Vumbry était la prof d'astronomie, une femme d'au moins soixante-dix ans que j'ai toujours trouvé bien trop électrisée et dynamique pour son âge et son hobby de contemplation d'étoiles. Ses quartiers étaient situés au quatrième dans l'aile assez ironiquement opposée à la tour qui lui était associée. Sa folie, être tombé amoureuse d'un homme un peu plus jeune qu'elle à Pré au Lard et d'avoir pris l'habitude de fuguer le rejoindre dès la nuit tombée, nous laissant un boulevard pour fouiller sa chambre.

Mais rien.

Runita ou quel que soit le réel nom que tout le monde ne cessait d'oublier, logeait au troisième et ne requit pas moins d'une vingtaine de bombabouses pour la faire évacuer les lieux et la relocaliser l'espace d'un soir dans un autre appartement vide.

À notre plus grand malheur, toujours rien.

Les deux cibles restantes allaient s'avérer être une autre paire de manche.

Chourave pour commencer.

-On peut refaire le coup des bombabouses, suggéra Sirius.

-C'est déjà un miracle que personne n'ai fait le rapprochement avec nous la première fois, je soupirai.

-Et on ne se répète pas, c'est indigne de notre talent, conclut James. La manière ça compte.

-Pourquoi pas pendant le match Serpentard Poufsouffle samedi ? Proposa intelligemment Peter.

-Je ne peux pas louper le match, s'indigna James. Je dois étudier les équipes pour que je sois prêt à les écraser l'année prochaine.

-Quand tu sera nommé joueur et star de notre équipe, récita Sirius. Que tu brilleras tel le soleil de nos vie.

-On sait James. Mais samedi ne me demandez pas de faire quelque chose d'aussi crevant que retourner des tiroirs et déplacer des meubles.

-La magie tu connais? demanda James.

-Je reformule. Samedi ne me demandez pas de bouger un petit doigt, je pars dimanche.

Éclipse lunaire dimanche. Youpi. Je n'avais jamais compris pourquoi, peut être que l'alignement soleil lune shootait le loup aux ultra violets, mais j'en ressortais toujours bronzé de plus de cicatrices que les autres mois.

-J'aime pas chercheeeeeeer, gémit Sirius.

-Hé soldat ! James le tapa à l'arrière du crâne. On est une équipe on la joue collectif. C'est acté, Remus et moi au match et Peter et Sirius fouillent.

Je n'avais pas envie d'aller au match non plus mais je ne me sentais pas de le faire remarquer à James.

Don'tDon'tDon'tDon'tDon'tDon'tDon'tDon'tDon'tDon't

-L'attrapeur des poufsouffles à l'air malade, remarqua James des tribunes.

Nous avions réussi à trouver un coin isolé et j'étais plus ou moins parvenu à reproduire mon lit à coup de manteaux et d'écharpes empruntés à Sirius et Peter.

-Stuldit…

Et mon oreiller, ne jamais sortir sans son oreiller.

-Regarde moi ça on dirait qu'il va tomber de son balai et il ne fait que l'enfourcher au sol pour l'instant ! Le match va être plié en trois secondes !

-Ça craint.

Je pourrais dormir dans un vrai lit, dans un environnement avec de la chaleur.

-Peter et Sirius ont besoin de temps, dit James en sortant sa cape d'invisibilité, si je me dépêche je peux empêcher tout ça de terminer trop tôt.

Il disparut de ma vision. J'en profitais pour faire une sieste.

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James trébucha à moitié sur moi en se réinstallant et je me réveillai.

-Déjà ?

-J'ai mis une heure à empêcher l'attrapeur des serpentards de faire du zèle et à choper le vif d'or tout en restant sous la cape d'invisibilité.

Il y eu un silence, le temps que le puzzle des événements s'assemble dans ma tête.

-En résumé, je dis lentement, tu me dis que tu as pris ta cape d'invisibilité, volé un balai, tu t'es ensuite incrusté dans la partie pour attraper le vif d'or avant les deux équipes, les laissant jouer dans le vide.

-Oui. Mais je ne pouvais pas voler au dessus des tribunes, on aurait vu mes jambes et je ne pouvais pas aller trop vite non plus ou la cape se soulevait.

-Tu as attrapé le vif d'or en allant à deux à l'heure, en étant privé d'une partie du terrain et sans que personne n'aperçoive une main flotter dans les airs victorieuse.

-Je suis très doué.

-Ouah. Tu seras vraiment la star de notre équipe l'année prochaine.

