Bonsoir à vous les gens !

Oui, après Lies, c'est au tour d'Angel ! Mais je ne vais pas m'attarder, et je vais vous laisser lire.

Mais avant, je voudrais quand même vous remercier pour les reviews, les mises en follows et les favorites ! C'est plaisant de voir que la fiction plait, et ça me donne envie de continuer !

PS : Le chapitre VII (7) est fini, et je vais commencer le chapitre 8 sous peu, mais je ne vous garantie rien, à la place, peut-être que la suite de l'OS One Day vous fera plaisir ? Je l'espère en tout, cas puisqu'il est en cours d'écriture, de même qu'un OS qui s'appelle « Je couche avec ta fille Potter », qui sera publié dans quelques semaines. Là aussi, sans garanti pourtant !

Allez, bonne lecture les loupiots ! Je vous n'ems !

RATING : M

Couple : Harry/Hermione ; Draco/Elianor ; Blaise/Ginny ; Ronald/Pansy (oui c'est un couple pas commun, mais je les vois bien ensemble...)


Angel with the scabbed wings

Chapitre VI : Potter


14 Avril,

Couloir du septième étage

En passant par ici, Harry était sûr de trouver ce qu'Elianor et Malfoy trafiquaient. Enfin, il l'espérait.

Il prenait la jeune fille pour sa sœur, et il avait réellement l'impression qu'elle avait une magie complémentaire à la sienne. Mais le plus étrange, c'est qu'elle ne semblait pas si proche de sa magie que cela. Harry ne savait pas trop comment l'expliquer, mais il avait cette étrange sensation d'être « complet » quand elle était près de lui.

Il sortit de ses pensées en entendant un rire léger. Il reconnut facilement le rire d'Elianor. Sa curiosité l'emportant, il marcha lentement dans le couloir et observa.

Elianor et Malfoy avançaient côte à côte. Eli' trop proche du blond. Et ils se tenaient la main ? Fronçant les sourcils, Harry vit avec inquiétude Malfoy se pencher vers la Slytherin pour embrasser ses lèvres. Tendrement, certes, mais Malfoy embrassait Elianor bordel ! Et elle se laissait faire ! Ce n'était pas possible !

Harry avait eu envie d'intervenir. Vraiment. Mais il voyait bien que son amie était heureuse dans les bras du blond. Heureuse jusqu'à ce qu'ils se postent tous les deux devant la tapisserie du septième étage. La tapisserie qui abritait désormais la Salle sur Demande. Mais que pouvaient-ils bien y faire… ?

oOoOoOoOo

Le visage d'Elianor se ferma soudainement devant la grande pièce de tissus. Et même si elle savait que Draco avait ressenti son inquiétude, elle ne pouvait plus faire semblant. Elle en avait assez des apparences.

Alors elle laissa des larmes couler le long de ses joues en entrant dans le foutoir qu'était la Salle sur Demande, le blond à sa suite, qui la retint bien vite par le bras pour l'attirer contre lui.

Il savait ce qu'elle ressentait à cet instant. La peur. Le désespoir. La tristesse. Mais également un sentiment de trahison. Alors il lui murmura des mots rassurants, pendant qu'elle laissait ses larmes descendre jusqu'à son cou ou dans la chemise blanche de Draco. Elle serrait comme elle pouvait un morceau du vêtement du blond de ses mains.

Comme si elle s'accrochait à une bouée de sauvetage.

Elle avait peur. Peur de décevoir tout le monde. Et en particulier Severus, qui faisait tout pour couvrir ses arrières. Qui faisait tout pour qu'elle puisse rester une inconnue auprès du Seigneur des Ténèbres. Mais rien n'était facile…

– Je ne tiendrais pas Draco… Je ne suis pas assez forte pour tout ça…

– Bien sûr que si tu l'es. Trancha le jeune homme. Tu es bien plus forte que tu ne le crois.

– Je n'arrive même pas à dire à Harry que je suis sa sœur, tu imagines ?

