1 : Divine créature.
Ce sac à dos ouvert, posé sur mon lit parfaitement fait, attend tranquillement sa routine nocturne. Il est 22h47 alors que je glisse soigneusement deux bombes de peintures, une fiole de cognac, quelques dessins, un carnet et des crayons dans ce fameux sac avant d'enfiler ma veste, d'y fourrer mon tabac, mes feuilles, mes filtres et mon briquet puis je balance ce sac sur une épaule. Je pends mon tel et mon casque avant d'ouvrir la porte. En sortant de ma piaule, je passe forcément par ce petit salon miteux où pionce cet alcoolo toujours plus rond que tous les ballons dans lesquels il a dû souffler au long de sa vie pour me diriger vers la sortie, mais avant d'ouvrir la porte d'entré pour sortir, j'entend dans un ronflement pathétique,presque drôle :
-Finis jamais comme moi Levi.
Un sourire m'échappe, je sais pas trop si c'est de l'amertume ou de l'attendrissement.
-Plutôt crever Kenny.
Puis je sors simplement de cette petite maison paumé en branchant mon casque pour démarrer une playlist. Pink Floyd.
Je vis dans le hameau le plus paumé de village paumé du coin. Et je connais tout ce qui l'entoure par cœur, tous ces chemins où les voitures passe en maudissant l'absence de goudron et les imperfections de la terre au sol, tous ces rochers en haut des collines où l'on voit les différentes civilisation lointaines, tous le meilleurs endroits pour observer les étoiles, toutes les maisons égarées, tous les chiens, toutes les lumières, toutes les vignes,tous les ânes de l'autre cinglé de vieilles, tout ce qui m'entoure,et je passe mes nuits à tout revoir, encore et encore, mais surtout à stagner dans une vielle maison abandonnée et complètement vide qui se transforme en ruine de jour en jour. Ces quatre murs protégé par un toit c'est la chose la plus personnelle que j'ai au monde,même si dans l'absolu législatif, ça ne m'appartient pas.L'intérieur des murs est recouvert de mes peintures, comme si taguer ce que je peux être est ma seule façon d'exister. J'ai finis par y installer ce que j'ai de plus personnel, ne trouvant nul part ailleurs un endroit où ma solitude peut devenir quelque chose, où elle peut créer quelque chose. C'est mon squatte personnel, j'ai mis des bâches pour protéger l'entrée de le pluie et du vent, ne cherchant même pas à la protéger des gens. De toute façon, il n'y a personne autour de moi, que des morts-vivants vivant de façon morne dans leur petite maison de merde qui fabrique ce petit hameau de merde qui paraît dénué de toute vie. À l'intérieur de cette battisse, y'a plus rien d'origine si ce n'est un bout de meuble qui devait probablement être un plan de cuisine, alors sans gêne, j'y emménage mes nuits. J'ai ramené un canapé en parfait état que j'ai trouvé à côté de la route à 500m de là, j'ai dut"emprunter" le vieux et sale vanne de mon alcoolique d'oncle pour le déplacer. J'ai pas le permis hein. J'ai aussi rajouté quelques lumières solaire que je recharge lorsque cette insupportable boule de lumière et chaleur est assez intense dans le ciel. Et au fil du temps, j'y ai placé de grandes toiles et de simples petites feuilles de brouillon en plus des dizaines de graffitis qui ornes cet espace. Ma vie, mon ennuie, mon oeuvre.
J'arrive finalement devant cette bâtisse, en esquivant chaque cailloux sur mon trajet, durant en moyenne 8 minutes et 27 secondes, sans avoir besoin d'aucune source de lumière, le connaissant par cœurs. Etc'est justement car je ne m'éclaire pas que j'aperçois à travers la bâche qui couvre l'entrée et les fenêtres une source de lumière. Je me fige brusquement, éteint le douce mélodie qui résonne dans mes oreilles et avances soigneusement, sans émettre le moindre son. Même si je me bourre souvent la gueule ici, je n'oublie jamais d'éteindre les lumières, tout ça m'ai bien trop pré me colle finalement à quelques millimètres de la bâche,histoire de ne surtout pas faire de bruit, et j'entends alors le son d'un appareil photo. Putain, quel est le vieil enculé qui s'amuse à photographier ça en douce ? Je sers fortement la mâchoire, me jette d'un coup à l'intérieur en poussant la bâche d'un geste brusque avant de me propulser derrière le vieil enculé en question pour le plaquer violemment contre un mur. Un cris d'effroi inonde la piè a pas l'air serein ce connard. Alors que je bloque fermement ses poignets, je sens son corps, qui me dépasse d'une dizaine de centimètres putain, trembloter. Je crache alors d'une voix agressive :
-Qu'est-ce que tu fous chez moi enfoiré ?!
