-Professeur, je refuse de transformer mon chapeau en oiseau.
J'avais l'air sûr de moi mais je tremblais là.
-Je ne veux pas lui donner la liberté de voler juste pour la lui reprendre à la fin du cours. C'est cruel.
-Mr Lupin vous vous rappelez que la métamorphose ne donne pas une conscience aux choses ?
Sirius roula des yeux et se pencha vers moi.
-Laisse moi faire.
Il prit une grande inspiration.
-Madame, Remus il fume de l'herbe !
-Retenue Mr Black !
Bon. On avait dit moi en retenue et les autres en diversion mais puisque Sirius se proposait…
IlenfautIlenfautIlenfautIlenfautIlenfaut
-Il reste une demi heure avant que McGo ne le relâche. On lance l'opération sauvage du Plotouze, dit James en regardant sa montre. Peter, évanouissement.
Pouf.
-Remus, air alarmé.
Je fis une grimace angoissée.
-Excellent ! Ça devrait le faire soldat, go !
Je me précipitai vers la porte du bureau de notre directrice de maison et toqua d'un rythme qui je l'espérais, transpirait l'urgence.
McGonagall ouvrit sèchement et me lança un regard si sévère que je n'avais finalement plus besoin de feindre mon inquiétude.
-Euh...Professeur, Peter vient de faire un malaise…
Elle regarda de haut la masse inerte de Peter. Celui ci émit un bruit à cheval entre le ronflement et le soupir.
-Il me semble à moi qu'il ai juste réalisé que les pierres du château faisaient un aussi bon lit que sa chaise de classe.
Maudit soit Peter et sa capacité à s'endormir partout.
-Vous voulez récupérer vos deux compagnons vous quatre ? Mr Black, retournez tout de suite à votre place, dit-elle sans même se retourner.
J'entendis Sirius râler de l'autre côté du mur.
-Si c'est possible, je répondis pleins d'espoirs.
-Ne prenez aucune retenue pendant la semaine prochaine et je vous accorderai un droit de visite. Maintenant oust.
Elle me ferma la porte au nez.
peupeupeupeupeupeupeupeupeupeupeupeu
-Sirius, avertis James. Repose cette boulette de parchemin !
Sirius gémit mais ne baissa pas son bras.
-Tu veux revoir Plout et Lentouze ou pas ?
-Mais je m'en fous d'eux.
-Sirius si tu lances cette boulette, je…euh...
-Il te cache toutes tes affaires et tu passeras ta vie à les chercher, proposa Peter.
-Pff je peux vivre sans rien, je suis quelqu'un de simple.
-LÂCHE CETTE BOULETTE.
-POTTER, TAISEZ VOUS, cria Bibine.
On attendit que la classe reprenne.
James attrapa le parchemin et l'enfourna dans sa bouche. Il attendit que la prof donne le top départ et s'envola dans les airs, le plus loin possible de Sirius.
Je l'imitais. Aujourd'hui était un de ces cours qui nous préparait aux voyages longues durées et la seule consigne était de rester sur son balai et dans l'enceinte de Poudlard. Comme je m'aperçus que j'étais près des fenêtres du bureau de métamorphose, je m'approchai discrètement.
Lentouze et Plout étaient posés sur un banc l'un contre l'autre et ne semblaient pas souffrir de leur isolement forcé. J'en étais presque vexé.
-REEEEEEEEEEEEMUS !
VLAN. Sirius me fonça dedans.
-Désolé je ne t'avais pas vu.
Non mais j'allais lui trouver un hobby à ce mec, sa folie avait besoin d'être maîtrisée.
-Je m'ennuiiiiiiiiiiiiie.
-Mmh…
Cherche vite, cherche vite. Un jeu gentil.
-Attrape moi.
Je m'enfuis à toute vitesse. Je n'avais peut être pas la grâce et la dextérité de James, mais au moins j'aimais bien voler. J'allais pouvoir l'occuper quelques…
-Je suis lààààààààà…
Tss. J'improvisai une figure qui me donna mal au cœur et allai me réfugier derrière les arbres qui longeaient la cabane d'Hagrid. Je rasai le sol et ramassai une plume de corbeau au passage.
-Touché, surgit Sirius en posant son index entre mes deux yeux. Une plume de corbeau ! Je vais l'agrafer.
Je restais en plan sur mon balai le temps de piger ce qu'il venait de m'arriver.
pourpourpourpourpourpourpourpourpour
-Où est Sirius ? Demanda James à la fin de l'heure.
-Parti agrafer une plume de corbeau sur la gargouille du directeur, je lui répondis blasé.
-QUOI ?
-Je sais c'est ma faute, je n'ai pas réussi à le contenir.
Je me frottais les yeux, fatigué.
-Il est en balai ?...Dans le château ?
