chapitre 18: le chevalier blanc

Au matin, sa décision était prise, il boucla ses bagages, dit au revoir à sa famille et son père l'accompagna à l'aéroport mais avant de partir, il alla trouver son frère pour le prendre dans ses bras.
- T'en fais pas pour moi Matty, ça va aller, je sais prendre soin de moi et là-bas, y a des tas de gars aussi obstinés que toi qui vont insister aussi pour que je me repose, entre les médecins, les officiels et les potes, je vais pas pouvoir faire un pas.
- ça risque de t'énerver encore plus alors!
- Oui, effectivement!
- Je devrais peut-être t'accompagner pour éviter que tu ne cognes quelqu'un.
- Tu veux me servir de garde du corps contre moi-même?
- C'est un peu ça!
John éclata de rire et lui répondit en le serrant dans ses bras:
- Tu as un concours bientôt, je crois, entraîne-toi bien, je viendrais te voir et tu m'en mettras plein la vue comme à chaque fois mais quant à ma sécurité et celle des autres, je m'en occupe moi-même!
- Prends soin de toi alors.
- Toi aussi petit frère, à très bientôt.

John prit l'avion et se rendit directement au siège de la WWE, il préférait se déplacer en personne pour discuter de sujets importants. Vince étant un grand bosseur, il était sûr de le trouver là-bas à son arrivée, pas besoin de prendre rendez-vous ou de s'annoncer, Vince avait toujours du temps à lui consacrer.
Il alla jusqu'à son bureau et frappa avant d'entrer, le président l'accueillit avec sa bonne humeur habituelle et l'invita à s'asseoir.
- Qu'est-ce qui t'amène, John? J'ai appris que tu t'es blessé, comment va ta blessure?
- ça va, Vince, juste une fêlure du poignet, le doc a voulu plâtrer de peur que je n'aggrave la blessure mais ça devrait être cicatrisé pour milieu de semaine prochaine, donc plus de plâtre.
- J'ai entendu parler de rééducation ensuite...
- Oui, mais ça en devrait pas m'empêcher de monter sur le ring pendant ce temps-là.
- Voilà une bonne nouvelle mais tu ne m'as toujours pas dit ce qui t'amenait.
- Je suis venu voir où en est la mise en place de la feud Randy- Mark henry.
- Elle n'aura pas lieu.
- Ah bon? Tu as prévu d'autres plans pour Randy.
- Non, je n'ai aucun plan pour lui, j'ai l'intention de le suspendre!
- Quoi? !
- Je ne devrais pas te le dire mais je sais que c'est ton ami et que tu t'intéresses à tout ce qui le concerne, de toute façon, tu l'aurais appris par lui dans la journée donc ça change rien.
- Je comprends pas pourquoi.
- Allons John, ça ne t'a quand même pas échappé qu'il part en vrille en ce moment? Il est incontrôlable, il n'en fait qu'à sa tête, un autre que lui aurait déjà été viré!
- Laurinaitis a fait le nécessaire à ce propos, il lui a collé une amende et puis ce match, ce street fight!
- Et il a eu tort sur toute la ligne, il n'aurait pas dû le laisser monter sur un ring après son deuxième coup d'éclat. Bon, c'est vrai que ce match a fait exploser l'audience. Il ne put s'empêcher de sourire, ravi de l'excellent rating de superstars grâce à ce match avant de reprendre:
- Mais il a pris la mauvaise décision, il a pris le risque de faire blesser une bonne marchandise... Voyant l'air outré de John il modifia, pardon, un bon catcheur dans un street fight handicap totalement improvisé alors que la seule chose à faire été de le suspendre sans soldes jusqu'à ce qu'il retrouve ses esprits et qu'il fasse le boulot pour lequel je le paye.
- C'est un très mauvaise idée!
- Pourquoi?
- Parce que tu ne peux pas te passer de tes deux têtes d'affiche en même temps sinon tes audiences vont s'écrouler et tu perdras beaucoup d'argent.
