Salut à tous ! :)
Je sais, on est mardi et j'ai un peu d'avance mais je ne pense pas que ça dérange qui que se soit... mais disons que vous poster ce chapitre à 3h30 demain matin, c'est... hors de question, je vous aimes mais il ne faut pas exagérer.
Je suis heureuse de vous retrouver pour ce nouveau chapitre ! Vous imaginer que nous en sommes déjà à trente chapitres... ? Truc de ouf ! XD
Je remercie tout particulièrement Evie Regal qui a accepté d'être ma bêta et de relire tous mes futurs chapitres pour que la lecture vous soit plus agréable.
Quelques mots sur ce chapitre : Je sais que vous avez tous hâte que le Clexa se retrouve mais il va falloir être encore un peu patient. En attendant, après Luna je vous propose un autre POV disons moins coutumier.
Les personnages de la série The 100 ne m'appartiennent pas.
Je vous souhaite une bonne lecture et je vous retrouve en bas ! :)
oOoOo
I Hear Your Voice
Chapitre 30 : Tu te trompes
J'observe la luminosité de l'écran de mon portable s'amoindrir avant de s'éteindre complètement. Je ne peux m'empêcher d'être inquiète. Mes yeux se baladent dans cette pièce qui depuis le temps, je connais par cœur. Tout ce qui entoure ces murs est rattaché à des bons souvenirs. C'est ici que j'ai gagné ma famille.
Je profite de ce moment où je suis seule pour repenser à tout ce qu'il s'est déroulé ces derniers mois. C'était pour ainsi dire assez… quel est le bon mot ? Irréel.
J'ai dû donner beaucoup de ma personne pour ne pas imploser. J'ai bien failli perdre mon travail. En même temps, je l'ai un peu quitté sans rien dire. Je me suis battue et j'ai convaincu mon patron que je pouvais travailler à distance. Même si je suis quelqu'un d'assez excessif sur bien des points, en vérité j'aime ma tranquillité et surtout la sécurité que m'apporte la monotonie de ma vie depuis que je suis posée dans mon appartement avec mon travail. J'ai tout envoyé valser pour Lexa et si c'était à refaire, je le referais sans hésiter même si j'apprécie mes habitudes.
Non mais sérieusement l'Afrique… qui à part l'autre emmerdeuse de Luna veut s'enterrer là-bas ? Il fait horriblement chaud quand il ne pleut pas des rideaux et je ne peux pas porter comme bon me semble ma veste préfère. Une vraie torture !
Je n'ai jamais été aussi heureuse que lorsque Lexa a décidé qu'il était temps de rentrer au pays. J'ai chéri, protégé et choyé nos billets de retour comme de véritables trésors. Il faut que j'évite d'être totalement mesquine, je n'ai pas passé que des mauvais moments.
Le gamin qui colle toujours Luna était cool et nous a fait découvrir un tas de trucs. Notamment les boda-boda, un vrai danger public, une motocyclette pouvant accueillir jusqu'à cinq passagers mais un vrai petit miracle pour occuper mes talents les jours d'ennuis. La chieuse de première m'a même obligé à enseigner les maths et les sciences aux gamins qui les regardaient construire la future école.
Bon… je n'ai pas été du tout rassuré la fois où notre voiture a été immobilisé pendant des heures parce qu'un troupeau d'éléphants avait décidé de faire une pause au milieu de la route. J'avais prévenu tout le monde que s'était une mauvaise idée de s'éloigner autant d'une grande ville. Sauf que Nangila avait insisté. Il voulait nous montrer, et plus particulièrement à Luna, le village de son enfance. Il n'y a pas pire comme coin paumé… moi qui croyait que les bas quartiers du Queens était dangereux, les mecs avec leurs flingues c'est de la bagatelle à côté d'un putain d'éléphant !
Mais le plus important dans ce voyage c'est qu'au fil des jours, Lexa s'est retrouvée. Elle est toujours un peu effrayée mais elle reprend du poil de la bête. Elle a beaucoup appris avec Nangila qui, malgré son jeune âge, avait l'air d'en savoir beaucoup plus sur le jabberwocky. Il est beaucoup moins apeuré par sa capacité, le seul point qui l'angoissait c'était le regard des autres.
Une énorme boule de poils blanche me saute dessus avant d'attaquer mon visage de sa langue visqueuse. J'éloigne la gueule de l'animal en pestant. Je déteste les chiens !
- Dégage Hadès !
- Si Lexa t'entendait parler comme ça à son chien, elle te réfuterait comme meilleure amie, affirme Costia en souriant.
- Elle sait déjà que je déteste tout ce qui est poilu, mal odorant, bave et à la langue qui pend.
- Je vois. Allez, vient Hadès laisse Raven tranquille !
