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Paring: DracoxHarry

Résumé : UA. Fin du XIXe siècle. Narcissa Malfoy, reine du Royaume-Uni, est assassinée par son propre mari. Draco Malfoy, prince héritier, est le prochain sur la liste. Contraint de fuir, Draco rencontrera au cours de sa cavalcade un mystérieux jeune homme, nommé Harry Potter...

Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à cette chère J.K Rowling! ;) Seule l'histoire m'appartient.

Attention: Cette fiction parle de yaoi, c'est à dire de relations entre deux hommes! Homophobes ou si ça vous rebute, passez votre chemin! VOUS ETES PREVENUS!

NDA : Houlà... Je crois que c'est la première fois que je met aussi longtemps à poster... -" Très exactement 1 mois et... 2 semaines? Argh, pendez-moi!

Bon. Je suis vraiment, vraiment navrée. D'autant que, il y a un mois, j'étais vraiment motivée pour écrire, mais malheureusement, c'était un jeudi soir et je n'ai pas eu le temps de veiller trop tard. Dégueulasse, hein? *PAN*

Ho! Au fait : merci à ma soeur pour avoir posté la 50e review, après quelques malencontreux essais. xD D'ailleurs, je voulais vous dire... 5 chapitres. 50 reviews. Donc, en théorie, 10 reviews par chapitre. En théorie. Car si vous vérifiez, le compte n'y est pas. Ensuite, méditez sur ça : 47 alerts. ...Y a pas un tout petit riquiqui mini truc qui cloche? Moi je vais vous le dire, le truc qui cloche : You are fucking lazy! (Je reprends la phrase si bien dite de l'auteur de The Evan's Company, allez la voir dans mes favoris, elle est super!) Bref. Je remercie d'autant plus tous ceux qui me laissent des reviews, car c'est uniquement pour cela que je poste ma fic ici. Sinon, je la garderai pour moi dans mes documents et je ferai pas chier le monde. Alors encore et toujours, un grand MERCI à vous!

Bonne lecture! (Navrée si vous trouvez ce chapitre merdique... -Surtout le début-)


Draco Malfoy aime les Weasel -enfin, sauf le roux

Blaise. Son meilleur ami. Et Théo. Son Théodore. Disparus, et par sa faute qui plus est. Car peut importe le cas de figure, ce serait toujours de sa faute. S'ils avaient juste disparu dans la nature, qui sait ce qui leur était arrivé? Et si Lucius mentait, qu'il les avait juste...supprimés? Draco secoua la tête, sentant des larmes de rage lui monter aux yeux. Il n'avait pas pleuré une seule fois depuis sa fuite. Ce n'était pas maintenant, en public et face à Lucius, qu'il allait craquer. Il se l'interdisait!

-Draco...

Le blond ferma les yeux et serra les poings, ignorant la voix soucieuse de son parrain derrière lui, attitude qui n'échappa pas à Severus. Comprenant que Draco avait besoin d'être seul, il recula, attrapant Sirius au passage qui s'apprêtait à aller voir son petit-cousin. L'entraînant dans une petite ruelle, Severus le plaqua gentiment mais fermement contre un mur, et coupant court à ses protestations, il lui expliqua :

-Sirius... Je pense qu'il vaut mieux laisser Draco seul pendant quelques temps. Dès que cette mascarade est terminée, on rentre.

Le Black haussa un sourcil.

-Qu'est-ce qu'il a? Je pensais qu'il se sentait prêt à affronter Lucius, et qu'il assumait la mort de sa mère...

-C'est le cas. Mais il se trouve que des...complications se sont ajoutées à l'addition.

Un petit silence tomba entre les deux, puis Sirius demanda dans un souffle :

-Blaise Zabini et Théodore Nott? Draco les connaissait, n'est-ce pas?

-Zabini était le meilleur ami de Draco, acquesça Severus. Et Nott... C'était son amant.

Sirius se tut un moment, digérant l'information. Puis il se dégagea doucement, posant une main sur la poitrine de l'ex professeur. Un frisson le parcourut aussitôt, tandis que les souvenirs affluaient, mais il se dépêcha de se dégager. Severus allait le rattraper quand le Black se retourna pour lui dire :

-J'ai compris, je le laisserai seul. Et quand nous serons rentré, je dirai deux mots à Harry pour qu'il le laisse tranquille.

Il referma la bouche, la rouvrit, sembla hésiter, puis murmura rapidement de peur de ne plus avoir le courage de le faire :

-Tu sais, ton filleul n'est pas le seul à avoir perdu son amant... Tu me manques, Severus.

