Salut à tous ! :)

Je suis heureuse de vous retrouver pour ce nouveau chapitre ! Je vous remercie pour votre présence en ce mercredi matin ou après-midi ou soir ou pas mercredi d'ailleurs ! XD Vous êtes vraiment incroyable, je suis tellement heureuse de vous retrouver chaque semaine ! :D

Je remercie tout particulièrement Evie Regal qui a accepté d'être ma bêta et de relire tous mes futurs chapitres pour que la lecture vous soit plus agréable.

Quelque mot sur ce chapitre : Dangereux → A-1 : Qui constitue ou présente quelque danger pour la tranquillité, la réputation ou l'existence même d'une personne. A-2 : Qui met en danger les mœurs, l'ordre établi, ou simplement un certain ordre (social) qu'on a en vue. B-1 : Qui présente quelque danger pour la sécurité d'autres personnes. B-2 : Qui peut nuire, causer du tort au plan des mœurs, de l'ordre social établi.

Les personnages de la série The 100 ne m'appartient pas.

Avant de vous laissez à votre lecture,je voulais vous annoncer qu'après quelque demande de votre part, j'ai créer un compte Youtube au nom de GEEKGIRLG de cette façon, vous aurez la possibilité d'accéder a la musique que je peux évoquer dans mes fanfictions et j'ai aussi créer un compte Facebook au nom de Gaëlle Corbyn pour communiquer de façon plus fluide si vous le voulez mais aussi pour vous prévenir en cas d'éventuel retard, de publication de nouvelle fic ou d'Os... et qui sait peut-être quelque spoiler de temps en temps!

Je vous souhaite une bonne lecture et je vous retrouve en bas ! :)

oOoOo

I Hear Your Voice

I've come to my senses, J'ai raisonné jusqu'à aboutir au fait
That I've become senseless, Que j'ai perdu la raison
I could give you lessons on Je pourrais te donner des cours sur

How to ruin your friendships, Comment ruiner tes amitiés
Every last conviction,, Toutes mes dernières convictions

I smoked them all away Je les ai fumées
I drank my frustrations down the drain, J'ai bu mes foutues frustrations

Out of the way, Elles sont hors course
So I sit and wait and wonder, Alors je m'assieds et j'attends et je m'interroge
Does anyone else feel like me? Est-ce que quelqu'un se sent comme moi ?

Less Than JackThe Science of Selling Yourself Short

Chapitre n°16 : Tellement dangereux

Un frisson me tire du sommeil quelque peu agité qui est le mien. Je n'ai pas bien dormi. Ce qui est rare chez moi. Mais à chaque fois que je me suis éveillée, même pour une seconde, Lexa était là. Et cette fois encore, elle ne manque pas à l'appel.

La seule différence c'est que le soleil dehors essaye de percer au travers des nuages. Ce qui veut dire, comme on est début décembre, qu'il est largement plus de huit heures. Et aussi, mon ventre commence à gargouiller pour me rappeler son existence.

Mince… je vais devoir m'éloigner des bras si réconfortant de Lexa et de nouveau affronter ce qui est arrivé hier. Je me sens tellement pitoyable face à la situation. Je n'arrive pas à comprendre comment il est encore possible que Sindy puisse m'atteindre.

C'est parce qu'elle a parlé de Lexa…

Je me doute bien que les neuf dixième des révélations qu'elle a faites, sont certainement erronées mais ça fait mal. Je n'aime pas du tout qu'elle s'en soit pris à Lexa. Ça me rend folle de rage. Et ce qu'elle a dit à la fin…

Est-ce que c'est vrai ? Alors Costia ce serait… j'imagine que ça expliquerait sa réaction lorsqu'elle a revu Lexa pour la première fois en quatre ans. Non. Je ne dois pas faire de conclusion hâtive.

Et puis, même si c'était le cas, en quoi ça me dérangerait ? C'est toujours Lexa. Qu'elle soit gay, je m'en contre fiche complètement ! Non ?

Je me redresse légèrement pour mieux détailler son visage. C'est affolant. Plus le temps passe, plus je la trouve splendide. Est-ce que c'est quelque chose qui doit m'inquiéter en sachant qu'elle est peut-être attirée par les femmes ? N'importe quoi ! C'est stupide… si je la trouve magnifique ça n'a rien à voir avec le fait qu'il y ait une possibilité qu'elle soit gay, mais avec moi. C'est juste moi qui la trouve juste super belle. Moi… qui n'ai jamais rien ressenti pour une fille. Jamais.

Je me suis attachée à Lexa. Elle est en train de me devenir indispensable. Peut-être… peut-être que… je fronce les sourcils. Oui, peut-être que je ressens quelque chose pour elle, plus fort que de l'amitié. Mais je suis aussi peut-être en train de me monter la tête toute seule pour rien. Je suis certaine que je ne me poserais pas toutes ces questions si Sindy ne s'était pas, une nouvelle fois, mêlée de ce qui ne la regardait pas.

Une chose est sûre en tout cas, sans l'intervention de Lexa hier soir, jamais je n'aurais réussi à me calmer. J'étais trop à fleur de peau. Comme toujours, Sindy a su quoi dire ou même faire pour m'atteindre. Une des répliques qu'elle m'a crachées au visage tourne en boucle dans ma tête : Tu ne vaux pas grand-chose quand tu ne te caches pas derrière ta nouvelle meilleure amie lesbienne, que tu as sûrement placée sur un piédestal depuis la dernière fois. Peut-être même que tu la prends pour une espèce d'héroïne mais regarde autour de toi, elle n'est pas là et moi si. Tu n'as pas besoin d'elle mais de moi. Je suis ta meilleure amie.

Je soupire. Sindy a tord. Elle n'est plus ma meilleure amie. Lexa ne l'est pas non plus d'ailleurs. Non. Lexa c'est autre chose, quelque chose de plus vrai, de plus… je ne sais pas moi. Ça a plus d'importance.

Je perçois un gémissement sur ma gauche. Je détaille un peu plus la jolie brune à mes côtés. Je remarque tout de suite que quelque chose ne va pas. Elle grimace dans son sommeil, ses joues sont un peu plus rouges qu'à l'accoutumée et son teint pâle. J'avance une main tremblante vers son front. Merde… il est brûlant.