– Tout ce dont tu peux avoir peur quant à lui, c'est de la manière dont il va réagir quand il apprendra qu'on est ensemble toi et moi. Il t'adore, et je ne doute pas une seconde qu'il te prend pour une petite sœur de cœur. Je sais de quoi je parle. Pansy et Blaise font partie de ma famille à mes yeux.

– Une famille idéale…

– Oui, si on omet le fait qu'ils aiment tous les deux des Weasley aussi roux que des belettes !

Cette pique permit à Draco de détourner l'attention d'Elianor quelques secondes sur ce qu'ils étaient venus faire à l'origine : Réparer l'armoire à disparaître une bonne fois pour toute.

oOoOoOoOo

Harry s'installa à côté d'Hermione, dans la grande salle, et soupira.

Elle savait qu'il y avait quelque chose par rapport à Elianor et Malfoy, mais elle ne voulait pas engager la conversation sans que lui ne commence à en parler. Hermione savait que si elle entamait la conversation, le brun allait se fermer… Alors quand il ne voulait pas parler, il fallait le forcer.

– Crache le morceau Harry…

– Ils sortent ensemble.

– Qui dont ?

– Malfoy et Eli'… Je les ai vu s'embrasser dans le couloir avant qu'ils ne disparaissent dans la salle sur demande.

– Harry… Je sais que tu n'aimes pas Malfoy mais… Ne sois pas si dur avec lui.

– Je tiens à Elianor, 'Mione… Plus que je ne le pensais. Je ne veux pas qu'il lui attire des ennuis.

Hermione eut un sourire intérieur. Il avait enfin avoué qu'il tenait à Elianor ! Elle posa alors sa main sur celle du brun, et lui accorda un sourire bienveillant. Harry eut un léger sourire, il n'y avait que sa Mione pour faire ce genre de chose dans des moments pareils. Et il lui en était reconnaissant.

oOoOoOoOo

Salle commune des Slytherin,

Après le dîner, Elianor et Draco avaient, avec un accord tacite, décidé de rester dans le petit salon pour discuter. Pour se rapprocher un peu plus de l'autre.

Et Draco venait de lui faire une révélation. Plus importante que tout aux yeux d'Elianor.

– Si ton père apprend que tu veux faire capoter ses plans… Il va…

– Il ne fera rien. Je suis son seul héritier. Et Mère ne le laissera pas faire. Je le sais. Celui qui m'inquiète, c'est le Lord.

– Je suis morte de trouille Draco… Je sais qu'il ne me fera rien mais… Je sens qu'il y a quelque chose… Et ça me fait peur. Et j'ai peur pour toi…

Draco eut un sourire en coin avant d'attirer Elianor contre lui. Elle ferma les yeux en plongeant son visage dans son cou, et sourit en entendant le blond murmurer.

– Je ne le laisserais jamais te faire de mal… Je te le promets.

– Ne jamais promettre quelque chose qu'on ne peut pas tenir Dray… Ne promets pas, ne promets plus.

Draco fronça les sourcils. Il la protégerait, il le promettait et il le ferait, même si elle était contre. Mais pourquoi disait-elle qu'il ne devait pas promettre ? Il allait rajouter quelque chose quand elle murmura à son tour, souhaitant sûrement ne pas se faire entendre. Mais il l'entendit.

– Je t'aime Malfoy…

Le blond l'obligea à relever les yeux vers lui, et embrassa ses lèvres de la manière la plus douce qu'il pouvait. C'était un baiser tendre, aimant, attentionné… Amoureux.

Ils soupirèrent de concert, appréciant le contact chaud et humide de l'autre, finirent par se décoller pour se regarder dans le blanc des yeux. Le mercure et le feu. L'orage et le soleil. Le gris et le jaune.

Il posa enfin la question qui attendait une réponse depuis qu'il l'avait rencontré.

– Pourquoi tes yeux sont-ils si…

– Jaune ? Ambré ? Sang de licorne… Réaction chimique avec la poussière de fée qu'il y avait sur mes cils quand j'avais dix ans… Tu as un don pour changer de sujet… Fit Elianor avec un sourire en coin.

