Salut à tous ! :)
Je suis heureuse de vous retrouver pour ce nouveau chapitre ! J'en profite pour vous remercier ici de vos reviews et guests, encore une fois, je n'ai pas eu le temps de vous répondre et je m'en excuse mille fois... il me faut des journée plus longue en ce moment ! ^^" En tout les cas, merci à ceux et celles qui sont là chaque semaine, qui lisent et/ou commente.
J'ai pu voir que j'avais inquiéter certain(ne) la semaine dernière avec mon retard, j'en suis une nouvelle fois désolée... et pour ceux qui craigne la fin, malheureusement nous nous en rapprochons... alors commencer à vous y préparer. J'ai encore du mal a imaginer le nombre de chapitres qu'il va y avoir avant la fin mais ça ne dépassera pas une quinzaine selon moi. Je vous en reparle quand j'aurai une vision plus claire !
Je remercie tout particulièrement Evie Regal qui a accepté d'être ma bêta et de relire tous mes futurs chapitres pour que la lecture vous soit plus agréable.
Quelques mots sur ce chapitre : De nouveau un chapitre avec le POV de Lexa, tout en douceur pour le début et avec quelques "retombées" avant la fin du chapitre. Prêt ? Alors à votre lecture !
Les personnages de la série The 100 ne m'appartiennent pas.
Je vous souhaite une bonne lecture et je vous retrouve en bas ! :)
oOoOo
I Hear Your Voice
If I lay here Si je m'allongeais ici
If I just lay here Si je ne faisais que m'allonger ici
Would you lie with me T'allongerais-tu avec moi
And just forget the world ? Et oublierais-tu le monde ?
Snow Patrol – Chasing Cars
Chapitre 45 : Retombées
Je me réveille en sursaut alors que je sens comme une pointe de douleur dans mon bas ventre. Je me sens immédiatement paniquée en imaginant qu'il est arrivé quelque chose de grave à Luna ou Raven avant de me souvenir que Clarke est dans sa mauvaise semaine. Je grimace. Elle va encore être de mauvais poils. Je vais devoir faire très attention à ce que je dis aujourd'hui.
Je me redresse dans le lit et remarque qu'il est bien trop tôt. Si j'ose réveiller ma belle blonde maintenant, je suis morte. Je la détaille et je me sens immédiatement attendrie. Qui pourrait croire qu'à son réveil, elle ne sera rien de plus qu'une boule de nerf sur le qui-vive ? Non mais sérieusement, il faut le voir pour le croire.
J'attrape le bloc de post-it et un crayon sur la table de nuit et commence à griffonner un premier mot puis un second et un dernier. Je me lève le plus discrètement possible. J'attrape mes habits de la veille, viens coller les bouts de papier colorés sur l'abat jour de la lampe avant de sortir en mode commando de la chambre.
Je fusille Meeko du regard alors qu'il hurle en me voyant. J'applique rapidement mon index sur mes lèvres en lui chuchotant de se taire. Je lève les yeux au ciel quand il commence à se frotter contre ma jambe en ronronnant. Ce que cet animal peut m'agacer…
J'avance avec détermination vers la salle de bain. Évidemment, le chat arrive à me suivre. Je claque ma langue contre mon palet alors qui continue à me coller. J'attrape un coton tige et le balance dans la douche, ni une, ni deux, la boule de poils rousse fonce pour jouer avec. Un sourire triomphant étire mes lèvres, ça fonctionne à tous les coups ! Je profite de ce moment de répit pour enfiler rapidement mes vêtements. Je plie mon pyjama près des serviettes avant de rejoindre la cuisine.
Je prépare en avance tout ce dont je vais avoir besoin pour faire un petit déjeuner digne de ce nom à Clarke. Quitte à devoir supporter sa mauvaise humeur pour les prochains jours, autant marquer tout de suite des points. Je me dirige ensuite vers l'entrée principale. J'attrape mon manteau, m'entoure dans ma grosse écharpe et enfile mes gants. Il commence à faire franchement froid et je préfère éviter d'être malade en ce moment. J'attends toujours la visite de Sebastian. Je m'attendais à le voir débarquer jeudi aux aurores mais il n'a pas pointé le bout de son nez.
