Salut à tous ! :)
Nous somme mer... mardi ! ^^ Bon... théoriquement je devais poster demain mais j'ai encore changer d'horaires donc : SURPRISE !
Je suis heureuse de vous retrouver pour ce nouveau chapitre !
Je remercie tout particulièrement Evie Regal qui a accepté d'être ma bêta et de relire tous mes futurs chapitres pour que la lecture vous soit plus agréable.
Quelques mots sur ce chapitre : Alors, alors… après le Clexa et le Lunaven qu'est-ce qu'il me reste à chambouler pour commencer à entrevoir un Happy End digne de ce nom ? D'accord on se calme ! Je ne voulais pas parler de fin… il y a encore un peu de temps avant cette échéance, je suis désolée ! ^^ Respirez, pas d'affolement ! ;)
Les personnages de la série The 100 ne m'appartiennent pas.
Je vous souhaite une bonne lecture et je vous retrouve en bas ! :)
oOoOo
I Hear Your Voice
Nobody knows how the story ends Personne ne sait comment va finir l'histoire
Live the day, do what you can Profite de la vie, fais ce que tu peux
This is only where it begins Ce n'est que le point de départ
Nobody knows how the story ends Personne ne sait comment va finir l'histoire
The Lumineers - Nobody Knows
Chapitre 39 : Parce que c'était toi
J'aime ce moment entre sommeil et réveil, ou du moins, je l'aimais avant. C'est un état dans lequel je me sentais en sécurité alors que mon esprit était encore embrumé par le rêve. Je souris en soupirant d'aise. Je ne sais pas encore ce que s'est, mais il y a quelque chose de rassurant. Un tout petit rien qui m'apaise et rend ces quelques secondes encore plus agréables.
Je laisse mes cils se lever lentement, la luminosité dans la pièce me surprend. Je n'arrive pas à assimiler le fait que j'ai pu dormir aussi longtemps. Je fronce les sourcils en comprenant enfin ce qui ne va pas. Enfin… c'est plutôt positif mais…
Je me redresse presque violemment. Je découvre alors Clarke au bout du lit, un tee-shirt d'Harley Quinn et de son hamster sur le dos, les yeux rivés sur un bloc qu'elle griffonne. Je la vois sourire et je sens presque aussitôt mon cœur bondir dans ma poitrine. Mais ce petit élan n'était rien avant que je me souvienne de notre soirée. Je sens aussitôt mes joues chauffer et une vague de désir tordre de nouveau mon ventre.
-Tu sais, dit avec douceur Clarke en relevant ses magnifiques iris azur sur moi, je crois que je ne t'avais jamais vu aussi bien dormir. Tu étais magnifique, elle soupire. Tu ne m'as pas laissé le temps de finir, m'accuse-t-elle gentiment en balançant son bloc.
Immédiatement mes yeux glissent jusqu'à lui où je découvre une esquisse qui me représente. Je ressens une nouvelle bouffée de chaleur. Depuis combien de temps est-ce qu'elle me regarde dormir ? Son dessin semble bien avancé.
Je ne l'ai pas vu s'approcher, ce qui me donne la puce à l'oreille sur sa proximité, ce sont ses lèvres posées sur les miennes avec douceur. Elle murmure un bonjour qui me donne le sourire. Je devrais me laisser porter par cette plénitude. Mais il y a ce…
-Lexa ?
Comme ramener à la réalité, je me recentre sur elle. J'ancre mes yeux dans les siens. Je crois que ce bleu parfait est entrain de me devenir indispensable. Je souris. Je suis tellement bien. Je suis heureuse. Je suis amoureuse. Clarke m'est indispensable, elle est mon tout. Mon Kim-ya. Mon…
C'est ça ! J'ai trouver ce qui cloche. Enfin, je crois que j'ai trouver. Pourtant, se n'est en rien un problème. C'est même tout le contraire. Je la quitte des yeux. Sans que je ne le contrôle, je porte ma main droite à mon oreille en fronçant de nouveau les sourcils. Mais qu'est-ce que…
-Lexa, elle attire de nouveau mon regard, qu'est-ce qu'il y a ? Trop de bruit ?
