Heyyyyyy ! Ça fait un peu longtemps... Un peu... OUI BON C'ÉTAIT LA RENTRÉE. Et j'ai vraiment pas trop le temps d'écrire tous les jours comme une diiiiingoooo vous voyez ? xD Mais j'aime tellement écrire cette fic, que je la finalise toujours comme je peux ! Alors j'espère que ce chapitre va vous plaire, vous apprenez pas mal de choses !
Je ne réponds pas aux reviews, au prochain PROMIS. Pardonnez moi mais pour moi il est un peu tard et ça prend énormement de temps. :)
Bon beh... Je vous souhaite une très bonne lecture dragonniers ! Et... :D
Chapitre 4 : Bienvenue à Pendragon.
Les terres de Pendragon étaient riches et tellement belles qu'elles émerveillaient chacun. Le château et les huttes alentours étaient assez anciens mais tout de même décorés de façons typiques. La plupart des structures en bois possédaient des gravures en runes dorées. Le ciel était dégagé et toute la flore était verte et vivante. D'ici, Pengon parvenait tout de même à garder les jardins et les lieux magnifiques. C'était incroyable.
Les sentinelles se dirigeaient à l'Ouest de l'île alors qu'au loin ils voyaient les Pèlerins et les Lumières entrés dans le bâtiment pendant que les Aliéné se dirigeaient vers les montagnes. Harold en avait tellement pleins les yeux de cet endroit, qu'il avait presque oublié que la main d'Astrid s'était détachée de son poignet. Les rangs supérieurs et les autres masters dans la cour, regardaient passer les nouvelles recrues avec un certain sourire aimable. Tout le monde paraissait heureux et détendu. Plus ils s'éloignaient, plus ils semblaient se rendre vers un endroit où le sol devenait plus rocheux et plus rugueux. Les arbres disparaissaient peu à peu et le paysage se dégageait. Bientôt, ils rejoignirent l'arène de combat. Elle était énorme. En regardant à côté de lui, Harold remarqua qu'aussitôt Astrid avait la bouche grande ouverte, les yeux pétillants.
« Allons, suivez-moi les Sentinelles ! Ne trainez pas s'il vous plait ! »
Daniel, le Master, passa l'entrée qui s'était relevée grâce à un mécanisme qu'un dragonnier venait d'actionner avec une manivelle. Ils entrèrent dans l'arène de combat et se mirent bien au centre en troupeau, regardant tout autour d'eux avec admiration.
« Pour ceux qui n'ont jamais entendu mon nom, je m'appelle Daniel. Je suis le Master primaire des Sentinelles, c'est moi qui vous guidera tout au long de l'année si le moindre soucis se fait parvenir. Ici… Bienvenue dans l'arène d'entrainement ! C'est ici que vous exercerez vos Entrainements Dragons avec Gueulefort, le Capitaine du port également et vos cours de dressages et pratiques avec Mr Brandelet. Vous y apprendrez à vous défendre, à vous battre corps à corps, à manier les armes de distances et de poings, et surtout à dresser votre dragon. Mais le programme ce sera à eux de vous l'expliquez.
- C'est magnifique. » Souffla Astrid.
Harold tourna alors le regard vers elle et se mit à sourire béatement.
« Comme vous le voyez, c'est suffisamment grand pour y contenir deux classes, de plus vous avez une pièce d'entrainement intérieur là-bas. – Il désigne une grande porte de fer, disposée contre le mur à l'opposé de l'entrée.- Vous pouvez y venir quand cela vous chante tant que cela reste en dehors des horaires de cours. Tant que vous évitez de massacrer d'autres élèves à coups de hache, tout se passera bien… »
Elle semblait totalement dans son élément ce qui la rendait encore plus belle qu'elle ne l'était déjà. Harold n'arrivait pas à reprendre court de la réalité et dut se mettre une bonne paire de claques intérieurement pour se ressaisir. S'il commençait déjà à craquer sur une fille le premier jour, il risquait de mettre son avenir en l'air, et ça, il en était hors de question !
« Nous allons maintenant faire un tour des cours pour que vous puissiez repérer les étables, les boutiques, la laverie et autre bâtiments qui peuvent vous être nécessaires. »
Tous en rang, les élèves suivirent Daniel à l'extérieur. Astrid avait reprit le poignet d'Harold et ne cessait de jeter quelques coups d'oeil rapide vers l'arène d'entrainement.
« J'adore cet endroit. Quand j'étais plus petite on en avait une près de chez nous et j'y allais souvent avec ma mère et mon père. Mais une fois que nous sommes partis j'ai dus m'y prendre par moi-même pour garder les mêmes techniques d'entrainements.
- Tu… T'entraines souvent ?
- Sans arrêt. C'est quelque chose qui me fait du bien. Ça me vide la tête et l'esprit et ça me permet de garder une forme constante.
- Et tes parents ? Enfin… Je veux dire… Pourquoi vous êtes partis ?
- J'ai… J'ai pas trop envie d'en parler. »
Génial Harold ! Tu es vraiment un idiot ! Mal à l'aise à l'idée d'avoir refroidi l'ambiance, il baissa la tête.
« Désolé…
- Tu ne pouvais pas savoir.
- J'ai une sale manie de faire que des bêtises. »
Astrid sourit. Ils traversaient à présent une énorme arche faites en pierres, un tunnel qui semblait se prolonger dans le château. Cette ouverture était située dans le deuxième bâtiment qui se trouvait être à l'opposé de l'arène de combats. C'était une prolongation du château, sauf que c'était une autre construction et celle-ci semblait mener derrière les grands murs de la forteresse.
« Et toi alors ? Qu'est-ce que tu aimes faire ?
- Euh… Ce que j'aime faire ?
- Oui ! Moi j'aime m'entrainer et toi ? Tu as une passion en particulier ?
- Disons que… J'en ai plusieurs… J'aime… Dessiner et… Fabriquer des choses.
- Des choses ? Du genre ?
- Ce qui me passe par la tête en fait.
- Mais ce sont des créations utiles ? Ou c'est juste…
- La plupart du temps c'est utile.
- Tu inventes des objets en fait.
- C'est ça.
- Ça alors, nous avons un génie parmi les Sentinelles, faut croire que Varek avait raison sur le fait que tu aimais te servir de tes mains.
- Ouais. »
Harold rigolait bien. Il semblait être de plus en plus à l'aise avec elle et ce n'était pas pour lui déplaire ! Il n'avait jamais vraiment parler avec des filles jusque là et on peut dire qu'il ne regrette pas d'avoir essayé. Astrid était une jeune fille vraiment intéressante et il était content de l'apprendre. Malgré son physique particulièrement attirant, il espérait profondément qu'elle ne gâche pas tout par une personnalité beaucoup trop superficielle. Et ce n'était pas le cas. Il était loin d'être déçu.
Bientôt, le bout du tunnel toucha à sa fin et ils purent arriver à la cour secondaire qui donnait un meilleur accès à la Montagne et à la grotte de Pengon. Il eut d'aborde cette ruelle là. Cette ruelle couverte, dans laquelle de petites huttes similaires à celles disposées dans la Première cour étaient posées un peu partout. Certaines étaient même encastrées dans les murs du château ! On aurait dit un centre commercial venu de leur monde d'avant mais celui-ci étant plus rustique, plus ancien, plus vivant et typique et surtout plus classe (et actuellement situé dans une grande ruelle couverte). Des petits dragons volaient un peu partout, certains étant perchés sur des batons de bois qui étaient accrochés au plafond par un fil. C'était vivant et musical. Les vendeurs étaient souriant et ne cessaient de jacasser avec les dragonniers qui venaient faire des achats. Il n'y avait pas trop de boutiques mais l'endroit était tout même incroyable. Des musiciens jouaient Dragon Age (Lindsey Stirling) dans un coin, leurs violons bien en main, le sourire aux lèvres, les yeux fermés, possédés par leur musique qui rendait heureux n'importe qui qui passait ici.
