Rating: T
Paring: DracoxHarry
Résumé : UA. Fin du XIXe siècle. Narcissa Malfoy, reine du Royaume-Uni, est assassinée par son propre mari. Draco Malfoy, prince héritier, est le prochain sur la liste. Contraint de fuir, Draco rencontrera au cours de sa cavalcade un mystérieux jeune homme, nommé Harry Potter...
Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à cette chère J.K Rowling! ;) Seule l'histoire m'appartient.
Attention: Cette fiction parle de yaoi, c'est à dire de relations entre deux hommes! Homophobes ou si ça vous rebute, passez votre chemin! VOUS ETES PREVENUS!
NDA: Hou, ça fait un moment que je n'ai pas posté... En fait, j'ai plus de travail que je pensais! Désolée de ne pas poster plus vite, vraiment! Mais je crois que désormais, attendez-vous à un chapitre par mois... -"
Je voulais remercier tous ceux qui laissent des reviews, ça encourage! =)
Bonne lecture, en espérant que ça vous plaise!
Présentations délicates
Draco ouvrit les yeux, pour les refermer aussitôt. Les évènements d'hier venaient de lui retomber dessus, et il devait avouer que la chute faisait mal. Ce "déménagement". La rencontre délicate avec son oncle, qu'il n'avait pas vu depuis un bout de temps. Et puis ce mec...
Harry Potter, hein...
Draco ne savait pas ce qui lui avait pris, hier. Certes, il était dans ses habitudes de jouer la carte du mec hautain, mais jamais il n'avait été impoli ou mesquin avec quelqu'un qui ne lui avait rien fait. Jamais jusqu'à hier soir. Lorsqu'il s'était retrouvé face à ce garçon, avec ses grands yeux verts qui avaient l'air si purs... Son âme semblait immaculée, et un instant le blond l'avait envié. Mais son envie a ensuite été balayée par une attraction fulgurante. Être ainsi attiré d'un seul regard avait boulversé Draco : il avait pris peur, et s'était défendu en blessant Harry.
L'héritier Malfoy se redressa d'un coup dans son lit. Il avait sa propre chambre, et il en était reconnaissant. Simple, avec un lit, un bureau et sa chaise, et une armoire. Songeur, il se passa la main dans ses cheveux ébouriffés pendant la nuit. Il ne savait pas ce qui lui avait pris hier soir, mais pas question de faire la même erreur aujourd'hui : il allait s'excuser pour son comportement, et il se tiendrait par la suite à l'écart du brun. Le coeur de Draco avait été brisé le soir de la mort de sa mère. Jamais plus il ne le donnerait à quelqu'un. Par égard pour Théo, aussi.
Malgré ses résolutions, quelques chose gênait encore Draco. Puis ça lui revint : cette fichue araignée. Cet Harry Potter - aussi mignon soit il - avait limite mis une araignée sur son épaule! Il serra les dents en se rappelant cet outrage.
Patience, patience... Chaque chose en son temps. D'abord, tu t'excuses. Ensuite, tu évites d'être attiré par cette chose. Et enfin, tu trouves le moyen de te venger subtilement sans qu'il y ait trop de représailles.
Sur ses bonnes résolutions, le Malfoy se leva en s'étirant, et partit en quête de la salle de bain.
oOo
-Harry, mange plus doucement.
L'adolescent de seize ans grogna.
-J'ai faim. Je suis en colère. Et je ne mange pas vite.
Sur ce, il enfourna son cinquième oeuf consécutif. Sirius, assis en face de lui, soupira. Il était huit heures du matin. Après avoir déglutit, Harry marmonna :
-Où sont les deux autres?
-Vincent et Draco dorment encore, je pense.
Harry haussa un sourcil : son parrain avait un peu buté sur le nom de Vincent. En même temps, ils avaient de ces noms, ces Français! Des bruits de pas à l'étage lui firent lever les yeux. Peu de temps après, Vincent apparut, descendant les escaliers avec classe. Harry s'efforca d'arborer une mine joyeuse : c'était ce Draco qui s'était mal comporté, pas Vincent! Néanmoins, il ne savait pas quoi, quelque chose le dérangeait chez Vincent... Peut-être son air trop supérieur, et le regard méprisant qu'il avait chaque fois qu'il le regardait...
-Bonjour, Sirius, lança Vincent en coupant Harry dans ses pensées. Bonjour, Potter.
