Coucou tout le monde !
D'abord je tiens à m'excuser pour le retard dans la publication mais je suis partie en vacances et je ne suis rentrée que récemment ! Alors j'espère que vous ne m'en voulez pas trop mais pour me faire pardonner, je reviens avec les deux derniers chapitres de cette histoire !
Je dois avouer que ça me fait tout drôle de publier la fin de cette histoire, alors je remercie tous ceux et celles qui ont lu mon récit et/ ou qui ont laissé un petit commentaire.
A l'origine, il ne devait y avoir que 12 chapitres mais j'ai décidé de séparer ce dernier en deux, afin de ne pas vous balancer un chapitre de 20 pages qui aurait peut-être été plus confus à lire mais je publie le chapitre 13 à la suite de celui-ci =)
Avant de vous laisser découvrir ce chapitre 12, je rappelle à tous ceux/celles qui y seraient réticents qu'il contient un lemon, c'est-à-dire une scène de sexe explicite et détaillée, vous êtes prévenus ! Ce lemon est d'ailleurs le premier que j'écris alors j'espère que vous ne serez pas déçus !
Voilà on se retrouve à la fin du chapitre 13 !
Désolée si d'éventuelles fautes m'ont échappé lors de ma correction.
Bonne lecture ! =)
Réponse aux Reviews :
Merny : Merci d'avoir à nouveau pris le temps de laisser un commentaire, je suis contente que la suite t'ait plu et je suis désolée pour le retard avec lequel je publie la fin de cette histoire J'espère que tu aimeras toujours autant
Chapitre 12
Newt sortit affolé de la tente et scruta le paysage dans tous les sens pour déceler la direction dans laquelle l'autre avait bien pu partir. Il entrevit enfin la silhouette musclée de son ami qui s'éloignait du camp et se dirigeait vers un coin reculé de la plage. Et il s'en allait beaucoup trop vite au goût de Newt qui entreprit de courir, faisant fi des différentes douleurs qui se réveillèrent alors en lui pour réduire la distance qui n'avait de cesse de se creuser et qui le séparait toujours plus de Thomas.
L'ancien second se vit vite essoufflé par sa course, constatant ainsi amèrement à quel point le coma avait pu diminuer ses conditions physiques. Mais la perspective de voir les mètres entre lui et son ami décroître l'encouragea à poursuive malgré la difficulté. Etant finalement parvenu à se rapprocher de son cadet, Newt tenta de l'appeler, espérant vainement que ce dernier stopperait son avancée et lui permettrait ainsi de faire taire la douleur qui grandissait en lui. Mais les cris du jeune homme restèrent désespérément sans réponses et Thomas le distançait à nouveau, semblant ignorer délibérément ses appels, ce qui accentua désagréablement le poids dans la poitrine du blond. Alors celui-ci redoubla d'efforts, multipliant les interpellations et tirant toujours plus sur sa jambe blessée, lui arrachant une grimace de douleur jusqu'à ce que celle-ci ne puisse plus le porter et que le garçon trébuche et ne s'effondre lourdement dans le sable. Instantanément, Thomas fit volte-face, ayant sans doute surpris le bruit de la chute et se précipita aux côtés de son ami pour l'aider à se relever. L'autre accepta silencieusement l'aide qui lui était offerte, s'appuyant sur le brun pour se redresser à nouveau sur ses jambes faibles et tremblantes tandis que Thomas tenait toujours ses bras pour être sûr que Newt était bien stabilisé avant de finalement rompre le silence :
« Tu t'es pas fait mal ? s'inquiéta-t-il alors que son meilleur ami retrouvait difficilement son équilibre
_Ça peut aller. Mais j'aurai préféré que tu te retournes avant, ça m'aurait évité de me vautrer en essayant de te rattraper » ne put s'empêcher de répondre Newt avec une pointe d'amertume.
Une fois certain de la stabilité de l'ancien second, Thomas le lâcha et se recula pour venir se planter à quelques mètres de lui.