« The Shadows. Si vous vous décidez à passer ici de temps en temps, vous vous rendrez compte qu'ils ne quittent jamais leurs places ! Cria Daniel au dessus de la musique, personne n'a jamais réussit à comprendre comment ils font pour tenir en place depuis autant de temps. Ils jouent à cette même place depuis plus de 325 ans !»
Tout le monde retenut son souffle. 325 ans. Ces trois hommes paraissaient aussi jeunes qu'Harold ! Comment était-ce possible ?
« Pengon les garde en vie depuis qu'ils sont apparus. Le jour où vous entendrez leur musique s'arrêtée, vous aurez de quoi paniquer. Dit-il gravement avant de continuer sa route.
- Tu crois qu'ils se nourrissent comment ? S'exclama Astrid pour couvrir la musique de sa voix.
- Ils ne doivent pas manger ! Pengon doit faire tout le travail.
- C'est tout de même impressionnant ! Ils vivent de ça depuis plus de trois siècles !
- Hum… -Coupa une jeune fille- Je pense que si on leur enlève leurs violons, ils mourront avec. »
Astrid se retourna alors vivement puis elle poussa un petit cri de joie avant de venir se jeter dans les bras de la fille.
« Ingrid ?!
- Salut ma chérie.
- Nom d'un dragon mais je… Je ne m'attendais pas à ce que tu sois ici ! –Elle s'écarta-
- Ça fait un moment que je te vois moi –Elle rigole- J'attendais juste le bon moment.
- Je suis tellement heureuse de te voir ! »
À nouveau, les filles se donnèrent un câlin, riant de ces retrouvailles inattendues. Ils avaient fini par être les derniers du rang, les autres élèves les ayant doublés pour pouvoir suivre Daniel qui continuait sa route. Harold s'était stoppé et regardait les filles avec de grands yeux exorbitants.
« Je te présente Harold. Harold, voici Ingrid, c'est ma meilleure amie.
- Oh ! Ravi de faire ta connaissance !
- Moi aussi Harold. Il me semble t'avoir déjà croisé…
- Euh… Ouais euh… T'étais avec… La fille la…
- Ah ! Margaux ?
- Ouais. Grommela t-il.
- Pas agréable hein ?-Elle rigole- Je te jure qu'en vrai c'est une fille bien. Elle est juste… À connaître.
- Elle devrait quand même revoir ses bonnes manières. » Dit-il.
Ingrid rigola puis alors qu'ils suivirent le groupe, elle se tourna à nouveau vers Astrid.
« Je croyais que tu serais dans l'incapacité de venir. La dernière fois que tu m'as envoyé un message tu m'as dis que ton inscription serait invalide.
- J'avais pas vraiment à l'esprit cette idée de venir étudier à Pendragon… En vérité je n'avais même pas envie de remplir les papiers. Marmonna Astrid.
- À cause de…
- Oui.
- Je vois.
- Et toi ? Tu ne m'as pas donné de nouvelles depuis des mois.
- Je sais et j'en suis vraiment navrée, j'ai eu quelques soucis. Comme d'habitude… Tu connais l'ascension de ma vie. Déclara Ingrid en souriant.
- N'empêche que j'ai finis par croire que t'étais morte !
- Mais je t'ai envoyé un terreur !
- Je n'ai rien reçu du tout.
- Il a dut être intercepté par les Secondaires…
- Les Secondaires ? Demanda Harold.
- Les saletés de soumis du gouvernement d'Angleterre… Ça fait des mois qu'ils surveillent les irlandais.
- À croire que six guerres civiles en 5 mois c'est pas assez pour eux… Marmonna Astrid.
- Et les autres pays ne nous viennent pas en aide ?
- Harold, nous sommes en guerres avec la moitié de l'Europe, personne ne veut prendre le risque de se joindre à nous pour se faire laminer par une partie des européens qui les croyait innocents.
- Innocents ? Comme si nous avions commis des crimes !
- Ils considèrent notre alliance avec les dragons comme une trahison.
Sachant qu'en plus de ça, certains écossais ont carrément tourné le dos à la Bulgarie. Tu as entendu parlé de la guerre en 1639 ? Il y avait eu une énorme confrontation entre les Bulgares et les dragons. Il y a eu des millions de morts. Seulement, pendant ce combat, les écossais ont préféré partir à dos de dragons pendant que les bulgares se faisaient massacrer. Ajouta Astrid.
- Et ils croient que les dragons sont les seuls responsables et tyrans sur cette Terre…
- Ouais. Alors que les véritables enfoirés… C'est les Hommes. »
Un silence parcouru les trois adolescents avant que la voix de Daniel ne vienne à nouveau les intercepter.
« Vêtements, armadas, nourritures, livres, selles et autres boutiques bien trop intéressantes sont situées à cet endroit. La bibliothèque est un peu plus loin, tout à gauche. Vous avez également tout ce que de simples personnes pourraient trouver nécessaires : coiffeur, salon de beauté, restaurants… »
Ils passèrent à nouveau une arche qui cette fois-ci menait bien à l'extérieur, sur un terrain d'herbe magnifique, dehors, qui semblait être l'endroit parfait pour se poser avec une bande d'amis. Ils croisèrent alors les Aliénés qui semblaient avoir fait le tour de cette cour secondaire. Deux jumeaux interpellèrent Harold et les filles au milieu de la route.
« Hey ! Hey ! Vous allez voir c'est trop énormeeeeeeee !
- Énorme ! Dingue ! Complètement fou !
- DES BARRES !
- Explosif !
- Ahhhhhhhhhh le Grand Puissant Poulet nous demande t-il préparer nos expériences ici frangine ?
- Je le pense mon cher Thorston ! OH ATTENDEZ !
- AHAHAHAH ! Mais oui ! »
Puis ils partirent en courant rejoindre leur groupe.
« ATTENDEZ NOUUUUUUUUUUUUUS ! »
Le trio rigola fortement en regardant avec amusement les deux idiots s'éloigner.
« C'est bien des Aliénés tiens. Soupira Astrid.
Un peu plus loin, prêt du chemin de la montagne, un énorme bâtiment rempli de monde s'imposait.
« Là-bas vous pourrez laver vos futurs dragons. C'est également un centre de soins. Nos plus grands dragologistes et médecins y travaillent. Un peu plus à droite, vous avez le laboratoire. Un de vos cours principaux s'effectuera à l'intérieur. »
Daniel était sérieux et pas forcément très souriant mais on voyait qu'il était très gentil de nature quand même. Il semblait être amoureux de Pendragon, autant que la vieille folle de Lydiana. Pendant encore de longues minutes, il fit visiter d'autres endroits tout aussi intéressants aux élèves qui le suivirent sans hésitation ! Émerveillés par tout ce qui les entouraient, ils débattaient entre eux et sympathisaient de plus en plus avec d'autres personnes qui jusque là leur étaient inconnues. Lorsqu'ils firent demi-tour pour retourner à la cour principale, ils en furent presque dégoutés tellement qu'il trouvait cet endroit magique. Mais toute bonne chose avait une fin et puis… La visite n'était pas finie ! Lorsqu'ils atteignirent le château, ils s'arrêtèrent devant les énormes portes devant.