D'un geste certain, je la borde un peu plus dans la couverture et je me lève pour aller chercher un linge humide que je pose sur son front. Il n'est plus temps pour le questionnement intérieur quelque peu existentiel. Lexa est certainement malade et tout ça parce qu'elle est venue pour m'aider à surmonter une fois de plus les mots de Sindy et sous la tempête en plus ! Je vais m'occuper d'elle. Après tout, je suis un futur médecin, je commence bientôt mon internat aux urgences. Je peux parfaitement gérer un petit coup de froid. Okay… je vais tout de même demander des conseils à ma mère, encore une fois, il s'agit de Lexa. Je ne voudrais pas faire un mauvais diagnostique ou quoi que ce soit d'autre.

Je sors donc le plus discrètement possible de la bibliothèque avant de rejoindre la cuisine. Je prépare le smoothie fraise, banane et menthe : le spécial malade ! Je suis en train de rajouter les glaçons quand Marcus se poste à côté de moi :

- Bonjour princesse.

- Hey, preux chevalier.

Marcus se poste à côté de moi non sans lancer un regard interrogateur au mélange que je suis en train de confectionner. Il soupire avant de reprendre :

- Je suis obligée de le faire donc… je vais agir comme quand j'enlevais tes pansements petite, et juste me lancer très vite. Comment tu te sens ?

- Mieux…

- D'accord.

- C'est tout ? Vraiment ? Je n'ai pas le droit à un de tes fameux discours protecteur et chevaleresque ?

- Il me semble que tu as trouvé quelqu'un d'autre que moi pour te protéger.

- Mais de quoi tu parles ?

- De Lexa. Clarke, je parle de Lexa.

- Pfff ! N'importe quoi. J'adore Lexa, elle est parfaite et toujours là pour moi depuis que je la connais mais elle ne sera jamais… aussi… bref, elle n'est pas toi !

- Vraiment ?

- Est-ce que c'est de la jalousie que j'entends dans ta voix ?

- Non Clarke, répond-il sérieusement alors que je pensais qu'on allait commencer à plaisanter. J'essaye juste de comprendre. La dernière fois que je t'ai vu dans un état aussi… lamentable qu'hier, c'était après la mort de Jack. Je ne pensais pas un jour te revoir autant pleurer. Et… toi et moi, on sait très bien que tu ne laisses personne approcher quand tu es… aussi chamboulée. Alors… que tu ais demandé à Lexa de t'accompagner et de rester. Je ne comprends pas. Sauf si…

- Elle est venue pour moi, j'explose. Je ne sais même pas comment elle a su que je n'allais pas bien mais elle est venue. Pour moi !

- Très bien, j'ai compris. Tu ne veux pas en parler. Mais Clarke, tu sais que je suis là pour t'écouter, n'est-ce pas ?

Je ne comprends pas ce qu'il veut dire par là. Il a un de ses sourires mystérieux que je déteste. Un de ceux qui me donne envie de lui coller une baffe. Puis ça disparaît en un battement de cils. Il observe ce que je prépare avant de reprendre :

- Pourquoi tu te fais une smoothie vert ? Celui-là c'est quand tu es malade. J'aurais opté pour l'orange : mangue, litchi et nougat.

- Ce n'est pas pour moi. Je crois que Lexa a de la fièvre…

- Ça ne m'étonne pas, elle était vraiment trempée jusqu'aux os hier.

- Oui… et c'est à cause de moi.

- Bon… si tu t'occupes de celui de Lexa, je fais le tiens.

Marcus s'éloigne pour aller chercher les fruits congelés et fait les mesures pour que mon futur smoothie soit parfait. Quand je finis de mixer celui de Lexa, je lui laisse la place. Et trois minutes plus tard, je peux tremper mes lèvres dans la boisson qui, jusqu'à aujourd'hui, m'a permis de surmonter toutes les peines de cœur. Je le remercie avant de m'installer à la table de la cuisine pour le déguster convenablement.

- Tu sais qu'Abby est venue me réveiller à trois heures du matin complètement paniquée.

- Quoi ? Mais pourquoi ?

- Tu n'étais plus dans ta chambre. Je lui ai suggéré que, peut-être, tu étais avec Lexa dans la bibliothèque.

- Je n'arrivais pas à dormir… je me sens rassurée lorsque je suis prêt d'elle.

- C'est à peu près ce que j'ai dit à ta mère.

Un silence s'installe entre nous. Il n'a rien de désagréable. Je bois presque la moitié de ma boisson alors que Marcus se prépare un café. Par moment, je capte un de ses fameux regards de paternel inquiet. Pourtant, il ne dit rien, du moins, il n'ose plus.

J'aimerais comprendre avant de parler à qui que ce soit. Est-ce qu'il a essayé d'insinuer qu'il se passait quelque chose entre Lexa et moi ? Non, ce serait stupide. Lexa et moi, vraiment ? Je ne suis pas gay. Ce serait bizarre… ce serait… merde ! Plus j'y réfléchis, moins cette idée me semble insensée. Après tout, j'ai la sensation qu'à chaque fois qu'elle se dévoile, elle se rapproche encore et encore de la perfection. A croire que cette fille est en réalité la définition même de la perfection. C'est… frustrant !

Marcus et moi relevons la tête en même temps, en percevant les trois dernières marches de l'escalier craquées. Je lui demande silencieusement si ça peut être ma mère. En un regard, je comprends qu'il n'y a aucune chance pour que ce soit ma mère. Je me retourne vers le salon et pile à cet instant, Lexa franchit la cuisine en se frottant doucement les yeux de son poing. Elle est adorable ! Non mais qu'est-ce que je pense ? Calme-toi maintenant Griffin ! C'est Lexa. Juste Lexa… Lexa qui a sûrement de la fièvre.

- Hey, je dis doucement, tu devrais rester coucher, tu n'avais pas l'air très bien tout à l'heure.

- 'jour, énonce-t-elle avant de se laisser tomber sur une chaise près de moi.

- Je pense que Clarke a raison, tu devrais te reposer Lexa.

Ma colocataire sursaute en percevant la voix de Marcus. Elle se tourne vers lui et semble complètement surprise de le voir. Je la vois même froncer les sourcils. Elle semble en pleine réflexion puis, elle vient poser sa paume sur son front. J'imagine qu'elle devine avec ce geste qu'elle a de la fièvre mais elle n'a pas du tout la réaction que j'attendais, elle sourit.

