Salut à tous ! Nous sommes Mer... mardi ! ^^

Je suis heureuse de vous retrouver pour ce nouveau chapitre ! Je n'arrive pas à croire que cette fiction s'approche "dangereusement" des 1 000 reviews, c'est incroyable, je ne pensais même pas que s'était possible. Je ne sais quoi dire à par MERCI, encore et toujours MERCI, vraiment ! J'aime tellement partager cette histoire avec vous.

On m'a demander à plusieurs reprise combien de temps cette fanfiction durerai, la réponse est encore pour un minimum de sept chapitre et un maximum de dix chapitres, je ne pense vraiment pas aller au-delà des soixante chapitre. Je vous tiens au courant quand ma vision finale sera plus claire ! ;)

Je remercie tout particulièrement Evie Regal qui a accepté d'être ma bêta et de relire tous mes futurs chapitres pour que la lecture vous soit plus agréable.

Quelques mots sur ce chapitre : Nous sommes encore et toujours le fameux dimanche. Après les amis, voilà la famille !

Les personnages de la série The 100 ne m'appartiennent pas.

Je vous souhaite une bonne lecture et je vous retrouve en bas ! :)

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I Hear Your Voice

Chapitre 47 : Échos

Cette journée n'en finira donc jamais, voilà ma pensée alors que les parents de Clarke ont élu domicile dans notre studio pendant ce qui me semble être une éternité. Ma petite amie est de plus en plus grognon. Je suis moi-même sur les nerfs après la confrontation avec Lincoln et la personne qui s'acharne actuellement sur la sonnette, n'est pas là pour m'apaiser.

J'empêche Clarke de se lever et rejoins la porte d'entrée. Je veux juste que derrière cette fichue planche de bois, il n'y ait pas une autre catastrophe. Je l'ouvre en souriant mais je le perds vite. Perdu… des emmerdes, encore des foutus emmerdes !

-Bonjour Lexa. Je peux entrer ?

-Ce n'est pas le bon moment Sebastian.

-Pourquoi ? J'ai fait ma part du marché, à ton tour.

Je serre la mâchoire et m'intime mentalement de ne pas m'énerver. Je me dois de rester calme. Je serre mon poing gauche si fort que mon bras commence à trembler. J'inspire profondément avant de répéter calmement :

-Ce n'est pas le bon moment.

-Lexa, m'appelle la voix de Marcus, il y a un problème ?

Je n'ai pas le temps de répondre que le chevalier de Clarke apparaît dans le couloir. Je lui souris avant de lui assurer que tout va bien en essayant de refermer un peu la porte. Évidemment, Sebastian ne se laisse pas faire et m'empêche de gagner un peu plus de distance. Je soupire. Il ne va pas me laisser tranquille.

-Qui est cet homme ? me demande Marcus avec inquiétude. Il t'ennuie ?

-Je suis de la famille, souligne Sebastian.

Je lève les yeux au ciel. La famille, la famille… c'est du foutage de gueule ! Il y a encore deux semaines, il m'a presque foutu à la porte. Sebastian fait du forcing pour entrer en tendant la main vers Marcus pour se présenter. Je le laisse donc passer non sans un soupir et un air exaspéré.

-Sebastian Woods, je suis l'oncle de Lexa. Le frère de sa mère.

-Marcus Kane, suit le père de Clarke en appuyant son regard sur moi avant d'accepter la main tendue. Je ne me souviens pas que Lexa nous ait déjà parlé de vous.

-Je ne l'ai pas fait, je confirme.

Je remarque sans mal l'insistance du regard de Marcus sur moi. Il cherche une raison de m'aider mais il ne comprend pas où se trouve le problème. Et très franchement, je n'ai pas du tout envie d'avoir cette conversation maintenant.

A croire que cette journée veut vraiment ma peau. Je tente une nouvelle fois, le tout pour le tout :

-Comme je te l'ai dit, ce n'est pas le bon moment.

-Je peux très bien attendre que tes invités s'en aillent. J'imagine, il me fixe durement, ce qui me fait déglutir difficilement, que tu peux très bien m'offrir un café Lexa.

