retentirent près d'eux. Relevant les yeux, Pansy serra un peu plus les dents, ravalant ses larmes, alors que la voix de crécelle de Lavender s'entendit nettement.
– Oups ! La place est prise on dirait !
La lionne lâcha la main de Ronald pour faire demi-tour, alors que lui commençait à s'approcher de Pansy. Elle cracha son venin sans faire attention.
– Pans'…
– Tires-toi Weasley !
– Pansy…
– Casses-toi !
Le roux allait répliquer, mais il se retint en s'apercevant du regard noir de la jeune fille. Il rejoignit alors Lavender, laissant Pansy se rasseoir près de Blaise, qui souffla.
– C'est ce que ça me fait…
oOoOoOoOo
18 Novembre,
Couloirs de Hogwarts, quatrième étage
Marchant dans les couloirs avec Pansy, Elianor avait la tête ailleurs. Elles n'avaient pas cours toutes les deux. Les deux heures entre 14H et 16H étant l'option de soin aux créatures magique pour l'une, et Étude des Runes pour l'autre, elles avaient décidé d'un accord commun de rester ensemble dans les couloirs, à se balader.
Quelque chose inquiétait de plus en plus la plus jeune. Elle avait reçu une lettre, le jour de son anniversaire d'un certain Héritier de la Maison Slytherin. Elle ne savait pas quoi en faire. Même si elle se doutait qu'elle n'avait sans doute pas réellement le choix.
Pourtant en voyant Ronald avec cette pouffe de Lavender, Pansy s'arrêta légèrement avant de reprendre sa marche, faisant comme si de rien n'était. Elles ne firent pas non plus attention à Harry et Hermione, qui se tenaient près des deux autres Gryffindors.
Elianor remarqua cependant avec un certain amusement qu'ils se lançaient quelques regards discrets tous les deux. Ils allaient finir ensemble ces deux-là, Elianor n'en avait aucun doute.
Mais, Elianor ne pouvait pas se retirer cette lettre de la tête.
oOoOoOoOo
20 Novembre 1996,
Hogwarts
Le week-end allait s'achever dans quelques heures, il était à peine 15 H, après tout.
Assise à la bibliothèque avec Pansy et Draco, Elianor tentait de finir un devoir de potion pour le mardi, alors que le blond pestait encore contre les lions.
– Draco… Laisses-les un peu tu veux.
– Évidemment… Tu es amie avec eux, alors tu les défends. Tu es une Slytherin ou une Gryffindor ?
– Une Snape, Malfoy. Une Snape. L'écusson des serpents ou des lions, quelle importance. Et Potter est plus doué que toi en potion.
– Parce que Granger l'aide ! C'est tout !
– Bien sûr, et il est devenu meilleur qu'elle aussi ? C'est tout de même lui qui a remporté le flacon de « felix ».
– Ce n'est que de la chance liquide… Pesta Draco.
– Jaloux… Sourit Elianor, alors que Ginny arrivait. Gin' !
La rousse s'arrêta, se tourna vers elle et lui sourit, alors que la jeune Snape se levait pour la rejoindre. Ginny vint faire la bise à Pansy, et hocha la tête en direction de Malfoy, qui l'ignora pour la forme. Elianor rangea ses affaires, et laissa Pansy reprendre une conversation avec Draco, pour suivre son amie qui l'attendait.
– Salut Eli'. Tu vas bien ?
– On va dire que oui, si entendre Draco Malfoy parler des lions à longueur de temps pour se plaindre, alors oui. Tout va bien. Et toi ?
– On va dire que oui… Je me suis encore disputée avec Dean. C'est compliqué en ce moment.
– Blaise veut le tuer en ce moment…
– Pourquoi tu me parles de Zabini ?! Sursauta Ginerva, les yeux confus, et les joues légèrement rouges.
Elianor se mit à sourire de manière malicieuse, et les deux étudiantes finirent par aller s'installer à une autre table, toutes les deux. Elles étudièrent pendant près de trois heures, avant qu'un élève de troisième année ne dise à la jeune Slytherin d'aller voir Dumbledore au plus tôt.
Fronçant légèrement les sourcils, Elianor se leva et embrassa sa meilleure amie sur la joue, avant de marcher vers le bureau de Dumbledore.
Une fois devant la gargouille en forme d'aigle, Elianor souffla le mot de passe. Citron meringué… C'était vraiment un mot de passe ce truc ? Il s'agissait plus d'un dessert à base de citron que le directeur semblait tant aimer… La statue de l'aigle bascula sur le côté, dévoilant ainsi un escalier en spirale, qu'Elianor se mit à gravir. Elle entra doucement dans le bureau du directeur, qui l'accueillit avec un grand sourire.
