Salut à tous ! :)

Je suis heureuse de vous retrouver en ce mercredi matin pour ce nouveau chapitre ! Je vous remercie (pour ceux/celles qui le font) de prendre le temps de réagir et plus particulièrement d'avoir choisie une Team !

Petit récapitulatif : La Team Lexa a entendu représente 68 % des voies, la Team Lexa n'a pas entendu représente 25 % des voies et les sans avis (ou les prudents, je ne sais pas trop…) représente 7 % des voies !

Je remercie tout particulièrement Evie Regal qui a accepté d'être ma bêta et de relire tous mes futurs chapitres pour que la lecture vous soit plus agréable.

Quelques mots sur ce chapitre : Alors, Lexa a-t-elle ou n'a-t-elle pas "entendu" Clarke quand elle a souhaité l'embrasser ? Comment va-t-elle réagir à sa fuite ? Va-t-elle poursuivre Clarke et lui demander des explications ? Va-t-elle lui laisser de l'espace ? Ou encore… je ne sais pas moi, faire quelque chose d'impulsif ? Appeler sa meilleure amie à la rescousse ?

Les personnages de la série The 100 ne m'appartiennent pas.

Je vous souhaite une bonne lecture et je vous retrouve en bas ! :)

oOoOo

I Hear Your Voice

Break all the silence Brise tous les silences

And tell the whole world Et dis-le à tout le monde

That they're tearing me apart Ils me déchirent

With their dirty selfish hands Avec leurs mains sales et égoïstes

Leaving me with nothing at all Ne me laissant rien d'autre

François MulderBreak the Silence

Chapitre n°17 : Briser le silence

Je suis complètement interdite devant la porte qui vient de claquer. Est-ce que… Clarke vient-elle de… me fuir ? Elle vient de le faire, n'est-ce pas ? Je suis figée sur place. Je serre mon poing, ce qui provoque une infime douleur dans mon épaule, et une bien plus grande dans mon coude. Je me débats intérieurement de toutes mes forces pour ne pas la poursuivre.

Je suis là, dressée devant une porte close et je n'arrive pas a ne serait-ce qu'esquisser le moindre mouvement. Je suis perdue. Je sais pertinemment que lorsque je suis malade et plus précisément quand j'ai de la fièvre, mon aptitude déraille quelque peu mais… sûrement pour la première fois en quatre ans, j'aimerais savoir ce que pense une personne.

Pour quelle raison Clarke est-elle partie ? Je ne comprends pas.

Je me retourne tel un automate et je fixe le sapin que j'ai ramené. J'avais espéré qu'on le décorerait ensemble. Il n'y a rien à faire, je ne comprends pas ce qu'il vient de se passer. Depuis que je suis revenue à l'appartement, elle a semblé légèrement en colère par mon absence puis surexcité à l'idée d'avoir un arbre de noël et maintenant, elle était, je ne sais pas, complètement effrayée. Je ne me souviens pas que les émotions de Clarke jouaient au yo-yo comme ça. Peut-être que j'ai vraiment atterrit dans une dimension parallèle.

Je me traîne jusqu'au canapé dans lequel je m'installe en soupirant. Je déteste lorsqu'après être malade, mon aptitude revient par à-coup. J'ai cru mourir tout à l'heure après être tombée. J'ai eu la sensation que tous les résidants de l'immeuble hurlaient d'une seule et même voix. C'est sûrement pour cette raison que je n'ai pas réussi à capter celle de Clarke. La seule qui ait de l'importance.

La douleur a été si intense que lorsque j'ai rouvert les yeux, j'ai été surprise de voir Clarke. Je pensais qu'elle s'était relevée. Je ne sais pas ce qu'elle a interprété mais quelque chose dans mon comportement l'a fait fuir et ça me rend… folle de rage !

Si seulement je savais ce qui l'avait mis dans cet état... Je saurais alors quoi lui dire. Je pourrais essayer de la rassurer. Je grogne. Je n'arrive pas à croire que je désire vraiment pouvoir lire dans les pensées… c'est absurde !

Je bouge mon bras droit en grimaçant. Ça fait super mal ! Je jette un coup d'œil à mon coude et j'écarquille les yeux. Je ne pensais pas que la couleur de ma peau pouvait devenir aussi bizarre c'est entre le bleu, le violet et le noir. En plus ça commence à gonfler. Ça craint !

Je ne peux pas rester comme ça… je soupire. C'est vraiment une journée pourrie !

D'abord, il y a eu mon entrevue avec Titus où je me suis fais passer un des pires savons de tous les temps. En même temps, je m'y attendais. Après tout, je me suis esquivée d'une des soirées les plus importantes pour mon père afin de rejoindre Clarke. Il y allait forcément y avoir des retombées. Forcément… et celle-ci sont presque nucléaires ! Il m'a obligé à être présent aux trois prochains meetings. Je déteste être debout derrière mon père qui répond à des questions, plus ou moins de travail, sachant qu'en vérité, le journaliste ne se pose qu'une seule question : pourquoi sa fille ne parle plus ? Son deuil devrait être fini depuis le temps, non ? Je hais tellement être spectatrice de ce genre d'interrogation. J'ai envie de hurler qu'ils ont tord et de les remettre à leur place.

Puis… il y a eu le comportement plus qu'étrange de Clarke. Sûrement pour la première fois, je ne suis pas parvenue à la cerner. Ce qui est étrange parce que je n'utilise que très peu ma capacité sur elle. Étrangement, plus je suis près d'elle, moins je dois fournir d'efforts pour me maîtriser. Je me demande si c'est comme ça que ma grand-mère se maîtrisait : en s'entourant des gens qu'elle aimait.

Et maintenant, il y a la douleur qui émane de mon coude. Je crois qu'il faut que je vois un médecin. Je crois qu'il n'y a rien au monde qui me révulse plus que les hôpitaux. Déjà avant, quand j'étais comme tout le monde. Ce n'est pas vraiment un endroit qui inspire la joie et la bonne humeur. Puis, j'y suis restée cloîtrée des heures entières avec mon père et mon frère attendant un miracle qui n'arriverait pas. Moi, je le savais, ma mère était déjà morte pour la simple et bonne raison que je portais déjà son fardeau. Les médecins essayaient de la sauver en vain. Et aujourd'hui… les hôpitaux sont juste un des endroits les pires au monde où se rendre, quand on a la capacité de lire dans les pensées.

Le seul avantage, c'est que pour le moment, ma malédiction semble en mode off.

Je me décide donc à prendre mon portable. J'ouvre ma conversation avec Raven. Je fixe l'écran pendant de longue seconde avant de me décider à lui envoyer un message.

De Lexa à Raven 19h24 :

Ne panique pas mais, je crois que je dois aller à l'hôpital...

De Raven à Lexa 19h24 :

J'arrive !

Je souris à sa réponse et j'attends. J'attends parce que ce n'est pas fini. Elle doit être en train d'enfiler son manteau, de sautiller sur un pied pour caller un pied dans sa première chaussure et tout ça, avec son portable coincé entre les dents. Je sais déjà quel sera le contenu de son prochain message.

De Raven à Lexa 19h25 :

Mais en fait, tu es où ?

De Lexa à Raven 19h25 :

A l'appart' !

De Raven à Lexa 19h26 :

Okay ! Cette fois, j'arrive pour de vrai !

De Raven à Lexa 19h27 :

J'espère qu'il n'y a pas du sang partout…

De Raven à Lexa 19h28 :

Je te préviens si tu as tué quelqu'un, je ne t'aide pas pour cacher le corps… je suis avec toi quelque soit la situation, mais pas celle-là !

J'éclate de rire. J'adore Raven ! C'est vraiment la personne la plus incroyable qui m'est été donner de rencontrer. Je donnerai ma vie pour elle, et vice et versa. Je sais que parfois, elle m'en veut encore de l'avoir éloigné il y a quatre ans mais je n'avais pas le choix… la pousser hors de ma vie a été un vrai supplice !

