Mot de l'auteure : Petite surprise ! Je ne sais pas si vous le savez mais aujourd'hui c'est l'anniversaire de Thomas Brodie Sangster, qui incarne Newt dans les films. Personnellement, c'est un acteur que j'aime beaucoup (déjà parce qu'il est loin d'être moche, avouons-le !) et parce que je trouve qu'il incarne très bien le rôle. Bref tout ça pour dire que je voulais profiter de cette occasion pour poster exceptionnellement le chapitre 5 aujourd'hui.
J'espère qu'il vous plaira, je vous souhaite une bonne lecture et bon anniversaire à Thomas =P
Désolée si des fautes ont pu m'échapper lors de ma correction.
Chapitre 5
Une fois arrivé au camp, Newt se dirigea vers l'entrepôt ou étaient rangées ses affaires pour écrire une note à l'intention de son meilleur ami. Une note qu'il lui remettrait le moment venu et qui lui permettrait de lui transmettre ce que sa voix n'avait pas su formuler, désarmée par la résignation. Une fois son projet accompli, il s'en retourna vers l'extérieur où ses amis étaient assis en cercle, pareil au matin-même.
Alors qu'il observait de loin ses amis pour y chercher Gally, il aperçut deux silhouettes isolées dans un coin du hangar. Troublé, il se rapprocha davantage et put distinguer la musculature du bâtisseur, droite, en face de laquelle se tenait la frêle silhouette de Brenda, adossée nonchalamment au mur. Les deux jeunes gens se fixaient et semblaient échanger des paroles amusantes comme en témoignaient les quelques rires qui s'élevaient chez la jeune fille. Une quinte de toux échappa à l'ancien second, et interrompit ainsi les rires qui s'élevaient des deux individus qui jetèrent alors un regard sur la source du bruit. Gally, qui reconnut son camarade, s'écarta de la jeune femme, lui caressant hâtivement la joue avant de venir rejoindre le garçon tandis que la brune s'en allait vers le groupe. Il ne laissa même pas le temps au jeune homme de s'exprimer qu'il balança vigoureusement son bras en direction de l'épaule du blond qui laissa échapper une grimace à ce contact trop brusque à son goût.
« Bah alors, t'es pas avec le bleu ? demanda Gally de son habituel ton railleur. Oh, je t'en supplie embellis ma journée et dis moi qu'il a pas supporté la nouvelle et qu'il s'est jeté de la falaise ! poursuivit-il sans laisser à l'autre l'opportunité de répondre tandis qu'un grand sourire venait éclairer son visage.
_Non il est avec les autres pour vérifier les derniers détails pour demain. Par contre je vois que ça a l'air d'aller pour toi, sale traître ! rétorqua Newt avec une légère pointe d'acidité et de moquerie.
_Oh… laissa échapper le bâtisseur, son sourire brisé sous une fausse déception. Impec mec ! lança-t-il avec un clin d'œil.
_Rassure-moi, tu lui as pas fait le même numéro de la brute violente que tu m'as fais hier soir ? Parce que si elle a succombé avec ça, cette fille a un sérieux problème !
_Noon, j'ai écouté tes conseils moi ! répondit Gally en insistant sur le dernier pronom. Et toi ? Je t'en supplie blondie dis moi que t'as craché le morceau !
_Arrête de m'appeler comme ça ! Et oui j'ai pas vraiment eu le choix vu le coup que tu m'as fait ! Franchement, merci, la prochaine fois tu te trouveras un autre pote pour t'entraîner à draguer les brunes flippantes et à moitié garçon manqué !
_Elle a succombé à mon charme naturel blondinet, toi tu étais juste là pour être sûr que ça marche. Et si ça peut faire rager la tâche, c'est encore mieux ! ria le plus musclé, en donnant un coup de coude amical à son camarade.