– Miss Snape ! Comment allez-vous ?
– Très bien professeur. Je m'adapte plutôt bien…
– Et les cours ? J'ai vu vos résultats d'entrée à l'école, vous êtes brillante !
– Oh euh… Je vous remercie professeur…
– Vos parents doivent être très fiers de vous.
– Mon père l'est… Enfin je crois ! Elianor regarda le directeur, confuse, et perdue.
– Severus ne vous a toujours rien dit ? C'est étonnant venant de lui. J'ai pensé qu'il vous aurait tout dit il y a quelques années…
– Je ne comprends pas professeur… Que voulez-vous dire exactement ?
– Vous êtes une sorcière remarquable, je pensais que même s'il ne vous avait rien dit, vous l'auriez deviné.
– Arrêtez de parler par énigmes professeur… Expliquez-moi plutôt ce que je dois comprendre.
– Vous appartenez à la famille Potter, Elianor. Vous êtes la fille de Lily et James Potter.
Elianor s'étouffa avec sa propre salive. Elle finit par souhaiter une bonne nuit au directeur sans grande conviction, et dévala les escaliers quatre à quatre pour entrer en trombe dans les appartements de son père.
Il ne sursauta même pas, mais il semblait tout de même surpris de voir sa fille ici… Pourtant, quand il s'aperçut du regard noir qu'elle lui lançait, il ne put que déglutir.
La première chose qui lui vint à l'esprit, ce fut l'existence même de sa fille. De la fille de Lily et James Potter. Le savait-elle ?
– Elianor… Que fais-tu ici ?
– Ce que je fais ici ? Tu me demandes sérieusement ce que je fais ici ? S'emporta Elianor.
– Elianor dis-moi ce qu'il se passe, et calmes-toi…
– Tu veux que je me calme, alors que je viens tout juste d'apprendre que tu n'es pas mon père ?
Elle fit une pause pendant quelques minutes, et craqua subitement, faisant sursauter légèrement Severus, alors que des larmes coulaient le long des joues de la jeune sorcière, et qu'un flacon de potion, vide, merci Merlin, éclata soudainement en morceaux.
– Tu n'es pas mon père putain ! Comment tu veux que je réagisse ?!
– Elianor… Je voulais te protéger. Tenta le maître des potions.
– Mais comment as-tu pu me cacher cela pendant 15 ans ?! Tu n'es qu'un enfoiré… Mais le pire, c'est que ce n'est même pas toi qui me l'a dit, c'est Dumbledore. Je comprends mieux pourquoi tu ne m'as jamais parlé de ma mère… Putain, comment j'ai pu être aussi conne ?! Tu aurais pu attendre que je sois assez grande pour m'en parler, mais tu aurais… Je ne sais pas moi… Tu aurais au moins pu me dire que j'étais orpheline de naissance ! Je suis née en tuant ma mère !
– Tu n'as pas tué Lily ! Tu n'as pas tué ta mère Elianor…
Severus ferma les yeux quelques secondes, prenant une grande inspiration avant de fixer la jeune fille devant lui.
– La nuit de ta naissance, à Halloween, quelqu'un est venu chez toi. Quelques mois auparavant, j'avais entendu une conversation entre le directeur et une prophétesse. Elle a prédit une histoire concernant un enfant qui naîtrait à la fin du mois de Juillet. Harry Potter est né le 31 Juillet. Je ne pensais pas que la personne, à qui j'ai rapporté ce que j'avais entendu, allait les tuer. Tu aurais dû naître pour Noël, Elianor. Tu es née alors qu'elle était déjà morte. Lily a puisé dans sa magie pour te maintenir en vie quelques heures de plus… J'ai fait une erreur, je te demande de me pardonner…
La jeune fille était sans voix. Elle avait peine à croire que cela pouvait être vrai. Elle, une Potter ? C'était impossible… Mais il y avait tellement de choses qui ne s'expliquaient que maintenant, grâce à cela.
Les seuls mots qu'elle réussit à articuler, parvinrent à briser le visage de son père de substitution.
– Tu les as tués… Ils sont morts à cause de toi…
La vue d'Elianor se brouilla, et la jeune fille inspira brusquement, retenant ses larmes, avant de partir en claquant la porte du bureau de Snape.
