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Paring: DracoxHarry
Résumé : UA. Fin du XIXe siècle. Narcissa Malfoy, reine du Royaume-Uni, est assassinée par son propre mari. Draco Malfoy, prince héritier, est le prochain sur la liste. Contraint de fuir, Draco rencontrera au cours de sa cavalcade un mystérieux jeune homme, nommé Harry Potter...
Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à cette chère J.K Rowling! ;) Seule l'histoire m'appartient.
Attention: Cette fiction parle de yaoi, c'est à dire de relations entre deux hommes! Homophobes ou si ça vous rebute, passez votre chemin! VOUS ETES PREVENUS!
NDA: Bon, bon... J'ai mis super longtemps à poster, je n'ai pas vraiment d'excuses, sinon un manque d'envie ou de motivation... Bref, j'ai plutôt bâclé ce chapitre, mais je voulais vraiment le poster aujourd'hui et en finir parce que ça m'énervait, donc je ne garantit pas le résultat... -"
Bonne lecture quand même!
Jeu dangereux
-Toi et Draco, vous avez l'air de mieux vous entendre, ces derniers temps, tu ne trouves pas?
Harry leva brusquement les yeux, surpris que son amie le questionne ainsi. Ils étaient tous les deux installés dans la cour derrière la maison de Sirius, Hermione contemplant les nuages et Harry occupé à arracher les brins d'herbes à ses pieds.
-Hein? Euh oui, en ce moment on s'entend mieux... Pourquoi?
-Non, pour savoir, répondit Hermione en haussant les épaules.
La jeune fille scruta son ami. Harry était loin d'être bête. Certes, il était naïf, mais il n'était pas stupide. Et pourtant, il ne semblait même pas se rendre compte de la mascarade qui se jouait devant lui... Peut-être préférait-il ne pas la voir.
Mais l'heure n'était pas à la vérité. La vérité pouvait attendre. Pour le moment, Hermione se faisait surtout du soucis pour son jeune ami. Dans une semaine, ce serait l'anniversaire de la mort de ses parents. Tous les ans, à cette date, le brun semblait perdu, mélancolique, et il inquiétait énormément ses proches, surtout Sirius. Hermione ferma les yeux, inspira un bon coup, puis déclara d'un ton joyeux :
-Dis-moi, Harry... Cela va faire deux jours que les marchands sont arrivés en ville. Que dirais-tu d'aller y faire un tour?
Une fois tous les trois mois, des marchans nomades venus de toutes les villes environnantes débarquaient à Londres et liquidaient leur stock dans la capitale. Pour tout citadin qui se respectait, c'était l'occasion de faire des affaires en or. Harry en rafolait. Pourtant, cette fois-ci, il se contenta de marmonner, le regard vague :
-'Mione, je n'ai pas trop envie, là... Pourquoi pas demain, plutôt? Je me sens fatigué. Je pense plutôt rester ici et puis faire un tour dans notre planque plus tard, si jamais Ron et les autres sont là...
Bien qu'elle fut légèrement choquée, son amie ne laissa rien paraître et se contenta d'acquiesçer.
-Comme tu veux, Harry. Je vais aller choper Luna à la place.
Et tandis qu'elle se levait, la brune ne put s'empêcher de froncer les sourcils : d'ordinaire, Harry ne déprimait que la veille de l'anniversaire de la mort de ses parents. Cette année, il avait décidé de porter son deuil plus tôt? Ou alors quelque chose le perturbait? Puis elle balaya ses idées d'un mouvement de tête. Qu'il fasse ce qu'il veuille. Après tout, il était bien assez grand pour ça.
oOo
Il semblerait que non, Harry Potter, malgré ses bientôt dix-sept ans, n'était pas encore assez mûr pour savoir ce qu'il voulait vraiment dans la vie. Car, en ce moment même, il était complétement perturbé. Par un certain blondinet, de surcroît. Depuis la soirée chez les Weasley, les choses avaient évoluées entre Draco et lui. Ils étaient devenus plus proches, se parlant davantage. Certes, cela ne lui déplaisait pas, au contraire, mais ça le perturbait. Enormément. Et une remise en question n'était pas vraiment ce qu'il lui fallait à ce stade de sa vie.
