chapitre 13: à l'hôpital
Salut, encore une nuit d'insomnie alors la suite est déjà prête ( pas poster, pas poster! Bon trop tard ^^ ) j'ai attendu quand même que le jour se lève et d'avoir lu tous les commentaires du dernier chapitre, d'ailleurs, je voudrais vérifier une chose, y a t-il toujours les yeux de Caliméro dans le coin? Mdr!
bon, ça a l'air d'aller, alors je me lance et je poste, j'espère que ce chapitre plaira à tout le monde!
Bonne lecture!
... Irrésistible!
Oui, il était vraiment irrésistible quand il l'avait regardé de cette façon en quittant le bureau, ses grands yeux bleus brillaient tellement quand il l'avait regardé sans fuir, sans reculer en lui promettant de ne pas laisser Mark Henry lui faire du mal, il avait eu toutes les peines du monde à ne pas se jeter sur ses lèvres légèrement entrouvertes, il se serait laissé faire, il en était sûr cette fois mais il avait décidé de partir, il ne se laisserait plus avoir par le charme magnétique de John, il tourna la tête et s'éloigna à regret.
Il sentait le regard de John sur sa nuque, enfin, sur sa nuque, il n'en était pas si sûr... Il sourit mais ne se retourna pas une seule fois avant d'entrer dans sa loge.
Il ferma la porte et s'appuya dessus, cherchant à retrouver son calme, il espérait juste que John frapperait à sa porte, il l'entendit arriver, hésiter un instant, son coeur s'affola de nouveau, mais John reprit sa route vers sa propre loge.
Dommage. Pensa Randy en fermant les yeux et en se laissant glisser au sol.
La soirée s'acheva rapidement, Randy avait eu son match et John était privé du sien par la faute de Randy alors ils n'avaient aucune raison de traîner plus que ça au stade et ils prirent leurs affaires et leurs voitures pour regagner l'hôtel.
La nuit fut courte pour John, il avait eu toutes les misères du monde à se détendre pour s'endormir et il avait l'impression de dormir que depuis 5 minutes quand quelqu'un frappa à sa porte, d'abord légèrement puis avec insistance.
Il grommela mais la personne insista et il demanda:
- Qu'est-ce qui n'ya?
- Debout John, on va à l'hôpital pour ta radio!
Il râla de nouveau, se rendormant à moitié mais la personne n'avait pas l'intention de partir.
- Lève-toi ou je défonce cette porte et je te sors du lit!
- Heein? Il jeta un oeil à l'heure. A cette heure-ci?
- Oui, il y aura moins de monde si on y va de bonne heure.
Le cerveau embrumé de John avait du mal à mettre les choses en place, hôpital, radio, tôt, trop tôt et puis... Randy! C'est vrai, il avait du mal à associer la voix qu'il entendait mal, étouffée par la porte et l'oreiller qu'il avait posé sur sa tête avec Randy.
Il bondit hors du lit, se prit les pieds dans les couvertures, se rattrapa d'extrême limite sur le mur avec heureusement pour lui, sa main droite et se rééquilibra pendant que Randy disait:
- Bon, tu m'ouvres? On ne va pas y passer la journée!
Il avait entendu le raffut dans la chambre et il se retenait de rire difficilement surtout quand John ouvrit enfin la porte et qu'il put le voir.
Il avait les yeux gonflés de sommeil, le visage doux et endormi, ses cheveux courts étaient légèrement en désordre, ça lui donnait un air mignon, il était torse nu, il adorait son torse! Ses yeux glissèrent plus bas assez rapidement, il portait un caleçon gris assez large lui arrivant à mi-cuisse, on était loin du sex symbol mais il le trouvait encore plus attirant comme ça, ses cuisses musclées étaient visibles sur la moitié, c'était vraiment une armoire à glace!
- T'as fini l'inventaire? Demanda John avec un léger sourire.