– J'aime tes yeux.

Elianor se sentit brutalement rougir et baissa les yeux sous la gêne. C'était sa façon de lui dire « Je t'aime ».

oOoOoOoOo

1er Mai,

Couloirs des cachots

Harry se baladait dans les couloirs depuis plusieurs demi-heure déjà, et ses pas l'avaient guidé jusqu'aux cachots sans qu'il n'y fasse attention. Il soupira, fermant les yeux et commença à penser. Il repensait sans cesse au fait qu'Elianor se mettait en danger pour lui.

Elle avait pris la marque des Ténèbres, et il s'en inquiétait. Elle sortait avec Malfoy, et même si elle semblait heureuse avec lui, il s'en inquiétait.

Mais quelque chose le taraudait encore plus.

Elle était la fille de Severus Snape. Et il y avait un problème. Il avait entendu une discussion entre le directeur de l'école et son professeur de défense. Il avait été énoncé que quand Harry saura, il n'y aura plus de retour en arrière possible. Mais quand il saura quoi par Merlin ?! On lui cachait encore des choses, et entre la chasse aux Horcruxes avec Dumbledore et sa relation étrange avec Elianor, il ne savait plus quoi faire…

Il continua d'avancer jusqu'à s'arrêter à hauteur des appartements de Snape. Il se stoppa net en entendant la conversation. Même feutrée par la porte en bois, le brun arrivait très bien à comprendre, et il ne pouvait désormais plus nier l'évidence.

– Tu es aveugle Elianor ! Le Seigneur des Ténèbres sait qui tu es !

– Évidemment qu'il le sait ! Il ne m'aurait jamais demandé de m'en prendre à Harry sinon ! Évidemment qu'il sait que je suis Elianor Lily Potter ! Il l'a toujours su ! A partir du moment où il a appris mon existence. Il sait que tu n'as jamais eu de femme, de petite-amie ou même d'une simple aventure !

– Baisses d'un ton ! Tonna la voix de Snape.

– Non ! Tu m'as menti pendant des années, et maintenant tu veux m'empêcher d'aider mon frère ?! Ça non. Je ne le ferais pas. J'aiderais Harry, que tu le veuilles ou non ! Il est mon frère ! Il est la seule famille qu'il me reste ! Tu m'as peut-être adoptée par le sang, mais je ne suis pas ta fille ! Je suis une Potter. Elianor Lily Potter. Je ne suis pas une Snape, Severus… Je suis orpheline de naissance. Je suis née alors que j'aurais dû mourir avec maman… La seule présence féminine que j'ai eue, c'était Alita. Notre elfe de maison.

Harry ne savait plus quoi penser. Elianor était sa petite sœur ? Née le 31 octobre 1981. Le jour de leurs morts… Hésitant entre montrer sa présence et partir, le Gryffindor ferma les yeux un instant, alors que la voix de son professeur retentissait, plus calme. Mais trop inquiète.

– Tu vas te faire tuer Elianor…

– Il l'aurait déjà fait… Il mise sur le fait que j'ignore qui je suis. Sauf qu'il se trompe… Je sais très bien qui je suis. La petite sœur d'Harry Potter. Et la fille de James et Lily Potter. Née le 31 Octobre 1981, à St Mungo's. Je ferais tout, pour aider Harry, même si…

– Elianor… Coupa Severus.

– … Même si je dois en mourir. J'aime déjà Harry comme mon frère. Tu veilles sur lui depuis trop longtemps… Laisses-moi faire maintenant. Laisse-moi l'aider. Et je te promets qu'à la fin, on ira tous les deux dans cette maison de campagne… Tu te souviens de la maison de campagne, perdue au milieu de nulle part où je pouvais déjà monter des Thestrals ? Je n'ai jamais compris pourquoi je pouvais déjà les monter à cinq ans… Maintenant je sais. J'ai vécu la mort de maman, de l'intérieur.