Et il tourna les talons, des papillons dans le ventre. Laissé derrière, Severus affichait comme toujours un visage impassible. Mais à l'intérieur, il était complétement perdu. Sirius venait-il de dire qu'il regrettait leur ancienne aventure? Après tout ce temps, il choisissait ce moment-là pour lui dire ça? Et surtout, après tout ce qui s'était passé? D'un geste rageur, il rejoignit la foule en un tourbillon de cape. Qu'il aille au diable! Pour le moment, il était déjà bien assez occupé à gérer le mental instable de son filleul...

oOo

Cela faisait une heure. Une heure que le soleil, déjà haut dans le ciel, tapait sur sa tête, faisant bouillonner ses veines, en particulier au niveau de sa tempe. Draco soupira : quand est-ce que tout cela allait prendre fin? Il n'avait qu'une envie, rentrer chez Sirius et se jeter dans son lit. Pouvoir pleurer silencieusement la disparition de tous ceux qu'il aimait. Mais il savait qu'il devait rester, pour honorer la tombe de sa mère. Il faisait donc la queue comme tout le monde, chacun allant jeter une rose blanche sur la tombe de Narcissa Malfoy. Lucius trônait, toujours sur son estrade, dominant de sa hauteur le cercueil enterré à ses pieds. Les gens défilaient devant lui, aussi Draco savait qu'il avait tout intérêt à bien se cacher. Voyant que son tour approchait, il vérifia pour la énième fois la capuche qui cachait ses cheveux dorés, et il ressera sa main sur la fleur qu'il tenait entre les mains.

Il sentit une légère pression dans son dos, et d'un coup il fut plus rassuré. Severus était derrière lui, Sirius devant, tout allait bien. Il réfréna cette peur, horrible et dévastatrice, qui l'envahissait au fur et à mesure qu'il approchait de la tombe, donc de Lucius. Sirius venait de déposer sa fleur rapidement, murmurant quelques paroles à sa cousine, puis se dépêchant de s'éloigner avant d'attirer l'attention de Malfoy père.

Draco respira profondément, puis il s'avança lentement. Pas à pas, il découvrit le cercueil qui habritait le corps tant aimé de sa mère. Le bois était d'un magnifique blanc nacré, et les bords ainsi que les ciselures tranchaient avec un noir profond. Au centre, on pouvait lire d'une écriture dorée "Narcissa Malfoy", les lettres rondes et gracieuses se mariant parfaitement avec le reste de l'objet. Soudain, le blond sentit son coeur se serrer et ses yeux s'embuer. Il s'était préparé, pourtant. Mais maintenant il avait la conviction totale de la mort de sa mère. La preuve était sous ses yeux. C'était tellement...définitif.

Dans un geste désespéré, il releva fièrement la tête, refoulant avec force ses larmes. Son regard tomba sur Lucius. Cet homme, si vil, si manipulateur, qui avait l'air de prendre son pied alors qu'on enterrait sa femme. Soudain, Draco se sentit plus sûr de lui. Il leva son bras et jeta en l'air la fleur qu'il tenait. Le jaune vif de la fleur trancha avec le noir qui les entourait, attirant l'oeil de chacun. La fleur tomba juste aux pieds de Lucius.

-Pour Mère, chuchota avec rage l'héritier Malfoy, sentant une jubilation sans bornes l'envahir en voyant le visage de Lucius se déformer par la rage et la surprise.

Son "nouveau souverain" venait d'appercevoir la fleur. Blanche et jaune, pure et en même temps pleine de vie, un peu comme sa mère. Une narcisse.

oOo

-Explication.

L'ordre avait claqué, sec et sans appel. Sirius tressaillit en entendant la voix de son ami. Il ressentit ensuite un semblant d'admiration envers Draco, qui répliqua sèchement :

-Je ne vous doit rien, Severus. Je n'ai pas à me justifier pour mes actes.

-Bien sûr que vous le devez! s'emporta son parrain. A cause de vous, nous avons faillit être découverts! Qu'est-ce qui vous a pris de lancer une narcisse en l'air? Est-ce que ça aurait été trop vous demander de juste prendre une rose, comme tout le monde?

Le regard du blond se durcit soudain.