Il cherche alors à tourner doucement la tête vers moi. Et c'est alors que j'aperçois un œil d'un vert divin. Un vert brillant, un vert émeraude. Un perle en éclat se propage dans son iris alors qu'une petite pupille cherche mon regard comme si, malgré la peur présente,elle veut dialoguer et comprendre, et tout ça sublimé par de longs cils claire. Un doux et bien trop agréable frisson me parcoure,m'obligeant à le lâcher brusquement et à reculer d'un pas en arrière. Et il se retourne alors entièrement en serrant son appareil comme s'il s'agissait de toute sa vie. Ses cheveux d'un châtain foncée, alors que certaines mèches tirs sur des nuances brunes, sont légèrement trop long et tombe presque devant ses yeux semblable à des joyaux d'un vert indescriptible. Son visage est fin,son teint quelque peu bronzé, son corps est mince mais on discerne les traits de léger muscle au niveau de ses bras. Ses yeux se plongent complètement dans les miens alors qu'il déclare d'une petite voix assez peu rassurée en montrant la pièce d'un petit geste enfantin :
-C'est sublime, je voulais juste le photographier.
Putain,j'ai tellement envie de me glisser entre les cuisses de cette sublime créature qui vient d'apparaître dans mon antre de solitude.
-C'est toit qui fais tout ça ? Me demande-t-il, un peu timide, en désignant les peintures aux murs.
Je fronce les sourcils en remarquant qu'il était jeune, environ mon âge. C'est qui ce mec ? On est même pas en période de vacance,qu'est-ce qu'il peut bien foutre là ? Je l'ai jamais vu ici, alors,à moi que ce soit un ermite déscolarisé qui sort de chez lui pour la première fois de sa vie ou un mec qui vient de marcher des kilomètres pour finalement venir ici, ça veut dire qu'il vient d'emménager dans ce hameau de merde. Mais je n'ai remarqué aucune perturbation dans les alentours qui s'apparente à une nouvelle famille qui emménage. Alors putain, d'où est-ce qu'elle sort cette divine créature un peu trop curieuse à mon goût ?
-T'es qui ? J'lui balance en ignorant sa question, et qu'est-ce que tu fous dans le coin, je t'ai jamais vu.
Une petite lueur méfiante et intimidé passe dans ses yeux avant qu'il ne déclare :
-J'ai emménagé aujourd'hui et-
-Te fous pas de ma gueule morveux, si une nouvelle maison était habité,je le saurais, donc t'as intérêt à me balancer maintenant ce que tu fous ici avant que je m'énerve vraiment.
Il fronce brusquement les sourcil et me jette un regard noir.
-"Morveux" ?! Tu mesure combien pour m'appeler comme ça le nain ?
Sans vraiment réfléchir plus longtemps je me baisse pour le replaquer violemment au mur en l'étranglant presque avec mon avant bras.
-T'amuse surtout pas à me provoquer p'tit con, tu risque de le regretter assez vie, dis-je d'un ton froid, sifflant presque mes mots.
Mais au lieu de voir un air apeuré, timide ou même énervé, c'est d'un grand regard rempli de curiosité qu'il me répond. Il me dévisage entièrement, ne semblant même pas gêné par mon bras tant qu'il avait assez d'air pour respiré. Mais c'est qui ce gosse ?
-T'es Levi Ackerman hein ? Dit-il, sur de lui, avec un petit sourireamusé.
Je lelâche d'un coup, surpris. Bordel, mais c'est qui ce gosse ?
-Sérieux, t'es qui connard, d'où tu sors ça et qu'est ce que tu me veux ?
Un sourire presque satisfait prend place sur son sublime visage.
-Moi c'est Eren, Eren Jagger, et c'est les Pinot qui m'ont parlé de toi,je vis chez eux maintenant.
Je le dévisage quelques secondes avant de me relever sans chercher à l'aider pour faire de même.
-Tu viens de te faire adopter par ces trentenaire ? T'étais en orphelinat à ton âge ?
Il se relève en m'offrant un sourire sublime et séduisant mais étrangement moqueur à mon goût.
-Exacte, m'enfin, t'as bien connut ce genre d'établissement aussi non ?
Mon poing se serra brusquement alors que j'attrape son col pour, une fois de plus, le plaquer au mur.
-Je peux savoir pour quelle putain de raison ce couple de coincé du cul t'ont fait ma biographie ?!
Il rigole. Il rigole juste sans même se soucier du fait que je pourrais le buter dans la seconde. Ce con est suicidaire c'est pas possible.
-A ton avis ? Pourquoi ils me parlerait de toi en priorité alors que je suis leur nouveau petit protégé qui leur sert de gosse ?
Je ferme doucement les yeux, énervé, bouillant, en ébullition totale en comprenant sa réponse.
-Parce que je suis la mauvaise graine dangereuse à éviter hein ?
Comment peut-il me sortir un sourire aussi craquant dans le contexte ?
-Exact, d'après eux, t'as l'air d'être la pire ordure dangereuse sur qui je pourrais tomber dans le coin ou en classe.
Je resserre ma prise sur ses fringues, quelles conneries les gens peuvent encore penser de moi ?
-Et t'es un putain de suicidaire débile pour ne pas juste te barrer encourant ? Pourquoi t'essaye de me provoquer comme ça, morveux ?
Et sans comprendre, il passe doucement une main derrière ma nuque et rapproche sa tête de moi. Je me fige. Bordel... Bordel ?! Il murmure alors,d'une voix suave, provocante, séduisante, joueuse :
-Surement parce que ça me plait qu'un mec aussi beau me plaque contre un mur...
Bordel... putain de bordel.