- Comment ça mes deux têtes d'affiche, tu me menaces de partir John ?
- Non, je t'énonce une vérité, je n'ai pas le droit de catcher pendant un mois, la seule solution pour que je sois présent c'était de m'inclure dans la feud Randy- Mark en tant que secondaire, si tu suspends Randy, pas de feud donc pas de Cena.
- Tu es en train de me dire que si je veux t'avoir sur un ring, je dois garder Orton aussi?
- C'est tout à fait ça.
- C'est hors de question, il est ingérable, je n'en veux plus pour le moment!
- Dommage, les shows vont être bien tristes pendant un mois! Dit-il en se levant.
- Attends, tu peux pas combattre mais rien ne t'empêche de faire des interventions au micro.
- Pendant un mois? Tu plaisantes! Il est hors de question que je vadrouille de ville en ville pour 5 minutes de speech qui ennuieront tout le monde très vite.
- Je peux te mettre secondaire dans une autre feud alors.
- Non, c'était pas l'accord, j'ai accepté de me faire soigner et de ne pas catcher en échange d'un petit rôle dans cette feud avec Randy, le reste ne m'intéresse pas.
- T'es vraiment têtu toi! Si j'avais su que tu poserais autant de problème par moment, je ne t'aurais jamais signé à l'époque!
- Mais tu l'as fait et tu viens juste de renouveler mon contrat pour 5 ans.
- Laurinaitis n'avait pas le droit de te promettre ça sans mon autorisation.
- Vire-le si ça te chante mais tu ne peux pas revenir sur ce que j'ai signé!
- Ouais, je vais le virer!
- Faudra que tu trouves quelqu'un pour le remplacer.
- T'es en arrêt en ce moment, ça te tente?
- Je ne m'éclate que dans un ring tu le sais, peut-être dans quelques années quand je serais trop vieux pour catcher mais en attendant, arrête de vouloir me distraire et dis-moi ce que tu as décidé.
- Tu ne montreras pas sur le ring sans Randy?
- Non.
- Même si je t'offre de doubler ton salaire pendant l'absence de Randy.
- Je suis déjà riche, l'argent ne m'intéresse pas.
- Il est incontrôlable et ...
- Je m'occuperais de lui.
- T'as déjà beaucoup de choses à penser ces derniers, rajouter Randy par-dessus, ça fait beaucoup.
- Je m'occuperais de lui. Répéta John.
- Qu'est-ce qu'il est borné! Je peux rien faire pour te faire changer d'avis?
- Non.
- Bon, alors ça marche, je garde Randy mais il a intérêt à se tenir tranquille sinon, je vous suspend tous les deux et tant pis pour les audiences.
- Merci Vince.
- Et Laurinaitis?
- Ben quoi?
- Pas d'exigences à son sujet ?
- Fais-en ce que tu veux, je m'en fiche, perso je ne l'ai jamais aimé et sa voix cassée me tape sur le système à la longue!
- C'est vrai que c'est pénible! Bon, on verra, maintenant barre-toi de mon bureau avant que je ne change d'avis et que je signe ta feuille de licenciement!
John se leva et quitta le bureau sans attendre, il avait eu ce qu'il voulait pas la peine de jouer avec le feu, ce qu'il venait de faire était bien assez dangereux comme ça!

Dès qu'il quitta le siège de la WWE, il sortit son portable et contacta Randy, il savait qu'il n'était pas rentré chez lui, il n'avait pas le temps pour ça et puis Vince ne l'avait pas encore prévenu de sa mise à pied donc il pensait être sur la liste des participants de Raw, ce qui était toujours la cas grâce à son intervention, il espérait que Randy n'allait pas le haïr pour ça!
Il savait qu'il était dans un hôtel entre Boise et Bismark, rien de plus, pas la peine d'appeler Sheamus pour savoir, il ne devait pas en savoir plus que lui.
