Chapitre 33 : Une partie de campagne

Les jours suivants passèrent très vite entre les shows et les moments passés ensemble, tout à la joie de se découvrir, les deux amoureux ne se quittaient quasiment pas, ils vivaient l'un pour l'autre.
Ils ne vivaient pas d'amour et d'eau fraîche, se serait mentir surtout compte tenu de ce qu'avaler John chaque jour à lui seul pour tenir le rythme que lui imposé Randy.
Ils n'étaient jamais las l'un de l'autre, jamais repu, ils vivaient sur un petit nuage mais restaient très pro une fois dans les locaux de la WWE et ils étaient suffisamment attentifs pour voir que Phil et Chris ne se quittaient pas beaucoup non plus depuis qu'ils s'étaient réconciliés de leur côté.

La seule ombre au tableau pesait 120 kgs, 120 kgs de haine homophobe!
Lesnar ne perdait pas une occasion de s'en prendre au couple, il enchaînait les brimades, les insinuations et les propos blessants à chaque fois qu'il les croisait et il semblait les croiser très souvent ces derniers temps!
Mais les deux amants ne s'en souciaient pas, ils faisaient front à deux et vivaient leur amour avec passion en ignorant superbement les railleries de la brute.
Mais John restait inquiet, il craignait sans arrêt pour la sécurité de son homme quand il devait le laisser seul, il n'oubliait pas la dernière confrontation seul à seul entre Lesnar et Randy.
Le soir de Raw, John et Randy avait un match par équipe, ce qui permit à John de ne pas s'éloigner une seconde de Randy, le mardi, Lesnar n'était pas prévu et John put se détendre pour son propre match contre Justin, il avait demandé à l'affronter de nouveau et cette fois, il lui avait offert un grand match avant d'emporter la victoire.
Randy l'avait attendu à l'entrée des vestiaires et il lui avait sauté dessus en disant:
- Je suis fier de toi Johnny.
John lui avait sourit, touché et Randy s'était approché pour l'embrasser, John avait hésité avant de succomber au baiser de son compagnon, vaguement mal à l'aise à l'idée d'être surpris et Randy le sentit.
- Tu as honte?
- Je n'aurais jamais honte de toi bébé! J'ai juste peur qu'on soit vu et que tu es des gros problèmes ensuite à cause de moi, déjà avec Lesnar suite à ma gaffe alors si...
- Chuuuut, calme-toi, Lesnar est sans importance, d'ailleurs on devrait le remercier, c'est un peu lui qui nous a réuni.
- C'est vrai que vu comme ça...
- Et puis peu importe les problèmes tant que je t'ai toi.
- Tu m'auras toujours. Dit-il en le serrant contre lui.
Randy reprit ses lèvres et John ne le repoussa pas mais quand il rompit le baiser, il aperçut le jeune Sud Africain qui les observait à distance, il avait quitté l'arène à son tour et les avait surpris en plein baiser.
John se recula, honteux de s'être fait surprendre et légèrement agressif, son expression et sa position légèrement en avant de Randy qu'il tenait par la taille d'un bras marqué clairement son attitude défensive.
Justin leva les mains en signe de paix et leur dit dans un sourire:
- Alors Randy et toi êtes un couple désormais? Il était temps depuis le temps que ça couvait cette histoire.
- Tu ne... commença John.
- Non, je trouve ça super, vous formez un joli couple, je suis très heureux pour vous.
- Merci. souffla John soulagé.
- Non, merci à toi John, tu m'as offert un superbe match ce soir! Et je suppose que je peux remercier Randy aussi pour ça! Tu lui as rendu sa flamme, c'était magique.
Randy lui répondit d'un hochement de tête et serra tendrement la main de John qui agrippait toujours sa hanche pour le calmer et le féliciter.
Justin lui sourit en retour et fit quelque pas pour s'éloigner avant de se retourner et de dire:
- Ne vous inquiétez pas, votre secret est en sécurité avec moi, aussi longtemps que je vivrais!
La voix grave de Randy retentit pour la première fois pour Justin, il s'avança pour lui serrer le main et lui dit en le regardant droit dans les yeux avec intensité mais aucune agressivité:
- Merci beaucoup Paul.
Le jeune Sud Africain leva les yeux avec surprise et Randy les vit briller d'émotion. Il lui tapa sur l'épaule avec camaraderie et fit demi-tour, rejoignit John et glissa son bras dans son dos pour lui faire signe de le suivre.