-Oui, ça aurait été trop me demander. (Il continua d'une voix basse, mais plus froide que la banquise :) Lucius me narguait. Assis ainsi, savourant son triomphe, sur une place qui aurait dû être mienne... Je voulais qu'il sache.. Je veux qu'il sache que je suis là, à côté, et qu'il a beau avoir le pouvoir et le trône, moi il ne m'a pas. (Il haussa soudain les épaules, prenant un air innocent.) Et puis rien ne garantit que Lucius ait compris que c'était moi qui avait lancé la narcisse!

-Ne faites pas l'idiot. Qui donc aurait-pu faire ça?

-Un fan de ma mère?

-Mais bien sûr.

Un silence pesant régnait depuis plusieurs minutes déjà quand Sirius se décida à lancer :

-Ecoutez, personne ne s'est fait arrêté, et puis Lucius n'a rien appris de fondamental. Je veux dire, il devait se douter que Draco viendrait à cet enterrement, non? Alors cessons cette discussion qui ne nous mènera nulle part, voulez-vous?

-Sirius, ne te mêle pas de ça, grogna Severus. Mais c'est vrai, personne n'a été arrêté. Mais nous l'avons faillit, rajouta-t-il avec un regard noir envers son filleul.

Etrangement, à ce moment-là Draco baissa la tête. Doucement, il déclara :

-Justement, à ce sujet... Je suis désolé, il y a eut un petit peu de remous après mon lancer de fleur...

-Un petit peu, railla l'ex-professeur. Lucius est devenu hyper-actif, oui! A cause de votre acte stupide et irréfléchi, je n'ai même pas pu dire au revoir à Narcissa comme il le fallait! Sans compter qu'un garde a bien faillit m'embrocher pendant notre fuite précipitée.

-Je sais. Et c'est à ce sujet que je suis désolé. Je sais tout ce que vous avez abandonné pour moi, Severus, et je vous en serai éternellement reconnaissant. C'est pourquoi je m'excuse de vous avoir exposé au danger, aujourd'hui.

Lorsque Draco se tut, ses joues devinrent légèrement roses, lui donnant un air enfantin et adorable. Severus le fixa un moment, puis il lâcha en soupirant :

-Excuses acceptées. Bien. Bonne nuit, et tâchez de dormir.

Sur ce, il sortit en claquant la porte, aussitôt suivit par Sirius. Une fois dans le couloir, le Black rattrapa Severus qui s'était appuyé contre un mur. Il soupirait :

-Mon Dieu, ce n'est pas possible de se fâcher contre lui quand il fait une tête pareille... Sournois.

-Il tient ça de toi, Sev', répliqua Sirius avec un clin d'oeil.

-Silence, sale cabot.

oOo

Harry Potter ne savait plus quoi penser. Depuis qu'il avait vu Draco dans la rue l'autre jour, il se sentait étrange à ses côtés, pas mal à l'aise, mais il se sentait...bizarre. Et donc, depuis ce jour, il esquivait le blond qui n'arrêtait pas d'occuper ses pensées. Lors de l'enterrement de Narcissa Malfoy, Draco avait été encore plus distant que d'habitude, ce qui allait très bien à Harry. Seulement, même après l'enterrement il continuait à éviter celui-ci. Les semaines avaient passé. Et, il devait l'avouer, Harry commençait à en avoir assez. Oui, il détestait Draco. Du moins ce prétentieux l'irritait. Oui, depuis peu il se sentait bizarre en sa présence, et il détestait ça. Mais s'il y avait une chose qu'Harry Potter détestait plus que tout, c'était être ignoré. Et ce, depuis près de deux semaines. C'est donc de très mauvaise humeur que le brun se rendit au rendez-vous habituel de son groupe, derrière un vieil immeuble désafecté.

-Hey, Harry! l'appela Ron. Tu vas bien?

-Salut, Ron, répondit-il en souriant, esquivant la question au passage. Bon. Tout le monde est là?

Le rouquin descendit du tonneau sur lequel il était perché et hocha vivement de la tête.

-Même Luna est là, c'est dire!

Effectivement, Harry était le dernier à arriver. Il prit une grande inspiration et convia tout le monde à venir près de lui. Une fois qu'il fut certain d'avoir attiré l'attention, il déclara :

-Bon. Comme vous le savez, notre groupe va sûrement avoir de plus en plus de boulot avec Lucius sur le trône. Alors je pense qu'il est temps de nous trouver un nom, un vrai. Si nous agissons plus souvent, il est important que ceux qu'on aide sachent exactement qui les a aidé. Alors je propose : "l'Ode".

