Mme Pomfresh me trucida à coup de pimentine et j'attendais maintenant, à moitié dans les vapes et les oreilles fumantes dans le bureau du directeur.
En relativisant, oui j'avais baissé le niveau du lac significativement. Et alors ? J'étais sûr que ça se remarquais à peine. Et j'avais peut être inondé les cachots, les serpentards et les élèves de potions râleraient sûrement un peu. Sans compter les elfes qui s'étaient fait chier à laver le sol. J'imaginais leurs petits corps emportés par le courant…
J'allais pleurer.
Fumseck vint se percher sur un de mes genou et je lui caressais le bec. Fumseck 2 vint le rejoindre sur l'autre genou.
-Hé ! Il y en a un parmi vous qui n'est pas ce qu'il prétend être ! ...La vache, on dirait James quand je parle, je divaguai.
Je regardai de plus près. Les deux phœnix avait la même taille mais la couleur des plumes différait par endroit. Celui de droite avait l'air un peu plus foufou et je compris que ce n'était pas Fumseck.
Fumseck avait le regard de Dumbledore, expérimenté au-delà des années.
Était-ce le phœnix dont Fork devait s'occuper ?
Je n'avais pas entendu la porte s'ouvrir alors je sursautai quand le directeur s'installa à son siège de l'autre côté du bureau.
-Remus. Tu seras heureux d'apprendre que j'ai réussi à remettre une partie de l'eau du lac dans le lac, dit-il d'un ton qui trahissait l'amusement. Tu sembles avoir retrouvé un des anciens passages qui permettaient aux sorciers de l'entretenir, il doit y avoir quatre ou cinq de ces portes qui descendent verticalement jusqu'au sol. Normalement, l'eau se stock dans les passages, à des endroits qui ont été conçut pour cet effet mais avec les années des éboulement ont détériorés le système. Maintenant que les êtres de l'eau sont venu coloniser les profondeurs, tout cela est devenu entièrement inutile bien entendu…
Il me regarda, comme s'il attendait que je lui dise quelque chose.
-L'eau est allée jusqu'où ?
-On va dire que les chaussettes de tes condisciples serpentards sont humides.
-Bien.
Je soupirai avec soulagement. Pas de pertes ou il ne me sourirait pas comme ça. Ou pas. En fait Dumbledore était peut être un sadique et je lui faisais bêtement confiance. Le directeur prit soudain un air grave.
-Mais je t'ai demandé de venir ici pour une toute autre raison...Je suis dans le regret de t'apprendre que ta mère a été victime d'une attaque.
Mon cœur s'arrêta de battre un instant.
-On l'a attaqué ? Je lui répond bêtement.
-Non elle a fait un malaise, dit-il gentiment.
Soyez sympa avec les simples d'esprits.
-Elle est à l'hôpital. Ton père souhaiterai que tu reviennes, juste un jour ou deux, le temps d'aller la visiter…Tu as suffisamment d'affaires à la maison ?
Je confirmai de la tête, des pierres installées dans mon estomac et dans ma gorge empêchant tout son de sortir.
-Je vais t'escorter à Pré-au-Lard, il n'y a pas de cheminée chez toi je crois ?
-Non, pas dans celle là, j'articule.
Pas dans cette maison, on en avait une dans l'ancienne, celle qui avait brûlée… Même si le feu n'était pas parti de là.
-Alors prépare toi psychologiquement à transplaner.
YouwannaYouwannaYouwannaYouwannaYouwanna
Ma mère, pour quelqu'un qui venait de faire une attaque il y avait seulement moins de deux jours de cela, paraissait étonnement dynamique. Pourtant le stress, avaient dit les médecins, était une origine probable de cette crise.
Je me préparais pour repartir à Poudlard, passablement rassuré.
-Remus je peux te parler ?
Mon père entra dans la chambre et je poussais le bordel du pied sous mon lit instinctivement. Je n'aimais pas le fait qu'il n'ose pas me regarder dans les yeux et je n'aimais pas plus savoir exactement ce qu'il était sur le point de me dire. Je ne voulais pas l'entendre.