Je pose un premier pied dehors et lève mes yeux vers le ciel. Il est gris avec des nuages qui paraissent peser une tonne. J'imagine déjà le temps orageux qui va habiter cette journée. Je cale mes mains dans mes poches avant de presque courir pour atteindre la boulangerie à deux rues du studio. Il n'y a pas grand monde dans les rues et c'est plutôt calme. J'apprécie de plus en plus de me confronter au monde. Par moment les pensées des autres sont violentes, choquantes ou pires encore, mais je sais que Clarke sera toujours là pour me rassurer. Je ne sors quasiment plus avec un casque vissé sur la tête et la musique à fond. Je souris et parle aux personnes que je croise. Je réapprends à vivre, tout simplement.
Même attendre dans une file d'attente ne me semble plus être un véritable supplice. Bon, aujourd'hui, n'est pas le meilleur exemple, il n'y a qu'une petite dame âgée accompagnée de son chien devant moi. Elle est calme, paisible et heureuse. Je souris alors que ses pensées divaguent sur ses petits enfants qui viennent lui rendre visite dans la journée. Cette femme est une boule de positivité. Au moment où elle se retourne, j'affiche toujours un grand sourire, je la salue poliment d'un signe de tête avant de prononcer d'une petite voix :
-Je vous souhaite une bonne journée.
-Merci, à vous aussi jeune fille.
C'est rien, vraiment pas grand-chose, pourtant avec quelques mots, je viens d'égayer la matinée de cette inconnue. Pendant longtemps, j'avais oublié le bien qu'était capable de procurer la parole. Je ne me concentrais que sur l'éventuel mal que les mots pourraient infliger. Au final, celle qui en est ressortie la plus blessée, c'est moi.
Je passe ma commande. J'attends ensuite patiemment qu'un jeune homme d'à peine seize ans me prépare ma demande. Je regarde dehors et remarque que le temps est de plus en plus menaçant lorsqu'il m'annonce le prix en baissant légèrement les yeux. Je sens que je l'intimide. Je suis amusée alors qu'il pense que je suis très belle avant de rougir. Je lui passe un billet en lui souriant, ce qui le met encore plus mal à l'aise. Je dois me concentrer pour ne pas rire de ce pauvre garçon. Je le salue ensuite poliment et au moment où je franchis la porte, il se dit qu'il devrait venir aider son cousin plus souvent. Cette fois, je ne peux pas m'en empêcher, un petit rire m'échappe.
Je me presse pour rentrer. La morsure provoquée par le froid a fait rougir mes joues. Décembre n'est décidément plus loin de nous. Je frissonne encore en passant la porte d'entrée. Je me découvre rapidement avant de rejoindre la cuisine pour les préparatifs. Je ne peux m'empêcher d'être attendrie en découvrant le chat roulé en boule sur le plan de travail. Je lui caresse doucement la tête au moment où je passe à côté de lui.
-Tu as intérêt de rester avec Clarke aujourd'hui, sinon on est mort tous les deux.
Je lève les yeux au ciel alors qu'il me répond avec un miaulement. Il veut juste faire son intéressant. J'attrape quatre oranges et les coupe devant lui. Il plisse le nez avant de me tourner le dos comme si je l'avais trahi, et saute du plan de travail. Je commence à presser les fruits pour faire un jus, je prépare deux verres. Ensuite, je prépare une cafetière, ma belle blonde va en réclamer toute la journée. Puis je sors deux poêles. Je coupe trois bananes en tranche avant de les faire cuire lentement. J'attaque ensuite la pâte à pancakes. Alors que je confectionne les premières petites crêpes, j'ajoute un peu d'eau et de sucre aux bananes pour légèrement les caraméliser.