Je me lève toujours en traînant des pieds jusqu'au frigo, j'ouvre la partie congélateur et sort une poche de glace. Je retourne vers le canapé en posant mon coude sur un oreiller. J'entoure la glace d'un torchon avant de le poser dessus. Je reprends mon portable en main et j'attends l'arrivée de Raven.

J'ai beau essayer, il n'y a rien à faire. Toutes mes pensées vont vers Clarke…

J'ai envie de lui envoyer un sms pour essayer de comprendre ce qu'il vient de se passer. Mon côté impulsif me hurle d'agir, de faire quelque chose, n'importe quoi ! Mais ma raison et mon côté réfléchis qui commence à primer depuis quatre ans me dicte de ne rien faire de stupide. Non… rien de stupide.

Je suis presque sûre que si Clarke s'est éloignée, ce n'est pas pour rien. Elle doit avoir besoin d'espace. Bon… d'accord cette constatation me fait un mal de chien. Elle a certainement besoin de réfléchir loin de moi. Loin de moi… merde ça fait très mal !

Je me penche en avant pour tirer un des cartons que j'ai descendu un peu plus tôt. Je l'ouvre et malgré mon incompréhension actuelle et cette sensation insupportable que mon cœur se déchire, je souris en prenant en main un cadre. J'adore cette photographie. Je ferme les yeux et je l'entends presque chuchoter à mon oreille :

- Allez viens Lexie, ensemble, on va briser le silence.

Je dessine les contours du visage de ma grand-mère et instantanément mon cœur est plus léger. Elle me manque tellement…

Toujours avec le sourire, je viens déposer le cadre que je ne sors qu'une fois par an sur le rebord de la table basse. J'observe l'image. Je me souviens que c'est Aiden qui a pris la photo. Je m'étais mis sur mon trente et un. Je portais une robe bleue et je m'étais acharnée à faire une coiffure travaillée pour mon premier vrai rendez-vous avec Costia. Raven s'était ouvertement moquée de moi, me rappelant qu'on se connaissait depuis le bac à sable et que de faire tant d'effort était inutile. J'avais balayé l'argument d'un geste de la main. Je souriais pour la photo et ma grand-mère est arrivée dans mon dos. Elle a déposé son menton sur mon épaule et a caché mes yeux avec ses deux paumes attirant un sourire encore plus grand sur mes lèvres. Le cliché a été un accident, Aiden a fait riper son doigt. Mais c'est et ça restera certainement ma photographie préférée avec ma grand-mère.

Quelques mois à peine avant qu'elle ne décède… mais qu'importe le temps qui passe. Je l'entends encore cette phrase qu'elle n'adressait qu'à moi.

- Allez viens Lexie, ensemble, on va briser le silence.

Je me souviens de ces fois où elle venait me réveiller en plein milieu de la nuit et que je me levais avec difficulté, frottaismes paupières et étouffais plus d'un bâillement. Mais au final, je la suivais toujours. Elle prenait alors ma main qui paraissait toujours si petite dans la sienne. Puis elle trouvait toujours un coin loin de tous et avec une vue dégagée pour pouvoir observer les étoiles. Nous nous allongions et elle me racontait la légende du sang maudit, celui qui brûlait les tempes et qui révélait à celles qui savent écouter la vérité. J'écoutais avec attention sans savoir que cette histoire qu'elle s'acharnait à me raconter était la mienne. Puis à la fin de son récit, il y avait une autre tradition. Nous nous levions à deux, elle glissait de nouveau sa main dans la mienne, elle prenait toujours le temps de fermer les yeux comme pour apprécier chaque petits détails qui nous entouraient : du feulement du vent au ruissellement de l'eau, en passant par les frémissements des insectes qui passaient par là, jusqu'au craquement imperceptible du bois. Puis elle souriait. C'était le signal. Nous prenions une énorme inspiration avant de laisser échapper un hurlement qui faisait vibrer nos cordes vocales jusqu'à l'indécence.

Nous brisions le silence…

- Tu vois Lexie, le silence c'est très surfait. Ne l'oublie jamais. Il faut le briser le plus souvent possible.

- Je n'oublierai pas Omma.

Je m'assoie en tailleur sur le canapé. Je grogne en sentant la morsure de la douleur dans mon coude. Je ferme les yeux. Il ne faut qu'une seconde pour que le brouhaha devienne insupportable. Je ne sais pas… je ne sais vraiment pas comment Omma faisait pour supporter et même apprécier ça.

J'ouvre précipitamment les paupières. Je serre les poings de nouveau en colère. Je le saurais si une certaine personne avait pris le temps de me l'enseigner au lieu de se laisser envahir par l'égoïsme et de juste abandonner. Je la déteste pour avoir choisi la facilité. Je la hais de m'avoir laissé seule dans ce vacarme constant.

Elle… Omma lui a appris comment faire pour le supporter et même le contrôler. Je n'arrive pas à comprendre qu'elle ait pu gâcher cet enseignement. Pire qu'elle ait permis que ce savoir soit perdu à jamais avec elle.

Sept mois… c'est le temps qu'elle a daigné le garder. Sept mois… c'est tellement ridicule, je subis ce supplice depuis un peu plus de quarante mois et je n'ai pas l'intention de m'écraser à pleine vitesse contre un mur. Je ne suis pas lâche comme elle. Sept mois… merde Omma a supporté ça toute sa vie, c'était la première fille à naître dans notre famille depuis trois générations. Soixante deux ans a subir un vacarme perpétuel, soit approximativement sept cent cinquante mois ! Mais elleelle… sept mois ?!

Trois coups fermes sur ma porte me font sursauter. Je me redresse au moment même où Reyes entre en trombe dans mon appartement. Je manque d'éclater de rire lorsque je remarque que sous son manteau à moitié ouvert, elle est en pyjamas, portant fièrement un tee-shirt avec Maléfique qui titille Hadès en appuyant son index sur la joue du dieu des Enfers, ce qui le fait voir rouge du côté de sa flammèche, son bas est un vieux jogging noir devenu complètement déformé au fil des années et elle n'a bien sûr pas oublié ses chaussons koala.

- Okay ! Je suis là ! Bon, dit-elle en plaquant sa main droite sur ses yeux, est le sang ? Dis-moi que ce n'est pas un remake de Dexter ou pire qu'il y a des bouts de cervelle éparpillés dans la pièce ! Tu sais, ce n'est pas pour rien que je ne regarde pas : The Walking Dead, Fear, I Zombie ou encore Z-Nation, tu le sais n'est-ce pas ? Et puis, le guide de survie en cas d'attaque zombie que tu m'as offert l'année dernière n'a servi à rien. Je suis toujours aussi flippée. Et puis, continue-t-elle retirant enfin sa main de son visage pour me sourire une fois en face de moi, toi et moi on ne survivrait pas assez longtemps pour appliquer quoi que ce soit qui soit retranscrit dans ce bouquin et, son regard est attiré par quelque chose derrière mon épaule, Oh ! Tu as ressorti ta photo avec Omma… c'est vrai, c'est bientôt noël !

Voilà ! Ça c'est du grand Raven Reyes. Un grand n'importe quoi constant avec une capacité de concentration égale à un enfant de deux ans. Le plus drôle, c'est qu'elle pense véritablement comme ça. Les idées fusent dans tous les sens et dès que quelque chose vient perturber ce flux conséquent, elle se déconcentre pour rebondir sur cette autre chose.

Un sourire nostalgique se dessine sur les lèvres de ma meilleure amie. Je n'ai pas besoin de ma malédiction pour savoir qu'elle revit son premier vrai noël. J'avais été tellement déçu lorsqu'elle avait refusé mon invitation de venir le passer chez nous, puis effrayé lorsque Omma m'avait passé un savon pour l'avoir laissé décliner l'invitation et surtout impressionné quand ma grand-mère s'était laissée porter par son impulsivité et était allée chercher Raven ne lui laissant pas d'autres choix que de fêter cette fête familial avec les Woods.

