Chapitre 9

Coucou tout le monde !

Je suis désolée, je suis (très) en retard pour la publication de ce chapitre mais j'ai eu très peu de temps pour publier et je ne voulais pas vous livrer un chapitre que je n'aurais pas attentivement relu avant.

Néanmoins, je vous publie enfin le chapitre 9 suivi du Chapitre 10 pour me faire pardonner.

Sans plus attendre je vous laisse découvrir la suite des aventures de nos chouchous et on se retrouve à la fin du chapitre 10.

Désolée si des fautes m'ont échappé lors de ma correction

Bonne lecture !

Cela faisait à présent plusieurs jours que Newt était inconscient. WICKED était définitivement mort et les rebelles semblaient avoir trouvé une nouvelle vie au refuge, un ilot reculé que chacun tentait d'aménager en y apportant sa contribution. Tout comme au bloc, chaque individu avait une tâche quotidienne précise à accomplir et peu à peu une certaine harmonie s'était installée au sein du groupe. Seul Thomas ne se pliait pas aux divers travaux qui incombaient à ses camarades pour la simple et bonne raison que le brun passait toutes ses journées au chevet du blond. Les quelques amis de Vince qui possédaient certaines connaissances médicales avaient affirmé que le cœur de Newt avait repris une activité faible mais normale et qu'il se trouvait à présent dans une sorte de coma que Vince avait qualifié de nécessaire au retour d'un bon fonctionnement des organes du blond. C'était la première fois qu'un homme atteint de la Braise se voyait guéri de l'impitoyable virus par une injection visiblement post-mortem.

Thomas suivait néanmoins leurs recommandations et restait aux côtés de Newt, lui parlant d'eux, de leurs amis, lui racontant les journées de chacun, lui faisant part du fait que Gally était toujours avec Brenda et que Minho semblait apprécier de plus en plus la jeune rebelle du nom de Sonya. Mais le blond ne réagissait pas et si Thomas s'était vu emplir d'une indescriptible hardiesse lorsque le cœur de son ami s'était remis à battre, il restait prisonnier d'une immense douleur face à l'état léthargique dans lequel était plongé son ami.

Assis sur le lit dans lequel l'ancien second était étendu, Thomas répéta incessamment les mêmes gestes, parcourant le visage de son ami du bout des doigts dans de douces caresses, le suppliant de lui revenir, quand il fut surpris par l'arrivée d'un autre garçon dans la tente. Le brun tourna la tête en direction du nouvel arrivant et esquissa un sourire en se levant pour aller accueillir Minho qu'il étreignit avec amitié.

« Comment ça va mon pote ? s'enquit l'asiatique en répondant à l'étreinte.

_Il ne se réveille toujours pas, répondit tristement le brun comme si les renseignements sur l'état de leur ami était la seule réponse possible à une telle question.

_Il faut laisser du temps au temps soupira l'ancien maton des coureurs en posant une main réconfortante sur l'épaule de son interlocuteur.

_Comment il va ? fit une troisième voix plus grave et pénétrant dans la tente.

_Toujours pareil informa Minho en saluant Gally qui venait d'entrer tandis que Thomas se reculait pour s'asseoir de nouveau sur le lit du blond dans une position défensive.

_Il faut que je te parle. » reprit l'ancien bâtisseur en plantant son regard dans celui de Thomas pour lui signifier que c'est bien à lui qu'il s'adressait.

L'animosité qui existait entre les deux garçons s'était quelque peu apaisée avec la présence de Minho mais Thomas n'était pas encore prêt à se lier d'amitié avec son rival pour lequel il gardait une continuelle méfiance. Il opina cependant du chef pour témoigner de son accord à la demande de Gally tandis que Minho s'éclipsa en affirmant qu'il reviendrait plus tard.

A présent seul avec l'ancien maton des bâtisseurs, le plus jeune croisa les bras pour faire comprendre à ce dernier que si la conversation devait avoir lieu elle se déroulerait ici car il ne quitterait la tente pour rien au monde. Comprenant le message subliminal, Gally soupira avant d'inspirer une grande bouffée d'air comme pour se donner du courage tandis que l'autre l'observait avec interrogation. Le blond risqua un regard peiné en direction de leur ami inconscient avant de reconcentrer son attention sur Thomas et de sortir de sa poche un papier soigneusement plié sur lequel était inscrit le nom du brun.

« Ecoute, soupira-t-il, Je sais qu'on est pas amis tous les deux et que t'as pas envie que je sois là mais j'ai un truc à te donner. » Le jeune homme marqua une légère pause en posant les yeux sur le papier avant de reprendre : « Quand Newt a su qu'il était infecté, il t'a écrit une lettre qu'il m'a demandé de te donner quand le foutu virus l'aurait emporté. Dieu soit loué, c'est pas arrivé mais comme ça fait plusieurs jours qu'il est dans cet état et que toi t'as une tête encore plus flippante que la sienne, je pense qu'il faut que tu l'aies et que tu la lises » acheva-t-il finalement en tendant le bout de papier à Thomas.

