chapitre 42:

Liz...

Randy resta tétanisé une seconde avant de se reculer d'un bond, il ne savait pas encore que 3 lettres pouvaient faire aussi mal! Son coeur battait en un désordre douloureux et c'était la seule chose qui lui permettait de savoir qu'il ne s'était pas totalement désintégré lorsque John avait parlé.
Liz...
Il avait dit Liz... Il avait dit Liz!
Il avait dit Liz alors qu'il était en train de prendre soin de lui, il avait dit Liz alors qu'elle n'avait fait que le briser, l'anéantir. Il avait dit Liz, non il avait soupiré Liz!
Il se prit la tête à deux mains et se laissa tomber sur la chaise non loin du lit, il se claqua la tête à plusieurs reprises contre le mur puis retira ses mains de son visage, elles tremblèrent violemment et il les posa sur ses genoux, les referma hargneusement sur ses genoux, la douleur lui était indifférent, celle de son coeur supplantait toutes les autres.
Sa poitrine lui faisait mal, ses poumons brûlaient et il se rendit compte soudain qu'il avait retenu son souffle depuis ce simple mot, il laissa l'air s'échapper dans une expiration sifflante et força ses poumons à se gonfler d'une nouvelle respiration mais elle n'apaisa pas la douleur, bien au contraire l'air nouveau sembla amplifier la déchirure de son coeur meurtri une nouvelle fois par l'homme qui gisait allongé dans ce lit, gémissant et se tordant dans la fièvre et le délire.
Randy revint vers lui aussitôt et reprit le gant de toilette, baignant son corps tremblant pour faire retomber sa température. Il ne l'avait jamais vu dans un état pareil jusqu'à présent, il était conscient qu'il délirait, que ce prénom n'était pas voulu mais la douleur était si forte qu'il ne pouvait accepter et pardonner aussi facilement. Il baignait son visage sans relâche et s'aperçut soudain que le gant était rouge, l'eau de la bassine l'était devenue aussi et il ouvrit les mains, ses mains ensanglantées, perforées par ses propres ongles quand il avait serré les poings de rage et de chagrin.
Il retourna à la salle de bains pour changer l'eau et le linge, nettoya ses mains au passage et revint auprès de son homme toujours aussi fébrile, le voir dans cet état lui faisait mal mais pas autant que la nouvelle blessure qu'il lui avait infligé, l'amour avait un pouvoir destructeur bien plus fort que la haine et jamais Randy ne l'avait senti aussi fortement qu'aujourd'hui.

