Chapitre 27 : vogue la galère

Randy était sur le ring, son épaule droite lui faisait mal depuis sa rencontre avec John, avec ses problèmes d'épaule, John avait failli la lui déboîter mais malgré sa colère, il savait ce qu'il faisait, il avait changé sa prise sur son bras juste à temps pour la réaligner avant qu'elle ne sorte de sa place.
Randy avait mal mais il pouvait bouger sans problèmes pour faire ses prises et faire son match mais ses pensées restaient tournées vers John, John qui l'avait rejeté avec violence, John qui avait été brutal avec lui alors qu'il ne l'avait jamais fait auparavant, John qui semblait perdu...

John était furieux devant sa porte, il se doutait que Randy avait dû frapper dans quelque chose mais dans SA porte et sur SON nom en plus, non vraiment il exagérait!
Il avait sans doute frappé dans sa porte pour ne pas le frapper lui mais tout de même!
Une part de John ne comprenait pas sa réaction, certes Randy avait joué avec lui et l'avait fait passer pour un con la veille mais il avait fait la même chose pour lui il y avait peu de temps de ça.
Randy était toujours le même homme qu'avant, celui qu'il commençait à connaître un peu plus intimement, celui qui aimait faire des blagues à la con, celui qu'il appelait Bébé parfois et qui lui répondait avec du Petit copain alors qu'est-ce qui avait changé?
Il entra dans sa loge en claquant la porte qui se cassa en deux totalement au niveau de la fissure faite par Randy, l'un des pans s'effondra dans un vacarme assourdissant et Sheamus passa au même moment.
- Bah alors John, t'as voulu faire des portes western? C'est pas comme ça qu'il faut faire, faut des charnières des deux côtés pour pouvoir ouvrir sans la prendre sur les pieds!
- Très drôle Stephen!
- Enfin, au pire, t'aura qu'à t'en servir comme luge avec ce qui est tombé tout à l'heure, tu seras le premier arrivé à l'hôtel crois-moi!
John lui sourit, ne voulant pas repousser l'Irlandais par colère et ses yeux se posèrent sur la moitié de porte gisant au sol.
Il explosa de rire d'un seul coup et tapa sur l'épaule de son ami en riant toujours aux éclats.
- Merci Stephen! dit-il en s'éloignant toujours en riant.
Il laissa le Celte sur place, incrédule et perdu, se demandant la raison de cette hilarité soudaine alors que ses yeux brûlaient de rage à son arrivée mais il haussa les épaules et reprit son chemin.

John se rendit à son tour à l'intendance pour régler les frais de la porte.
- Deux portes en une soirée! S'exclama l'homme.
- Celle de ma loge.
- Alors c'est la même, Randy est déjà passé pour payer, faudrait p't-être vous parler plus les gars au lieu de cogner dans des portes, y a des puntching-ball pour ça!
John le remercia poliment avant de faire demi-tour, parler plus? C'était la dernière chose dont il avait envie pour le moment avec Randy.
Il récupéra ses sacs et quitta le stade avant que Randy n'emporte son match, une fois encore pensa t-il en grinçant des dents.
Il repartit directement à l'hôtel dans sa voiture de location louée à la sortie de l'aéroport et alla se prendre une douche avant de se jeter sur le lit pour regarder la télé, il était encore tôt et il n'était pas en état de dormir pour le moment, bien trop énervé.
Il avait failli blesser son Randy par colère, il lui avait fait mal, il avait senti son épaule se déplacer et il avait tout juste eu le temps de l'empêcher de se déboîter en lui hurlant dessus.
Il se sentait mal, jamais encore il ne s'était comporté ainsi avec lui par le passé et même si Randy était en tort et qu'il lui en voulait ça ne lui donnait pas le droit de lui faire du mal pour autant!
En criant à Randy de ne plus jamais l'approcher, c'était surtout à lui-même qu'il disait de ne plus l'approcher de peur de le blesser et pourtant même quand il le laissait seul Randy se blessait, il se blessait de sa faute là encore, il ne savait plus quoi faire pour remédier au problème...

Randy quitta le ring après sa victoire, il alla se changer dans sa loge et repassa brièvement devant celle de John, en voyant la porte totalement cassée en deux, il comprit que la colère de John n'était pas retombée et il ne savait plus quoi faire, lui parler n'était pas une bonne idée, il le rejetterait aussi violemment qu'avant et forcer son approche était du suicide, il soupira et rentra à l'hôtel tristement.