-Oui.
-C'est ça qu'il faut faire si on veut arriver à temps pour chaque épreuve !
-Nan.
-Mais si réfléchit !
-Nan.
-On va faire ça. Bon, comme il ne revient pas, il s'est sûrement fait choper... Je crois qu'on peut oublier le marché de McGonagall.
-Il n'aurait jamais tenu toute la semaine de toutes façons, raisonna Peter.
-On fabrique vite fait un étendard et on fait notre première tentative cette nuit.
-Nan.
Mais personne ne m'écoutait.
êtreheureuxêtreheureuxêtreheureuxêtreheureux
-Hé ! Sirius s'incrusta sur la table au dîner. J'ai super faim !
On le laissa dévorer une cuisse de poulet en attendant qu'il nous raconte sa journée. James bouillait. Encore un dont la patience n'était pas le point fort.
-Où étais tu Sirius ? j'intervins avant qu'ils ne finissent par se balancer leurs repas à la gueule.
-Alors j'ai agrafé comme prévu, la gargouille a recraché la plume en petites paillettes qui donnaient le top départ, c'était joli. Ensuite j'ai volé jusque au sommet de la tour d'astronomie. Comme je n'avais pas d'étendard j'ai du improviser...je suis descendu au sixième et j'ai perdu le bras de fer. Et là je suis tombé sur Rusard...
Je me tapai la tête contre la table.
-Mais j'irai moi même chercher Lentouze et Plout, il annonça confiant. Je n'y ai jamais cru au marché de Minny, elle nous a parlé de "droit de visite "...À mon avis ça voulais dire qu'on pouvait se brosser avant d'être autoriser à les promener dans le parc.
Pas faux.
-T'as mis quoi comme étendard ? je lui demandai calmé.
-Mon caleçon.
James m'attrapa avant que je me remette à agresser la table.
-Bien pensé mon ami, le félicita t-il tout en sécurisant ma tête.
-N'est-ce pas ? Je pense qu'il suffit d'une nouvelle plume de corbeau pour relancer le processus, on a encore toutes nos chances. Par contre le bras de fer…Peut-être que Remus…
-Quoi moi ? Je n'ai pas de force surhumaine non plus ! Je m'énervai.
-Pff mais elle est nulle cette malédiction, dit Sirius.
Bien sûr qu'elle était nulle. N'avaient-ils pas vu les cicatrices ? Pensaient-ils qu'elles arrivaient là par excès de chatouillis lunaire ?
-On va réessayer ce soir, annonça James, comme ça on pourra mieux évaluer ce qu'il nous manque pour gagner.
VraimentVraimentVraimentVraimentVraiment
J'allai à la lingerie pour éviter de prendre un drap directement de nos lits et j'allai dessiner à l'aide de peintures et de tâches d'encres multicolores un canard en plastique, un plot et une ventouse pour remplacer en haut de la tour d'astronomie le caleçon de Sirius.
Nous étions prêt à agrafer la plume. Le professeur Dumbledore choisit évidemment ce moment là pour sortir de son bureau et nous regarder d'un œil amusé.
-Ne devriez vous pas être dans vos lits messieurs ?
-Hum, on promène Sirius, tenta James.
-Il euh...en a besoin sinon il devient insupportable le jour d'après...je continuai sans y croire.
-Ah oui, j'ai eu mots du problème d'hyperactivité de Mr Black. Puis je vous suggérer de restreindre cette balade à votre salle commune ? Et d'éviter ce couloir la nuit ? J'ai une fâcheuse tendance à remarquer tout ce qui s'y passe…
-Nos plus plates excuses Mr le directeur, reprit James. Loin de nous l'envie de continuer à vous importuner.
Elle était bien bonne celle là.
-Nous allons prendre congé…
trèstrèstrèstrèstrèstrèstrèstrèstrèstrèstrès
-Mais ce mec ne dors jamais ? Ragea James une fois de retour dans la tour des gryffondors.
-Vous ne trouvez pas qu'il est trop vieux aussi ? dit Peter. Il devrait être mort non ? S'il était mort ça expliquerait pourquoi il ne dort jamais.
-Il n'a pas l'air de se décomposer, réfléchit Sirius, ni d'être translucide.
Je soupirai.
-Trêve de plaisanteries. Il va falloir faire ça de jour et qui dit jour dit pas de balai.
-Les balais marchent aussi le jour vieux. Faut que t'aille dormir, ton esprit décline.
-Mais on va se…
-Tchhh, pas de pessimisme toléré. Si tu n'es pas d'accord avec le plan, trouve autre chose.
Bien. Il restait un peu plus de trois mois de cours, je n'avais aucune intention de les passer à l'ombre.
peupeupeupeupeupeupeupeupeupeupeupeu
-BON ANNIVERSAIRE !