Les soins de Randy finirent par porter leurs fruits et John cessa de s'agiter pour sombrer dans un sommeil tranquille et silencieux au grand soulagement de la vipère. L'aube apporta une nette amélioration et la fièvre de John tomba totalement. Randy se laissa tomber une nouvelle fois sur la chaise épuisé et s'endormit là. Ivre de fatigue et de chagrin, il s'effondra, la douleur ne l'avait pas quitté une seconde, chaque fois qu'il avait vu ses lèvres remuer, il avait fermé les yeux en espérant ne pas l'entendre prononcer ce nom une nouvelle fois mais John n'avait plus formé de mots, seuls des grognements et des gémissements lui échappait de temps à autre.
Quand John se réveilla aux alentours de 8h, il tendit le bras à la recherche de Randy comme il le faisait toujours quand il ne s'endormait pas sur lui ou en le tenant et il fut surpris de ne rencontrer que le vide, il tâtonna une nouvelle fois avant d'ouvrir les yeux et de paniquer en découvrant le lit vide, il se redressa d'un bond en appelant son nom avant de l'apercevoir sur la chaise.
- Randy!
- Mmmmph? Grogna-t-il ensommeillé.
- Bébé! Qu'est-ce que tu fais là?
- Bébé?
- Ben oui, qu'est-ce qu'il y a Randy? Tu me fais peur.
- Randy? Tu es sûr? C'est pas plutôt Liz que tu cherches?
- Liz?
- Tu l'as appelée cette nuit.
- Appelée ? Randy explique-moi, je comprends rien, j'ai une migraine infernale et je suis crevé, je me réveille pour découvrir mon petit-ami endormi sur une chaise alors dis-moi ce qu'il y a.
- Tu as appelé Liz cette nuit dans ton sommeil, enfin dans ton délire, je prenais soin de toi et tu l'as appelé elle! Tu as soupiré son nom!
- Ecoute j'ai aucun souvenir de cette nuit, le dernier dont je me rappelle c'est de m'être endormi avec toi après avoir regardé un film dans tes bras et juste avant c'était la douche, un moment parfait bébé, après rien du tout.
- Tu as pris froid, tu as eu beaucoup de fièvre, j'ai appelé le médecin, j'ai passé la nuit à veiller sur toi mais toi c'est elle que tu réclamais!
- Mais bébé...
- Arrête avec ça! C'est elle que tu veux pas vrai? ça n'a toujours été qu'elle!
- Randy! Tu te souviens de ça! Dit-il en sortant sa plaque. Tu crois que j'aurais fait graver ça si c'était elle que je voulais?
- John, je... C'est son nom que tu as prononcé, son nom...
- Mais je délirais! Tu l'as dit toi-même! Je délirais! Qui te dis que je faisais pas un affreux cauchemar sur elle à ce moment là hein? Vu la fin de notre histoire c'est plus que probable.
- Son nom... Répéta Randy.
- Randy, regarde-moi bébé, je t'aime, c'est toi que j'aime, pas elle, pas Micheal Cole ou Ryback ou qui que se soit d'autre, surtout pas elle, toi !
- Je t'aime! Répéta-t-il face au mutisme de la vipère. Tu me crois?
- ..Oui.
- Randy, mon amour, est-ce que tu doutes de mon amour pour toi?
- Je... sais plus John, je suis perdu, je suis désolé mais...
Il recula ses mains, empêchant John de s'en saisir et quitta la pièce en disant:
- Jvais te faire un déjeuner!
Il laissa John totalement dépité et malheureux, il avait encore fait du mal à Randy alors qu'il s'était promis de ne plus jamais lui en faire, bien sûr il n'était pas tout à fait responsable cette fois, il n'avait jamais voulu dire le prénom de son ex devant Randy, revoir le chagrin dans les yeux de son homme, l'avait totalement brisé une fois de plus et il sombra dans ses pensées noires, un magma de colère et de douleur, les yeux rivés vers le plafond.
C'est ainsi que Randy le trouva en revenant avec le petit-déjeuner, il leva les yeux pour voir ce que John fixait et soupira en voyant la banderole, la voix trop basse et plate de John s'éleva et il tourna la tête vers lui, il semblait abattu et persistait à éviter son regard.
- Tu n'as pas confiance ?
- John, pour que je puisses avoir confiance, il faudrait que tu aies confiance toi aussi.
- J'ai confiance!
- Tu as confiance en moi?
- Bien sûr!
- Et en toi aussi?
- Oui.
- Mais tu n'as pas confiance en nous.
- Randy, je...
- Laisse tomber John.
- Noon! Ses yeux se posèrent sur Randy avec force. Non, je laisse pas tomber bébé! Ecoute-moi! Je suis sûrement pas parfait et j'ai déjà fait pas mal de conneries avec toi et même si là c'est pas vraiment ma faute, je m'en excuse encore une fois mais il faut que tu me crois quand je te dis que c'est toi qui compte, toi et toi seul.
- Il faut que?
- Quoi?
- Il faut que je te crois? Pourquoi?
Le coup porta si brutalement que John cessa de respirer et Randy se sentit mal immédiatement, John l'avait blessé mais il n'en était pas conscient alors que lui avait frappé en toute connaissance de cause. John ferma les yeux, prit une profonde inspiration pour encaisser la douleur et le regarda, ses yeux brillaient de chagrin quand il se leva pour venir vers lui.
Il vint au plus près et Randy ne bougea pas, alors il avança et déposa un baiser doux et profond sur les lèvres de la vipère avant de se reculer.
- Si tu ne peux pas croire à ça ou à ça dit-il en montrant ses plaques. Alors je ne peux rien faire de plus pour toi. Et il quitta la pièce.