Lexa paraît heureuse d'être malade… ça c'est tout sauf normal ! Elle m'en a fait des vertes et des pas mûres depuis que je la connais mais je crois que là je tiens la palme ! Je tente un regard vers Marcus mais il semble aussi surpris que moi.

- Lexa, tu… te sens bien, je demande incertaine.

- C'est silencieux, murmure-t-elle.

Je ne suis pas certaine de comprendre sa réponse. D'ailleurs, je ne suis même pas certaine qu'il y ait quoi que ce soit à comprendre. C'est juste complètement anormal d'avoir ce genre de réaction !

- Mince, reprend-elle un peu plus fort mais toujours avec sa voix quelque peu rayée, et toi, comment tu te sens ? Je ne peux plus, elle se stoppe, secoue doucement sa tête avant de dévisager Marcus puis de juste demander, tu vas bien ?

- Ce n'est pas moi qui suis aussi pâle que Dracula et qui a clairement de la fièvre…

C'est pas vrai, elle recommence ! Elle fait de nouveau passer les besoins des autres avant les siens. J'aimerais lui hurler d'arrêter ! Je voudrais lui faire comprendre qu'elle est importante ! Elle n'a pas le droit de se délaisser de la sorte. Merde, moi je l'adore. Je ne sais pas ce que je ferais sans elle, c'est flippant mais c'est un fait !

Malgré son état et ses yeux vitreux, elle m'observe et demande très clairement silencieusement : tu te fous de moi ? Je me mords la lèvre inférieure. Je tourne à mon tour mon regard vers Marcus. Je n'ai pas vraiment envie de parler de ça devant lui. Il s'inquiéterait…

- Bon, Marcus se lève en énonçant ce simple mot, moi, je vais bricoler.

- Maman a encore presque foutu le feu à la machine à laver ?

- Qu'est-ce que tu veux que je te dise, Abby est un danger public dès qu'il s'agit de toucher quoi que ce soit d'électrique. Madame branche une prise et BOUM le plomb saute…

- Ouais mais tu sais ce qu'on dit : personne n'est parfait.

- C'est faux, commence-t-il avant de venir embrasser le haut de mes cheveux, toi tu es parfaite ma princesse.

Je ris doucement alors qu'il me fait une courbette quelque peu exagérée. Je l'observe jusqu'à ce qu'il disparaisse avant de me lever pour prendre le smoothie que j'ai préparée pour Lexa. Je le pose devant elle avant de lui ordonner de tout boire. Elle regarde la boisson avec un air dégoûté. Bon, j'avoue, le visuel n'est pas terrible mais c'est super bon.

Elle prend le verre en main et semble l'analyser. Elle soupire avant de le reposer sur la table. Elle cherche mon regard et je ne peux m'empêcher de penser que le sien est plus vide qu'à son habitude. Elle fait vibrer doucement ses cordes vocales. Elle fronce très légèrement les sourcils avant de serrer son poing gauche. Elle vient dessiner les contours de son tatouage avec son pouce. Elle va parler !

- Si… je bois cette chose, tu me diras vraiment comment tu te sens ?

- Deal !

Lexa observe de nouveau le breuvage avec un air dégoûté, elle le prend en main et le poste jusqu'à ses lèvres. Son nez se plisse, elle prend une forte inspiration avant de tout ingurgiter en cinq gorgées rapides ! Je n'arrive pas à le croire. Elle fait une tête à mourir de rire, elle semble vraiment répugner d'avoir bu mon smoothie miracle. Je crois qu'elle commente sans s'en rendre compte :

- Je déteste le goût et l'odeur de la banane…

- Lexa ?

- Dis-moi comment tu vas, insiste-t-elle avec sur le visage toujours une grimace bien présente.

Comment je vais… merde. Je n'en ai aucune idée ! Je ne sais pas quoi lui répondre. J'ai la sensation d'être plus bas que terre à cause de la mesquinerie de Sindy. Je me sens stupide parce qu'une nouvelle fois, je l'ai laissé m'atteindre. Je croyais être plus forte mais de toute évidence, un cœur brisé a besoin de temps, de beaucoup de temps. Mais que je le veuille ou non, elle a encore cette influence indéniable sur moi…

Une peine innommable, voilà ce que je ressens. Je dois surmonter deux déceptions, deux trahisons, deux peines de cœur : une d'amour et l'autre d'amitié.

Et… je me sens troublée… Lexa me met dans tous mes états. Je me pose des questions qui n'avaient pas de raison d'être avant qu'elle n'apparaisse dans ma vie. Je la trouve magnifique, intelligente, forte, dévouée et attentive. Je n'arrive pas à le croire, même en cherchant bien, je ne lui trouve pas de défauts.

Peut-être que certain trouverais que son refus de parler en est un, mais pas moi. Je suis fière d'elle dès qu'elle prononce un mot et maintenant je crois avoir une idée un peu plus claire de la raison pour laquelle elle a fait ce choix controversé. Et finalement, je la trouve courageuse. Pas pour les raisons évidentes, parce que oui j'imagine que de se réfugier dans le mutisme était peut-être lâche, peut-être pas… tout le monde agit différemment face au deuil et sur ce point je suis mal placée pour juger. Je l'admire parce qu'elle a choisi de prendre son temps, qu'importe ce qu'en pensaient les autres. Elle a choisi d'ignorer tout le monde, de ne pas s'occuper des attentes des autres et d'avancer à son rythme.

Et ça… oui, ça c'est courageux !

- Parle-moi Clarke, je m'inquiète…

Je relève les yeux. Est-ce que c'est une supplication que je perçois dans sa voix ? Elle s'inquiète vraiment pour moi et j'aime ça. J'adore savoir que j'ai une place de choix dans sa vie. Je chéris le fait qu'elle serait prête à tout pour me voir et surtout me savoir heureuse.

Je crois que c'est ça qui me fait si peur chez Lexa. J'ai parfois la sensation qu'elle pourrait tout combler, que si je lui laissais une place dans mon cœur, elle inonderait tout. J'ai la certitude qu'elle pourrait non seulement remplacer Sindy mais aussi Finn. Elle serait capable de complètement guérir mon cœur meurtrit et c'est… tellement dangereux !