Le professeur soupira, refermant les yeux. C'était tout comme s'il les avait tué, oui. Elle avait raison. Mais il n'avait pas voulu cela ! Il avait demandé au Seigneur des Ténèbres de les laisser vivre ! Pourtant…
oOoOoOoOo
Crachant le mot de passe avant d'entrer dans sa salle commune, la brune espérait ne croiser personne. Elle ne voulait pas que les serpents la voient dans un tel état de vulnérabilité et de faiblesse. Le dîner étant actuellement en train de se dérouler dans la Grande Salle, elle supposa que personne n'était dans la salle commune.
Son vœu ne fut cependant pas exaucé.
Pansy était assise sur le canapé en cuir, face à la cheminée.
Elle avait peut-être une chance d'atteindre son dortoir avant qu'elle ne la voit, ou ne l'entende.
Passant derrière le canapé, Elianor retint difficilement un sanglot, et Pansy se retourna vers elle.
– Eli'… Qu'est-ce qu'il t'arrive ?! S'inquiéta la jeune sorcière en voyant les larmes de son amie.
– C'est rien Pansy. Ce n'est qu'un coup de déprime. Tout va bien.
– Assis-toi.
Hésitante, la jeune fille vint s'asseoir à côté de Parkinson, plongeant son regard dans la seule émeraude que le serpent, surplombant la cheminée, portait pour œil.
Elle priait pour qu'elle ne lui pose pas de questions.
– Raconte-moi ce qu'il se passe… Je sens bien que ça ne va pas. Depuis que tu es ici, tu n'as jamais été dans cet état.
– Je ne suis pas sûre que… Je ne peux rien dire, je n'y arrive pas.
– Dis-moi ce que tu peux. Tu sais que tu peux me faire confiance.
– Alors gardes le pour toi. Je veux que personne ne sache. Promets le moi Pans'…
– Je te le jure.
La sincérité chez Pansy, c'était sacré. Jamais elle ne cracherait ou ne divulguerait les secrets de quelqu'un. Et certainement pas ceux d'un ami.
– Je ne suis pas la fille de Snape. Mes parents sont morts le jour de ma naissance, alors que j'aurai dû naître le 25 Décembre…
– Tu es née le 31 Octobre, le jour de la mort des… Potter ?!
– Ne le dis à personne Pansy ! Je t'en prie ! Personne ne doit le savoir, et surtout pas Harry !
– Je te l'ai promis Elianor. Je tiendrais parole. Mais ça n'explique qu'en parti pourquoi tu es dans cet état. Je te connais.
– Il les a vendus au Seigneur des Ténèbres… Il les a fait tuer.
– Le professeur Snape a vendu les Potter… ?
Pansy écarquilla les yeux, alors que les larmes de son amie prenaient de l'ampleur.
Elle l'attira contre elle, et la serra un moment dans ses bras dans l'espoir de la consoler, alors que la jeune fille soufflait.
– J'ai fait une connerie Pans'… Je sais pas comment réparer ça.
– Quelle connerie ? S'enquit la Slytherin en voyant son amie se lever, fouiller dans son sac et revenir avec une lettre.
– Lis là.
Prenant la lettre comme s'il s'agissait d'une petite chose fragile, Pansy écarquilla les yeux.
Elianor Lily Snape,
Je dois avouer être surpris d'apprendre votre existence par le biais d'un de mes espions du Ministère. Votre père ne m'a jamais, ô grand jamais, parlé de vous.
J'ai pris connaissance de vos capacités magiques par l'étude de vos devoirs d'entrée à l'école de magie Hogwarts, et vous m'impressionnez. Vous êtes une sorcière remarquable, appartenant à la maison du grand Salazar Slytherin.
Je vous fais l'honneur de venir au Manoir Malfoy durant les vacances de Noël afin de me rencontrer, et de rejoindre notre grande et admirable cause.
Lord Voldemort, Héritier de la maison Slytherin
Pansy releva les yeux vers Elianor, et lui demanda.
– Quelle connerie Elianor ? Qu'est-ce que tu as fait ?
– J'ai accepté. J'irai au Manoir Malfoy pour le rencontrer.
– Et recevoir la Marque ?! Mais tu es complètement folle ou quoi ?! Tu es une gamine ! Tu ne peux pas faire cela.
– Vous ne pouvez pas baisser d'un ton toutes les deux ? Les sorts de silence ne sont pas présents dans les dortoirs et dans la salle commune vous savez. Retentit la voix de Draco, au milieu du couloir, alors qu'il atteignait la pièce principale.
Le blond ne portait qu'une chemise blanche et un pantalon en toile noire. Ses cheveux étaient toujours plaqués sur son crâne, et il fixait Elianor de son regard gris, la glaçant sur place.