« Bien, patientez ici quelques instants, je reviens dans quelques minutes. »
Et Daniel disparu à l'intérieur. Les élèves en attendant, se regroupèrent rapidement entre eux, discutant passionnément de ce qu'ils venaient d'observer.
« Tu viens d'où Harold ? Demanda Ingrid.
- De Beurk.
- Connais pas… Dit-elle en réfléchissant.
- Ah si ! Je crois que j'y suis déjà passée brièvement personnellement…
- Ah bon ? C'est un coin mort pourtant. Ria t-il
- J'sais pas mais le nom me dit vaguement quelque chose pourtant. Sourit Astrid.
- Et vous alors ? Je… Je suppose que vous venez du même endroit…
- Hum et bien figure-toi que non.
- Oh.
- On s'est rencontré d'une manière pas très délicate mais… Au final… Ça a bien marché.
- Nos villages étaient ennemis. »
Harold esquissa un sourire et imagina un instant ces deux amies se faire la guerre pendant des années avant de supplier d'être pardonnée. Ils discutèrent encore un petit instant avant que Léanne et Emma ne viennent rejoindre leur amie qu'elles n'avaient pas revue depuis tout à l'heure.
« Astrid ! »
La blonde leur fit un grand sourire et les invita à entrer dans la troupe.
« Où tu étais ? On t'a cherché partout ! Enfin je veux dire… T'as disparu comme ça. On était paumé. Ria Emma
- Désolée les filles ! J'ai fais le chemin avec Harold –Elle le regarde- et ma meilleure amie, Ingrid m'a rejoint par la suite.
- Enchanté ! S'exclama Emma, mais dis-moi c'est pas toi que Varek cherchait ?
- Si c'est moi. Sourit-il timidement.
- Oh. »
Astrid aurait juré voir Emma rougir légèrement. Elle se tourna alors vers la rousse qui avait gardé le silence jusqu'à présent. La bouche entrouverte, elle fixait Harold, les yeux écarquillés de frayeur comme si un instant elle venait de voir un fantôme. Sa chemise était bizarrement assez serrée à son col et ses mains serraient le bas de sa jupe.
« Léanne ? »
Toujours aucune réponse. Une série d'images ne cessaient de lui traverser l'esprit comme un vieux souvenir… Harold était totalement gêné, incapable de comprendre pourquoi elle le scrutait de cette façon, ses yeux gris grandement ouverts.
« Tu… »
Elle semblait avoir reprit la parole.
« Je… Je t'ai vu. »
Tout le monde garda le silence, leur attention sur Léanne.
« P-Pardon ? Bégaya le jeune homme.
- Je t'ai vu… Dans mes visions… Dans… Dans le feu… Tu…
- Hein ? Attendez je ne comprends pas, il se passe quoi exactement ? » Demanda Ingrid.
Les traits d'Harold se détendirent. Il observa un instant la jeune femme avec attention, tentant de la rassurer un maximum.
« Qu'as-tu vu sur la pierre ?
- Je… »
C'est comme si quelque chose venait de l'empêcher de respirer. Une douleur affreuse se fit sentir à ses tempes et tout à coup, elle fut prise de convulsions impressionnantes. Son corps tremblait fortement et ses yeux étaient devenus horriblement blancs.
« Léanne ! S'écria Astrid, merde tenez la ! »
Emma et Ingrid firent en sorte de la maintenir en place sur ses jambes mais elle s'effondra au sol, elle poussait de petits cris stridents comme si elle croyait que son cerveau allait explosé à tout moment. Tous les élèves des Sentinelles étaient regroupés autour d'eux, main sur leur bouche.
« Harold, touche la.
- Pardon ?
- Touche la je te dis ! »
Il s'exécuta sans réfléchir et se baissa alors pour venir toucher le bras de la jeune femme. Il sentit une drôle de sensation le parcourir. Une sensation pas désagréable mais extrêmement froide. Il avait l'impression de recevoir des ondes certaines de son corps. Lorsqu'elle reprit connaissance de la réalité quelques longues secondes plus tard, il se décolla puis il resta légèrement en arrière, incompréhensif.
« Léanne, tu vas bien ? » Demanda Emma.
La jeune fille toussa doucement, essoufflée puis elle reporta son attention vers Harold, ses yeux pénétrant les siens. Le jeune homme ressentit une drôle de sensation au creux de son ventre, une certaine connexion qui semblait le relier à cette fille. La rousse esquissa alors un léger sourire.
« Quelqu'un peut me dire ce qu'il vient de se passer ?! S'exclama Ingrid.
- Une prophétie. Annonça Astrid.
- Pardon ?
- Les prophéties ! Ils en parlent dans les livres !
- C'est pas comme si on en lisait tous les jours nous… Soupira Emma.
- Pas besoin ! Vous en avez forcément entendu parler ! Ça arrive fréquemment chez les nouveaux venus de Pendragon. Lucy aussi a eut des visions lors de son passage, non ? Ce sont des prophéties ! Elles sont destinées à être produites lorsqu'on en à la première fois mais à chacun de nos actes elles se mettent à s'altérer. Harold est sa prophétie ! Elle a vu ce qui allait lui arriver ! Elle est alors tombée dans une profonde pensée. La prophétie différait ! Quand il la toucher, son geste la changer ! Quelque chose venait d'être créé. Un changement en particulier. Quelque chose de meilleur avait été prédit. »
Harold et Léanne continuaient de se regarder avec intérêt comme s'ils venaient d'apprendre quelque chose d'incroyable à leur sujet.
« Où as-tu appris ça Astrid ?
- Beaucoup de monde le sait Ingrid, il faut juste savoir les repérer.
- Pourquoi a t-elle eu des visions et pas nous ? Demanda Emma.
- Parce que nous sommes amenés à faire de grandes choses. » –Coupa Léanne alors qu'Astrid s'apprêtait à parler.-
La rousse se releva alors difficilement et soupira. Les autres élèves étaient repartis à d'autres occupations mais ne cessaient tout de même pas de jeter quelques regards indiscrets dans sa direction.
« La plupart des dragonniers qui ont des visions pareilles sont choisis.
- Par qui ?
- Personne ne le sait Harold. Répondit Astrid.
- Mais ce que tout le monde sait c'est que… Ceux qui en ont, sont admis à faire quelque chose qui changera toute une vie.
- Par exemple ?
- La tienne. »
Harold reporta son attention vers Léanne.
« Tu es ma prophétie. Ça veut dire qu'un de mes actes changera profondément ta vie pour toujours.
- J'y comprends rien…
- Harold. Si tu es dans la prophétie de Léanne c'est que forcément il se passera quelque chose de mauvais… Souffla Ingrid en inspirant difficilement.
- Et… Et Lucy ? On a le droit de savoir…
- Non. Le stoppa Astrid, dévoiler entièrement une prophétie pourrait coûter la vie de n'importe qui, changer le futur et surtout… Tuer le porteur de la prophétie et également le magon.
- Magon ?
- Toi par exemple. Celui qui fait partit de la prophétie. »
Harold était totalement paumé. Le sourcil relevé, il tenait de tout remettre en ordre. Mais au fond de lui… Il ne pouvait pas croire qu'une chose pareille était possible. C'est vrai, c'était totalement idiot ! Quel prophétie ! Il est à Pendragon ici, il apprendra à dresser des dragons c'est pas comme si sa vie était condamnée !
« Je peux pas croire une chose pareille.
- Harold, il y a énormément d'élèves qui sont comme elle. Ce n'est pas un cas unique !