Harry se jeta dans son lit et se retint de se prendre la tête entre les mains pour ensuite se la fracasser contre le mur. Pourquoi est-ce que Blondie refusait de sortir de son fichu crâne? Sans compter que la congitation n'avait jamais été le fort du brun. Il décida donc que garder tous ses sentiments pour lui n'était pas vraiment une bonne chose. Se levant brusquement, il décida qu'une petite discussion avec son parrain ne serait pas de trop.
-Eh bien 'Ry, tu tires ta gueule des mauvais jours! furent les premiers mots de Sirius après avoir ouvert sa porte de sa chambre.
-Oui, je ne vais pas bien, grommela Harry en s'invitant dans la chambre de son parrain.
Il prit une chaise et resta silencieux pendant quelques instants. Irrité, Sirius lança :
-Bon écoute, ce n'est pas que tu me déranges, mais... tu me déranges. Je suis pas mal occupé là, alors si tu es là uniquement pour rester silencieux, je te prierai de sortir.
Le jeune homme lui lança un regard noir avant de répliquer sèchement :
-Sympathique, parrain, très sympathique. Et si j'étais suicidaire? Tu sais que tu prends le risque de m'encourager à mettre fin à mes jours?
-Allons allons, je sais très bien que tu n'es pas suicidaire. Raconte plutôt tes problèmes à tonton.
Deuxième regard noir. Puis, finalement, Harry décida de lâcher son sac :
-C'est Draco. Il... Il me perturbe. Je le déteste, pourtant. Enfin... Je le détestais, ça j'en suis sûr. Et maintenant... Je ne sais plus du tout. Depuis l'enterrement de Narcissa.. Non, même avant ça. Et puis après, à la fête de Ron, j'ai sentit comme un courant entre nous et.. Ah, Sirius, c'est horrible, je me sens tellement stupide! Heureusement que ce sale blond ne peut pas lire dans les pensées, sinon je suis sûr qu'il se serait bien fichu de moi...
-Sans doute.
Harry lui lança un regard désespéré :
-Sérieusement? Après tout ce que je te dis, la seule chose que tu trouves à me répondre, c'est "Sans doute"? J'ai vraiment besoin de conseils, Sirius.
Son parrain le contempla un long moment, puis il lâcha le plus naturellement du monde :
-Ecoute Harry, peut-être es-tu tout simplement gay?
Le jeune homme manqua de s'étouffer tellement il fut surpris, puis il balbutia :
-Moi? Mais... Impossible!
Il papillona des yeux. Lui, gay? Certainement pas! Et pourtant... Il avait eu de nombreuses aventures, et aucune des femmes avec qui il était sorti ne l'avaient fait vibrer à ce point. Jamais il n'avait eu son coeur qui battait plus vite rien qu'avec la présence de l'autre, jamais il n'avait eu une telle sensation de chaleur lorsqu'il entrait en contact avec quelqu'un... Son parrain le coupa dans ses pensées confuses :
-Ecoute-moi, Harry. Tu es surpris, confus, peut-être même révolté à cette idée, mais réponds-moi sincèrement : Draco, il t'attire?
-Oui.
La réponse était sortie toute seule. A l'instant même où il avait parlé, Harry l'avait regretté. A présent il écarquillait les yeux d'horreur, tandis que Sirius souriait de toutes ses dents :
-Eh bien voilà! On progresse enfin! Et à partir de cette information, que veux-tu faire? L'ignorer? Ou te confronter à Draco pour y voir plus clair?
Harry réfréna sa première pulsion qui consistait à frapper son parain, puis il s'exhorta au calme. Fermant les yeux, il se sonda. Pendant un long moment, il pesa le pour et le contre, se demandant ce qu'il avait à gagner et, au contraire, ce qu'il avait à perdre. Finalement, il se releva et se tourna vers Sirius :
-Je vais lui demander ce qu'il ressent pour moi.
L'homme cligna des yeux. Il avait certes espéré une réaction, mais pas aussi catégorique et aussi irréfléchie!
-Quoi? Tu es fou? Je connais Draco, rien que pour satisfaire son égo et pour garder sa réputation, il va t'envoyer balader!