Le chien aboie avant de rejoindre la sœur de Luna. Il lui tourne autour pour l'inciter à lui donner des caresses. L'animal gagne quand Costia pose un genou à terre pour passer ses mains dans son poil blanc en marmonnant des mots à peine distinguables et en jouant avec sa tête. Ouais… je n'aime vraiment pas les chiens.
- Tu sais où est ma sœur ?
- Luna ? Non pourquoi ?
- Elle n'est ni avec Lexa, ni avec Elijah, ni avec toi… aucun de vous n'a bougé de la maison depuis votre retour. Je m'interroge.
- Je ne sais pas.
- Tu as toujours été une menteuse effroyable Reyes, souligne Costia. Dis-moi ce que tu sais, immédiatement.
Je soupire. Je ne suis pas une mauvaise menteuse quand je le veux, je peux exceller dans ce domaine ! La preuve, je n'ai parlé à personne du grand secret de Lexa. En même temps… je ne vois pas qui serait près à me croire.
Je fixe Costia en réalisant que je protège aussi un des secrets de Luna. Un qui concerne sa famille et donc sa petite sœur. Je lui souris en réalisant que le problème ne vient pas de moi. Elle a du grappiller une ou deux informations à droite et à gauche mais n'arrive pas à joindre les deux bouts.
- Très bien, je capitule. Qu'est ce que tu sais ?
- Pas grand-chose, ma sœur et toi vous n'arrêtez pas de faire des messes basses dès que Lexa s'éloigne.
Je plonge mon regard dans celui de Costia. Je suis consciente qu'elle tient encore énormément à Lexa. En revanche, je n'arrive pas à savoir si elle l'aime toujours. Je me demande si elle est prête à accepter ce que je peux lui révéler et si je ne vais pas provoquer une énième dispute entre les sœurs Evans.
- Luna, je fais une pause, par moment, prononcer son prénom est étrange, est partie à la rencontre de Clarke pour savoir s'il y avait une chance qu'elle…
- … soit toujours éprise de Lexa.
- C'est un peu ça oui.
- Je vois. C'est une bonne chose, j'imagine. Lexa est complètement dingue de cette fille. Le seul problème c'est…
- Quoi ? Tu as revu Clarke durant c'est six mois par hasard et tu penses que c'est mort ?
- Non. Je, elle baisse les yeux sur le chien et évite mon regard quand elle poursuit, en vérité, je m'inquiète pour ma sœur. New-York n'a jamais été bon pour elle.
- Comment ça ?
Je ne sais pas d'où me vient cette boule dans l'estomac mais elle est des plus désagréables. Je me mets presque à trembler sans raison en attendant la réponse de Costia et l'air semble se bloquer dans mes poumons. Qu'est ce qui m'arrive ?
Je… j'aurais peur pour elle ? Pour Luna… ce ne serait pas totalement invraisemblable. Je tiens à elle, vraiment, mais cette réaction est un peu excessive non ?
- Elle y a de vieux démons, se contente de répondre sa sœur avant de partir.
Sauf que cette réponse ne me convient pas. Elle ne me convient pas du tout ! Ça veut dire quoi avoir de vieux démons ? Tout le monde en a ! Ce n'est pas pour rien que depuis que j'ai réussi à m'échapper des bas quartiers du Queens, je les fuis comme la peste qui aurait copiné avec la malaria !
Mais New-York et Luna… il n'y a rien à faire. Je n'arrive pas à déterminer où peut se trouver le danger. Sauf si…
Je me redresse d'un bond. J'ai le cœur qui bat à cent à l'heure. Je me sens subitement mal à l'aise vis-à-vis des conclusions qui sont venues à moi. Merde…
Je me précipite à l'étage. Je n'aime pas ça mais je vais devoir laisser Lexa seule. J'ouvre la porte de la chambre que nous partageons depuis notre retour et j'affirme :
- Je m'absente pour le reste de la soirée ! Ne m'attends pas ! Sois gentille avec Monsieur "je suis un beau gosse" sinon Luna va t'en vouloir. Et ne fais rien de stupide, tu sais que je le sais toujours quand tu fais quelque chose de stupide. Bye !
Et je claque la porte sans lui laisser le temps de me répondre. J'espère qu'elle n'a pas non plus eu le temps de lire dans mes pensées tumultueuses. Ce qui me rassure, c'est que la plupart du temps quand elle décrit ce qu'elle ressent quand elle est dans mon esprit, ça se résume surtout par : c'est un vrai bordel !
Je dévale les escaliers, j'attrape mes clef et je suis à un pas de franchir la porte d'entrée au moment où la voix de Lexa me stoppe net :
- Attends Raven, qu'est ce qu'il se passe ?
Alors là je suis dans la merde ! Parce qu'il n'y a pas de bonne réponse à cette question. J'ai donc deux solutions, soit je lui mens et je me fais griller à la seconde, soit je lui dis un bout de la vérité et elle risque de me tuer.