Une petite demi-heure plus tard, un plateau pour le petit déjeuner est dressé. Je jette un œil à l'heure et souris, satisfaite, quand je remarque qu'il est presque neuf heures. Je peux aller réveiller Clarke sans risquer ma vie. Je me glisse dans notre chambre, dépose le plateau sur la commode avant de me glisser dans le lit. Elle dort toujours à point fermé mais son sommeil semble agité. Avec douceur, j'embrasse le haut de sa tête, c'est un grognement qui répond à mon geste d'affection. Je souris avant de déposer délicatement mes lèvres sur sa joue. Clarke s'enfonce un peu plus dans son oreiller alors je continue de parcourir son visage avec des baisers plus ou moins appuyés.
-Arrête ça tout de suite, bougonne-t-elle, je ne suis pas d'humeur.
-Je sais.
-Laisse-moi dormir !
-J'adorerais mais le petit déjeuner va refroidir et tu m'as fait promettre de te réveiller avant neuf heures et demi pour que nous profitions de la matinée avant d'aller chez tes parents.
-Tu ne devrais pas m'écouter, jamais.
-Pas même quand tu me dis que tu m'aimes ?
Clarke ouvre brusquement les yeux et se redresse vivement. Heureusement que j'ai de bons reflexes sans quoi la collision aurait été violente. Elle me tape gentiment l'épaule mais son regard est noir de reproche :
-Je t'interdis de jouer avec mes mots de la sorte !
-Bien Madame, je souris.
-Je te déteste.
-Je n'en doute pas une seule seconde.
-Lexa !
Je glisse ma main sur sa joue et avance lentement mon visage jusqu'au sien. Je ne la quitte pas des yeux. Je souris alors que nos nez se frôlent. Je suis tellement amusée, même dans ce genre de moment, je n'ai d'autres choix que de la trouver adorable. Je l'embrasse en venant d'abord juste frôler ses lèvres mais très vite, je franchis cette barrière pour que nos langues puissent valser ensemble. Je ne les quitte que lorsque je suis au bord de l'asphyxie. Je murmure alors :
-Même si tu me détestes momentanément, moi je t'aime plus que de raison.
-Tu n'as pas le droit de jouer avec moi comme ça.
Je hausse un sourcil avant de la fixer. Je la vois agiter sa main pour balayer mon argument silencieux. Je lui souris amusée avant même qu'elle ne déclare :
-Ça n'a absolument rien à voir.
-Je suis presque sûre que c'est pire.
-Absolument pas !
-Si tu le dis…
-Je le dis !
J'éclate de rire. J'aime jusqu'à sa mauvaise humeur, c'est un monde tout de même. Je m'arrête brusquement en me prenant mon oreiller en plein visage. Alors que j'allais me prendre un second assaut, j'attrape son poignet au vol. Je l'oblige à desserrer ses doigts pour lâcher son arme avant d'affirmer :
-Ce n'était pas très gentil.
-Je ne suis pas gentille, se renfrogne-t-elle.
-Heureusement que je sais qu'il s'agit d'un horrible mensonge.
-Je ne suis pas gentille, se contente-t-elle de répéter.
-Mince… moi qui avais fait des pancakes aux bananes caramélisées pour mon adorable et merveilleuse petite amie. Je vais aller voir si elle se trouve dans une autre pièce.
Je me relève en faignant l'indifférence, j'ai à peine le temps de faire un pas que Clarke saisit mon poignet au vol et m'oblige à me réinstaller près d'elle. Je suis de plus en plus amusée alors qu'elle est clairement énervée. Je manque d'éclater de rire de nouveau quand elle grogne :
-Ne m'ignore pas…
-Je ne fais rien de tel.
-Et arrête de te moquer, ce n'est pas drôle. La condition de femme craint un max ! Tout ça pour éjecter un jour un foutu extra-terrestre de son propre corps… c'est nul !
-Hum hum…
-Lexa, prononce-t-elle de manière plaintive, tu pourrais me soutenir !
-C'est ce que je fais.
-Non, affirme-t-elle avec toute la détermination du monde.
-Non ? je l'interroge.
-T'es nulle comme soutiens moral ! Je le vois bien que tu as envie de rire !
-Je ne le nie pas.