Randy décrocha rapidement, sa voix était rauque, exténuée et il semblait extrêmement tendu.
- Randy?
- Ouais, qu'est-ce qui se passe?
- Rien pourquoi? Je prenais juste des nouvelles.
- J'vais bien. dit-il sèchement.
John fut un peu vexé de sa réaction mais ne releva pas, il savait pourquoi il était aussi renfermé, il avait remis ses barrières en place, il devait souffrir après ces deux derniers matchs, il se sentait vulnérable et il ne devait pas supporter de s'être fait botter les fesses à son tour.
Il discuta un moment avec lui, essayant de percer ses défenses avant de lui demander où il était.
- Où est-ce que tu t'es arrêté?
- Dans un hôtel.
- ça je m'en doute mais dans quelle ville, quel hôtel ?
- Pourquoi tu veux savoir?
- Je voudrais te voir.
- On se verra demain, pour raw, t'as pas oublié? A moins que tu ne préfères rester chez tes parents encore une semaine ou deux.
- Non, dis-moi où t'es, j'ai besoin de te voir maintenant.
- Et moi j'en ai aucune envie! Salut John!
- Attends! Raccroche pas, j'ai vraiment besoin de te voir, faut qu'on discute.
- Et là, qu'est-ce qu'on fait?
- Je cherche à parler à une coquille de noix et malheureusement, les noix n'ont pas d'oreilles.
- Ok, je t'écoute!
- Pas au téléphone, je veux te parler face à face!
- Alors trouve-moi!
Et il raccrocha, John ne rappela pas, il savait que Randy ne décrocherait plus maintenant, il devait être en plus mauvais état encore que Sheamus lui avait dit pour refuser de le rencontrer.
Mais il ne renonça pas pour autant, il contacta son frère dans la police et lui demanda de localiser le portable de Randy, disant qu'il craignait pour sa sécurité, son frère protesta un peu mais fini par accepter et lui donna la position exacte de la vipère.
John le remercia et sauta dans un second avion, deux heures plus tard, il atterrit à Billings Montana et prit un taxi jusqu'à l'hôtel de Randy.
Il demanda le numéro de sa chambre à l'accueil, l'obtint immédiatement grâce à sa notoriété et répondit rapidement au majordome:
- Inutile de le prévenir, il m'attend.
- Bien monsieur!
John monta dans l'ascenseur et fila jusqu'à la chambre de Randy, il était dans les temps, il n'avait pas encore quitté l'hôtel pour reprendre la route, il était trop tôt pour lui et son état de santé ne lui avait sans doute pas laissé beaucoup de choix.
Il frappa à la porte en criant:
- Service d'étage!
Il entendit Randy râler sans comprendre ce qu'il disait et insista, cette fois la réponse fut très claire et elle manquait de classe, ce n'était pas le genre de Randy d'être grossier avec les gens, ça l'aurait amusé en temps normal mais là, John était trop inquiet pour ça.
- C'est moi Randy, ouvre.
- John?
- Ben oui!
- c'est pas vrai, mais quel emmerdeur râla t-il derrière la porte
- Bon, tu m'ouvres ou quoi?
Il entrouvrit la porte, mais ne le laissa pas entrer.
- Qu'est-ce que tu fous là?
- Je t'ai dis que je voulais te voir.
- C'est vrai. Sympa d'être passé! Il allait refermer la porte mais John l'en empêcha.
- Tu m'as dit de te trouver, c'est ce que j'ai fait.
- D'ailleurs comment t'as fait?
- Eh, si je te le dis, ça ne sera plus aussi amusant la prochaine fois!
Randy le fixa, attendant qu'il lui réponde.
- J'ai appelé dans tous les hôtels entre Boise et Bismarck et je t'ai trouvé, tu verrais la facture de téléphone!
- Ils ne donnent pas ce genre d'informations!