A cet instant, tout ceux qui l'entouraient levèrent un sourcil sceptique. Une telle synchronisation aurait fait rire Harry en temps normal, sauf que là il était plus vexé qu'autre chose par tant de réticence. Il protesta :

-Hey, moi je trouve ça cool. Regardez : "l'Organisation de Défense de l'Education". Si on prend les initiales, ça donne "ODE". Alors? [NDA : Et c'est donc Harry qui créa "l'Ode à la joie"... Nan, je déconne. Bon ok, je sors.]

-L'idée est bonne, Harry, tenta Hermione. Mais comment dire... Bon, si une autre idée nous vient en route, on aura qu'à remplacer le nom.

-Pourquoi vous voulez remplacer mon nom? bouda le brun. C'est bon, c'est bon j'ai compris. Si vous trouvez mieux, j'écouterai vos propositions. Sur ce, parlons de la prochaine victime de l'Ode!

Il exposa comme d'habitude un plan rapidement fait et donna ses instructions. Si tout marchait comme prévu, ils pourraient récupérer une petite somme et de nombreux objets de valeur. Tous se mirent à parler entre eux, très excités. Soudain, Hermione sortit du groupe et entraîna Harry à l'écart. Il haussa un sourcil :

-Euh... Mione? Un problème?

-Tu ne vas rien lui dire, hein? lui demanda directement la jeune fille en scrutant son visage.

-A qui?

-Ne fait pas l'idiot. Tu vois très bien de qui je veux parler.

Oui, Harry le savait. Mais la mention de Draco venait de lui rappeler que le blond l'ignorait depuis deux semaines, et le brun sentait son irritation revenir en force.

-D'accord, je vois de qui tu veux parler, déclara-t-il froidement. En revanche, je ne vois pas ce que tu crains que je lui dise.

-Je parle de l'Ode! Tu ne lui dis et ne lui diras rien sur notre groupe, n'est-ce pas?

-Mais... Bien sûr! Pourquoi je lui en parlerai? Et même si c'était le cas, je ne vois pas où serait le problème!

-Harry, par pitié, réfléchis un peu au moins une fois dans ta vie!

Devant l'air incrédule de son ami, Hermione se massa les tempes en soupirant. Etait-elle donc la seule à soupçonner Draco de faire partie de la noblesse? Ou du moins, de la haute bourgeoisie? Révéler les actions de l'Ode à un homme comme lui, c'était signer leur perte. Visiblement, le cerveau de son ami n'était pas assez développé pour arriver à cette conclusion. Avec un petit sourire, elle lui répondit donc :

-Ce n'est pas grave. Juste, ne lui parle pas de tout cela, d'accord?

-Mais puisque je te dis que ça ne m'a même pas effleuré l'esprit! protesta le brun.

-Je sais, mais... Bon, laisse tomber.

Hermione n'était pas stupide. Elle voyait bien que Harry était souvent sur les nerfs en ce moment. Elle voyait très bien aussi la façon qu'avait Draco de l'ignorer en ce moment. Pas besoin d'être un scientifique pour trouver le lien entre ces deux faits. Aussi, son petit doigt lui disait que Harry n'était pas indifférent au blond...

Pensive, elle salua son ami et sortit de l'impasse qui leur servait de lieu de rendez-vous. Elle dit rapidement au revoir au reste de la bande, et fila en vitesse chez elle. Cela ferait bientôt un mois que les Moreau avaient débarqué à Londres. Un mois que Hermione se triturait les méninges, cherchant à savoir qui ils étaient en réalité. Car une chose était sûre, ils n'étaient pas ce qu'ils paraissaient être. Soudain, une idée lui effleura l'esprit. Elle s'arrêta net. Et si...

Prise d'une volonté soudaine, elle fit demi-tour et se rendit chez un vieil ami à elle, avec certaines relations... Vraiment, Hermione se félicita intérieurement d'avoir gardé contact avec Dean Thomas.

oOo

Harry rentra chez lui, un brin intimidé. Ron venait de l'inviter à venir fêter l'anniversaire de Ginny chez lui ce soir. Bien sûr, il avait accepté, mais en même temps une idée saugrenue lui avait traversé l'esprit. Devait-il emmener Draco? Après tout, ce serait une bonne occasion de renouer un peu avec lui, et Harry pourrait enfin cesser de se sentir si bizarre en sa présence si ils se connaissaient mieux, non? Mais à ce moment, comme s'il avait lu dans son esprit, Ron lui avait lancé un drôle de regard et grondé :

-Par contre, hors de question d'amener la fouine!