-Avant toute chose, comprend que nous t'aimons plus que tout et ce dont je veux te parler n'est a aucun moment contre toi…
-Tu penses que c'est ma mauvaise transformation du Nouvel An qui à stressé maman, je l'interrompis, tu voudrais que je reste à Poudlard pendant les vacances…
C'était moins dur de le dire que de l'entendre, mais les mots sortaient difficilement.
-J'avais déjà pris cette décision, je passai mon bras sur mon visage pour essayer de calmer ma nervosité, avant que maman ai une attaque.
Mon père se tut.
-Pendant l'été…
-Pendant l'été tu reviens, nous n'avons aucune envie de sacrifier notre fils. Mais c'est une bonne chose Remus, l'école a de meilleurs moyens de te soigner et ta mère le sait, ça la réconforte. Elle est bien plus fatiguée que ce qu'elle a essayé de nous faire croire aujourd'hui tu sais…
J'acquiesçais silencieusement. Je n'avais plus envie de parler. Tout ça je le comprenais mais au fond, ce qui restait était que mes parents étaient mieux loin de moi, loin des soucis et des nombreux déménagements. Loin du danger.
Il nous transplana devant les portes de l'école où je fus pris en charge par Hagrid qui m'escorta jusqu'à la salle commune. J'allais me coucher mécaniquement et encore déphasé.
Je dormis très mal.
knowknowknowknowknowknowknowknow
Seulement une fois le soleil levé, je me rendis compte que James, Sirius et Peter n'étaient jamais rentrés au dortoir.
Certes passer une grosse partie de la nuit dans les couloirs étaient choses commune, mais découcher entièrement était une autre histoire. Ne pouvant pas me fier au fait que nos lits soient défaits puisque personne de normalement constitué ne faisait en réalité son lit dans sa vie quotidienne, je fouillais la chambre en quête d'indice. La cape d'invisibilité avait disparu, ce que j'interprétai comme un bon signe.
Ça voulait dire qu'ils étaient partis volontairement.
Maintenant où étaient-ils ?
Ce fut une fois en face de mon petit déjeuner que je percutais.
" Venez me chercher si je ne suis pas revenu d'ici un jour "
Mais pourquoi j'avais dit un truc comme ça ? Et pourquoi fallait-il que ces imbéciles le prennent au premier degré ?
Je sortais en courant de la grande salle sous les regards étonnés de mes voisins de table et piquait un sprint vers le lac.
Ou Dumbledore m'avait menti et n'avais jamais réglé la situation ou quelqu'un était passé derrière moi et avait fait exactement la même bourde. En attendant le niveau de l'eau était beaucoup, beaucoup trop bas.
-Pssst Remus.
Je fus kidnappé et balancé dans les fourrées qui poussaient au seuil de la forêt interdite.
-Tu es vivant mon frère, James se jeta sur moi.
Mon frère. Mon frère. Mon frère. J'ai un frère. Je le serrai plus fort.
-T'étais où ? Sirius m'attrapa par le col nettement plus rancunier, ça fait un jour qu'on essaie d'éviter McGonagall à cause de toi !
-Ma mère a eut une attaque…
-Encore une disparition mise sur le dos de ta mère ? Et tu crois qu'on va te croire hein ?
J'avais trop crié au loup semblait-il.
-Mais c'est vrai !
-Et mon cul c'est de l'hippogriffe ?
-Ta gueule Sirius, intervint James. Comme tu ne revenais pas, on a suivit tes traces. On a pris le passage et vidé le lac, ça fait une journée qu'on attend que McGo redescende de son nuage de furie démoniaque. En attendant les oiseaux chantent, la vie est belle et j'adore le camping, ça nous fait du bien de prendre l'air...Sans compter que c'est assez classe de pouvoir vider un truc aussi gros qu'un lac.