Quand Randy descendit quelques minutes plus tard, John était en train de boucler sa valise, il releva la tête en l'entendant arriver et croisa son regard une seconde avant de dire:
- J'ai appelé un taxi, je vais rentrer.
- John...
Mais John quitta la maison en tirant sa valise derrière lui, il saisit au passage ses autres sacs laissés à l'entrée, il avait récupéré le linge que Randy avait lavé pour lui la veille, ne laissant aucune trace de son passage excepté l'odeur de son parfum dans l'air et la lourdeur dans l'atmosphère.
Randy se laissa tomber sur la dernière marche de l'escalier, se prenant la tête dans les mains, il aurait pu le retenir avant qu'il ne saute dans ce taxi mais dans l'état actuel des choses, il savait que ce n'était pas une bonne idée.
Il boucla lui-même sa valise et monta en voiture, le taxi avait emmené John moins de deux minutes après qu'il eut franchi la porte, il l'avait vu monter sans se retourner et depuis son coeur et son cerveau étaient en ébullition, il était incapable de se décider sur quoi faire, l'absence de John pesait déjà lourdement sur sa conscience et le trajet de retour serait pénible, il le savait.

John se fit déposer à la première agence de location, il en ressortit une demi-heure plus tard avec une voiture noire et reprit la route pour atteindre le stade du soir. Il y serait en début d'après-midi, trop tôt jugea-t-il en décidant un arrêt pour le déjeuner. Il rechignait à aller au stade ce soir parce qu'il lui faudrait revoir Randy et qu'il n'était pas au clair avec ses émotions et ses sentiments. Il avait oscillé tout le trajet entre la colère et le chagrin et l'ensemble lui laissait un arrière-goût amer de frustration. Il aimait Randy, il pensait lui avoir montré et prouvé à de nombreuses reprises, pas plus tard que la veille d'ailleurs mais malgré tout Randy continuait à douter, à douter pour...

Un nom... Juste un nom, 3 lettres, 3 lettres pour former un nom, 3 lettres pour tout gâcher. 3 lettres qu'il avait laissé tout gâcher juste parce qu'il n'était toujours pas capable de s'ouvrir et de faire confiance aux autres et surtout au seul qui comptait vraiment pour lui.
La blessure n'avait été vive, bien plus qu'il ne l'aurait cru possible parce qu'elle venait de lui justement, il avait beau se répéter en boucle qu'il délirait à ce moment-là, il n'arrivait à s'ôter de la tête que ce prénom n'était pas arrivé là par hasard. Et si c'était Liz qu'il voulait? Et s'il...

S'il ne voulait plus de lui? S'il décidait de le rayer de sa vie comme avant parce qu'il avait eu le malheur de prononcer le mauvais nom dans un instant de vulnérabilité ? John contracta ses doigts autour du volant, la simple idée de le voir partir le déchirait mais s'il ne pouvait pas avoir confiance en lui et en son amour pour lui, il était peut-être préférable de ne pas aller plus loin, la douleur serait très forte mais pas insurmontable.

Pas insurmontable! Ce n'était qu'une peccadille, rien d'important, juste 3 lettres, bon d'accord 3 lettres qui une fois associées formaient un mot qu'il haïssait mais sans doute pas autant que John pour lequel ces 3 lettres ramenaient à un passé proche, trop proche et au combien douloureux.
Il avait agi comme un crétin! Il n'aurait jamais du le laisser filer, il n'aurait pas dû le laisser monter dans ce taxi et partir loin de lui, il aurait dû lui dire, il dire que...