Un hurlement s'échappe de ses lèvres avant qu'elle ne se laisse tomber de nouveau dans le lit. Elle baragouine des mots incompréhensibles. Je souris un peu plus avant de me faufiler jusqu'à ses lèvres pour lui voler un baiser. Elle me repousse presque immédiatement en agrippant mon menton. Je lui fais lâcher prise en gardant sa main dans la mienne. Il n'y a pas à dire, elle est adorable.
Je conçois qu'à cet instant, elle n'est rien d'autre qu'une gamine, mais elle est vraiment adorable. Comme elle ne me laisse pas l'accès à son visage, j'embrasse le dos de sa main avant de me relever. Cette fois, j'évite qu'elle me rattrape au vol. Elle croise les bras sur son ventre en me lançant un regard noir.
-Je peux savoir où tu comptes aller ?
-Te chercher une bouillotte, tu seras peut-être un peu moins grognon.
-Je ne suis pas, elle se stoppe net, je le suis ?
-Juste un peu, je précise en collant mon index à mon pouce. Je reviens tout de suite.
Je traverse rapidement la salle de bain pour récupérer le saint Graal de Clarke, fonce vers la cuisine où j'avais déjà activé la bouilloire. Je transfère l'eau, attrape Meeko au vol et dépose le tout au bout du lit. Ma belle blonde se précipite sur la source de chaleur et l'applique sur son ventre avant de prendre la boule de poils dans ses bras. Je manque un nouveau fou rire alors que son chat m'observe presque avec un regard effrayé.
Je secoue la tête de plus en plus amusée en venant m'installer à côté d'elle avec le petit déjeuner. Elle redonne sa liberté à la boule de poils rousse quand je lui tends son jus d'orange. Elle vide la moitié de son verre avant de se jeter sur son assiette de pancakes. A croire qu'elle n'a pas mangé depuis des jours.
Je l'observe avec tendresse. J'aime ce genre de moment. Qu'importe que Clarke soit un peu plus bougon qu'à son habitude. Cet instant n'est à personne d'autre qu'à nous et à nous seules.
-Tu ne manges pas ? demande-t-elle avec un peu plus de douceur dans la voix.
-Si, si.
-Qu'est-ce qu'il y a ? Je n'aime pas quand tu réfléchis trop.
-Je me disais juste que tu es merveilleuse et terriblement belle.
-Je croyais que j'étais grognon, tique-t-elle.
-Aussi, je souris. Mais ça, je m'en accommode, je lui assure en lui volant un rapide baiser.
-Tu sais ce qui serait vraiment génial ?
-Que tu puisses rester au lit toute la journée, que malgré que je refuse catégoriquement d'avoir une télévision dans notre chambre, j'aille chercher celle du salon, que je la branche juste ici, je pointe du doigt le mur en face de nous, avec le lecteur DVD pour que tu puisses légumer devant toute la journée et que j'appelle tes parents pour annuler le déjeuner.
-Tu lis dans mes pensées, sourit-elle.
-Pour le coup, non. Je commence juste à te connaître, juste un peu.
Je lui fais un clin d'œil en attrapant ma tasse de thé. Je bois quelques gorgées avant de remarquer l'insistance du regard de Clarke. Je l'interroge silencieusement mais elle ne pipe pas mot. Je repose ma tasse avec le liquide encore un peu trop chaud sur le plateau.
Clarke fait subitement un geste franc vers la porte. Je fronce un peu plus les sourcils. Elle soupire et mime une mine déconfite avant de me demander :
-Qu'est-ce que tu attends pour les appeler ?
-Je croyais qu'il fallait que je mange. Et puis, tu peux très bien les appeler toi même.
-Non. Hun, hun, hors de question. Ma mère est capable de me convaincre de traverser un champ de mine les yeux bandés. Toi, tu sais lui dire non.
-Et bien, je lui dirai non après avoir mangé.
-Tu ne comptes pas lui dire non, n'est-ce pas ?
-Clarke, tu sais pertinemment que si nous ne n'allons pas au repas familial hebdomadaire, ce sont tes parents qui viendront à nous pour un café slash nous venons juste vérifier qu'aucune de vous n'est subitement morte entre le dernier sms de Clarke et aujourd'hui.