Oui, un charmant surnom. Draco l'appelant "Weasel" [NDA : "Belette" en anglais], Ron ripostait en le traitant de fouine. Mais à vrai dire, cette interdiction n'avait aucune importance. Le rouquin ne faisait absolument pas peur et n'avait aucune autorité, alors pourquoi l'écouter... Non, la cause de l' angoisse de Harry, c'était la réaction du blond.

Devant la porte de sa chambre, il inspira un fond. Après tout, il n'avait pas de quoi avoir peur. Au pire, si il refusait, il n'aurait qu'à le traiter de connard associal et ce serait terminé. Oui voilà, c'était bien ça... Inspirer, expirer... Parfait. Il toqua à la porte.

-On me cherche, Potter? demanda une voix derrière lui.

Et merde. Il était pas dans sa chambre.

Se retournant vivement, écarlate, le brun eut un grand -faux- sourire :

-Ah, Moreau! Euh... C'était pour savoir, tu es occupé ce soir?

-Non...

-Tant mieux. Dit, ça te dirait de venir avec moi chez les Weasley? C'est l'anniversaire de Ginny, la petite soeur de Ron. Il y aura plein de monde, tu verras ça sera sympa.

Draco le contempla d'un air d'abord surpris, puis attendri, et enfin moqueur :

-Potty, Potty. J'apprécie, vraiment. Mais tout ce que tu as de mieux à me proposer c'est un anniversaire de gamin chez Weasel? Je m'attendais à un peu mieux, quand même...

-Pourquoi as-tu toujours besoin d'être désagréable? commenta sèchement Harry en fronçant les sourcils. C'est bon, j'ai compris. (Puis, rajoutant avant d'oublier :) Connard associal.

Alors qu'il tournait les talons, affreusement en colère et déçu en même temps, la voix moqueuse du blond le rappela :

-Hé, Potter! Tu crois que si le connard associal met juste une chemise noire, ça ira?

Sans se retourner, Harry eut un sourire enfantin. Il leva le pouce, et lança :

-Soit prêt à vingt heures. Tu verras, tu le regretteras pas.

oOo

-Je croyais t'avoir dit de pas amener la fouine! hurla Ron, horrifié.

Charmant accueil, pensa Draco. Il répliqua avec un sourire narquois :

-Merci, moi aussi je suis en-chan-té de te revoir, Weasel. Alors, il paraît que chez toi c'est un vrai nid à belettes? Apparemment, vous êtes.. neuf, c'est ça? Ouh, ça doit grouiller là-dedans... Dégoûtant.

Suite à sa tirade, il entra dans la maison avec un sourire étincelant. Ron ouvrit grand la bouche, mais avant d'avoir pu dire quelque chose, Harry intervint :

-Hum, Ron... Désolé, mais tu avais dit "fouine", et comme je n'en avais pas sur moi... J'ai pensé que Draco, ce serait ok.

Le roux leva les yeux au ciel, mais s'effaça et invita son ami à rentrer. Tout le monde était dans le salon, la musique était forte et le buffet immense. Comme on pouvait s'y attendre avec les Weasley. Draco était déjà en train de complimenter Molly Weasley sur sa tenue. Alors qu'il s'avançait pour dire bonjour aussi, il passa près de Draco et lui murmura à l'oreille :

-Lèche-cul.

-Faux. Sournois, sourit le blond. Il faut toujours s'attaquer à la tête.

Ginny fit alors son entrée en scène. Elle était magnifique, avec sa robe bleue qui mettait en valeur ses cheveux. Harry sentit une bouffée d'affection le traverser alors qu'il regardait son ex. Il avait rompu avec elle il y avait de cela six mois. Il ne ressentait plus rien pour elle, mais elle s'accrochait. Résultat, ces derniers temps, il l'avait souvent évitée. Mais il ne regrettait pas d'être venu : son amitié avec la jeune fille était importante pour lui, et il ne voulait pas risquer de la briser.

Le brun fut sortit de ses pensées par Fred qui prononçait son nom. Levant la tête, il vit le jeune homme le montrer du doigt à Ginny. Dans un froissement d'étoffe, la rouquine se jeta sur lui dès qu'elle le vit.

-Harry, tu es venu!

-Evidemment. Tu es magnifique, Ginny.

La rousse s'empourpra et balbutia un remerciement. Alors que Harry s'apprêtait à lancer la discussion avec elle, un certain blond débarqua et noya la jeune fille sous une foule de compliments. Le brun leva les yeux au ciel. Un vrai dragueur...