Les deux amants regagnèrent la loge de Randy et une fois la porte fermée, John regarda Randy avec attention.
La vipère saisit son regard et demanda:
- Ben quoi?
- Tu connais son vrai nom?
- Bien sûr, Paul Lloyd jr, originaire du Cap, 32 ans. Catcheur de seconde génération, a fait ses débuts à l'AOF puis à la WWP en Afrique du Sud avant d'entrer à la FCW.
John le regardait atterré et Randy haussa les épaules en disant:
- Ben quoi? C'est pas parce que je ne parle pas à tous les gars qui sont ici comme toi que je ne sais pas qui ils sont, ça serait de l'inconscience même de ne pas me renseigner un minimum.
- Et tu as ingurgité la carrière de tous les catcheurs d'ici?
- Pas seulement d'ici mais seulement ceux qui ont un quelconque intérêt, Paul en fait partie.
- Et moi? Demanda John timidement.
- Quoi toi? On a fait nos carrières côte à côte depuis 10 ans, je connais la tienne sur le bout des doigts et il y a autre chose aussi que je commence à connaître sur le bout des doigts. dit-il en glissant ses mains sur le torse de John.
John gémit puis se mordit la lèvre pour ne faire aucun bruit tandis que Randy explorait son corps méticuleusement, en dehors de la tendresse et de la sensualité des gestes, John savait que Randy vérifiait son état de forme et la présence éventuelle de blessures. Il était très à cheval là-dessus, Cena aurait pu penser à s'en plaindre si les vérifications de la vipère n'était pas aussi agréables.
Après s'être assuré de la bonne forme de John, Randy attrapa ses lèvres dans un baiser passionné, le suivant l'entraîna en apnée, les deux hommes luttèrent le plus longtemps possible et Randy emporta la manche.
John se détacha hors d'haleine et aperçut le regard moqueur et joueur de son compagnon, il se vengea en lui léchant le cou sur sa zone la plus érogène et Randy se cambra dans ses bras. John recommença son manège jusqu'à ce que soit à deux doigts de s'effondrer contre lui alors il lui sourit avec amusement et Randy plongea ses lèvres en retour sur la gorge de John pour lui faire un suçon.
Le champ gémit et voulut protester mais Randy finit sa marque avec un plaisir évident et passa une dernier coup de langue dessus avant de relâcher John qui passa ses doigts dessus.
- Tu es à moi souffla Randy.
- Oui, je suis à toi, et toi aussi tu es à moi dit-il en effleurant le suçon toujours marqué sur la hanche de la vipère.
Randy posa tendrement son front contre celui de John et murmura en plongeant dans ses yeux:
- Tout à toi mon ange.
John tressaillit, Randy était si tendre maintenant, il changeait de comportement sans arrêt avec lui, tantôt agressif et possessif, tantôt joueur et d'autres fois si tendre. Il aimait ces variations d'humeur chez son homme, d'autant plus quand il combinait deux humeurs à la fois, ça lui promettait toujours des moments exceptionnels avec lui.
L'heure était venue pour le match de Randy et John le lâcha à regret, Randy passa un nouveau coup de langue sur son nouveau suçon et John se tendit de plaisir en disant:
- Il va falloir que je mette du maquillage dessus pour aller sur le ring!
- T'en aura pas besoin avant 3 jours, nous avons deux jours de repos consécutifs et je compte bien passer chaque seconde avec toi!
- Deux jours?
- J'ai arrangé nos plannings, on a deux jours complets de libre, on nous attends à Milwaukee dans 3 jours, jusque là liberté absolue, je t'emmène chez moi et je compte bien profiter de ma marque sur ta peau pendant tout ce temps, tu es si sex comme ça Johnny!
John émit un son de contentement qui ressemblait presque à un ronronnement et Randy sourit avant de se détacher de John, le coeur battant à toute allure: John allait venir chez lui, pendant deux jours, deux jours rien qu'à eux!
- Il faut que j'y aille, Johnny. Prépare tes affaires, je veux partir dès que j'ai fini mon match.
- Hummm, pressé bébé?
- Très!
John quitta la loge en même temps que Randy mais n'alla pas à la salle de diffusion cette fois, il partit à sa propre loge, se prit une douche et boucla ses valises, il déposa les bagages dans le coffre de Randy et revint à sa loge pour l'attendre.