-Mais tu m'as dit qu'il fallait que j'y voie plus clair! Que nous y voyons plus clair tous les deux!
Sirius s'apprêtait à répliquer, mais soudain une idée lui traversa l'esprit. Une idée particulièrement vicieuse, mais dont on ne pourrait nier l'efficacité. Un sourire pervers lui tordit alors le visage. Il se pencha alors en avant, un sourire mystérieux aux lèvres. Harry recula en le voyant ainsi, comprenant que ce sourire annonçait des problèmes en perspective.
-Attends, là... Tu viens de penser à quoi exactement?
-Très bien, mon cher petit Harry, sussura l'autre sans se préoccuper des inquiétudes de son interlocuteur. Tonton Sirius vient d'avoir une très bonne idée... Non non, ne t'échappe pas, tu verras, tu me remercieras à la fin. Voilà ce que tu vas faire...
oOo
L'après-midi touchait à sa fin. Hermione et Luna avaient fait le marché pendant toute la journée, Ron et les autres les avaient accompagnés. Seuls manquaient à l'appel Harry et Draco. Le premier avait passé la journée chez lui, le second avait occupé son temps à l'escrime et à flâner on ne savait où.
Et maintenant, Harry Potter s'inquiétait. Il venait de tourner au coin d'une rue, rejoignant alors l'impasse qui servait de point de rendez-vous à son groupe d'amis. Il ne fut pas surpris de tous les trouver là, à bavarder et à se rappeler des moments drôles de la journée. Le brun ressentit une pointe de culpabilité l'étreindre en songeant qu'il n'avait pas voulu les accompagner aujourd'hui. Parce qu'il était préoccupé par Draco, en plus. Si Ron apprenait qu'il n'était pas venu s'amuser avec lui à cause de ce blondinet, il allait s'étrangler de rage. Ledit Ron s'élança d'ailleurs vers Harry en hurlant à tue-tête :
-Harry! Enfin te voilà! Qu'est-ce que tu as fichu de toute la journée? Je parie que tu es resté enfermé dans ta chambre. Espèce d'associal.
L'associal en question se contenta de lever les yeux au ciel. Qu'est-ce que Ron pouvait être fataliste, quand il s'y mettait. Un rapide coup d'oeil à l'impasse lui permis de voir que Draco n'était pas là. Voilà qui était problématique... Sirius avait dit qu'il s'en occuperait, mais cela allait-il au moins marcher?
Mais à peine avait-il pensé cela qu'un certain blond de sa connaissance arrivait en déboulant dans l'impasse, l'air paniqué. Harry eut la désagréable surprise de ressentir un pincement au coeur en le voyant. Depuis quand était-il aussi obsédé par lui? Le blond passa en coup de vent devant lui, pila soudain, pui fit demi-tour. Ignorant le soudain cri de Ron, il se planta en face de Harry et cracha :
-Où il est?
Interloqué, le brun s'enquit :
-De quoi tu parles?
-Ne joue pas au plus fin avec moi, Potter. Tu sais très bien de quoi je parle. Sev... Vincent me l'a dit. Tu me l'as pris. Où l'as-tu mis?
Harry roula des yeux.
-Je te jure que je ne sais pas de quoi tu parles. (Puis, soudain, la lumière se fit.) Oh, je vois! C'est Sirius, hein?
-Qu'est-ce que tu racontes encore, Potter? Je te dis que c'est Vincent qui m'a dit que tu m'a pris mon... (Il s'arrêta net et rougit, avant de reprendre violemment :) Enfin, voilà quoi, tu sais de quoi je parle!
Harry dû user de tout son sang-froid pour ne pas rire, et il s'appliqua à faire entendre raison au pauvre Draco :
-Ecoute... Quoique t'ai dit Vincent, c'était sans doute faux, en fait je pense que c'est Sirius qui lui a dit de faire ça.
Le blond haussa un sourcil sceptique.
-Sirius? Pourquoi donc aurait-il fait une chose pareille?
-Sans doute une blague...
Le jeune homme sembla peser pendant un instant les paroles du brun, puis il décida sans doute de les accepter car il hocha la tête et siffla :
-J'espère que tu ne me mens pas, Potter, sinon tu auras affaire à moi.
