Bonjour tout le monde,
voici la suite. En espérant qu'elle vous plaise. Après celui-ci, il reste normalement 2 chapitres.
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Emma se sentait encore plus triste en regardant l'expression inquiète de Henry. Les larmes roulaient sur son visage et elle souhaitait qu'elle sache quoi lui dire pour le réconfortait. Que sa mère irait bien serait le plus adéquat. Elle avait espéré trouver un maire grincheux, pourtant pas du tout. Jusqu'à présent, ils ne savaient pas grand-chose. Regina était en chirurgie depuis deux heures. Plus les minutes passaient, plus la peur d'Henry grandissait. La blonde avait mis la sienne en veille pour être forte pour son fils. Mais que c'était difficile.
- Tu veux un chocolat ?
- Non, répondit-il en pleurant de plus belle.
- Qu'est-ce qui ne va pas ?
- Maman m'a demandé ce matin si je voulais prendre un chocolat chaud. Je sais qu'elle a changé, en revanche il y a des choses que je n'arrive pas encore à faire ou dire. Je lui ai répondu que non, que même si elle avait changé, il n'y avait qu'avec toi que je voulais partager ça et pas avec elle.
- Hé, l'interrompit Emma en enroulant ses bras autour de son fils. Ce n'est pas de ta faute, gamin. Tu as dix ans d'accord ? Tu es encore un enfant. Tu as le droit de vouloir partager des moments privilégiés avec l'une ou l'autre. Je ne suis pas offusqué que tu veuilles toujours faire tes devoirs avec elle. Elle ne te reprochera pas ce qui s'est passé ce matin. Si elle était dans cette salle d'attente, elle te dirait qu'elle t'aime et qu'elle ne t'en veut pas.
- Penses-tu que ma mère va mourir ?
La question sortit dans un petit gémissement et envoya un frisson glacial à travers la colonne vertébrale de la blonde. Dans tous les scénarios qu'elle avait pu imaginer, elle n'avait pas envisagé cette option. Ce n'était pas une option, Regina devait vivre.
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La première fois que Regina se réveilla pleinement, c'était à l'hôpital. Elle gémit, sa tête se sentant groggy et lourde, une douleur aiguë rayonnait toujours à travers son épaule et de son dos. Ce n'était pas aussi mauvais qu'avant, néanmoins la douleur était toujours là. Elle fronça les sourcils alors qu'elle clignait des yeux apercevant ce qui semble être des murs blancs et des lumières brillantes avant que son état légèrement épuisé ne rattrapa l'endroit où elle se trouvait.
L'hôpital.
Regina cligna encore quelques fois des yeux et la pièce devint nette. Elle se regarda elle-même, voyant que ses vêtements d'équitation avaient été remplacés par une robe d'hôpital et que son bras était maintenant enfermé dans une attelle.
La peur s'accumula dans sa poitrine, qu'est-ce qu'elle faisait là. Elle ressentit quelqu'un lui serrer la main. La chaleur l'envahit.
- Bonjour Mme Mills, je suis le chef des urgences. Vous venez d'être amené dans notre service suite à une chute de cheval. On s'occupe de vous.
Elle était sur une table d'auscultation. Le médecin s'activer autour d'elle pour l'examiner. Il s'approcha de ses jambes pour les tester. Le médecin fronça les sourcils lorsqu'il passa son stylo sous sa voûte plantaire. Regina se décomposa, il n'y avait plus de réflexes. Pas le moindre mouvement ni sensation. La brune commença à s'agiter, ses jambes ne répondaient pas. Et si elle restait paralysée.
- Du calme, ce n'est peut-être rien. Vous avez fait une grosse chute, laissez-moi regarder avant de tirer des conclusions hâtives
Le médecin manipula ses jambes et son bassin avant de re-tester ses réflexes. Finalement, Regina lâcha un gros soupir de soulagement. Plus de peur que de mal, ses deux jambes réagissaient. Comme au ralenti, toutefois elles bougeaient doucement.
- Je vais voir si les résultats de votre prise de sang sont arrivés, ensuite on vous montera faire des radios et scanners pour voir l'étendu de vos blessures et vous soignez correctement.
Regina ne put qu'attendre, immobile. Le moindre mouvement lui envoyait des vagues de douleurs malgré la dose d'antalgique qu'ils venaient de lui injecter. La seule chose à laquelle elle pensait c'était « je suis en vie ». Pour le moment, elle se rappelait vaguement ce qu'il s'était passé. Juste des brides sans continuité. Les minutes passaient, Regina commençait à ressentir un mal d'estomac. Elle appuya sur la sonnette pour appeler l'infirmière quand elle commença à se tordre dans tous les sens. Le temps lui paraissait interminable, elle commençait à suffoquer. Les moniteurs auxquels elle était reliée s'agitaient. Une multitude de médecins rentrèrent et entourèrent le brancard. Regina avaient de plus en plus de mal à respirer.
- Monsieur, elle fait une réaction allergique à l'anesthésie.
- Merde ! On lui injecte 0.50mg d'épinéphrine. On la monte au scanner, tant pis pour les résultats de la prise de sang s'il y a un bébé.
Alors que les infirmiers s'activaient autour du brancard, le médecin s'occupa de mettre la brune sous perfusion et sous oxygénation.
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Etre assis ici, dans cette salle d'attente, était atroce. À chaque seconde qui passait, elle savait qu'elle ne pouvait plus le nier, pas même à elle-même, elle était amoureuse de Regina. C'était une sorte d'amour compliqué et, comme Henry, elle aussi était en colère contre certains actes de la brune, mais elle ne voulait pas non plus que Regina meure.
- J'espère que non, répondit Emma.
- Je ne veux pas qu'elle meure sans lui avoir dit une dernière fois que je l'aime. Je ne lui ai plus dit depuis que j'ai eu mon livre, renifla Henry
- Ta mère sait que tu l'aimes, Henry, promit Emma bien qu'elle ne soit pas sûre de ce qu'elle faisait.
Après une année où Henry lui avait rabâché qu'il l'a détesté, qu'elle était la reine du mal, des traces avaient été laissées au plus profond de la brune. Emma savait que Regina avait encore des doutes, que la moindre remarque de son fils pouvait lui faire mal au cœur, qu'elle ne faisait pas encore trop la différence entre son Henry et le « evil prince » comme elles l'avaient surnommé. Tout ce qu'elle pouvait espérer, c'était que Regina sache aussi à quel point son fils l'aime, même si celui-ci ne lui disait plus.
- Je ne veux pas qu'elle meure.
- Elle ne le fera pas, assura Emma en serrant son fils plus fort dans ses bras.