Trois jours passèrent ainsi sans qu'ils ne s'approchent, il y avait une telle tension entre eux que l'air en vibrait dès qu'ils se voyaient, John lui lançait invariablement des regards colériques, il y avait aussi autre chose dans ses yeux, quelque chose qu'il n'arrivait pas à identifier, quelque chose d'humide en tout cas, du regret, du chagrin?
Le soir du troisième jour, à la fin du show, ils se retrouvèrent face à face dans un couloir désert, l'échange était moins hostile que les fois précédentes et Randy s'approcha pour lui parler.
- John?
John l'attrapa brusquement par les bras et le projeta vers le mur sans le lâcher avant de se pencher pour l'embrasser sauvagement.
- Mmmph! Grogna Randy quand il heurta le mur.
Il était surpris, John était agressif aussi dans son baiser et ses mains toujours fermées sur ses bras le tenaient très fermement, il n'aurait pas pu lui échapper même s'il l'avait voulu.
- John... commença t-il en le repoussant. Qu'est-ce qui t'arrive ?
John ne répondit pas à la question, il tenta de l'embrasser une seconde fois mais Randy le repoussa fermement en l'agrippant pour l'empêcher de s'enfuir, il voulait une réponse cette fois.
- Quoi? T'as besoin de te frotter sur moi pour t'exciter? Dit-il avec morgue.
- Je suis pas un chien, John! Gronda t-il furieux.
- Bien sûr que si, tu dors devant ma porte, par terre, fais moi penser à t'acheter un paillasson et un nonoss!
Randy grimaça de colère et John ajouta:
- Et tu montres même les crocs, tu ferais un bon chien de garde, Médor ça te va?
- Arrête ça tout de suite!
- Quoi? Tu préfères Brutus ?
- Raaaaaaah! Cracha t-il en le plaquant à son tour contre le mur.
Randy relâcha la pression quand il plongea dans les yeux de John, ce qu'il y voyait ne lui plaisait pas, John se dégagea et commença à partir en lançant:
- A plus Brutus!
Il fit demi-tour, tournant le dos à son adversaire qui se rua sur lui et la claqua contre la porte avec rage, John s'écrasa sur la porte sans un bruit, ses deux poignets étaient plaqués de chaque côté de sa tête et Randy le tenait si serré qu'il était presque en train de fusionner avec le bois.
- Tu ne devrais jamais me tourner le dos, tu le sais ça Johnny dit-il d'une voix lourde de menace.
John haletait sous sa poigne mais ne répondit pas, il ne chercha pas non plus à se libérer.
- Je pourrais te prendre maintenant, là, si fort que tu supplierais pour que j'arrête et que tout le monde entendrait tes cris. Lui souffla t-il à l'oreille.
C'était quasiment les derniers mots que John lui avait dit avant de partir. L'homme ne se débattit pas davantage et Randy comprit.
- Tu veux que je te fasse mal c'est ça? C'est pour ça que tu m'as mis en colère? Parce que tu te sens coupable encore une fois ? Je ne te ferais pas de mal John soyons clair!
Je t'ai blessé plusieurs fois et ça n'arrivera plus jamais ok ?
John ne lui répondit pas davantage et Randy soupira en le relâchant et en reculant. Cena resta dans la même position quelques secondes avant de se redresser et il tressaillit au son de la voix de Randy:
- Parle-moi John, dis-moi ce qui ne va pas.
Mais John refusa de lui parler et partit, laissant Randy désemparé une fois de plus.

Les deux jours qui suivirent, John refusa de l'approcher, il l'évitait si consciencieusement que Randy ne parvint pas à le croiser une seule fois et il ne répondait pas non plus aux messages, pourtant il sentait sa présence, il sentait son parfum flotter dans l'air mais lui restait invisible.
La vie continuait et les matchs aussi, John emporta enfin une victoire contre David Otunga et Randy soupira, même si c'était une petite victoire, c'était la première depuis des semaines.
De son côté, il avait des matchs très durs à faire, une sorte de vengeance de Laurinaitis, John ne s'en rendait pas compte mais ils payaient tous les deux pour leurs erreurs commises.
Même s'il emportait généralement la victoire, ça ne se faisait jamais sans mal et son épaule lui posait toujours problème, il n'en avait parlé à personne, surtout pas aux médecins.

