Salut à tous ! :)
Je suis heureuse de vous retrouver pour ce nouveau chapitre ! Merci pour vos nombreux retour et tous simplement d'être là !
Je remercie tout particulièrement Evie Regal qui a accepté d'être ma bêta et de relire tous mes futurs chapitres pour que la lecture vous soit plus agréable.
Quelques mots sur ce chapitre : Ce chapitre sera le dernier sur le jour de l'an, une dernière discutions avec Luna avant son départ, peut-être une Lexa qui aura envie de mettre les points sur les i avec Raven, le retour du Clexa et… je ne vais pas tout vous dire non plus ! XD
Les personnages de la série The 100 ne m'appartiennent pas.
Je vous souhaite une bonne lecture et je vous retrouve en bas ! :)
oOoOo
I Hear Your Voice
Chapitre 25 : Rempli d'Amour
Alors que Luna me tourne le dos et qu'elle est prête à présenter carte d'embarquement et passeport, elle se stoppe net. Elle se retourne, abandonne sa valise pour revenir sur ses pas, presque en courant et me prend dans ses bras.
C'est vraiment une des meilleures étreintes au monde. Je me sens si bien quand Luna est aussi proche. Elle s'éloigne et vient ébouriffer mes cheveux comme si j'étais une enfant en souriant.
- Ne fais pas de bêtises pendant mon absence.
- Je n'en ai pas l'intention.
- Et ne laisse pas filer la belle blonde.
- Ça non plus, je n'en ai pas l'intention.
- Parfait ! Sois heureuse et… maintenant que tu as retrouvé ta jolie voix, appelle moi de temps en temps.
J'acquiesce doucement, toujours en souriant. Luna tente un regard vers Raven qui joue l'indifférence. Elle soupire en m'indiquant silencieusement qu'il faudra vraiment que l'on reparle du comportement de ma meilleure amie.
Je sais que ce dernier lui fait un mal de chien mais elle ne montre rien. C'est à peine si je peux distinguer sa blessure alors qu'elle est bien là. J'ai du mal à concevoir qu'il existe vraiment un moyen pour elle d'éloigner certaines de ses pensées de moi. Mais en même temps, ça me rassure parce que je ne suis pas toute puissante, ce qui ne fait pas de moi un personnage omniscient à ma propre histoire.
Un dernier sourire et elle se retourne pour reprendre ses affaires et passer les premiers contrôles. Malgré l'endroit où je me trouve et tout le vacarme qui m'entoure, j'essaye de rester ancrée à ses pensées le plus longtemps possible. Puis quand je la perds, je ferme lentement les paupières. C'est douloureux. Regarder Luna partir a toujours été pour moi un déchirement. Mais cette fois c'est différent, pour la très bonne raison que la prochaine fois, elle sera de retour définitivement.
Raven fait claquer ses deux paumes l'une contre l'autre dans un fracas terrifiant. Je lui fais un regard noir qu'elle ne voit même pas. Pour une raison qui m'échappe, elle semble heureuse. Je l'observe et je remarque vite que son comportement n'est rien d'autre que du faux semblant.
Raven ment. Ma meilleure amie est honnête avec tout le monde sauf avec elle-même. C'est… triste.
- Enfin ! L'autre emmerdeuse est repartie d'où elle vient. Ce n'est pas trop tôt.
C'est faux. Je ne peux pas la laisser agir de cette façon. Elle se fait du mal inutilement et encore une fois, c'est de ma faute.
Je regarde l'heure, il me reste encore du temps avant de rejoindre Clarke. J'ai besoin de faire quelque chose pour Raven. Je ne dis pas qu'après mon intervention elle va réaliser qu'elle aime Luna. Mais peut être… peut être qu'elle arrêtera de faire semblant de la détester.
- Il faut que je te montre quelque chose.
- Vraiment ? Je croyais que tu rejoignais Clarke juste après l'embarquement de l'emmerdeuse. Et puis… j'ai des projets moi aussi.
- C'est important.
- Okay Lexa… là tu m'inquiètes.
- Il n'y a pas de quoi.
J'ai conduis pendant une dizaine de minutes avec une Raven mortifiée et terrifiée à côté de moi, avant de m'arrêter devant une petite maison. Enfin, il est plus juste de dire que c'est une cabane en bois. Ma meilleure amie se redresse en reconnaissant l'endroit.
Elle s'apprête à exploser, partir dans une répartie qui ne peut être menée que par elle. Pourtant avant qu'un seul mot ne puisse franchir ses lèvres, je viens poser ma main sur sa cuisse. Mon geste lui coupe totalement l'herbe sous le pied. Elle me fixe et la peur revient.
- Il… y a du coca dans l'ice-tea ?
Non mais c'est pas vrai, où elle a été la chercher celle-là ? Elle ne peut pas dire : il y a de l'eau dans le gaz, comme tout le monde ?
- C'est à cause de Luna ? Parce que j'ai fait des efforts et, elle insiste sur la prononciation de ce mot, je suis absolument certaine de ne pas l'avoir fait pleurer.
- Il faut que tu arrêtes Raven.
Je sais que dit comme ça de but en blanc, cette phrase n'a fortement aucun sens mais il fallait que ça sorte.
- Que j'arrête, reprend-elle prudemment.
- De te mentir.
- Je ne fais rien de tel.
- Bien sûr que si.
- Je te dis que non !
- Très bien, dans ce cas, dis-moi pour quelle raison tu t'acharnes à appeler Luna l'emmerdeuse ?