- Je suis fatiguée de toujours la laisser gagner. Je suis horrifiée par le fait qu'elle puisse toujours m'atteindre. Mais je suis surtout, je cherche le bon mot pour qualifier le plus important à mes yeux, reconnaissante que tu sois venue pour moi, même si je ne sais pas comme tu t'y es prise pour être là au bon moment.

Je capte comme un éclat de tristesse dans ses yeux à la fin de ma phrase. Je croyais que mes mots la rendraient heureuse. Ou alors, elle n'a pas bien compris ce que j'ai dit sur elle.

Lentement elle vient baisser les paupières, soupirer et masser ses tempes. Pendant une seconde j'avais oublié qu'elle était malade. Je me maudis intérieurement. Comment je peux être aussi égoïste ? Elle est certainement en train de se demander comment elle va faire pour que son crâne n'explose pas et moi, je suis là en train d'étaler mes problèmes.

Je refuse de faire ça : de m'apitoyer sur mon sort. Je veux pour une fois être celle qui réussit à prendre soin d'elle. Je me redresse d'un coup en déclarant :

- Je vais chercher ma mère, elle va t'examiner !

Je commence à partir mais je ne peux pas aller bien loin car ses doigts se referment sur mon poignet. Ce simple contact fait pulser mon cœur bien trop vite. Ba-boum, ba-boum, ba-boum… c'est pas vrai, elle doit le sentir cogner jusque sous ma peau.

- Je vais bien Clarke. La fièvre s'éloigne.

- Tu n'en sais rien. Ma mère est un vrai médecin, elle saura quoi faire.

Je vois qu'elle retient une réponse qui semblait pourtant vouloir sortir naturellement. Elle se mordille la lèvre et alors mon regard est complètement aimanté par elle. Je me demande pendant une seconde à quoi doit ressembler un baiser de Lexa. Avant de secouer la tête pour éloigner cette pensée.

Lorsque j'ancre de nouveau mes yeux dans les siens, quelque chose a changé dans son regard. Elle semble surprise. Sans que je ne puisse le contrôler, je me mets à rougir comme si elle avait pu être témoin de mon questionnement silencieux. Ou peut-être que j'ai simplement porté un intérêt trop grand et trop long pour ses lèvres.

Mais ce n'est pas de ma faute ! Je ne comprends pas comment ses lèvres peuvent subitement me sembler aussi attrayantes ! Ça ne peut pas seulement être à cause de ce qu'à dit Sindy. Ce serait stupide… d'autant plus que ce n'est pas la première fois qu'elle insinue que quelqu'un est gay… mais en revanche le fait de me poser autant de questions, de me sentir complètement perdu ça, c'est nouveau.

- Clarke, souffle-t-elle, j'aime quand elle prononce mon prénom. Je t'assure je vais bien. Mais toi, c'est… c'était… est-ce que, elle arrête de parler pendant une très longue poignée de seconde pendant lesquels son regard semble me sonder. Est-ce que tu te sens mieux ici ? finit-elle par me demander en pointant mon cœur.

Je jure que je suis incapable de respirer à la fin de sa question. Je suis presque sûre que mon cœur s'est arrêté net. En fait, tout mon corps s'est mis en stand-by. Alors évidemment, réfléchir à une réponse est mission impossible. Et je ne parle même pas de l'idée même d'énoncer cette fameuse réponse.

Non mais sérieusement, pourquoi elle me pose cette question ? C'est comme si elle savait exactement ce qu'avait dit Sindy. Comme si elle avait assisté à la scène et qu'elle aurait pu voir de ses yeux qu'elle a broyé mon cœur une fois de plus. Ou pire encore, comme si elle savait que la troisième guerre mondiale se déroule en ce moment même en mon fort intérieur avec cette énorme interrogation : est-ce que je laisse entrer Lexa ?

Pour le moment, il n'y a que ses mots qui viennent chatouiller mes oreilles : tellement dangereux !

J'essaye d'imaginer de quoi sont fait les prochains jours, les prochains mois… je n'arrive pas à voir un avenir loin d'elle. Mais ça ne veux pas dire qu'elle m'est indispensable. Ça ne veut pas dire que je suis de plus en plus troublée par sa présence. Ça ne veut pas dire que je veux tout savoir d'elle. Ça ne veut pas dire que… merde ! Je me perds dans mes propres pensées.

J'agrippe le tissu de mon tee-shirt juste au niveau de mon cœur. J'ai du mal à respirer. Je sens que cet organe si important est comme piégé dans un étau. Je ferme doucement les paupières. La réponse honnête à cette question est : non. Non, mon cœur ne va pas mieux, il hurle, il pleure et il est si amoché que j'ai la sensation qu'il fend une partie de mon âme.

Mes cils se redressent avec lenteur. L'émeraude m'attend et je me noie, je me perds complètement dans cette magnifique étendue de vert. C'est fou à quel point ces deux billes de jade sont capables de transmettre les émotions de Lexa. Je l'ai toujours su, c'est comme ça que ma colocataire communique. Elle utilise son regard. C'est assez unique. Le seul problème c'est que je ne comprends pas toujours ce qu'elle veut dire.

Quand mon regard s'oublie dans le sien, je suis rarement capable de m'éloigner de cette couleur unique qui habite ses iris. Je n'arrive pas à savoir si c'est semblable au tilleul, à la sauge, au sapin, à la pomme, aux prairies d'été, à la pistache, au pin, à l'olive, à la mousse, au lichen, au citron, à l'avocat, à l'anis, à amande ou encore à la menthe. Non… c'est bien trop unique pour ressembler à quoi que ce soit.

Lexa est un putain de raz-de-marée ! Peut-être même pire… Lexa… inonde tout sur son passage dans mon cœur et c'est… tellement dangereux ! Bordel ! Lexa est tellement redoutable, elle paraît inoffensive comme ça, mais en vérité, tout ce qui est elle se trouve être un terrible piège. C'est critique. J'ai parfois envie d'être imprudente et de me risquer sur cette route sinueuse et périlleuse. Lexa est une aventure. C'est tellement hasardeux, presque mortel. Que restera-t-il de mon cœur si par inadvertance elle aussi en vient à le piétiner ? Le bien être de ce petit organe est bien trop précieux, ce n'est pas le moment pour le menacer, ni d'être trop téméraire. Je ne peux pas prendre ce risque. C'est bien trop critique. Lexa est… un sinistre.

