Chapitre 34 un doux weekend

John s'était endormi presque immédiatement, sa main posée sur le blouson de Randy qui l'observait dans les moindres détails comme s'il essayait de mémoriser ses traits parfaitement.
Il était fasciné par la mobilité des traits de John, il adorait observer son visage en fonction des situations et John s'était habitué à ce qu'il le dévisage régulièrement, ça ne le gênait pas car l'expression de Randy était si tendre et amoureuse en retour qu'il ne se sentait jamais agressé par la fixation de son regard.
Sentant le sommeil venir lui aussi, il resserra son étreinte autour de John qui était venu se nicher sur son torse comme souvent et s'endormit.
Il se réveilla quelques heures plus tard, seul dans le lit, une bonne odeur de cuisine se répandait dans toute la maison, John avait soigneusement remis les couvertures sur le corps toujours nu de son amant pour qu'il n'ait pas froid et Randy sourit en se levant. Il aperçut son blouson soigneusement pendu à un cintre devant l'armoire et l'ouvrit pour se choisir des vêtements, son marcel était fichu, ses lambeaux traînaient dans la poubelle, John avait fait un peu de ménage avant de quitter la pièce.
Randy n'hésita pas longtemps devant son armoire, il se choisit une chemise cintrée gris clair à motif de velours noir, il y ajouta son jean noir, le préféré de John parce qu'il mettait parfaitement en valeur sa silhouette, ses longues jambes musclées, ses mollets fuselés, ses cuisses développées et son fessier à croquer, il ajouta une ceinture avec un large ceinturon façon cow-boy et passa rapidement dans la salle de bains pour vérifier l'ensemble et se parfumer un peu.
Le parfum de John flottait encore dans la pièce et il s'en imprégna avant de descendre le rejoindre.

John avait dressé la table pour un dîner romantique, il admira la mise en place et le soin apporté à chaque détail avant de tourner la tête à l'entrée de son homme, superbement habillé, tenant deux assiettes dans les mains, il lui sourit tendrement et déposa les assiettes sur la table sous le regard médusé de Randy.
John portait lui aussi un jean près du corps, un bleu marine qu'il ne lui avait jamais vu jusqu'à présent, il portait une belle chemise tout comme lui, pas celle qu'il adorait pour des raisons particulières mais une autre, une tout neuve qu'il aimait encore plus que l'autre, elle était d'un blanc satiné, la lumière lui conférait de doux reflets qui illuminait son visage.
Il avait troqué ses éternelles baskets contre une paire de mi-boots noir et son parfum lui chatouilla le nez quand il vient vers lui. Il était tellement sous le charme qu'il n'avait pas esquissé un geste depuis l'entrée de John dans la salle.
Comme d'habitude, il le laissa le détailler patiemment, un sourire accroché aux lèvres et il en profita pour admirer le corps magnifié de la vipère dans ses vêtements, il était sublime lui aussi.
Il envisagea un instant de sauter le repas pour aller directement au dessert mais il s'était donné assez de mal pour lui préparer ce repas, tout ses plats préférés!
Ils partagèrent un doux baiser avant que John n'invite Randy à s'asseoir et qu'ils ne commencent à manger.
- Mmmm, John c'est trop bon! T'es un vrai chef!
- Merci répondit-il dans un sourire, il admira Randy quelques instants avant qu'ils ne reprennent leur repas.
John faisait le service, il apportait les plats l'un après l'autre directement servi dans une assiette en récupérant au passage la vaisselle sale qu'il mettait dans l'évier, Randy se régalait avec chacun des plats de John, c'était un vrai cordon bleu, il n'avait pas l'habitude de se faire servir sans bouger mais John avait insisté pour qu'il le laisse s'occuper de tout et quand le dessert fut pris, il finit de débarrasser la table et emporta tout en cuisine en lui disant de se mettre devant un film en l'attendant. Randy acquiesça en lui souriant et John alla faire la vaisselle, inconscient de la présence de la vipère dans son dos qui l'admirait, il le regarda plonger ses mains dans le bac à vaisselle en repensant à une scène similaire quelques semaines plus tôt, c'était leur première fois, il avait été trop brutal ce jour-là mais cette scène lui donnait envie de retenter l'expérience avec plus de douceur cette fois.