Quelques minutes plus tard, les deux hommes se ruaient vers le parking en riant comme des enfants qui font l'école buissonnière et sautaient dans la voiture de Randy.

- Non Randy, je n'ai pas envie!
- Tu avais promis John!
- C'est vrai mais tu sais ce que j'en pense, j'ai horreur de ça!
- Puisque je serais avec toi! Tu n'auras qu'à te laisser aller, je m'occuperais de tout!
John secouait énergiquement la tête pour refuser et Randy lui prit la main avec tendresse en disant:
- Fais-moi confiance, tout va bien se passer, tu verras!
Cena observa la Y2K posée sur béquille avec suspicion, il n'aimait pas cet engin mais Randy avait raison, il lui avait promis, ça datait de quelques semaines maintenant, ils avaient fait un marché même si John avait l'impression d'être le perdant dans cette histoire. Il soupira et attrapa les vêtements que lui tendait Randy.
Il ne faisait clairement pas la même taille que lui mais tout lui allait parfaitement et John lui lança un regard incrédule.
Randy haussa les épaules et dit:
- Je savais que tu viendrais un jour où l'autre, il me suffisait de t'attendre.
John se sentit rougir, touché par l'intention de Randy et il détourna le regard une seconde, Randy finit de s'habiller à son tour et John tourna vivement la tête vers lui, il était si beau dans sa veste de cuir qu'il avait envie de se jeter sur lui.
John tendit les mains vers lui et caressa le cuir doucement avant de s'emporter et d'agripper Randy dans une étreinte passionnée, il le dévorait des yeux, des mains et de ses lèvres et Randy garda difficilement son sang-froid et rit tandis que le souffle brûlant de John lui chatouillait la nuque.
- Ravi de te voir plus détendu, Johnny! allons-y alors!
Les grognements et les brides de mots prononcés par John ne le renseignèrent pas beaucoup mais ses gestes parlaient pour lui, John brûler de désir pour lui et Randy y aurait bien succombé mais il savait qu'il n'aurait pas d'autre chance de réaliser son projet s'il cédait.
- Doucement mon ange, on va se préserver et attendre le retour plutôt.
John grogna de déception et Randy sourit en lui caressant la joue.
- Tu garderas cette veste alors! Répondit John.
- Promis! Dit-il dans un éclat de rire.

Randy mit le contact et chauffa un peu le moteur avant d'inviter John à prendre place derrière lui, il lui suggéra de se coller à lui le plus possible et il devina le sourire lubrique de Cena quand son bassin vient se coller à lui, il lui demanda de le serrer par la taille et John prit la position demandé.
Randy adora immédiatement sentir les gros bras musclés de John autour de lui et se jura de faire durer la balade le plus possible en commençant doucement à rouler.
Ils quittèrent la propriété de Randy au pas mais ils prirent rapidement de la vitesse lorsqu'ils furent sur la route, Randy conduisait souplement, il accélérait progressivement pour ne pas effrayer son compagnon qui le serrait toujours fermement. Il avait expliqué deux ou trois chose à John avant de le faire monter, comme se pencher avec lui dans les virages, rester collé à lui pour éviter la prise au vent entre eux, ne pas le lâcher et surtout l'avertir en tapant sur son ventre s'il commençait à avoir trop peur.
John n'avait rien contre la vitesse mais il n'aimait pas spécialement les motos, il n'avait accepté de venir que parce qu'il lui avait promis et parce qu'il ferait n'importe quoi pour lui.
Randy accéléra encore et John resserra son étreinte sur lui, il aimait vraiment qu'il le serre ainsi, il s'était toujours senti en sécurité dans ses bras et même si cette fois, c'était à lui de rassurer John et d'assurer sa sécurité, la pression que John exerçait sur son ventre et ses côtes était très agréable.
Ils roulaient vite désormais, pas autant que lorsqu'il était seul mais ils avaient franchi la barre de 170 km/h juste après le dernier virage. John ne pouvait pas voir le cadran de sa place mais il savait à la vitesse à laquelle disparaissait les poteaux ou les arbres qu'ils roulaient vite même si Randy contrôlait parfaitement sa moto.

Le sentant se tendre de plus en plus, Randy recula légèrement ses hanches pour les coller à l'entre-jambe de John et il se déplaça légèrement pour créer une friction, malgré son stress, il le sentit réagir assez vite à ses mouvements et il sourit, il savait exactement quoi faire pour détendre John.