« Personne t'a demandé de me suivre, cracha-t-il ancrant ses yeux noisette dans les iris ambrées qui lui faisaient face.
_Tu m'as pas laissé le choix vu comment t'es parti de la tente…contra Newt imitant le ton du brun.
_C'est pour me balancer ça que tu m'as suivi ? Parce que si c'est le cas c'était vraiment pas la peine de te fatiguer. » répliqua Thomas commençant à se retourner pour s'éloigner de nouveau.
Newt fut frappé par les paroles dures que lui adressait son camarade. Ce n'était vraiment pas dans les habitudes de Thomas de lui parler ainsi et ce n'est absolument pas comme cela qu'il avait imaginé la conversation entre eux deux.
« Thomas, attends… » reprit-il pour stopper le brun qui se tourna pour refaire face à son ami. « Je suis désolé pour aujourd'hui… » soupira-t-il en plongeant son regard dans le sable blanc rougi par les rayons crépusculaires du soleil qui commençait à quitter le haut du ciel.
L'interpellé ne répondit pas, attendant que Newt poursuive ses explications, curieux de l'entendre justifier son comportement. Mais il n'en fut rien et seul le bruit des vagues et des feuilles des arbres secouées par le vent se fit soudain roi entre les deux adolescents.
« Et ? interrogea Thomas quelque peu sarcastique. C'est tout ce que t'as à me dire ? Putain je t'ai couru après toute la journée pour que tu m'accordes quelques pauvres minutes que tu m'as refusé à chaque fois et tout ce que tu trouves à dire c'est « désolé » ? ironisa tristement le plus jeune. Eh ben moi aussi j'suis désolé Newt mais cette fois va falloir trouver un peu mieux que ça, conclut-il amèrement.
_Mais je pouvais pas t'accorder ces minutes, j'ai…j'ai pas eu le temps ! se défendit Newt avançant un peu plus pour se rapprocher de son interlocuteur.
_Commence pas à me sortir tes explications vaseuses ! contra Thomas avec dureté. On aurait pu discuter mais la vérité Newt, c'est que tu n'as pas voulu avoir le temps »
« Je… » commença Newt de plus en plus perdu et déstabilisé par les propos acerbes du brun. « J'ai pas réussi…soupira-t-il finalement.
_T'as pas réussi ? Ça t'est devenu si insupportable de passer ne serait-ce que quelques instants avec moi ? murmura tristement l'ancien coureur.
_Mais non pas du tout ! » tenta le blond cherchant le regard de son meilleur ami avant de constater que celui-ci était désespérément concentré sur le sol.
Il sentait sa relation avec Thomas se détériorer à mesure qu'il faisait tout pour essayer de l'apaiser. Alors il se dit qu'il n'avait plus rien à perdre. Il devait parler, il devait s'ouvrir enfin à Thomas quitte à ce que celui-ci le déteste pour de bon. Aussi inspira-t-il profondément pour réunir le maximum de courage avant de reprendre :
« La vérité Thomas…c'est que j'avais peur voilà ! J'avais peur de ta réaction après ce qui s'est passé cette nuit. Peur que tu me parles de cette stupide lettre que je t'ai écrite et que tu n'aurais dû lire qu'après ma mort. Peur que tu me fuies après ce que je t'ai avoué hier dans un excès de faiblesse qui n'aurait jamais dû arriver. Peur que tu ne t'éloignes de moi et que tu me reproches mon geste en me disant de ne plus jamais m'approcher. Et ça tu vois, ça c'était pas possible, c'était beaucoup trop dur à supporter pour moi. » finit-il par crier, faisant un nouveau pas en direction de son meilleur ami.
Les mots étaient sortis les uns après les autres sans que Newt ne puisse en contrôler le sens ou l'emploi. Il se libérait de tout ce poids qui pesait sur lui depuis qu'il s'était rendu compte qu'il était amoureux de son camarade, tentant avec difficulté d'accepter l'amère réalité que ses sentiments ne se verraient jamais retournés.