- T'as l'air bien au courant mon pote, t'as déjà tenté? Demanda t-il avec un sourire narquois.
Randy soupira, de plus en plus agacé, il aurait bien fermé violemment la porte mais John l'en empêchait toujours et le peu de patience qui lui restait allait bientôt disparaître.
John comprit qu'il devait répondre et lui dit:
- Ok, j'ai demandé un coup de main à Dan.
- Ton frère?
- Il est policier.
- C'est vrai, j'avais pas pensé à ça. Je me rappellerais de couper mon portable la prochaine fois que je voudrais pas te voir.
- Ouais, pense-y mais pour maintenant, laisse-moi entrer.
- Non!
- Allez, Randy, sois pas vache, j'ai passé des heures dans des avions aujourd'hui, j'aurais rien contre me reposer deux minutes en discutant avec mon meilleur pote.
- T'as qu'à louer une chambre si t'es fatigué, celle-là, c'est la mienne.
- Tu l'auras voulu!
John poussa de toutes ses forces sur la porte et Randy ne put la retenir, il fut forcé de reculer dans un cri de douleur et John put enfin le découvrir dans sa totalité.
Il faisait peine à voir!
- Merde! Lâcha John effaré.
Randy se détourna aussitôt, lui présenta son dos mais il était trop tard, il avait vu son oeil au beurre noir, les impacts sur sa mâchoire, ses bras, sa façon de bouger lui apprit qu'il devait porter d'autres coups sur le torse et les jambes.
Randy avait peur qu'il le prenne en pitié mais John était seulement furieux, fou de rage qu'on ait osé blessé Randy, qu'on est marqué son corps magnifique d'autant de blessures.
- Les salauds! Je leur ferais payer ça!
- Je l'avais cherché! Répondit Randy. C'est de ma faute, c'est tout.
- Non! John posa sa main doucement sur son épaule pour le faire se tourner vers lui. Combien même, ils n'avaient pas à te faire ça, c'est ignoble, ils auraient pu te blesser très gravement.
- Quelle importance?
- ça en a pour moi.
- Pourquoi?
- Parce que je.. Parce que je tiens à toi, tu es mon ami et je ne laisse personne faire du mal à mes amis.
Il avait bien failli lui dire autre chose, quelque chose de vrai mais qu'ils n'étaient pas encore prêt à partager.
Randy le dévisagea quelques secondes, touché avant que sa colère ne reprenne le dessus.
- Ah ouais? C'est flagrant! C'est pas toi qui m'a collé Mark sur le dos pour une feud ?
- Pas vraiment, c'est toi qui a déconné et je t'ai sauvé la mise comme j'ai pu, désolé si j'ai pas pu faire mieux, je suis pas superman non plus!
- ça j'ai vu! Et encore heureux parce qu'un superman comme toi, ça sert pas à grand chose, tu sauverais pas grand monde!
- J'ai sauvé ta place et pas qu'une fois, je viens juste de t'éviter la suspension de longue durée en allant parler à Vince.
- Tu as fait quoi?
- J'ai été voir Vince pour discuter d'un truc, la feud est venue sur le tapis, il m'a dit qu'il voulait te suspendre pour un bout de temps, j'ai fait pression pour qu'il te garde.
- Pourquoi t'as fait ça?
- Je l'ai fait pour... toi pensa t-il mais il dit: moi, je n'aurais pas supporté d'être privé de shows pendant un mois complet parce que TU as fait ta forte tête.
- Donc je suis toujours en liste ?
- Oui.
- Quelles sont les conditions?
- Y en a pas.
- Arrête Vince ne donne jamais rien sans rien!
- Je lui ai promis de veiller sur toi mais c'est déjà ce qui était prévu donc...
- Joooohn ! Dit-il menaçant. Qu'est-ce qu'il t'a dit?
- Qu'il acceptait de te laisser catcher puisque je promettais de veiller sur toi.
- Mais?