- Pourquoi maintenant ?
- Nos destins sont tous reliés une fois que nous passons sur la pierre. Notre ancienne vie est effacée. Notre âme est reliée à Pengon, sa vie aussi… Normal que les prophéties parviennent sur de bons élèves ! Tu as vu tout ce qui menace l'école depuis des siècles ? »
Harold garda le silence.
« Je suis désolée. Moi aussi j'aimerai tellement ne pas… Murmura Léanne.
- Ce n'est pas grave… C'est moi qui suis désolé… Ce n'est pas ta faute.
- Du coup… Je dois faire en sorte que tu ne te fasses pas tuer. Dit-elle d'un sourire narquois.
- Et moi de même. » Sourit-il.
Astrid avait délicatement reprit doucement le poignet d'Harold ce qui le fit légèrement rougir. La voix de Daniel avait résonné à l'entrée pendant que les Lumières et les Pèlerins sortaient du château pour faire la visite des cours principale et secondaire.
Léanne avait alors préféré s'éloigner, trop étouffée par la foule d'élèves. Elle avait surtout besoin d'être seule, c'était une de ses principales envie la plupart du temps. Elle n'aimait pas trop la foule, détestait être entourée de monde et angoissait à chaque fois qu'elle s'imaginait devoir se présenter à quelqu'un de nouveau. Elle était misanthrope et ochlophobique et ça la complexait beaucoup par moment. De base, elle avait une certaine réticence pour le genre humain… Assez spécial non ? Pourtant, croiser des gens de partout ça l'angoissait au plus haut point. Elle n'aimait pas la nature principale des Hommes. S'en était une, oui, mais c'était trop dur à expliquer et pas grand monde pouvait comprendre. Ses amis les plus proches savaient très bien qu'elle aimait être seule la plupart du temps, c'est pourquoi ils s'en soucient point lorsqu'elle disparaît sans motif. Elle était très discrète la plupart du temps… En fait, les gens pensent la connaître rien qu'en la voyant, pourtant, en vérité… Il se trouve que derrière ce visage se cache plusieurs masques…
« Léanne, je t'ai déjà dis de pas passer autant de temps près de la falaise. Ça va finir très mal !
Maman ! J'ai 18 ans ! Je ne suis plus une gamine.
Si jamais j'apprends que tu as glissé ou que…
Je fais attention. Je te jure. »
Sa maman était toujours inquiète pour elle. Beaucoup trop même. Une chose est sûr elle n'était jamais parvenue à couper le cordon ombilicale mais pour Léanne, c'était déjà fait. Elle se voyait déjà partir à l'autre bout du monde avec son dragon. Partir voyager loin de chez elle… Profiter de la vie comme elle aime. Elle aimait cette falaise car de là-haut, elle parvenait à y voir le monde. Elle y voyait de vastes terres et de forêts vertes. Elles voyaient les aigles voler haut dans le ciel et elle sentait le vent lui caresser le visage. En fermant les yeux, elle s'imaginait toujours dans le ciel, survoltant les nuages à la recherche de d'autres petits dragons impatients. Elle aimait la liberté. Elle souhaitait au plus profond d'elle vivre sa vie du mieux qu'elle le pouvait, découvrir de nouveaux horizons, de nouvelles espèces, observer la nature et photographier deux, trois jolis coins.
Aller à Pendragon allait la changer au plus haut point. Déjà, elle quittait sa petite maison dans la forêt et sa mère mais surtout, elle abandonnait cette certaine liberté qu'elle avait en courant jusqu'à la falaise tous les jours. C'était ça son bonheur.
Allait-elle le trouver ici ? Là était la question.
Le plus dur ça a été de partir et sans mentir, c'était tellement douloureux qu'elle s'est effondrée. Elle a enlacé fortement sa mère qui après tant d'années était tout pour elle et elle a pleuré contre elle.
« Ce n'est rien mon ange, tu verras, tout ira bien là-bas.
- J'ai pas envie de partir…
- Il le faut. Tu vivras de grandes expériences ! Tu ne regretteras pas d'être partis…
- 5 ans…
- 5 ans de pur bonheur.
- 5 ans loin d'ici…
- Ce n'est qu'un au revoir ma fille… »
Elle a essuyé ses larmes sur ses joues et elle a déposé un doux baiser maternel sur son front. Après ça, Léanne ne s'est plus retournée pour observer derrière elle tout son bonheur qui s'évaporait… Comme s'il n'avait jamais existé.
Une fois qu'ils eurent visités une partie du château, les Sentinelles durent se retrouver à un endroit bien précis.
« Les Sentinelles vous êtes tous là ?
- Oui ! Hurlent-ils à l'unisson.
- Bien. Vous allez me suivre jusqu'à la Grande Salle aussi surnommée le Domaine. Arrivez là bas vous y trouverez votre place. Pour cette première, nous réunissons les tables en fonction de votre classe mais en général, les tables sont mélangées normalement. Le directeur vous fera son speech et après quelques annonces, vous recevrez vos emplois du temps. »
Daniel souriait, comme si cela lui rappelait ses premières années à Pendragon. Il engagea alors une marche dynamique vers le lieu-dit. Le Domaine se trouvait à l'entrée. Une grande porte à gauche dominait le Hall du château et en vérité, les élèves pouvaient aussi rejoindre cette Grande Salle de l'extérieur.
« Harold, tu trembles légèrement. » Souffla Astrid en resserrant ses doigts autour de son poignet.
- Oh. Ouais. J'ai… J'ai un peu le trac.
- Pourquoi ?
- J'sais pas. Je me dis que cette fois c'est pour de bon. »
Astrid lui adressa un doux sourire.
« C'est pour de bon. »
Les portes s'ouvrirent et aussitôt que les élèves s'engouffrèrent à l'intérieur, une pointe d'exclamation traversa les rangs. Le Domaine portait parfaitement son nom ! C'était… Le NID des dragonniers. Un énorme nid. Un grand hall géant dépourvu d'énorme colonnes sur lesquelles des runes dorées étaient gravées. Les murs étaient remplis de fenêtres, de hublots et de perches en bois où des dragons semblaient rentrer et sortir en grand nombre ! Des grandes banderoles différentes décoraient une partie de la salle. C'était les blasons des maisons ! Le premier rouge et noir avait un énorme dragon vert brodé sur lequel les lettres SENTINELLES étaient marquées. De même pour les autres, le nom de chaque classe était parfaitement définit. Chez les lumières le blason était de couleur jaune et blanche, portant un dragon entièrement blanc, chez les Aliénés la couleur bleu, vert et blanche étaient portés sur le blason, dévoilant un dragon légèrement rouge, complètement loufoque ! Et chez les pèlerins, le blason, entièrement fait de noirs et de verts, montrait parfaitement la personnalité de la maison grâce au terrifiant dragon noir qui dessinait la lettre P de PELERIN sur la banderole. Des chandelles et de grandes bougies étaient alignées un peu partout et un énorme plafonnier sculpté en or était accroché au plafond ce qui éclairait merveilleusement la salle dont les tables et les chaises étaient typiquement faites au style de l'école. Toutes les tables avaient été alignées pour permettre aux classes de se repérer. Les sentinelles se dirigèrent sous les yeux des Aliénés, des Lumières et des Pèlerins déjà installés, vers leur table respective où des anciens élèves et des masters les attendaient. (Ils n'étaient pas beaucoup.)
oOo
Tous les enseignants étaient debouts, alignés, le directeur au milieu. Un silence de mort régnait dans la Grande Salle, chaque élève qui attendait patiemment que Mr Wester ouvre la bouche. À la table des Lumières, certains semblaient déjà avoir trouvé leur modèle de l'année.