- Parce que c'est ce qu'elle est.
- Depuis quand ? je voulu savoir.
- Depuis…
Rien ne suit. Si Raven avait imaginé une réponse, elle ne franchit pas ses lèvres. Je fais claquer doucement mes doigts sur le volant en un rythme régulier.
J'inspire profondément. Je fais tomber ma tête en arrière. Je ferme lentement mes paupières. Luna déteste cet endroit. J'imagine que je ne pourrai plus jamais la convaincre d'y poser un seul pied.
- Tu sais la vraie raison pour laquelle j'ai choisi Luna c'est…
- Ouais, je sais elle connaissait ton secret. Tu me l'as déjà dit ça, bougonne Raven.
- Non. La raison pour laquelle j'ai choisi Luna, c'est parce qu'elle… elle ne me demanderait jamais d'affronter trop vite mes peurs.
- Qu'est-ce que miss Luna Evan connaît de la peur ?
- Elle en connaît un rayon, crois-moi. Il y a cinq ans… juste avant qu'elle s'envole pour Paris, il y a eu un incident. Elle vivait à New York depuis peu et elle avait insisté pour m'accompagner ici tous les soirs. Et… il est arrivé : Jonas Barthélemy.
- Le vieux croûton qui colle tout le temps les basques de Titus ?
J'acquiesce lentement en guise de réponse alors que les images de cette journée me reviennent. Je sens ma mâchoire se crisper. Je dois éviter de penser à ça. C'est déjà un miracle que le visage de ce personnage abject soit toujours intact après hier.
Moi qui pensais qu'avec ma malédiction, j'allais enfin savoir ce qui liait Luna à ce… sale type. Mais rien du tout. Je me racle doucement la gorge en reprenant :
- Je ne connais pas l'histoire mais…
- Attends toi, la fille qui lit dans les pensées, tu ne connais pas l'histoire.
- Ouais, apparemment Omma a appris à Luna comment bloquer certaines de ses pensées.
- Attends, c'est possible ? Comment on fait ?
- J'en sais rien.
- Et il n'y a aucun bouton mute…
- Aucun, je confirme.
Un long silence s'installe entre nous. Ce n'est pas vraiment habituel entre nous. Raven est, et a toujours été un véritable moulin à parole.
Je tente un regard vers elle. Je capte sans le vouloir une image de Luna. Je détourne les yeux. Ça, c'était personnel…
Je déteste vraiment quand je n'arrive pas à me contrôler. Je passe une main dans mes cheveux, quelque peu agacé par moi-même.
- Je, reprend Raven d'une voix hésitante, je crois que tu as raison tu sais.
- A propos de quoi ?
- De Luna.
- Tu ne la déteste pas, je devine.
- Ouais mais… c'est plus facile de le croire.
- Pourquoi ?
- J'en sais rien. Je me protège je crois. Mais je n'arrive pas à savoir de quoi.
- C'est un progrès. Je propose que tu commences par oublier de l'appeler l'emmerdeuse et aussi…
- Aussi ?
- Ces images de torture sont vraiment flippantes !
Raven éclate de rire. Je suis rassurée par sa réaction et commence à sourire. Sans le vouloir, mon regard se bloque sur la porte de la cabane. Je crois qu'au fond, moi aussi j'ai peur d'y mettre de nouveau les pieds.
Cet incident représente certainement un des pires moments de ma vie parce que j'étais impuissante, incapable d'aider Luna. C'est le jour où j'ai compris que celle que je considère comme ma sœur avait de lourds secrets et que je me suis mise à haïr les larmes que je ne pouvais pas effacer avec un simple sourire.
Mais c'est aussi après cette terrible épreuve que j'ai compris que quoi qu'il arrive, Luna serait toujours là pour moi. Je suis presque certaine qu'en cas de fin du monde, elle affronterait vents et marées pour moi, pour me rejoindre, pour que je ne sois pas seule et pour me prendre dans ses bras.
- Lexa ?
- Hum…
- Qu'est ce qu'il s'est passé ici exactement ?
- Rien de bon mais… je ne vais pas en parler.
- Pourquoi ?
Je me tourne légèrement vers Raven en décelant très clairement l'inquiétude dans sa voix. Un sourire attristé étire mes lèvres avant que je ne lui révèle :
- Parce que ce n'est pas à moi de t'en parler. Peut être que la prochaine fois, tu n'ignoreras pas ridiculement Luna et que tu lui poseras la question.
- Pourquoi elle me répondrait à moi ?
- Étrangement, Luna a toujours apprécié ta présence. Elle est rassurée quand tu es là et elle était complètement flippée dès que tu avais un comportement froid envers elle.
- Étrangement ? Je suis quelqu'un de génial !
- C'est certain Reyes.
De nouveau, un silence se plante entre nous. Cette fois, il est plus flippant parce que je ne capte aucune pensée. Je tente un regard vers elle mais Raven semble à des années lumière de l'habitacle de la voiture.
Elle joue avec le bracelet en argent qu'elle porte au poignet droit dans un geste nerveux. Ça, c'est étrange ! Raven Reyes nerveuse, j'aurai vraiment tout vu !
- On rentre ? prononce-t-elle avec presque de la fragilité dans la voix.
- D'accord.
Après avoir déposé Raven chez elle, j'arrive enfin dans notre immeuble. Je souris en réalisant que je ne considère plus cet immeuble comme le "mien" mais comme le "notre". Je me sens véritablement bien avec Clarke. C'est génial d'aimer quelqu'un de cette manière et d'être aimé de la même façon. J'ai vraiment de la chance.