Gnourf. What the fuck ? Je m'agrippai à mon oreiller comme au monde des songes que je refusais de quitter. M'en fous, je me rendors...
-Lève toi feignasse, on a un cadeau pour toi, me secoua James.
-Je ne me souviens pas vous avoir déjà dit ma date d'anniversaire, j'articulais dans ma taie.
-C'est marqué sur les carnets des élèves que possèdent tous les profs. Nom, Prénoms, date de naissance. Alors lève toi Remus John Lupin, on a un cadeau pour toi.
Je roulai sur moi même pour leur faire face.
-Quoi t'es-ce ?
-Une poupée barbie dans un moufle avec un couteau.
Arf. Pour ça je me levai tiens.
-Merci, je dis ému. À qui est la poupée barbie ?
-À moi, dit James. Mon père me l'a ramené de Londres un jour. Je l'accrochai par les cheveux à mon balai petit.
-Le couteau c'est de moi, intervint Sirius. Je l'ai piqué à l'argenterie de la maison pendant les vacances. Désolé j'avais un peu oublié ton allergie…
Je suis sûr qu'il faisait exprès de ne pas entendre. J'empoignai le couteau sur toute sa longueur et lui mit devant les yeux.
-Ça devrait aller. Regarde pas de brûlure.
-Tu viens de te couper quand même, remarqua Peter.
Aïe.
-Met mon moufle ça passera inaperçu.
Je suçotai ma plaie.
-J'aurai juste l'air d'un mec avec un seul moufle.
-Je t'aurai bien offert le deuxième mais je l'utilise pour stocker mes plumes.
-Ne t'inquiète pas Peter, je suis déjà très heureux de celui que tu me donnes.
-Bon c'est bien émouvant tout ça mais on fêtera ça se soir, dit James en sautant du lit. On a un peu de temps avant les cours pour faire une tentative. Puisqu'on n'a pas encore les balais, on va essayer à pied.
Mais c'est qu'il me motiverai presque. Je posai mon cadeau sur la table de nuit et commençai à m'habiller.
pourpourpourpourpourpourpourpourpour
La gargouille toussota la plume et de petites paillettes multicolores virevoltèrent dans les airs en formant le mot TOP.
On courut comme des dératés en haut de la tour d'astronomie. Pantelant, j'accrochai mon étendard.
-Mon...caleçon...a disparut, dit Sirius.
-J'espère qu'on n'est pas censé en refaire un à chaque fois, je m'appuyai contre les remparts.
-Hé pas le temps de ramper vous deux, le chrono est reparti ! Il faut redescendre toutes les marches.
C'était déjà plus sympa dans le sens là.
Nous courûmes au sixième.
-On a une minute pour gagner le bras de fer.
James de jeta sur la main de la statue de Drusilla la Victorieuse. Sa robe de pierre s'allongea et se métamorphosa en petite table sur laquelle les deux participants posèrent le coude.
-Allez James ! Je l'encourageai. Tu peux le faire !
Ou pas. La main de pierre s'effondra sur la sienne sans aucun effort et il luttai maintenant pour la retirer.
-Les sept minutes sont finies, dit Peter en regardant sa montre.
La table en pierre redevint robe et James put enfin se dégager.
-J'hypothèsite que l'on ne peut pas gagner avec notre seul force, je dis. En tout cas pour l'instant on peut tout faire en courant, pas besoin de balai.
-Tu plaisantes ? dit Sirius. Même s'il avait résisté au bras de fer, il n'aurait pas eu plus de quelques secondes pour gagner !
-Je vais trouver des raccourcis, je déclare.
Encore et toujours, le balai en plein jour n'était pas une option.
êtreêtreêtreêtreêtreêtreêtreêtreêtreêtreêtre
-Regardez bien petit maître, nous avons huit couches de chocolat qui possèdent chacune un pourcentage croissant de cacao. Hanky est parti du haut avec du chocolat au lait suisse, jusqu'au bas avec du chocolat noir colombien. Ouistiti a suggéré qu'une couche de fruits rouges tapisse le biscuit sur toute la hauteur…
-Il est chuper bon, dirent Peter et James en cœur.
L'elfe couina de joie.
-Les elfes de Poudlard souhaitent un joyeux anniversaire au maître, s'inclina t-il solennellement.
-Merci beaucoup, c'est merveilleux Hanky.
Et ça l'était. Ces cadeaux, cette journée, ce moelleux chocolaté. Tout était parfait.
heureuxheureuxheureuxheureuxheureux
heureuxheureuxheureuxheureuxheureux
Oh ben cool, finalement ça s'est bien passé le chapitre d'avant. Merci Lune et Lapin pour vos retours.
Je m'en vais te la finir cette histoire un jour, on y crois.