Il finit son match en serrant les dents et regagna sa loge, il ouvrit la porte et s'arrêta, surpris, John l'attendait appuyé contre le mur, juste en face de la porte, son attitude semblait étrange à Randy, il était sombre, réservé, son regard était fixe, incroyablement concentré et il ne dit pas un mot.
Randy ferma la porte et s'avança vers lui, hésitant, un peu mal à l'aise et quand il atteignit le banc, John se décolla du mur et vint à lui, il le poussa doucement vers le banc pour qu'il s'asseoit et posa sa main sur son épaule blessée avec douceur, Randy tressaillit au contact, les mains de John lui paraissait froides en comparaison de sa peau bouillante.
Un rapide comparatif entre la chaleur de son épaule et celle du reste de son corps confirma à John qu'elle était enflammée et il sortit un tube de crème de sa poche sans un mot.
Il entreprit un massage appliqué, douloureux au départ, Randy grogna mais ne chercha pas à se libérer, très vite, les gestes de John soulagèrent la douleur, il travaillait pour détendre les muscles, remettre l'épaule martyrisée à sa place, si Randy était doué, John le surpassait largement dans le domaine des massages. Quand la crème eut totalement pénétrée, le plus gros de la douleur avait disparu et John se dirigea vers la sortie toujours sans parler.
Randy l'attrapa par le poignet et John baissa les yeux sur sa main qui le retenait, ce geste ramena aussitôt un autre souvenir à l'esprit de Randy, un autre couloir, une autre blessure et toujours ce mutisme.
- Il va falloir qu'on parle John.
John posa les yeux sur son visage et Randy soupira en lisant son expression.
- Quand tu en auras envie, viens me voir John, je t'attendrais.
Il libéra sa main et John quitta sa loge, chaque soir ensuite, il vint le trouver avant et après ses matchs pour prendre soin de son épaule, il restait avec lui le temps de le soigner ou simplement de le détendre mais dès qu'il avait fini, il partait sans jamais lui parler et Randy accepta son silence et ses soins qui n'étaient plus aussi nécessaires uniquement pour avoir ces quelques minutes avec lui chaque soir.

La semaine touchait à sa fin, ils regagnèrent chacun leur ville pour deux jours de repos, Randy ne put s'empêcher de se demander où irait John désormais, il avait toujours sa maison, celle où il vivait avec sa femme mais Randy savait pertinemment que John n'y avait plus mis les pieds depuis longtemps, trop de souvenirs là-bas, ils ne voyageaient plus ensemble non plus d'ailleurs, Randy écoutait sa musique, toujours un peu trop fort pour les longues routes pour masquer le silence, synonyme de l'absence de John.
John de son côté, n'écoutait pas de musique, il réfléchissait sans arrêt mais ne trouvait pas de réponses aux questions qu'il se posait et il commençait à devenir dingue.
Phil l'avait invité à venir chez lui à Chicago, il avait décliner l'invitation et pourtant, il avait envie de parler à quelqu'un et Phil était la personne la plus appropriée pour ça.
Après deux autres heures de routes, il finit par se ranger sur le bas-côté et sortit son téléphone, son interlocuteur décrocha à la deuxième sonnerie et fut plus qu'enthousiaste à l'idée de le recevoir, il le pressa de venir et John changea de cap, destination Chicago!

A la fin du week-end, ils regagnèrent tous la ville suivante, Baltimore, John avait peu parlé avec Phil au début et la staight edge superstar avait attendu patiemment qu'il mette de l'ordre dans ses idées avant qu'il ne s'ouvre à lui.
Il lui avait parlé de son divorce, d'une rencontre récente dont il ne savait pas quoi faire sans mentionner son nom et Phil avait fini par aborder les problèmes qu'il avait avec Randy en douceur.
John s'était confié un peu, il avait omis de nombreux détails, n'avait pas expliqué les raisons de leur brouille ni ses sentiments à son égard et Phil n'avait pas cherché à en savoir plus.

Le lundi soir, à Baltimore, John n'était pas allé voir Randy pour son épaule, elle n'avait plus besoin de soin désormais et il était encore plus perdu qu'avant après son week-end avec Phil, il cherchait à démêler ses sentiments sans grand succès.
Il flâna dans les couloirs en attendant son match du soir, une rencontre rapide contre Heath Slater qu'il emporta et regagna sa loge en attendant le match de Randy qu'il alla voir depuis la salle de diffusion comme d'habitude. La rencontre se déroula sans problème, il perdit face au big show mais le géant avait pris soin de ne pas le blesser et il quitta l'arène en laissant Randy au sol sans s'inquiéter, il atteignit les vestiaires et juste après, sortant du public, arrivèrent Lesnar et Ryback.
Randy se releva aussitôt mais il était trop tard pour leur échapper et il ne fuirait pas de toute façon!