Harry cligna des yeux. Potter? Il sentit une vague de colère - mêlée, il fallait l'avouer, à de l'intimidation - l'envahir, mais c'est calmement qu'il répondit :
-Bonjour, Mr. Moreau. Vous avez bien dormi?
-Très bien, merci.
Il s'installa silencieusement sur une chaise,et entreprit de se couper une tranche de pain. Sirius coupa rapidement le silence :
-Dis-moi, Se..Vincent, tu vas faire visiter Londres à Draco?
-Pas dans l'immédiat, mais dans les prochains jours, peut-être.
L'homme avait parlé froidement, il semblait irrité par quelque chose. Harry fronça les sourcils : maintenant qu'il y pensait, son parrain ne lui avait pas encore vraiment expliqué ce que cet homme et ce blondinet fabriquaient chez eux! Avec un sourire, il se pencha vers Vincent :
-Dites-moi... Qu'est-ce qui vous amène à Londres?
-Un travail.
-Quoi comme genre de travail? insista-t-il.
-Rien qui pourrait intéresser un adolescent, répliqua Vincent du tac-au-tac. Mais pour votre information, je suis chercheur, j'étudie la vie en Angleterre, le fonctionnement de la société. Sirius étant un ami de longue date, je me suis dit que je pourrais facilement me loger à Londres.
-Exactement, renchérit Sirius.
Harry se rejeta en arrière sur le dossier de sa chaise. Se renfrognant, il grommela :
-Et combien de temps au juste comptez-vous rester ici, monsieur?
-Autant de temps qu'il me faudra pour venir à bout de mes recherches.
Un petit silence gêné s'abattit sur la table. Sirius se racla la gorge, puis demanda à Harry avec un regard appuyé :
-Harry, tu vas chercher Draco s'il-te-plaît? Il faudrait qu'il mange, le petit-déjeuner, c'est important...
Le jeune homme fronça les sourcils.
-Mais il peut très bien se lever tout seu... Ho. (Il venait de comprendre.) Du balais, c'est ça? traduisit-il.
Il se leva brusquement et monta à l'étage, furieux contre son parrain : pourquoi voulait-il qu'il sorte de la pièce? Avec pour tâche d'aller chercher ce sale blondinet, en plus! Il s'adossa au mur en haut des marches de l'escalier. Se passant la main dans ses cheveux indémélables, il soupira. Comme s'il n'y avait pas suffisamment de problèmes en ce moment! Avec Lucius Malfoy sur le trône, les choses dans le pays allaient sans doute changer, il n'avait vraiment pas besoin que deux frenchy viennent semer le trouble chez lui!
Harry plissa le front : Vincent et son filleul Draco arrivent à Londres, Vincent pour un travail, Draco pour accompagner son parrain. Et ils ne paraissaient pas près de partir. Le plus vieux était hostile avec lui, et le plus jeune était tout bonnement un sale con prétentieux. Bref, il avait beau retourner la question dans tous les sens, il n'avait pas de chance. Il abattit un poing rageur contre le mur. Il inspira et expira longuement, lentement, et se força à raisonner clairement.
Bon. Ces gens sont là pour une durée indéterminée, alors tu as intérêt à bien t'entendre avec eux si tu ne veux pas que ça te pourrisse la vie... Allez, Harry!
Le brun se redressa, décidé à trouver Draco et à sympathiser avec lui. Il pivota sur lui-même, et se dirigea vers la chambre d'amis. Pendant qu'il marchait, il rumina les paroles aimables qu'il s'apprêtait à prononcer. Une fois devant la porte de la chambre, il inspira un bon coup, toqua et entra. La chambre était déserte. Harry fronça les sourcils : où diable cette sale blonde était-elle passée? Il regarda à droite et à gauche, et quand il fut certain que Draco ne se trouvait pas dans sa chambre, il referma doucement la porte.
Il y avait du bruit dans la salle d'eau. D'un pas incertain, il se dirigea vers la source du bruit. Il contempla, pensif, la porte de la salle de bain. A l'intérieur, Draco se lavait. De l'eau devait entourer son corps, des gerbes d'eau le percutaient, se séparant en des milliers de gouttelettes... Avec un soubresaut, Harry se donna une gifle : il n'était pas gay! Pas. Penser. Draco. Quoique, pour ce qu'il en savait, il pouvait tout à fait être bisexuel, mais ce n'était pas la question. Draco avait beau être magnifique, il avait l'air d'être une parfaite ordure.