_Au risque de te décevoir, elle avait succombé au charme naturel de la « tâche » avant le tien si tu veux tout savoir… » reprit Newt, non mécontent de se venger des surnoms qui lui étaient attribués et de la situation dans laquelle l'autre l'avait poussé à son insu. « Du coup si on y réfléchi, t'es que son deuxième choix Rambo ! acheva-t-il tandis que le visage de son interlocuteur se déformait peu à peu sous la jalousie et la colère suscitées par le sourire provocateur du blond.
_Quoi ? s'exclama-t-il avec force. Cette fois, j'espère que vous vous êtes faits des adieux bien chiants et larmoyants parce que je vais vraiment le tuer cet abruti ! ragea le plus jeune sous le rire amusé de son ami.
_C'est pas sa faute à lui si elle t'a choisi par dépit mon pote » continua-t-il avec un clin d'œil appuyé à son cadet.
L'aîné intercepta alors la main de l'autre se dirigeant sans force vers lui pour le pousser et poursuivre physiquement l'amicale chamaillerie. Les deux jeunes hommes continuèrent quelques instants leurs railleries avant que le plus jeune n'y mette fin. Ce dernier mit une légère tape sur le dos à son ami, lui arrachant un hoquet de surprise avant de relever aussitôt les yeux vers son camarade :
« Allez viens, on va rejoindre les autres, je voudrais pas qu'ils pensent que je me tape un gringalet ! lança le bâtisseur avec un clin d'œil
_Bien sûr. Ça ne t'arrange que si c'est Thomas qui croit ça ! Je me demande ce qu'en penserait Brenda…. Rétorqua le plus fin avec un sourire narquois.
_Ta gueule Newt » cracha Gally avec un ton qui se voulait menaçant mais discrédité par le bras affectueux qu'il vint poser sur les épaules de Newt.
L'autre rit à la réplique avant de suivre le mouvement initié par le plus jeune, le gratifiant d'une main amicale sur le dos qu'il laissa rapidement retomber avant de rejoindre le groupe. C'était bien connu, Newt n'était pas très démonstratif et chacun regagna une place dans le cercle, enjoints par un « Ahhh » d'exclamation générale.
Thomas observa le blond s'installer entre Frypan et Brenda, leur adressant un sourire et intégrant avec facilité la conversation. Puis il tourna les yeux vers Gally qui avait pris place de l'autre côté de Brenda participant lui aussi joyeusement à la discussion. Thomas dévisagea longuement l'ancien maton et serra les dents en le voyant s'amuser avec autant de légèreté. Il ne semblait vraiment pas préoccupé par le sort de Minho et encore moins par celui de son copain. Puisqu'apparemment ils étaient ensemble comme le lui avait si amèrement rappelé le geste amical que Thomas avait surpris alors qu'ils les rejoignaient. Merde, il pourrait quand même faire plus attention à Newt !
Ce que vit ensuite Thomas acheva définitivement d'accroître sa colère. Alors que Gally expliquait à Newt et Fry comment Brenda devrait s'emparer d'un véhicule quel qu'il soit demain pendant qu'eux sauveraient Minho, il vit une main du blond venir discrètement se poser sur le bas du dos de la brune pour encercler ses hanches. Le sang de Thomas ne fit qu'un tour, animé par des ressentiments qu'il s'était efforcé d'apaiser jusqu'ici. D'un geste, il se redressa et avança d'un pas déterminé pour rejoindre Gally et se poster durement devant lui.
« A quoi tu joues là ? » lança-t-il avec agressivité, faisant ainsi taire toutes les autres conversations et accaparant l'attention générale
Surpris par le geste, Gally resta d'abord silencieux avant de se lever vivement à son tour, encouragé par le ton que le brun avait employé. Il ne savait pas exactement quel pouvait bien être le problème cette fois mais il ne supportait pas qu'on s'adresse à lui comme ça et il allait le faire savoir :
« C'est quoi encore ton problème le bleu ? répondit-il menaçant, se rapprochant un peu plus de l'autre pour lui manifester son propre mécontentement.