- Tu sais qu'Omma est la seule autre personne que je connais qui a cette intensité dans le regard et puis… oh putain ! Il lui est arrivé quoi à ton coude ? Il est super gonflé et d'un bleu… wow !

- Oui… c'est pour ça que je t'appelais à l'origine. Ni sang, ni bout de cervelle…

Raven quitte mon coude des yeux et les relève pour porter toute son attention sur moi à la fin de mon explication. Un sourire timide habite ses lèvres. Elle énonce lentement :

- Tu parles encore… je suis… tellement fière de toi !

A la fin de sa phrase, elle vient me prendre dans ses bras. Je suis quelque peu choquée et je reste interdite. Est-ce que mon mutisme l'aurait plus blessé que ce qu'elle a montré ? Non… elle ne peut pas me mentir.

- Tu ne peux pas savoir à quel point ta voix m'avait manqué Lexa. Est-ce que tu crois qu'on va de nouveau pouvoir critiquer les choix scénaristiques de tous les films que l'on va voir ensemble ? Pas qu'on ne le faisait plus mais… je veux dire toi et moi dans un café à parler. Tu penses que ce serait possible dans un futur proche ?

Raven et le cinéma… c'est une grande histoire d'amour. Elle a vu son premier film sur grand écran l'été de nos quinze ans avec les sœurs Evans et moi. Depuis qu'elle a une paye, elle va voir au moins un film par semaine et déjà avant, j'essayais de l'invité le plus souvent possible. Il m'a fallu presque un an après que la malédiction familiale ne me touche, avant que je ne puisse reposer un pied dans un cinéma sans avoir la sensation qu'on m'écrase de part en part. Entre les pensées de certains et de certaines personnes qui m'entouraient, et le son de chaque film que j'étais capable de capter bien malgré moi, c'était vraiment insupportable.

Raven desserre subitement ses bras et s'éloigne. Elle parcourt le duplex d'un regard suspicieux avant de demander :

- Elle est où Clarke ?

Je baisse les yeux avant de hausser les épaules pour lui faire comprendre que je ne sais pas où se trouve la blonde. Un rire moqueur s'échappe de sa gorge avant qu'elle n'affirme :

- Je vois, je suis ton plan B.

- Je t'interdis de dire ça !

Je me surprends moi-même en réalisant que je viens d'élever la voix. Mais la réaction de Raven, je ne m'y attendais pas. Elle recule d'un pas avant d'écarquiller les yeux. Elle balbutie :

- C'était juste une blague Lexa…

- Je suis peut être en train de tomber amoureuse de Clarke mais tu es et tu resteras toujours la plus importante à mes yeux.

- Ne lui dis pas ça… elle pourrait être jalouse. Je serais jalouse moi. Mais… tu sais, si tu l'aimes vraiment cette fi… Clarke, elle va prendre une place plus importante et c'est normal. Je sais pertinemment que tu as assez d'amour pour nous deux. Tu as une façon d'aimer si belle… si aujourd'hui, j'ai conscience de mon importance, si j'ai confiance en moi, c'est uniquement grâce à toi. Lexa, je sais que je ne serai jamais ton plan B. J'ai conscience que s'il y avait une lettre avant le A, c'est là que je serais. Tu n'as pas à t'inquiéter pour moi. Je sais où est ma place quand il s'agit de ton cœur, je le sais pertinemment.

- Alors ne dis plus de telle stupidité…

- Promis ! Allez maintenant, je t'emmène à l'hosto avant que ton coude ne ressemble à une de ces citrouilles de concours et que tu ne puisses plus sortir de ton appart' !


Un, deux, trois… j'inspire profondément. J'agrippe le bras de Raven comme si ma vie en dépendait. Elle passe une main derrière ma nuque avant de la glisser jusqu'à mon épaule gauche et déposer sa tête sur l'autre. Elle affirme :

- Ça va aller, je suis là.

Ses mots me rassurent et pourtant, je n'ose pas faire un pas de plus. Je ferme doucement mes paupières. Mon cœur bat bien trop vite. Il y a trop de bruit. Tout… oui tout reviens au pire moment ! J'ai la sensation d'être frappée de plein fouet par des centaines et des centaines de murmures. Et ça fait mal, très mal…

Je ne suis même pas certaine de savoir comment je tiens encore debout. Quand ce genre de chose arrive, que cette foutue malédiction revient me frapper, j'ai la sensation que tous mes muscles pourraient se confondre avec du coton.

- Tu veux rester là ? Je peux aller chercher un médecin et…

- Non ! Surtout ne me laisse pas…

- Lexa… qu'est-ce qu'il t'arrive ? Je sais que tu n'aimes pas les hôpitaux mais… tu sembles…

Je perds la voix de Raven. Je n'arrive plus à l'entendre. Je serre un peu plus son bras. Je m'assure de cette façon qu'elle est bien à mes côtés. J'avais oublié cette douleur…

J'ai tellement mal ! Aidez-moi ! Je pense que vous n'avez rien d'autre qu'un petit rhume. Pourquoi certains patients sont aussi antipathiques ? Votre fille va s'en sortir. Est-ce que je vais mourir ? C'est grave ? DOCTEUR ! Code rouge ! Blessés dans une collision à grande vitesse à prendre en toute urgence. Constance stable. 34ème semaines de grossesse. Pression artérielle 102-80. S'il vous plaît, c'est mon fils !

- LEXA !

Mon prénom tonne dans mes oreilles telle une explosion. Je dois énormément prendre sur moi pour éviter de hurler ou même pleurer. J'ai l'impression de revivre ce jour là. Celui où la malédiction dû à mon sang est venue me trouver.

- Hey ! Qu'est-ce qu'il t'arrive ? Et n'ose pas me dire que c'est ton bras qui te met dans cet état !

- Je crois que je vais vomir…

- Parfait ! Il ne manquait plus que ça… depuis quand une simple contusion nous donne la nausée ? Encore si tu t'étais cognée la tête… attends une seconde, est-ce que tu t'es cognée la tête ? Lexa… Lexa ?

Et plus rien… juste le vide et le silence. Je suis presque certaine que comme la première fois, et toutes celles d'après, je me suis évanouie. C'est tellement violent de recevoir de nouveau ces pensées qui ne sont pas les miennes après le silence.

Je reprends doucement conscience. La lumière blanche irradie autour de moi, ce qui m'empêche de garder les yeux ouverts. Je grimace. J'inspire profondément. Les chuchotements sont revenus à la normale, je n'ai plus la sensation que ma tête est au bord de l'implosion, du moins pour le moment.

Je passe une main dans mes cheveux et sens quelque chose d'étrange de planté dans ma main. Je me force à ouvrir un œil et je me retrouve reliée à une perfusion. Génial ! Qu'est-ce que j'avais dit tout à l'heure ? Que cette journée était pourrie ? Et bien, je confirme ! C'est la pire de toutes !

Je me redresse légèrement. Je cherche Reyes du regard mais je ne la vois nulle part. Je devine qu'elle doit discuter avec un médecin. Elle ne me laisserait jamais seule volontairement. Je me mordille la lèvre inférieure avant de me concentrer pour la chercher au milieu de tout ce flux de pensées. Trouvé !

Raven a l'air d'aller bien. Elle semble inquiète mais sinon rien à signaler. Je me sens rassurée. Pendant une seconde, je pense à me lever pour la rejoindre mais la seconde d'après, je pense au savon qu'elle pourrait me passer alors j'abandonne cette idée.

- Non pas que je sache. En tout cas, Lexa ne m'a rien dit.

En reconnaissant la voix de ma meilleure amie, je me redresse et commence à sourire. Le rideau commence à se tirer et je me sens immédiatement soulagée de la savoir près de moi.