Harry ne savait plus quoi penser. En entendant Snape dire qu'Elianor risquait sa vie pour sauver celle de son frère, le brun avait, un instant, eu un pincement au cœur. Et son frère s'appelait Harry Potter…

– Je sais ce que je fais… Aies juste confiance en moi…

– J'ai confiance en toi Elianor, mais quand Potter saura que tu es sa sœur, il va vouloir tout faire pour t'éloigner de la guerre.

– Il le fait déjà sans savoir que je le suis… Et il sait écouter aux portes également. Comme moi quand j'étais petite…

Le souffle d'Harry s'arrêta net. Elle savait qu'il était là. Alors quand Severus Snape sortit du bureau pour vérifier, il ne put que faire semblant de faire celui qui n'avait rien entendu, et nia en bloc le fait d'avoir entendu quoique ce soit. Mais Snape le fit entrer, et Harry se retrouva face à Elianor.

Sa sœur ?

– On ne t'a jamais dit que c'était mal d'écouter aux portes Potter ?

– J'ai l'impression d'entendre Malfoy…

Elianor se mit à sourire. Un sourire sincère. Mais il s'effaça bien trop vite aux yeux du brun, qui ne put que baisser les yeux.

– Alors tu es… ma petite sœur ?

La jeune Slytherin baissa les yeux à son tour, et souffla un faible « oui ».

Soudainement, un petit grognement retentit dans la pièce et Severus soupira en ouvrant la porte d'une chambre, pour laisser un petit dragon, à l'origine en peluche, tournoyer autour des deux enfants Potter.

– Je sais que c'est dur à admettre Potter. Mais voyez l'évidence. Elianor tient à vous, et vous tenez à elle plus que pour une simple amie. Votre magie l'a reconnu comme étant sa jumelle. Comme étant elle. Vous aviez dû trouver cela étrange au début, mais maintenant vous savez.

– Nos parents sont morts. Il n'y a que nous deux. Et je devrais peut-être mourir à la fin. Ce sera lui ou moi.

– Ce sera NOUS ou lui. Je t'aiderais. Comment, je ne sais pas. Mais je t'aiderais. Assura Elianor en relevant vivement les yeux vers son frère.

– Pourquoi tes yeux sont-ils si… ?

– Jaune ? Poussière de fée et sang de licorne Monsieur Potter. Quand Elianor avait dix ans, des résidus de poussière de fée s'étaient installés sur ses cils, et son dragon en peluche, ici présent n'a pas trouvé mieux que de mettre la pagaille dans mes étagères et de faire tomber quelques gouttes de sang de licornes sur les yeux de ma fille. Cracha Snape en foudroyant le dragon en question du regard, alors que celui-ci allait se cacher derrière l'épaule d'Elianor.

Elianor baissa les yeux sous la réponse de Severus. Elle adorait cette couleur. Elle était une source de chaleur à ses yeux, même si elle était plus sereine en présence de vert. Le jaune lui faisait penser à de l'or, et pour rien au monde elle ne changerait ses yeux pour sa couleur d'origine.

Elle avait appris à vivre avec, et maintenant, elle s'était fait au fait qu'elle avait les yeux jaunes. Jaune comme l'ambre.

Severus finit par les congédier en silence, prétextant un important besoin de finir de corriger une centaine de copie d'élèves, alors que la dragon en peluche retombait inanimé au sol.

oOoOoOoOo

Harry et Elianor vagabondèrent dans le couloir, sans dire un mot. Sans se lancer un seul regard. Ils étaient nerveux, cela se sentait très bien.

– J'aurais dû te de le dire… Finit par souffler Elianor, se mordant nerveusement l'intérieur de la joue.

– Me dire que tu étais ma sœur ou que tu sortais avec Malfoy ?

– … Les deux ?

Cette petite réponse de la part de la plus jeune fit rire le brun. Il s'attendait à une réponse du genre, mais le fait qu'elle le lui dise comme si elle avait été prise en faute, ne rendait que le tout très distrayant.