_Mon problème ? T'es sérieux là ? Arrête ton manège, si tu crois que j'ai rien vu tu te trompes. T'es encore plus con que je le pensais. Et tu vas arrêter. Maintenant. » Repris Thomas en désignant la jeune femme d'un signe de tête. « Comment tu peux faire ça à Newt ? » Les mots étaient sortis d'eux-mêmes de sa bouche. Tant pis si leur pseudo relation ne devait pas être ébruitée. Il avait dépassé les bornes, et s'il ne comprenait pas pourquoi, l'ancien coureur se ferait un plaisir de lui expliquer avec ses poings.
A l'entente de son prénom Newt fronça encore davantage les sourcils, hébété et interdit par la scène qui se jouait devant lui. Il n'avait pourtant perçu aucune parole du blond qui eut pu mettre Thomas dans un tel état. Et puis lui que venait-il faire là-dedans ? Il continua d'observer les deux jeunes hommes, qui poursuivaient leur querelle :
« Mais je lui ai rien fait à Newt, alors redescend mec parce que je te jure que si tu continues il te sauvera pas cette fois, reprit Gally de plus en plus agressif.
_Non bien sûr c'est pour ça que tu fais gentiment mumuse avec Brenda sous ses yeux. Tu devrais même l'embrasser pendant qu'on y est ! Je savais que tu connaissais pas le mot amitié mais apparemment même un couple tu sais pas comment ça fonctionne » cracha l'autre en s'avançant un peu plus si tant est que cela fut possible.
Newt écarquilla les yeux aux propos qui venaient d'être prononcés. Couple ? Gally ? Lui ? Oh non. Il se leva aussitôt pour s'interposer une énième fois entre les deux blocards. Il ne pouvait pas laisser Thomas s'emporter vainement, et visiblement ce dernier avait très mal interprété ce qu'il avait vu. Il n'eut cependant pas le temps de prendre la parole que Gally entreprit de répondre au brun :
« Peut-être mais en attendant c'est pas toi que Newt est venu voir pour se confier à ce que je sache. Alors viens pas me donner des leçons, t'es même pas capable de voir quand il va pas bien. Tout ce que tu sais faire, c'est lui parler de ta Teresa. Moi au moins quand il me plaque au mur il est plus excité qu'énervé si tu vois ce que je veux dire » contra Gally avec un sourire provocateur en mettant un bras sur les épaules de Newt.
« Quoi ? » répondit le concerné de plus en plus abasourdi par la situation tandis qu'il se dégageait de l'ancien maton. Il n'en revenait pas. Comment Gally pouvait-il laisser échapper de telles horreurs ? Là c'est sûr il allait lui faire la peau.
Il fut cependant devancé par l'ancien coureur qui ne put cette fois retenir l'éclatement de sa colère qui se matérialisa quand son poing vint violemment percuter la joue de Gally. Ça avait été plus qu'il ne pouvait en supporter. Personne n'avait le droit de traiter Newt comme ça et encore moins de s'en vanter. Il savait que son ami lui en voudrait sûrement mais la rage s'était emparée de lui et s'était accrue jusque prendre possession de son corps et devenir maîtresse de ses mouvements. Tous les ressentiments qu'il nourrissait et s'évertuait à contrôler pour faire plaisir à Newt avaient resurgi et ne semblaient pas prêts à céder la place.
Sous cette même influence, il se baissa pour attraper Gally qui était tombé au sol sous l'impact, l'empoignant par le col tandis que celui-ci faisait de-même. Sans qu'il ne pût le voir venir, la tête de l'ancien maton s'avança brutalement vers son visage, le faisant reculer de quelques mètres alors que des gouttes de sang s'écoulèrent lentement de son nez.
« Arrêtez ! s'écria enfin Frypan qui se mit entre les deux adversaires. Ça suffit maintenant vous vous comportez comme des gamins. On est tous unis dans un but commun alors ravalez votre rancœur une bonne fois pour toute et calmez-vous, on doit se concentrer pour sauver Minho ! » Il était rare que le jeune homme prenne la parole avec une telle virulence mais il en avait plus qu'assez de voir ses camardes se déchirer et les proportions atteintes ce soir-là trouvaient difficilement leur égal dans le passé des blocards.