- Tu es certaine que je ne peux appeler personne d'autre ?

Cette voix… c'est celle de… oh mon dieu !

Abby apparaît aux côtés de ma meilleure amie. Elle semble bien plus sérieuse que les deux seules autres fois où je l'ai vu. Je me sens angoissée à la seconde où son regard se pose sur moi.

- Hey Lex' ! Tu te sens mieux ?

Je hoche doucement la tête de haut en bas en guise de réponse. Un magnifique sourire se fige alors sur le visage de Raven.

- Je suis tellement rassurée ! Tu m'as fait peur ! Tu as vu sur qui je suis tombée ? C'est cool, n'est-ce pas ? "Maman Griffin" va prendre soin de toi !

- D'ailleurs, commence cette dernière en retirant ma perfusion, je me demandais si je ne pouvais pas contacter quelqu'un.

Contacter quelqu'un ? Comment ça, contacter quelqu'un ? Pourquoi ?

Je pense que la peur doit se lire sur mon visage parce que Raven s'approche et me prend doucement la main. Elle me fait un petit clin d'œil avant de prendre la parole pour moi :

- Je suis là. Elle n'a besoin de personne d'autre.

- Le problème c'est que tu n'es pas de la famille… j'aurais apprécié rencontrer une personne de son entourage.

- Les liens du sang ne font pas tout, affirme Reyes. Nous n'allons pas inquiéter inutilement son petit frère, et son père est en déplacement.

- Qu'en est-il de sa mère ? Bon… j'ai bien compris qu'il y avait un souci entre elles, mais j'ai besoin de connaître les antécédents médicaux de Lexa.

Je serre un peu plus la main de Raven. Je crois même que j'arrête de respirer. Je me sens oppressée. Merde… il ne manquait plus que ça, je suis au bord de la crise d'angoisse.

Si je fais une crise d'angoisse, ça va être horrible…

- On ne parle jamais d'elle devant Lexa, énonce durement Raven.

- Mais pourquoi ?

- Jamais.

- Et pourtant, il faut bien que…

- Non Abby, Lexa et moi nous sommes venues pour son bras, qui est soigné. Maintenant nous nous en allons.

- Tu ne comprends pas, reprend avec entêtement la mère de Clarke, s'il y a vraiment un problème avec ses…

- Parler d'elle n'y changera rien ! Parce qu'elle est morte ! Tu entends, morte ! M. O. R. T. E. Morte !

Je crois que je peux compter sur les doigts d'une seule main les fois où Raven Reyes a perdu le contrôle et hurlé sur une tierce personne. Pour la simple et bonne raison que même si comme ça, elle semble surexcitée, en vérité elle est très calme. La faire sortir de ses gonds est un véritable exploit et c'est aussi assez effrayant.

C'est ce qui explique que je sois en ce moment même en train de la fixer comme si je la voyais pour la première fois. J'ai envie de lui dire que ce n'est pas grave, qu'elle ne doit pas se mettre en colère pour si peu. Peu ? Depuis quand tout ce qui l'entoure peut être décrit par ces mots : si peu…

Je n'aime pas savoir que ma meilleure amie perd le contrôle. Je sais ce qu'elle pense d'elle après ses crises passagères. Elles sont si rares que parfois, je me demande comment elle peut s'en vouloir juste pour ça. Tout le monde perd le contrôle. C'est humain…

Puis je me souviens que dans son quartier d'origine, lorsqu'un individu lambda s'énerve, la plupart du temps, il y a un mort.

Il faut que j'agisse. Je ne peux pas laisser Raven tout porter toute seule. Elle m'est indispensable et je sais que la réciproque est vraie. Je ne peux pas la laisser tomber, pas maintenant. Je dois lui demander de reprendre le contrôle. Je ne souhaite pas qu'elle se sente coupable alors qu'elle se contente tout simplement de m'aider une fois de plus.

- C'est bon, c'est imprimé ? Nous pouvons partir maintenant ?

- Reyes… s'il te plaît, Abby ne pouvait pas savoir.

- Je le sais très bien, elle crie encore. Je ne comprends pas pour quelle raison elle s'acharne. Depuis quand une négation est-elle difficile à comprendre ?

- Raven, c'est juste Abby.

Ma meilleure amie se tourne vivement vers moi. Je peux voir ses traits déformés par la colère s'atténuer immédiatement lorsque son regard quelque peu orageux tombe dans le mien. Elle serre les dents et son poing libre avant d'affirmer :

-Je ne suis pas en train de faire un transfert. Je sais très bien qu'Abby n'est pas elle. Mais… Lexa c'est… je ne veux pas que… tu disparaisses. J'ai de nouveau mal rien que d'y penser. Je sais que tu souffres à chaque fois qu'une personne l'évoque et c'est inacceptable. Ne disparaît pas. Ne disparaît pas. Ne disparaît pas. Ne disparaît pas. Ne disparaît pas. Ne disparaît pas. Ne disparaît pas. Ne disparaît pas.

Mon cœur se serre alors que je perçois sa peur. Je sais que je l'ai fait énormément souffrir en disparaissant de sa vie pendant trois mois. Malheureusement, c'était nécessaire. Je ne voulais pas la blesser. Parce qu'à ce moment là, elle était avec mon frère et mon père la personne la plus importante au monde.

Mais en disparaissant, j'ai fait exactement le contraire… elle a souffert. Elle a tellement souffert de mon absence. Elle m'en a tellement voulu, qu'il m'a fallu un temps fou pour être capable de la regarder dans les yeux et d'affronter toute sa rancœur et son sentiment de trahison.

Je sais pertinemment que si je devais recommencer, je ferais les mêmes choix mais ça fait mal… très mal ! Être l'investigatrice du malheur de Raven est la pire action que j'ai accomplie dans ma vie. Ce qui est vraiment atroce, c'est que j'ai bousillé quelque chose en elle, quelque chose qu'elle avait reconstruit avec moi : la confiance !

C'est en train de renaître mais c'est encore fragile. Je le sais à cause ou grâce à ce genre de moment. Les seuls où elle ne dit pas tout ce qu'elle pense. Pour la simple et bonne raison qu'elle ne veut pas me blesser. Si elle savait que j'entendais tout…

- Raven…

- Je te dis que je ne suis pas en train de le faire, répète-t-elle en serrant les dents. Putain, je suis en train de faire un transfert ! Ça craint ! Tout ça parce que "Maman Griffin" a l'air super cool et la dernière fois que je me suis attachée à une "maman", ça ne s'est pas bien finie. Putain ! Sarah a tout gâché ! Ça me gonfle ! Elle a détruit Lexa…

- Raven... viens, on se "casse" d'ici.

Les yeux de Raven pétillent en entendant ma phrase. Je vois même un sourire naître dans ses yeux. C'est une de ses répliques préférées. Elle adore quand je la prononce parce qu'à chaque fois que je le fais, je m'apprête a réaliser quelque chose d'un peu fou.

Comme si son moment d'incertitude avait été effacé avec une seule phrase, elle rit doucement. Elle affirme qu'elle va me chercher une décharge et se retourne. Elle dévisage Abby de haut en bas. Je l'imagine très bien faire en tout cas. La mère de Clarke se décale pour la laisser passer.

Une fois qu'elle a disparu, je me penche pour lasser mes chaussures, ce qui avec un bras immobilisé est tout sauf facile. Je perçois Abby s'approcher. Je ne relève les yeux qu'une fois mon action terminée. Je remarque tout de suite la différence entre la maman de Clarke et le médecin. Elle est tout de suite beaucoup plus sérieuse.

- Tu devrais rester Lexa. Je soupçonne un dysfonctionnement de ton oreille interne. Il faudrait que je fasse des tests. Si Clarke apprend que je l'ai laissé partir avec de telles suspicions sans ne rien faire, elle va me tuer. J'avais déjà émis une hypothèse en te voyant agir les deux fois où tu es venue chez nous mais avec l'évanouissement de tout à l'heure, il serait plus prudent de rester. Et… excuse-toi Abby, Clarke adore cette fille. Je suis désolée pour mon comportement et d'être à l'origine de l'emportement de ton amie. Mais ta santé doit passer avant tout. Voilà, je crois que j'ai tout dit.