« Tu te rends compte qu'il a réussit à dresser un Escouflenfer* !
- Varek, parle moins fort ! Chuchota Lucy.
- C'est un des dragons les plus puissants qui existent ! Tu savais qu'il…
- Il y a énormément de choses que j'aimerai savoir mais pour l'instant je ne pense pas que ce soit véritablement le moment ! »
…
« Bonjour à tous. Bienvenue à Pendragon.
- Il nous l'a déjà fait celle-la non ?
- La Répartition semble s'être très bien déroulée. Cette année, il semblerait que le nombre de bodrons est entièrement diminué, ainsi, nos exclus sont au nombre de seulement 12 ! »
Une vague d'applaudissement se mit à retentir sans que les nouveaux ne puissent véritablement comprendre pourquoi.
« Il semblerait que les générations deviennent plus accessibles au fil des années. C'est sûrement un grand atout mais également un grand danger pour nous tous. Comme vous le savez surement, nous sommes entrés en guerre contre des pays du monde entier depuis des siècles. Nos terres ont été brûlées, nos familles détruites et il semblerait que nous devenions de plus en plus faibles. Les dragons sont notre force, notre volonté. Sans eux, vous mourrez. Sans eux… Vous disparaissez de cette terre. À partir de ce jour, votre rôle de dragonnier sera à choisir mais surtout à prendre au sérieux. Je ne veux en aucun cas entendre que de sales petits cons viennent ici pour foutre la merde au sein de notre Domaine. J'espère que c'est bien clair ! Il y a des règles ici alors à partir de demain vous fermerez gentiment vos petites gueules d'innocents et vous commencerez sérieusement à bouger vos tas de graisses. Vous n'êtes pas ici pour jouer aux fainéants. J'espère que je me suis fais bien entendre ! »
La voix du directeur résonnait horriblement. À mesure que son discours avançait, il semblait perdre petit à petit son calme et finissait même par totalement se mettre à crier. Varek avait la bouche grande ouverte, non pas de choc mais d'admiration alors que le reste de la salle semblait vouloir disparaître 100 000 pieds sous terre.
« Dès demain, vos cours commenceront. Vous allez recevoir vos emplois du temps au début du repas. J'espère que vous êtes motivés car vous allez sérieusement morfler pendant vos premiers jours. »
Certains anciens avaient vigoureusement hochés la tête en haussant fortement les sourcils pour montrer leur accord à cela.
« Je souhaite que chacun fasse preuve de solidarité et de bon sens. Je veux en venir au fait que les différentes maisons n'ont pas été créées pour que des conflits éclatent entre elles. Vous avez été classé en fonction de vos capacités. Un sentinelle sera surement plus courageux et plus rapide qu'un Lumière mais il n'aura surement pas la même dose d'intelligence. »
Des rires commencèrent à résonner parmi les rangs.
« Ce n'est pas une façon de montrer les faiblesses des gens. Pourquoi rire ? Vous êtes tous différents mais vous venez tous du même monde apocalyptique. Vous êtes des dragonniers. Vous êtes forts, brillants, cinglés et arrogants. Vous tous réunis, vous êtes une arme de destruction. Ne l'oubliez jamais. La guerre ne peut que persévérer si nous nous opposons les uns aux autres. Le peuple compte sur nous. Ils comptent sur VOUS. Vous êtes les derniers espoirs du pays. »
Tout le monde était accroché aux paroles du directeur qui semblait ne trouver aucun moment pour respirer. Toujours ses mains dans son dos droit, il fixait de ses yeux de faucons jaunes chaque élève avec férocité.
« Notre monde est différent de votre vie d'avant. Nous écrivons, nous mangeons et nous voyons les choses différemment. Lorsque vous avez posé un pied sur la pierre, vous vous êtes engagé à jamais auprès de Pengon. Briser ce lien pourrait coûter très cher à quiconque oserait s'y opposer. Protégez ce qui vous appartient et entrainez-vous chaque jour pour atteindre vos objectifs. C'est votre devoir. Si d'avance vous vous sentez incapable de tenir le rythme, vous savez où est la sortie. »
Personne ne manifesta le moindre signe, surement par peur que le directeur aux yeux de faucons ne vienne les étriper sur le champ. D'ailleurs, celui-ci étira un petit sourire de satisfaction puis tout à coup, il leva son poing.
« Bonne appétit à tous. »
Et il partit sans dire un mot de plus. Au même moment, une musique celtique se mit à retentir dans la salle et l'ambiance était tout à coup revenue à son comble. Les masters et les anciens discutaient et riaient entre eux comme si le discours n'avait jamais eu lieu alors que les nouveaux étaient complètement figés sur leur banc. C'est comme si la lumière était réapparue et que les ténèbres et le froid avaient disparu.
Certaines personnes s'étaient levées pour venir se mélanger aux autres tables et bientôt, les maisons furent mélangées comme l'aurait surement souhaité Mr Wester. Des serveurs et serveuses habillés de tuniques rouges et jaunes apparurent par les portes et servirent bientôt les tables. Ils étaient si nombreux qu'en quelques secondes à peine de grandes variétés de plats décoraient les tables.
« Ça alors…
- C'est super bien organisé ! Oh et… Mmmmm… J'ai une faim de loup ! S'exclama Varek.
- Tu parlais de quoi tout à l'heure ?
- Oh de… -Il prend une cuisse de poulet dans un des plats dorés sur la table- Je… Sais plus.
- D'un dragon ou je ne sais pas quoi…
- Oui ! l'Ecousflenfer… Ah ! Du lait de Yak chaud !
- Var…
- Ah vous voilà ! Quelle galère ! J'ai l'impression d'avoir parcouru des kilomètres pour arriver jusqu'à vous ! C'est blindé de monde ! »
Harold venait d'arriver, légèrement essoufflé. Il se laissa tomber sur le banc à côté de Varek.
« Attention… Désolé, je m'incruste un peu. Dit-il à une fille à côté de lui.
- Pas grave huh ! Gloussa t-elle.
- Alors les gars…
- Merci mais je suis une fille moi.
- Pardon Lucy ! Rigola Harold.
- T'as l'air bien chez les Sentinelles Harold… N'est-ce pas ? Demanda Varek avec un sourire narquois alors qu'il croquait dans sa cuisse.
- De quoi ?
- T'es bien entouré… »
Varek lança un regard à Lucy qui se mit automatiquement à sourire aussi, fixant Harold avec pleins de sous entendus.
« Ah… Hein ? Mais de quoi vous… Oh ! De la daurade…
- Sérieux y a de la bonne viande et toi tu vas manger du poisson ?
- C'est bon le poisson ! Et puis j'ai pas faim.
- T'as jamais faim… Marmonna Varek.
- Oui et d'ailleurs vous parliez d'entourage ou j'sais pas quoi.
- Elle est gentille Astrid. » Lança son ami tout à coup.
Harold lâcha alors tout à coup sa fourchette accidentellement, se raclant la gorge alors qu'il sentait ses joues légèrement chauffées.
« Ah… Euh… Oui oui… »
Lucy ricana dans sa manche en se disant fortement qu'il était très mignon lorsqu'il était gêné de cette façon. Varek se sentit quant à lui très satisfait mais il ne se décida pas à embêter plus que ça son meilleur ami à propos de cette fille.
« Et vous alors ? Vous avez fait connaissance avec des gens ?
- Non pas vraiment, dit Lucy, on était trop abasourdi par ce qui nous entourait.