J'ai le sourire aux lèvres lorsque je franchis notre porte. Je la ferme délicatement en jetant un œil à l'horloge qui est en face de moi. Il nous reste un peu plus d'une heure pour nous poser avant de rejoindre les parents de Clarke. J'avoue que j'appréhende très légèrement cette entrevue puisque c'est la première fois que je vais affronter Abby et Marcus depuis que je suis officiellement avec leur fille.
Mon prénom fuse depuis le haut des escaliers. Je lève les yeux pour voir Clarke les dévaler. Pendant une seconde mon cœur s'arrête de peur qu'elle ne tombe. Heureusement, rien ne lui arrive et elle continue de se précipiter jusqu'à ce que ses bras se referment derrière mon cou.
- Je vais enfin pouvoir te dire bonjour convenablement, murmure-t-elle avant de détacher ses bras et de venir agripper mes épaules pour me pousser jusqu'à ce que le mur rencontre mon dos. Elle s'approche. Mon cœur bat un peu plus vite à cause de l'attente de ses lèvres sur les miennes. Parce que c'est bien ce qu'il va se passer, n'est ce pas ? Clarke va m'embrasser. Dans un geste lent, complètement contradictoire avec son comportement précédent, elle vient déposer un doux baiser sur mes lèvres, avec délicatesse sa langue vient chercher la mienne pour entamer un magnifique ballet. Nous ne nous séparons qu'une fois toutes les deux à bout de souffle alors que Clarke murmure encore tout contre mes lèvres, bonjour.
- Bonjour.
Je m'apprête à l'embrasser à mon tour mais mon regard tombe sur une scène complètement improbable. Je dois écarquiller un peu trop les yeux car Clarke me demande :
- Un problème ?
- Ton, j'insiste particulièrement sur ce mot, chat est en train de torturer mon pauvre Pringles !
Je me détache de Clarke pour aller sauver ma tortue. Je sais exactement à quel moment ma jolie blonde se retourne pour découvrir la scène, pour la simple et bonne raison que son rire rempli toute la pièce. Pendant une seconde, j'oublie Pringles et je me tourne pour profiter de ce magnifique spectacle. Clarke est vraiment belle quand elle rit, certainement la femme la plus belle qui soit sur cette planète. Et, à chaque fois que je perçois ce son presque addictif, j'ai la sensation de tomber un peu plus pour elle.
Je finis par secouer doucement la tête pour m'obliger à me recentrer sur la situation. Je me dirige ensuite vers la scène de crime. Meeko est installé sur la carapace de Pringles en position de jeu et tente de donner des coups de pattes dès que ma pauvre tortue essaye de sortir la tête.
Je m'approche donc le plus discrètement possible et je finis par réussir à attraper le chaton avant que cet idiot ne blesse ma tortue. Une fois la boule de poils dans les bras, je lui fais un regard noir et tout ce qu'il trouve à faire, c'est me répondre par un miaulement joyeux. Non mais je rêve…
Clarke a dû s'approcher progressivement, elle vient caresser mes omoplates avant d'arrêter son geste sur le haut de mon épaule. Puis, lentement elle vient chatouiller les oreilles de son chaton qui se met évidement à ronronner. Je lève les yeux au ciel au moment même où ma petite amie prononce :
- Il est adorable, n'est ce pas ?
Adorable… adorable… tout dépend du point de vue !
Toujours avec ce rire cristallin, Clarke vient embrasser furtivement ma joue ce qui attire mon regard. Elle paraît tellement heureuse. Je me sens bien de savoir qu'elle semble, enfin, se sentir mieux. C'est comme si tout ce qui la rendait triste depuis que je l'ai rencontré s'estompait un peu plus chaque jour.
Mes yeux se plonge corps et âme dans ses magnifiques et uniques iris océan. Je me sens apaisée alors que de nouveau cette sensation de calme et de mutisme s'empare de moi. J'ai du mal à réaliser que le monde devient aussi silencieux lorsqu'elle est aussi proche de moi.
Je baisse les yeux comme pour me protéger de ce constat. Et si tout ça n'était rien d'autre qu'une terrible illusion. Et si tout s'effaçait… ou pire si elle disparaissait. Je secoue la tête pour oublier cette idée ridicule. J'inspire comme pour me donner du courage et je demande d'une toute petite voix :
- Comment va ton cœur aujourd'hui ?
Clarke porte un regard presque surpris sur moi. Elle vient mordiller sa lèvre inférieure alors que ses yeux brillent presque plus qu'un ciel étoilé.
- Mon cœur est rempli d'amour. D'amour pour toi. Je t'aime.
Je sens comme le sol se dérober sous mes pieds. C'est la première fois que je me sens à ce point touchée par ces trois mots. Je crois que c'est à cause de la sincérité qui les habite. Je me sens transcender par eux.
Un peu maladroitement, je place Meeko dans ma main gauche et passe mon autre main dans ses beaux cheveux blonds. Je joue quelques secondes avec ses anglaises avant d'approcher mon visage du sien. Je ne quitte pas ses yeux. Il est absolument hors de question que je manque une seule seconde de ce moment. La boule de poils se débat au milieu de ma main. Il ne doit pas être très à l'aise mais j'arrive à l'occulter complètement.
- Tu n'as pas idée à quel point je t'aime Clarke.