Le truc c'est que je déteste mentir…
Contrairement à Luna, elle ça ne la dérange pas de monter d'énormes bobards surtout si c'est pour le bien de Lexa. C'était quoi déjà son excuse pour aujourd'hui ? Je soupire. Autant se jeter à l'eau et énoncer une vérité même si elle est absurde.
- Je n'aime pas savoir Luna seule à New-York. Je veux juste m'assurer qu'elle va bien.
Bordel ! Je le dis depuis le début que nous aurions dû y aller toutes les deux ! Je déteste m'inquiéter. Surtout pour cette emmerdeuse de première !
- Luna ne va pas apprécier que tu débarques à l'improviste.
- J'en ai rien à foutre Lexa. Elle le ferait pour toi et même pour moi.
Lexa semble choquée par ma repartie. Je ne peux pas lui en vouloir. Je suis tout aussi déboussolée par ce que je viens d'affirmer.
- Écoute Lexa, je soupire, s'il y a bien une chose pour laquelle je suis reconnaissante vis-à-vis de la situation dans laquelle nous sommes depuis six mois, c'est bien que ma relation merdique avec Luna se soit améliorée.
- Nous, prononce-t-elle difficilement.
- Évidemment nous ! Nous sommes une équipe Lexa, au sens littéral du terme, nous avons le nombre requis pour un bon match de basket.
- Attends, Luna, Elijah, toi et moi… Il manque un joueur.
- Okay, je souris, ne dis pas ça à Costia, elle va encore pleurer même si ce n'est pas à elle que je pensais mais plus au gamin. Après tout, nous sommes la team saga africa, je finis avec un clin d'œil.
J'ai la sensation que ça faisait une éternité que je n'avais pas vu de l'amusement sincère dans le regard de ma meilleure amie. Elle a même une esquisse de sourire qui étire ses lèvres. Et pour la première fois depuis le début de ces six mois légèrement chaotiques, je me dis que tout va s'arranger.
Je lui fais un signe de la tête avant de rejoindre ma voiture. Évidemment, je suis allée la chercher dès notre arrivée à New Haven. Il ne faut pas déconner non plus, je veux être libre de mes mouvements.
- Raven, m'arrête une nouvelle fois Lexa en m'empêchant de refermer ma portière, s'il y a le moindre problème, tu m'appelles.
Je ne peux empêcher un énorme sourire d'apparaître sur mes lèvres. Il n'y a pas à dire, Lexa reprend du poil de la bête et ça fait un bien fou !
- Promis !
Cette fois, je démarre. Je m'éloigne de la ferme des Evans sur les chapeaux de roue. On ne sait jamais… je ne veux pas être retenue une nouvelle fois. Mon regard glisse sur le panneau indiquant New-York et je sens mon cœur presque s'essouffler. Qu'est ce que je suis en train de faire ?
Je suis sûre qu'elle va bien. Je suis sûre qu'elle va bien. Je suis SÛRE qu'ELLE va bien !
Et puis de toute façon, je ne suis même pas certaine de savoir pour quelle foutue raison je m'inquiète. C'est stupide. Luna c'est toujours très bien débrouillée toute seule, elle est forte et indépendante.
Je devrais faire demi tour, ce serait plus normal, non ? Mais qu'est ce que je raconte ? Il est absolument hors de question que je rebrousse chemin ! Et si elle avait vraiment des ennuis, je m'en voudrais à mort ! En plus… ce serait ridicule étant donné que je viens d'arriver à New-York.
Je stationne ma voiture au plus près de l'hôpital où travaille Clarke. Je prends une forte inspiration avant d'attraper mon portable qui m'a servi de jukebox pendant toute la route. J'y réfléchis encore, juste pour être certaine de vouloir faire ça avant d'écrire le plus vite possible un sms à Luna.
De Raven à l'autre emmerdeuse 20h45 :
Tu l'attends toujours ?
De l'autre emmerdeuse à Raven 20h46 :
Je t'ai dit qu'elle finissait à 21h. Sauf erreur de ma part, il n'est pas 21h.
De Raven à l'autre emmerdeuse 20h46 :
Et ça va ?
De l'autre emmerdeuse à Raven 20h47 :
Le temps commence à être long. J'ai fini mon roman…
Je soupire. Ce n'est pas ce que je voulais savoir. Tant pis ! Comme toujours, je vais mettre les deux pieds dans le plat. Je sors vivement de ma voiture avant de faire claquer la portière. Je suis presque choquée par le bruit qui m'entoure, je ne me souvenais pas d'un tel vacarme. Entre Lexa et Luna, je suis devenue une vraie bourgeoise de chieuse !
Je place mes mains dans les poches de mon jean. Je marche à une allure qui me semble normale et pourtant, je me fais bousculer. Plusieurs personnes pestent contre moi. Ouais… je suis bel et bien de retour à New-York, ville des anonymes. Pas sûr que ça me manquait finalement !