- Je me demandais si t'étais toujours entier vu le raffut que tu as fait en te levant, t'es vraiment pas du matin toi dis-donc, il te faut combien de temps pour tenir debout comme un grand?
Il retira ses mains qui lui servaient d'appui sur le mur et fit semblant de basculer en arrière, Randy ne put s'empêcher de tendre les mains pour le rattraper et John lui sourit en se moquant de lui.
- Idiot va! S'exclama Randy furieux de s'être fait avoir.
John rit franchement cette fois et Randy se concentra pour ne pas se laisser absorber par la mélodie joyeuse de son rire grave.
- Bon, habille-toi, on va y aller.
- Tu veux entrer?
- Pourquoi? T'as peur de pas y arriver tout seul? Tu veux que j'appelle ta mère?
John poussa un grognement vexé et agacé et referma la porte sèchement au nez de Randy qui sourit en s'appuyant sur le mur extérieur.
Dix minutes passèrent puis un quart d'heure et Randy s'impatienta, il frappa à la porte de nouveau:
- Bon tu te magnes la gonzesse? Faut pas la vie pour enfiler un short et un tee-shirt!
Pas de réponse.
- Tu vas pas me dire que t'as aussi besoin d'un coup de main pour assortir tes vêtements!
Non, cette fois, il ne se ferait pas avoir!
Il tambourina à la porte avec plus d'insistance, tant pis pour les voisins! et allait se décider à entrer quand John ouvrit enfin la porte.
Randy le regarda avec étonnement, il portait un jean noir plus moulant que d'habitude et une chemise blanche à motifs noirs brodés sur un côté dont il avait laissé les premiers boutons ouverts laissant apparaître le début de son torse musclé, il s'était coiffé, passé le visage à l'eau, lui donnant un teint rose bébé malgré sa fatigue et il portait un parfum absolument divin!
John étudia sa réaction avec plaisir mais lui dit:
- Bah quoi? Tu t'habilles comment quand tu vas dans un lieu public?
- ça dépend des lieux, là, on croirait que tu vas en soirée, à moins que tu ne veuilles ressembler au Miz en un peu plus décontracté, quoi que vu ton âge, ça serait plutôt à William Regal! Dit-il en éclatant de rire.
- Hé, je suis pas si vieux que ça!
- C'est toi qui le dis, papy, allez en route, allons faire soigner ton poignet avant que tu ne te couvres
de rhumatismes en plus de ridicule!
John ne répondit rien, vexé des moqueries de son ami, il pensait le faire réagir un peu, l'entraîner dans son piège mais non, Randy n'avait pas fait ce qu'il attendait de lui et il se sentait un peu bête.
Il se redonna une contenance et ferma la porte de la chambre avant de le suivre dans le couloir. Il en profita pour observer la tenue vestimentaire de Randy aussi.
Il portait un jean moulant comme d'habitude, ça lui faisait un fessier à croquer, il secoua la tête incrédule, c'était vraiment lui qui avait pensé ça? Son tee-shirt noir imprimé était moulant aussi, il dessinait parfaitement la forme de ses pectoraux et la finesse de sa taille. Il remarqua encore à quel point il était grand et fin, magnifiquement proportionné et Randy se retourna sur lui en disant:
- J'aime pas te savoir derrière moi.
- Pourquoi, tu as peur de moi? Demanda t-il avec un sourire malicieux
- Vu ta façon de me regarder, j'aurais plutôt peur que tu me sautes dessus!
John fut vexé pour la seconde fois, il se mit à ses côtés sans dire un mot et sans le regarder, il ne vit pas le petit sourire satisfait de Randy quand il posa les yeux rapidement sur lui, examinant son expression.
Ils descendirent au parking, Randy prit le volant et John se mura dans un silence obstiné, ce n'était pas la bonne tactique, le silence, Randy adorait ça, il jouait avec comme personne alors que John lui jouait avec les mots, au bout d'une dizaine de minutes, John n'y tint plus à demanda:
- Alors t'es prêt pour les leçons de danse de Mark Henry?