Puis je viens à mon tour l'embrasser comme pour prouver par mon geste mes dires. Si j'y réfléchis bien, il n'y a qu'un seul sujet qui pourrait obscurcir notre relation et c'est mon secret. Mais j'ai beau le tourner dans tous les sens, je ne sais pas comment lui en parler. Et puis… je doute que ce soit le bon moment.
- Bon, dit-elle à la fin de notre baiser, nous ferions mieux d'y aller avant que je ne perde toute envie de quitter cet appartement.
- Je te suis.
Nous arrivons devant la maison des Griffin et étrangement, je sens une pointe d'angoisse naître chez Clarke. Je l'observe quelques secondes avant de comprendre que son appréhension est exactement la même que la mienne. Elle a tout simplement peur d'affronter ses parents avec moi maintenant qu'ils ont la confirmation du début de notre relation. Le plus beau, c'est qu'elle s'inquiète plus pour moi que pour elle. Elle est vraiment adorable !
Délicatement, je viens poser ma main sur sa cuisse. Mon geste semble l'apaiser mais ne la calme pas tout à fait. Sans que je ne le contrôle vraiment, je me mets à dessiner avec mon pouce le signe de l'infini. J'ancre bien mon regard dans le sien avant d'affirmer d'une toute petite voix :
- Tout va bien se passer.
- Hum hum…
- Je t'assure ça va aller.
- Tu dis ça parce que tu ne sais pas ce qu'à fait subir ma mère à mes ex petits amis. C'est… je te jure, à côté de ça, passer Cerbère pour rejoindre les Enfers ça doit être du gâteau ! Je pense… oui, je pense que nous devrions faire demi-tour.
- Tu t'inquiètes pour moi, je réalise en souriant.
- Non, enfin oui mais… c'est surtout que je ne veux pas que tu te sentes forcée de… tu sais, parler.
- Je ne me forcerai pas, promis.
Clarke s'enfonce un peu plus dans le siège avec un air clairement boudeur. Je lève un seul de mes sourcils clairement amusée par son comportement. Elle est tellement adorable ! Sans que je ne puisse le contrôler, je viens plaquer mes lèvres sur sa joue en riant doucement.
Mon rire semble attirer son regard, elle semble presque surprise de l'entendre. Son regard sur moi a quelque peu changé. Elle vient poser sa main sur ma joue, ce qui me fait manquer un battement ou deux. Mon estomac se tord alors que je me perds totalement dans l'océan que représentent ses iris.
- Tu es tellement belle quand tu ris.
- Merci, je réponds un peu gênée en sentant mes joues chauffer.
- Je peux te poser une question ? demande-t-elle d'une toute petite voix.
Je réponds en hochant doucement la tête. Le sourire qu'elle m'offre après cette réponse silencieuse est un des plus beaux qu'elle m'a offert. Puis, ses yeux tombent sur ma main qui est toujours positionnée sur sa cuisse. Je n'avais même pas remarqué que j'avais continué mes attentions pour tenter de la calmer.
- Qu'est-ce que ça veut dire ?
Je fronce les sourcils, elle va devoir être légèrement plus précise si elle veut que je lui réponde sans pour autant m'introduire dans ses pensées. J'attends patiemment qu'elle affine sa question, ce qui je l'avoue, n'est pas facile quand j'ai la capacité de pouvoir directement savoir ce qu'elle veut dire en plongeant mon regard dans le sien.
Rien qu'une seconde et toutes ses pensées seraient miennes. Mais… ce ne serait pas bien, car d'une certaine manière c'est de la triche. Alors, j'attends.
- L'infini, je veux dire. C'est… je crois que c'est quelque chose d'important pour toi. Il y a ton tatouage, plusieurs post-it sur lequel je retrouve ce signe de griffonné et… tes gestes.
- C'est… l'infini…
En réalité, je ne sais pas vraiment pour quelle raison ce signe m'apaise autant. Après tout, c'est la preuve ultime que la malédiction m'a touché et qu'elle va me pourrir la vie ad vitam æternam : infiniment.
Et pourtant, dès que je me sens angoissée ou perdue dans mes pensées, ce simple trait, répété en boucle encore et encore, a le don de pouvoir me calmer. J'observe Clarke, j'évite une grimace en sachant que sans le vouloir, elle m'a piégé. Elle vient d'aborder un sujet difficile pour moi car il concerne directement mon grand secret.
- Je dirai que c'est un truc de famille.
Au moins, ce n'est pas un mensonge ! Je déteste quand je suis obligée d'esquiver la vérité. Ça me rend presque malade. C'est pour moi une véritable douleur mais sérieusement qui peut croire une telle chose ? Même dans ma propre famille il existe des doutes.
Mon regard quitte l'azur si rassurant pour se poser sur mon poignet droit. J'observe les lignes pas tout à fait noires, peut-être un peu roussâtre, quand on le regarde bien c'est comme si c'était ma propre peau qui s'était un peu élevée comme des implants. Je me souviens de la brûlure que j'ai ressentie quand il est apparu. Ce n'était pas douloureux, juste gênant, encore plus quand je compare cette apparition à la torture qui a envahi mon âme alors que toutes les pensées d'inconnues sont venues me frapper de plein fouet.
Ma main gauche quitte lentement la cuisse de Clarke. Mon index vient tapoter mon tatouage. Un très léger sourire vient étirer mes lèvres avant que j'affirme :
- Omma en avait un comme ça.
- Ta grand-mère avait un tatouage.
- Omma était assez… atypique.