Les portes automatiques des urgences s'ouvrent devant moi. Je scanne la pièce à la recherche d'un visage familier. Je souris lorsque mon regard s'arrête sur Luna. Elle a l'air d'aller bien. Sans aucune raison, ce constat a le don de me soulager.
J'avance d'un pas discret. Luna n'a pas remarqué ma présence. Ses mains sont coincées dans l'énorme bazar que représente sa tignasse et ses yeux ancrés au sol. Je m'installe en soupirant.
- Je te l'avais dit qu'un seul roman n'allait pas suffire.
- Reyes mais qu'est ce que tu fais là ? Repars tout de suite ! Si Clarke te voit, elle va se sentir piégée !
Un sourire triste étire mes lèvres. Je sais qu'elle a raison et j'ai conscience que je ne devrais pas être là. Mais j'ai besoin d'un peu plus de temps pour m'assurer que tout va bien.
Je décide donc de poursuivre sur un sujet neutre comme si de rien n'était. Après tout, je suis Raven Reyes ça n'étonnera personne et surtout pas Luna.
- J'adorais partir mais j'ai une idée qui me trotte dans la tête.
- Je suis certaine que tu pourras m'en parler après.
- Non et je suis catégorique. C'est à propos de Lexa, je souffle. Tu sais depuis que nous sommes revenus, j'ai ce ressenti peut être un peu fou que Lexa ne nous a pas dit toute la vérité. J'ai du mal à réellement l'imaginer se mettre dans un tel état juste par manque de confiance.
- Je te l'ai dit, c'est déjà arrivé dans le passé, répond tout de même Luna avec patience.
- Hier, j'ai regardé les infos et j'ai réussi à mettre le doigt dessus. Je me suis rendue compte que nous avions complètement oublié Nia Queen.
- Qui ?
- Tu vois, elle ne t'en a même pas parlé. C'était sa dernière affaire, cette femme la perturbait vraiment. Tu penses que ça a pu jouer un rôle ?
- Peut-être, c'est possible.
Luna semble réfléchir à tout ce que je viens de dire. J'ai l'occasion de pouvoir la détailler sans que ça ne semble anormal. Je suis vraiment rassurée, elle va bien. Je souris un peu plus. Je ne sais pas pour quelle raison je m'inquiète à ce point pour elle mais une chose est certaine, la savoir en sécurité me retire un énorme poids des épaules.
- Et tu as fait tout ce chemin pour me dire ça ? demande-t-elle avec une pointe de soupçon dans la voix.
- Ça, j'énonce avec un sourire, et je m'ennuyais.
- Tu t'ennuyais, répète-t-elle moqueuse avant de rire doucement.
Par tous les dieux… qu'est-ce que je peux avoir l'air idiote à me délecter de son rire. Au moins, maintenant, je suis certaine à cent pour cent qu'elle va bien et qu'aucun démon n'est venu la perturber.
Je perçois une voix reconnaissable entre toute. Je distingue Clarke arriver. Il est temps pour moi de tirer ma révérence. Luna a raison, se retrouver seule face à nous deux ça doit être plutôt impressionnant.
Dans un geste quelque peu instinctif, je pose ma main sur sa cuisse. Je fronce les sourcils lorsque je réalise que cette action que j'espérais rassurante pour Luna, me provoque des papillons dans le ventre. Il se passe vraiment n'importe quoi en ce moment. Je me reprends le plus vite possible et retire mes doigts de son jean en me levant.
- Clarke arrive. Je te laisse.
- Raven…
- Appelle-moi quand vous aurez fini, je te ramènerai à la maison.
Est-ce que je viens de parler de New Haven comme étant la maison devant Luna ? Il faut sérieusement que je m'éloigne avant de déblatérer d'autres conneries.
- Bah ça, merde c'est la voix de Clarke, Raven. Tu es venue parler de Lexa toi aussi ?
- Euh non… c'est juste Luna et toi. Je ne reste pas. Parlez bien toutes les deux. J'ai… des choses à faire.
- Tu peux rester, ça ne me dérange pas, affirme la blonde.
Je ne peux m'empêcher d'envoyer un regard vers Luna. Je me demande ce qu'elle pense du fait que je puisse ou non rester, ce qu'elle aimerait que je réponde. Non mais c'est pas vrai, ça recommence ! Ça devient vraiment embêtant à la fin ! A croire que je ne suis plus capable de faire un choix par moi-même…
Je commence à secouer la tête de droite à gauche tout en reculant légèrement. Apparemment, cette succession d'action signifie que je compte partir parce que Clarke attrape mon poignet en me demandant :
- Tu as mieux à faire ?
- Pas vraiment mais…
- Alors parlons. Vous êtes là pour ça non ?
En fait, non. Moi, je suis présente juste pour m'assurer qu'aucun démon hypothétique s'en prenne à Luna.