– Pourquoi tu irais au Manoir pendant les vacances ? Réponds-moi franchement.
– Tu croyais quoi ? Que j'allais refuser son offre ?
– Son offre ? Tu appelles cela une offre toi ? Être marquée comme du bétail n'a rien d'une offre, et tu le sais.
– Si ça peut le sauver, je le ferais.
– Le ?
– Tu fais ça pour lui Eli'… ? S'adoucit la voix de Pansy, à côté de la plus jeune.
– Lui qui par Salazar ?
– Harry Potter.
– Le balafré ? Pourquoi tu voudrais le sauver ?!
– Il est mon ami, Draco. Alors si en entrant dans les rangs du Seigneur des Ténèbres, je peux le sauver, je ne me gênerais pas.
– Et s'il l'apprend ? Tu sais que tu risques la mort en faisant ça ?
– Il ne le saura pas.
– Et qui te dit qu'il ne le sait pas déjà ? Franchement Snape ! Tout ça pour le balafré.
– Lui au moins il n'est pas un lâche.
– Tu veux dire quoi par-là ? Que je suis un lâche ?!
– Tout à fait ! Je sais que c'est toi pour le collier d'opale !
– STOP ! Tous les deux !
– Je vais me coucher Pans'… à demain.
Elianor récupéra la lettre, ne laissant pas le temps à Pansy ou Malfoy de dire quelque chose, et se dirigea vers sa chambre. La jeune fille n'attendit pas plus longtemps avant de se blottir sous ses draps, tentant de se calmer. Reprenant lentement une respiration lente, la jeune fille se concentra sur son environnement, le regard tourné vers la fenêtre, où les bulles s'éclataient en silence.
Elle ne savait plus quoi faire. Elle était complètement perdue. Que pouvait-elle faire ? Ne pas aller au Manoir Malfoy et risquer de se faire tuer pour ne pas y être aller ? Elle ne pouvait pas. Elle devait protéger Harry. Son frère…
Elle rigola soudainement dans le silence de sa chambre, et pleura tout ce qu'elle pouvait.
Elle avait un frère par Merlin ! Et elle n'avait jamais connu ses parents ! Son père lui avait menti durant tant d'année, et ce n'était pas faute d'avoir tenté de lui retirer des informations, au moins sur sa mère.
Fermant les yeux, Elianor tenta de ravaler ses larmes, et finit par retirer ses couvertures pour se rhabiller. Elle se dirigea, sans grande conviction vers la photo que son… père, lui avait offerte pour son anniversaire, et la retourna.
Elianor Lily Snape. Lily, comme ta mère.
Lire cette phrase lui fit mal au cœur. Il avait voulu lui dire à travers cette phrase ? Reposant la photo sur son bureau, elle sortit des cachots. Elle avait besoin de prendre l'air.
La Tour d'Astronomie serait une bonne idée…
Elle traversa la salle commune en silence, mais pas assez visiblement.
– Où est-ce que tu vas ?
– Mêles-toi de ce qui te regardes Malfoy…
– Elianor… Attends !
Le blond se leva de son fauteuil, et suivit la jeune Snape alors qu'elle sortait de la salle commune. Il finit par la rattraper en la tenant par le coude, et l'obligea à se retourner vers lui.
– Qu'est-ce qu'il se passe réellement ? On te connaît ici… D'accord, tu fais perdre des points à notre maison pour des discussions avec Weasel, mais… Eli'. On te connaît. C'est la première fois que tu as des larmes aux yeux depuis que tu es là. Qu'est-ce qu'il se passe ?
– Rien… Rien qui ne te regarde Draco. Ce n'est rien, je t'assure.
– Elianor… Ne la prend pas. Pas pour… ça. Pour lui ou pour qui que ce soit d'autre.
– Je le fais pour vous Draco. Pas seulement pour Harry. Mais aussi pour mes amis. Comme toi. Comme Pansy et Blaise.
– Je n'ai pas pris la marque pour…
– Tu l'as prise pour ta famille. Pour protéger ta mère avant tout. Je le sais Draco. Je n'ai pas accepté de gaîté de cœur.
Elianor finit par lui sourire légèrement, avant de lui embrasser la joue en douceur, le laissant surpris. Elle en profita pour prendre la fuite, monta les escaliers et se retrouva sans trop savoir comment en haut de la Tour d'Astronomie.
Mais elle n'était pas seule.
Harry était là. Avec Hedwige qui roucoula joyeusement en apercevant la nouvelle arrivante.