Tous deux, surpris par l'intervention de l'ancien cuisinier, restèrent à leur place respective se dévisageant avec haine. Brenda se précipita vers Gally, prenant son visage en coupe afin de s'assurer que les blessures n'étaient pas trop graves. Newt, lui, demeurait là, haletant comme s'il avait lui-même participé à la lutte. Ses yeux oscillaient de son meilleur ami à son confident avec le même regard interrogateur. Il regarda Gally, dans les bras de Brenda visiblement affolée par la scène. Il est vrai qu'elle n'avait jamais été confrontée aux différends qui opposaient les deux garçons. Newt cherchait dans l'observation de son confident les réponses à son comportement. Il avait pourtant bien compris la méprise de Thomas, il lui aurait simplement fallut démentir la chose pour apaiser les tensions alors pourquoi avait-il continuer à le provoquer ? Les yeux du coureur blessé se figèrent sur le brun à cette même réflexion tandis que ce dernier le regardait à son tour. Il semblait sincèrement triste de ce qu'il venait de se passer et cette expression serra le cœur de Newt encore davantage quand il put lire la désolation sur le visage de son ami. Sans un mot, Thomas esquissa un sourire amer avant de se détourner et de regagner l'éternel entrepôt.
« Tommy ! appela-t-il vainement tandis que celui-ci poursuivit sa route.
_Va le voir Newt répondit calmement Frypan. Toi seul est capable de le raisonner quand il est dans cet état-là. »
Newt tourna la tête vers Gally, toujours enlacé avec Brenda. Ce dernier lui fit un clin d'œil, chuchotant un « Bonne chance mec » que Newt lui ferait ravaler plus tard pour lui expliquer une bonne fois pour toute qu'il existe aussi une chose qu'on appelle la délicatesse. Il ne savait pas ce que l'ancien maton pouvait bien avoir encore en tête mais cette fois c'était sûr, il le tuerait.
Il emboita cependant le pas à son meilleur ami, désireux de lui faire entendre raison et de lui faire réaliser que tout ça se réduisait à un malheureux qui pro quo. Il ralentit le pas une fois aux portes de l'immense hangar sombre, partiellement éclairé par les faibles lueurs de quelques lampes torches. Il s'avança dans le bâtiment, murmurant :
« Tommy… ? »
Newt poursuivit quelque peu son avancée, ne constatant aucune réponse, jusqu'à arriver au milieu du hangar où il put enfin apercevoir la silhouette de son meilleur ami. Celui-ci lui tournait le dos, semblant fixer le fond de la pièce. Le blond s'approcha encore davantage avant de s'arrêter à quelques centimètres de son ami, lui posant une main sur l'épaule pour s'assurer que cette fois, sa demande ne resterait pas sans réponse :
« Tommy, ça va ? »
Le concerné se retourna lentement et ancra ses yeux rougis dans ceux de Newt. Ce dernier s'apprêta à renouveler sa question avant de baisser le regard et d'esquisser un mouvement de recul immédiat. Là, dans les mains de l'ancien coureur, se trouvait un petit bout de papier un peu froissé que Newt ne connaissait que trop bien. Les pensées et questions se bousculaient dans la tête du jeune homme dont les battements s'accéléraient sous le regard oppressant et empli de tristesse de Thomas. Comment l'avait-il eu ? Où l'avait-il trouvé ? Quelqu'un lui avait-il donné ? Non impossible le mot n'avait pas quitté les mains du blond. Il essayait tant bien que mal de se remémorer tous les moments qui avaient succédés à l'écriture du fameux mot, cherchant vainement comment celui-ci avait bien pu atterrir dans les mains de son ami. Sans doute n'était-ce pas le meilleur moment pour songer à cela, mais c'était la seule chose à laquelle Newt pouvait se raccrocher pour ne pas paniquer. Tandis qu'il se perdait en conjonctures, Thomas demeurait là, impassible, si silencieux mais en même temps si clair dans les sentiments qui l'habitaient à ce moment.