Puis il tourna les talons. Alors que Ron, vexé d'avoir été ainsi ignoré, grommelait un « bon débarras », Harry s'empressa de rappeler l'autre :
-Draco!
Celui-ci se figea, un instant étonné de l'emploi du prénom. Il se retourna, méfiant.
-Quoi encore?
Le brun inspira un bon coup. Et voilà, ils y étaient. Maintenant, il avait intérêt à assurer. D'une voix qu'il espérait naturelle, il expliqua :
-On allait faire un jeu, tu veux pas essayer? Hein, les mecs? lança-t-il plus fort, attirant l'attention des autres qui jusque-là les ignoraient. Ça vous dirait, un jeu du Roi?
Tandis que tous commençaient à se lever pour les rejoindre, Hermione se détacha du groupe et pris un air enjoué :
-Pourquoi pas? J'aime ce jeu, ça risque d'être intéressant.
Ron accepta alors aussitôt de jouer, au grand amusement de Harry. Bientôt, tous furent d'accord, et les regards se portèrent vers Draco. Après un temps d'hésitation, il haussa finalement les épaules et hocha la tête :
-Ma foi, si tout le monde s'y met... Mais je vous préviens, je ne connais pas. Alors vous avez intérêt à bien m'expliquer, sinon je m'en vais aussitôt.
Derechef, Hermione fut désignée pour expliquer les règles. Si c'était Neville qui s'y mettait, ils n'étaient pas sortis de l'auberge! La jeune fille les fit tous placer en cercle, puis s'éclaircit la gorge. Elle se tourna vers Draco.
-Donc, le jeu du Roi. Tu vois les bâtonnets que je tiens dans la main? Il y en a autant que de personnes dans le cercle, moi comprise. Ils portent tous un numéro, sauf un, qui lui porte une marque rouge. Je cache les bâtonnets comme ça dans ma main, et chacun tire à tour de rôle. Celui qui pioche le bâtonnet rouge est alors le Roi, et il peut dire aux autres de faire ce qu'il veut. Par exemple, « le numéro 7 doit m'avouer son plus grand fantasme », ou encore « le numéro 6 et le numéro 2 doivent danser un tango ». Personne ne sait quel est le numéro de l'autre, d'ailleurs, ça rajoute du piment. Tu as compris?
Le blond hocha la tête avec un air suffisant.
-Naturellement. Aurais-tu confondu mon cerveau avec celui de Weasel?
Avant que Ron ne puisse répliquer, Harry calma le jeu en piochant dans la main d'Hermione un bâtonnet.
-Allez, jouons, plutôt! Tiens, je ne suis pas le Roi ce tour-ci, ajouta-t-il avec une mine sombre.
Les autres s'empressèrent de suivre son exemple, et bientôt on découvrit le Roi : Draco. Aussitôt, Ron protesta :
-Tu as triché, ce n'est pas possible! On ne doit pas regarder quel pion on prend!
-Je n'ai pas triché. On appelle cela la chance du débutant, rouquin, répliqua l'autre. Alors, voyons voir..
Draco pris un air de conspirateur, et ses yeux scrutèrent le cercle. Puis il claqua de la langue, et lança :
-Très bien. Le numéro 4 doit faire trois fois le tour du cercle sur les mains, sans tomber une seule fois, sous peine de recommencer depuis le début.
Aussitôt, nouveau cri de protestation. Et, encore une fois, cri émis par Ron.
-C'est pas vrai! Tu triches! Je suis sûr que tu triches, sale serpent! Tu as regardé mon numéro, avoue-le, connard!
Hermione lui tapa sèchement le crâne.
-On n'accuse pas sans preuves. Et surveille ton langage. Allez, va suivre les ordres de ton Roi.
-Vous êtes tous ligués contre moi, pleurnicha le rouquin.
Il se leva tout de même, non sans avoir lancé un dernier regard meurtrier à Draco, puis il planta péniblement ses mains sur le sol. Alors, lentement, il se releva, avança la main et... s'étala lamentablement par terre. Tous éclatèrent de rire, sauf Draco qui se contenta d'un petit « Pitoyable » agrémenté d'un sourire narquois.