Ceci eut pour effet de faire faire un demi-tour au Gryffindor. Lui qui pensait être seul dans la Tour. A être le seul à venir ici, autrement que pour les cours d'Astronomie.
Pourtant, en voyant Elianor, il ne put que l'inciter à venir près de lui. Il ne savait pas comment qualifier cela, mais il avait l'impression d'être auprès de sa petite sœur dès qu'elle était à ses côtés.
Sa magie lui jouait peut-être des tours. Mais sa magie reconnaissait celle d'Elianor comme sa jumelle.
Un léger et apaisant silence s'installa entre eux, parsemé de leurs respirations respectives et des roucoulements de la chouette blanche, qui babillait quelque chose qu'ils étaient sûrement censés comprendre.
Ils se mirent à rire sous le brusque changement d'humeur de la jeune Harfang des neiges, qui battit des ailes. Comme pour montrer son mécontentement.
– Elle est adorable.
– C'est Hagrid qui me l'a offerte. Le lendemain de mon arrivée dans le monde sorcier, en cadeau d'anniversaire.
– Ça a dû être difficile pour toi d'apprendre que tu étais un sorcier… Doublé d'une célébrité d'ailleurs…
– Très. Mais c'est surtout le fait d'avoir appris que mes parents avaient été tué par Voldemort, alors que j'avais toujours cru qu'ils étaient morts dans un accident de voiture. Au final, ils ont été tués à cause de moi…
– Non ! Se taisant subitement, Elianor se pinça les lèvres, accoudée à la barrière qui les séparait tous deux du vide. Ce n'est pas à cause de toi…
– C'est pourtant ce qu'on m'a dit… Un enfant qui naîtra à la fin du septième mois aura le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres. Il n'y a que moi… à part Neville mais…
– Ce n'est pas de ta faute si ils sont morts Harry…
Non. Ce n'était pas de sa faute. C'était de la faute de – son père ? Elle ne savait plus trop. Perdue dans ses pensées, elle ne remarqua pas le regard vert émeraude du brun posé sur elle, alors que les joues de la jeune fille recommençaient à se parsemer de larmes silencieuses.
– Eli'… ? Qu'est-ce que tu as… ?
Il paraissait si inquiet. Mais elle ne pouvait pas lui dire qu'elle était une Potter. Il ne l'accepterait sûrement pas… Alors elle se tourna simplement vers lui et murmura.
– Je suis tellement désolée Harry… Tellement désolée…
Sans réfléchir, Harry prit – sans le savoir – sa sœur dans ses bras, et la berça doucement. Il ne savait pas ce qu'il se passait dans la tête d'Elianor, mais elle semblait si troublée, si perdue. Il ne put que tenter de la calmer, et de la bercer en lui disant qu'il était là, si elle avait besoin de parler à quelqu'un.
Même si il ne comprenait pas pourquoi elle s'excusait, Harry continua de la rassurer.
Ils finirent par se séparer, et s'assirent tous deux au sol.
– Mon parrain est mort à cause de moi… Ceux que j'aime meure à cause de moi. Je ne voudrais pas que tu sois l'une d'eux.
– On dirait que tu es en train de me dire que tu ne veux plus me voir.
– Non ! Surtout pas ! C'est juste que… Je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose. Souffla Harry, alors qu'Hedwige venait se poser entre eux.
La chouette roucoula à nouveau, et Elianor finit par lui caresser le plumage tout en douceur.
– J'ai su que Dumbledore t'avait convoqué en fin de soirée…
– Je n'ai pas vraiment envie d'en parler Harry.
Le ton était sans appel. Le sujet était clos. Harry Potter ? Son frère ? Impossible. Dumbledore lui avait mentit, tout comme son père. Lily… Son deuxième prénom ? Une simple coïncidence. Son père et elle étaient amis à l'époque de Hogwarts non ?
Mais… « Tu n'as pas tuée Lily !» et « Elianor Lily Snape. Lily, comme ta mère »…
Une coïncidence trop flagrante. Et elle avait peur qu'Harry ne la repousse, lui disant qu'elle se fichait de lui.
– Harry… Comment… Comment s'appelait ta mère… ?
Elle avait longtemps hésité avant de lui demander. Mais elle devait savoir. Elle devait comprendre.
– Lily…
Les yeux verts du brun se posèrent alors dans le vide, et Elianor se pinça les lèvres.
– Je ne voulais pas te rappeler de mauvaises choses Harry… Je…
– Je ne les ai pas connu Eli'… Je sais à quoi elle ressemble que grâce à un album photo. Et toi ?
– Moi ?