Il avança doucement dans son dos et enroula ses bras autour du corps de John planquant ses bras le long de son corps, il posa son menton dans le creux de l'épaule de John, inspirant son parfum avant de déposer un doux baiser sur sa nuque le faisant tressaillir de plaisir.
- Mmmmmmm bébé, murmura-t-il.
- ça ne te rappelle rien?
- Si, sauf que c'est toi qui avait les mains dans l'eau ce jour-là.
- Personnellement j'aime beaucoup cette configuration-là moi !
Il glissa ses mains sur son torse doucement, effleurant ses mamelons à travers le tissu de sa chemise, il restait dans son dos, sa tête posée sur son épaule tandis que ses mains parcourraient son torse, il commença lentement à défaire les boutons en commençant par le haut et ses doigts s'attardaient sur chaque centimètre de peau qu'il découvrait au fur et à mesure. Les caresses mettaient John aux anges, il gémissait, se laissait aller dans les bras de son amant, Randy se colla à lui et John sourit en sentant l'excitation de la vipère, la vaisselle devrait attendre cette fois encore.
Randy laissa ses mains dériver jusqu'à son jean, il le déboutonna rapidement et glissa sa main à l'intérieur, achevant d'éveiller son membre à travers le tissu de son boxeur provoquant une cascade de râles chez John. Il sourit à son tour et ses lèvres vinrent se poser dans son cou, il se mit à le parcourir de tout petits bisous, rapides, dévorants qui enflammèrent John comme jamais, les râles se transformèrent en grognements et il s'agitait de plus en plus mais Randy le maintenait fermement en place dans ses bras, tandis que l'une de ses mains s'aventurait toujours dans son jean, rendant John de plus en plus fou.
Il tourna la tête et agrippa les lèvres de Randy dans un baiser passionné, son jean glissa le long de ses jambes et Randy finit de lui retirer sa chemise. John se retourna dans ses bras en finissant de se dégager de son pantalon et s'attaqua immédiatement aux vêtements de Randy sans le faire languir cette fois, sa chemise et son jean rejoignirent les vêtements de John au sol.
John recula tout en gardant les lèvres de Randy contre les siennes et il finit par heurter la table de la cuisine derrière lui, Il s'appuya dessus et Randy vient se glisser entre ses jambes en poursuivant ses caresses et ses baisers, Il glissa ses mains dans le boxer de John et lui retira totalement, plongeant ses yeux dans les siens pour n'y voir rien d'autre que de l'amour et du désir, il finit par saisir les cuisses de John et le souleva pour l'asseoir sur la table, il dévora son cou et son torse de baisers avant de le faire s'allonger sur le dos, John le fit sans hésiter et Randy le prépara avec toute la tendresse du monde avant de se glisser en lui sans la moindre douleur.
Randy se déplaçait sans violence, il ne voulait pas répéter la scène de leur première fois, ne plus jamais voir de douleur dans les yeux de John et ne plus jamais goûter son sang en l'embrassant.
Il était doux, il prenait son temps, il savourait les râles de John en l'accompagnant, il aimait l'entendre lui murmurer toute une série de noms doux, l'imagination de John ne semblait avoir aucune limite quand il s'agissait de lui donner de petits noms même si celui qui revenait le plus souvent était toujours ce "Bébé" qu'il adorait.
Le tout premier qu'il lui avait donné, depuis il en avait eu beaucoup d'autres qu'il aimait tout autant, n'importe quel nom lui convenait à partir du moment où ils venaient de John. Il adorait le timbre de sa voix rauque, légèrement cassé quand il lui murmurait tous ses petits noms, il n'était jamais aussi volubile que lorsqu'ils étaient ensemble comme en ce moment.
Le reste du temps, John l'appelait Randy en public, il gardait le "bébé" ou "chéri" pour les moments où ils n'étaient qu'à deux ou qu'il avait besoin de sa tendresse ou simplement d'être rassuré, il lui murmurait alors son amour à l'oreille mieux qu'aucune femme ne l'avait fait pour lui jusqu'à présent.
- Vas-y bébé, mon séraphin, mon petit cupidon...
Randy sentit une vague de bonheur et d'amour le frapper en plein coeur, il donna un nouveau coup de hanche et John hurla de plaisir et la litanie de John se fit plus rapide et moins censée, bientôt il ne prononçait plus qu'un seul mot.
- Bébé, béébéé, bé.. Bebééééééééééééé!
Ils reprirent leur souffle lentement, savourant encore les échos de leur plaisir et Randy admira le visage de John, jamais rassasié de lire le plaisir et l'amour dans ses yeux.