- Je… je me… sens… mieux ? Vraiment. Je suis… bien.

- Bien, elle répète sur le même ton que moi avec un minuscule sourire. Disons que je vais m'en contenter pour le moment.

- Tu veux bien que ma mère t'examine maintenant ? C'est peut-être plus grave qu'un coup de froid… après tout, on est en décembre.

Elle me fixe de nouveau avec ses magnifiques yeux indescriptibles avant de relâcher mon poignet. Je suis… déçue que sa peau quitte la mienne mais en même temps… soulagées. Mon cœur bat enfin à un rythme normal.

Je monte les premières marches de l'escalier avant de m'arrêter net. Mes doigts se referment avec force sur la rambarde. Je cherche mon souffle. Je repense à Sindy… à tout ce qu'elle m'a craché à la figure hier soir. Au début j'ai réussi à rester impassible, à l'ignorer. Puis… elle a parlé de Lexa. Elle lui a craché dessus comme elle le fait avec tout le monde. C'est à partir de ce moment que j'ai commencé à sombrer.

Lexa… tout ce qu'elle représente est tellement dangereux !


Depuis quatre jours Lexa est clouée au lit avec une vilaine grippe. Je le savais que ce n'était pas juste un coup de froid ! Le plus étrange c'est que sa fièvre va et vient n'importe comment et que les moments où elle semble aller le mieux, c'est au plus haut de cet état tout sauf enviable.

L'avantage c'est que la plupart du temps, elle reste cloîtrée dans sa chambre ce qui me laisse de l'espace et du temps pour réfléchir. Hier, j'ai même pris mon courage à deux mains et j'ai nourri Pringles. En même temps, si je veux de la compagnie, c'est la seule que je peux avoir puisque Monsieur Meeko a décidé de m'abandonner pour veiller la malade.

Je fais tourner la clef dans la serrure de notre appartement et je pousse un soupir de soulagement en entrant dans le hall. Je dépose mon bonnet, mon écharpe et mon manteau avant de me diriger vers le frigo. Je suis exténuée. Je me sers un grand verre de jus d'ananas en repensant aux derniers jours. J'ai été très occupé, j'ai enfin commencé ma formation aux urgences.

J'ai vu et appris des choses que je ne pensais même pas possible. Je me plante au milieu du salon. Je fronce les sourcils. Il manque quelque chose mais je n'arrive pas à mettre le doigt dessus. Soudain, mon chat vient se frotter contre ma jambe en sortant un son qui s'apparente à un miaulement mais qui n'en ai pas vraiment un. Je me penche pour attraper la boule de poils et lui demande :

- Tu n'es pas avec Lexa ?

Je lève les yeux vers l'étage. Je trouve ça étrangement silencieux. J'ai presque la sensation de revenir au commencement de mon emménagement ici. J'ai comme un mauvais pressentiment. Habiter par ce dernier, je dépose Meeko au sol et me précipite à l'étage.

Je suis devant la porte de la chambre de Lexa, un peu essoufflée. Je lève mon poing. J'hésite. Je ne l'ai pas vraiment affronté de nouveau depuis samedi. Je ne sais pas ce qu'il va se passer dans ma tête si je tombe sur une Lexa qui est en pleine forme. Est-ce que je la trouverais toujours aussi… attrayante ?

Non. Pas attrayante. Dangereuse. Lexa est dangereuse. Je dois oublier tout ce remue ménage intérieur. J'inspire profondément. C'est Lexa, juste Lexa. Et mon cœur ne risque rien parce qu'elle ne va pas l'approcher. J'expire et je frappe.

Pas de réponse. Elle dort peut-être...

Mais alors pourquoi j'ai encore cette étrange sensation ? J'essaye de me retenir, vraiment, mais je finis par pousser sa porte. Elle n'est pas là. Ni dans son lit, ni sur sa chaise, ni sur son bureau, ni sur le rebord de sa fenêtre. Elle n'est juste pas là. Et à cette constation, je crois que mon cœur s'arrête.

- Tsssss, c'est bien la peine de vouloir savoir comment va mon cœur si tu le fais s'arrêter à tout bout de champ, je marmonne dans ma barbe.

Je sors de sa chambre, me précipite dans les escaliers, dérape à leur fin et n'arrête ma course infernale qu'une fois ma main dans mon sac à la recherche de mon portable. Pas de nouveau message. Non mais elle se fout de moi ?!

De Clarke à Lexa 18h23 :

Je viens de rentrer… j'espère pour toi que tu n'es pas dehors par ce froid sinon tu peux oublier ta soupe maison ce soir !

De Lexa à Clarke 18h24 :

Je suis dans un taxi. J'avais quelque chose d'important à faire. Je suis là dans moins de 10 minutes.

- Elle n'est pas possible, j'explose. Madame est malade avec ordre du médecin de rester à la maison au chaud mais Madame n'écoute pas. Noooooon, à quoi ça sert d'écouter ?

Mon portable vibre, je regarde le nouveau message avec une pointe de colère. Pourquoi faut-il qu'elle prenne si peu soin d'elle ? Ça m'agace !

De Lexa à Clarke 18h26 :

Arrête de me remonter les bretelles toute seule alors que je ne suis pas là…

De Clarke à Lexa 18h26 :

Ce n'est pas ce que je suis en train de faire !

De Lexa à Clarke 18h27 :

Menteuse ! ;)

- Putain ce qu'elle peut m'énerver ! Comment elle peut savoir que je lui mens, hein ? Et puis merde… les ordres du médecin ont été clairs, une semaine à rester au chaud, pas quatre. Elle est inconsciente aussi ! C'est-pas-ma-faute- !

De Lexa à Clarke 18h29 :

Je t'ai dit d'arrêter…

Un petit cri de frustration m'échappe. Comment elle fait ? Je ne comprends pas… elle ne peut pas si bien me connaître en si peu de temps. C'est… impossible, non ?

De Lexa à Clarke 18h30 :

Viens plutôt me rejoindre devant l'ascenseur, s'il te plaît. Je vais avoir besoin de ton aide.