Je serre la mâchoire alors que la pression de mes ongles sur ma paume commence sérieusement à être douloureuse. Je ne dois pas m'énerver. Je ne suis plus cette fille impulsive et quelques fois violente. Bien que l'optique de lui coller une droite soit séduisante, ce n'est pas la solution.

-Je préférerais vraiment que, je commence avant que la voix de Clarke me coupe.

-Lexa, Marcus mais qu'est ce que vous faites ? C'est super lo… oh merde ! Qu'est ce que vous faites là Sebastian ?

-Nous avons été présentés ? lui demande mon oncle.

-Non mais ce n'est pas difficile, la ressemblance avec Lincoln est assez frappant, répond Clarke en agrippant mon poignet et en se plaçant légèrement en avant par rapport à moi. D'ailleurs, vous avez foutu une sacré merde. Octavia était complètement paniquée.

-J'ai fait ma part du marché, se contente-t-il de répéter. Et, comme je l'ai souligné à Lexa, maintenant c'est son tour.

-Vous êtes vraiment…

-Ça va aller Clarke. Je m'en occupe. Reste avec tes parents.

-Quoi ? Hors de question !

Je pousse Clarke à se tourner vers moi. Je me plonge dans son regard. Je m'y ressource. J'ai presque la sensation de respirer à nouveau. Je lui souris avant d'assurer :

-Je ne vais pas faire ça maintenant. Je dois d'abord lui parler et j'ai promis à Nan' que je ne le ferai pas sans lui.

-Mais…

-Ça va aller, promis.

Je l'embrasse un peu pour la rassurer mais aussi pour l'empêcher de me contredire. Je me recule et attrape mon manteau. Je sors de l'appartement en invitant silencieusement Sébastien à me suivre. Il ne se fait pas prier.

Je garde le contact visuel avec Clarke encore quelques secondes avant de lui demander :

-Tu diras à Abby que je m'excuse. Je reviens le plus vite possible.

-Bien sûr mais…

-Ça va aller.

Et avant qu'elle ne parvienne à me faire changer d'avis, je salue Marcus et m'engouffre dans les escaliers. Je sors pas l'entrée secondaire, qui donne derrière le bar. Je rejoins ma voiture avant de réaliser que je n'ai pas pris mes clefs. Cette journée commence sérieusement à me gonfler !

Je me tourne vers mon oncle et m'apprête à lui demander s'il est venu en voiture mais je remarque sans mal sa cobra de collection. Non mais quel frimeur ! Je ne sais pas trop si je dois lui dire que dans un premier temps, l'idée même de vouloir conduire une voiture avec un moteur aussi bruyant lui sepra insupportable. Il comprendra peut-être lui même après aujourd'hui.

Je soupire avant de m'installer côté passager. Je programme mon GPS sur mon portable et sans un mot, je l'installe. Je n'ai pas besoin de prononcer une seule phrase pour que Sebastian prenne la route. Il allume sa radio pour mettre ce que je suis obligée de qualifier de mauvaise musique. Je passe une main dans mes cheveux, en me disant que le trajet va être terriblement long.

Lorsque la voiture de collection s'arrête enfin devant la cabane, j'ai la sensation d'être arrivée à temps avant que mes oreilles ne saignent. Je sors rapidement du véhicule en claquant la porte. Je me prends une remarque désobligeante de mon oncle mais je l'ignore. En fait, je fais comme s'il n'était pas là alors que j'accède au générateur. Je pousse le levier pour que l'électricité fonctionne à nouveau.

-Puis-je savoir où nous sommes ?

Je ne réponds pas. Je n'en ai pas envie, pas encore. Je déteste cet endroit pour bien des raisons. La principale c'est parce que je m'y suis sentie impuissante de bien des manières. C'est ici qu'Omma m'emmenait pour m'entraîner et me préparer à ce que serait ma vie. C'est ici que Barthélemy à retrouvé Luna avant qu'elle ne s'enfuit. C'est ici que j'ai été pour avoir une conversation difficile avec Raven. Et, c'est ici que je vais essayer de faire comprendre à cet abrutit que lire dans les pensées n'est pas facile.