-Argh ! Ils sont tellement collants ! Et puis de toute façon, je meurs alors ce café ne va pas les rassurer ! Dis-leur de ne pas venir !
-Je ne…
-Lexa, s'il te plaît.
-Je vais essayer, je finis par lui passer.
-Merci !
-Essayer Clarke, juste essayer.
-Oui, oui, j'ai compris !
Nous finissons de petit déjeuner plus ou moins tranquillement pour moi. Je navigue entre la vague lunatique de Clarke. Je me fais disputer dès que j'ai un regard amusé et frapper par un projectile à porter de sa main dès que j'ai le malheur de rire.
Je débarrasse le tout et lorsque je reviens dans la chambre, c'est les bras chargés de la télévision du salon. Qu'est-ce que je ne ferais pas pour Clarke ? Je l'installe sur le bureau. J'effectue tous les branchements avant de l'allumer et de donner la télécommande à la blonde. Elle commence à zapper frénétiquement avant que je ne lui sorte les coffrets de Friends, Supergirl, Once Upon A Time et de Fear The Walking Dead.
Clarke analyse chacune des couvertures avant de relever les yeux vers moi. Heureusement que je ne me suis pas installée dans le lit. Je soupire pour la forme, même dans ses pensées sont choix final n'est pas fait. Je retourne à notre vidéothèque pour lui proposer les DVD de Wynonna Earp et de Westworld. Je la laisse seule face à un choix drastique en prenant mon portable pour appeler Abby.
Le téléphone est sans nul doute le meilleur moyen de communication avec la mère de Clarke. Je peux discuter avec elle sans être violemment agressées par ses pensées. C'est reposant. Elle finit par décrocher à la fin de la troisième tonalité.
-Bonjour Lexa ! Tu n'arrives pas à tirer Clarke du lit et vous allez encore être en retard ?
D'accord, je l'avoue, il est de plus en plus fréquent pour moi d'appeler Abby le dimanche matin. Je ne suis pas certaine que ce soit une très bonne habitude. Malgré qu'elle ne peut pas me voir, je baisse timidement les yeux avant de répondre :
-Non pour annuler.
-Annuler ? Comment ça annuler ? Personne n'annule le repas des Griffin le dimanche.
-Je le sais très bien mais Clarke…
-Qu'est-ce qui se passe ? Elle est blessée ou morte ? Je te préviens, ce sont les seules excuses acceptables.
-Non.
-Dans ce cas, vous venez.
-Abby, elle est patraque. Elle veut juste se reposer.
-Mouais, je suis certaine que vous avez prévu de vous envoyer en l'air toute la journée !
-Abby, j'explose outrée et rouge de honte, absolument pas !
-La dernière fois que vous avez oublié notre repas, Marcus et moi vous avons trouvé…
-Abby, je la stoppe net, nous avions dit que nous ne parlerions plus jamais de ça, jamais !
-Tu m'as subtilisé ma clef de votre studio.
-Évidemment que je l'ai fait.
-Mais…
-Je ne te les rendrai pas.
-Très bien, dans ce cas nous venons à quinze heures pour le café et pas de discussions possibles. Et, je serai obligée d'utiliser la sonnette.
-Oui, c'est à ça qu'elle sert Abby, à être utilisée.
-Nous n'avons rien vu, se plaint-elle. Je trouve que la sanction est un peu trop forte.
-Je ne te rendrai pas ces clefs, je lui assure de nouveau.
-Tu es dure. Et si un jour il y a le feu chez vous et que je passe par là ?
-Tu fais comme tout le monde, tu appelles les pompiers qui enfonceront la porte.
-Je demanderai à Clarke de nouvelles clefs, bougonne-t-elle.
Je soupire. Abby peut vraiment être fatigante par moment. J'estime que nous avons le droit à notre intimité. Et si la dernière fois, ils n'ont rien vu comme elle s'acharne à me le rappeler, c'est bien parce que j'ai des capacités hors du commun. J'ai balancé son pull à Clarke en lui ordonnant de le remettre et je me suis précipitée dans la salle de bain.