De Clarke à Lexa 18h30

Euh… je n'aime pas les ascenseurs ! :(

De Lexa à Clarke 18h31 :

Oh allez… Clarke… j'ai dit DEVANT l'ascenseur, pas DEDANS. Ce n'est pas une sorte de monstre capable de te dévorer.

Je ne suis absolument pas certaine qu'il n'y ait aucune chance pour que l'ascenseur ne se transforme pas en monstre dévoreur d'homme. Non, non, ce n'est pas complètement insensé comme idée, pas du tout.

De Lexa à Clarke 18h34 :

T'es sérieuse Clarke ? Je t'attends…

Bon d'accord j'y vais. J'enfile de nouveau mon écharpe parce que oui, j'ai super froid, même dans le couloir. Puis, je traîne des pieds jusqu'à mon Némésis !

Je découvre alors Lexa en train de retenir les portes de l'ascenseur complètement emmitouflée dans un magnifique manteau rouge, écharpe noire et un bonnet avec… euh... un dessin de pingouin dessus. Ça casse presque tout son côté glamour… presque ! Parce qu'en vérité, elle est juste trop adorable !

STOP! Stop, juste stop. Respire Clarke. Ignore juste toute cette perfection. Ça va bien se passer…

- En quoi je peux t'aider, je demande à plus de cinq mètres d'elle.

Sans me répondre, elle retourne dans la cage d'acier. Elle ressort sa tête avec un sourire splendide avant de tirer derrière elle un truc vert. Oh mon dieu ! Je cours presque vers elle en affirmant :

- Tu as acheté un sapin !

Sans réfléchir aux conséquences, je me glisse dans ses bras pour la remercier. Je suis une idiote parce que le contrôle de mon cœur m'échappe de nouveau. Je suis tellement bien dans ses bras. C'est flippant mais c'est la terrible vérité.

Je ne comprends pas comment elle fait pour toujours être si parfaite. Non mais vraiment. Je souhaite quelque chose pendant un millième de seconde et le lendemain Lexa apparaît avec.

Je m'extirpe de ses bras pourtant si accueillant. Je la pointe du doigt et l'avertis :

- Ne crois pas pour autant être sortie d'affaire. Je n'ai pas oublié que tu as désobéis aux recommandations du médecin. C'est complètement inconscient et…

Lexa soupire. Je me mords la lèvre. Elle me regarde avec dans les yeux comme un éclat de tristesse. Mince… je ne voulais pas la rendre triste, surtout pas ! Elle passe une main dans ses cheveux et laisse sa main coincée derrière sa nuque.

- Tu n'as pas vu mon post-it, n'est-ce pas ?

Son… post-it ? Quel post-it ? Il n'y avait aucun post-it. En tout cas, je n'ai rien vu ! Qu'est-ce qu'il disait ? Pourquoi il semble si important pour elle.

- Non, je réponds quelque peu honteuse.

- Je vois… tu m'aides maintenant ?

Quoi ? Et c'est tout ? Pas plus d'explications ? Rien du tout ? Vraiment ? Elle se fiche de moi, c'est pas possible !

Mais il y a quelque chose dans ses yeux, quelque chose que je n'avais jamais vue. Quelque chose qui m'inquiète…

- Lexa…

- Le but c'est que cet arbre perdent ses épines dans l'appartement, pas dans le couloir.

- Mais…

- Plus tard, s'il te plaît.

Lexa murmure les derniers mots. La supplication enserre mon cœur. Parce que j'ai très bien entendu la cassure dans sa voix, encore plus prononcée que d'habitude.

Je suis absolument certaine que quelque chose ne va pas. Elle semble triste, voire même ébranlée. Peut-être même plus que la première fois où elle m'a parlé de sa mère du bout des lèvres.

Je suis inquiète… terriblement inquiète ! J'ai envie d'éloigner cette tristesse. J'ai envie de la prendre dans mes bras. J'ai envie de la rassurer. J'ai envie de la voir sourire.

Un minuscule étirement habite mes lèvres. Très bien… elle veut du temps. C'est bien pour ça qu'elle a emmené le sapin. C'était une diversion. Dans ce cas, je vais jouer.

Je prends un bout de l'arbre de noël et on le porte toutes les deux jusque devant la baie vitrée. Lexa le redresse. Je n'avais pas imaginé une seule seconde qu'il puisse être aussi grand. Il touche presque le plafond. Il est magnifique.

- Tu as des décorations au moins ?

Un minuscule sourire apparaît sur ses lèvres. Pour le moment, je vais m'en contenter. Elle se dirige vers les escaliers avant de les gravir. Le temps de son absence, je tourne sur moi-même à la recherche du fameux post-it.

Je le trouve coller sur le frigo. Comment j'ai pu le manquer ? En plus il est rose fluo, clairement quelque chose qui ne passe pas inaperçu ! Je le décolle pour le lire.

Titus ma convoqué. Oui, tu as bien lu : con-vo-qué ! Je suis obligée d'y aller. Si je ne suis pas rentrée quand tu arrives, j'ai pensée à quelque chose qui te feras certainement plaisir.

Lexa.

C'est malin ! Maintenant je me sens coupable et stupide. Tous ça parce que j'essaye d'éloigner l'idée que Lexa est… belle, géniale, parfaite, unique et que j'essaye surtout de me concentrer sur le fait qu'elle est dangereuse. Oui Clarke, surtout n'oublie pas que Lexa est tellement dangereuse que si elle venait à te briser le cœur, tu ne t'en remettrais jamais.

C'est vrai quoi, elle pourrait ruiner toutes mes chances d'un jour retrouver le bonheur. Ou alors c'est justement elle qui représente le bonheur. Je secoue la tête dans tous les sens pour essayer encore une fois d'éloigner cette pensée. Qu'est ce que je disais, hein ? Une seule seconde d'inattention et je recommence à ne penser qu'à elle. C'est n'importe quoi !

Lexa… je ferme les yeux. Lexa… mon cœur bat plus vite. Lexa… j'oublie de prendre une ou deux inspirations. Lexa… et si j'acceptais de me mettre en danger ? Lexa… et si je lui ouvrais un peu plus mon cœur ? Lexa… et si je délaissais la peur, qu'est-ce qu'il se passerait ?