- Je… je peux te demander depuis quand… non oublie, c'est carrément indiscret de ma part.
- Sept mois avant ma mè… euh elle.
J'ai bien failli la désigner comme étant ma mère, ça c'est complètement flippant ! Parce qu'elle n'est plus ma mère. Elle ne le sera plus jamais. Non, elle ne le mérite pas.
Je remarque que le regard de Clarke est plus triste. Je grimace en réalisant que ce sont mes mots qui l'ont mis dans cet état. Je tends ma main pour caresser doucement sa joue.
- Hey… c'est du passé.
- J'aurais voulu être là pour toi dans ces moments…
- Pas moi. Ce n'est pas… je t'aurais forcément blessé d'une façon ou d'une autre, comme je l'ai fait avec Raven. Je ne voulais de personne autour de moi, je me suis complètement renfermée. Je préfère te connaître, aujourd'hui, maintenant, à cet instant parce que… je dirais que je suis un peu plus digne de toi.
- Il va vraiment falloir qu'elle arrête de me dire de telles choses. Lexa, je…
Les mots meurent sur ses lèvres avant même qu'elle ne puisse les prononcer alors que la main d'Abby vient s'écraser violemment sur mon pare-brise. Je la fixe. Elle semble très fière de son coup. Je lui souris alors qu'elle hurle pour être certaine qu'on l'entende, pourtant elle ne devrait vraiment pas se donner tout ce mal :
- Ca suffit maintenant les deux tourterelles ! J'ai bien assez attendu à la fenêtre que vous descendiez. Sortez immédiatement de cette voiture !
Clarke éclate de rire et encore plus quand elle voit Abby sautiller sur place pour se réchauffer parce qu'elle est sortie sans l'attirail nécessaire pour éviter de mourir de froid. Ma petite amie se précipite dehors pour prendre sa mère dans ses bras en criant un de ces fameux « bonnes années ». Je souris devant la scène, attendrie, en répétant plus pour moi-même :
- Tout va bien se passer.
Tout ne se passe pas bien mais alors pas bien du tout ! C'est horrible ! Je veux partir d'ici ! Je crois que je suis choquée… non, j'en suis absolument certaine, je suis choquée à vie !
Mes doigts trépignent sur ma cuisse avec stress et je l'avoue un peu, de contrariété. J'ai été distraite, juste une seconde et… j'ai lu dans les pensées d'Abby. Je déglutis. Je crois qu'il va me falloir une thérapie pour oublier ces images. Non mais sérieusement, comment c'est possible d'être aussi visuelle ? C'est du grand n'importe quoi !
Les parents de Clarke se lève tel un même homme pour rejoindre la cuisine. Je les suis du regard en priant pour qu'Abby n'en revienne pas avec de nouvelles images traumatisantes. Je veux bien être gentille mais il ne faut pas exagérer non plus.
Je sens la main de Clarke tapoter mon bras. J'inspire profondément. Il ne faut pas que je pense à ça en la regardant. Je me tourne lentement pour lui faire comprendre que je l'écoute. Et là, elle décide de ne pas du tout m'aider en disant, et je la cite mot pour mot :
- Je crois qu'il s'est passé un truc entre ma mère et Marcus.
Non ?! Sans blague ? Tu crois ? Moi, j'en suis absolument certaine ! Crois-moi, avec les images non censurées que je viens de voir, j'en suis pleinement, qu'est-ce que je dis… Indéniablement certaine !
Évidemment, je ne peux pas répondre avec ces mots. Je vais devoir feindre de ne rien savoir. Je tente un regard vers la cuisine. Une nouvelle prière silencieuse pour qu'ils ne soient pas en train de se déshabiller me traverse l'esprit. Avec une force que j'ignorais avoir, je hausse les épaules quelque peu négligemment en prononçant un presque crédible :
- Tu crois ?
- J'en suis pas certaine mais…
Oh, ne t'en fais pas, moi je suis foncièrement certaine qu'il s'est passé quelque chose entre tes parents ! D'ailleurs, j'en ai légèrement la nausée.
- … je crois que ma mère m'a écouté quand je lui ai dit de foncer.
Clarke lui a dit quoi ? Non mais ce n'est pas vrai ! Je n'arrive pas à le croire ! La moindre des choses, ça aurait été de me prévenir. Sérieusement… je ne pensais pas avoir le droit à des images interdites au moins de… enfin… interdites à tout le monde le premier jour de l'année !
- Je serais vraiment heureuse si leur bonne résolution était vraiment de se donner une chance.
Heureuse… clairement pas le mot que j'utiliserais pour décrire la situation. Mince à la fin, c'est super gênant ! Je suis complètement horrifiée par ce que je viens de voir, et dire que tout à commencé sur le canapé sur lequel je suis assise. Aaaaah ! Non ! Je ne dois pas penser à ça, vraiment pas !
- Qu'est-ce que tu en penses ?
Qu'est-ce que j'en pense ? Qu'est-ce que j'en pense ?! Qu'est-ce que j'en pense ! Mais j'en sais rien ! J'en sais rien du tout… j'en pense que je ne veux plus jamais revivre un tel traumatisme. Je n'ai jamais vécu ce genre de chose une seule fois avec mon père ou mon frère ou… bon d'accord, ça m'est arrivé une fois avec Raven mais ce n'est pas la même chose et… il n'y avait pas autant de… détails.