Ils attaquèrent une grande montée à toute allure et John serra Randy à lui couper le souffle quand il vit ce qui les attendait derrière, une descente aussi à pique que la montée et une succession de virages en épingles à cheveux.
La moto décolla du sol et atterrit au milieu de la pente tandis que John fermait les yeux en serrant Randy de toutes ses forces. La vipère grimaça et se dandina contre lui pour lui faire desserrer sa prise, John comprit et relâcha la pression, les nouveaux mouvements de Randy contre lui ne l'avaient pas laissé indifférent.
Ils attaquèrent la série de virage à toute allure et Randy poursuivit ses déplacements légers pour détendre son compagnon de route jusqu'à ce qu'il le sente taper sur son ventre une première fois, il décéléra, un autre coup le fit encore ralentir et ce jusqu'à ce qu'ils soient presque à l'arrêt.
- Qu'est-ce qui se passe? Demanda Randy.
- Faut qu'on rentre!
- Pourquoi?
- J'ai trop envie de toi!
- C'est une excellente raison!
Il remit les gaz et bifurqua à l'intersection suivante, le chemin de terre était irrégulier et les secousses augmentèrent les frictions crées par Randy, John se mordit la lèvre pour ne pas gémir, il lui tardait d'arriver.
Comme si sa prière avait été entendue, John vit apparaître la maison de Randy au bout du chemin et un sourire apparut sur ses lèvres. Randy ralentit, se gara et remit la moto sur sa béquille tandis que John descendait.
- On n'était pas loin en fait!
- Non, ce chemin nous ramène directement chez moi, je l'évite parce que vu son état, il n'est pas très agréable.
- Mmmmmmmm, moi je l'ai adoré! Dit John avec un sourire coquin en retirant son casque.
Randy sourit à son tour et retirant son casque mais il garda son blouson comme promis alors que John se débarrassait rapidement du sien en entrant dans la maison derrière Randy.
Ils retirèrent leurs bottes à l'entrée et John tira Randy précipitamment vers la chambre ce qui déclencha les rires de la vipère, la mélodie était si envoûtante que Cena se retourna pour l'admirer avant de s'emparer de ses lèvres, il agrippa le blouson de cuir et recula en attirant Randy avec lui sans lâcher ses lèvres et ce jusqu'à ce qu'ils atteignent le lit.
John s'allongea et attira Randy sur lui, il remonta un peu dans le lit pour être bien allongé et Randy s'assit à califourchon sur John et se pencha en avant pour l'embrasser.
John adorait cette position, les jambes puissantes de Randy serraient ses hanches et lorsqu'il se penchait comme ça pour l'embrasser, son dos se creuser, décollant son jean de sa peau, il glissait alors ses mains dans l'espace pour saisir le fessier magnifique de son homme.

Randy gémit dans la bouche de John, ses grandes mains étaient si douces, si délicates quand elles partaient à la découverte de son corps, il aimait les sentir le frôler ou l'agripper de la même façon.
John ressortit ses mains pour ouvrir le jean de la vipère et le descendre à mi-cuisse, Randy se redressa pour lui retirer son tee-shirt en échange et John finit de lui retirer son jean.
Il inversa les positions et se plaça au-dessus de Randy, commençant à jouer avec son cuir, Randy était si beau dedans, d'autant plus maintenant qu'il ne portait presque plus que ça!
Le champion de St Louis s'attaqua au jean de John et pu admirer les effets de sa technique de détente sur John, il était tout sauf détendu et il accueillit l'ouverture de son jean avec un soupir de soulagement, gémissant à son tour alors que Randy glissait ses mains sous son boxer pour agripper ses fesses.
John avait un cul bien rond, ferme, musclé, Randy l'adorait, tout comme il aimait chaque centimètre de son corps, il était plus trapu, plus musculeux quand lui était finesse, élégance et muscles parfaitement dessinés, il avait l'allure et l'attitude d'un félin quand il se glissait comme ça sur lui.
John lui aussi adorait chaque centimètre de son amant et il aimait particulièrement son expression de frustration tandis qu'il parcourrait son torse tant aimé de bisous sans lui retirer son blouson.