Harry était plongé dans ses pensées. Ce blondinet le troublait vraiment... Et cela ne s'arrangea pas quand la porte s'ouvrit soudainement, laissant apparaître un Draco ruisselant, une simple serviette nouillée autour de la taille.
oOo
Draco Malfoy était très perturbé. A la vérité, il ne savait plus où il en était, mais il préférait oublier tous ses soucis et juste avancer. Dans son esprit se battaient plusieurs émotions. La haine, cette haine envers Lucius. La peur du lendemain. Le trouble, à cause de cette maison où il allait désormais habiter, avec pour compagnie Severus, son "parrain et oncle", Sirius Black, et Harry Potter. De quoi vous donner la migraine.
Il soupira, enfouit une dernière fois son visage dans l'eau qui remplissait la baignoire, puis se leva. Le soudain froid sur sa peau le fit frissonner. Il ouvrit un placard et noua une serviette autour de sa taille. Un rapide coup d'oeil dans la pièce lui fit savoir qu'il avait oublié ses vêtements dans sa chambre.
Super... Je sens que cette journée va être royalement abominable.
Sans plus de cérémonies, il sortit alors dans la salle de bain, en quête de ses habits. Un certain Harry Potter le coupa dans son élan. Aussitôt le blond se sentit déshabiller Harry du regard. Il se gifla mentalement. Pas. Toucher.
En face de lui, Harry virait au rouge pivoine. Ce garçon était tellement innoçent... C'était pitoyable. Le Malfoy s'apprêtait à lui envoyer une pique, quand soudain il se rappela ses bonnes résolutions du matin.
Ah oui. On s'excuse, on est sympa, et on l'éloigne. Bon... C'est partit.
Dans un geste naturel, il s'appuya à la porte de la salle de bains, et déclara d'une voix qu'il espérait sincère :
-Ecoute, Potter... Je voulais m'excuser pour mon comportement d'hier. J'ai été très immature.
Harry cligna des yeux, visiblement perplexe. Il bafouilla alors :
-Ho... Ce... Ce n'était rien. Mais merci, j'apprécie tes excuses.
Un réplique cinglante était sur le bout de la langue de Draco, mais il se retint. A la place, il lui fit un grand sourire et s'éloigna en lui lançant :
-Si tu veux bien m'excuser... Il fait plutôt froid.
-Ah, bien sûr.
Une pensée traversa alors l'esprit du blond. Le sol de la salle de bain était mouillé. Un rapide coup d'oeil en arrière lui confirma qu'Harry portait des chaussettes. Un sourire pervers lui fendit le visage... Il se dépêcha de regagner sa chambre. Un cri ne tarda pas à retentir :
-Putain!
Draco s'autorisa un rire sadique, mais resta discret. Bien. L'excuse, c'était fait. La petite vengeance, c'était fait. Maintenant il s'agissait de sympathiser tout en laissant une certaine distance... Sans aucun doute, ce serait la partie la plus difficile.
oOo
-L'enculé, il l'a fait exprès! grommela Harry.
Sirius leva les yeux au ciel.
-Comment veux-tu qu'il l'ait fait exprès? Tu deviens parano, mon petit. (Il donna une petite tape sur la tête de son filleul.) Et surveille ton langage quand tu es chez moi.
-Ce n'est pas moi qu'il faudrait gronder! protesta Harry. C'est lui! Ses parents ont dû le rater à la naissance, c'est pas possible... (Une idée l'effleura soudain.) Hé, d'ailleurs, comment se fait-il qu'il puisse partir comme ça avec son parrain? Ses parents le laissent faire?
- Ҫa ne te regarde pas.
Sirius contempla, impassible, son filleul sursauter à son ton cassant. Il essaya alors de détourner la conversation :
-Aujourd'hui, j'aimerais bien que tu fasses visiter la ville à Draco. Présente-le à tes amis.
Il stoppa d'un geste Harry qui commençait à ouvrir la bouche pour protester.
-Pas de discussion. Mets-toi un peu à sa place, enfin! Il vient d'arriver à Londres, il ne connaît personne, et son parrain va être absent pendant la majorité de la journée! Je refuse qu'il passe ses journées tout seul.