- Mmm bl… gl… Lgru magmmifiqgle.
- Varek on comprend rien ! Rigola Harold.
- -Il avala sa bouchée- La rue était magnifique ! Les boutiques bondées et colorée, l'architecture de l'arche et du tunnel… Les musiciens la…
- The Shadows. C'est comme ça qu'ils s'appellent. Daniel nous la dit.
- C'est qui ? Demanda Lucy.
- Notre Master primaire.
- Oh ! Nous il s'appelle Peter… Il est très… Bizarre…
- Non ! Il est juste très brillant ! C'est vraiment impressionnant !
- Varek ! Il a juste passé tout le chemin a récité les texte fondamentaux de Pendragon ! Ça se trouve il se comprenait même pas quand il parlait !
- Ça m'étonnerait.
- Bahhhh… Il savait même pas le nom des musiciens !
- C'était peut-être pas important.
- Mais plus intéressant que la date d'arrestation d'Arichide, le fameux dragonnier persécuteur qui a tué la bien-aimé de Pendragon !
- Bah tu t'en souviens ! La preuve c'est que tu t'interessais !
- Non. C'était ennuyant. Rigola Lucy. Et toi Harold ? Il est bien votre Master ?
- Discret et assez silencieux. Mais on voit qu'il est amoureux de cet endroit. Après j'avoue ne pas avoir… »
Il marqua une pause et mangea une autre bouchée de son poisson. Il hésitait à leur parler de la prédiction de Léanne. Lucy aussi en avait eu… Et comme l'a si bien dit Astrid, si elle divulguait ses prédictions sans le vouloir, ça lui serait fatal. Il valait mieux oublier cette idée.
« Ne pas avoir… ?
- Non rien. »
Varek et Lucy se regardèrent perplexes puis sans demander rien de plus, ils replongèrent vers leur assiette appétissante. Bientôt, un groupe de jeunes femmes les rejoignirent.
« Faites un peu de place ! »
C'était Astrid, Ingrid, Emma et Léanne. Avec un grand sourire, les trois amis se décalèrent doucement pour qu'elles puissent s'asseoir à leur table.
« Salut Varek !
- Salut Léanne ! Et… Astrid. Rigola t-il.
- J'espère qu'on vous dérange pas trop. S'inquiéta la blonde.
- Non… Non. Répondit timidement Harold.
- On s'ennuyait trop là-bas, en plus on entendait les pèlerins de l'ombre gueulés, c'était trop chiant… Soupira Emma.
- Y avait l'autre salope de Margaux et Tanguy là…
- Le diable noir Léanne. C'est comme ça que tout le monde l'appelle.
- Ouais bah, ils se prenaient la tête pour des bêtises. C'était assez violent d'ailleurs et ça fatiguait tout le monde. »
Harold fixait longuement Léanne avec curiosité. Il avait encore du mal à se faire à l'idée que tous les deux avait un lien que seul la mort pouvait brisée. Lorsqu'elle tourna ses yeux gris vers lui, il ressentit à nouveau une onde électrique le traverser alors il baissa ses yeux vers son assiette ou par moment, vers Astrid.
« Tu sais, je t'ai vu dans les flammes.
- Hein ?
- Sur la pierre. Je t'ai vu dans ma vision. »
Tout le monde, en particulier Astrid se tourna vers Lucy avec choc.
« Tu m'as vu… ?
- Oui.
- Lucy c'est ça ?
- Et toi Léanne ?
- Oui.
- Ça veut dire quelque chose ? »
Un silence régna autour de la table. Ceux qui connaissaient la vérité préférèrent se taire, d'ailleurs, Ingrid venait de lancer un coup d'œil à la rousse pour lui faire comprendre qu'elle ne devait strictement rien dire.
« Je- je ne pense pas. Dit alors Léanne précipitamment.
- Parce que c'était vraiment très bizarre… Tu étais au milieu de…
- NON ! » S'écrièrent Emma, Léanne et Astrid en même temps alors qu'Harold se faisait de plus en plus petit.
Lucy sursauta puis elle fixa alternativement les trois filles en face d'elle avec crainte. Au même moment, la jeune fille venait de ressentir un léger pincement affreux à la tempe.
« Ça… Ça doit être un malentendu. Tenta de reprendre Emma.
- Lucy ne dit pas ce que tu as vu sur la pierre.
- Ingrid a raison. Assura Astrid.
- C'est quelque chose de personnel… Mentit-elle, Pengon te fait confiance.
- Oh. »
Lucy était mal à l'aise, elle sentait tout leur regard sur elle et elle aimait pas ça. Elle savait qu'ils cachaient quelque chose, mais au fond, elle ne voulait même pas savoir. Tout comme Harold, Varek avait préféré garder le silence même si en vérité, il était concentré sur une chose bien en particulier.
« Hum… Tu en veux ? Demanda t-il en tendant un plat à la brune qui se trouvait être assis en face de lui.
- Non merci, c'est gentil. » Sourit Ingrid.
Sans le vouloir, il se mit à rougir puis il baissa les yeux. Bientôt, la petite bande se mit à manger sans relancer de sujet en particulier. Et puis… Les masters primaires arrivèrent par les portes, des papiers pleins les mains puis ils cherchèrent leurs élèves des yeux.
« Ah ! Je pense qu'on va recevoir nos emplois du temps ! S'exclama Astrid avec joie.
- Elle est trop contente… Rigola Ingrid.
- Mais oui ! C'est trop bien ! J'espère que j'aurai du temps libre pour aller m'entrainer à l'arène.
- Du temps libre tout court, ajouta Emma, histoire qu'on puisse dormir entre deux…
- Alala Emma !
- Bah quoi !
- Je pense qu'on aura mieux à faire ! Rigola Léanne. Moi j'ai hate de commencer les cours de Dressage et Pratique.
- Il paraît qu'au début c'est pas très intéressant.
- Comment tu sais Ingrid ?
- Internet. Ça existe.
- Ça existait tu veux dire. Dit Lucy.
- Ouais… Ouais… C'est vrai.
- On en fera quoi de nos téléphones ? Vous pensez qu'on pourra les utiliser ?
- Ça m'étonnerait Emma. On va vivre dans le culte de l'école, pas sur qu'ils acceptent de nous voir avec nos portables à la main. Sourit Varek.
- On va écrire des lettres à la main ? S'exclama t-elle, ses lunettes tombant de travers.
- Surement ! Mais je trouve ça génial moi !
- T'es malade Léanne !
- Bienvenue au 22e siècle.
- 15e oui ! Tu parles d'un futur ! Même nos ancêtres de 2000 ils vivaient mieux que nous… Sourit Emma.
- Tu viendras avec moi à l'arène.
- Rêve Astrid.
- En fait Emma, elle voyait Pendragon comme un monde de Bisounours où les dragons étaient roses et blancs et crachaient des arcs-en ciels. Soupira Harold en ricanant.
- Et des cacas roses…
- Mais qu'est-ce qu'elle raconte ! Rigola Ingrid.
- Caca rose goût fraise tagada. Dit sérieusement Léanne.
- Caca rose goût fraise tagada et nutella.
- Pot XXL de préférence.
- Avec du gel de cauchemars monstrueux en boisson.
- Et des bonbons gouts caramels au beurre salés en dessert ! S'écria Léanne en dernière.
- Mmmmmmmmmmm… » Soupirèrent t-elles toutes les deux en même temps.
Il eut un silence très gênant durant lequel on entendait seulement le rire qu'Harold ne put s'empêcher d'éclater. Il en avait les larmes aux yeux et bientôt, les autres se mirent à le rejoindre alors qu'Emma et Léanne souriaient comme deux idiotes.