Le post-it, toujours dans les mains, je le fixe en faisant quelques pas. Un concours de circonstance. Une succession de maladresse. Un instant d'inattention. Meeko passe entre mes jambes en miaulant, ne regardant pas où je vais, mes pieds s'emmêlent et je tombe. Ce que je n'avais pas prévu, c'est que Lexa soit juste devant moi. En fait, même sans l'intervention de mon chaton, je l'aurais certainement bousculé mais là, c'est bien pire parce que je m'étale sur elle.

Lexa chancelle sur quelques pas maladroits avant que son talon ne bute sur un quelconque objet, que je maudis jusqu'à la fin des temps, qui finit d'achever son équilibre déjà précaire. Dans un geste de dernier recourt, sa main s'accroche à mon haut. Son corps s'écrase contre le parquet dans un bruit tout sauf rassurant. Je perçois un souffle marqué par la douleur qu'elle retient. Je m'attendais à ce qu'elle laisse s'échapper un nombre incalculable d'injure mais rien.

Il me faut un certain temps pour réaliser que je suis complètement avachie sur elle. Je me redresse légèrement pour enlever mon poids de son corps en m'excusant. Son visage est quelque peu déformé par la douleur. Je m'en veux encore plus.

- Oh mon dieu ! Je t'ai fait mal ? Je suis tellement désolée, je ne regardais pas où je marchais. C'est entièrement de ma faute ! Où as tu mal ? C'est…

Je m'attendais à ce qu'elle touche un de ses membres, je ne sais pas moi, son coude par exemple qui est déjà en train de bleuir à vu d'œil. Mais à la place, c'est son front qu'elle vient effleurer. Elle dépose toute sa paume sur ses yeux. Elle tremble.

- Lexa ? Qu'est-ce qu'il se passe ? Tu t'es cognée la tête ? Il faut me le dire si c'est le cas. Ça peut-être très grave. Il ne faut pas rigoler avec les commotions. Et puis…

Dans un geste que je ne suis pas certaine qu'elle maîtrise, elle vient poser sa deuxième main sur ma bouche. Elle n'emploie aucune force. A vrai dire, c'est à peine un effleurement mais je comprends le message. Elle souhaite que j'arrête de parler.

Et comme, je ne peux rien faire d'autre et que de toute évidence, je n'ai pas assez de jugeote pour me relever, je me mets à l'observer. Sa respiration est saccadée. J'essaye d'ignorer ce fait, la savoir en train de souffrir me rend malade. Puis, par mégarde mes yeux tombent sur ses lèvres. Mon estomac se retourne. Je… j'aienviedel'embrasser !

Je suis terrifiée par cette idée. Je panique complètement. De la bile se forme dans ma gorge. Il faut que je chasse cette idée de mon esprit. Sa main glisse, quitte mes lèvres. Je ne sais pas si elle se rend compte que ça ressemble à s'y m'éprendre à une caresse. C'est pas vrai, mon esprit divague tellement ! Et au moment où elle chasse son autre main de ses yeux et que je me perds dans cette étendue émeraude, j'y pense de nouveau : j'ai envie de l'embrasser !

La surprise se dessine sur le visage de Lexa à croire qu'elle a deviné mon désir inavouable. Je prends encore plus peur. Je me redresse subitement. Je lisse mon pantalon et tire mon pull vers le bas. J'ose un autre regard vers Lexa, elle s'est mise en tailleur. Elle me fixe. Merde… pourquoi j'ai cette sensation qu'elle a capté mon souhait fugace ? Un petit sourire vient étirer ses lèvres. Ses lèvres… non ! Mauvaise idée !

Je me retourne. Je me dirige vers la porte d'entrée. Je prends tous mes vêtements d'hiver. Au moment où j'ouvre notre porte d'entrée, j'entends un gémissement dû à la douleur puis :

-Clarke, attends !

Non, non et non. Je fais claquer la porte. Je passe un premier bras dans mon manteau. Je commence à courir. Je fuis. Oui, je sais c'est honteux. Je dévale les escaliers. Tel un miracle, un taxi est juste devant notre immeuble. Je monte dedans et donne l'adresse de chez mes parents.

Je suis complètement chamboulée. Durant tout le trajet, il n'y a qu'une pensée qui tourne à plein régime. Je n'ai aucun mal à imaginer une petite industrie au milieu de mon cerveau. Et à cet instant, ça tourne, ça tourne et ça tourne encore, encore et encore.

La même phrase se répète toujours à mon esprit, comme dans un murmure incessant. Elle est comme imprimée en grosse lettre sur mon âme. Tatouée à même mon cœur.

Mon poing s'écrase un nombre incalculable de fois contre le bois de la porte de la maison de mon enfance. C'est Marcus qui ouvre. Je ne réfléchis pas plus d'une seconde et je viens me réfugier dans ses bras en pleurant. Il caresse avec amour mon dos alors qu'il m'avoue :

- Je t'attendais plus tôt.

Non mais de quoi est-ce qu'il parle ? Il passe une main dans mes cheveux. Il m'éloigne de son torse. Il se penche légèrement en avant et plonge ses yeux dans les miens.

-Tu es prête à en parler ?

Quoi ? Prête à parler de quoi ? Il débloque complètement ! Ouais, c'est ça, il est certainement devenu fou. Ce n'était pas le bon moment. Moi, j'ai besoin de lui !

- Tu veux me parler de Lexa ?

Par tous les dieux existants ou non, OUI ! Je VEUX parler de LEXA ! Parce que tout en moi hurle, et se bat en même temps contre une seule et même idée :

J'AI.

ENVIE.

DE.

L'EMBRASSER !

Et c'est… tellement dangereux !

oOoOo

Voilà pour le nouveau chapitre de cette fiction. J'espère que vous l'avez apprécier. Alors, alors… comme ça laisser une place à Lexa dans son cœur c'est… bien trop dangereux ? Qu'est-ce que vous en pensez vous ? Et Lexa qui essaye de la rattraper avant qu'elle ne s'enfuie… je vous laisse deviner où commencera le prochain chapitre ! XD

J'ai envie de faire un petit sondage… à votre avis, Lexa a entendu Clarke penser qu'elle voulait l'embrasser ou pas ? #Team-Lexa a entendu ou #Team-Lexa n'a pas entendu ! ^^

Je suis évidemment ouverte à toute les critiques, qu'elles soit positives ou négatives, à condition que le commentaire soit constructif.