Le jeune homme se renfrogna, mais Sirius savait qu'il l'avait touché. Harry se leva et partit à l'étage. Sans doute pour aller chercher Draco. Le Black se détendit, et soupira. Il avait parlé avec Severus. Le nom de Draco n'était enregistré nulle part (on n'inscrivait dans les registres les personnes de la famille royale qu'à partir de dix-huit ans.), et son portrait n'avait jamais été pris. En toute logique, il ne devrait pas y avoir de soucis pour qu'il sorte dans Londres, du moment qu'ils ne s'approchaient pas trop du palais...
oOo
-C'est encore loin?
-Draco, on marche depuis vingt minutes! Tu ne faisais jamais de sport, en France?
L'héritier Malfoy renifla avec dédain.
-Pour ta gouverne, je pratique l'escrime, l'équitation, et des arts martiaux. Mais je ne vois pas l'intérêt de se fatiguer à marcher à travers des rues, alors qu'il suffirait d'appeler un fiacre.
-Bourgeois de mes deux, grommela Harry.
-Grossier.
-Je t'emmerde.
-Très grossier.
Draco se maudit aussitôt : il était censé être aimable! Mais depuis le matin, on aurait dit que cet abominable brun cherchait la dispute... Décidément, ce type lui sortait par les yeux.
Joli minois, mais langue de vipère... Oh et puis tant pis! Je vais essayer de le supporter, lui aussi, et ce sera tout. Au moins nous n'aurons pas à nous forcer pour rester distants...
-C'est là.
Cette simple phrase sortit Draco de sa rêverie, et il examina les lieux. Une impasse sombre, des tonneaux qui trainent un peu partout, un petit muret... L'endroit était sale, et Draco fronça le nez. Harry l'attira vers un groupe de jeunes de leur âge, l'empêchant de critiquer les lieux. Il salua tout le monde, puis il se tourna vers Draco et déclara :
-Voici Draco Moreau. Il est arrivé hier avec son oncle et parrain, Vincent Moreau. C'est un Frenchy.
S'ensuivit une myriade de visages, certains beaux, d'autres moins, des visages méfiants, d'autres avenants, d'autres encore intrigués... Seules certaines personnes marquèrent Draco.
Ron Weasley. L'illustration parfaite de pourquoi il détestait les roux : déjà, ils étaient roux. Ensuite la plupart du temps ils étaient de parfaits nigauds, des grands bêtas coulants à souhait. Et apparemment, tous ces critères s'étaient rassemblés en la charmante personne de Ronald Weasley.
Luna Lovegood. Tête en l'air, qui s'habille bizarrement, qui a l'air toujours perdue... Bref, très bizarre. Et en même temps, elle semblait tout savoir. Au moment où Draco s'est approché pour serrer sa main, elle l'a regardé droit dans les yeux avec un air infiniment sage, et lui a murmuré de sorte que lui seul l'entende :
-Enchanté de te connaître, DM.
Draco s'était figé. DM. Draco Moreau, mais surtout Draco Malfoy. A l'avenir, il faudrait se méfier de cette fille...
Mais c'est surtout Hermione Granger qui a retenu son attention. Un air vif, elle l'a tout de suite considéré avec méfiance. Derrière cette crinière brune se cachait un cerveau toujours alerte, Draco en était sûr. En sa présence, il devrait faire attention à tout ce qu'il dirait... D'ailleurs, elle ne tarda pas à l'assommer de questions, tandis qu'ils se promenaient dans les rues de Londres. L'héritier Malfoy répondait d'un air naturel, mais en réalité il pesait chacune de ses paroles.
-Alors comme ça, tu viens de France? commença Hermione d'un air détaché.
-Oui. De Paris, plus précisément.
-Paris? fit un certain Seamus en s'immisçant dans la conversation. C'est génial! C'est comment, là-bas?
Draco prit son temps pour répondre, rassemblant les quelques connaissances qu'on lui avait donné sur cette ville. Bon sang, il aurait dû écouter un peu plus attentivement son précepteur ce jour-là!
-Hum... C'est un très grande et une très belle ville. Pleins d'expositions, des fêtes constantes...
-Tu habitais où précisément?
-Tu ne connaîtrais pas.
Hermione plissa les yeux.
-Je connaîtrais, moi, lui assura-t-elle. J'adore lire des livres, et ceux français sont réputés.
-Dans le centre-ville, lâcha Draco entre ses dents.
Ils s'aventuraient en terrain dangereux. Notant du coin de l'oeil que Seamus le regardait avec envie, il se tourna vers lui.