- Je n'ai pas de problème avec mes oreilles.

- Ça tu ne peux pas le savoir sans faire les tests appropriés jeune fille, m'annonce-t-elle clairement inquiète.

Je prends mon manteau que je cale sur mon bras valide. Je me lève pour lui faire face. Je fais un micro sourire. Je n'aime pas mentir. Mais en même temps, je ne peux pas lui dire la vérité. Elle me prendrait pour une folle et c'est en psychiatrie que je finirais.

Je commence à faire le tour de mon tatouage avec mon pouce. Je prends une forte inspiration avant de reprendre la parole :

- Je n'ai aucun problème physique, avec mon père on a déjà fait une batterie de tests. Tout est… psychologique.

- Et, tu parles à quelqu'un ? Je pourrais peut-être te conseiller un professionnel ou… etmince ! J'ai encore dit une connerie ! Je sais que tu n'aimes pas parler mais… je suis désolée. Si tu as un jour besoin, Clarke a mon numéro.

- Merci.

- Pour ton bras, il n'y a rien de grave, juste une poche de sang qui s'est glissée contre l'olécrane, ce qui appuie sur tes tendons au niveau du coude, donc garde le immobilisé au moins deux semaines. Rien n'est cassé, mais par moment, ce genre de blessure, peut être plus douloureuse qu'une fracture. Je t'ai prescrit des antidouleurs, Raven a l'ordonnance.

Je grimace après l'explication d'Abby. Pour la simple et bonne raison que cette dernière est très visuelle et que j'ai pu capter certaine image que je trouve personnellement répugnante. J'avais déjà remarqué cette aptitude à mettre en avant chacune de ses pensées par des photos imaginaires. C'est… assez perturbant.

Surtout lorsqu'elle est proche de Marcus et qu'elle s'imagine enfin agir pour lui révéler ses sentiments. Ce qui en réalité, est constant lorsqu'Abby est proche de son "meilleur ami".

- Tu es certaine que tu te sens bien Lexa ?

Je hoche la tête de haut en bas en guise de réponse. Je ne peux pas lui dire que l'image détaillée de mon bras, vient de me faire flipper. Je souris en trouvant un crayon dans la main de la mère de Clarke, je tends la mienne et lui fait comprendre que je souhaite qu'elle me le prête.

Une fois que j'ai récupéré l'objet de mes convictions, je me retrouve à tourner sur moi-même pour chercher un bout de papier. Au début, je pensais écrire sur ma main mais j'ai un peu peur que ça me fasse mal.

- Lexa ?

Je stoppe mon agitation et fixe Abby qui me tend un papier. Un énorme sourire m'échappe. Je le lui prends, m'appuie sur la petite table et transmet ma pensée avant de plier la feuille en deux et de lui tendre.

Je la regarde l'ouvrir et le lire lentement. Je peux suivre son avancée à la lecture de mes mots en direct.

Je voulais ajouter que si Raven s'est énervée tout à l'heure, ça n'a véritablement rien à voir avec toi. C'est juste qu'elle n'a pas l'habitude de s'attacher ou même de se rapprocher d'une figure maternelle. La dernière fois qu'elle a laissé une chance à ce genre de personne, ça ne s'est pas bien fini. Raven est en colère parce qu'elle refuse de tomber dans un nouveau piège mais en vérité, elle te trouve cool.

Et, plus personnellement, encore merci. Je t'assure que mon oreille interne se porte bien. J'en suis même absolument certaine.

Abby relève les yeux. Je souris toujours. Je lui fais un clin d'œil avant de rejoindre ma meilleure amie qui explose :

- Bah enfin ! J'ai cru qu'on ne partirait jamais !


La voiture de Raven s'arrête, elle coupe le contact. J'observe l'immeuble, bien protégée dans sa voiture. Je ne suis plus certaine que ce que je m'apprête à faire est une bonne idée. J'aurais voulu en parler à Clarke avant d'agir. Mais puisque "Madame" a décidé de m'ignorer je vais juste… être impulsive.

- Qu'est-ce qu'on fait ici ? Je ne pensais pas qu'on allait rester à New-York ! On est à peine à dix minutes de l'hôpital. C'est nul… je voulais partir loin comme on le fait toujours.

- C'est juste un détour. J'ai quelque chose à régler.

- Lexa… je connais ce regard… qu'est-ce que tu t'apprêtes à faire ?

- Quelque chose de stupide, je déclare en ouvrant ma portière.

J'ai le temps de faire quelques pas en glissant ma main dans ma poche pour vérifier que la lettre y est toujours. Je souris et cherche le nom de la personne que je souhaite voir. Je tape le code d'entrée et j'ouvre la porte principale au moment où Raven sort de sa voiture en hurlant :

- Et je fais quoi moi ?

Je me retourne pour lui sourire et hausser les épaules. Elle marmonne dans sa barbe. J'adore quand elle fait ça, elle est trop mignonne. Je m'arrête devant l'ascenseur. Une fois à l'intérieur, je ferme les yeux pour mieux imaginer mes actions futures.

Je suis au troisième étage et je cherche la bonne porte. Une fois devant, je reste plantée sans oser faire un geste. J'inspire profondément. Du courage, juste un peu plus de courage… et je frappe.

J'attends. J'entends des bruits de pas. Je perçois le bruit d'une serrure qu'on déverrouille. La porte commence à s'ouvrir. Je reconnais ses cheveux blonds platine. Je me sens énervée rien que de l'apercevoir. Je "l'aide" à ouvrir la porte plus vite. Elle semble surprise de me voir. Je comprends, je le serais aussi à sa place.

- Sindy, je prononce comme si son prénom était une insulte à lui tout seul.

- Putain mais qu'est-ce que tu fous là ?!

- Ce n'est pas agréable, n'est-ce pas ? C'est pour cette raison que je veux que tu arrêtes.

- Mais de quoi tu parles.

Je la fixe dans les yeux. Elle se crispe légèrement. Pour un temps, elle perd sa belle assurance. Je reprends :

- De ta sale manie à harceler Clarke. Je veux que tu restes loin d'elle.

- Oh… j'ai compris, tu veux la garder pour toi toute seule. J'ai un scoop pour toi, Clarke n'est pas lesbienne. Elle ne sera jamais à toi. D'ailleurs, c'est incroyable qu'elle t'envoie toi pour régler ses problèmes. Son sentiment d'insécurité est revenu c'est ça ? Tu te crois son héro, ça ne durera pas. Un jour elle va t'abandonner, tout comme moi, sans aucune raison.

- Tu as un sérieux problème.

Sindy semble surprise par ma déclaration. Mais c'est vrai quoi. Elle a un problème. Premièrement, qu'est-ce que j'en ai à faire que Clarke soit lesbienne ? Je n'attends rien d'elle. Je suis peut-être amoureuse d'elle mais je ne lui demanderai jamais d'être ce qu'elle n'est pas. Ensuite, comment peut-elle croire que c'est Clarke qui est à l'origine de la fin de leur amitié ? Je ne comprends pas.

- Pourquoi ? Simplement parce que je te mets en garde contre la vraie nature de cette sale traitresse qui fuit au premier problème.

- Non. Simplement parce que tu ne te rends pas compte que celle qui a détruit votre amitié c'est toi, seulement toi.

- Je ne comprends pas ce que tu veux dire. Je n'ai rien fait de mal. Ce n'était rien d'autre que de l'amusement. Ce n'était pas la première fois… je ne lui ai pas fait de mal. Elle sait que je suis comme ça. Mais elle me fuit, elle refuse de me parler sans raison.