J'ai pris le temps de me rhabiller et la situation aurait pu échapper aux parents de ma petite amie si Clarke n'avait pas semblé si gênée. Il n'avait fallu que quelques secondes à Abby et Marcus pour comprendre la situation. Et… je me suis prise une rafale d'images que je ne veux plus jamais, jamais, jamais, jamais, JAMAIS, revivre.
-Elle ne t'en donnera pas de nouvelles.
-Je suis sa mère, argumente-t-elle.
-Et moi sa petite amie.
-Je l'aime depuis plus longtemps que toi.
Non mais c'est quoi cette répartie ? C'est nul ! Vrai mais nul. J'inspire profondément avant de reprendre pour essayer de couper court à cette conversation stérile :
-Elle ne le fera pas parce que si j'apprends qu'elle t'a donné un nouveau double, nous nous disputerons et il y aura risque de rupture.
-Tu bluffes !
-Ça, tu ne le sauras jamais. A tout à l'heure Abby, je vais prendre soin de ta fille que j'aime plus que tout au monde.
Je raccroche avant qu'elle ne puisse de nouveau répliquer. Je soupire. Fatigante. Il n'y a définitivement pas d'autres mots pour la décrire. Je secoue la tête pour me reprendre et rejoindre Clarke qui finalement ne s'est mise devant aucune des séries que j'ai ramené. Elle a dû tomber sur Drop Dead Diva par hasard en zappant.
Je m'installe à ses côtés, presque immédiatement, elle vient caler sa tête contre mon épaule avant de se blottir un peu plus contre moi. Je caresse amoureusement ses cheveux et très vite, je la sens s'endormir devant l'épisode.
Je sursaute en percevant la sonnette retentir. Je ne pensais pas m'endormir à mon tour. Je regarde l'heure. Il est encore trop tôt pour que ce soit Abby et Marcus. Je sens Clarke se serrer un peu plus contre moi avant même que je n'essaye de me détacher d'elle.
Attendrie, je souris avant d'embrasser ses cheveux et de murmurer que je reviens. Je me tire du lit un peu maladroitement. Je tente de réajuster mes cheveux avant d'atteindre la porte d'entrée. Je m'arrête devant le miroir. Je soupire et décide de me les attacher rapidement. Je glisse ensuite ma paire de lunettes sur mon nez. Je voudrais éviter un incident.
J'ai à peine entrouvert la porte, qu'Octavia se glisse dans le salon. J'observe son avancée jusqu'au canapé sans un mot. Je me mets sur la pointe des pieds pour voir si mon cousin est sur ses talons. Ne le voyant pas arriver, je referme et m'avance vers la meilleure amie de Clarke. Je ne suis pas encore assise sur le fauteuil en face d'elle qu'elle implose :
-Link a disparu ! Je n'ai plus aucune nouvelle depuis hier soir dix huit heures !
-Il a peut-être été retenu au travail, je lui réponds avec patience.
-Mais non ! Anya m'a assuré qu'il était parti à l'heure ! Où est blondie ? C'est avec elle que je veux parler ! Toi, tu ne comprends pas.
-Octavia, je l'arrête d'une voix ferme avant qu'elle ne retourne tout le studio, tu devras te contenter de moi, Clarke dort.
-Quoi ? Mais il est plus de onze heures ! Qu'est-ce que vous avez… oh !
Non mais c'est quoi ça ? Pourquoi tout le monde insinue toujours que nous passons tout notre temps au lit ? C'est gênant à la fin !
-Tu n'y es pas du tout.
-Ouais, c'est toujours ce qu'on dit.
-Et si tu me parlais plutôt de Lincoln, je soupire.
-Mais il a disparu je te dis, elle explose. Je me sens vaseuse, fatiguée, inquiète… il ne reste plus qu'un mois et s'il lui était arrivé quelque chose ? Je ne le supporterais pas ! Qu'est-ce que tu fais ? me demande-t-elle quand je saisis mon portable. Tu crois que je n'ai pas pensé à l'appeler ? Je ne suis pas stupide !
-Je pense à quelqu'un d'autre.