- Je…
Allez Woods ! Réponds juste vaguement comme l'inconnue que tu es censée être. N'utilise d'aucune façon les informations que tu as pu repêcher parce que tu es maudite ! Je jure qu'il n'y a pas pire malédiction… ça craint vraiment un max !
- … j'en sais rien. Quelque chose a changé ? Je ne les connais pas très bien.
- Et qu'est-ce que tu fais de ton super pouvoir ?
Mon QUOI ? Je pense que je dois faire une tête complètement horrifiée parce que le rire de Clarke vient gentiment me chatouiller les oreilles. Elle précise :
- Je parle de ton côté analyse et détecteur de mensonge.
- Ah… euh… je… j'imagine que je n'ai pas assez analysé la situation.
- Okay, quand ils reviennent, je pose les questions et tu joues les détecteurs de mensonge, okay ?
Non, non, non et non ! Je ne suis pas okay ! Pas okay du tout ! Je refuse de jouer à ce petit jeu. C'est un risque énorme, je pourrais de nouveau capter des images que je veux tout sauf imprimer dans ma tête.
- D'accord, si tu veux.
Non mais c'est quoi cette réponse ? Pourquoi j'ai répondu ça ? Je dois être folle ! Ouais… c'est la seule explication logique : je suis folle. Qui voudrait subir ça ?
Clarke vient m'embrasser la joue avec un magnifique sourire et en me remerciant. D'accord… je sais parfaitement pour qu'elle raison j'ai accepté cette mission suicide. Je ferai vraiment n'importe quoi pour ses beaux yeux azur.
Je lui accorde un sourire tout de même un peu crispé. Mes yeux tombent sur ses lèvres. Qu'est-ce que j'aimerais l'embrasser mais ce n'est ni le lieu, ni le moment. Honnêtement avec l'idée de Clarke, j'aimerais éviter un double interrogatoire.
Abby et Marcus reviennent de la cuisine en riant. Je remarque tout de suite que les joues de Marcus sont légèrement plus rougi qu'habituellement et Abby a un sourire immense sur les lèvres. Ouais… je dirai qu'ils n'ont pas que fait le café et préparé les pâtisseries dans cette cuisine.
Je t'en supplie, Abby… pas d'images, pas d'images, pas d'images… pas… trop tard ! Je crois que je vais pleurer. Mon poing se referme, j'affiche un sourire alors qu'ils déposent les plats sur la table basse. Marcus me sert gentiment un de mes thés préférés, j'imagine que Clarke lui en a parlé. Je prends la tasse entre mes mains au moment où ils se réinstallent tous les deux. Je porte le breuvage à mes lèvres et prends une première gorgée quand Clarke demande :
- Donc, vous avez fait des folies hier soir ?
Je manque de m'étouffer en avalant mon thé, au moins, je n'ai pas tout recraché. Je tousse encore quelques minutes alors que Clarke passe une main dans mon dos. Je lui jette un regard noir, non mais c'était quoi ça ? Plus subtile, tu meurs.
Puis avec une grande, très grande prudence, je tourne mon regard vers les parents de ma petite amie qui semble complètement choqués par la question de leur fille. Sur ce coup, je suis d'accord avec eux… Clarke n'a pas été… prévenante avec eux.
- Qu'est-ce… qu'est-ce que tu veux dire, prononce difficilement Abby.
- Je vous demandais juste comment s'était passée votre soirée, qu'est-ce que vous avez compris ?
NON Abby ! C'est pas vrai… pas d'images… s'il te plaît !
- Oh tu sais Clarke, reprend Marcus, nous n'avons rien fait d'exceptionnel.
C'est quoi ça ? C'est le pire mensonge que je n'ai jamais entendu. Clarke me jette un regard du genre de dire : alors ? Je gonfle mes joues avant de soupirer. Je ne veux vraiment pas subir cette conversation, vraiment pas !
- Dites, reprend Clarke qui ne comprend définitivement pas que je voudrais être partout sauf ici, vous savez que Lexa est un détecteur de mensonge vivant, c'est littéralement son métier de découvrir les mensonges des pires criminels. Vous n'oseriez pas me mentir, n'est-ce pas ?
- Te mentir, mais pourquoi on te mentirait ? reprend Abby.
- Qu'est-ce que tu en penses Lexa ?
Mais non Clarke… ce n'est vraiment pas cool de me faire ça. Je déglutis difficilement. Je reprends plusieurs gorgées de thé. J'évite le regard des parents de la blonde en la fixant elle. J'essaye de la supplier silencieusement de ne pas me mêler à ça. Sauf qu'elle ne semble, vraiment pas, vouloir lâcher l'affaire.
- Il faut du temps pour établir un, j'hésite à continuer quand je sens le regard presque méchant de Clarke me fixer, profil. Je me racle la gorge avant de reprendre, mais ils, nouveau regard hésitant de ma part vers Abby et Marcus, ne disent pas tout selon moi.
Les deux "adultes" me dévisagent complètement et semblent même choqués par mon intervention. Je jure que si je pouvais, je disparaîtrais sous terre. Et comme si ça ne suffisait pas, il faut qu'une nouvelle vague d'images contraignantes, implicites et dérangeantes pour moi traverse de nouveau l'esprit d'Abby.
- Bah voilà ! Même Lexa le dit donc… je veux tout savoir.