Au bout de dix minutes, Ron n'était arrivé à faire qu'une seule fois le tour du cercle sans tomber. Ils décidèrent alors de continuer le jeu sans lui, il reviendrait une fois son gage terminé. Nouvelle pioche, nouveau roi, nouvelles victimes. Cette fois ce fut Neville qui fut le roi. Il demanda au numéro 2 de s'asseoir sur ses genoux, espérant sans aucun doute que ce soit Luna, mais malheureusement pour lui, le numéro 2 était tombé sur Seamus. Le pauvre Neville put donc expérimenter la sensation du postérieur de Seamus sur ses jambes...
Puis ce fut au tour d'Hermione d'être le roi. Aussitôt, un silence de mort s'abattit sur le cercle. Draco se tourna vers Harry, interrogateur.
-Quel silence, d'un coup, chuchota-t-il. Hermione est-elle si effrayante que ça?
-Tu n'as pas idée, ricana Harry en essayant d'ignorer le souffle de Draco sur son visage. Dès qu'elle est roi, tout le monde prie pour qu'elle n'appelle pas son numéro...
-Bien, claironna Hermione, provoquant une fixation instantanée de tout le cercle. Je veux que le numéro... 3 réponde à une de mes questions.
Aussitôt, tout le monde s'empressa de vérifier les numéros des bâtonnets. Harry jeta un coup d'oeil au sien, puis eut un soupir de soulagement : il avait échappé aux questions plus que gênantes de son ami. Un hoquet sur sa droite lui fit tourner la tête. Vu sa tête déconfite, il semblerait que Draco n'ait pas eu cette chance, lui...
-Alors, qui est le numéro 3? s'impatientait Hermione.
Le blond leva une main maussade.
-C'est moi...
Les yeux de la jeune fille se mirent alors à briller. Pendant une seconde, on aurait dit qu'elle se demandait quoi faire, puis elle se ressaisit.
-Ah, c'est toi. Soit. Alors, Draco, ce que je vais te demander...
Chacun retint son souffle. Mais Harry remarqua une étrange lueur dans les yeux de Draco, qu'il retrouva dans les yeux d'Hermione. Comme s'ils partageaient quelque chose... En fait, on aurait dit qu'ils menaient un véritable duel rien qu'avec leurs yeux. Finalement, Hermione souffla :
-Je veux que tu dises ce que tu croyais que Harry t'avais volé, tout à l'heure.
Une expression surprise passa fugacement sur le visage de Draco, avant qu'il ne reprenne rapidement son masque d'impassibilité. Il prit quelques secondes avant de répondre, mais quand il le fit, ce fut d'une voix sûre, presque fière :
-Je cherchais mon caleçon. Un caleçon avec des kangourous.
Un ange passa.
Puis ce fut l'explosion. Pendant un moment, plus personne ne pouvait plus respirer, tant le rire était fort. Et malgré l'hilarité générale, Draco continuait à redresser fièrement le menton, une moue vaguement irritée sur les lèvres. Rien que voir sa tête provoqua une seconde vague d'hilarité dans le cercle. Puis, une fois que tout le monde ce fut calmé, un nouveau tour s'amorça.
Pour Harry, c'était le moment où jamais d'agir. Il s'empressa alors de ramasser tous les bâtonnets, et s'arrangea pour mémoriser l'ordre dans lequel il les rangeait. Puis il les tendit le plus innocemment du monde vers ses amis.
-Allez, piochez! On se fait un dernier tour?
Draco s'approcha le premier. Le brun observa attentivement sa main pâle tandis qu'il se saisissait du numéro 7. Tous les autres prirent le bâtonnet qu'il avait prévu qu'ils choisiraient. Il découvrit donc le seul bâtonnet restant, marqué d'une croix rouge.
-Je suis le roi! claironna-t-il fièrement. A présent...
Il s'humidifia les lèvres, un frisson le parcourant. Cela allait être un moment décisif.
-Le numéro 7 doit venir me lécher le lobe de l'oreille.
Son coeur ratta un battement lorsqu'il vit Draco se lever et s'approcher sans broncher. On aurait dit que ça ne le gênait pas plus que ça. Harry eut un pincement au coeur à cette idée : peut-être ne représentait-il rien à ses yeux, au final. Mais c'était trop tard pour reculer. Draco s'approcha de lui et Harry put sentir son souffle chaud près de son cou.