J'entre dans la cabane et je frissonne. Je n'ai vraiment pas de très bons souvenirs ici. Omma essayait toujours de me rassurer avant de m'enfermer dans le brouhaha mais ça restait assez traumatisant. Je dépose mon portable sur une petite table. Je me dirige vers le lavabo pour vérifier que l'eau fonctionne et j'active le broyeur pour l'électricité.

-Parfait.

-Lexa que faisons nous là ?

-La première fois que je suis venue ici, j'avais six ans. Omma avait trouvé un moyen de nous préparer à recevoir notre don. Je vais en faire de même avec toi.

-Je n'en ai pas besoin. Je suis prêt.

-Nous verrons bien, je soupire. La pièce sur ta gauche, entres-y.

-Je n'ai pas besoin de…

-Entres-y, Sebastian, maintenant !

Je sais que ma voix et mon regard sont devenus durs. Il commence à m'agacer avec ses grands airs. Je sais qu'il peut m'aider en devenant un homme silencieux, il apaiserait mes maux. Et, je pourrais me contre foutre des conséquences que ça pourrait avoir sur lui mais ce n'est pas le cas. Je veux qu'il comprenne qu'il n'y a pas de retour en arrière, qu'après sa vie sera constamment bruyante. Je n'imposerai pas ce fardeau sans cet avertissement, jamais.

Il s'exécute enfin et je le suis. Il ne lui faut pas longtemps pour remarquer qu'il n'y a pas de fenêtres et qu'il y a plusieurs loquets pour cadenas sur la porte. Il fronce les sourcils avant de me demander si je compte le tuer. Je lève les yeux au ciel en me disant qu'il est stupide.

Je m'avance pour faire tomber les draps qui cache les écrans, poste de radio et tout le reste. Il y a quelques jours, j'y suis revenue avec Raven pour qu'elle m'aide à améliorer la pièce. En réalité, elle ne ressemble plus vraiment à celle que j'ai connu. Les seuls vestiges de mon passé sont les meubles, et dans l'angle du mur, sur ma gauche, une de mes peluches préférée, un petit lapin blanc avec un nœud papillon bleu.

-La première fois que je suis venue, Omma m'a laissé douze heures dans cette pièce.

-Je ne vais pas rester ici douze heures, vocifère Sebastian.

-Je ne te laisse pas le choix, je souligne. Si tu ne passes pas par là, je refuse de te transmettre le don. Il y a un frigo, je pointe le fond de la pièce, je l'ai rempli en début de semaine, au cas où.

-Alors quoi, tu vas m'enfermer dans une pièce de vingt mètres carré pendant douze heures ? Ma mère n'aurait jamais fait ça.

-D'abord, la pièce fait trente-cinq mètres carré, ensuite bien sûr que Omma l'a fait, elle a fait en sorte que nous soyons près. J'ai suivi scrupuleusement ses enseignements pendant un peu plus de dix ans avant d'être touchée par cette capacité et crois-moi même après ça, je n'étais pas prête. Dis-moi, que représente douze heures en comparaisons de dix années ?

-Très bien, je vais le faire.

J'acquiesce avant de tendre la main et de lui demander son portable. Je n'ai pas l'intention de rester planter devant sa porte à attendre que le temps passe. Je vais retourner voir ma famille et je reviendrai le chercher à la fin du temps imparti. Alors il est hors de question qu'il puisse demander à qui que ce soit de venir le chercher et de lui ouvrir cette porte.

Je recule de quelques pas. Je sors de la pièce. Il desserre légèrement sa cravate. Je soupire. Ce n'est pas parce que c'est un sale con que je ne dois pas lui prodiguer les derniers conseils. Je le détaille, il semble si sur de lui. Il m'agace !

-Quand ça deviendra insupportable, concentre toi sur ta respiration. Ne t'acharne pas sur cette porte, ça ne fera qu'empirer les choses. Bonne chance.

Il me fait un sourire arrogant, du genre : je n'ai pas besoin de chance. J'aimerais presque être présente au moment où il va perdre ce sourire. C'est vraiment un abrutit. Je me console en me disant que la prochaine fois que nous nous verrons, il ne serra plus le même. Il renoncera même peut-être à devenir comme moi.