– Honnêtement Harry, comment aurais-tu réagis si je te l'avais dit avant ?

– Je ne sais pas… Mal sûrement. Je ne te connaissais pas assez pour savoir si tu me mentais ou non avant… Mais maintenant… Avec tout ça, et le fait que tu aies pris la marque pour moi… Je ne peux que m'inquiéter Eli'. Tu es ma petite sœur, et je te protégerais.

Elianor se mit à sourire doucement. Ils finirent par s'arrêter devant le passage de la sorcière Borgne, et Elianor grimaça subitement.

Sa marque lui faisait mal. Ce n'était pas normal… Il ne pouvait pas l'appeler maintenant, juste avant le dîner.

S'excusant auprès de Harry, la jeune fille lui embrassa la joue, et se mit à courir vers les cachots, et plus précisément vers les appartements de Severus.

Severus qui attendait devant la cheminée avec Draco.

– Il vous appelle vous aussi… ?

Les deux hommes hochèrent la tête, et ils surent tous les trois qu'ils n'avaient guère le choix. Ils devaient se rendre près du Lord.

oOoOoOoOo

Harry était dans la tête de Voldemort. Il ne l'avait pas été depuis bien longtemps… Et il se serait bien passé des sensations étranges qu'il ressentait. Que le Lord Noir ressentait.

Mais ce fut en voyant Elianor qu'il s'inquiéta réellement lui-même. Voldemort l'avait convoqué… Avec Snape et Malfoy. Père et fils étaient présents, et Lucius Malfoy faisait presque pitié, déjà allongé sur le sol à cause d'un Doloris particulièrement vicieux et douloureux.

Endoloris ! Vous êtes tous des incapables ! Vous êtes tous plus idiots les uns que les autres ! Hurlait Voldemort.

Il hurlait depuis plus de vingt minutes sur ses Deaths Eaters, ils étaient presque tous allongés au sol sous la puissance et la fureur des Doloris du Seigneur des Ténèbres.

Seuls Elianor et Draco étaient encore debout. Stoïques. Immobiles. Voldemort ne leur avait rien lancé, pour l'instant. Alors quand il se tourna vers eux, lentement, Nagini sifflant à ses pieds, ils surent tous deux que cela aller être leur tour.

– Draco, puis-je savoir pourquoi l'armoire n'est pas réparée ?

– Elle était très endommagée mon Seigneur… Plus que je ne le croyais. Mais elle sera bientôt prête. Déglutit le blond, sous le regard noir de son père et de celui du Lord.

– Endoloris ! Ne me mens pas !

Draco tomba à genoux, le souffle coupé par le sort rouge, alors qu'Elianor se faisait violence pour ne pas accourir vers lui. Harry le voyait bien.

– Très chère Elianor, je pensais qu'avec ton aide si précieuse, l'armoire serait réparée en Avril. Nous ne pouvons plus attendre.

– Je vous assure Maître que nous faisons tout ce que nous pouvons pour la réparer. Elle sera prête durant le mois de Juin, je peux vous l'assurer. Affirma-t-elle, pourtant très prudente.

Le Lord hurla encore un Doloris, qu'Elianor finit par parer, sous la surprise de toutes les personnes présentes. Mais Harry sentait parfaitement bien que les agissements du Lord Noir étaient… différents, même s'il était surpris par cette rébellion de la part d'Elianor.

– Avec tout le respect que je vous dois, My Lord, nous ne pouvons faire mieux, et ce n'est pas en nous blessant que nous la réparerons plus vite.

Voldemort eut un rictus en coin. La petite Snape avait de la ressource, de la répartie. Et il aimait cela. Beaucoup. La petite Potter ne savait peut-être pas qui elle était finalement. Le Lord en était ravi. Il allait pouvoir se servir d'elle sans aucun soucis pour atteindre le garçon qui a survécu.