Les Notes :

Note n°1 : Le groupe Less Than Jack a sortit son premier album Pezcore en 1995. Mais pour moi, le meilleur album reste Anthem qui est sortit en 2003 ! Depuis 2012, le groupe à préférer sortir des EP plutôt que des album. D'ailleurs ça me fait penser qu'ils devait sortir quelque chose en 2017 ! Il faut que j'aille voir ! :)

The Science of Selling Yourself Short est le second single sortit en 2003 pour l'album Anthem. J'ai appris il y a quelque temps que le groupe avait mit cette chanson sur l'album au dernier moment, un peu en mode brouillon. Aujourd'hui, c'est juste une des meilleur chanson du groupe si se n'est LA chanson !

Note n°2 : MWHAHAHAHAHA ! Que toute celles qui s'appelle Lucy et Mina partent se cacher, parce que le moment de vous présenter Dracula est arriver ! Certain (bon d'accord beaucoup) disent que c'est un personnage fictif mais je n'en suis pas absolument certaine. Quoi ? Je crois aux vampires, ça dérange quelqu'un ? (Non, je plaisante… enfin, je crois… si ça se trouve, j'ai été hypnotiser par Dracula pour écrire ça…) Bon… du coup moi, je parle de qui ? Du vampire ou de "l'empaleur" ? Lequel fait le moins peur ? Ne-répondez-pas ! Bon aller, je vais faire les deux ! Je vais commencer par ce "bon vieux" Vlad III Basarab parce qu'après tout, c'est de lui dont s'est inspirer Bram Stoker pour créer le personnage de Dracula. Donc, ce "gentil personnage" est né entre 1430 et 1435 (ouais, je sais se n'est pas hyper précis mais c'est mon livre d'histoire qui le dit) son surnom (donc Dracula, vous l'aurez compris) signifie « Le fils du dragon » Selon la légende, il aurait empaler des centaine et des centaine de personnes étant donner que le moindre petit délit était condamnable. De la petite infraction, en passant par le mensonge jusqu'au crime tous le monde était puni de mort. Mais les historiens pense qu'en vérité, il a "seulement" tuer quelque personne de haut rang, des personnes important ce qui a suffit à enflammer l'imagination de tous. Bref… se n'était pas quelqu'un de cool ! Bien qu'il y ai plein d'anecdote a son sujet comme celle de la coupe d'or. Mais le problème c'est qu'on ne sait pas vraiment si c'est véridique ou légendaire. Pour le Dracula de Stoker, le roman est sortit en 1897. Mais depuis le personnage évolue avec son temps, on ne compte plus les adaptations en livre, on a Dracula mon amour (sortit en 2010) en film on a aussi de nombreux Dracula (celui de Gary Oldman en 1992 ou Luke Evans en 2014) Il a aussi une place énorme dans le BD et notamment dans l'univers Marvel… bref, je crois qu'il faut que je m'arrête là ! ^^

Réponses aux Guests :

Chapitre 7 :

Bloop : Ah-ah ! T'en fais pas, je crois que ça arrive a tous le monde d'ignorer une histoire parce que son résumer ne nous attire pas plus que ça. Je suis tout de même contente que tu ai été frapper par ce choc ! ^^ Et je suis heureuse de savoir que tu aimes cette histoire. Par contre, arriver en retard… c'est pas cool ! XD J'espère que tu n'étais pas trop à la bourre finalement… A bientôt ! :)

Chapitre 15 :

Morgane : De rien, c'est avec plaisir que je le fais ! ;) Merci beaucoup, ça me fait plaisir d'autant plus que pour le moment, le chapitre 15 a été un de ceux que j'ai préférer écrire. C'est vrais que Lexa se dévoile un peu plus au fil des chapitres mais en même temps, c'est le but ! ^^ Je crois que c'est une des pires capacités qui puisse exister, personnellement, je ne le supporterai pas. A bientôt ! :)

Fanny : Mais oui, Lexa est adorable et surtout parfaite ! ^^ Prête à TOUS ! J'ai prévus quelque chose pour Sindy, elle ne s'en sortira pas aussi facilement mais après est-ce que Lexa va la pulvériser… je ne sais pas ! XD

Lily : Va y, je t'en pris, giffle Sindy, je ne dirai rien ! ;) Merci beaucoup ! :D A bientôt !

Alice : C'est cool si j'ai réussis a te surprendre, petite satisfaction personnelle ! ^^ Tous le monde déteste Sindy ! Lexa a un super pouvoir mais… elle le considère comme une malédiction… je note, je note : Clarke fera le premier pas, on verra bien ! Bientôt, je reste sur me réponse, c'est bien comme réponse, je trouve ! Avoue, il y a une grande avancer dans ce nouveau chapitre ! ;) Ça pour être amoureuse, elle est amoureuse notre Lexa ! :) Je garde l'histoire de la famille Woods dans ma poche pour le moment… désolée. Merci beaucoup ! Ça fait plaisir de savoir que je fais du bon boulot ! :D Je suis totalement d'accord, la saison 2 de Supergirl est largement mieux que la première ! J'adore cette série, j'ai sauter sur le premier épisode de la saison 3 la semaine dernière… ^^ Je serai toujours là le mercredi ! :)

Loukia 63 : Salut, je suis jeune ! (Du moins, je me considère comme jeune…) merci ! C'est celle que j'ai préférer écrire, c'est chouette de savoir que tu as apprécier. Définitivement, en effet ! :D J'imagine bien le réveil, les petits yeux à peine adapter à la luminosité et déjà coller a un écran… Je te suis reconnaissante pour chacune de tes reviews ! A bientôt ! :)

Bloop : Si se serait un désastre alors, je vais me contenter de wahhhh ! ;) Et bien, j'espère que tu vas continuer d'adorer et de te noyer même si après réflexion, la noyade peut être dangereuse, prend une bouée, juste au cas ou ! XD Le passage sous la pluie, mon préférer ! :D De rien, c'est avec plaisir que je partage cette histoire avec vous ! A mercredi prochain ! :)

En espérant vous retrouvez pour le prochain chapitre : « Briser le silence »

GeekGirlG.