Pas moi ! Non mais vraiment, je ne veux pas savoir. Sérieusement pourquoi a-t-il fallu que je me retrouve avec le pouvoir de lire dans les pensées ? Je ne pouvais pas devenir invisible comme Susan ? Ou créer des portails comme Blink ? Ah si, je sais courir très vite comme Vif-Argent ! N'importe quoi mais pas lire dans les pensées… sérieusement même le pouvoir de passe muraille de Shadowcat me serait bien plus utile en ce moment… Et moins… traumatisant.
Je commence sérieusement à penser à fuir. J'analyse la situation, la pièce, le nombre de pas que je devrais franchir pour récupérer mon manteau et mon sac. Ce n'est clairement pas faisable sans que personne ne remarque mon petit manège.
- Écoute Clarke, reprend Marcus, il n'y a rien à dire. Si nous parlions plutôt de Lexa et toi ?
Merveilleux, c'est encore pire ! Heureusement, j'ai une grande, très grande capacité à faire semblant. Je m'arme d'un des sourires forcés mais pas trop que Luna m'a aidé à maîtriser pour survivre dans la fosse aux lions que représente la haute société. Il faut vraiment que nous trouvions un sujet plus neutre.
- Quoi, s'indigne Clarke, c'est hors de question, je…
- J'ai l'intention de présenter officiellement Clarke à mon père dans deux semaines.
- Pardon ? prononce ma petite amie avec une peur qui marque clairement sa voix.
- Hum hum… je comptais te le dire ce soir.
- Ton père, Bryan Woods, sourit Marcus.
- Oui, je réponds timidement.
- Attendez une seconde, intervient Abby. J'ai du manquer un chapitre. Lexa, tu es la fille de Bryan Woods ? Le sénateur ?
- Euh… oui.
- Et, je peux savoir pour quelle raison personne ne m'a mis au courant, prononce Abby avec un air menaçant en fixant tour à tour Marcus et sa fille.
- Je pensais que tu avais deviné… elle s'appelle Woods Abby.
- Tu sais combien de Woods il existe à New-York ?
- Non pas vraiment…
- Moi non plus Marcus, mais je suis presque sûre qu'ils sont beaucoup, beaucoup, beaucoup !
La dispute est lancée. Ce n'est pas vraiment un sujet neutre mais c'est moins dérangeant que le précédent. Un soupir de soulagement m'échappe. Je me sens beaucoup mieux.
Une fois que le sujet sur ma famille a été épuisé, d'autres s'enchaînent naturellement. J'avoue que je suis plus spectatrice. J'interviens de temps en temps mais j'ai du mal à construire les phrases aussi facilement qu'eux. J'ai remarqué que Abby m'a beaucoup observé. Je me demande si c'est parce que maintenant, je suis officiellement avec sa fille ou si elle a toujours des soupçons sur mon état de santé.
Il est un peu plus de vingt-et-une heure quand nous décidons de rentrer. Abby et Marcus nous raccompagne jusqu'à l'entrée. Clarke entame une dernière discussion avec sa mère le temps que je mets la voiture à chauffer. Son père d'adoption, je n'ai toujours pas vraiment compris qui était Marcus, s'approche.
- Clarke à l'air vraiment heureuse, je t'en remercie mais… je suis obligée de faire mon discours de papa protecteur, ne m'en veut pas. Si par malheur, tu lui fais du mal, je deviendrais ton pire cauchemar. Clarke a déjà beaucoup souffert en amour pourtant, je sens que cette fois, c'est différent donc fais attention Lexa, son cœur est fragile.
- J'en ai conscience.
- C'est bien. Tu as vraiment l'air d'être une chouette gamine.
- Merci même si je ne suis pas une gamine, je réponds un peu nerveusement en passant une main dans mes cheveux.
- Comme tu veux. Je te laisse, Clarke arrive.
Marcus commence à s'éloigner. Je vois Clarke arriver du coin de l'œil. J'ai encore le temps. Je me concentre, fais en sorte que les mots que je vais prononcer ai un sens.
- Attendez !
- Oui ?
- Vous devriez lui dire.
- Pardon ?
- A Clarke, vous devriez lui dire pour le début de votre relation. Elle en serait très heureuse.
Je peux voir la surprise dans ses yeux. Je lui réponds par un petit sourire avant de me décaler pour que Clarke tombe dans mes bras en se lamentant sur sa fatigue. Je l'embrasse délicatement sur le front avant de lui conseiller de rejoindre son carrosse si elle veut rentrer.
En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, elle est installée côté passager et m'attends. Avant de me mettre derrière le volant, je fais un dernier sourire à Marcus. Abby le rejoint, avant que ma porte ne claque, j'ai le temps de l'entendre lui demander ce qu'il se passe. Je n'ai pas besoin de percevoir sa réponse, je sais que c'est quelque chose comme : Lexa sait pour nous deux. J'en ai la confirmation quand je commence à m'éloigner et que la mère de Clarke me dévisage.
J'ai rejoins la salle de bain il y a quelques minutes, je me lave les dents sans grandes convictions. Je suis fatiguée. Je ne vais pas faire de vieux os ce soir. J'espère avoir un sommeil réparateur. J'en ai besoin. Entre la fête hier, les révélations et les situations embarrassantes, j'en ai presque oublié Nia Queen. Ma journée de demain risque d'être des plus contraignantes.
Clarke frappe doucement contre la porte avant de l'ouvrir. Elle me sourit avant de se caler dans mon dos. Je profite au maximum de se contact. Je me penche pour recracher le dentifrice. Je la regarde dans le miroir. Il y a quelque chose qui la perturbe.