-Fais encore un peu plus ton surpris, mon cœur ne saigne pas suffisamment. Et puis je serai poursuiveur, pas attrapeur, continua t-il en regardant sa montre.

-Tu le relâchera quand ? Je lui demande en baillant.

-Dans deux heures minimum, rendors toi.

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-Le score ? j'entendis Sirius claquer des dents en essayant de récupérer son manteau.

Je m'accrochais au vêtement par réflexe et Sirius finit juste par venir se blottir contre moi, bientôt rejoint par Peter.

-500 à 410 pour Serpentard, répondit James, les équipes sont de vraies passoires. La fouille ?

Il sortit le vif d'or de sa poche et le relâcha sous les yeux seulement à moitié surpris des deux nouveaux arrivants.

-Rien trouvé.

-Décidément on manque de chance sur cette affaire.

Nous tournions instinctivement nos yeux vers la face joviale et faussement naïve de notre prochaine victime, Filius Flitwick, tranquillement installée dans la tribune d'à côté. Il croisa notre regard, un sourire inqualifiable aux lèvres ce qui provoqua un flottement de panique dans nos rangs.

-Vous pensez qu'il sait ? Chuchota Peter.

-Comment pourrait-il ? raisonna James l'ai pourtant moins confiant que d'ordinaire.

-Il est fort, reconnaît Sirius. Je sais qu'il sait que c'est moi qui ai ensorcelé son tabouret pour se pencher dès qu'on s'assoit dessus, il ne m'a jamais rien dit. Il avait l'air...fier.

Il plissa des yeux suspicieux.

-Un professeur qui encourage l'inventivité ça n'existe pas, je n'ironise qu'à moitié.

Ça allait être compliqué.

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-Mais t'es déjà malade, qu'est-ce qui t'as pris en plus d'aller te jeter dans la gueule du chien du voisin ? s'étonna Peter.

-Cest lui qui est venu jusqu'à moi ! Je m'indignai parce que j'étais un super acteur.

Une cicatrice sur mon cou qui remontait suffisamment haut pour qu'on la remarque et hop, retour des investigations. J'aurais vraiment pas eu la paix très longtemps.

-Un chien ça mord ton mollet, dit Sirius. Ça te griffe pas le cou.

-Fichez lui la paix, dit James.

Merci.

-Vous voyez bien qu'il va falloir deviner nous même ce qu'il lui arrive.

Arg.

-Il ne nous dira rien de toute façon…

-Hé je suis là!

-Tu ne nous dira rien de toute façon…

-Il n'y a rien à dire. Je voulais le voir pour qu'il s'habitue à moi et il m'a attaqué, c'est tout.

-Mais oui mais oui, il me tapota l'épaule. Maintenant est-ce qu'on peut en revenir à cette histoire de professeur capricieux ? Pour l'instant, les tentatives d'éloignement n'ont pas marché. Le somnifère dans la soupe détecté, Sirius ton projet de potion d'aimantation ?

-En cours.

-Sur quoi tu veux l'aimanter? Je demandai.

-Une armure quelconque.

-Tu vas le faire s'empaler sur une épée !

-Ça serait problématique, réfléchit James.

-Ça réglerait le problème en fait, dit Sirius. Mais je comprends ce que tu veux dire.

-Il y a un gong a notre étage, je me souvenais.

-Mmmh, la taille conviendrait, calcula James. Il faudrait le déplacer et prévoir une embuscade.

-Si elle est bien préparée, l'effet de la potion peut durer une demi journée et le contrepoison demande minimum 5h de préparation, récita Sirius.

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Embuscade installée en face de la salle de sortilège. Gong lévité dans la nuit au bout du couloir. Pas d'armures pour interférer. J'avais la potion en main pendant que James et Peter essayaient de distraire Flitwick. Soigneusement caché sous la cape je balançais le liquide sur le petit professeur. Et sur James.

Et sur Peter.

Personne ne m'avait prévenu que cette potion était aussi volatile.

Leurs corps voltigèrent à travers le couloir et vinrent s'aplatir contre le gong dans un grand bruit.

Sirius se précipita pour aller prendre des nouvelles des victimes. J'avais tué un prof, j'avais tué mes amis. J'allais me faire renvoyer, enfermé, je mourrai en captivité et je l'aurai complètement mérité.

-C'était sympa tout ça, cria James. Je veux descendre maintenant !

Je poussai un gros soupir de soulagement. Dans cinq heures minimum mon vieux et tu le savais très bien.

-Sûrement une potion d'aimantation, cria à moitié Sirius d'une voix fausse. J'alerte le professeur Slughorn tout de suite.