Raaaaandy! Hurla John devant l'écran en voyant Lesnar et Ryback avancer vers lui.
John traversa les derniers couloirs en courant, il se précipita dans l'aréna, un masque d'angoisse sur le visage, il courut de toutes ses forces vers le ring, vers Randy allongé là au sol, sous les coups des deux hommes.
John glissa sur le ring et bloqua un coup de Lesnar juste à temps, il se releva d'un bond et attaqua la brute avec une rage incroyable, le repoussant très vite tandis que Ryback s'approchait de nouveau.
- Lève-toi Cria John à Randy en bloquant un autre coup difficilement.
- Va t'en!
- Je te laisse pas ici, lève-toi!
- Pourquoi?
- Personne n'a le droit de te faire du mal!
- A part toi bien sûr!
Randy vit le chagrin sur le visage de John avant qu'il ne se renferme et ne dise brusquement:
- On peut en parler plus tard? C'est pas le moment là!
Randy bondit sur ses pieds juste à temps pour parer l'attaque de Ryback sur John qui avait tourné la tête vers Lesnar qui se relevait furieux.
John lui lança un regard une seconde avant de se reconcentrer sur Lesnar pour le repousser, laissant Ryback à Randy.
Ils se battaient côté à côte puis dos à dos pour repousser les attaques incessantes des deux brutes mais ils peinaient de plus en plus et Randy tomba sous un nouveau coup de Ryback, John tourna la tête vers lui en criant son prénom et Lesnar perça sa défense à son tour, l'envoyant au tapis à son tour, juste à côté de Randy. John vit ses beaux yeux bleus devenir flous à cause du coup qu'il avait pris sur la tête et la colère reprit le dessus.
Il se releva, jeta Lesnar au sol pour le cogner sans se soucier de savoir où était Ryback, il martelait la tête de Brock sans arrêt quand une ombre s'avança au-dessus de lui avant de s'arrêter brutalement, John vit du coin de l'oeil Ryback qui venait vers lui et la main de Randy qui s'était refermée sur sa cheville pour l'empêcher de l'atteindre.
John se releva et lui porta son AA immédiatement oubliant Lesnar qui se relevait dans une fureur noire, Randy sauta pour un RKO magnifique qui mit la brute hors d'état pour de bon.
John aida Randy à se relever, il chancelait, il l'aida à descendre du ring et lui dit:
- Appuie-toi sur moi.
Il attrapa son bras, le posa sur ses épaules et le fit avancer vers les vestiaires doucement.
Une fois hors de vue, Randy se dégagea sans brusquerie et demanda:
- Pourquoi t'es venu?
- Je t'ai fait une promesse, personne ne te fera plus jamais de mal tant que je pourrais l'empêcher.
Randy s'avança et l'embrassa, John ne le repoussa pas mais ne participa pas au baiser.
- Je tiens à toi. reprit John quand Randy se fut détaché.
- Mais ça change rien c'est ça?
- Je suis désolé.
- Pas autant que moi.
Randy s'éloigna d'un pas lourd, John le regarde partir et le héla:
- Randy? Va voir les infirmiers pour ta tête s'il te plait.
La vipère hocha la tête et reprit sa route avec tristesse.