C'est parti. Être gay, ou ne pas être gay. Telle est la question...
oOo
Sirius s'inquiétait pour son filleul. Il ne l'avait jamais vu autant préoccupé par une histoire d'amour, et encore moins pour un homme.Bah, après tout, peut-être qu'au contraire cette histoire le ferait grandir...
Un grand bruit de porte qui claque le coupa dans ses pensées. Il pivota sur sa chaise, et se retrouva face à un Harry tout rouge, le regard voilé et un pantalon trop serré. Il ne put retenir un sourire. Il regarda le brun tourner un peu en rond dans la pièce, puis s'affaler sur le bord de son lit, la tête entre les mains.
-Je suis gay.
Cette simple phrase, dites d'un ton mortifié, termina de rompre l'impassibilité de Sirius. Il éclata de rire, sous le regard noir de son filleul.
oOo
Harry Potter allait le rendre fou. Sérieusement. Draco marchait depuis une bonne heure de long en large, sillonant les rues de Londres jusqu'à former une boucle. Il marchait pour se calmer. Car oui, il devait bien l'avouer, au moment où Harry avait appelé son numéro pour qu'il vienne lui lécher l'oreille, il s'était sentit diablement excité. Et cela avait été en empirant... Au moment où sa langue était entrée en contact avec l'oreille du brun, il avait su qu'il était définitivement maudit. Il était diablement attiré par lui. Mais il ne pouvait pas se le permettre! Pas après ce qui était arrivé à Théo. Pas alors qu'il était dans un situation précaire, risquant à tout moment de se faire attrapper et exécuter...
Finalement, Draco rentra chez Sirius, complétement perdu et épuisé. La seule chose à laquelle il aspirait, c'était prendre une douche et s'affaler dans son lit. Mais visiblement, il n'aurait même pas droit à ce luxe. En effet, à peine avait-il claqué la porte de la maison qu'un bruit rententit à l'étage. Intrigué, Draco monta les marches deux à deux. Si c'était Severus, il aurait deux mots à lui dire! A cause de lui, il s'était ridiculisé, tout cela pour un stupide caleçon kangourou... Mais alors qu'il ouvrait la porte de sa chambre à la volée, il se figea. Face à lui se tenait Hermione Granger, appuyée sur la table de chevet, les yeux brillants d'une étrange lueur. Draco se ressaisit rapidement et siffla :
-Granger. Puis-je savoir ce qui t'amène ici, à cette heure si tardive?
Hermione se leva doucement, sans quitter du regard les yeux aciers du blond. Puis, d'une voix douce, elle souffla :
-Je suis venue pour que tu fasses ton réel gage, Draco.
Un ange passa.
-Pardon?
-A cet instant, continua Hermione, ce n'était pas sur ton caleçon que je voulais t'interroger, comme tu t'en doutes. Alors, je suis venue te poser ma réelle question.
Draco se sentait étrangement paralysé. Comme si l'action se déroulait au ralenti. Il s'entendit demander à Granger quelle était sa question. La jeune fille vrilla alors ses yeux sur les siens, semblant le sonder au plus profond de son âme.
-Dis-moi... Es-tu Draco Malfoy?
NDA : Voilà. Complètement bâclé, je vous dit, je l'ai même pas relu une seule fois. xD
Je sais que je l'aurais pleinement mérité, mais si vous avez pas aimé, dites le avec tact ok?
A propos, un autre point que je vais soulever... Non, ne me jetez pas des pierres, mais j'ai vraiment envie d'abandonner cette fic. C'est celle que j'aime le moins de toutes celles que j'ai faites jusqu'à présent, même le style d'écriture est différent dans cette fic, je ne sais même pas pourquoi, bref je la trouve vraiment merdique. MAIS je déteste les auteurs qui abandonnent leurs fics, donc je ne vais pas vous faire ce coup-là. Quoiqu'il arrive "Roi déchu" sera terminée. Mais après, le temps que je me motive, ça peut prendre des années... xD
Donc voilà, prenez votre mal en patience, vraiment pardon! Et mis à part ça, j'espère que vous avez quand même apprécié un minimum!
~Erilys allias Louise-chan