-Faite mon petit, faite, dit Flitwick jovial.

Restait plus que moi pour fouiller.

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Flitwick nous attendait. Mes pieds avaient commencé à faire des claquettes la minute où je m'étais introduis dans l'appartement. Je me prenais des jets de peinture de temps à autre en ouvrant un tiroir mais globalement je pensais avoir réussi à éviter le principal.

Je me demandais si il avait l'intention de me mettre une note pour ce parcours du combattant.

Tout ça pour me rendre compte que l'objet accompagné du nouvel indice était délicatement posé sur la table de nuit. Lui avait-il été confié depuis le début ou l'avait-il découvert avant les potentiels destinataires ?

Dans tous les cas ça expliquait ses regards amusés de la dernière semaine, voir des derniers mois. Il fallait dire que nous n'avions jamais été très discret lors de cette chasse aux trésors.

Lentouze.

Sert à déboucher les éviers, c'est l'ami de plout alors surtout ne LES SÉPAREZ PLUS, ils sont amoureux.

PLOP.

-Plout ! Il ne m'entendis pas.

Il vint se frotter à son amour perdu et la ventouse et le plot restèrent comme collés l'un à l'autre.

Si c'était pas mignon. Je pris l'indice.

Bientôt la fin

Je retournai la feuille mais le message ne continuait pas derrière.

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Lentouze et Plout devinrent des sortes de stars au sein de notre salle commune. De nombreux étudiants venaient gratter affectueusement le plastique, faisant ronronner le couple de bonheur.

-J'ai déjà vu ce p'tit gars là, dit un préfet en désignant le plot et en piquant notre intérêt. J'étais un petit deuxième année à l'époque, il s'était échappé d'un des dortoirs des grands.

Alors A.W. ne devait pas être tant que ça plus vieux que nous, je me dis. Peut être le rencontrera t-on un jour, il semblait être du genre intéressant.

-Non mais c'est quoi cet indice ? se plaignit James à côté de moi.

-Échec et mat Remus, me dit Sirius en bougeant son pion.

-On ne peut pas échec et maté au premier mouvement de la partie.

-Pff, c'est long comme jeu.

- "Bientôt la fin "...je réfléchis. Bientôt la fin de la chasse aux trésors ? Ça pourrait se comprendre, ça fait un moment que ça dure.

-La fin des haricots ? La fin de l'heure ? Il y a peut être un message coincé sous une cloche...dit Peter en tricotant.

En tricotant.

-Tu tricotes ? Je m'étonnais.

Il rougit.

-Ça peut être utile, dit-il défensivement.

Je levais les deux mains en signe de paix.

-Je voulais pas le dire en mal...C'est juste que c'est la première fois que je te vois faire.

-J'osais pas trop. Je pensais pas que vous le remarqueriez.

-T'es sous notre nez là.

-Ça fait une heure et demi que j'ai commencé.

-…Qu'est-ce que tu fais ?

-Des manteaux, pour Plout et Lentouze.

-La fin des fins, la fin de votre conversation à deux noises, reprit James. La fin d'une table, c'est ça ! Fouillons toutes les extrémités de toutes les tables de tout le château.

-Échec et mat Remus.

-Sirius c'est à moi de jouer.

Sirius soupira de frustration. Il arracha l'indice des mains de James.

-Il est bizarre ce message, la phrase est écrite sur la moitié inférieure et même pas centrée. Une partie de l'indice est invisible c'est tout.

-De l'encre sympathique...je murmurai.

Ils me regardèrent étrangement.

-C'est de l'encre qui sourit ? Hésita James.

-De l'encre invisible, suffit d'utiliser du jus de citron ça reste le plus simple. Je m'amusais beaucoup avec ça quand j'étais petit.

-Il existe aussi des encres invisibles sorcières, dit Sirius. Ça se trouve dans tout bon magasin de farces et attrapes.

-On parle d'un fanatique des moldus. De toutes façons ça prend deux secondes à vérifier.

Je m'approchais du feu. Des lettres brunies finirent par apparaître, je jubilais.

Comme ce message il vous faudra trouver une salle qui semble ne pas exister.

Bientôt la fin de l'aventure.

-Je retourne consulter la liste des salles légendaires et je reviens.

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Bonne journée lecteur. Merci chat, c'est cool que des gens continuent de découvrir cette fic. Je me suis amusée à faire un résumé de l'histoire dans ma tête, je me rends compte que j'écris vraiment des trucs étranges.

J'ai un chat, un lapin, je vous préviens je veux une poule et un cochon.

Review.