Avec une délicatesse que j'ai du mal à imaginer m'être destinée, elle vient doucement caresser mon bras avant d'embrasser ma joue. Je ferme les yeux pour mieux apprécier le contact. Je sais qu'elle n'ira pas plus loin, aucune de nous n'est prête pour franchir le pas.
- Je me demandais si tu accepterais de dormir avec moi. Juste dormir, précise-t-elle.
Je souris à cette demande tintée d'une timidité absolument adorable. Je récupère ma paire de lunettes qui était sur le bord de l'évier. Je me retourne tout en douceur. Je pose la monture sur mon nez. Je fixe ses magnifiques yeux, je viens jouer avec quelques mèches de ses cheveux. Pendant un instant, je repense à ce que m'a dit Luna ce matin. Je secoue la tête de haut en bas avant d'utiliser ma voix :
- D'accord.
- Génial, s'exclame-t-elle en venant m'embrasser sur les lèvres.
Puis, comme si elle avait peur que je change subitement d'avis, elle s'enfuit de la salle de bain. Je ris doucement, véritablement amusée par son comportement. Je détache mes cheveux qui tombent en cascade sur mes épaules. Je clos doucement les paupières en me disant que chacun des gestes de Clarke sont emplis d'amour.
OoOo
Voilà pour le nouveau chapitre de cette fiction. J'espère qu'il vous a plu. Ça y est, le nouvel an est fini. Où croyez-vous que le prochain chapitre va reprendre ?
Petite info en plus, juste comme ça… je planche depuis trois semaines sur un OS Spécial Noël que je compte poster le 24 décembre au soir. Donc pour ceux que ça intéresse, je vous dis à Dimanche ou bien à quelque part dans ce long week-end de fête! ;)
Je suis évidemment ouverte à toutes les critiques, qu'elles soient positives ou négatives, à condition que le commentaire soit constructif.
Les Notes :
Note n°1 : Cerbère, je ne crois pas avoir besoin de le présenter… bien-sûr c'est le chien à trois têtes qui garde l'entrée des Enfers. Ce chien est classe, point à la ligne ! Et puis… il appartient à HADÈS ! Voilà, voilà… je suis certaine que mon petit moment fangirl est passer inaperçu.
Note n°2 : Susan est tirer du comics les Quatre Fantastiques, qui suit les aventure de Red Richard, Monsieur Fantastique, Susan Storm et son frère Johnny, respectivement La Femme Invisible et La Torche Humaine et enfin Ben Grimm pour La Chose. Il s'agit ici de l'équipe originel crée par Stan Lee et dessiner par Jack Kirby en 1961.
Note n°3 : Blink ou Clarice Ferguson est un personnage des x-men, elle est capable d'ouvrir des portail. On a pu la voir dans le film X-Men days of future past ou plus récemment dans la série de la Fox The Gifted (il ne me semble pas qu'il l'ai encore appeler Blink).
Note n°4 : Vif-Argent ou Pietro Maximoff ou Quicksilver est un mutant de l'univers Marvel, qui dit mutant dit x-men (et non Avengers). C'est le fils de Magnéto (donc au début comme son père, c'est un "méchant"), c'est le frère de Wanda aussi appeler la Sorcière Rouge. Bon, je vais rendre à Césars ce qui est à Césars… oui, Pietro et Wanda rejoigne les Avengers mais ils ne sont pas optimisés grâce aux pouvoirs du sceptre, ça c'est de conn***, non, se sont des mutants ! Zut alors… Avengers l'ére d'Ultron ont enlever tout leur panache aux personnages… bref, je ne vais pas pleure, quoi que… non, je ne vais pas le faire.
Note n°5 : Shadowcat ou Kitty Pryde est aussi une x-men. Elle est capable de traverser la matière solide.
Réponses aux Guests :
Alice : Et bien si le dernier chapitre était juste comme il faut à tes yeux, c'est super ! C'est vrais que j'ai fais apparaître pas mal de ship, il ne manquait que le Kabby mais je me suis rattraper cette semaine ! ^^ Et il y a eu beaucoup plus de Clexa cette semaine et il y en aura encore plus la semaine prochaine ! ;) Ne change pas d'amis juste pour Star Wars… malheureusement, c'est personnages géniaux ne sont que fictif…
Morgane : Merci, je suis contente que tu ai aimer le chapitre 24 ! C'est vrais que j'avais laisser O sur le banc de touche un peu plus longtemps que d'habitude… c'est vrais que quand la brune parle il est difficile d'en placer une, pauvre Clarke ! Est-ce que tu as eu ta dose de Clexa dans ce chapitre ? Sinon, il y en aura encore plus dans le 26 ! Luna va revenir, c'est certain ! Bientôt… un peu moins… mais bon, c'est le jeu ! Ouiiiii, évidement… je ne vais pas laisser les deux cousin en froid comme ça, pas mon genre ! XD
Loukia 63 : Salut, merci je suis contente qu'ils t'ai plu ! J'avoue que je travail beaucoup plus longtemps chaque chapitre que ce que j'avais l'habitude de faire avant. Écrire un chapitre me prendre d'une semaine jusqu'à deux semaine et demi pour les plus conséquent. Je suis donc forcément flatter de savoir que tu retrouve toute la profondeur et que se soit presque magique. En espérant que le POV de Lexa t'ai plu même si se n'était pas Clarke ! ^^ Il va falloir attendre le chapitre 27 pour en avoir un. A bientôt ! :)
En espérant vous retrouvez pour le prochain chapitre : « C'est l'heure de... »
GeekGirlG.