Randy se redressa en relevant John et le serra dans ses bras, dès qu'il fut en mesure de parler, John lui dit:
- On devrait faire à manger pour l'autre plus souvent si ça se finit toujours comme ça!
- Ouais, j'avais envisagé d'acheter des assiettes en carton mais...
- Surtout pas! Le coupa John
Un sourire amusé éclaira le visage de la vipère et il alla jusqu'à l'évier pour chercher un peu d'eau pour les débarbouiller, l'eau était froide désormais et il en puisa de la nouvelle avant de revenir vers John, il nettoya son corps tendrement, lui quémandant un nouveau baiser que John lui offrit immédiatement.
Ils se relevèrent totalement et allèrent ensemble vers l'évier, John vida l'eau et en fit couler de la nouvelle et Randy sortit un torchon pour essuyer ce que John avait lavé.
Randy ne pouvait s'empêcher de passer ses mains sur le corps toujours nu de John qui gémissait en disant:
- On ne va jamais finir la vaisselle à ce rythme-là!
Randy rit et se calma quelques minutes avant de recommencer son manège et Cena se jeta sur ses lèvres avant de lui dire:
- On aurait dû se rhabiller, ça aurait été plus facile.
- Et qui te dit que je veux que tu te rhabilles hein?
Le sourire voluptueux de la vipère fit remonter son désir et il se hâta de finir la vaisselle avant de l'entraîner vers l'étage.

Plus tard, cette nuit-là, les deux hommes étaient couches côte à côte, le corps collant de transpiration, le souffle encore un peu court, Randy fixait le plafond encore dans les limbes du plaisir quand John lui dit:
- Je voudrais aller chez moi demain.
Randy sursauta en tournant la tête vers lui, il croyait qu'il était chez lui ici et la douleur remplaça son bonheur immédiatement, John le regardait, son visage reflétait encore l'indécision et la peur et Randy se mordit la lèvre en pensant qu'il allait de nouveau partir, le laisser, son coeur était sur le point d'exploser et John le regarda avec surprise, ne comprenant pas tout de suite la réaction de Randy.
Quand il comprit, il secoua la tête, incrédule et lui dit:
- Je veux aller chez moi demain et je voudrais que tu viennes avec moi.
Randy se calma aussitôt, se sentant idiot d'avoir encore une fois douté de l'amour de John et hocha la tête en lui prenant la main.
John n'était plus retourné chez lui depuis que son divorce avait été prononcé, il n'y avait remis les pieds que lors du départ de Liz pour qu'elle reprenne toutes ses affaires, il lui avait aussi laissé emporter les choses auxquelles elle tenait sans faire d'histoire puis il avait fermé la porte à clef, avait vérifié que tout était en ordre et avait rangé le trousseau de clef tout au fond de son sac, il n'en avait pas bougé depuis.
- D'accord John, je viendrais avec toi lui dit Randy en caressant sa main avec son pouce.
Il attira le catcheur contre lui et le câlina tendrement jusqu'à ce qu'il s'endorme, apaisé.
John aurait besoin de lui demain pour rentrer chez lui.

Le matin venait de commencer, Randy réveilla doucement John en le secouant, il ouvrit les yeux difficilement, encore ensommeillé, il avait envie de se rendormir immédiatement mais Randy insista.
- Viens mon ange, il faut te lever, on a de la route à faire aujourd'hui.
John fut perdu quelques secondes avant de se rappeler sa demande de la nuit et il sortit du lit en baillant, il passa rapidement par la salle de bains pendant que Randy préparait le petit-déjeuner et il boucla sa valise et celle de Randy, ils n'auraient sans doute pas le temps de revenir ici avant de reprendre la tournée, autant prévoir.
Il posa les sacs à l'entrée après avoir dévalé les escaliers et rejoignit Randy dans la cuisine, cette pièce avait une atmosphère particulière pour eux et John l'aimait particulièrement mais aujourd'hui, il n'était pas d'humeur à l'inaugurer une fois de plus et Randy respectait son silence inhabituel en avalant son café.
Quand John eut fini son petit déjeuner à son tour, Randy se leva, il fit rapidement la vaisselle et lui dit:
- Allez viens Johnny, je t'emmène.