- Tu lui a brisé le cœur, j'accuse.

- Parce que tu crois que toi tu es si différente ? Que tu ne lui feras jamais de mal ? Laisse-moi rire... tu es ridicule.

- Je…

Je serre mes poings. Merde ! Je suis en train de m'énerver, de perdre le contrôle. Ce n'est pas bon ! Je dois me reprendre. Mieux encore, écourter cette entrevue.

Je glisse de nouveau ma main dans la poche de mon manteau. Mes doigts frôlent le papier. Je repense à tout ce que j'ai dû faire et promettre pour l'obtenir. J'ai vraiment fait jouer toutes mes relations.

- Je suis juste venue te dire une chose, je sors l'enveloppe de ma poche pour la lui tendre. A partir d'aujourd'hui, t'approcher de Clarke s'apparente à un crime. Si je te vois ne serait-ce que sur le même trottoir qu'elle, si elle me dit qu'elle t'a vu, que tu lui as envoyé un message ou même que tu t'es approchée d'un membre de sa famille, je ferai en sorte que tu sois arrêtée.

- Putain mais t'es une grande malade ! Tu ne peux pas m'empêcher de voir Clarke ! C'est ma meilleure amie. Bordel ! Quand je vais lui dire que…

Je lui lance le courrier au visage en précisant :

- Tu as raison. Je n'ai pas ce pouvoir, mais un juge oui.

Je la vois blêmir, elle comprend enfin toute l'importance de la situation, que ce n'est pas une blague. J'ai réellement obtenu une injonction d'éloignement pour protéger Clarke d'elle. Je lui fais mon plus beau faux sourire et je lui tourne le dos.

Je sens que tout mon corps tremble quand mon index appelle la cage d'acier. Je manque de m'effondrer une fois dans l'ascenseur. J'ai trop parlé… j'ai vraiment beaucoup trop parlé. Je me sens mal, très mal.

Je crois que si Raven n'était pas devant l'immeuble à m'attendre, j'aurais vidé mon estomac. Je ne lui accorde, pourtant, à peine qu'un regard avant de me glisser dans sa voiture. Ma meilleure amie s'installe devant le volant et me demande d'une petite voix :

- Où va-t-on maintenant ?

J'attrape le GPS dans la boîte à gants et j'entre des coordonnées. Raven ne pose pas plus de question. Elle allume son enceinte et branche son portable dessus. Puis elle roule.

Mon regard se perd dans les différents paysages. Mon cœur commence à se calmer alors que nous nous éloignons de la ville. Mon esprit divague de nouveau sur cette journée interminable. Mon coude qui continu à me lancer, me rappellent la chute presque comique avec Clarke. Mon cerveau tourne à plein régime alors que j'essaye de trouver ses pensées à ce moment précis.

Parce qu'il n'y a rien à faire, j'ai besoin de savoir ce qui la fait fuir… c'est horrible de ne pas savoir.

Je suis certaine que j'ai dû entendre sa voix. Elle est juste perdue, noyée parmi toutes les autres. Je clos lentement mes paupières pour essayer de mieux me concentrer. Je me revois découvrir toute cette panique alors même que je venais à peine d'ouvrir les yeux. Mais… qu'est-ce qu'elle a pensé ? Qu'est-ce qu'elle a vu en moi qui l'ait à ce point effrayé ?

Des multitudes de phrases, de réactions, envahissent ma boite crânienne alors que je revis ce moment. Et alors que je retrouve enfin sa voix, j'ouvre brusquement les paupières. Je mets du temps à réaliser ce que je viens de comprendre. Je tourne mon visage vers Raven comme pour m'assurer que je suis bien de nouveau ancrée à la réalité, au présent.

Clarke a… oh mon dieu ! Je comprends mieux sa réaction. Mais pourquoi je n'ai pas réussi à le percevoir au bon moment, ni à m'en souvenir plus tôt ? Clarke a…mince alors !

J'ai envie de l'embrasser !

C'est ça. Mot pour mot. Ce sont les pensées de Clarke à mon égard…

Je suis tellement chamboulée. Je m'en veux de ne pas l'avoir compris plus tôt. Je m'étais promis que si un jour elle se posait ou voulait une telle chose, je serais là pour l'aider à l'accepter. Et qu'est-ce que j'ai fait ? Je l'ai laissé fuir… merde !

J'attends ce moment depuis New Haven ! Ça craint !

- Lex' est-ce que tu pleures ?

- Il faut que je te parle, je déclare sans vraiment contrôler mes mots.

- Tu sais qu'aucun humain normalement constitué n'a envie de commencer une conversation comme ça. Tu le sais n'est-ce pas ? Mais bon… comme c'est toi, je vais faire un effort et ne pas paniquer. Je vais juste t'écouter. Tu vois, je ne panique pas… ce n'est pas comme si en plus, tu pleurais… hum hum… non. Je ne panique pas du tout. On arrive dans dix minutes d'après le GPS. On attend ou je me gare sur le côté ?

Je me mure dans le silence, ce qui, avec Raven, équivaut à une réponse très claire. J'essuie les larmes qui m'ont échappées et mes yeux se perdent dans l'immensité de cet endroit que j'aime tant et que pourtant je n'ai toujours pas partagé avec ma meilleure amie.

J'attends que la voiture ralentisse et alors qu'elle roule toujours, je me détache et je sors. Raven jure avant de faire crier ses pneus dans un freinage un peu trop violent. Je me laisse envahir par cet environnement qui, malgré son apparence, a le don de m'apaiser. Le moteur tourne toujours lorsque Raven fait claquer sa porte et hurle :

- Non mais je peux savoir à quoi tu joues ? Un bras en écharpe ça ne te suffit pas ? C'était hyper dangereux !

Je ne réponds pas. Je suis complètement hypnotisée par mon environnement. J'arrive presque à m'imaginer aux côtés d'Omma. C'était un de nos endroits et personnellement mon préféré.

- Non mais attends, on est où là ? C'est… pourquoi on est entourées de train en ruines ? Tu m'as emmené où ? Tu t'es cru dans un remake du Roi Lion en changeant le cimetière d'éléphant par des trains ? Je ne le sens pas cet endroit ! Je ne le sens pas du tout. Je suis sûre qu'il y a pleins de gens louches et flippants.

Je ne la laisse pas finir ses déblatérations. Je viens prendre sa main et je la force à me suivre en courant. Elle essaye de m'arrêter en criant :

- Mais qu'est-ce que tu fous ?

Je me retourne vers elle avec un immense sourire. J'ai fait mon choix et ça me rend tout simplement heureuse. Je lui dis alors :

- Je t'emmène briser le silence avec moi !

Je nous fais courir encore quelques minutes en évitant des objets plus ou moins dangereux. J'accélère quand je remarque la butte. Je lâche la main de Raven sachant pertinemment qu'elle va continuer de me suivre.

Je m'arrête en haut de la colline. Je suis à bout de souffle. C'est magnifique. Derrière nous, il n'y a que des débris, des trains laissés à l'abandon mais devant… devant…

- Wow !

Je détourne le regard pour le poser sur le visage de ma meilleure amie. Elle est émerveillée.

- Mais comment tu connais cet endroit ? Il est passé d'hyper flippant à magique !

- Omma…

Un sourire magnifique se dessine sur les lèvres de Raven. Je sais qu'elle apprécie la beauté de l'endroit. Ce n'est rien d'autre qu'une vaste étendue de vert. Une plaine comme on en trouve plus. Évidement, je la préfère en été avec toutes les fleurs mais ça reste époustouflant.

- Qu'est-ce que tu voulais dire par "briser le silence" avec toi ?

- Je vais te prendre la main et ensemble on va hurler à en perdre nos cordes vocales.

- Laisse-moi deviner, encore une tradition particulière d'Omma.

