chapitre 43: nuits parfaites ( ou presque)
Quelques jours plus tard, les hommes étaient libres pour la soirée, pas de shows de prévus et ils se retrouvèrent ensemble, Phil proposa une sortie restaurant à 4, Christian approuva aussitôt et Randy et John se regardèrent une seconde en souriant avant de décliner:
- Allez-y à deux les gars! Moi j'ai une raclée à mettre à Randy au bowling!
- Ah ah! jvoudrais bien voir ça! Répondit Randy
- Ah mais tu vas voir justement, tu vas tellement voir, que tu voudras fermer les yeux après.
- Ouh la! Ben les gars on vous laisse vous chamailler euh vous éclatez, vous nous raconterez!
Chris et Phil s'éloignèrent laissant les deux amants dans leur défi en riant et une fois hors de portée, Chris demanda avec un grand sourire:
- Tu paries sur qui?
- Au bowling? Sur John évidemment, il joue très bien et Randy n'en a jamais fait mais pour la revanche...
- La revanche?
- Tu crois vraiment que Randy va accepter d'être battu et ne pas demander une revanche?
- Non, c'est vrai et le connaissant, il va miser sur quelque chose où il excelle!
- Mmmm, je vois où tu veux en venir, pauvre John!
Ils éclatèrent de rire de nouveau et se mirent en quête d'un restaurant.
Pendant ce temps John et Randy se ruaient au bowling le plus proche, ils enfilèrent leurs chaussures de bowling toujours en se défiant et en se charriant et partir en courant vers la piste, Randy saisit une boule et la jeta vivement, emporté par sa motivation, elle frappa l'un des murets de séparation et sauta par au-dessus avant de finir sa course dans la ligne voisine.
John explosa de rire en disant:
- Jolie manoeuvre, mais ce sont tes quilles pas celles d'à côté que tu dois faire tomber!
- Ah ah ah! Joue plutôt! Grogna Randy vexé.
John se prépara plus lentement que Randy et effectua son premier strike de la soirée.
Randy grogna et retenta sa chance, cette fois, il prit davantage son temps et visa mieux, la boula roula vers les quilles et en abattit une.
- C'est mieux ! Approuva John.
La partie dura longtemps, Randy transpirait de l'effort de concentration qu'il faisait pour abattre les quilles mais rien n'y faisait.
- Striiiike! Brailla John pour la énième fois. Bon, je pense qu'on peut raisonnablement dire que j'ai gagné non?
- ça va, ça va, t'as gagné! Marmonna Randy.
- Heiiin? Tu disais, excuse-moi, je dois vieillir, j'entends plus très bien, tu disais?
- Je disais que t'as gagné!
- C'est ce qu'il me semblait!
- Mais revanche! Tout de suite!
- Tout de suite? T'en as pas eu assez?
- Revanche mais cette fois c'est moi qui choisi l'activité.
- Euh Bébé, t'es sûr que c'est une bonne idée?
- Oh que oui! Allez dépêche toi!
John avança hors du vestiaire dans sa tenue de painball à l'effigie de l'armée, un choix qui n'avait pas surpris Randy qui lui avait opté pour une tenue style ganster, les deux hommes se sourirent, John sortit ses plaques pour les embrasser sous le regard narquois de son homme et les rangea précieusement sous ses vêtements avant de lever son fusil à peinture non sans inquiétude, Randy adorait les armes à feu, il les maniait très bien et son sourire en disait long sur sa confiance.
Ils entrèrent dans le parcours et se séparèrent. John se trouva une cachette et envisagea d'y rester mais il se dit que ce n'était pas très fair play et au moment où il sortit, il prit la première balle dans le dos. Il poussa un cri de douleur et de surprise mélangé et se retourna, Randy n'était déjà plus là.
Vingt minutes plus tard, il portait 5 impacts et n'avait toujours pas réussi à toucher Randy, il avait utilisé deux balles sur le décor en croyant le voir et c'était fait avoir une fois de plus.
John grogna en se ruant dans un tunnel et sauta en criant quand une balle le toucha aux fesses, il se retourna en lançant un regard noir à un Randy goguenard et tenta de riposter sans le toucher.
Randy repassa sa tête pour se moquer et John le toucha en pleine tête, pile poil au milieu de son casque, la peinture dégoulina sur la visière d'une vipère médusée et John sauta de joie en disant:
- T'es mort! T'es mort! En pleine tête!
Randy se vengea aussitôt en visant son torse et la balle éclata sur son coeur.
- Egalité!
John posa sa main sur son coeur et sourit:
- Tu m'avais déjà touché en plein coeur, Bébé!
Randy sourit à son tour et revint vers son homme, fusil baissé, il avait utilisé sa dernière balle, et le prit dans ses bras en le serrant fermement, ses mains glissèrent jusqu'en bas de son dos et John grimaça en disant:
- Tu me toucheras pas ce soir Randy, j'vais avoir des bleus partout!
Randy glissa ses mains sous sa ceinture et John ajouta:
- Oui surtout là!
- Pardon mais c'était trop tentant en te voyant ramper comme ça!
John grogna une nouvelle fois et la vipère lui souffla à l'oreille:
- Je peux peut-être te faire un petit massage?
- Mmmmm, tentant! On rentre?
- Et la belle?
- On la fera dans le lit!
- Très intéressant! Le premier habillé!
Et Randy partit en courant aussitôt suivi par John qui le rattrapa rapidement.