Ils regagnèrent l'hôtel chacun de leur côté mais arrivés sur place, ils se rencontrèrent dans le couloir, leurs chambres étaient à trois portes l'une de l'autre, un total hasard.
John se figea, observa Randy minutieusement et la vipère en fit autant, il vit le froncement de sourcils de John avant qu'il ne vienne vers lui, il déverrouilla sa porte de chambre et l'attrapa par l'épaule en soufflant un :
" Viens" assez rauque, Randy le suivit sans hésiter et referma sa porte derrière lui.
John posa son sac et l'ouvrit, il chercha une seconde après une trousse grise qu'il sortit, Randy la connaissait déjà, c'était sa trousse de soin. Il réprima un soupir, il aurait dû se douter que John n'avait aucune intention de lui parler mais il n'avait pas pu s'empêcher d'espérer.
Il lui demanda de retirer son tee-shirt et il exécuta, John posa brièvement les yeux sur son torse avant de le contourner, c'était son dos qui l'intéressait.
Il observa un moment les réactions de Randy à ses pressions de doigts avant de commencer à le soigner, il avait beau l'esquiver sans arrêt, il ne pouvait s'empêcher de se préoccuper de lui.
Il le massait soigneusement, éliminant les tensions et les douleurs accumulées lors de ses derniers matchs, surtout après l'attaque de ce soir.
- Et ta tête? Demanda t-il.
- ça va, les médecins disent que c'est ok.
- Tu avais le regard flou, t'étais sonné, tu, tu...
Les mots se précipitaient en flots incohérents dans sa tête, sa bouche n'arrivait pas à les mettre en ordre.
- John? S'inquiéta Randy.
Il se retourna pour lui faire face, il avait l'air troublé, un peu apeuré aussi.
- Eeeeh! Qu'est-ce qui va pas?
- Il t'a cogné fort, tu devrais aller vérifier, tu..
- C'est prévu John, je vais passer un examen, c'est promis, calme-toi ajouta t-il en voyant sa respiration s'emballer d'un coup.
- Ok.
John le fit faire demi-tour et reprit ses soins, il avait réglé pratiquement tous les problèmes et revenait vers son épaule droite pour vérifier l'état de la blessure qu'il lui avait infligée, il déposa un petit baiser dessus et Randy frémit tandis que John reprenait son massage. Randy ne dit rien, il ne voulait pas brusquer les choses mais les doigts de John se faisaient de moins en moins massant, de plus en plus caressant et il fut parcouru de frissons, il ne pouvait pas voir le sourire de son amant mais il le devinait.
Ses mains glissèrent jusqu'à son fessier et le serrèrent, déclenchant un gémissement de la vipère.
John passa ses mains autour de son torse en restant dans son dos, il le serrait tendrement contre lui en parcourant son torse magnifique du bout des doigts comme au premier jour et là, en aveugle, il provoquait des réactions splendides, Randy était tout frémissant contre lui, il retenait à grande peine ses gémissements, il avait peur que John ne le laisse de nouveau ou qu'il cherche juste à se venger.
Mais John pencha la tête par dessus son épaule et déposa de petits baisers dans son cou, mordillant et léchant entre deux à l'endroit exact qu'il avait repéré quand ils étaient chez lui, dans sa cuisine, ne s'arrêtant que lorsqu'il obtenu à râle de plaisir.
- John... souffla Randy.
Il se retourna dans ses bras et le regarda, totalement allumé, ses yeux brillaient intensément, un bleu saphir rehaussé par le plaisir et la luxure, John plongea sur sa bouche et échangea un baiser passionné avec Randy pour la première fois depuis leur dispute.
Ils se séparèrent doucement, pas hors d'haleine pour une fois, Randy n'avait pas cherché à le retenir ni à jouer cette fois, il profitait du moment aussi longtemps que possible.
John posa son front contre celui de Randy, plongeant ses yeux dans les siens, la respiration à peine accélérée, il reprit les lèvres de Randy et le poussant doucement vers le lit.
Randy s'y allongea attirant le catcheur contre lui, il glissa ses mains sous son tee-shirt et lui retira non sans profiter au passage de son torse.
John s'attaqua à son jean et il en fit de même pour lui avant de renverser les positions pour prolonger la tendresse du moment, les caresses et la découverte de l'autre.
Randy excellait dans ce domaine et il mordilla son lobe d'oreille pour lui arracher un râle à son tour mais quand vint le moment, il laissa le contrôle à John, ne voulant pas le faire fuir de nouveau.
John le prit doucement, lentement pour qu'il puisse s'adapter à lui sans souffrir ni ce soir ni le lendemain, il l'avait gardé allongé sur le dos, lui faisait face et observant chacune de ses réactions avant de fermer les yeux à son tour pour mieux profiter du moment.
Il fit durer aussi longtemps que possible en murmurant son prénom par moment et il finit par crier Bébé d'une voix si sensuelle que Randy vint à lui immédiatement, la contraction de ses muscles entraîna John dans la foulée et ils crièrent ensemble, le souffle court.
John se retira doucement et attrapa une serviette dans son sac pour qu'ils se sèchent.
Les beaux yeux de Randy se fermaient doucement et il se secoua pour quitter la chambre mais John lui dit doucement en l'attirant contre lui.
- Reste Bébé, endors-toi, je suis là.
Il hésita moins d'une seconde avant de poser sa tête sur le torse de John et il s'endormit paisiblement, totalement épuisé, dans les bras puissants de John, sa main droite caressant sa hanche doucement.