J'acquiesce doucement. Raven me tend la main en me souriant. Je n'hésite pas une seconde à la prendre. Je clos mes paupières et je peux apprécier chaque petit son qui m'entoure. Le vent qui vient jouer avec les cheveux de ma meilleure amie, mon cœur qui cogne contre ma poitrine, une chaîne en métal qui claque quelque part contre un objet en verre. J'apprécie tous ces petits détails. Je les apprécie vraiment.

J'inspire profondément. Mes cils s'élèvent. Je suis éblouie par le soleil pourtant timide. Je regarde Raven et je sais qu'elle a compris le signal. Je serre un peu plus sa main et on le fait toutes les deux : on brise le silence !

Et… ça fait un bien fou ! C'est comme si avec ce simple cri, le poids énorme qu'il y a sur mes épaules depuis quatre ans avait disparu. Je me sens si légère. J'aurais dû le refaire depuis bien longtemps. Notre voix ne veut pas aller plus loin. Elle refuse de faire encore vibrer nos cordes vocales. Il n'y a plus assez d'air. Alors le silence retombe.

Pour la première fois depuis que le fléau de la famille m'a touché, j'ai la sensation de vivre un "vrai" silence. Alors je comprends pour quelle raison Omma m'a donné cette leçon : briser le silence le plus souvent possible. C'est parce que lorsqu'on le brise de nous même, il est ensuite bien plus agréable, on le chérit vraiment et surtout on l'apprécie à sa juste valeur.

Puis Raven éclate de rire ! Je me tourne vers elle. Je peux assister à toute sa joie, à son bonheur d'avoir pu faire ça avec moi. Elle affirme :

- C'était génial ! Wow ! On devrait faire ça plus souvent, ça fait vraiment du bien !

Je fixe ma meilleure amie. Je sais que pour le moment son esprit est comme protégé par une bulle d'euphorie mais ça ne va pas durer. Je sais qu'intérieurement elle panique. Elle est morte d'angoisse à la simple idée que je disparaisse de nouveau.

- Attends une minute.

Voilà. Ça ne manque pas. Je m'en veux tellement de la mettre dans cette position d'insécurité. Je me précipite presque pour affirmer :

- Non Raven, ça ne veut pas dire que je vais partir comme la dernière fois. Absolument pas.

- Pourquoi on est là alors ? Non pas que je me plaigne. J'ai adoré hurler avec toi. Mais c'est bizarre… tu es bizarre !

- Pas plus que toi.

Elle me lance un regard offusqué alors je ris doucement. Je sais que j'ai déjà pris ma décision mais c'est tout de même difficile. Je me souviens de sa réaction lorsqu'elle a appris où et surtout avec qui j'avais fuis pendant trois mois. Je lui ai fait tellement de mal…

- Clarke a voulu m'embrasser.

- QUOI ? Et tu ne me dis ça que maintenant ? Non mais il faut vraiment que je t'apprenne tout ! Il y a des informations vitales à toutes meilleures amies. Celle-ci en fait clairement partie. Raconte-moi tout… non mais attends… comment ça a "voulu" ? Elle l'a fait ou pas ?

- Elle l'a souhaité et après elle a fui.

- Attends comment tu peux en être certaine ? C'était peut-être une fausse alerte. Tu as peut-être mal analysé les signes. Je sais que tu es raide dingue d'elle mais ça ne veut pas dire qu'elle soit aussi amourachée que toi. Bien que… je dois avouer qu'elle passe pas mal de son temps à te dévorer du regard.

- Je le sais Raven.

- Tout le monde peut se tromper. La preuve, je me suis cru amoureuse de l'idiot numéro quatre !

L'idiot numéro quatre autrement dit : Kyle Wick. Elle n'a clairement pas été amoureuse de lui. Je le sais. Parce que malgré le fait qu'elle continue à se mentir à elle-même sur la véritable nature de ses sentiments pour une certaine personne dont je n'ose même pas évoquer le nom devant elle, Raven n'a jamais été amoureuse.

Enfin, elle l'est et elle l'ignore. Mais évidement, ça je ne suis pas censée le savoir…

Je me racle la gorge pour éloigner mes pensées sur la situation amoureuse de Raven. Elle m'en voudrait si elle savait que j'ose avoir une pensée pour cette personne.

- Reyes ?

- Quoi ?

- Je ne me trompe pas. Clarke a voulu m'embrasser mais je m'en suis rendue compte trop tard. Je l'ai laissé me fuir.

- Tu ne peux pas le savoir Lexa… les sentiments, les pensées… c'est très fugace. Tu as sûrement cru voir quelque chose mais ça peut très bien être totalement différent de ce que tu crois.

- En fait, je peux le savoir.

Ça y est. On y est. Le moment de la grande révélation. J'ancre mon regard dans l'océan chocolat qui habite les iris de ma meilleure amie.

- Je pense qu'il est temps que je te dise la vérité.

- Tu veux parler de la raison pour laquelle tu as arrêté de parler ? Tu veux parler de ça maintenant ? Et moi qui croyais que celle qui avait une capacité de concentration de deux secondes c'était moi. On parlait de Clarke et tu changes de sujet, juste comme ça ? Vraiment ?

- En fait, c'est lié.

- En quoi ta… mère en quoi elle est liée à Clarke ?

- Tu vas comprendre.

Je me laisse presque tomber par terre. Je croise mes jambes en tailleur. Il fait horriblement froid mais si je ne le fais pas maintenant, je vais perdre ce courage qui m'anime pour l'instant.

Raven m'observe bizarrement avant de s'installer à mes cotés. Elle humidifie ses lèvres avant de fourrer ses mains dans ses poches.

- Je t'écoute.

- Je ne parle presque plus depuis ce jour là.

- Je sais… sauf si on compte ses derniers mois.

- Ce n'est pas parce que j'ai choisi de faire mon deuil de façon peu conventionnelle.

- Sans blague ?

- Raven…

- Quoi ? Tu ne fais qu'énumérer des faits et on se les caille !

- Okay, d'accord… je vais juste le dire.

Et espérer ne pas passer pour une folle. J'inspire profondément avant de lâcher la bombe :

- Depuis qu'elle est morte, je suis capable d'entendre les pensées des personnes qui m'entourent.

Raven éclate de rire. Merde… elle pense que je lui fais une blague. En même temps, je crois que moi aussi je penserais la même chose. Je reprends très vite.

- Je suis très sérieuse ! Choisis un nombre, n'importe lequel entre zéro et un million.

Aussi tôt, elle pense au nombre vingt-trois, son préféré. Je souris avant d'ajouter :

- Mais pas le vingt-trois, ce serait trop facile.

Seize.

- Seize !

Quoi ? Quarante deux !

- Quarante deux !

- Lexa ce n'est pas drôle… dix-sept cent quatre-vingt-neuf. Pas drôle du tout !

- Dix-sept cent quatre-vingt-neuf.

La mâchoire de Raven tombe légèrement. Je suis tellement désolée de la mettre dans cet état. Mais j'ajoute :

- Maintenant tu sais comment je peux être certaine que Clarke a voulu m'embrasser.

- Attends, tu ne me fais pas une blague ?

- Non Raven.

- Mais comment ?

- Je ne sais pas trop… je connais les grandes lignes grâce à Omma mais ma… elle ne m'a pas laissé la chance de comprendre, ni même d'apprendre à vivre avec. Elle a juste abandonné.

- Okay Lexa, je veux tout savoir, n'oublie aucuns détails.

Je lui souris. Comment j'ai pu douter qu'elle réagirait mal à cette révélation ? Je me sens légèrement stupide.

Je resserre les pans de mon manteau, je frissonne avant d'appuyer ma tête sur son épaule alors je lui raconte tout. Du moins, tout ce que je sais. Elle me pose pas mal de questions auxquelles j'essaye de répondre.

Cette journée a peut-être été la pire de toute mais elle m'a permis d'enfin dire la vérité à Raven. Je me sens tellement mieux maintenant qu'il n'y a plus ce secret entre nous.