Il finit par les congédier, revoyant ainsi Elianor et Draco au château avant la fin de la soirée, avec Severus en escorte, et Harry sortit de l'esprit du Lord.

oOoOoOoOo

Les deux étudiants se retrouvèrent alors dans leur salle commune, sans trop savoir ce qu'il venait de se passer réellement.

Voldemort qui lançait un Doloris sur tous ses sbires. Voldemort qui regardait Elianor parer le sort qui lui était destiné sans trop de difficulté, pour lui dire qu'ils n'avanceront pas plus vite s'il continuait de les blesser à chaque rencontre.

– Je ne comprends pas. Vraiment.

– Je te rassure Dray. Moi non plus je ne comprends pas trop. Mais ce qui est fait est fait, alors n'en parlons plus s'il te plaît. J'ai déjà assez peur comme ça.

– Eli' ? Je dois te poser une question.

La jeune Snape fronça les sourcils, écoutant son compagnon d'un air attentif.

– Si le Lord arrive à tuer Potter, qu'est-ce que tu feras ? Et ne me mens pas. Je le saurais…

– Je le vengerais. Je le tuerais. Mais il n'aura pas le temps de tuer Harry. Parce qu'il faudra qu'il me prenne la vie avant d'atteindre celle de mon frère. Et si jamais Harry meure par Voldemort, je ferais en sorte que le dernier visage que le Lord voit, soit le mien. Bien vivant. Bien décidé à le faire mourir de la pire des façons.

– C'est… Et si le Lord me tuait ?

Elle écarquilla les yeux de surprise. Draco ne venait pas vraiment de lui poser cette question ? Si ?

– Je… Je ne survivrais sans doute pas plus longtemps…

Draco la fixa quelques secondes avant de l'attirer contre lui, cherchant par ce contact à la réconforter. Le blond la sentit se détendre aux creux de ses bras, et ne put s'empêcher de sourire quand il se rendit compte que la jeune fille s'était finalement endormie contre lui, sa main droite accrochée à sa chemise.

Ne voulant pas la laisser sur le sofa en cuir noir, le jeune Malfoy prit soin de la caler contre lui, de façon à pouvoir l'emmener dans sa chambre, pour la laisser dormir, avant de rejoindre leurs amis à la Grande Salle pour le dîner.

Au bout d'une demi-heure, Pansy allait demander où était Elianor avant d'être coupée par Blaise, qui posa la même question.

Offusquée, elle fronça les sourcils.

– Les femmes d'abord en général Zabini…

– Quoi ? Tu mettais trop de temps à formuler ta phrase, je t'ai juste devancé.

Draco leva les yeux au ciel, et finit par croiser le regard de Potter, placé en face de lui, à la table des Griffons, entre Granger et la femelle belette. Il devait à tous les coups savoir pour eux d'eux, et il semblait ne pas en être ravi. Il finit par détourner les yeux du brun, et de la conversation de ses amis, pour se focaliser sur son assiette, dont il n'avait encore rien commencé.

oOoOoOoOo

Chambre de préfet d'Hermione Granger,

A la fin du dîner, Harry avait subitement demandé à Hermione de pouvoir entrer avec elle dans sa chambre pour parler de quelque chose d'important.

Hermione était loin d'être idiote. Elle savait que ça concernait Elianor de près ou de loin, alors elle l'obligea à parler après s'être tous deux installés sur le lit, côte à côte.

– Annonces la couleur Harry…

– Avant le dîner, j'ai entendu une conversation entre Elianor et Snape. Ils se disputaient…

– Tu écoutes aux portes maintenant ? Interrompit Hermione avec un sourire moqueur.

– Elle est ma petite sœur Hermione.

Sourire moqueur qui s'effaça aussi vite qu'il était apparu. Elianor était née un 31 Octobre, ça ne pouvait pas être une coïncidence.

– Et j'ai eu une vision de Voldemort, avant le dîner également. Il torturait tous les Deaths Eaters présents. Malfoy aussi.

– Pas Elianor. Conclu la sorcière.