« Oh mon Thor, elles me font trop rire… Dit Harold en s'essuyant les yeux.
- Vous êtes vraiment pas bien toutes les deux, vous cachez bien votre jeu en vérité ! Lança Lucy en souriant.
- Vous êtes sûr que vous êtes pas chez les Aliénés en fait ? Demanda Astrid.
- J'aurai bien aimé…
- Ouais moi aussi…
- On a croisé deux jumeaux complètement dingues sur le chemin tout à l'heure, dit Ingrid, je suis sur vous vous entendrez super bien avec eux… »
Tout le monde ria encore quelques instants, jusqu'à ce que le master primaire des Lumières et des Sentinelles arriva près d'eux pour venir leur donner leur emploi du temps sans même leur adresser un regard. La feuille de Varek atterri dans son assiette ce qui le fit pousser un juron.
« Ils peuvent pas faire attention ?
- Comment ils savent qu'on est dans leur maison ? Demanda Lucy.
- Encore un don de Pengon je suppose. Répondit Harold.
- On est pas beaucoup aussi à être répartit chaque année ! En une visite, c'était simple de retenir les visages.
- Pas faux Astrid mais c'est fort quand même.» Sourit Emma.
Puis ils se turent et se concentrèrent sur leur feuille. Harold fixa avec attention chaque colonne qui semblait représenter un jour. Au dessus du tableau était marqué :
Veuillez trouver si dessous votre emploi du temps définitif de première année.
Harold Haddock : Sentinelle. Classe 1.
Mais le truc le plus bizarre, c'était les écritures qui étaient écrites en haut dans chaque colonne. :
Mànadagr, Tysdagr, Ooinsdagr, Porsdagr, Fjardagr, Laugardagr et Sunnudagr.
« Ok, quelqu'un peut m'expliquer ce que ça signifie ? Demanda Léanne.
- De quoi ?
- Les trucs dans les colonnes la… Ouinssdrage la…
- Ooinsdagr ! S'exclama Varek en riant, ce sont les jours de la semaine ! »
Tout le monde se tourna vers lui.
« Pendragon était un viking donc normal que ce soit écrit dans sa langue.
- T'es entrain de nous dire qu'on va devoir apprendre le viking la ? Demanda Harold.
- Pas apprendre. Il suffit de comprendre deux trois choses c'est tout ! Manadagr c'est lundi, Tysdagr c'est mardi et ainsi de suite…
- On va devoir apprendre les mois aussi ? Rigola Emma.
- Surement…
- TROP COOL.
- Cool ? Emma c'est pas cool du tout ! C'est trop chiant ! Protesta Astrid, c'est dix fois mieux de prendre une hache et de la BALANCER. - Elle cogne son poing sur la table, ce qui fait sursauter Harold- dans une cible dans le but de progresser. En quoi apprendre le viking ça va nous entrainer pour la guerre ?
- Ça doit bien servir à quelque chose, dit Lucy, on va bien faire de l'études de runes en cours ! Regardez… On a … 2h par semaine.
- Non moi j'ai 3h !
- Tu fais Mathématique et études théoriques en option aussi ! Normal Varek !
- Vous avez combien d'heures d'entrainements dragons et de dressage et pratiques les Lumières ? Demanda Astrid.
- Hum… Entrainement dragons 3h et dressage et pratique pareil. Dit Lucy.
- On en a 5 nous ! S'exclama Harold.
- Vous êtes des Sentinelles aussi ! Regardez, nous on a 5h de Dragologie… Et dressage pratique aussi. Mais je pense que ça, c'est pour tout le monde pareil.
- Bordel, c'est blindé, on a même pas un trou !
- On fini tout le temps vers 17h aussi.
- Imaginez ceux qui en sont à leur 5e année ! Soupira Emma.
- Non il paraît qu'on a moins de cours la cinquième année à cause des examens tout ça…
- J'espère que t'as raison Ingrid parce que sérieusement 5 ans comme ça j'y arriverai pas… »
Ils comparèrent leur emploi du temps encore une demi-heure, le temps de finir leur repas. Une fois que tout le monde sembla avoir fini, les Masters primaires appelèrent leur classe à les rejoindre. Lucy et Varek adressèrent alors un signe à leurs nouveaux amis Sentinelles puis ils partirent tous les deux dans leur rang.
« Nous allons aller dans la tour principale, c'est là que se trouve vos chambres. » Annonça Daniel.
Sur le chemin, Harold resta silencieux, laissant Astrid et Ingrid discutée entre amies de même pour les deux autres folles :
« Soyons clair, aucun prof ne pourra m'empêcher de fermer mes yeux si je suis fatiguée !
- Ok Emma, mais je te rappelle quand même qu'on est évalué au premier trimestre ! Te relâche pas dès le début.
- T'inquiète pas pour moi Léanne, j'ai toujours su faire la part des choses.
- C'est la nuit qu'on dort. Rigola la rousse.
- J'y arrive pas, je compense la journée. Je suis un peu comme un Fury Nocturne tu vois… Je file dans l'ombre la nuit…
- Bizarre.
- Arrête de rire, c'est une bonne comparaison !
- Ouais mais seulement, un Fury Nocturne c'est beaucoup plus agile et moins bourrin…
- Moi bourrin ? Tu veux que je te frappe ? » Rigola t-elle.
Pendant de longues minutes, après avoir gravis les marches de la tour, ils purent atteindre une longue entrée ouverte en forme d'arche qui semblait mener droit vers un grand couloir magnifique, pourvu de longues bougies et lampes sur les murs. C'était parfaitement éclairé et des portes en bois rustiques étaient disposées des deux côtés. Au bout du couloir, deux passages (à droite et à gauche) semblaient être la continuité des chambres.
Les Sentinelles passaient en premiers. Il valait mieux pour tout le monde d'y aller maison par maison pour ne pas que ce soit un bordel sans nom dans ce grand passage.
« Votre nom est affiché sur la porte de votre chambre, vous avez juste à chercher. Votre colocataire a été choisis quasiment aléatoirement même si nous avons tout de même fait en sorte de réunir les grandes affinités pour qu'il n'y est pas de confrontations particulières. Aucun changement n'est à disposer, pour réussir, vous devez coopérer.
- Tant que je retrouve pas avec Margaux la… » Marmonna Léanne.
Emma se mit à rire.
« Vous faites ce que vous voulez dans votre chambre, décorez la comme vous voulez et laissez entrer qui vous souhaitez tant que cela reste convenable… Si vous partagez votre chambre avec… -Il murmure- Malheureusement pour vous, un pèlerin, ce qui je comprends peut-être réellement déroutant…-Il réhausse la voix- Tâcher de ne pas devenir son ennemi, huh… Ce serait ballot de passer 5 ans de suite en compagnie de quelqu'un qu'on aime pas. Bien. Compris ? »
Les Sentinelles hochèrent la tête. Daniel se mit alors sur le côté pour que ses élèves puissent s'engouffrer dans le grand couloir.
« Oh et… J'avais oublié… »
Il stoppa alors Emma de son bras, qui souhaitait s'avancer la première. Il mit ensuite une grande boite devant son nez.
« Téléphone.
- Pardon ?
- Votre téléphone. Dedans.
- Mais…
- Ne discutez pas. Vous êtes à Pendragon ici. Vous n'êtes plus dans le monde moderne alors débarrassez-vous de votre téléphone là-dedans. C'est un ordre Dragonnier.»