-J'ai faim et j'ai soif, gémit Peter pour le contredire.
Je fronçais les sourcils.
-Pourquoi es-tu là tout court ? Aux dernières nouvelles, tu ne pouvais même pas voir le passage par lequel je suis passé.
-C'est plus prudent, dit-il nerveusement. Je n'étais pas là mais comme je les ai trouvé avant MgGo et que je fais habituellement parti du lot…
-T'as eu peur qu'on t'accuses, je finis pour lui, ça se comprend.
Je me redressais dans l'herbe .
-Ça fait beaucoup de temps à rester dehors, vous ne pourrez pas lui échapper éternellement.
-Tu dis ça mais tu ne l'a pas vu hier, dit Peter.
-Comment sait elle que c'est vous d'ailleurs ?
-Par déduction. On a sécher pour aller te récupérer. On pensait que tu étais perdu ou blessé ou dans l'estomac d'un dragon ou sous les griffes d'un sphinx ou…
-Non ben j'étais juste chez moi, je l'interrompis me sentant plus coupable de secondes en secondes. Ma mère a vraiment fait une attaque…
Je regardais Sirius en coin mais il continuait à bouder.
-...J'aurais du demander à Dumbledore de vous prévenir que je partais…
-Comment va t-elle ? demanda James.
-Fatiguée mais ça va.
Et là maintenant, je n'avais vraiment pas envie de parler de mes parents.
-Allez voir Dumbledore, je change de sujet, il ne m'a pas puni pour le lac, je pense que ça lui plaît que ses élèves explorent le château…Vous n'aurez qu'à passer par les cuisines…
-Peter exagère, James sortit un truc de son sac, on avait notre super grille pain.
-Les galettes de cailloux et de feuilles grillées ça a ses limites, rétorqua l'intéressé.
C'est dégueulasse me souffla t-il inutilement. C'est que je m'en serais douté.
-Je rajoutais des insectes, continua James, pour les protéines…
-Cassons nous d'ici, cria Sirius à bout.
IfIIfIIfIIfIIfIIfIIfIIfIIfIIfIIfIIfIIfIIfIIfIIfIIfIIfIIfI
Dumbledore passa une bonne heure à apaiser MgGonagall et refusa de leur mettre des retenues pour le lac ce qui n'empêcha pas la directrice des Gryffondors de les coller pour avoir sécher les cours. Tout irai bien dans le meilleur des mondes si Sirius ne persistait pas à me faire la gueule.
Bien que ce n'était en rien étonnant avec sa famille, Sirius était quelqu'un d'incroyablement méfiant. Il pouvait se montrer si loyal et protecteur des fois que ce tempérament pouvais paraître curieux, mais son aversion pour le mensonge était si forte qu'il était apparent que les miens étaient considérés comme une véritable trahison.
Il tenta d'éloigner Peter et James de moi et je n'eus pas la force de me battre pour eux.
Après tout si ma propre famille prenait ses distances, ça n'était pas surprenant que ça finisse comme ça avec mes amis.
C'était sans compter le fait que James reste sourd à toutes critiques concernant les personnes qu'il avait décidé d'aimer et que Peter suive plus facilement James que Sirius. En gros l'héritier Black était là mais ne me parlais plus. Jusqu'à ce jour.
-Tu peux me repasser mon petit serpent en argent ?
Je sursautais et fis les yeux ronds. Sirius semblait attendre quelque chose. Sûrement son petit serpent en argent en fait…
Je fouillais ma valise et lui tendit la boîte dans laquelle je l'avais entreposé.
-Tu peux le prendre ? Je voudrais l'examiner de plus près.
Il semblait contrarié.
-T'as des mains tu sais, je remarquai.
-Arf non, elles sont occupées à ne rien faire.
Je levais les yeux au ciel et pris le serpent.
-D'accord ok.
Il semblait se foutre comme de sa chemise du petit objet et son visage était insondable.