-C'est…
-Qu'est-ce que je peux faire ?
-… silencieux.
-Il y a une… attends, tu viens de dire que s'était silencieux ? Comme… tu n'entends pas mes pensées là ?
Je secoue la tête de droite à gauche pour lui répondre. Je n'arrive pas à comprendre d'où vient ce silence. Même quand je suis près d'elle et que j'ai cette sensation de mutisme autour de moi, ses pensées m'accompagne toujours. C'est vraiment trop bizarre.
-Est-ce que j'ai l'air malade, je demande de plus en plus suspicieuse.
-Euh… non pas vraiment.
-T'es sure ?
Je crois qu'il doit y avoir quelque chose dans ma voix qui marque mon incompréhension, peut-être même mon inquiétude. Clarke me regarde d'une toute autre manière avant de porter sa main sur mon front. Elle semble mesurer ma température avant de faire des gestes précis sur ma gorge, cherchant certainement mes ganglions puis elle prend mon poignet et semble écouter mon pouls. Je ne suis pas certaine que se soit une bonne idée, entre ce que sa proximité me fait ressentir et ce sentiment étrange qui m'envahit, mon cœur bat bien trop vite.
Ses yeux se relève me faisant manquer un nouveau battement. Elle sourit. Elle la peut-être sentie sous ses doigts. Elle me révèle que pour elle il n'y a rien d'anormal. J'ai du mal à comprendre ce mot. Je ne comprends pas pour quelle raison ça m'atteint à ce point. Je suis d'ordinaire plus qu'heureuse de me débarrasser de ce fardeau. Débarrasser de ce fardeau… peut-être, peut-être que depuis quelque temps, je ne le vois plus comme ça.
-C'est bizarre, je murmure.
-Se n'est jamais arriver avant, voulu savoir Clarke.
-Seulement quand je suis malade.
-Okay, il doit y avoir une explication. Nangila ne t'a jamais parler de quelque chose de similaire ? Et… tu es… soulager ? Inquiète ? Je peux faire quelque chose pour toi ?
Soulager… je devrait l'être. Je n'arrive pas à comprendre pour quelle raison se n'est pas le cas. Ma réaction est totalement anormal. Je baisser les yeux comme si j'avais honte de m'avouer, même à moi-même que j'étais terriblement inquiète. Je ne comprends pas ce qui est entrain de m'arriver et c'est effrayant. Et puis il y a autre chose… autre chose sur lequel je préfère me concentrer pour le moment.
-Ça risque d'être douloureux quand ça va revenir.
-Attends, reprend t-elle d'une voix blanche. Douloureux. Douloureux comment ?
-Du genre tu te balade tranquillement avant de te prendre un poteau en pleine face.
-T'es sérieuse ? Mais c'est horrible ! T'as pas moins violent ?
-Euh… tu es dans une pièce à écouter un pianiste qui joue un classique calme quand soudain tout s'accélère, les notes sont de plus en plus violente puis finalement c'est comme si tous les groupe de hard rock du monde se représentait ensemble, à la même seconde dans cette même pièce beaucoup trop étroite.
-Non mais c'est quoi cette image ?
-Je n'ai pas mieux. Dis toi juste que ça va être violent et…
Je n'ai pas le temps de finir ma phrase. J'écarquille les yeux alors que mon souffle se coupe comme si je me prenais un coup en plein dans l'estomac. Voilà, c'est exactement ça que je craignais. Je sais que je suis en train de blanchir à vu d'œil. Un brouhaha monstre vient me marteler les oreilles, j'ai cette sensation désagréable que je suis entourée de marteau piqueur et qu'ils sont en train d'essayer de déchirer mon tympan. Je sens les larmes s'écouler sur mes joues. C'est horrible, vraiment. Je ne connais pas pire sensation.
Puis soudainement, comme la veille alors que je perdais le contrôle, tout s'arrête. Mon esprit vient de subitement passer de l'état de torrent à celui d'un lac tranquille. Je suis soufflée par ce calme et pourtant il n'est pas aussi parfait qu'il y a encore quelques secondes. J'ouvre prudemment les yeux et comme un schéma répétitif, je découvre que Clarke s'est jetée sur mes lèvres dans un baiser précipité.