Emma et Daniel se fixèrent longuement comme si un duel était entrain de se lancer. Décidant tout de même de ne pas se causer des ennuis certains, Emma préféra déposer son téléphone dans la boîte, en soupirant fortement d'agacement. Elle s'avança ensuite dans le passage. Les élèves se mirent alors à protester les uns après les autres pour ne pas se séparer de leur objet connecté.
« Fermez la ou je vous promets de mettre une heure de colle à chacun d'entre vous tous les dimanches jusqu'à la fin de l'année ! On va vous apprendre à fermer vos petites gueules quand on vous le demande ici…Vous allez voir ce qu'elle va devenir votre éducation avec Mr Wester bande d'insolants ! »
On entendit alors quelques marmonnements insultants puis le silence régna à nouveau, les élèves s'avançant un par un dans le couloir en prenant soin de déposer à contre coeur leur portable.
oOo
Harold prit du temps à trouver sa chambre, chaque fois, il voyait les autres entrés avec joie dans leur dortoir et pendant un instant il s'imagina qu'on l'avait oublié. Quelques instants plus tard, les pèlerins de l'ombre entrèrent à leur tour dans le couloir et il put apercevoir au loin Tanguy et Margaux se diriger à toute vitesse vers lui. Il se mit intérieurement à paniquer, et il dut fortement se retenir pour ne pas fuir à grandes enjambées dans la chambre d'Astrid et Ingrid qui se trouvait être au bout du couloir, avant l'intersection.
« Le voilà ton avorton maigrichon !
- Ferme la catin ! Tu me casses les couilles ! »
Harold venait de faire un léger bond : Tanguy venait de pousser tellement fort Margaux qu'elle avait mangé le mur violemment.
« Harold !
- Euh…
- Il faut que je te parle.
- On devrait… Déjà… Nos chambres…
- On s'en fou ! Plus tard ! Il faut que je te dise un truc important.
- Important ? »
Tanguy mit alors un bras autour des épaules d'Harold puis il s'abaissa légèrement pour lui dire quelque chose discrètement. Au même moment, Léanne accourut vers lui mais la fille aux cheveux rouge la retint par le bras.
« HÉ ! Lache-moi !
- Du calme la rousse, c'est pas le moment d'y aller.
- Qu'est-ce qu'il fait avec Harold, lui ?
- Qu'est-ce que j'en sais moi ! Il voulait juste lui dire un truc apparemment.
- Quoi ? »
Margaux se frappa le front.
« T'es conne ou t'es conne ?
- Ta gueule. Qu'est-ce qu'il lui veut ?
- Hé ! C'est pas mon pote ok ? J'en sais rien du tout ! Il a pas voulu m'le dire ! Alors retourne bouffer tes carottes et fiche moi la paix.
- Pardon ? »
Elle se rua vers Margaux et lui prit violemment son haut.
« Répète un peu sale p…
- Léanne ! »
Emma venait d'arriver en courant.
« Lâche-la, elle en vaut pas la peine. »
Toujours en la fusillant du regard, la rousse lâcha brusquement son emprise sur la jeune fille puis elle lança un dernier regard vers Harold et Tanguy avant de repartir aux côtés d'Emma, qui se trouvait être sa colocataire avec joie. Margaux affichait un sourire de sadique. Mais pour autant, elle repensa à ce que lui avait dit Ingrid : elle se faisait des ennemis avant de se faire des amis. Le problème c'est qu'elle avait vraiment une manie d'être agressive, c'était ce qu'elle était. N'ayant pas eut une enfance facile, elle a toujours dut vivre dans la peur et l'obscurité. Pourquoi devait-elle connaître la lumière avec les gens qu'elle côtoyait ? Elle, elle n'avait jamais pu connaître ça. C'était trop injuste. Elle préféra s'en aller pour retrouver sa chambre.
...
« Écoute, on est pas amis. Ok ? Je voulais juste te prévenir. C'était important que tu le saches.
- Je… Je…
- Ne dis rien. Méfie-toi, c'est tout. »
Tanguy s'apprêta alors à partir.
« Attends ! Comment tu sais ça ?
- Je le sais car j'ai vécu la même chose. »
Puis sans adresser la moindre affection amicale, le jeune homme que tout le monde compare au mal incarné s'en alla sans dire un mot de plus.
(Lightning Strike – Snow Patrol (Video de Jo Sch) : Musique Officielle de Pendragon.
Le ciel était couvert ce soir là. Une légère brise agréable se faisait ressentir mais cela n'empêcha pas Harold de sortir. Il était heureux d'apprendre qu'une partie du règlement de son école ne lui interdisait pas de sortir quand il le souhaitait, même si c'était en plein milieu de la nuit.
Il avait soigneusement mit son sweet à capuche vert foncé et avait rabattu la capuche sur sa tête pour ne pas avoir froid. Il marcha longuement, regardant à ses pieds les petits cailloux qu'il shootait par moment. Il sentait de petites gouttes tombées sur le bout de son nez mais il trouvait cela agréable. Pendant de longues secondes, il repensa éternellement à ce que lui avait dit Tanguy. C'était loin d'être agréable comme nouvelle, c'était même très attristant… Cela lui tourmentait l'esprit. Ayant traversé la cour principale, il se retrouva au bord de la falaise devant lequel il s'arrêta net. Il scruta le vide à ses pieds, le port de Pendragon qui s'étendait sur toute la largeur de l'île… Il aimait cet endroit. Il le trouvait magnifique. Les larmes aux yeux, il releva son doux visage vers la lune éclatante de blancheur. Ses yeux reflétaient sa lueur et toutes les étoiles semblaient pétillées une par une dans son regard d'enfant perdu. Des perles d'eaux coulaient à présent sur ses joues parsemées de tâches de rousseur et chaque instant de sa vie semblait repasser en boucle dans sa tête. Il esquissa un sourire. Il repensa à sa journée et franchement ? Il ne pouvait pas y avoir mieux. Il savait qu'à présent il ne serait jamais seul, toujours accompagné de ses nouveaux amis et qu'il pourra apprendre à vivre son plus grand rêve.
« Je ne te décevrai pas Maman… »
Il manquait son ami. Chêne était bien loin de lui. Il n'était pas là. Ça le déchirait. Mais pourtant, il la posa cette fleur. Il la laissa la, au milieu de cette colline perdue, ses pétales blanches éclatant à la lueur de la lune. Et il partit, la pluie commençant à s'intensifier dans l'obscurité de la nuit qui annonçait le début de l'hiver.
AHHHH Doux Jesus, ce cher Snow Patrol... MERCI. ^-^ J'espère que ça vous a plu, alors évidemment vous avez dut remarqué que j'ai finalement changé quelques imprévus. Au final... VOUS NE SAVEZ PAS LE SECRET DE TANGUY ET HAROLD AHAHAHHAHAHAHAHAHAHHAA.
J'avais envie de laisser un peu de suspens sur ça, pour l'instant vous savez juste que c'est légèrement "grave". x)
Beaucoup de personnages ont parlé, j'espère que ça ne vous a pas dérangé, faites-moi signe sinon.
D'ailleurs ! Si certains ont des idées quelconques sur des scènes que je pourrais intégrer dans les prochains chapitres, dites les moi en MP. :) Ça m'aidera fortement !
Merci beaucoup pour tout vos commentaires, vous êtes toujours aussi géniaux.
Pour le prochain chapitre, premier jour de cours et les jumeaux feront leur apparition plusieurs fois ! On aura un peu d'Hiccstrid et des surprises. :)
Bisous. Love.
D.F.