Ils montèrent en voiture et prirent la direction de l'Arkansas où les attendaient le prochain show. John était nerveux, Randy posa sa main sur sa cuisse et John lui sourit doucement avant d'entre-mêler ses doigts à ceux de la vipère, ils avaient deux heures de voiture à faire, ensuite, ils prendraient un vol à destination de Tampa en Floride pour rejoindre sa maison. Ils parlaient peu, écoutaient la musique en sourdine, ils avaient trouvés des groupes qui leur plaisait à tous les deux dont Linkin Park et ils se laissaient tranquillement emporter par les basses et les accords dissonants du groupe.
Cette musique correspondait à leur humeur actuelle.
Randy entra dans le stade dans lequel ils reviendraient le lendemain et y laissa sa voiture avant qu'ils ne prennent un taxi pour l'aéroport, ils décollèrent rapidement, ils seraient chez John dans un peu plus de deux heures maintenant.
John s'était installé côté hublot et gardait son regard fixé sur l'extérieur, Randy détestait quand il faisait ça, ça lui rappelait invariablement sa façon de se détourner de lui quand il l'avait blessé dans la voiture en lui disant toutes ces atrocités qu'il ne pensait pas vraiment.
Il fuyait aussi tout contact physique avec lui, le fait qu'il soit en public le justifiait mais Randy ne supportait pas son silence et sa distance et il décida de parler, de lui dire ce qui le rongeait depuis des semaines.
- John?
- Mmmm? Dit-il sans le regarder.
- Tu te souviens de cette soirée où Phil et Christian étaient partis seuls en nous laissant au stade?
- Bien sûr! Répondit-il en se tournant vers lui, intrigué.
- Tu n'avais pas de voiture, tu marchais seul dans cette rue et je me suis garé à côté de toi.
- Oui, oui, je m'en souviens! Coupa-t-il agacé.
- Je voulais vraiment m'excuser pour toutes les horreurs que je t'ai dit ce jour-là, j'étais furieux, je ne les pensais pas et...
- C'est bon Randy, te fais pas de bile pour ça, tu avais raison dans tout ce que tu m'as dit.
- Non! Bien sûr que non! Johnny, j'ai dit ça sous le coup de la colère mais rien n'était vrai, tu m'entends? Rien!
- Ran', j'tai dis que c'était pas important, tu m'as dit des choses horribles mais qui étaient justifiées, une fois que je les ai eu digérées, je me suis rendu compte que tu avais raison et j'ai fait ce qu'il fallait pour ne plus être ce gros con, sans talent et sans flamme que j'étais et tout ça c'est grâce à toi. D'accord? Alors au lieu de t'en vouloir, moi je crois plutôt que je vais te remercier comme l'a fait Paul.
- J'ai trouvé l'homme le plus formidable du monde!
- Et je suis tout à toi bébé murmura John en l'embrassant du regard faute de pouvoir le faire en vrai.
- Je peux te demander une dernière chose mon ange?
John l'invita à parler d'un geste et Randy s'humecta la lèvre avant de commencer:
- Ce soir-là, John soupira. Attends, laisse-moi finir.
- Vas-y!
- Ce soir-là, juste après t'être tourné vers la fenêtre, tu as dit quelque chose qui m'a intrigué.
- Qu'est-ce que c'était?
- Tu as dit oui papa.
- et?
- Je voudrais savoir pourquoi tu as dit ça.
- Ran', ça c'est perso, j'ai pas trop envie d'en parler.
- s'il te plait, j'voudrais juste comprendre quelque chose, tu avais l'air si triste et puis ensuite plus rien.
- Ok, depuis que je suis petit mon père m'a toujours dit une chose: " les hommes ne pleurent pas John" alors je séchais mes larmes et je repartais en disant " oui papa", c'était juste un réflexe ce soir-là.
- Alors avec tout le respect que je dois à ton père et à toi, c'est le roi des cons, j'ai jamais entendu quelque chose de plus stupide! Mais je peux comprendre, c'est ton éducation, ok, mais je vais te faire une promesse, tu ne pleureras jamais avec moi, pas parce qu'on te l'a interdit mais parce que plus jamais je ne ferais quelque chose qui puisse te blesser.
John lui sourit en lui prenant brièvement la main puis se retourna vers le hublot après l'avoir remercier.
- Randy?
- Oui ?
- Ce soir-là, tu m'en voulais à mort, tu refusais de me voir ou de m'écouter et pourtant tu es venu me chercher et tu as insisté pour m'emmener, pourquoi?