Mais comment… comment elle parvient à faire ça ? C'est complètement insensé !
Je m'éloigne pour la dévisager. J'imagine que mon regard doit être marqué par l'étonnement. Je vois bien qu'elle cherche quelque chose au fond de mes yeux mais je n'arrive pas à savoir quoi. Ses mains sont en coupe sur mes joues et ne semblent pas vouloir me lâcher. Puis lentement avec la douceur d'une caresse, ses pouces passent sur mes joues et effacent toutes traces de mes larmes.
-Ça avait l'air bien plus violent que de se prendre un poteau en pleine tête.
Je ne peux que lui accorder celle-là mais ce n'est pas comme s'il existait vraiment quelque chose de comparable. Je baisse les yeux vers sa poitrine. J'arrive à percevoir les battements de son cœur ou du moins quelque chose qui y ressemble. Il est complètement affolé. Je fronce les sourcils, ce n'est pas quelque chose que je devrais être capable de faire.
-Tu m'as fait super peur, affirme-t-elle avant de m'entourer de ses bras.
C'est un nouvel électro choc. Alors que sa joue se dépose avec délicatesse sur mon épaule, tout revient à la normale. Les voix ne sont ni absentes, ni trop fortes. Avec lenteur comme si j'avais peur de briser le moment je viens la serrer un peu plus contre moi. Clarke vient embrasser avec délicatesse la jonction entre mon cou et mon épaule. Ses lèvres ont à peine quitté ma peau que je sens de nouveau l'incendie se répendre dans mon bas ventre.
J'ai de nouveau très envie d'elle. Je l'éloigne. Je plonge mon regard dans le sien en me mordillant la lèvre inférieure avant de venir l'embrasser tout sauf chastement. Je glisse ma main dans son dos, son tee-shirt se soulève. Elle frissonne, s'accroche un peu plus à moi et se rapproche. Je réalise qu'il y a tricherie au moment où ses mains se retrouvent sur mes seins. Contrairement à elle, je n'ai pas eu le temps de me vêtir.
Je crois que nous aurions pu nous lancer dans un nouveau round en ce dimanche ensoleillé si je n'avais pas entendu un bruit qui m'avait coupé toute envie. Je repousse doucement Clarke qui continue pourtant d'embrasser toute la peau qui est à sa disposition en fronçant les sourcils.
-Lexa, grogne-t-elle en attirant de nouveau mon attention sur elle et de venir m'embrasser avec envie.
Je me laisse aller dans l'échange. Tout mon corps brûle pour elle. Puis, elle revient cette étrange sensation. Non, plutôt conviction. Je détache mes lèvres de celles de Clarke pour fixer la porte de ma chambre. Je perçois un soupir de frustration s'échapper. Il me fait frissonner.
-Bon, qu'est-ce qui se passe ? Voulu savoir Clarke.
-Je n'en suis pas sûre.
-Et bien si tu n'en est pas sûre, arrête d'y penser et embrasse moi !
-Ce ne sont pas mes pen… oh merde !
Je me redresse un peu plus en fixant de nouveau la porte de ma chambre. Je jure une nouvelle fois en sortant du lit. Je me glisse au plus vite dans une culotte et j'attrape un de mes sweet à capuche rouge. J'ouvre avec précaution la porte. Je suis à deux doigts de me fracasser la tête contre cette dernière alors que je souffle une nouvelle fois un :
-Et merde…
-Je ne serais pas contre une explication, sourit Clarke.
-C'est, je commence en pointant la planche de bois du doigt. C'est…
-Oui, prononce-t-elle avec amusement.
-Ce n'est pas drôle ! Et, je n'aurais jamais dû lui donner un double des clefs !
Je tente de sortir de la chambre en poussant la porte alors qu'il faut la tirer. Clarke éclate de rire. Je la fusille du regard pour la forme mais elle est encore plus belle quand elle rit. J'ai même l'impression de tomber un peu plus amoureuse d'elle à chaque fois qu'elle laisse exploser sa joie de cette façon. C'est donc naturellement un regard tendre que je porte sur elle. Je me perds dans ma contemplation avant de me souvenir de la situation d'urgence qui m'a poussé à m'éloigner d'elle.