– Ta mère, comment elle s'appelait ?
– Je ne sais pas… Mon père n'a jamais voulu me parler d'elle… Fit-elle en se mordant la lèvre. Elle lui mentait, elle le savait. Mais avait-elle le choix ? Comment le prendrait-il…
– Jamais ?
– Jamais. Il a toujours évité le sujet. Il est roi dans ce domaine. Moi aussi d'ailleurs…
– On évite tous des sujets…
– Harry ? Comment est-il mort ? Ton parrain… Je comprendrais que tu ne veuilles pas m'en parler, c'est ton droit.
Elianor détourna les yeux quand Harry se retourna vers elle. Il fronça les sourcils. Elle ne savait donc rien de ce qu'il se passait dehors ? La guerre ?
– Il a traversé le Voile au Ministère. Je pensais que ton père t'en aurait parlé. Ils se détestaient tellement, je suis sûr qu'il a été ravi d'apprendre qu'il était mort…
La jeune fille n'avait qu'une seule réponse face à cela. Mais elle ne pouvait pas le lui dire. Comment voulez-vous dire, alors que vous voulez hurler haut et fort, que Severus Snape n'est pas votre père ? Comment Harry réagirait-il… Sûrement très mal…
Pourtant, avant qu'elle n'ait eu le temps de répondre, le Gryffindor se leva, lui tendant la main.
– Je te ramène à ton dortoir…
– Filch doit être dans les couloirs Harry…
– Aucun soucis. Il n'est pas dans cette aile à cette heure-ci.
Elianor se releva avec l'aide du brun.
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– Tu n'as jamais entendu parlé de la guerre qui fait rage dehors ? Contre Voldemort et ses Deaths Eaters.
– Non. Jamais. Mon père a sans doute voulu tout me cacher… Pour me protéger comme il le dit si bien… Finit Elianor, en se mordant la joue.
– Elianor ! Je commençais à m'inquiéter !
La jeune Snape leva les yeux, et aperçut Pansy devant elle.
– Bonsoir Harry.
– Pans'. Je vais y aller, avant que ce ne soit ton père qui me trouve. Bonne nuit les filles.
– Bonne nuit Harry.
Elles entrèrent dans leur salle commune, et la sixième année enjoignit Elianor à la suivre jusqu'à sa chambre.
– Je te quitte pas d'une semelle toi. Je t'ai entendu tu sais ? Je t'ai entendu pleurer tout à l'heure.
– Ce n'était rien…
Elles se mirent toutes deux en pyjamas et s'allongèrent dans le lit de Pansy. Elles se mirent en face l'une de l'autre, laissant les reflets de la lune éclairer la pièce, alors qu'ils passaient à travers l'eau.
– Je ne lui ai pas dit que j'étais sa sœur…
– Et tu crois qu'il va réagir comment quand il va l'apprendre ? Sauter au plafond ? Il t'adore déjà… Ne tarde pas trop à lui dire…
– Pansy ! Je vais prendre la marque ! J'ai eu le choix entre accepter et refuser ! Et j'ai… J'ai accepté Pans'… J'ai accepté. Avant même que je ne sache la vérité…
– Pour qui le fais-tu Eli' ?
Elianor fixa son amie quelques minutes, le silence étant interrompu par les cliquetis contre la vitre.
– Pour Harry… Pour Draco… Pour toi… Pour mes amis, qu'ils soient chez les serpents, les lions, ou les aigles. Mais aussi… pour mon père… Je sais ce qu'il est… Je sais qu'il risque sa vie à chaque instant depuis qu'Il est revenu. Et j'ai peur… J'ai peur pour lui… Pour vous tous…
– Tu aurais dû aller chez les blaireaux Snape…
La plus jeune étouffa un sanglot, et se réfugia dans le giron de sa meilleure amie, qui la colla un peu plus contre elle. Elles finirent par s'endormir dans cette position plus d'une heure plus tard.
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15 Décembre 1996,
Appartement de Severus Snape
Assise sur la première paillasse de la pièce, face au bureau de Severus, Elianor hésitait depuis quelques minutes pour lui poser une question.
Réalisant une potion de sommeil sans rêve pour le stock de Madame Pomfrey, à l'infirmerie, la jeune fille n'avait qu'une seule pensée. Ses parents biologiques.
Elle voulait savoir comment était sa mère. Si elle avait été une bonne ou une mauvaise élève. Gentille et attentionnée. Ou si, au contraire, elle avait été quelqu'un d'exécrable avec les autres. Et comment était son père aussi.