Et soyons honnête, si j'ai choisi de lui laisser la main pour cette partie du plan, c'est bien parce qu'elle est plus réfléchie que moi. Le truc c'est de savoir quelle est la situation de Clarke actuellement et concrètement j'aurais très bien pu me contenter de la balancer dans la voiture sans rien lui demander, estimant que le temps du trajet serait bien assez long pour parler.
- Oui, la voix de Luna me fait presque sursauter, nous sommes là pour parler.
- Très bien. Je connais un bar pas trop loin d'ici.
- Nous te suivons.
J'écarquille les yeux alors que Clarke lâche mon poignet pour nous tourner le dos et se mettre en route. Qu'est ce qu'il vient de se passer au juste ? Je viens d'être en quelque sorte piégée, non ? C'est malin, j'ai la sensation d'être un éléphant dans un magasin de porcelaine et nous n'avons même pas encore commencé la conversation.
La main de Luna se faufile dans mon dos jusqu'à rejoindre mes omoplates. Elle m'oblige à effectuer les premiers pas. J'ai la sensation de n'être rien de plus qu'une poupée désarticulé. Mes respirations se raréfient et pourtant cette sensation de suffoquer n'est rien comparée à cette seconde où le visage de Luna se rapproche du mien et où ses lèvres se rapprochent de mon oreille pour y murmurer :
- Merci d'être venue, je sais que malgré ce que tu dis, tu l'as fait pour moi et non Lexa.
Puis, comme si tout ceci n'avait été rien d'autre qu'une suggestion de mon imagination, Luna s'éloigne. La seule chose qui me permet de me raccrocher à la réalité ce sont les battements frénétiques de mon cœur. Je crois que jamais encore il n'avait raisonné de cette façon dans ma poitrine. Mais qu'est ce qu'il m'arrive à la fin ?
Je suis presque certaine que je dois ressembler à un de ces stupides zombis qui m'effraie tant, pendant tout le trajet. Bon d'accord, je n'ai pas de sang sur le visage et je ne suis pas en décomposition mais j'ai vraiment la sensation d'être morte et que mon corps s'acharne à avancer malgré l'absence d'un seul souffle de vie.
Je n'arrive pas à mettre le doigt dessus mais Luna m'a fait quelque chose. Ce n'est pas possible autrement ! Comment expliquer que je sois à ce point "hors de mon corps" sinon ?
Je m'engouffre dans une pièce tellement bruyante que ça semble être le déclencheur inverse. Aussi incroyable que ça puisse paraître, je retrouve toutes mes capacités cognitives. Je vois Clarke déposer son manteau et saluer le barman.
- Kasia va me tuer si elle apprend que je suis venue dans un autre bar que le sien à New-York.
- Par qui elle l'apprendrait ? Je demande.
- Je nous ai trouvé une table, nous prévient Clarke.
Luna s'avance et fait quelques pas avant de se retourner. Elle me sourit quand elle dit :
- Ne joue pas trop les bazookas.
Putain ! Mais ça veut dire quoi ça encore ? Et puis, c'était quoi ce sourire ? Je commence à en avoir raz les pâquerettes de cette situation infernale ! J'observe Luna s'installer en face de Clarke et sans aucune raison… Aucune, je vous dis, je me mets à sourire bêtement !
Je crois que je dois encore baragouiner dans ma barbe quand je m'installe parce que les deux se tournent vers moi avec un air surpris. Je fais un geste du poignet pour les inciter à poursuivre sans faire attention à moi, ce qu'elles font sans trop s'attarder. Il faut que je me concentre, ça devient urgent.
Trois bières apparaissent devant nous, je fixe la mienne sans comprendre ce qu'elle fait là. Puis comme par magie, le verre s'éloigne de mon champ de vision pour se placer entre les deux autres. Clarke observe Luna qui a été l'instigatrice du geste étrangement.
- Raven ne boit pas, explique Luna. Si tu laisses ce verre devant elle, ça va la perturber et elle ne va pas dire un seul mot.
- Ah…
- N'importe quoi !
- Dans ce cas, reprend Luna moqueuse, je le repose devant toi.
- Non merci, je vais aller me chercher un bon vieux Ice Tea.
Lorsque je reviens avec une boisson qui ne risque pas de toucher mes capacités cognitives, le vif du sujet a enfin été abordé. Luna a dû informer Clarke que notre retour à New Haven s'est fait il y a bientôt trois semaines. Je n'arrive d'ailleurs toujours pas à croire que l'on soit réellement restées cinq mois au fin fond de l'Afrique ! Merde alors, je suis une fille de la ville moi !
Je peux aussi remarquer le calme de Clarke. C'est vrai que Luna m'en a parlé et qu'il est étrange. Je crois qu'à sa place, je péterais un câble. En fait, non… je sais que je le ferais. Quand Lexa a disparu, je me suis sentie perdu et trahis. C'est, à bien y réfléchir, une réaction bien plus normale que cette quiétude presque flippante.