Je secoue la tête pour me remettre les idées en place et parviens enfin à ouvrir cette stupide porte. Je manque de me rétamer par terre alors que Meeko passe entre mes jambes. Saleté de chat ! Il ne semble pas plus embêté que ça d'avoir manqué de me faire tomber et rejoint Clarke sur mon lit d'un air joyeux. C'est un complot, c'est pas possible autrement !
-Tu veux bien me dire ce qu'il se passe maintenant ?demande Clarke avec cet amusement qui marque toujours sa voix.
Je pointe le sol presque avec autorité de ma main en faisant de gros yeux. Je la vois hausser un sourcil. Je n'arrive pas à croire qu'elle se moque ouvertement de moi. Elle ne réalise pas à quel point la situation est un vrai désastre. Je passe nerveusement ma langue sur mes lèvres. J'inspire profondément en disant le plus doucement possible :
-Aiden est en bas.
Voilà, elle aussi elle est en état de choc maintenant. Elle arrête même de caresser son chat qui miaule en ronronnant pour attirer son attention. Je vois très bien sa mâchoire tomber légèrement. Elle me fixe avant de me demander :
-Tu veux dire que pendant tout ce temps, ton frère avait un double des clefs de notre appartement ?
-Je lui avais donné avant que… ce n'est pas le plus important.
-Je trouve ça important moi.
-Clarke, il est en bas, je pointe la fin de ma phrase avec un geste extravagant vers le bas. Comment il a su que j'étais revenue ? Je ne suis pas prête… je… ça va être un vrai désastre.
-Tu veux un conseil ?
-Peut-être… ça dépend. Qu'est-ce que tu proposes ?
-Tu ne lis pas dans mes pensées, réalise-t-elle.
-Je suis un peu occupée avec celles de quelqu'un d'autre, je souligne.
-D'accord, sourit-elle. Commence par mettre un pantalon, un short… n'importe quoi mais ne reste pas en petite culotte.
Je baisse les yeux pour fixer mes jambes nues. Je soupire en grattant mon cuir chevelu. Celle-là, je lui accorde. J'entre de nouveau dans ma chambre, ouvre un tiroir afin d'y récupérer un pantalon ample rouge à poids blanc que j'enfile rapidement. Je m'arrête devant Clarke pour l'embrasser en guise de remerciement.
Je m'apprête à m'éloigner afin d'affronter mon frère au plus vite mais elle me retient en glissant sa main derrière ma nuque. Elle détache ses lèvres des miennes, se dresse sur ses genoux pour être à ma hauteur afin de mieux ancrer ses yeux dans les miens. Elle me sourit avant de poser délicatement son front sur le mien.
-Tu es la personne la plus courageuse que je connaisse, souffle-t-elle. Ne laisse pas ton frère t'atteindre, d'aucune façon. I peine deux jours, tu as affronté bien pire. N'oublie pas, tu es une guerrière.
Merde… comment elle arrive à toujours trouver les mots qui me touchent, voire même me frappent en plein cœur ? Cette fille est vraiment parfaite. J'ai une chance inouïe de l'avoir dans ma vie. Je ferme les yeux juste une seconde et quand je les ouvre à nouveau je me sens mieux. Elle a raison. Je suis courageuse, forte, en soit une guerrière.
J'acquiesce doucement. J'ai parfois la sensation que Clarke me connaît mieux que moi-même. Je suis subjuguée par le fait qu'elle parvienne toujours à me pousser au calme avant d'affronter la tempête. Elle m'aide à être plus réfléchi. Je me sens tellement plus forte à ses côtés, d'une certaine façon entière.
-Voilà, c'est mieux, murmure-t-elle.
-Merci, je souffle.
-Tout ce que tu veux, quand tu veux, dit-elle avec un clin d'œil. Je peux faire autre chose pour toi ?
-Venir avec moi, je dis avec douceur en glissant ma main dans la sienne.
-Avec plaisir.
Nous descendons les escaliers main dans la main. Je vois mon frère faire les cent pas dans le salon en se triturant les mains. Je n'ai pas besoin de lire dans ses pensées pour savoir qu'il est perturbé. Imperceptiblement, je resserre un peu plus mes doigts. Clarke doit sentir mon angoisse parce qu'elle m'embrasse délicatement sur la joue avant de caresser avec douceur mon avant bras.