Je fais claquer la porte en levant les yeux au ciel. Je la verrouille à l'aide d'un pad à codes. Encore une fois, merci Raven ! J'ajoute un cadenas, juste au cas où et j'allume tout dans la pièce. J'entends immédiatement le bruit presque insoutenable se propager. J'ai câblé tous les téléviseurs et toutes les radios sur des chaînes différentes et j'ai réglé le son plus ou moins fort. Raven a programmé un algorithme pour que les influences de bruit change au fur et à mesure, et je crois qu'elle a même installé un projecteur pour avoir la sensation de "voir" des souvenirs.

Je me recule au moment où le poing de Sebastian s'acharne sur la porte. Il hurle pour que je le fasse sortir de là. Un sourire triste étire mes lèvres alors que je me souviens qu'enfant, j'ai eu la même réaction que lui. Avoir toutes ces informations à analyser en même temps, c'est juste trop. Je continue à marcher à reculons alors que je me demande comment Omma arrivait à rester dans cette pièce lorsqu'elle nous enfermait. C'est horrible de sentir cette souffrance. Je sors de la cabane et j'ai la sensation de pouvoir de nouveau respirer.

Ça va aller… je suis certaine qu'il va s'en sortir. Et si ce n'est pas le cas, c'est qu'il n'est pas prêt à recevoir notre héritage familial. J'ai la nausée. Je ne pensais pas que ce serait si difficile de le laisser dans cette pièce. J'aurais peut-être dû demander à Clarke de m'accompagner. J'ai besoin d'elle. Il faut que je rentre à la maison, maintenant.

J'évite précautionneusement la voiture de mon oncle. Il est hors de question que je remette un pied dans cette chose. Le moteur est bien trop bruyant. Je saisi mon portable pour m'appeler un taxi. Je l'attends le plus loin possible de la cabane. Les pensées de Sebastian sont difficiles à gérer. Il souffre vraiment. J'ai la tête calé entre mes mains lorsque j'entends enfin la voiture jaune arriver.

Le trajet me semble durer une éternité. Je tremble presque. Je resserre les pans de mon manteau alors que le chauffeur avale les kilomètres qui me séparent de Clarke à une lenteur infernale. Je sais que c'est juste une sensation mais c'est très désagréable. Je ne me sens rassurée qu'une fois devant chez moi. Je me sens sourire alors que ma belle bonde semble blasée par l'un des commentaires de sa mère.

Je regarde l'heure. Je suis partie, i peu près deux heures. Je n'arrive pas à croire que ses parents soient toujours là. J'imagine que pour Clarke aussi cette journée doit se dérouler à une lenteur insolente. J'inspire profondément avant de rejoindre mon chez moi. J'ai à peine le temps de commencer à pousser la porte qu'une furie blonde me saute dessus :

-Lexa !

Elle me serre dans ses bras et je sens tout le poids sur mes épaules s'envoler. Elle s'éloigne quelques secondes pour m'embrasser avant de poser de nouveau sa tête sur mon épaule. Je me ressource au milieu de ses bras. C'est agréable. Je me sens vraiment à ma place.

-Je t'en prie, murmure-t-elle à mon oreille, aide-moi à les faire partir. J'en peux plus.

Amusée, je souris avant de me détacher de son étreinte. Je viens l'embrasser à mon tour avant de retirer mon blouson et mon écharpe. Je rejoins le salon pour découvrir que les parents de Clarke se sont bien installés. Ils ont installés le plateau de jeu du trivial poursuite et ne semble pas prêt à bouger tant que la partie ne sera pas finie.

Très bien, il ne me reste plus qu'à user de mes astuces pour accélérer la partie. Concrètement, je vais tricher. Je n'aime pas trop ça mais c'est pour le bien de Clarke. Tel un condamné, je vois ma belle blonde revenir à sa place avec un air blasé.

-Te voilà de retour Lexa, souligne Abby, tout s'est bien passé avec ton oncle ?

-Je ne sais pas si le mot « bien » est le plus juste mais c'est passé.

-Donc, il y avait bien un problème tout à l'heure, réalise Marcus.

-Rien d'insurmontable, je t'assure. Je vais me chercher un thé, ensuite, Clarke et moi on vous mets la pâtée.