Arrêtant de batailler plus longtemps avec ses pensées, elle leva les yeux vers Severus par lâcher une première question.
– Tu peux me parler de maman ?
Le professeur leva les yeux de ses copies pour fixer sa fille. Car oui, Elianor était sa fille. Il n'était pas son père biologique, mais c'était bel et bien lui qui l'avait élevé. Et personne ne lui dira le contraire, sous le risque de se prendre un sortilège de son cru.
– Lily était charmante. Rouquine, yeux verts. Studieuse et brillante. Elle était ma meilleure amie à l'école. Et je l'aimais.
– … Et mon père ?
– Un parfait connard… Cracha Severus, sans y faire réellement attention. Mais elle ne voyait que lui. James Potter… Son fils est pareil. Gryffindor jusqu'au bout des ongles, insolent et stupide.
– Harry est mon frère. Rappela brusquement Elianor. Et ce parfait connard était mon père. Je dois te rappeler encore une fois que c'est à cause de toi ? Mais il y a un truc que je ne comprends pas. Comment puis-je être en vie, alors que maman était morte avant ma naissance ?
– C'était Lily. Il n'y a rien à comprendre. Elle était puissante. Elle savait ce qu'elle faisait.
– Contrairement à toi…
Severus n'entendit pas sa phrase. A la place, il haussa un sourcil, et laissa sa fille sortir quand elle eut finit sa potion.
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Elle rejoignit sa salle commune, et s'installa entre Blaise et Draco, qui stoppa sa discussion avec Blaise pour tourner le regard vers les yeux vides d'Elianor. Quand elle porta sa main droite à son visage, il put nettement constater qu'elle portait la bague qu'il lui avait offerte à son anniversaire.
Notant silencieusement ce fait dans le creux de son esprit, il s'obligea à ne pas sursauter quand elle posa sa tête contre son épaule.
– Ça va Eli' ? S'inquiéta Pansy en voyant leur amie dans cet état.
– Pas très bien… Mais on fait aller.
Elle plongea son regard dans l'âtre de la cheminée, et soupira. Dans moins de deux semaines, elle serait au manoir Malfoy pour recevoir la marque. Une marque qui gravera à jamais sa peau, comme un tatouage indélébile.
Perdue dans ses pensées, elle ne vit pas le changement de comportement de ses trois amis face à son état d'esprit.
Voulant la faire sortir de sa torpeur, le black commença une conversation.
– Tu y vas alors au bal de Slughorn ?
– Évidemment que oui ! Il y aura Harry, Hermione, Luna… Ginny aussi… Souffla-t-elle en fixant le black, un léger sourire aux lèvres.
– Pourquoi tu me parles de Ginerva ?!
– Putain Blaise ! Ça se voit comme le nez au milieu de la figure ! Comme Pansy avec Weasel ! Rigola Draco.
– Ce n'est même pas vrai… S'offusquèrent les deux serpents, avant de voir Elianor sourire doucement.
Ils avaient au moins réussi cela. Faire sourire la jeune Snape.
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20 Décembre,
Bal du club de Slughorn
Beaucoup de jeunes sorciers étaient présents. Beaucoup trop pour Elianor, qui ne savait quelle posture ou quelle apparence porter dans ce genre d'événement.
Avec sa robe couleur émeraude et aux broderies dorées, elle abordait à la fois la couleur émeraude de sa maison, mais aussi celle des Gryffindor par l'or. Quand elle allait se retourner vers Blaise, Elianor aperçut nettement Hermione se cacher derrière un rideau pour échapper à quelqu'un.
Une dizaine de secondes plus tard, Harry rejoignit la brune derrière ce même rideau.
– Hermione ? Qu'est-ce que tu fais… ? Et qu'est-ce qu'il t'es arrivé ?
– Je me suis échappée ! J'ai laissé Cormac sous la branche de gui…
– Cormac ?! C'est lui que tu as invité ?! Lâcha le brun, un brin jaloux.
– Ce type a plus de tentacules qu'un Snargalouf !
– Tartare de dragon ? Fit un serveur en arrivant, cassant leur effet « cocon » derrière les rideaux.
– Non merci… ça va aller… Répondit Hermione, croisant les bras.
– Vous faites bien, ça donne une haleine épouvantable !
– Oh et puis si ça peut repousser Cormac !
Hermione prit le plateau des mains du serveur et fourra cet… apéritif, suspect dans sa bouche, avant qu'elle ne le repose dans le plateau, et ne le donne à un Harry interrogatif.
– Oh non le voilà…
Cormac arriva au moment où elle prit la fuite, et lança à Harry.