Ce dernier resta silencieux et se contenta de se saisir de ladite lettre que l'autre lui tendait avant de marmonner un merci à peine audible. Il regarda Gally, s'attendant à ce que celui-ci sorte maintenant que sa tâche avait été accomplie mais il n'en fit rien ce qui surprit le plus jeune qui le regarda avec interrogation. Le blond prit place sur la chaise qui se trouvait près du lit de son ami et sur laquelle Thomas avait l'habitude de dormir depuis quelques jours et croisa les bras avant de reprendre :

« Avant que tu la lises il y a encore une ou deux choses que j'voudrais éclaircir. D'abord je suis jamais sorti avec le blondinet quoi que t'aies pu en penser. Je suis amoureux de Brenda et Newt est mon ami même si ça te fait chier. Ensuite, je sais que l'attitude que j'ai pu à voir ne t'as pas vraiment aidé à croire ce que je te raconte maintenant mais tout c'que j'ai fait c'est pour Newt et aussi, il faut bien reconnaître, parce que ça me plaisait de te voir piquer des crises tout seul. Bref, conte pas sur moi pour te présenter des excuses parce que vous m'gonflez sérieusement tous les deux à pas vous bouger le cul mais mets toi bien dans le crâne que les blondinets chétifs c'est pas mon trip et que Newt préfère les bruns » finit-il avec un rictus accompagné d'un clin d'œil tandis qu'il quittait sa chaise. « A plus le bleu, » conclut-il en quittant la tente avec un geste de main nonchalant et laissant un Thomas interdit devant de pareilles révélations.

Il se reprit néanmoins suffisamment pour interpeler l'ancien maton déjà presque complètement parti et le gratifier d'un sincère merci auquel l'autre répondit par un simple pouce levé en l'air.

Les dernières paroles de Gally avaient amplement troublé le brun qui tenta de garder son calme, persuadé que les mots du blond n'étaient dus qu'à sa nature taquine. Thomas reposa doucement le regard sur le bout de papier que l'ancien bâtisseur lui avait remis et qu'il tenait à présent dans ses doigts tremblants. Il s'assit sur la chaise où se tenait l'autre quelques instants plus tôt et regarda Newt comme pour obtenir son autorisation avant de déplier la fameuse lettre. Le cœur de Thomas se serra avant même de commencer la lecture, se rejouant avec angoisse les paroles de Gally. Si Newt lui avait écrit cette lettre dans la certitude qu'il mourrait, son contenu effraya d'autant plus le brun qu'il connaissait les pensées de son meilleur ami à cette époque. Prenant une grande inspiration, il déplia le papier et parcourut les premières lignes avec une forte émotion.

Cher Thomas,

Autant que je me souvienne, c'est la première lettre que j'écris. Je sais pas si j'en ai écris d'autres avant mon arrivée dans le Labyrinthe, mais même si c'est pas la première c'est probablement la dernière. Je veux que tu saches, que j'ai pas peur. J'ai pas peur de mourir en tout cas, j'ai peur d'oublier. De me perdre moi-même à cause du virus, voilà ce qui me fait peur. Alors chaque nuit je prononce leurs noms à haute voix. Alby. Winston. Chuck. Je les répète encore et encore comme une prière et les souvenirs ressurgissent. Juste ces petites choses comme quand le soleil venait frapper le bloc juste à ce moment parfait avant qu'il ne glisse entre les murs. Je me rappelle des saveurs des ragoûts de Frypan et je n'aurai jamais pensé que tout ça me manque autant. Et je me souviens de toi, de la première fois où tu es arrivé dans la boîte : le p'tit nouveau complètement effrayé qui ne pouvait pas se rappeler de son nom. Mais quand tu t'es précipité dans le Labyrinthe, j'ai su que je te suivrai n'importe où. Et c'est ce que j'ai fait. C'est ce qu'on a tous fait. Et si je devais tout recommencer, je ferai exactement pareil, sans en changer une virgule. Et ce que je te souhaite Thomas, c'est de te retourner sur ton passé, des années plus tard et de pouvoir dire la même chose. Ton avenir est entre tes mains maintenant Tommy et je sais que tu vas t'employer à faire le bien comme tu l'as toujours fait. Prend soin de chacun d'eux pour moi. Et prend soin de toi. Tu mérites d'être heureux. Merci d'avoir été mon ami.

Salut mon pote.

Newt

Les larmes coulèrent le long des joues de Thomas, venant parsemer le papier que le jeune homme serrait avec force de gouttes translucides. Les mots que lui avait adressés le blond vinrent se poser directement dans sa poitrine, la serrant dans une étreinte à la fois émue et douloureuse. Il avait toujours été difficile de savoir exactement ce que Newt cachait au fond de lui et les pensées des plus sincères qu'il avait couchées sur le papier à l'intention de son meilleur ami ne purent qu'accroître la tristesse du brun. Alors que ce dernier repliait précautionneusement le mot afin d'éviter de le marquer davantage des traces de son émotion il se figea tout d'un coup à l'entente d'une voix à laquelle il rêvait depuis plusieurs jours.

« Tommy ? » murmura le jeune homme allongé sur le lit, clignant des yeux à plusieurs reprises pour sans doute clarifier sa vision de la pièce.

Thomas releva brusquement la tête en direction du blond tandis que de nouvelles larmes de joie vinrent poindre à ses yeux pour rouler le long de son visage. Il demeura hébété devant son ami, n'osant bouger de peur de se réveiller d'un rêve cruel qui serait la manifestation de son désir le plus profond : Newt était réveillé.