- Donc, reprend Clarke, l'Ouganda pendant cinq mois. Il est clair que je n'aurais pas cherché dans ce coin… et, elle va bien.
- Bien, je répète, clairement pas le terme que j'utiliserais pour décrire son état d'esprit.
- Ce que veut dire Raven c'est que Lexa est…
- ...une loque.
- Raven !
- Quoi ? C'est vrai ! On dirait un putain de fantôme, elle nous parle à peine. Honnêtement, je reprends en regardant Clarke, celle qu'elle était en train de devenir à ton contact me manque.
- Un fantôme, sourit Clarke, ça me rappelle les débuts de notre collocation. D'ailleurs, elle compte un jour revenir chez elle ? Parce que depuis ce sms il y a exactement cinq mois, deux semaines et trois jours, je n'ai pas eu de nouvelle.
- Crois-moi, reprend Luna, on essait de l'avoir à l'usure. Elle… Lexa continue de faire passer tout le monde encore et toujours avant elle.
- Et aussi, elle compte lâcher son boulot.
Je ne sais pas pour quelle raison j'ai évoqué ce point. Peut-être parce que la théorie sur Nia Queen ne veut plus me lâcher depuis quelques temps. Je suis tellement certaine qu'il y a un lien. Les probabilités que Lexa se soit effondrée juste parce qu'elle a eu peur de l'amour me paraîssent… exagérer.
- Mince, souffle Clarke. Elle aimait son boulot, non ?
- Je crois, reprend Luna, qu'elle le faisait par obligation. C'était une façon de justifier ses capacités, peut-être même de mieux les accepter.
- Tu parles, c'est complètement con, je souligne. En quoi se mettre dans la tête de malades sanguinaires et pourris jusqu'à la moelle, pourrait l'aider ? Je pense plutôt que c'est ce qui la détruit et c'est très bien qu'elle s'en éloigne.
- Comme tu peux le voir Clarke, nous ne sommes pas d'accord sur ce point mais au final, ce choix revient à Lexa.
Clarke finit sa chope de bière avant de prendre celle qui était censée être la mienne et de la vider de moitié. Son regard semble être piégé dans le vide avant de divaguer entre Luna et moi. Elle masse ses tempes avant de soupirer. Elle semble subitement bien plus fatiguée, triste et même fragile.
Je ne comprends pas ce que nous avons pu dire pour la mettre dans cet état. J'attire aussi discrètement que possible l'attention de Luna pour essayer de mieux comprendre. Sauf que l'autre emmerdeuse se contente de hausser les épaules. De toute évidence, elle ne sert, une nouvelle fois, à rien puisqu'elle ne comprend pas plus la situation que moi.
- Alors, reprend Clarke avec un nœud dans la voix, c'est pour ça qu'elle est partie.
Et c'est tout… pas plus d'explications ? Non mais elle se fout de nous ! Elle n'a jamais appris à argumenter ? Sérieusement, si elle se trouvait devant un patient en phase terminale, elle lui dirait juste « vous allez mourir » ? Non, je ne crois pas ! J'exige des explications.
Je sens que je suis pile en train de faire le contraire de ce que m'a demandé Luna : je me transforme lentement mais sûrement en bazooka ! Je m'apprête à l'interroger, peut-être pas de la façon la plus commode qui soit, quand la main de Luna vient se fermer sur ma cuisse. Je jure que ce simple geste me coupe complètement le souffle. Je baisse les yeux pour fixer ses doigts sur mon jean.
Je n'arrive pas à comprendre comment elle arrive à faire ça. I peine trois secondes, j'étais prête à exploser et là… tout est calme. C'est déconcertant. Le pire dans l'histoire, c'est que c'est loin d'être la première fois que ça arrive. Je ne saisis pas comment elle peut avoir un tel pouvoir sur moi.
Merde alors, c'est juste Luna ! Je la connais depuis mes quinze ans et jamais avant tout ça, elle n'avait eu une telle influence sur moi. Je doute même que Lexa arriverait à m'empêcher de me transformer en cyclone dans ce genre de moment. Alors, pourquoi elle ? Pourquoi Luna ?
- C'est à cause du ressenti qu'elle éprouve pour sa capacité hors norme qu'elle est partie, finit Clarke.
Cette phrase raisonne autour de moi de façon presque irréelle alors que les doigts de Luna s'éloignent en me narguant. C'est comme s'ils avaient la capacité de me dire : tu vois, il fallait juste être patiente. Bordel, je suis certaine que c'est ce qu'est en train de penser l'autre emmerdeuse ! Ce qu'elle peut m'énerver !
- Je pense que ça a, en effet, beaucoup joué, lui répond Luna.
- Et comment elle se sent par rapport à ça ? Elle pense toujours que c'est une malédiction ? Est-ce que ça… pardon, s'arrête brusquement Clarke, je sais que ça fait beaucoup de questions et que ça ne me concerne plus vraiment.