Je m'avance un peu plus. Il n'a toujours pas remarqué ma présence. Je me racle doucement la gorge ce qui stoppe ses va et vient. Il se retourne avec une certaine méfiance. Il semble troublé, peut-être même triste de me voir. Je tente de sourire mais j'en suis incapable surtout après avoir capté certaines de ses pensées hostiles envers ma proximité avec Clarke.
Je m'avance un peu plus. Malgré que ça me brise le cœur, je lâche la main de Clarke. Je fais barrage. Je la protège du mieux que je peux. Je fixe Aiden qui est plus que surpris par mon comportement. Son regard passe rapidement de ma petite amie à moi. Il a du mal à assimiler que je veuille garder "cette fille", qu'il croit sans intérêt, loin de ses assauts. J'ai envie de hurler que je ne suis pas aussi brisée qu'il s'entête à le croire. Pourtant c'est une voix calme qui entame la conversation avec un simple :
-Salut Aiden.
-Salut ? Je ne t'ai pas vu pendant six mois et toi tout ce que tu me dis c'est : salut ? Papa était désemparé et Titus… merde, je ne pensais pas que tu choisirais de disparaître de nouveau. Je me suis inquiété. Tu es… tellement égoïste.
Je fais un geste vers Clarke pour l'empêcher d'intervenir. Je sens bien que ça la démange. Elle a très envie de le remettre à sa place. Le truc, c'est que ce n'est pas à elle de le faire. Et puis, d'une certaine manière, il a raison. J'ai été égoïste. Certainement pour la première fois de ma vie, j'ai choisi de ne pas passer au second plan. J'avais besoin de prendre du recul pour enfin savoir qui j'étais.
A la surprise des deux blonds, je me mets doucement à rire. Clarke se demande si je suis devenue folle et Aiden est simplement surpris. S'il n'a plus vraiment l'habitude d'entendre ma voix, il était encore plus rare pour moi de laisser s'échapper ce son de joie de mes cordes vocales et ceci pour une bonne raison : je n'étais pas heureuse.
-Tu as raison, j'ai été égoïste.
-Pa-pardon ?
-J'étais trop proche du point de rupture alors j'ai pris une décision égoïste : je suis partie.
-Mais…
-Je ne vais pas le nier Aiden. Si tu veux, tu peux continuer à m'en vouloir. Mais tu devras trouver autre chose que mon incapacité à… comment dis-tu déjà ?
-Ta foutue capacité à ne pas accepter tes choix.
-Ah oui, c'est vrai, ma foutue capacité à ne pas accepter mes choix.
Je le vois écarquiller les yeux puis fixer Clarke. Il grimace presque avec dédain. Il arrête un regard noir de colère sur moi en pensant que mes tours de passe-passe ne fonctionneront pas longtemps. Aiden a toujours été comme ça. Il a besoin de preuve tangible. Il préfère croire que j'ai une grande capacité d'analyse plutôt que d'accepter que je puisse posséder une capacité hors du commun.
-Tu devrais porter tes lunettes Lexa, dit-il avec le même dédain que mon père.
-Je comprends que tu puisses être en colère. Mais je ne le ferai pas.
-Tu le fais quand papa te le demande.
-Je ne le ferai plus.
-Pourquoi ? explose-t-il.
-Parce que à cause de vous, j'insiste sur ce mot, j'ai cru pendant quatre longues années que ma capacité hors norme était une malédiction.
-Arrête de parler de ça, surtout devant elle !