– Elle a paré le sort avec un bouclier. Je pensais que ça allait le mettre dans une rage folle, mais non… Il a… sourit… Il était ravi qu'elle le fasse. Et merde Hermione ! J'ai peur pour ma sœur ! Voldemort sait qu'elle est une Potter ! Je ne peux pas la laisser se mettre en danger plus qu'elle ne l'est déjà ! Je ne veux pas la perdre comme j'ai perdu mes parents et Sirius…

– Harry calmes-toi… Tu dois te calmer.

Pourtant Harry ne l'écoutait pas. Il était perdu dans ses pensées. Perdu dans les souvenirs qu'il avait avec Sirius, puis avec Elianor. Sa petite sœur.

Hermione fit alors la seule chose qu'elle pouvait faire. L'attirer dans son giron en lui intimant de se calmer et de se reprendre.

Elianor irait bien. Parce qu'elle était une Potter doublée d'une Snape.

Pourtant, le brun n'arrivait pas à se faire à l'idée que tout ceci était bien réel. Alors pour le lui prouver, Hermione l'embrassa presque brutalement. Comme pour arrêter le fil de ses pensées et pouvoir enfin se focaliser sur elle. Sur sa Mione. Sa lionne.

Celle-ci poussa un léger gémissement de satisfaction quand Harry répondit à son baiser, et se laissa choir en arrière, attirant ainsi le brun au-dessus d'elle.

Sans trop savoir comment cependant, ils se retrouvèrent tous deux pantelants, hypnotisé par l'autre. Puis avec un sourire non feint, Hermione retourna la situation pour être à califourchon sur les hanches de Harry, qui hoqueta, surpris. Pourtant, il ne s'attarda pas trop sur cela, et continua d'embrasser les lèvres de la jeune lionne, redressé sur ses coudes.

Harry soupira quand elle passa ses mains sous son tee-shirt, les obligeant à se séparer quelques secondes pour enfin pouvoir retirer un premier vêtement.

La douceur était de mise, cela se sentait dans chacun de leurs gestes. Ils étaient hésitants, timides. Mais pourtant bien appuyés. Il s'agissait de leur première fois après tout, alors pourquoi se brusquer.

Jusqu'alors, ils n'avaient jamais osé aller plus loin que quelques caresses, mais maintenant… Maintenant la guerre au dehors leur faisait peur, et la pression se faisait ressentir de plus en plus.

Retirant son haut léger, Hermione prit une des mains du brun pour la placer sur sa poitrine, en travers, et Harry ne put que gémir de la situation. Ils avaient envie de l'autre.

Grognant d'une légère frustration, il finit par donner un léger coup de rein vers le haut, faisant sursauter Hermione, qui comprit vite le message.

Souriant l'un à l'autre, ils finirent par retirer le reste de leur vêtement, les laissant ainsi avec leurs sous-vêtements. Le brun attira Hermione contre lui, collant sa peau à la sienne, et l'embrassa en douceur, peu sûr de leurs gestes.

Finalement Harry fixa la brune face à lui, et souffla.

– Tu es sûre de ce qu'on fait… ?

– Tu en as envie et moi aussi, alors tais-toi Harry.

Hermione appuya ses dires en plaquant sa bouche contre la sienne, presque brutalement. Ce fut elle qui glissa ses mains la première sur le corps de son petit-ami, faufilant sa main dans son caleçon pour prendre sa virilité en main. Elle commença un lent va et vient, faisant gémir Harry qui rejeta la tête en arrière sous le plaisir.

Le jeune homme finit par reprendre les choses en main, et retourna la brune sous lui pour fourrer ses lèvres dans son cou, et glisser ses mains sur ses hanches. Collés à l'autre, ils gémirent ensemble de satisfaction, et se rapprochèrent encore plus du corps de l'autre.

Ils finirent par tout retirer, et se retrouvèrent nus, de nouveau collés à l'autre. Harry fit gémir sa lionne en titillant son intimité, alanguie sous lui et sous ses baisers. Il embrassa ses seins, laissant de lui-même son sexe à « l'abandon » pour donner du plaisir à sa chère et tendre.