- Je crois au contraire que ça te concerne toujours.
- Tu te trompes Luna. Parce qu'elle… Lexa est partie. Je n'ai pas su être à la hauteur, elle vous a préféré.
- Non tu te trompes.
Putain de bordel de merde ! Mais pourquoi j'ai dit ça ? C'est malin. Comment je justifie cette phrase moi maintenant. Je jure que ce regard azur est vraiment flippant par moment ! Je pourrais me croire en terrain hostile à tout moment.
Je me racle la gorge. Je cherche du soutien du côté de Luna mais elle me regarde comme si j'avais perdu la tête. Pas certain que ce ne soit pas le cas. Pour m'aider à énoncer les prochains mots, je serre mes doigts sur mon verre glacé. Je souffle avant d'ancrer mes yeux dans ceux de Clarke et de murmurer :
- Si elle est partie, c'est parce qu'elle t'aimait trop et qu'elle avait peur de te détruire. Nous deux, nous étions la facilité.
Je peux voir le choc se dessiner sur le visage de Clarke alors que Luna essaye clairement de retenir un rire. Je comprends alors que malgré mes efforts, je n'ai pas pu m'en empêcher : j'ai joué les bazookas. Je baisse les yeux comme une enfant prise en faute les mains dans une boîte à bonbons. Je prends une seconde, peut-être deux avant de continuer sur ma lancée :
- Ce que je veux dire c'est, allez Reyes respire tes mots, que Lexa a toujours été effrayée à l'idée de laisser des personnes l'aimer, je veux dire vraiment l'aimer. Quand elle perd le contrôle de ses sentiments, pas les siens mais ceux des autres, elle fuit. Elle est tétanisée à la simple idée de ne pas être à la hauteur, c'est exactement ce qui s'est passée pour toi. Et, concrètement qui peut lui en vouloir ? A part Luna et moi, personne ne s'est jamais battu pour elle. Quand Omma est morte, elle s'est renfermée sur elle. C'est à ce moment que je me suis rendue compte que malgré le fait qu'elle serait toujours là pour les autres, elle n'avait personne.
Je me lève de ma chaise en souriant à Clarke. Je place mes mains dans les poches de mon jean. Je regarde autour de moi. Au final, elle a bien fait de choisir un lieu neutre. Je conclue :
- Si je devais avoir un dernier conseil pour toi, ce serait celui-ci : si tu l'aimes encore, ne lui laisse pas l'occasion de se retrancher dans son petit confort.
- Et pourq, commence Clarke.
- J'en sais rien Clarke, tout ce que je sais avec une certitude insolente, c'est que Lexa finira par revenir vers toi, elle le fait toujours. Le tout, c'est de savoir ce que toi, tu feras à ce moment là.
- Je n'aurais pas dit mieux moi-même, prononce Luna clairement impressionnée avant de se lever. Mais si tu décides que tu ne veux pas attendre qu'elle daigne se sentir prête, tu sais où nous, enfin surtout, la trouver.
Le regard de Clarke passe de Luna vers moi un nombre incalculable de fois. Elle semble essayer de former une phrase qui puisse avoir du sens et pourtant, elle reste muette. Je me dis que cette conversation est finie. Nous ne l'avons pas convaincu de nous suivre mais elle va réfléchir à la situation.
J'incline doucement la tête avant d'aller chercher le manteau de Luna et le mien. Quand je reviens, l'alcool a complètement disparu du deuxième verre et je crois que Clarke est prête à prendre celui que l'autre emmerdeuse n'a pas tout à fait fini.
D'ailleurs, cette dernière secoue la tête en souriant un peu trop à mon goût. Elle se penche légèrement pour appuyer ses paumes sur la table. Elle fixe Clarke avec un aplomb que j'ignorais qu'elle avait. Puis sans que je n'aie eu le temps de le voir venir, elle reprend sur le ton de la conversation :
- Et si tu te demandes pour quelle raison nous sommes restées aussi longtemps au Ouganda, je peux te donner un début de réponse, le reste c'est à Lexa de te le dire.
Je fixe Luna plus que nécessaire, ne comprenant pas très bien ce qu'il lui prend. Va-t-elle réellement parler à Clarke de Nangila ? Elle ne l'évoque jamais quand ce n'est pas nécessaire. Je sais qu'elle adore ce gosse pour ne pas dire qu'elle l'aime, c'en est même flippant par moment on dirait une vrai mère poule avec lui.
- La dernière fois que je suis venue à New-York, j'ai annoncé à Lexa que j'avais trouvé quelqu'un qui avait la même capacité qu'elle. Je crois que le temps qu'elle a pu passer avec lui l'a en quelque sorte… adouci par rapport à la situation. Alors cinq mois pour apaiser toute cette rancœur qui gangrenait son âme depuis quatre ans, ce n'est pas grand-chose, non ?