Sheamus et Phil discutaient dans le parking lorsque la voiture noire fit son entrée, aucun des deux n'y prêta une grande attention, les voitures de location étaient assez courantes et aucun des deux n'attendait quelqu'un qui en utiliserait une aujourd'hui. Malgré tout, Punk observa le conducteur qui en sortait par habitude et il fut surpris d'en voir sortir John et seul qui plus est.
- Eh John! héla t-il à distance.
- Punk, Shea! On se voit plus tard les gars! Répondit-il en levant une main pour les saluer sans s'arrêter ni se retourner.
- Punk? Releva Stephen.
Phil haussa les épaules, John ne l'appelait jamais Punk en dehors d'un ring tout comme il n'utilisait pas Sheamus ou Shea pour Stephen. Il tenta de montrer une apparente indifférence mais il était préoccupé et le Celte lui dit:
- Vas-y! On se voit plus tard! Avec un sourire en répétant la phrase anormal de John.
- Tu es sûr?
- Bien sûr, allez fonce!
Phil partit aussitôt à la recherche de John, son retour en avance et sans Randy était déjà bien inquiétant mais l'expression sur son visage l'était encore plus, malgré ses efforts pour ne pas leur montrer son visage, Phil avait eu le temps d'y desceller du chagrin et de la colère.
Il était sûr d'une chose, le jour en amoureux avait tourné à la catastrophe!
Phil se mit à déambuler dans les couloirs à la recherche de John, il ne perdit pas de temps à vérifier les endroits trop évidents comme sa loge ou la cafétéria, il n'avait clairement pas envie de voir du monde, sa réaction à son arrivée avait été assez parlante. Il lui fallut 12 minutes pour le dénicher et John lui lança un regard peu amène en le voyant approcher. John n'avait clairement pas envie d'être dérangé mais il y a avait toujours moins de risques d'investir l'espace personnel de John contre son grè que celui de Randy, son côté animal n'était pas apparu sur le ring sans raison.
Il s'avança vers lui, un peu sur ses gardes malgré tout, le comportement de John ne présageait rien de bon s'il si prenait mal.
- Punk! j'ai dis plus tard!
- On est plus tard!
- Ouais bah pas encore assez plus tard, reviens BEAUCOUP plus tard!
Phil s'avança et s'assit à côté de lui sans un mot.
- Qu'est-ce que tu fais? !
- J'attends qu'il soit beaucoup plus tard!
- PUNK!
- Phil!
- Quoi?
- Je m'appelle Phil, tu t'en souviens ?
- Me cherches pas!
- Pourquoi?
- Tu risquerais de me trouver!
- C'est peut-être ce que je cherche.
- Phil insista-t-il sur son prénom. Crois-moi, c'est vraiment pas le moment!
- Il suffit de le prendre!
John grogna de frustration, Phil le rendait dingue et il l'attrapa par le tee-shirt le plaquant violemment contre le mur, ses yeux brûlaient de rage, il serrait les dents et le poing mais Phil resta impassible devant lui, il avait à peine esquissé une grimace en heurtant le mur et la poigne que John exerçait sur lui n'était pas des plus agréables non plus, mais il se tut et attendit patiemment que la colère recule, que cette rage qui ne lui était pas destinée laisse place au vrai John Cena.
Ses doigts se desserrèrent lentement, relâchant l'emprise qu'il avait sur lui, son poing levé reprit sa place le long de son corps et enfin John le lâcha pour de bon en reculant.
- Désolé!
Phil balaya ses excuses d'une main et répondit:
- Maintenant dis-moi ce qui s'est passé.
John soupira, il tremblait de colère et d'une autre émotion que Phil n'identifia pas clairement, de la peur peut-être, il lui laissa le temps de se poser et enfin la voix de John s'éleva, un octave trop bas, privée de toute vie, de toute cette énergie qui caractérisait le leader de la cenation et le straight edge savior se raidit immédiatement, quoi qu'il se soit passé, c'était du sérieux cette fois.