« La vérité Thomas…reprit-il plus doucement, c'est que ça fait bien longtemps que je suis pas capable de rester éloigné de toi plus de quelques minutes et la seule pensée que tu puisses me demander de me tenir écarté à tout jamais m'assène d'une horrible douleur et je préfèrerai encore être réinfecté un millier de fois par la Braise plutôt que d'avoir à supporter perpétuellement cette souffrance. » acheva-t-il dans un soupir avant de reculer comme pour se préparer à affronter la dure réponse que lui formulerait son meilleur ami et à laquelle il s'était inlassablement préparé sans jamais parvenir à l'accepter.
Les yeux de Thomas s'écarquillèrent aux révélations que venaient de lui faire son meilleur ami. Jamais il n'aurait cru que Newt eut été capable de se livrer autant et encore moins pour lui dire de telles choses auxquelles le brun n'osait croire. Il se concentra pour essayer d'analyser chaque phrase que l'autre lui avait adressée afin d'en saisir pleinement le sens. Lui ? Ordonner à Newt de ne plus l'approcher ? A cause de la lettre et de ce connard de Ben ? Non, il ne pouvait pas laisser le blond croire de pareilles absurdités sans intervenir. Et les dernières paroles de son ami ? Était-ce bien ce que Thomas croyait ou son esprit lui jouait-il le cruel tour de lui donner l'illusion de son plus cher désir devenu réalité ? Thomas décida de s'attarder d'abord sur les premiers mots de Newt, pour ne pas s'imposer d'affligeantes désillusions. Jamais son ami ne devrait avoir honte d'avoir partagé le trop lourd secret d'un passé gâché par les mains d'un connard fini et il était bien décidé à le lui faire savoir. Il s'avança lentement pour combler l'espace qui les séparait et se placer à quelques centimètres à peine de son meilleur ami avant de lui murmurer :
« Newt…Avouer qu'un pauvre salopard a profité de toi, c'est pas une faiblesse c'est une force. Et crois bien que si le Labyrinthe ne s'était pas chargé de cette enflure, ses membres se verraient déjà dispersés aux quatre coins du globe après que ses attributs aient servis d'encas aux Griffeurs, dit-il avec un léger rictus sadique. Quant à ta lettre…Je dis pas qu'elle a été un plaisir à lire parce qu'elle m'a fait réaliser que j'aurais vraiment pu te perdre définitivement à cause de ce foutu virus et ça, ça me fait mal à un point que t'imagine même pas… Alors je sais pas de quoi t'as tellement honte dans ce que t'as écrit mais sache que les mots que tu m'as adressés m'ont touché plus que je ne saurais te le décrire, même si peut-être aujourd'hui tu regrettes ce que t'as écris parce que tu le pensais pas ou….
_Je pensais chaque mot que j'ai écrit sur ce papier Tommy le coupa Newt. Et…la seule chose que je regrette mais que je vais sûrement aussi regretter après l'avoir dite, c'est de pas t'avoir écrit que si j'ai su que je te suivrais n'importe où c'est parce que même si je me souviens pas être tombé amoureux auparavant, je sais qu'on ne peut jamais se détacher d'une personne qu'on aime. Et je t'aime Tommy… » susurra l'ancien second sentant déjà la crainte d'un rejet dégoûté de la part de son ami le serrer douloureusement à nouveau.
Cette fois, le cœur de Thomas manqua un battement aux paroles de son homologue. Newt avait-il bien prononcé ces mots ? Ces mots qu'il n'osait imaginer que dans ses rêves et que jamais il n'aurait cru entendre prononcés par cette voix qu'il appréciait tant et qui avait le don d'apaiser tous ses maux ? Le jeune homme demeura figé comme si son esprit souhaitait rester arrêté sur cet instant pour le mémoriser et de ne jamais laisser le temps reprendre sa course folle, au risque de voir ces si douces paroles effacées.