-Aiden, je prononce son prénom avec une pointe de menace. Il n'y a pas si longtemps, tu as dit à Clarke que j'étais brisée mais pas une seconde tu t'es dit que peut-être tu avais fait partie de ceux qui avaient causé toutes ces fêlures en moi. Tu lui as dit qu'elle ne pourrait pas m'aider, que personne ne le pouvais mais en réalité, tu n'as jamais essayé préférant écouter ce que notre père avait à dire sur le sujet plutôt que moi. Mais tu t'es trompée. Clarke a su m'aider. Et si toi, tu n'y ai pas parvenu, c'est parce que tu ne t'en ais jamais vraiment donné la peine. Le fait que tu puisses être blessé par ça me dépasse. Je ne te comprends pas. J'ai fais tellement d'efforts avec toi. Parce que c'était toi, je parlais. Parce que c'était toi, j'allais dans des salles bondées de monde pour t'encourager. Parce que c'était toi, je venais à la maison une fois par semaine subissant les reproches de Titus. Parce que c'était toi, je ne disais rien quand vous me reprochiez de savoir des choses que je n'étais pas sensée connaître. Parce que c'était toi… j'étais prête à tout. Tu ne t'en ais jamais rendu compte mais je ferais n'importe quoi pour toi, tu es mon frère. Je t'aime. Mais ne me demande plus jamais, jamais de me cacher parce que c'est ça qui me détruit et rien d'autre.
-Lexa je… tu parles tellement, souffle-t-il en laissant des larmes lui échapper.
-Je ne me cache plus, c'est fini. J'ai essayé votre manière et au final, ça m'a fait plus de mal qu'autre chose donc je change simplement de méthode.
-Mais Clarke…
-Quoi Clarke ?
-Je sais tout, intervient pour la première fois la blonde. Je l'accepte et j'essaie même de la rendre un peu folle par moment, conclut-elle avec un sourire.
-Tu crois à ce… ce… ce truc ? voulu savoir Aiden.
Je me tourne vers Clarke qui fixe mon frère d'une tout autre manière. Elle prend enfin conscience de ce que j'ai pu lui dire. Elle réalise toute l'importance du fait que les deux seules personnes qui m'entouraient et qui étaient au courant de mon secret ne m'ont jamais soutenu. Elle ressens un toute nouvelle reconnaissance envers Luna qui a été la seule à toujours être là pour me soutenir même si elle ne pouvait pas être physiquement présente. Et c'est presque de la pitié qui l'entoure alors qu'elle pense de nouveau à mon père et Aiden.
Sa main vient chercher la mienne. Elle y pense comme un point d'ancrage. Elle se dit que comme ça, elle va garder son calme. Son pouce fait des va et vient, peut-être un peu nerveux mais pour moi, le geste n'est rien d'autre qu'une caresse apaisante.
-Ce truc, crache-t-elle, représente tout ce qu'est ta sœur. Dis-toi qu'à chaque fois que tu lui demandes de se contrôler ou de ne pas utiliser ce truc, c'est comme si tu lui ordonnais de ne plus marcher. Ce truc c'est Lexa à 100 %. Ne pas y croire, ne pas l'accepter c'est… ignorer qui elle est. Tu ne connais pas ta sœur et tant que tu resteras avec des œillères ça ne risque pas d'arriver.
-Je… ça n'a rien de sensé.
-Je suis médecin, réplique Clarke. Mon truc c'est le terre à terre. Je suis programmée par la logique, pourtant, j'ai conscience que ce monde est rempli d'inexplicable. Lexa n'en ai qu'un exemple parmi tant d'autres.
-Je suis inexplicable ?je demande avec amusement.
-Tellement, prononce-t-elle avec un faux air blasé, mais c'est ce que j'aime le plus chez toi.
-D'accord, soupire Aiden en s'installant sur la canapé. Je t'écoute. Prouve-moi que j'ai tord.
Et bien ça, je ne m'y attendais pas. Très vite, je me pose près de lui. J'écoute chacune de ses questions et y réponds avec attention. Clarke nous laisse un peu d'intimité. Le débat avec mon frère est lancé et j'ai la sensation que pour la première fois en quatre ans, il m'écoute. Il m'écoute vraiment.
Il prend en considération chacune de mes réponses. Il rebondit sur certains points qui lui semblent moins clairs. Il réfléchit beaucoup. Il est honnête avec moi et ça me rend simplement heureuse.
-C'est pour ça que tu as arrêté tes études ?
-Tu as arrêté tes études ? Demande Clarke en posant un plateau devant nous.
-Elle a tout arrêté, confirme mon frère à ma place. Elle n'a aucun diplôme.