– C'est une véritable anguille ta copine. Elle a la langue bien pendue aussi, mais elle a un brin… C'est quoi que je mange là au fait ? Souffla le Gryffindor, en mâchant le tartare de dragon.
– Les boules du dragon.
L'effet fut immédiat. Cormac recracha le tout. Juste devant Severus Snape qui venait chercher Potter. Potter qui se faisait la malle.
– Vous venez de gagner un mois de retenue McLaggen. Pas si vite Potter !
Sortant du « cocon », Severus se dirigea vers Potter, alors qu'il cherchait Hermione des yeux.
– Professeur, mon amie…
– Doit bien pouvoir survivre une minute ou deux à votre absence. J'ai un message pour vous.
– Un message ?
– Le professeur Dumbledore m'a demandé de vous faire parvenir ses meilleurs vœux de Noël. Il voyage, et reviendra quand les cours, reprendront.
– Il voyage où ?
Ignorant la question du brun, Snape s'en alla. Jusqu'à ce que Filch ne hurle qu'un inopportun était présent.
La musique cessa, et toutes les têtes se tournèrent vers le concierge et l'élève indésirable à la fête. Draco Malfoy.
Fronçant les sourcils, Elianor le fixa, alors que son – père – s'avançait vers lui.
– Je vais raccompagner ce jeune homme.
– Volontiers.
Le prenant par le coude, Severus fit sortir Draco de la salle, alors qu'Harry se mettait à les suivre.
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Dans le couloir, Harry se plaqua contre un mur pour écouter la conversation entre Malfoy et son professeur. Tout du long, il fronça les sourcils.
– Je n'ai pas de compte à vous rendre !
– Vous avez peur Draco. Laissez-moi vous aider.
– Je n'ai pas besoin d'aide ! J'ai été choisi pour ça ! Parmi tous les autres !
– J'ai fait le serment inviolable. Laissez-moi vous aider.
– Ce sera ma gloire ! J'ai été choisi pour ça !
Harry regagna son dortoir en essayant d'oublier tout cela. Même s'il n'y parvenait pas vraiment.
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Pendant ce temps, Elianor était retournée dans sa salle commune, et discutait avec Blaise de ce qu'il s'était passé à la fête de Slughorn.
Quand Draco entra dans la pièce, Elianor bondit de sa place.
– C'était quoi ça ?! Pourquoi tu t'es introduit en douce comme ça au septième étage ?!
– Mêles-toi de ce qui te regarde Snape.
– Draco ! Sursauta Blaise, cela faisait deux bonnes semaines qu'il n'avait pas appelé Elianor comme cela.
– Mêlez-vous tous les deux de ce qui vous regarde. OK ? Cracha le blond, avant de voir Elianor froncer les sourcils.
Silencieusement, elle lui intima de venir lui parler dans sa chambre d'un geste de tête, et il la suivit sans protester.
La jeune fille s'assit sur son lit, alors que Draco observait la pièce d'un œil inquisiteur. Il se mit à fixer la photo qu'elle avait raccroché à son mur. La photo d'elle à ses deux ans, avec le dragon en peluche qui tournoyait autour de sa tête. Le blond avisa également la présence de la lettre du Seigneur des Ténèbres sur son bureau, et finit par se retourner vers elle avant de s'asseoir à son tour sur le lit qu'occupait déjà Elianor.
– Qu'est-ce que tu faisais au septième étage Dray ? Tu peux me le dire…
– J'ai une mission Eli'… Je ne peux rien te dire de plus.
– Draco…
– Je dois trouver un moyen de tuer Dumbledore et de faire entrer des Deaths Eaters dans le château. Ça te va comme réponse ?
Elianor se mordit la langue. Elle ne savait pas quoi lui dire en cet instant. Elle comprenait, c'était certain, Draco était prit entre deux feux. Mais Elianor était perdue. Fermant les yeux quelques secondes en prenant une respiration plus calme et plus contrôlée, elle se tourna vers le blond.
Les yeux gris orageux fixaient un point vide devant lui, alors la jeune fille posa une main sur sa joue et lui fit tourner la tête, de façon à ce qu'il la fixe. Elle murmura.
– Fais attention Draco… Je ne suis pas sûre de pouvoir avancer sans toi.
– Évidemment que tu le pourras… Tu es une Snape…
Une Potter, eut-elle envie de répondre. À la place, elle posa ses lèvres sur les siennes, tout en fermant les yeux. Draco écarquilla les siens. Qu'était-il censé faire par Merlin ?!
…
… TBC …
…