John lui raconta tout de leur journée depuis leur départ de Topeka à l'arrivée à St Louis à l'aube, le passage à la maison, la pancarte, le lac et sa chute jusqu'à la dispute finale.
- Je déteste Randy et il me déteste aussi, tout est clair! Répondit-il à Phil qui lui demandait ce qu'ils allaient faire maintenant.
- Non, John, non! Ne dis pas n'importe quoi et surtout ne dis pas de mensonges!
- Quoi?
- Monsieur parfait, leader des gosses, prince des bisounours ne ment jamais !
John sourit à ce nouveau titre brièvement avant de se réassombrir.
- John, tu ne détestes pas Randy, tu es dingue de lui!
- Je ne...
- Stoop, à moi de parler! Tu es dingue de Randy et ça c'est bien la seule chose dans l'univers dont je suis sûr à 100%. Ensuite, Randy est pareil, en pire peut-être même si je doutais encore hier que ce soit possible, sa réaction très excessive en est la preuve évidente!
- Il n'a pas confiance en moi, toujours pas même avec ça!
Phil admira la plaque à son tour, le souffle coupé, il en connaissait l'existence, John lui en avait parlé mais sa vue le laissait encore bouche bée. John laissa retomber ses plaques sur son tee-shirt et Phil recommença une phrase quand Randy avança droit vers eux. Il se tut immédiatement et jaugea l'état d'esprit de la vipère en une seconde avant de sentir la colère de John faire son retour.
Il se leva pour partir au moment où John aboya:
- Qu'est-ce que tu veux?
- Te parler. Répondit Randy sans reculer face au ton clairement venimeux de John en posant ses yeux sur les plaques qui étaient restées sorties.
- Me parler?
- Oui, John, jvoudrais que tu m'écoutes s'il te plait.
- Que je t'écoute? Parce que tu m'as écouté toi là-bas?
- Non, je suis désolé, c'est de ça dont...
- D'abord comment tu m'as trouvé ?
Randy le regarda avec surprise.
- Comment je t'ai trouvé? John, je te connais par coeur, ça n'a pas été difficile.
- Tu me connais par coeur? Tu oses dire que! Randy, tu oses dire que tu me connais!
- Ben oui!
- Tu me connaissais par coeur quand tu as refusé d'écouter ce que je te disais? Tu me connaissais par coeur quand tu n'as pas cru un instant que je t'aimais? Tu me connaissais aussi quand je t'ai dis en te regardant droit dans les yeux qu'elle n'était rien pour moi? Que toi seul comptait!
- Aimais? Comptais?
- Ben quoi?!
- Tu parles au passé! C'est plus le cas?
- Randy je te jure que si tu oses poser la question que je devine dans ton esprit tordu, la réponse ne va pas te plaire du tout!
- Je vois!
- Tu vois quoi crétin! Tu vois que tu as tout réduis en miettes? Tu vois quoi hein?
- Si tu me laissais en placer une!
- Vas-y parle! Te gênes pas! Dis- moi les autres absurdités que tu as en tête, jsuis plus à ça près!
- John, s'il te plait...
- j't'écoute!
- J'ai eu tort sur toute la ligne..
- Tu as eu tort ? Explosa John de rire.
- Jt'en prie laisse-moi t'expliquer. J'ai été blessé par ce prénom, très profondément surtout qu'il est arrivé au pire moment même si tu délirais, tu souriais tandis que je prenais soin de toi, j'ai cru que tu faisais surface quand tu as murmuré son prénom, presque comme tu prononces le mien dans nos moments intimes. J'ai eu très mal et puis à force c'est ma colère qui a pris le dessus et quand tu t'es réveillé, que tu m'as appelé bébé, j'ai craqué et je n'ai plus su t'écouter.