Thomas fut néanmoins ramené à la réalité lorsqu'il vit son aîné se tourner pour s'éloigner de lui. Sans réfléchir, il saisit le poignet de son ami pour obliger l'autre à lui faire de nouveau face avant de capturer ses lèvres avec vigueur. Ces lèvres qu'il avait tant désirées et qu'il retrouvait à présent avec le plus grand bonheur. D'abord surpris, Newt ne répondit pas immédiatement au contact initié par le brun, étant persuadé que la seule réponse qu'il obtiendrait à ses aveux n'aurait pas excédé un sourire gêné. Mais lorsqu'il sentit les mains de Thomas se poser délicatement sur ses hanches pour rapprocher leurs deux corps qui se retrouvèrent collés, tous les sens du blond se mirent en éveil pour répondre dignement aux lèvres qui se mouvaient contre les siennes. Rapidement, Thomas demanda l'entrée de la bouche de Newt qui la lui céda avec plaisir pour permettre à leurs langues de se trouver, se caresser et entamer un doux ballet que Thomas menait avec avidité. Les mains de Newt retrouvèrent leur chemin dans les cheveux du brun, rapprochant un peu plus leurs têtes pour leur permettre d'approfondir encore davantage le baiser déjà brûlant avant que les deux garçons ne se séparent à bout de souffle. Les yeux de Thomas brillèrent d'une nouvelle lueur, celle d'un désir ardent qui brûlait chaque parcelle de son corps qui s'enflammait au contact du blond. Un désir qu'il eût longtemps enfoui mais qui revenait toujours, parfois violent sous le masque de la jalousie et parfois plus doux drapé sous les traits d'une profonde amitié.
Mais ce soir, l'ancien coureur était bien décidé à le laisser éclater pour partager avec Newt tout l'amour qui consumait son être depuis déjà plusieurs mois. Alors doucement, il colla son front à celui du blond qui ferma les yeux pour profiter de toute la chaleur de ce contact tandis que les mains du brun vinrent suavement se glisser dans les siennes pour entrelacer leurs doigts. Les lèvres de Thomas rencontrèrent à nouveau celle de l'ancien second dans un échange plus bref, avant qu'il n'entraîne son aîné à le suivre en direction du camp. Newt était comme hypnotisé, mû par le besoin impétueux de sentir à nouveau le corps de l'ancien coureur contre le sien. Il suivit ce dernier jusqu'à sa tente, passant vaguement près du feu où il put percevoir au loin les rires festifs de leurs camarades qui devaient sans doute partager un repas concocté par Frypan.
Puis, une fois dans la « chambre » de son ami, Newt fut attiré contre un torse musclé tandis que deux bras retrouvèrent leur place autour de ses hanches frêles. Une agréable chaleur s'installa dans le ventre de l'ancien second quand il sentit la bouche de son ami venir explorer avec curiosité la peau de son cou. L'aîné pencha un peu plus la tête en arrière, permettant à son cadet de goûter à chaque parcelle offerte tandis que lui jouait avec ses cheveux. Thomas se détacha hâtivement de Newt qui poussa un gémissement de frustration avant que l'autre ne fasse passer son tee-shirt au-dessus de sa tête pour l'envoyer balader quelque part dans la pièce. Les yeux de l'ancien coureur se posèrent avec désir sur la peau offerte de son camarade avant de se froncer presque aussitôt quand les bras de Newt vinrent pudiquement masquer l'empreinte laissée par le couteau et que ses joues s'empourpraient de honte. Lentement, Thomas déposa un baiser sur la joue rougie de son aîné tandis qu'il se saisit des bras de ce dernier pour les écarter de la cicatrice avec douceur, les laissant retomber de chaque côté du corps de l'ancien second pour laisser le plein accès à sa bouche qui vint se poser avec délicatesse sur la marque faite par l'arme blanche.