Randy voulut le retirer pour lui mais John l'en empêcha en disant : " A mon rythme cette fois"
Il hocha la tête et le laissa reprendre son parcours mais perdit une nouvelle fois son calme et John bloqua ses mains sous ses genoux en avançant ses lèvres vers lui, il les effleura sans l'embrasser et souffla:
- Sois sage Bébé.
Randy émit un râle de frustration qui donna la chair de poule à John et un sourire un rien sadique se dessina sur son visage tandis qu'il ouvrait lentement la fermeture du blouson. Il écarta affreusement lentement les pans du vêtement, se frustrant au passage mais il tenait trop à son jeu pour se précipiter.
La respiration de Randy s'emballa, il était à son entière merci, il ne rêvait que d'une chose, agripper John et le provoquer assez pour qu'il se lance vraiment!

John avait remonté le marcel noir moulant de Randy et parcourrait son torse de baisers doux et de légers souffles qui mettaient les nerfs de Randy à rude épreuve, il replia ses jambes et parvint à placer ses genoux de chaque côté du torse nu de John, il alternait entre des pressions poussées et des effleurements, tentant tant bien que mal d'atteindre ses zones érogènes. John se mit à mordiller ses tétons et Randy haleta, John se recula alors et Randy grogna:
- Alleeeeeeeeeeez!
John lui sourit et se décida enfin à accéder aux désirs de Randy, il se fit plus entreprenant, plus rapide et Randy le poussa vers lui avec ses jambes puisqu'il était toujours privé de ses mains, John bascula vers lui et Randy lui attrapa l'oreille, il se mit à la sucer fortement et les mains de John qui tenaient toujours son marcel le déchirèrent sur toute la longueur jusqu'au col, dégagea totalement son torse toujours prisonnier de son blouson de motard, il comprenait pourquoi John s'était mis à haïr sa chemise cette fois-là!
John se rua sur son torse encore plus rapidement, il descendit vers son boxer, se déplaçant et libérant enfin les mains de Randy à son grand soulagement quand il remarqua les traces sur les côtes de Randy, comme si le blouson avait fusionné avec sa peau, les coutures, les poches, les fermetures apparaissaient sur sa peau et il comprit:
- Je t'ai serré si fort que ça?
- Oui, mais t'en fais pas, j'adore que tu me sers contre toi! Il va falloir refaire très vite un tour à moto!
- Je peux te serrer sans faire de la moto tu sais!
- Et se passer du bonheur des routes cahoteuses?
- Mmmm, c'est vrai!
John le débarrassa de son boxer et Randy se saisit du sien, John était entièrement nu sur lui et il mourrait d'envie qu'il ne se décide mais avant John saisit les pans de son blouson et le referma rendant la vipère totalement dingue.
Il oublia vite sa frustration quand John se décida enfin à s'occuper de lui et qu'il le prépara tendrement.
Tout comme Randy l'avait fait, il lui faisait oublier la douleur en l'embrassant ou en prodiguant quelques caresses à son membre délaissé.
Il entra doucement et synchronisa ses mouvements de hanche avec ceux de son poing, Randy ferma les yeux, le souffle précipité, des grognements s'échappaient en continu de sa gorge et John regretta un instant de ne pas voir ses yeux, sentant venir la fin, il stoppa tout et Randy rugit de frustration, John lui sourit et lui retira son blouson en le faisant se redresser, Randy soupira, de frustration ou de soulagement John n'en était pas sûr mais il se rebascula et quelques secondes plus tard, le cri de Randy était très clairement dû au plaisir!
Il l'accompagna en attrapant son visage tendrement, Randy comprit et ouvrit les yeux, John fut percé par le regard brûlant de la vipère, le feu qu'ils contenaient était si beau, il n'avait plus peur de s'y brûler.

John sortit et se laissa tomber sur le dos à côté de Randy, le souffle court, les joues rouges, ses yeux brillaient tout autant que ceux de son amant et il laissa retomber sa main sur le côté, elle se posa sur le blouson de cuir et il sourit en disant à Randy:
- Mmmmmm, ce blouson est top!
- Oui, souffla Randy. Tu as pris ta chemise?
- Bien sûr, elle est toujours dans mon sac désormais.
- Tu l'as mettra demain dis, toute la journée?
- Oui.
- Et on ira faire un autre tour de moto?
- En chemise?
- Et en blouson!
John rit doucement, ses yeux se fermèrent et il regarda l'homme de sa vie avec amour avant de se laisser tomber dans le sommeil en rabattant doucement les couvertures sur eux.