- Quand j'ai fait surface, j'ai trouvé un lit vide et quand je t'ai découvert sur la chaise, je me suis demandé pourquoi tu n'étais pas dans le lit, je me suis inquiété et tu m'as balancé toutes ces choses sans me donner la moindre chance de comprendre ni de t'expliquer.
- Je sais, c'est là où j'ai eu le plus tort, enfin là et quand je t'ai laissé monter dans ce taxi, ça, ça a été la plus grosse connerie de toute mon existence et tu sais que j'en ai fait pourtant!
- J'ai été là à chacune d'elles, tu penses!
- Je sais! Je sais que tu as toujours été à mes côtés à tout moment et là, c'est comme si je t'avais planté sur place, j'étais tétanisé, quand je t'ai vu boucler ta valise, j'ai perdu mes moyens et au lieu de te courir après comme je crevais d'envie de le faire, je t'ai laissé partir, je t'ai vu monter dans ce taxi et partir loin de moi et j'ai réalisé que je ne pouvais pas te laisser faire ça. J'ai passé toute la route à réfléchir à ce que je pourrais te dire, à comprendre à quel point j'avais été minable et mon ange, tout ce que je veux c'est toi!
John s'était tu, il avait laissé son homme s'exprimer pleinement pour la première fois depuis son arrivée et il n'avait pu s'empêcher de tressaillir en l'entendant utiliser son nom doux préféré. Il se plongea dans le regard de sa vipère qui était tout à fait sincère, plus aucune colère ne subsistait sur le visage de Randy et la sienne était presque étouffée par cet amour immense qu'il ressentait pour lui. Comme Phil lui avait dit, dire qu'il détestait Randy était le plus gros des mensonges, malgré la colère, la douleur et la peine, il ne pouvait empêcher son coeur de battre en scandant un nom, un seul, Randy. John avança d'un pas vers lui puis de deux avant de lui dire:
- Je t'ai donné des raisons de douter de moi au début de notre histoire et je sais que j'ai ma part de responsabilités ici mais après tout ce que je t'ai dis, après cette inscription, comment as-tu pu douter une seconde de mon amour pour toi?
- J'ai eu peur, John, peur de te perdre, peur de ne pas être le bon pour toi, de ne pas être celui qu'il te faut et que tu partes quand tu auras compris que je ne suis que moi et que je ne peux pas t'offrir ce que tu cherches. Dit-il en posant les yeux une nouvelle fois sur les plaques.
- Ecoute-moi bien Randy, tu es celui qu'il me faut et je ne cherche rien que tu ne me donnes, j'ai tout ce qu'il me faut avec toi et je n'ai besoin de rien d'autres, si ce n'est que ta confiance. Tu peux avoir confiance en moi bébé?
- Je ne peux pas te promettre d'être parfait mais je te promets que je ferais tout pour le devenir.
- La perfection ne m'intéresse pas, tout ce que je veux c'est toi mais toi qui crois en moi aussi fort que je veux croire en nous.
- Je peux faire ça!
John l'observa un instant avant de sourire, il fit un pas de plus vers Randy et la vipère couvrit les deux derniers mètres en une seule enjambée avant de le serrer dans ses bras, il hésita une seconde avant de fermer son emprise sur lui de peur qu'il ne le rejette mais John posa sa tête sur son épaule en le serrant à son tour et Randy le serra très fort contre lui. Ils restèrent ainsi quelques instants avant d'échanger un baiser d'abord hésitant puis langoureux, un baiser qui effaça le dernier que John lui avait offert sans retour et ils quittèrent les lieux ensemble pour regagner la loge de John.
Phil les vit passer et sourit avant de rejoindre à son tour l'homme qui faisait battre son coeur, il était rassuré; les amoureux n'avaient plus besoin de lui cette fois.

Fin du chapitre 42

en espérant qu'il vous a plu

lâchez-vous en comm

big bisous

Lilou