Okay… je crois que Clarke est à « ça » de faire une attaque. J'attrape le bras de Luna et je commence à nous éloigner doucement mais sûrement. Je ne sais pas pourquoi mais je ne la sens pas trop sa réaction.
Malgré le fait que je m'y attendais un peu, je sursaute tout de même lorsque les mains de Clarke claque contre le bois. En moins d'une seconde, la blonde nous pointe du doigt en nous accusant :
- Vous n'avez pas le droit de me dire ça et de juste partir, hors de question !
- Désolée blondie, je souris, mais Lexa nous a donné la permission de Cendrillon.
- Elle sait que vous êtes là, commence-t-elle à paniquer.
- Bien sur que non, répond Luna en levant les yeux au ciel. Si elle le savait, elle nous tuerait.
- Mais… on peut lui cacher quelque chose ?
- Ce n'est pas aisé mais oui, c'est possible, assure Luna en regardant sa montre, Raven à raison, nous devrions y aller avant d'être en retard.
Et Luna se retourne comme si de rien n'était. Je n'arrive pas à comprendre comment elle arrive à agir de la sorte. Moi, je suis encore en train de fixer Clarke. L'autre emmerdeuse m'attrape le poignet et me tire pour m'obliger à la suivre. Alors que j'ai de nouveau cette sensation de bien être qui fait crépiter toutes mes cellules en contact avec sa peau, elle s'approche de mon oreille pour murmurer :
- Je lui laisse dix secondes avant de nous rattraper.
Quoi ? Mais non, n'importe quoi ! Pourquoi Clarke essaierait de nous rattraper, c'est complètement stupide. Enfin sauf si… merde alors ! Luna vient d'appâter Clarke. Putain mais c'est qu'elle est douée…
Je commence donc à décompter dans ma tête, dix… en fait, pourquoi Luna ne me lâche toujours pas ? Neuf… et pourquoi mon cœur s'emballe à ce point ? Huit… et pourquoi dès qu'elle fait quelque chose comme me toucher, je ne vois plus qu'elle ? Sept… et pourquoi j'ai ces espèces d'étincelles dans le creux de l'estomac ? Six… et pourquoi son sourire a le don de presque faire flancher mes jambes ? Cinq… et pourquoi ses…
- Attendez !
Alors là, je suis franchement impressionnée ! Clarke nous a vraiment suivies, rattrapé et tout ça en moins de dix secondes. Je n'ose imaginer ce qui doit se passer lorsque Luna utilise ces stratagèmes sur la gente masculine. Je tique à cette idée, pour une raison qui m'échappe, cette idée me dérange.
- Je crois, continue Clarke complètement essoufflée, je peux venir avec vous ? Je… j'ai besoin de la voir.
- Parfait timing, lui assure Luna, parce que très franchement, je ne savais pas du tout où aller, je n'ai pas la moindre idée d'où Reyes s'est garée.
Hein ? Quoi ? Qu'est-ce qui se passe ? Je regarde autour de moi. Putain mais on est où là ? Je n'ai pas pu être distraite au point de ne plus savoir où je me trouve. Ce n'est juste pas possible. Enfin… en théorie.
- L'hôpital est, je commence en cherchant à me repérer.
- A gauche, m'assure Clarke.
- Et bien, c'est par là que l'on va.
- Pourquoi vous êtes parties à l'opposer ?
- Oh tu sais, quand Raven est dans la lune, c'est difficile de la réveiller. J'ai tenté le tout pour le tout et je me suis dit qu'avec un peu de chance, je tomberais par hasard sur son épave.
- Hey, je m'offusque, ma voiture n'est pas une épave !
- Tu prends tellement facilement la mouche, c'est adorable.
Putain… voilà que ça recommence, c'est vraiment n'importe quoi ! Je secoue la tête pour me concentrer sur l'actuelle situation. Je souris alors que je réalise lentement que nous avons réussi : Clarke repart avec nous.
oOoOo
Voilà pour ce nouveau chapitre de cette fiction. J'espère qu'il vous a plu. Donc après le POV de Luna, voici celui de Raven. Vous vous y attendiez ? Que pensez-vous de ses sentiments contradictoires envers Luna ? Et la fin ? Le Clexa va enfin être réuni ! ;)
Je suis évidemment ouverte à toutes les critiques, qu'elles soient positives ou négatives, à condition que le commentaire soit constructif.
Les Notes :
(Sauf erreur de ma part, il n'y en a pas…)
Réponses aux Guests :
Morgane : Et oui, Clarke va aller à Lexa ! ^^
Je pense que j'ai répondu à toutes les review en PM, si se n'est pas le cas, je m'en excuse...
En espérant vous retrouver pour le prochain chapitre : « L'amour, toujours... », sur ce, moi je vais me coucher ! X'D
GeekGirlG.