Aujourd'hui, avec elle, j'ai brisé le silence de toutes les façons possibles et c'est le plus grand sentiment de libération que j'ai pu ressentir.

oOoOo

Voilà pour le nouveau chapitre de cette fiction, un des plus long pour le moment. J'espère que vous l'avez apprécié. Doooonc Lexa n'avait pas entendu les pensées de Clarke mais en y repensant, elle a trouvé les mots de celle-ci : « j'ai envie de l'embrasser ». Ce chapitre était bien plus centré sur l'amitié entre Lexa et Raven ! Et le prochain commencera avec la confrontation entre Clarke et Marcus, et sûrement du Abby…

Je suis évidemment ouverte à toutes les critiques, qu'elles soient positives ou négatives, à condition que le commentaire soit constructif.

Les Notes :

Note n°1 : François Mulder … je suis vraiment désolée parce que je n'ai pas trouvé d'informations sur cet artiste… (Moment où je me sens nulle…) Voilà, voilà… désolée !

Il faut savoir que j'ai renommé le titre de ce chapitre en écoutant cette chanson : Break the Silence (en même temps, j'ai écrit ce chapitre de 13 façons différentes donc…) La chanson a été écrite pour "briser le silence" sur les violences conjugales.

Note n°2 : Maléfique (mon deuxième méchant Disney préféré) MWHAHAHAHAHA ! Je ne peux vraiment pas m'en empêcher… dès que je peux parler d'elle, je saute sur l'occasion ! Désolée pour ce moment… ;)

Note n°3 : Hadès c'est juste mon méchant de Disney préféré, mais en dehors de ce petit point inutile, c'est surtout le Dieu des Enfers dans la mythologie grecque et c'est un des personnages les plus intéressants qui existe, de mon point de vue !

Note n°2-3 bis : Et si vous vous demandez si ce tee-shirt existe... la réponse est oui ! Enfin non... je me le suis sérigraphier toute seule ! XD

Note n°4 : Dexter est une série américaine qui a commencé en 2006 et qui s'est terminée après huit saisons sanglantes mais surtout superbement bien ficelée. Bon sauf pour la fin… j'essaye encore de m'en remettre ! Attention, pas de spoilers pour ceux qui ne connaissent pas. Ce serait dommage.

Note n°5 : The Walking Dead est la série sur les zombies qui a commencée il y a maintenant 8 ans en 2010. La série est une adaptation du roman graphique éponyme avec au scénario Robert Kirkman et au dessin Tony Moore et Charlie Adlard.

Note n°6 : Fear The Walking Dead est le spin-off de TWD, sa petite sœur que personnellement je préfère (pas seulement à cause de ADC). Le scénario est plus intéressant selon moi et j'essaye encore de me remettre de l'épisode 12 de la saison 3… le meilleur, toute série de zombies confondus ! Peut-être même meilleur que certain film… bref !

Note n°7 : iZombie est une série de CW, qui est aussi adaptée d'un roman graphique et qui a commencée en 2015.

Note n°8 : Z-Nation est encore une série sur les zombies qui a commencée en 2014.

Réponses aux Guests :

Alice : Tu vois, on est déjà mercredi ! ;) (Bon d'accord, c'est un peu de la triche mais shhhh !) Je ne vois pas du tout ce que tu veux dire par : c'est très frustrant ! XD J'ai bien noter et comptabiliser ta Team. Tu as eu les réponses à toutes tes questions a travers ce chapitre, non ? Je suis désolée pour cette fin mais j'étais obliger de m'arrêter là ! ^^ Mais non… une semaine, se n'est pas trop long, je t'assure ça passe toujours en un éclaire. Pour Titus aussi, tu as eu des éléments de réponses dans ce chapitre. Et pour Sindy, même si elle ne s'en est pas prit une, elle vient de tomber de haut avec l'injonction d'éloignement. BIM ! Un point pour Lexa ! ;) Je vais sérieusement réfléchir au fait de faire passer Sindy sous un bus ! XD Les sms étaient trop drôle à écrire et ils montrent en effet que même sans ses capacités, Lexa connaît très bien Clarke. Euh… non. Tous le monde n'aime pas les bananes… je n'aime pas les bananes, si elle ne sont pas cuite, je trouve ça répugnant ! ^^ T'en fais pas, Clarke va se rendre compte que si la vie est bien plus belle avec un peu de danger, surtout si ce danger c'est Lexa ! J'ai trèèèès bien compris que tu avais trouver le dernier chapitre frustrant. Je connais Carmilla mais seulement de nom, je n'ai jamais pris le temps de regarder…

Morgane : Vraiment trop compliquer, un vrais supplice… Merci beaucoup ! :D C'est vrais que là, Clarke était à la limite de craquer. J'ai bien noter et comptabiliser ta Team ! ^^ Merci, c'est vrais que c'est difficile de faire ressentir les choses mais je trouve ça important, plus important que de parler. Surtout dans cette fic. A bientôt ! :)

Fanny : Team Lexa a entendu ! (En vrais je suis sure que vous êtes plein à m'avoir détester au début du chapitre…) Ah, ah… la grande question : Qui de Lexa ou Clarke fera le premier pas ? Je note ton vote pour Lexa ! XD J'adore ton raisonnement ! Mais non… je suis sure que cette semaine n'était pas si longue. Nop ! Pas de chapitre supplémentaire… et même si j'avais voulu, je n'aurai pas pu. ^^

Loukia 63 : Merci beaucoup ! :D Les sms étaient vraiment chouette à écrire, je suis contente de savoir qu'ils t'ont plu. Team bien pris en compte ! (Bien que pour le coup, elle ne soit pas conventionnelle) C'est vrais que la fin des chapitres, c'est toujours le pire… on a tous vécu ce moment a se demander : déjà ? Je compatis ! Se n'est pas que je ne veux pas publier deux fois par semaine c'est que je ne peux pas… gérer mes chapitres, mon boulot, mon sport et plus globalement ma vie, c'est déjà difficile une fois par semaine, je n'ose imaginer si je faisais plus. MAIS, vous avez toujours votre chapitre le MERCREDI en temps et en heure. Peut-être quand j'aurai un peu plus d'avance ou moins de travail… ^^

Guest : Je suis désolée… la frustration c'est pas cool ! Je comprends, ça m'arrive de ressentir moi aussi ce regret sur certaine fic. Merci beaucoup ! :D Comment ça beaucoup trop intéressant ? C'est possible ça ? XD Xoxo.

Lucky36 : Je suis désolée… mais la suite est là maintenant ! ;) Merci ! C'est vrais que les sms était fun à écrire et à lire apparemment. A bientôt ! :)

Lily : Je suis contente que le dernier chapitre t'ai plu. Ta Team a bien été pris en compte. J'espère que la réponse t'as plu ! ^^

ally : Suspens ? Quel suspens ? XD Et c'est un plaisir de publier tous les mercredis pour vous ! :) Je vais finir par faire aimer les mercredis matin à tous le monde ! ^^ Et bien, et bien, tu avais presque raison. Lexa n'avait pas entendu mais son pouvoir n'était pas en mode off pendant sa chute. S'était plutôt l'inverse.

Lialili : Merci beaucoup ! :D En effet, la fièvre bloque sa capacité à lire dans les pensées. Ta Team a bien été pris en compte ! C'est vrais que Clarke est longue a la détente mais pour sa défense, elle n'est jamais tomber amoureuse d'une fille. C'est exactement ça ! Tu as tout compris, Lexa est dangereuse parce que si leur histoire doit mal se finir, Clarke est persuader que son cœur serait en miette et que cette fois, il n'y aura rien n'y personne pour le réparer. La partie avec Marcus sera pour le prochain chapitre. Mais tu as eu les réactions de Lexa après la fuite de Clarke ! ^^

En espérant vous retrouver pour le prochain chapitre : «Un sinistre silencieux»

GeekGirlG.