Je cherche dans mes contacts le numéro de Sebastian en espérant qu'il n'ai pas changé de numéro depuis mes quinze ans. Je suis presque étonnée à la première tonalité et encore plus quand je perçois bien la voix de mon oncle lâcher un rapide :
-Allô ?
-C'est Lexa.
-Bonjour Lexa, je m'apprêtais justement à venir te voir. Dans la journée, ça te conviens ?
-Lincoln est avec toi ?
-Il vient juste de partir. Tu avais raison, il fallait que nous parlions. Je crois qu'il est un peu en colère mais je suis certain que ça va aller.
-Vous vous êtes disputés, je comprends.
-Ça va aller Lexa. Il a besoin de temps, rien de plus.
-Il n'a pas oublié son portable chez toi ?
-Non je ne crois pas…
J'attends quelques secondes qu'il puisse balayer la pièce où il se trouve. Je jette un œil à Octavia avant de lui accorder un sourire timide. Tout ce que j'y gagne, c'est un regard terriblement noir. Je ne sais pas comment mais elle arrive toujours à m'intimider.
-… ah si, il est là.
Et merde ! Je sens que les problèmes ne vont qu'empirer. Je commence à bien connaître Lincoln. Pour qu'il ait oublié son seul moyen de communiquer avec Octavia, c'est qu'il est vraiment hors de lui. Il doit être dans un tel état qu'il n'arrive plus à réfléchir normalement.
-Je peux savoir comment tu lui as annoncé la nouvelle au juste.
-Et bien, je lui ai servi un bon vieux whisky, un de mes meilleurs et j'ai juste dit la vérité.
-C'est pas vrai, si je voulais que ce soit fait sans délicatesse, en mode pansement arraché, j'aurais demandé à Clarke de le faire.
-Je ne vois pas pourquoi tu te plains. Je lui ai dit, c'est toi qui me l'a demandé. Comme tu me l'as si bien rappelé, il va avoir une fille dans quelques semaines, il fallait qu'il le sache. Je l'ai informé de la malédiction familiale. En fait, j'ai à peine parlé de toi sauf quand il a commencé à poser des questions plus difficile. Là, je lui ai dit qu'il devrait t'interroger toi plutôt que moi. Je peux savoir qui est Clarke ?
-C'est pas vrai…
-Je peux savoir de quelle annonce nous parlons ? m'interroge Octavia avec colère.
-Tu pourras passer tes nerfs sur moi dans deux seconde O. Mais pas maintenant. Je ne, je soupire, contre quoi il était en colère au juste ?
-Qu'est-ce que j'en sais ? Mon fils a toujours été une tête brûlée ! Il ne m'écoute pas. De quoi as tu peur ?
-De rien.
Juste qu'il me frappe lors de notre prochaine rencontre. Pas forcément physiquement parlant mais je sais d'expérience que Lincoln peut être très dur avec ses mots. Ou pire… avec ses absences totales de mots. C'était déjà pas vraiment la joie entre nous… là, ça craint.
-Je te rappelle plus tard. Et, la prochaine fois que tu dois avoir une conversation importante avec ton fils, un conseil, invite sa compagne. Je te rappelle qu'elle est enceinte, ce n'est pas le moment de jouer avec ses nerfs.
-Comme tu veux, me répond-il avec indifférence.
J'ai vraiment la sensation qu'il me brosse dans le sens du poil et ça m'agace. Je raccroche avant de fixer un long moment mon écran. Je n'ose pas affronter Octavia. Je me mordille la lèvre inférieure avant de tenter un regard courageux vers la petite brune. Grand mal m'en a pris, elle est tellement en colère que ses yeux en sont presque noirs.
Je me redresse brusquement en faisant tourner mon portable dans mes mains. Je jette des œillades vers la chambre. Je me retrouve dans une situation impossible. J'ai besoin du soutiens de Clarke alors que je sais pertinemment qu'elle n'est pas en état. Si je vais la chercher, je pourrais bien avoir deux ennemies…
-Je… je vais réveiller Clarke, je dis d'une voix timide.
-Je croyais que tu ne voulais pas le faire.