Puis, le brun se recula à nouveau, entraînant l'autre par la main pour l'inviter à s'asseoir puis à s'allonger sur le lit avant que les lèvres des deux garçons ne se rejoignent à nouveau. Thomas vint caresser du bout des doigts le visage angélique de Newt avant de se placer au-dessus de lui avec la même douceur pour reprendre de plus belle le ballet entreprit. Newt s'empara du bout de tissu qui habillait encore le torse de son cadet pour l'en défaire et l'envoyer rejoindre son propre habit, permettant ainsi à ses mains de parcourir avec légèreté la musculature offerte du plus jeune. Ce dernier reprit sa descente le long de la peau laiteuse du blond pour que sa bouche puisse trouver le bouton déjà durci de plaisir de l'ancien second avec lequel il joua, le suçotant tandis que sa main s'occupait de l'autre qu'il avait laissé à l'abandon. Newt gémit de plaisir tandis qu'une chaleur de plus en plus pressante s'emparait de son bas ventre.
Il prit alors la tête du brun pour la remonter jusqu'à sa bouche, prenant l'initiative de rejoindre à nouveau leurs lèvres tandis que sa main vint se poser sur sa nuque pour attirer encore un peu plus l'autre contre lui. Thomas sentit son pantalon devenir encore plus étroit lorsque le blond vint mordiller sa lèvre inférieure, lui arrachant un sursaut tandis qu'une lueur de défi et de fierté se dessinait dans les yeux du plus vieux. L'ancien coureur esquissa un sourire à cette réaction, bien décidé à y répondre avant de reprendre l'exploration du corps sous le sien et de parvenir à la boucle de la ceinture de son pantalon qu'il défit avec une lenteur presque frustrante avant de faire glisser l'habit le long des jambes fines et musclées de Newt. Il entreprit ensuite de défaire l'autre de son boxer avant que celui-ci ne relève brusquement la tête, gêné et ayant compris les intentions du brun. Ce dernier vint déposer un baiser rassurant sur la bouche du blond avant de descendre à nouveau pour achever le geste initié et envoyer le sous-vêtement rejoindre le sol à son tour, libérant le membre durci de plaisir de Newt. Lentement, Thomas vint poser sa main sur l'érection de l'ancien second, la caressant d'abord avant d'y poser délicatement sa bouche tandis que ce dernier laissait échapper un soupir de plaisir. Le brun effectua de lents va-et-vient savourant les gémissements de son homologue ainsi que son visage déformé par le plaisir alors que ses mains se perdaient dans ses cheveux et que des « Tommy » plaintifs franchissaient avec ardeur ses lèvres pincées par le plaisir accroissant le propre désir du plus jeune dont le caleçon se faisait de plus en plus serré.
Puis Newt, sentant la libération proche, le signala à son Tommy, l'invitant à venir rejoindre ses lèvres laissées à l'abandon pour que celles-ci puissent retrouver avec gratitude leurs jumelles. Le pantalon de l'ancien coureur vint frotter contre le bassin du blond, lui rappelant que seul lui était entièrement dévêtu. D'un geste doux mais rapide, il bascula son corps, se plaçant ainsi à cheval sur Thomas qui se retrouva avec surprise étendu sur le lit. Newt haussa un sourcil provocateur avant de parcourir de sa langue le corps sculpté de son cadet qui ferma les yeux pour savourer pleinement le contact. Le blond défit ensuite le bas de son partenaire, lui ôtant également le sous vêtement qui le serrait et laissant apparaître l'érection de Thomas que l'aîné prit aussitôt en main, arrachant au brun un hoquet d'étonnement et de plaisir, profitant de l'initiative de Newt avant d'inverser à nouveau vigoureusement les positions tandis que le désir s'immisçait et croissait au travers de chacun des pores de sa peau. Là, le brun se stoppa, plantant ses pupilles noisette et alertes dans celles de son partenaire comme s'il pressentait une prise de parole de l'autre qui ne tarda pas à détourner le regard avant de chuchoter :
« Tu sais…Je ne l'ai jamais fait…en le voulant moi aussi je veux dire…enfin tu vois ? bredouilla-t-il gêné et légèrement apeuré par les pénibles souvenirs qui tentaient de refaire surface en lui.