Enfin, la réponse parvint à Newt comme une évidence. Benda. Gally. Ensemble. Le blond venant vers lui. Leur amicale chamaillerie. C'est à ce moment que le mot avait dû lui échapper des mains pour tomber au sol, là où Thomas l'avait sans doute ramassé.
Le brun observait son ami baisser la tête comme pour chercher un trou au sol dans lequel se cacher, puis la relever vers lui avant de détourner à nouveau le regard. Il semblait complètement paniqué mais c'était bien la première fois que Thomas n'en avait cure. Seules parlaient l'incompréhension, la déception pour ne pas dire une pesante tristesse. Comment pouvait-il oser lui demander ça ? Sur un bout de papier qui plus est. Et à présent qu'il se trouvait face à sa propre initiative il demeurait silencieux. C'était décidément beaucoup trop pour une seule soirée. D'abord Gally qui lui rappelait que Newt préférait se confier à lui plutôt qu'à son meilleur ami, puis la bagarre et maintenant ça ? Voyant que le blond demeurait muet, Thomas laissa parler sa colère :
« Sérieusement Newt ? demanda-t-il à peine audible, en élevant un peu la main dans laquelle se trouvait le mot pour désigner l'objet de sa question.
_Ecoute Tommy… bredouilla l'autre avant d'être interrompu.
_Non j'écoute pas, reprit le brun plus fort. D'abord je me fais plaquer au mur par mon meilleur ami, ensuite j'apprends que c'est parce que tu as la Braise et que tu n'as pas jugé utile de m'en parler, puis je me fais provoquer une nouvelle fois par l'autre tête de con et là quand j'essaie de me calmer un peu pour éviter de te faire plus de mal, je trouve une lettre de toi où tu me supplies de t'achever parce que tu sais que tu es condamné ?! finit-il enfin avec un peu plus de colère.
_Je voulais pas que ça se passe comme ça ! se défendit Newt. Je suis désolé mais puisque c'est fait, oui je te demande de me tuer ! Je t'ai expliqué que je voulais pas devenir une espèce de monstre qui ne se rappelle même plus qui il est, non ? Tu es le seul en qui j'ai assez confiance Tommy poursuivit-il d'une voix plus douce. Je t'en supplie, j'ai besoin de savoir que tu ne me laisseras pas tomber même si c'est pour m'achever.
_Tu peux pas me demander ça Newt, répondit Thomas lui aussi plus calme à présent. Je pourrai jamais provoquer ta mort. On va trouver un remède, on va te guérir je te le promets mais tu ne peux pas laisser tomber comme ça avec quelques mots sur un papier. T'as pas le droit. Tu te rappelles ce que tu m'as dit un jour, alors qu'on était dans la Terre Brûlée et que je remettais tout en question ? Tu m'as dit que tous nos amis avaient donné leur vie pour que l'on puisse trouver un ailleurs, quelque part, fait pour nous et que c'est pour ça qu'on ne pouvait pas abandonner. Que jene pouvais pas abandonner. Que tu ne me laisserais pas faire. A mon tour de te dire ça. Je te laisserai pas lâcher Newt. Je te laisserai pas renoncer après tout ce qu'on a traversé. Tu dois te battre et on se battra tous avec toi. Jeme battrai avec toi. »
Thomas avança de nouveau vers son ami à cette dernière phrase. Celui-ci gardait la tête baissée, semblant chercher à tout prix à ne pas relever le regard. Le brun entreprit alors de poursuivre :
« Ecoute, je sais que tu ne veux pas devenir un Fondu. Je sais que tu as peur de ne plus être toi et de nous faire du mal et que rien que pour ça tu préfères mourir. Mais je sais aussi que depuis le début on avance ensemble et que demain on sauvera Minho tous les deux. On peut pas continuer sans toi. Tu es le ciment qui nous maintient unis, celui qui nous fait rire, celui qui nous apaise et à qui on peut se confier. On y arrivera pas si tu n'es pas avec nous et si tu veux vaincre ce fichu virus, il faut que tu l'affrontes et que tu luttes pour qu'on reste ce groupe si soudé. Pour rester toi-même. Celui que tout le monde aime. T'as encore une longue vie devant toi et t'as intérêt à t'y accrocher. Même si c'est pour la partager avec l'autre espèce d'abruti. »