-Et toi, Seamus? Finnigan... L'Irlande, hein?
Pendant tout l'après-midi, Draco eut donc droit au discours enthousiaste de Seamus, sous le regard acéré d'Hermione.
oOo
Draco pénétra dans sa chambre, éreinté. Ces roturiers s'étaient sentis obligés de lui faire visiter la moitié de Londres en une après-midi. Ce fut donc une désagréable surprise pour le blond de découvrir son professeur confortablement assis sur son lit.
-Que me vaut le déplaisir de votre visite? grogna Draco.
Severus haussa un sourcil.
-Mauvaise journée?
-Horrible.
Avec un soupir résigné, il tira une chaise et s'écroula littéralement dessus. Il s'attendait à un véritable interrogatoire, et il ne fut pas déçu.
-Navré pour vous, Draco, dit Severus. A part ça, avez-vous remarqué quelque chose d'étrange aujourd'hui? Personne de suspect ne vous a suivi?
-Non.
-Les amis?
-Tous des abrutis. Ah... Tous des abrutis, sauf les deux filles. Une certaine Hermione Granger et une Luna Lovegood. Je ne pense pas avoir à craindre quoique ce soit de cette Luna, elle paraît trop... étrange pour découvrir mon identité ou pour la dévoiler aux autres.
Il garda sous silence le fait que Luna savait peut-être déjà qui il était. Mais rien n'était sûr, essayait-il de se persuader. Après tout, elle pouvait très bien avoir dit "DM" pour Draco Moreau...
-C'est de Hermione qu'il faudra se méfier. Elle m'a posé beaucoup de questions, aujourd'hui. Trop de questions, et qui ne donnaient pas l'air d'être anodines.
Severus hocha la tête, pensif.
-Et avec Harry? Pas trop de soucis?
Draco ferma les yeux. Il n'était pas tellement resté avec le brun aujourd'hui.
-Hmm, pas trop, non. Mais ce n'est pas demain la veille qu'on s'appréciera. Si on arrive un jour à se supporter, ce sera déjà un grand pas.
Le professeur observa son désormais filleul. Si Draco parvenait à s'entendre avec Harry Potter, il ne savait pas s'il s'en réjouirait. Car c'était quand même le fils de James. Bien qu'il se savait égoïste et injuste, Severus ne pouvait pas désirer sincèrement une entente entre Draco et Harry...
oOo
-Votre Majesté, toujours rien de nouveau.
Lucius Malfoy avala d'un trait son verre de vin. Il congédia d'un geste le serviteur qui apportait les nouvelles concernant Draco.
-Draco, Draco, murmura le nouveau roi. Où es-tu donc passé? As-tu quitté la ville?
Cela faisait bientôt une semaine que son fils s'était enfuit avec Severus Snape. Lucius regrettait amèrement de ne pas s'être débarassé de Severus quand il en avait eu l'occasion. Mais à la vérité, c'est qu'il ne tenait pas à tuer Severus de ses propres mains, bien qu'il n'hésiterait pas s'il n'avait pas le choix. Il avait toujours apprécié cet homme. C'était comme pour Draco, il ne pourrait jamais tuer son propre sang.
Une semaine, donc, que les recherches qu'il avait effectué ne donnaient rien. Mais Lucius Malfoy n'avait pas dit son dernier mot, et il lui était venu une idée. Il tira sur une corde, et moins d'une minute plus tard son majordome apparut.
-Sa Majesté m'a appelé?
-Loyd, j'ai besoin d'un petit service.
-Tout ce que Sa Majesté voudra.
Lucius sourit de toutes ses dents.
-Ce que je voudrais, c'est que vous fassiez des préparatifs quelques peu spéciaux : vous avez deux jours. Je veux que tout Londres soit réunit dans deux jours, à midi, devant le palais.
-Bien, Votre Majesté. A quelle ocassion, si je puis me permettre?
-Oh, une bagatelle.
L'homme se rendit sur son balcon, le vent frais du soir faisant voler ses cheveux. Il eut un sourire malsain alors qu'il déclarait :
-J'enterre ma femme.
Puis plus bas, parlant pour lui-même :
-Je suppose que tu ne rateras pas un tel évènement, n'est-ce pas? Viens à moi, Draco...
NDA: MOUAHAHA! LOU-CIOUS fait un enterrement! 8D
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~Erilys allias Louise-chan