_Si tu n'en as pas envie, rien ne t'y oblige Newt. Jamais je ne te forcerai à faire quelque chose que tu ne veux pas et je n'ai pas besoin de ça pour être heureux avec toi » susurra le brun tandis qu'il caressait avec douceur le visage angélique de son amant.
Newt se sentit envahi d'une bouffée d'oxygène aux paroles de Thomas qu'il savait sincères. Lui non plus n'avait pas besoin de ça pour être heureux près de son Tommy mais ce soir, il en avait envie. Il voulait se donner à l'ancien coureur, il voulait que ses affreux souvenirs s'effacent dans les bras de l'homme à qui il avait confié sa vie, celui avec lequel il voulait passer le reste de ses journées. Alors, pour seule réponse, il attira à nouveau le brun contre lui, initiant un baiser dans lequel il s'abandonna complètement, caressant la langue du brun avec avidité, menant le ballet avec plaisir et électrisant ainsi tout le corps de Thomas auquel il s'évertua à transmettre tout l'amour qu'il nourrissait. Ce dernier, conforté par le baiser donné par son aîné, tenta de le préparer avec le plus de douceur possible, glissant d'abord un doigt en lui, puis deux attendant que l'autre ne laisse transparaître des signes de plaisir avant d'introduire un troisième doigt. Puis il revint se placer au-dessus de Newt qui le regarda avec confiance avant de fondre à nouveau sur les lèvres du blond pour que leurs bouches se retrouvent, ramenant les mains du blond de part et d'autre de son visage fin.
II s'arrêta un instant, fixant son aîné pour avoir la certitude qu'il était prêt, ce à quoi l'autre répondit d'un hochement de tête silencieux. Là, il entrelaça leurs doigts avant de pénétrer le plus doucement possible son aîné qui grimaça de douleur tandis que de petites larmes vinrent naître sous ses yeux. Thomas vint embrasser avec amour chacune des paupières humides du blond, patientant, malgré l'effort que cela lui demandait, que l'autre s'habitue à sa présence. Il continua à couvrir l'ancien second de baisers sur chaque parcelle de son corps jusqu'à ce que celui-ci lui fasse signe de bouger et que le brun n'entame alors de lents va-et-vient. D'abord immobile, Newt s'abandonna ensuite entièrement à son amant, savourant l'union de leurs deux corps et répondant aux mouvements de Thomas en mouvant son bassin. Conforté par les gestes de son aîné, l'ancien coureur accéléra le rythme, se laissant envahir par un flot d'émotions indescriptible tandis que Newt répétait des « Tommy » étouffés de plaisir, serrant un peu plus les mains enlacées aux siennes avant que tous deux n'atteignent simultanément le paroxysme dans un soupir d'extase partagé. Ils échangèrent un nouveau baiser tandis que Thomas se retirait lentement pour venir s'étendre aux côtés de Newt qui se blottit amoureusement contre lui. Le brun embrassa alors le front encore humide de son homologue avant de l'entourer de ses bras tandis que ses yeux commencèrent à faiblir sous la fatigue.
Le blond colla un peu plus son corps frêle à celui de son amant, profitant pleinement du bonheur d'être enfin blotti contre celui qu'il aimait.
Thomas ne voulut cependant pas se laisser immédiatement emporter par le sommeil, n'ayant pas pu assouvir tous les désirs qui le rongeaient depuis si longtemps. Alors il s'approcha un peu plus de l'oreille de l'ancien second dont les yeux se fermaient et se rouvraient en signe d'une lutte presque déjà perdue contre la fatigue qui le gagnait avant de murmurer :
« Je t'aime Newt » soupira-t-il tandis qu'il fermait les yeux à son tour.
L'interpellé sourit à ces mots, se laissant envahir par le plaisir que cela lui procurait de les entendre enfin prononcés par celui duquel il était épris, avant de venir poser ses lèvres sur celles de son amant et de se laisser emporter dans une nuit réparatrice. Une nuit sans cauchemar, à laquelle Newt s'abandonna entouré par deux bras protecteurs qu'il n'aurait lâché pour rien au monde.