-Il est hors de question que j'ai cette conversation avec toi sans elle.
-Tu veux utiliser ma meilleure amie comme bouclier ?
-Non, clairement dans cette situation, je ne prends pas seulement le bouclier. Je choisis aussi l'épée, l'armure et la personne qui va avec.
-A croire que tu vas chercher Wonder Women, se moque Octavia.
Je ne réponds pas, du moins pas avec des mots. Je me contente de lui sourire. Je sais qu'elle a compris qu'à mes yeux l'amazone et Clarke sont les mêmes : de vraies supers héroïnes !
-Tellement mielleux, se plaint-elle.
Je ne demande pas mon reste et fonce jusqu'à la chambre. Je me précipite vers Clarke et me retiens de la réveiller brusquement en me souvenant qu'elle n'est pas dans son assiette. Je m'accroupis près du lit en passant ma main dans ses cheveux.
-Clarke, je murmure à son oreille, j'ai besoin de toi.
-Non. Tu te débrouilles, j'en suis certaine.
-Clarke…
-Laisse-moi mourir en paix, vas-t-en !
-Mais…
-Lexa, tu sais que je t'aime mais là, laisse-moi.
-Octavia est là, je dis très rapidement.
-Donne lui un verre de jus de fruits et renvoie la chez elle.
-Mais…
-Quoi, se plaint-elle.
Elle se redresse légèrement et clairement énervée en ouvrant les paupières. Il ne lui faut qu'une fraction de seconde pour me sonder et comprendre que quelque chose ne va pas. Je ne sais pas à quoi carbure ses décharges d'adrénalines mais elle se lève brusquement du lit et me tend la main pour m'aider à me relever.
Ses magnifiques iris d'un bleu si pur que l'océan doit lui envier parcourent mon visage avec amour et attention. Elle vient m'embrasser avec tellement de douceur que moi aussi, maintenant, je me sens forte. Elle est encore tout contre mes lèvres quand elle souffle :
-Allons régler ça !
-Tu ne sais même pas ce qui se passe, je murmure.
-Qu'importe, personne n'a le droit de faire naître une telle peur dans tes yeux, pas même O.
-Ce n'est pas…
-Ouais, j'imagine bien que ce n'est pas vraiment elle. Mais l'intention est là, me sourit-elle. Résumé rapide, demande-t-elle en me caressant la joue.
Je m'exécute et je sais qu'elle analyse avec attention chacun de mes mots. Je le savais qu'elle serait toujours présente pour moi. Je n'en ai jamais douté mais que ce soit justement aujourd'hui, alors qu'elle est au plus bas de sa forme, rend ça encore plus beau.
Quand elle glisse sa main dans la mienne avant de rejoindre son amie, je sais que tout va bien se passer, que je n'ai rien à craindre et qu'elle me protégera toujours. Je n'ai pas peur des conséquences que pourront avoir la révélation que nous nous apprêtons à faire à Octavia. Pas même une seconde. Parce qu'en cas de retombée plus violente, Clarke sera là pour moi. Toujours.
oOoOo
Voilà pour ce nouveau chapitre de cette fiction. J'espère qu'il vous a plu. J'ai adoré écrire le moment à l'hôpital, j'espère qu'il vous a plu, tout comme la confrontation avec Sebastian. Alors vous croyez qu'il va débarquer chez Lexa dans quarante-huit heures ? Et la fin… bref, j'ai hâte de savoir ce que vous en avez pensé ! :)
Je suis évidemment ouverte à toutes les critiques, qu'elles soient positives ou négatives, à condition que le commentaire soit constructif.
Les Notes :
Je suis désolée, je n'ai pas eu le temps de les rédiger... je vous l'avais dis, je manque cruellement de temps en ce moment! X'D
/!\ Pour ce qu'il est de la fiction Ranya et Clexa « Ne me regarde pas », je pensais publier le prologue et le premier chapitre la dernière semaine de juin et ensuite passer à une publication hebdomadaire. Je voulais savoir si vous aviez une journée que vous préfériez.
En espérant vous retrouver pour le prochain chapitre : « Révélation »
GeekGirlG.