-Tu peux le reprendre
-Tu ne voulais pas le récupérer ? je demande déconcerté.
-Non non garde le.
Et l'atmosphère se détendit passablement mais je ne comprenais vraiment pas à quoi c'était dû.
knowknowknowknowknowknowknowknow
Comme dans mes nombreux moments d'éloignement forcés ou de solitude due au fait que bien que j'étais un habitué des retenues, ce n'était rien en comparaison de mes camarades, j'avais pris l'habitude de passer des heures à la bibliothèque, j'y retournais bien volontiers dès que j'avais un peu de temps libre.
Et comme souvent Lily vint se poser à côté de moi.
-Tu cherches quoi ? Me demanda t-elle gaiement. Toujours la chasse au trésor ? Je peux venir ?
J'étais tenté de dire oui. J'étais toujours tenté de dire oui en réalité parce que je pensais que Lily gagnait vraiment à se faire connaître mais je n'avais aucune intention de fragiliser la paix que je venais de faire avec Sirius.
-Non.
Elle haussa les épaules et sortit son manuel de potion.
" Je parcourais les couloirs du château sur mes gardes, la pleine lune éclairant le sol d'une lumière froide et angoissante. Ce soir, j'allais attraper le loup garou qui errait malicieusement dans les couloirs du château, à la recherche de quelques chairs fraîches à déchiqueter. Aux alentours du septième étage, j'entendis un grognement sourd qui me glaça les os. Je courais pour trouver le bon endroit en vue de lui tendre une embuscade et tombai sur une cabine à l'apparence translucide. Comme le grognement reprenais de plus belle, je m'enfermai à l'intérieur sans réfléchir. Ce fut comme plonger dans un bain d'eau glacé, je me cognais tremblotant contre les murs et estimais que ce ne devait pas être plus grand qu'un vulgaire placard à balai. Je ressortis immédiatement aller harasser mon loup garou mais je n'oublierai jamais cette si désagréable sensation... "
Je refermais en vitesse le livre et lu le titre " Chroniques de mes pérégrinations hallucinatoires, comment se rendre compte que sa vie est un mensonge par Alphonse Mader Réédition 1914 " et posai ma tête sur la table désespéré.
Si cette cabine translucide était le placard invisible c'était une catastrophe. Ce truc apparaissait à la pleine lune. A LA PLEINE LUNE !
Comme quoi des fois la vie était juste contre vous. Il était hors de question que j'en parle aux autres parce que je ne serais jamais en capacité de chercher ce machin et je ne pouvais pas prendre le risque qu'ils fassent le lien entre mes absences et la pleine lune.
Lily m'arracha le livre des mains.
-Tu viens de te rendre compte que ta vie est un mensonge ? Demanda t-elle en lisant le titre inquiète. T'es tout pâle…
-Pourquoi tu n'es pas avec Severus ? Je répliquais un peu agressivement.
Une question gênante contre une question gênante.
-Je ne sais pas, elle fit une moue boudeuse. On continue à se parler mais j'ai l'impression qu'il a honte de moi...Il semble avoir du mal à s'intégrer dans sa maison. Si je te dérange…
-Non !
Fallait que je me calme moi.
-Non, ce n'est pas ça, t'es une amie…
Elle sourit à ça.
-Je suis juste un peu fatigué…
-Oui ça a l'air de t'arriver régulièrement…
La. Vie. Est. Contre. Moi.
-Désolé Lily j'ai besoin d'aller euh...faire l'autruche. Quelque part d'inaccessible. En haut d'une montagne peut être, je sais plus…
Je m'enfuis à toutes jambes.
WhyWhyWhyWhyWhyWhyWhyWhyWhyWhy
WhyWhyWhyWhyWhyWhyWhyWhyWhyWhy
Recoucou, vous avez vu comment j'update vite OO Je suis si fière de moi. On n'a pas vraiment une dynamique humoristique en ce moment mais j'y peux rien, Remus il lui arrive que des merdes.