-Je suis presque certaine que dans les règles, vous ne pouvez pas jouer à deux joueurs, grogne Abby.

-C'est bon laisse-les, sourit Marcus, tu gagnes de toute façon.

Oui et bien, ça ne va pas durer longtemps, vraiment pas. Je me dirige vers la cuisine non sans embrasser Clarke sur la joue qui me remercie silencieusement de l'aide à se débarrasser de ses parents afin qu'elle puisse "mourir en paix", ce sont ses mots, pas les miens.

Je mets en route la bouilloire avant de récupérer une tasse blanche et un sachet de thé à la vanille. Je me masse les tempes en attendant que l'eau soit à la bonne température. J'ai vraiment hâte que cette journée prenne fin et pourtant, j'ai ce mauvais pressentiment, comme si rien n'allait s'arranger.

-Au fait, je reprends depuis la cuisine, pourquoi vous jouer au Trivial ? Nous n'avons même pas ce jeu…

-Figure toi, me répond Clarke, que le jeu était dans leur coffre.

Je vois. Ils avaient vraiment prévu de passer toute l'après midi avec nous quoi que nous en disions. Je suis certaine qu'ils vont essayer de tirer jusqu'au début de soirée afin que nous regardions ensemble un épisode d'une série quelconque. Et s'ils y arrivent, ça ne va pas plaire à Clarke, pas du tout !

Je dois trouver quelque chose pour qu'ils retournent chez eux mais sans que ce soit trop gros. Je ne voudrais pas qu'ils pensent que nous les mettons à la porte, même si concrètement, c'est un peu ce que nous essayons de faire. Je me verse l'eau dans la tasse tout en continuant à réfléchir aux solutions que nous avons.

Je fais un premier pas vers le salon quand quelque chose de bizarre se produit. Tout le remue-ménage irréel dans ma tête semble soudainement s'éloigner. Je fronce les sourcils. C'est étrange comme si les pensées n'étaient rien de plus qu'un écho, comme une voix que l'on perçoit à peine alors que nous avons la tête sous l'eau.

Je m'appète à appeler Clarke pour qu'elle me soutienne lorsque tout va revenir, j'imagine violemment. Mais c'est déjà trop tard. Ma tête est subitement transpercée par des centaines d'aiguilles. Le bruit est insupportable et beaucoup trop fort. Je n'arrive plus à assimiler quoi que ce soit. Je sens des larmes se former dans mes yeux. J'ai mal… terriblement mal. Ma main tremble et je lâche ma tasse qui s'écrase sur le sol avant d'éclater en mille morceaux.

Je fixe les éclats avec incompréhension. Je n'ai rien entendu. Il n'y a plus que les voix dans ma tête. Pour le reste, je semble évoluer dans un film muet. Je vois Clarke arriver mais lorsqu'elle glisse sa main sur ma joue, je vois ses lèvres bouger sans pour autant parvenir à capter un seul son. Je remarque bien son inquiétude. J'aimerais pouvoir la rassurer mais là honnêtement, je ne saurai pas quoi dire ou faire.

Je vois Abby débarquer à son tour, Clarke détourne ses yeux pour accorder son attention à sa mère. Encore une fois, je suis consciente qu'il y a une discussion mais rien. Je n'entends rien du tout. Je ne sais pas ce qui est en train de m'arriver et je dois avouer que ça m'effraie.

J'aperçois Clarke saisir son portable et je fronce les sourcils lorsque je vois que c'est Luna qui l'appelle. Qu'est-ce qui se passe et pourquoi elle ne m'appelle pas moi ? Ma petite amie se tourne de nouveau vers moi. Elle semble de plus en plus inquiète. Je grimace alors que le brouhaha est de plus en plus fort. Il me faut une force que je ne soupçonnais pas avoir pour ne pas plaquer mes mains sur mes oreilles. Je ne vais pas supporter cette situation bien longtemps. Je crois que c'est presque pire que le jour de l'accident de…

L'accident ! Oh mon dieu ! Ce serait…

Un cri un peu plus fort semble vouloir me déchirer le tympan. J'ai envie de hurler et je sens la bile se former. Je me sens de plus en plus mal, vaseuse même. Cette situation n'est pas vivable, c'est un vrai supplice. Je réussi à agripper le poignet de Clarke. Grâce à ce geste, j'essaie de m'ancrer à la réalité mais ça ne suffit pas, pas du tout. Depuis que je l'ai rencontré, qu'elle fait partie de ma vie, que je l'aime, c'est la première fois qu'elle ne parvient pas éloigner ce vacarme.