- Tu crois que j'aurais pu te laisser seul dans la rue à faire des kilomètres avec ton sac?
- Je suppose que non. Mais tu étais tellement en colère contre moi...
- Tu veux la vérité? J'étais surtout terrifié ce soir-là. J'avais peur que tu refuses de monter, peur que tu ne veuilles plus jamais t'asseoir à côté de moi...
- Mais je suis monté et je vais te promettre quelque chose moi aussi, que ce soit en avion, en train, en voiture ou même en soucoupe volante, je m'assoirais toujours à côté de toi, jusqu'au bout du voyage.
- Mon ange... Murmura Randy très ému.
John lui sourit tendrement et Randy lui dit:
- En soucoupe volante?
- Ouais dit-il en éclatant de rire, même en soucoupe volante!

Le voyage passa plus rapidement ensuite, John avait cessé de se tourner vers le hublot, il puisait son courage dans le regard de Randy et il lui avait discrètement pris la main, il en était flatté connaissant le désir de John de ne pas afficher quoi que se soit de leur relation en public.
L'avion amorça sa descente vers Tampa et John se tendit de nouveau, Randy lui caressa la main doucement avec son pouce avant qu'il ne la lâche pour quitter l'avion et ils récupèrent leurs sacs à l'intérieur avant de louer une voiture.
John prit le volant cette fois, c'était sa ville, sa maison, Randy se laissa conduire sans discuter.
Le trajet ne prit pas bien longtemps et John se gara devant le portail de sa maison avec appréhension, il ouvrit le portail et avança la voiture dans l'allée avant de se garer définitivement, ses yeux se posèrent sur la grande villa un long moment et Randy attendit qu'il se décide patiemment. Il sortit enfin de la voiture et ouvrit son sac, glissa sa main jusqu'au fond à la recherche de son trousseau de clef, il lui fallut deux bonnes minutes pour le trouver et Randy le soupçonna de ne pas vraiment vouloir le trouver mais ne dit rien et quand enfin il les trouva, il se tourna vers lui et lui pris les deux mains en se mettant face à lui, il plongea son regard dans le sien, admirant l'azur de ses yeux, ils étaient emplis de doute et il fit passer tout son courage dans son propre regard.
John s'en servit avant de l'embrasser et c'est toujours en tenant sa main, leurs doigts entre-mêlés qui se dirigea enfin vers sa maison, ils remontèrent l'allée ensemble.
Arrivé devant la porte, John hésita et la main qui tenait les clefs trembla légèrement, Randy s'en aperçut et lui dit:
- Mon chéri, on est chez toi ici, c'est ta maison mais je veux que tu saches que ma maison est désormais la tienne aussi, si tu ne veux pas entrer, on peut repartir, c'est pas un souci.
- Merci, merci pour tout Randy mais on est venu jusqu'ici alors autant entrer...
John avança sa main vers la serrure et enfonça difficilement la clef, il hésita une nouvelle fois et Randy posa sa main sur celle de John en lui demandant:
- Ensemble?
- Ensemble!
Ils tournèrent la clef et entrèrent à deux dans la maison, John marqua un nouveau temps d'arrêt, cette maison était encore remplie des cris et des larmes de la fin de son mariage mais avec la main de Randy fermement dans la sienne, il trouva le courage d'y entrer et commença lentement à en faire le tour avec son homme.
Rien n'avait bougé depuis son départ, seule une couche de poussière recouvrait l'ensemble de la maison, ils en firent le tour ensemble et John commençait à se détendre peu à peu, il refusa d'ouvrir la chambre qui avait été la leur avec Liz et se dirigea vers le garage avec un peu plus d'entrain.
Il ouvrit la porte et alluma la lumière dévoilant une impressionnante collection de voitures toutes plus magnifiques les unes que les autres, le garage lui-même était très beau, très bien aménagé et entretenu, on voyait que John portait beaucoup d'affection à cette pièce et à ce qu'elle contenait, il entraîna Randy avec lui, lui parlant rapidement de chaque voiture avant de s'arrêter devant une.
- Je crois que c'est à mon tour de t'emmener! Dit-il avec un large sourire.
Randy lui sourit en retour et monta dans la voiture, John ouvrit le garage et ils sortirent de la propriété à bord de la voiture favorite de John...

Voilà pour le chapitre 34

bisous à vous et à vos reviews!