- Hum, rigole pas, un handicapé comme toi qui aura un rôle, je me demande bien ce qu'il va te trouver, potiche, porteur de sac, non, sûrement un type avec une serviette pour éponger la sueur de Mark, prévoit une nappe plutôt!
- Très drôle!
- Bah, tu devrais être content, tu vas permettre à la WWE d'atteindre enfin le quota de travailleurs handicapés, ils leur en manquaient un depuis un bail! Vince va apprécier, t'auras peut-être même le droit à une promotion ou à une loge plus grande, avec aménagement spécialisé!
- ça va, Randy, arrête, t'es vraiment pas drôle!
- Oh, t'as vraiment pas d'humour le matin, d'habitude c'est toi le roi des vannes pourries, qu'est-ce qui t'arrive, t'es malade?
Il posa sa main sur le front de John comme il l'aurait fait pour un enfant, John sursauta et maîtrisa difficilement ses réactions à ce contact, Randy fit semblant de ne pas avoir remarqué son trouble et retira sa main en disant:
- T'as pas de fièvre, alors c'est juste que t'es pas du matin !
Il jubilait intérieurement mais il se composa une façade soigneusement étudiée, parfaitement froide, la vipère était en action!
- M'emmerde pas!
- Tiens, ça aussi ça m'est familier! ricana t-il
Ils replongèrent tous les deux dans le souvenir de cette nuit dans la voiture, ça paraissait être à une éternité et pourtant c'était à peine dix jours plus tôt, ils étaient plongés dans leurs pensées et John caressa son poignet blessé, Randy aperçut son geste et son humeur s'assombrit un peu, c'était de sa faute s'il était blessé, sa faute s'ils étaient maintenant dans cette voiture pour aller à l'hôpital.
John vit la colère sur le visage de Randy, il s'en demanda la raison en le dévisageant.
Randy sentit son regard sur lui et tourna la tête pour le regarder à son tour, il ne semblait pas lui en vouloir, il avait juste l'air curieux, il lui sourit et vit John devenir encore plus perplexe et troublé.
Non, il ne lui en voulait pas, pas pour l'instant, ça risquait de changer quand ils auraient les résultats de la radio et qu'il comprendrait qu'il est sur la touche pour un moment, il avait beau nier depuis le début, la blessure était bien là et elle ne disparaîtrait pas sans soin.
John était perdu, il ne comprenait pas l'état d'esprit de son ami, il semblait furieux quelque minutes plus tôt sans qu'il ne sache pourquoi, ce n'était pas dû à l'une de ses répliques puisqu'il se taisait depuis plusieurs minutes mais ensuite, il s'était tourné vers lui et lui avait souri. Un large sourire, si beau, presque joyeux, y avait-il une plaisanterie qui lui avait échappé?
Randy s'était concentré sur la route et n'avait plus rien dit, John avait respecté son silence cette fois encore, il ne tenait pas à se faire rembarrer sans trouver quoi lui répondre comme depuis le début.
Ils arrivèrent à l'hôpital peu après et John passa rapidement sa radio pendant que Randy l'attendait en salle d'attente, nerveusement la suite de leur relation dépendait de la réaction de John.
Ce dernier le rejoignit pour attendre les résultats des radios, il lui adressa un bref sourire, à peine 10 watts des 100 qu'il pouvait produire normalement et s'assit à ses côtés. Randy s'était tendu davantage quand John lui avait grimacé un sourire. Et si c'était le dernier qu'il lui faisait?
Le médecin arriva avec les résultats, il les invita à aller dans son bureau et John fit signe à son ami de venir quand il le vit hésiter.
Ils s'assirent en silence et la blouse blanche commença:
- Bon, il y a bien une légère fracture de l'os triquetrum, c'est celui sur le côté ici montra t-il sur lui-même, c'est pas méchant et ça devrait bien cicatrisé avec un plâtre.
- Quoi? Un plâtre, vous avez dit légère fracture, une atèle devrait largement suffire non?