J'essaye de me concentrer sur ma respiration. Mais même quelque chose d'aussi naturel semble difficile. Je crois qu'on pourrait bien me frapper violemment et à plusieurs reprises avec une massue sur la tête que ce serait moins douloureux. J'ai la sensation… c'est comme si… je suis en train de perdre quelque chose. J'ai envie de hurler alors que ce déchirement est de plus en plus présent.

Puis tout se calme. C'est comme l'aube après la tempête. Il n'y a plus rien, plus un seul bruit. Je ne me souviens pas avoir connu une telle accalmie même avant mes dix-sept ans. Puis comme un son irréel, je perçois les pleurs d'un bébé. Je pleure de nouveau mais cette fois, de bonheur en comprenant enfin ce que ça signifie vraiment.

Je croise le regard de Clarke. Je me noie dans ce bleu parfait. Je lui souris. Je mordille ma lèvre inférieure pour retenir un rire. Je ne pensais pas que ça se passait de cette façon. Je ne comprends pas pourquoi Omma m'en a jamais parlé. C'est très violent mais maintenant, je me sens terriblement apaisé, comme si je n'avais plus tout le poids du monde à porter sur mes épaules. Je ne suis plus seule, je ne le serai plus jamais.

-Je crois, ma voix raisonne étrangement, que O vient d'être admise à la maternité.

-Quoi ? explose Clarke. Oh mon dieu !

-C'est impossible, réplique Abby, je suis son médecin, j'aurais été la première, elle ne peut pas finir sa phrase alors que son portable sonne. Allô ? Oui, oui. En effet. Je vous demande pardon ?

Abby me regarde d'une étrange manière. Je lui souris innocemment. J'imagine que l'hôpital vient de la prévenir pour l'admission d'Octavia. Clarke peine à se contenir. Je secoue la tête pour chasser définitivement les sensations qui m'ont envahi ces dernières minutes. C'était très étrange.

-J'arrive tout de suite, la voix d'Abby claque me faisant sursauter. Marcus, nous fonçons à l'hôpital ! O est sur le point d'accoucher. Les filles, vous allez chercher Lincoln au poste !

Aller chercher Lincoln au poste… c'est une blague ? Je n'ai pas forcément envie de le revoir aujourd'hui mais en même temps, je n'ai pas vraiment le choix.

-Quoi ? intervient Clarke, mais je voulais venir avec toi moi !

-Accompagne Lexa, elle n'a pas l'air dans son assiette, ordonne Abby. Et, reprend-elle en me pointant du doigt, nous reparlerons de… ça… quoi que ce soit, nous en reparlerons !

-Ta mère est flippante, je ne peux m'empêcher de commenter.

-Comment tu as su ?

-Je n'en sais trop rien, c'était trop bizarre. Mais j'ai entendu son cri. C'était…

-Okay, nous en parlerons plus tard, je suis trop pressée ! Tu conduis !

oOoOo

Voilà pour ce nouveau chapitre de cette fiction. J'espère qu'il vous a plu. Les bébés Linctavia arrivent, ils arrivent, c'est imminent ! XD Bon… à part ça, Sebastian s'est conduit en connard et Lexa a su ne pas répliquer, du moins à canaliser sa colère. Comment croyez vous qu'il va ressortir de la salle d'entraînement ? Une idée ? Oh… c'est votre dernière chance pour suggérer les prénoms des jumeaux, rien n'est encore fixé ! ^^

Je suis évidemment ouverte à toutes les critiques, qu'elles soient positives ou négatives, à condition que le commentaire soit constructif.

En espérant vous retrouver pour le prochain chapitre : « Famille »

P.s. : Pour ceux et celles qui ne me suivent pas sur Facebook et YouTube, j'ai annoncer la date de publication de « Ne me regarde pas », n'hésitez pas à aller jeter un œil! ;)

GeekGirlG.