Pourtant, Hermione reprit rapidement les choses « en main », et dirigea d'autorité le sexe érigé contre son intimité, faisant sursauter Harry.

Il en fronça presque les sourcils.

– Tu veux qu'on le fasse comme ça… ?

– Tu poses trop de question Harry…

Elle gémit suite à cela, lançant un sort de lubrification sur le sexe de son amant, avant de le guider contre elle. Le brun ne put retenir un gémissement à son tour, et ferma les yeux quand son sexe commença son entrée. Il sentit une paroi, dans l'intimité de sa Mione, et n'osa plus continuer.

Cherchant son accord, qu'elle lui donna en enroulant ses jambes autour de sa taille et en l'attirant plus près d'elle, il finit par s'enfoncer complètement en elle, déchirant ainsi cette paroi qui la fit grimacer de douleur.

Rapidement, sa grimace se transforma en une expression de plaisir, et bougea légèrement le bassin, montrant au brun qu'il pouvait amorcer un mouvement de va et vient.

Alors Harry bougea en elle, provoquant aux deux lions, une sensation de bien-être, et de plaisir. Ils atteignaient un point qu'ils ne pensaient sûrement pas atteindre, et Hermione était au paradis.

Elle était avec celui qu'elle aimait après tout. Et Harry lui montrait bien qu'il l'aimait aussi. Très bien même.

Les deux corps emboîtés, il ne restait que des gémissements dans la chambre de la préfète des Gryffindor.

Harry accéléra ses coups de reins, provoquant des cris de plaisir chez sa compagne. Il aimait entendre ce son, et il se dit qu'heureusement les chambres de préfets étaient insonorisés grâce à un sort.

De nombreux coups de butoirs suivants, Harry finit par se déverser en elle, alors qu'il sentait ses chairs se serrer autour de son membre.

Il se laissa tomber à côté de sa Mione, avant de lui embrasser la joue.

– Waouh…

– Ouais comme tu dis… Waouh. Répondit le brun en retour, observant Hermione, avant que celle-ci ne se colle à lui après avoir lancé un sort de nettoyage sur leur corps. Je t'aime Mione.

Ne s'attendant pas à cela, Hermione leva les yeux vers les émeraudes qui la fixaient, et elle put y voir toute la sincérité et tout l'amour qu'il éprouvait à son égard. Elle sourit alors et murmura avant de fermer les yeux.

– Je t'aime Harry.

oOoOoOoOo

Salle commune des Slytherin,

00 H 30

Draco ne dormait pas. Il ne le pouvait simplement pas. Le déroulement de la rencontre avec le Lord lui revenant en mémoire. Il avait pris un Doloris pour avoir dit la vérité. Pour une fois qu'il ne soufflait pas un mensonge…

Son père lui avait montré son mécontentement suite à cela, et avait affirmé qu'il serait renié s'il continuait sur cette lancée.

Et maintenant qu'il sortait avec Elianor, il avait, non seulement, peur pour sa propre vie, mais aussi pour celle de la brune. Brune qui montra le bout de sa baguette, dansant d'un pied sur l'autre, dans l'encadrement de la porte menant aux dortoirs.

Elianor avait des cernes sous les yeux, le corps légèrement secoué de spasmes. Elle semblait complètement terrifiée… Alors quand Draco tendit la main vers elle, pour l'inciter à venir contre lui, elle ne se pria pas et se réfugia dans ses bras.

Ce ne fut qu'à ce moment précis qu'il se rendit compte que la jeune fille pleurait.

Ce fut la première fois qu'il la voyait pleurer.

– J'ai peur Draco… Je sursaute au moindre bruit. J'ai failli lancer un sort à un miroir… Un miroir ! Parce que je le voyais dedans.

– C'était un cauchemar Elianor. Je suis là, je veille sur toi d'accord ? Je suis là.

Oui, c'était la première fois qu'il voyait Elianor Potter pleurer. Et il savait que ce ne serait pas la dernière.

… TBC …