Deux paires de yeux m'observent avec une insistance qui me mets légèrement mal à l'aise. Je soupire avant de dresser mes bras comme pour me défendre. Je serre la mâchoire en repensant au nombre de fois, incalculable où j'ai pensé à reprendre mes études mais je ne peux pas.
-J'y arrive pas. J'ai la sensation de tricher.
-Comment ça ? Voulut savoir Clarke.
-Bah… je lis la question et en une fraction de seconde, je suis connectée aux pensées de tout ceux qui se posent la même question. J'ai donc automatiquement la bonne réponse.
-Pratique, réplique mon frère.
-Embêtant, le suit Clarke.
-Embêtant mais tu rigoles ? C'est génial, elle peut faire tout ce qu'elle veut, savoir tout ce qu'elle veut.
-C'est vrai, je reprends, mais ce n'est pas moralement bien.
-Pas moralement bien, répète Aiden avec incompréhension. Qui s'en soucis ?
-Moi. Je ne suis pas comme notre père ou quiconque dans son entourage. Je ne veux plus mentir.
-Tu as essayé avec un casque anti-bruit ?me demande Clarke avec compréhension.
-Ça ne fonctionnerait pas.
-Pourquoi ? Tu arrives mieux à te concentrer et même à dormir avec un casque sur les oreilles.
-Oui parce qu'il y a de la musique, en soit : du bruit.
-Si… si tu veux passer tes examens un jour, nous pourrions peut-être essayer de trouver une solution, ensemble.
Je suis touchée par ses mots. Je souris bêtement. Aiden lève les yeux au ciel face à ma réaction. Il prends une tasse avec du café. Je plisse le nez. Depuis quand boit-il du café ?
-Il y a une dernière chose, reprend-il en posant sa tasse sur la table basse.
-Je t'écoute.
-C'était qui le gosse ?
-Quel gosse ?
-C'est pas toi qui l'a envoyé ?
-Je ne vois pas de quoi tu parles.
-Un gamin de six ou huit ans, black, avec un grand mec typé européen sont venus me voir sur un terrain de basket sur lequel je m'entraînais. Le gosse a dit que je devrais prendre le temps de discuter avec toi.
-Nangila, sourit Clarke.
-Qui ? voulu savoir Aiden.
-Nangila, je répète avec un sourire encore plus grand. Je vais tout te dire.
oOoOo
Voilà pour le nouveau chapitre de cette fiction. J'espère qu'il vous a plu. Ce chapitre est plus posé, il sert un peu de transition avant de rebondir sur plus important. Mais on dirait bien que Lexa va retrouver son frère. ;)
Je suis évidemment ouverte à toutes les critiques, qu'elles soient positives ou négatives, à condition que le commentaire soit constructif.
Les Notes :
Note n°1 : The Lumineers - Nobody Knows
Je rappelle que toutes les musiques sont disponible sur la chaîne Youtube : geekgirlg
Réponses aux guests:
Morgane : Merci beaucoup et oui, ENFIN pour Raven et Luna, c'est pas trop tôt! XD
Guest : Un grand merci pour le compliment sur les deux derniers chapitre, il est vrais que même moi je les trouve meilleurs que certain autre. Après comme tout le monde, je progresse un peu plus chaque semaine grâce à certaine critiques. Après, les deux derniers chapitre c'est aussi l'aboutissement de deux grandes partie de cette fanfiction: Le Clexa et le Lunaven. Je suis très heureuse de réussir à faire passer les émotions, c'est le plus important pour moi. Merci à toi de me lire et je reste fidèle aux mercredis... enfin, presque! ^^ Pour la publication, peut-être un jour, qui sait? A bientôt! :)
Océane : Merci beaucoup, j'espère que maintenant que tu n'as qu'un chapitre par semaine, l'attente n'est pas trop dure... en tout cas, bienvenue dans mon monde! J'ai décider de faire de Lexa est une grande admiratrice de musique tout comme moi, c'est une passion et la musique est faite pour être partager donc quoi de mieux que d'utiliser cette fanfiction pour le faire? Vive les chansons un peu oldschool! ^^
En espérant vous retrouver pour le prochain chapitre : « L'homme silencieux »
GeekGirlG.