Newt releva enfin la tête tandis que son ami achevait son monologue. Ses mots venaient mourir chacun leur tour en Newt, prenant place dans son corps et dans son cœur pour le gonfler et lui donner la force de continuer à avancer. Les larmes commençaient à poindre au coin de ses yeux alors qu'il réalisait tout le soutien qui venait de lui être témoigné. La dernière phrase du brun retint pourtant son attention, de par le sens qu'elle semblait supposer. Lui ? Partager sa vie avec Gally ? C'est alors que le début de la soirée lui revint en mémoire ainsi que le fameux qui pro quo qu'il était venu élucider avant d'être confronté à son meilleur ami. Il ne pouvait décemment pas le laisser croire ça. Il ne savait pas pourquoi mais l'idée que Thomas puisse l'imaginer dans les bras d'un autre exerçait une désagréable pression dans sa poitrine. Il devait intervenir :
« Je… Je ne sais pas ce que tu as vu ou que tu as cru comprendre mais je ne sors pas avec Gally » finit-il par articuler. Il aurait voulu lui dire tellement plus pour répondre à toutes les paroles que le brun avait prononcées et qui l'avaient profondément ému mais c'est tout ce dont il était capable pour l'instant.
Thomas écarquilla les yeux aux mots de son ami. Quoi ? Il ne sortait pas avec Gally ? Mais, et la nuit dernière ? Newt plaqué contre un mur et Gally en face de lui ? Et la main sur les épaules tout à l'heure ? Et ce que l'autre n'avait pas hésité à lui balancer en pleine figure alors qu'ils se disputaient ? Il n'avait pourtant pas imaginé toutes ces choses. Il se rapprocha encore davantage du blond, réduisant de nouveau l'écart qui les séparait à quelques centimètres. Là, il planta ses yeux dans les pupilles ambrées qu'il aimait tant à contempler et reprit la parole :
« Quoi ? Mais, et l'autre soir quand tu m'as demandé de vous laisser et que tu étais...enfin qu'il était devant toi et…
_Il s'entraînait, répondit simplement Newt devant le bafouillage de son meilleur ami. Pour draguer Brenda. Je sais que ça en avait pas franchement l'air mais…Gally reste Gally même quand il drague » finit-il avec un sourire.
Sans qu'il ne pût l'anticiper, Newt fut soudain pris dans une étreinte chaude et agréable. Thomas l'avait attiré avec force contre lui, entourant son coup de ses bras comme pour s'assurer que l'autre ne se dégagerait pas. Le blond demeura stoïque, les bras pendants, encore sous le choc du geste initié par le plus jeune. Puis sa surprise s'agrandit davantage quand des larmes humides vinrent mourir au creux de sa nuque. Thomas pleurait ? A cause de lui ? Sans réfléchir, prit par la douleur de sentir son ami pleurer contre lui, il passa ses bras autour de la taille du brun pour venir le serrer à son tour, rapprochant encore leurs deux corps à présent presque collés. Newt se laissa porter par cet échange, calant sa tête sur l'épaule musclé de son meilleur ami et l'étreignant vigoureusement comme pour absorber toute la tristesse que l'autre laissait échapper. Il est vrai qu'il n'aimait pas les démonstrations d'affection mais cette fois, il n'aurait voulu s'arracher à ce contact pour rien au monde.
Et voilà, chapitre un peu plus long parce qu'il faut bien que l'intrigue avance un peu ! Qu'en avez-vous pensé ? Le moment Newtmas vous a-t-il plu ?
Petite Review ? =)
Sinon, je vous souhaite une bonne fin de semaine et on se retrouve ce week-end pour le chapitre 6 !