- En temps normal oui mais vous avez attendu dix jours pour vous présenter et quelque chose me dit que si je vous met une atèle, elle ne restera pas longtemps à sa place.
- N'importe quoi, je suis la sagesse incarnée!
Randy se racla la gorge pour montrer son désaccord et John le fusilla du regard comme dans le bureau de Laurinaitis sauf que cette fois, il ne se tut pas.
- John est catcheur, c'est un secret pour personne, vu son métier, il risque de se reblesser ou de gêner la cicatrisation en montant tout de même sur le ring, un plâtre me paraît plus adapté et un peu de repos aussi peut-être?
- Tout à fait, interdiction de catcher pendant le temps de cicatrisation, une dizaine de jours devrait suffire vu l'état de la fracture mais il vous faudra de la rééducation ensuite si vous ne voulez pas souffrir le restant de vos jours de votre poignet.
- De la réeduc' pour ça?
- C'est essentiel ! Surtout compte tenu de votre métier, les portés, les coups, les chutes et puis l'hiver sera terrible aussi sans ça.
- D'accord! Combien de temps alors?
- Dix jours de plâtre et quinze jours, trois semaines de réeducation, c'est au kiné de voir, il vous dira quand vous pourrez catcher mais rien ne vous empêche de monter sur le ring pour parler et faire le show pendant cette période à condition de ne pas catcher et de ne pas vous battre non plus.
John était fou furieux, il lança un regard assassin à Randy avant de se lever pour serrer la main du médecin qui lui rendit ses radios et ses recommandations pour la WWE.
- Passez en salle d'attente, on viendra vous chercher dans quelques minutes pour le plâtre!
John et Randy retournèrent en salle d'attente, John ne décolérait pas et Randy restait silencieux, il avait craint qu'il ne le déteste et visiblement, il avait eu raison.
Une jeune femme vient chercher John quelques minutes plus tard, Randy ne l'accompagna pas cette fois, John n'avait pas eu un regard pour lui avant de suivre la femme.
Il revint seul un bon moment plus tard, il avait un plâtre tout neuf sur le poignet, vert, comme ses couleurs de ring, Malin! ça serait moins visible du public quand il serait sur le ring pour les shows télévisés qu'ils ne raterait pas.
John passa en trombe devant lui et il dut bondir sur ses pieds et lui courir après sur quelques mètres pour le rejoindre. Dès qu'ils quittèrent l'hôpital, John hurla:
- T'es fier de toi? Tu viens de me mettre sur la touche pour un mois complet!
- Désolé, John mais il fallait te soigner, c'est important plus qu'un mois de ta carrière. Je suis vraiment désolé de t'avoir cassé le poignet, si je pouvais prendre ta place...
- Je ne te le demande pas!
- Quoi?
- Je me moque que tu m'aies légèrement bousillé le poignet, c'est pas grave ça, ça aurait aussi bien pu arriver sur un ring mais que tu me mettes hors-jeu, ça, ouh ça me rend dingue!
- Attends, tu m'en veux pas te t'avoir blessé mais tu m'en veux de t'avoir obligé à te faire soigner c'est bien ça?
- Oui!
- T'es encore plus atteint que je croyais! Sérieux John! N'importe qui me détesterais après ça et toi, t'es furax de pas pouvoir catcher et c'est tout!
- J'y arrive pas. J'arrive pas à te détester, j'y peux rien c'est comme ça! Et si le fait que je te déteste te ferais sentir moins coupable bah je suis désolé mais je peux rien faire pour toi!
Randy le dévisagea longuement, sans un mot et John reprit:
- Ramène-moi à l'hôtel, je vais chercher mes bagages avant de passer à la WWE, ensuite et ben...
- Tu rentreras chez toi John, jusqu'au prochain show télé.
John leva un regard triste sur lui et acquiesça, il n'avait plus vraiment de chez lui maintenant, la décision du juge serait rendu dans les prochains jours, en attendant, il irait à l'hôtel.