- Mais si tu fais le con, on vire tous les deux!
Randy cria de colère, en levant les bras, exaspéré puis il réfléchit quelques secondes en tournant le dos à John. Il se retourna lentement vers lui, un sourire aux lèvres en disant:
- En somme... En somme, tu viens de te mettre à ma merci.
- Je l'avais pas vu comme ça.
- Si je décide de ne pas respecter les règles du jeu, tu perds toi aussi...
- Oui.
- Tu te rends compte de ce que tu viens de faire?
- Malheureusement oui mais tu vas pas faire le con dis ? Tu sais ce que ça représente pour moi, surtout en ce moment, tu vas pas me priver de ...toi pensa t-il, de shows?
- Hum, je suis sûr de rien, je suis un peu énervé en ce moment, pas certain que je me contrôle.
- Randy, s'il te plaît, si tu te contrôles pas, je devrais le faire moi-même et je veux pas, je veux pas te faire du mal!
- Fallait y penser avant de faire n'importe quoi!
- Bon, d'accord, fais ce que tu veux, si tu veux tout briser, fais-le mais je ne te lâcherais pas quoi qu'il arrive à l'avenir.
Il avait attrapé Randy par le bras pour lui parler, il serrait peut-être un peu fort sous la tension mais pas au point de le faire grimacer, il comprit qu'il faisait pression sur une blessure et lui dit:
- Déshabille-toi.
- Hein?
- Fais pas ta mijaurée, je t'ai vu en slip pratiquement tous les jours depuis 10 ans, je veux juste te soigner.
- Pourquoi ?
On dirait un gosse à toujours demander pourquoi, qu'est-ce qu'il veut savoir au juste?
- Parce que tant qu'à faire le con, autant que tu le fasses en bonne santé!
- Tu vas avoir encore plus de mal à me gérer si tu me remets en état...
- Je prends le risque!
- OK!
Randy retira son tee-shirt dans un geste qu'il voulait aguicheur mais son effet fut gâché par sa raideur et ses mouvements saccadés par la douleur, s'il espérait attisé John, c'était raté, son corps magnifique était trop durement marqué pour qu'il ait envie de se jeter sur lui.
Il se débarrassa de son jean à sa demande et se tient immobile, observant chacun des gestes, chaque expression de John avec concentration.
John était imperturbable au grand dam de Randy, il avait plongé dans son sac personnel pour sortir sa trousse de soin, celle qu'il avait lui-même utilisé ce jour-là dans la voiture pour soigner son poignet.
Il le vit venir vers lui avec du désinfectant pour ses plaies et de l'anti-coup, il allait pouvoir vider le tube sur lui vu son état.
Le champ' leva les yeux une seule fois sur son visage et aussitôt après il le fit s'asseoir sur le lit, il avait vu que Randy était crevé, inutile d'en rajouter en le laissant debout.
John s'agenouilla à côté de lui et commença ses soins, doucement, tendrement, il ne faisait aucun geste équivoque et Randy se maîtrisait parfaitement, il lui aurait fait ce genre de soins dix jours plus tôt, il lui aurait sauté dessus pour le violer mais là, il était calme et détendu, voir John à ses pieds réveillait ses instincts les plus bas, ceux de le dominer, de l'écraser, de le voir suppliant mais il résista.
John était vraiment doué, il lui faisait beaucoup de bien, il finit par se détendre et s'endormit pendant qu'il s'occupait de ses jambes en l'allongeant doucement.
La main de Randy se referma brutalement sur sa main droite dans un dernier sursaut de conscience mais il sombra totalement et sa main se rouvrit, libérant celle de John qui se releva en déposant une couverture sur le corps presque nu de son ami.
Il s'installa dans un fauteuil et le regarda dormir longtemps avant de sombrer à son tour en pensant
Je ne le laisserais plus seul à présent, à aucun moment, il ne pourra pas me priver de lui cette fois, je serais toujours là...