Mais en réalité, Draco était loin de draguer la rouquine. C'était juste que, pour une raison inexpliquée, il ne supportait pas la façon qu'elle avait de regarder Harry... Une vraie groupie. Pendant toute la soirée donc, il s'efforca de rester avec elle, l'empêchant un maximum de s'approcher du brun. Et les heures passèrent, tout n'était que rires et chansons. A un moment, Draco se souvint avoir dansé avec deux belettes, qui avaient la même tête... Sans doute l'alcool. Ginny ouvrit ses cadeaux, on chanta la traditionnelle chanson, puis les danses reprirent, des heures durant...

A une heure sans doute avancée de la nuit, Harry vint tirer Draco dehors. C'était l'heure de partir. Après de multiples au revoir et baisers, ils furent dehors. Et, aussi bizarre que cela puisse paraître, Draco avait vraiment passé une bonne soirée. Très bonne, même. Alors qu'ils marchaient vers la maison, côtes à côtes, Draco se racla la gorge et lança un timide -la honte, pour un Malfoy-:

-Hey, Potter?

-Hmm?

-Merci. Je... Et bien, ça m'a fait du bien de sortir. Vraiment.

Harry manqua de trébucher de surprise, puis se sentit étrangement heureux. Il sourit.

-De rien. Au fait, Ginny ne t'aurais pas tapé dans l'oeil?

Cette fois, ce fut à Draco de manquer de trébucher.

-Je te demande pardon? C'est une petite péta... Hum, non, elle ne m'a pas du tout tapé dans l'oeil. Honnêtement, je la trouve vraiment stupide. Sale gamine.

-Quoi? s'étouffa Harry en écarquillant les yeux. Mais tu l'as collée toute la soirée!

Draco haussa les épaules, peu désireux de s'attarder sur ce sujet. Hors de question d'avouer qu'il avait fait ça pour l'empêcher d'approcher Harry! Il accéléra le rythme de la marche. Harry couru pour le rattraper :

-Et le reste de la famille? Tu l'as trouvée comment?

Le blond eut un sourire sincère. Bizarrement, cela réchauffa le coeur de Harry.

-Très attachante. Bon, ils restent des roux croisés de belettes, mais... Ils sont attachants, oui.

Et il pensait ce qu'il disait. Pour la première fois depuis bien longtemps, Draco Malfoy s'était réellement amusé. Tout oublier pour un soir, tous ses problèmes, c'était quelque chose qu'il avait aimé. Quand il se réveillerait demain matin, il serait toujours un réfugié, recherché par son assassin de père, mais pour l'heure, il était juste Draco. Ami de Harry Potter. Au début, il avait été surpris que le brun tente une approche après deux semaines, deux semaines où il s'était renfermé sur lui-même, pleurant en silence la mort de tous ses proches. Mais Harry avait fait le premier pas et l'avait invité. Il était venu. Et il ne le regrettait pas. Pas du tout.

oOo

Hermione Granger était très fière d'elle : réussir à s'introduire dans la réserve de la British Library, ce n'était pas rien! Grâce au père de Dean, qui se trouvait être un plutôt haut gradé dans la gestion de la bibliothèque, elle avait finalement réussit à s'introduire dans la section privée du bâtiment. Et donc, depuis quatre bonnes heures, elle cherchait. N'importe quoi, une coupure de journal, un document, qui lui permettrait de confirmer son hypothèse.

C'est en tournant la page d'une archive qui traitait des activités sportives de Londres qu'elle trouva ce qu'elle cherchait. Et aussi vrai que deux et deux font quatre, tout s'additionna dans la tête d'Hermione.

-Mais oui, laissa-t-elle échapper dans un souffle. C'est ça. C'était tellement évident!

D'un geste vif, la jeune femme referma l'archive dans un claquement sonore et tourna les talons, digérant ce qu'elle venait d'apprendre...


NDA : Voili voulou, dans le monde d'Adibou.. *PAN* Bon, honnêtement, je suis pas satisfaite du début, j'avoue avoir bâclé la fête, torturé les roux, mais que voulez-vous le monde est cruel! x)

Sinon, je me demande vraiment ce que vous aurez pensé de ce chapitre... Moi, j'suis perplexe. Mais en fait c'est chiaaaant cette partie de l'histoire! Vivement dans environ quatre chapitres, ce sera plus intéressant... T.T (Je sais, truc de fou. Un auteur qui s'emmerde tout seul avec sa propre histoire...)

A bientôt j'espère, si vous avez trouvé ce chapitre horriblement ennuyant, n'hésitez pas mais dites-le avec tact, d'accord?