Phil et Chris passaient un bon moment au restaurant, calmes et détendus, ils savouraient le temps passé rien qu'à deux. Ils avaient misé sur un joli petit restaurant à l'atmosphère un peu romantique sans l'être de trop .
Ils avaient commandé leur repas avec une bouteille de vin et un pepsi pour Phil et ils trinquèrent en riant, ils discutaient de tout et de rien en se regardant dans les yeux tendrement, leurs jambes s'entre-croisaient sous la table et Phil serrait de temps en temps ses jambes autour du genou du Canadien. Sa réaction restait invariablement la même, il lui souriait avant d'appuyer à son tour son genou contre celui de Phil. Ils passèrent un long moment au restaurant avant de le quitter pour regagner l'hôtel, toujours aussi heureux d'être ensemble.
John et Randy se ruèrent dans les vestiaires en se bousculant comme des gosses, John rattrapa Randy par sa veste et le tira en arrière avant de se jeter en avant pour le doubler, la vipère protesta avant de se jeter sur son dos et John continua à courir avec son homme accroché sur le dos. Randy était toujours aussi stupéfait par la force de John et il se mit à le talonner doucement comme pour un cheval en riant et John accéléra avant de l'éjecter d'une mini-ruade pour franchir la porte des vestiaires en premier. La vipère se releva et le rejoignit en boitant, John ne le crut pas sur le coup mais ne put s'empêcher de s'inquiéter et il alla vers lui pour voir si tout allait bien.
Aussitôt Randy se rua sur les affaires de John et se mit à courir en les tenant sous un bras tandis qu'il commençait à se débarrasser de sa propre tenue, forçant John à lui courir après pour récupérer ses vêtements. Il finit par s'en emparer mais Randy avait de l'avance sur lui et il dut se dépêcher pour se déshabiller à son tour avant de sauter dans ses vêtements. Luttant de toutes ses forces, il parvint à finir en même temps que la vipère et ils déclarèrent match nul avant de quitter la salle pour regagner à leur tour leur hôtel.
John se déshabillait de son côté du lit, Randy se trouvait dans son dos et il sentit son regard peser sur lui avant que ses mains ne frôlent son corps, John ne put s'empêcher de frémir mais mit un point d'honneur à ne pas réagir plus, il pouvait deviner le sourire de la vipère tandis que ses mains exploraient plus avant son corps, dessinant chaque muscle, chaque courbe.
- Randy, qu'est-ce que je t'ai dis ?
- Mmmmm, je pourrais peut-être soulagé ça... Murmura t-il en glissant ses doigts sur l'impact qu'il portait dans le dos.
- Ran... Commença John en haletant quand il sentit ses lèvres sur son dos. Raaaan...
- Oui John? Se moqua la vipère après un coup de langue.
- Tu cherches à me tuer?
- Oh que de mauvaises pensées, je suis vexé, moi qui cherchais juste à soulager ta douleur.
John se retourna pour vérifier l'expression de Randy, nullement vexé et lui sourit en retour, aussitôt son homme s'attaqua à son torse en le repoussant doucement contre le lit pour l'y faire s'allonger.
Randy s'assit à califourchon sur ses hanches, les serrant entre ses cuisses et sourit en entendant le gémissement du champion du Massachusetts, John était incapable de lui résister, s'ils faisaient la belle maintenant, il était sûr de l'emporter mais il n'avait soudain plus aucune envie de la jouer maintenant, il se pencha pour capturer les lèvres de son homme qui lui demanda juste avant:
- Et la belle?
- Elle se tord sous moi en ce moment-même!
- Très drôle! je veux dire, la revanche, la troisième manche.
- On verra si tu es capable d'en tenir deux déjà. Répondit-il en saisissant ses lèvres dans un baiser.
John se perdit dans l'étreinte et oublia toutes ses résolutions quand la langue de Randy se mit à taquiner sa gorge juste là où il adorait le marquer d'un suçon.
Phil avança doucement vers le lit, il apporta deux coupes de champagne qu'ils burent lentement en se tenant la main, ils étaient toujours baignés dans l'atmosphère romantique du restaurant et pour faire exception à la règle et fêter l'événement Phil avait accepté de boire un verre de champagne avec celui qu'il nommait déjà mentalement son homme, depuis que les centon leur avaient permis de se mettre ensemble, les deux nouveaux amants ne s'étaient pas quittés d'une semelle, plus amoureux et heureux de jour en jour.
Phil les débarrassa des verres pour les poser sur la table de nuit avant de demander un premier baiser à Chris qui lui offrit avec empressement, les baisers se succédèrent et Phil commença à explorer le corps de son partenaire du bout des doigts, Chris gémit dans un baiser et les vibrations chatouillèrent les lèvres de Phil qui sourit en s'écartant un peu.
Chris passa son doigt sur la lèvre rouge du petit tatoué avec tendresse tandis que Phil glissait ses doigts dans les cheveux du Canadien.
- Tu veux? Chuchota Chris
Phil l'embrassa avant de hocher de la tête doucement et Chris lui rendit son baiser avec passion.
Il glissa à son tour ses mains sur le corps ferme de son amant, glissant ses doigts sous sa chemise, effleurant sa peau qu'il découvrait vraiment pour la première fois, chaque muscle, chaque imperfection qui ne la rendait que plus parfaite à ses yeux. Il savourait les frissons qu'il faisait naître à chaque passage et Phil s'agrippa à ses épaules, dévorant sa bouche avant de le dévorer des yeux quand il lui retira sa chemise, la sienne suivit rapidement le mouvement et leurs deux torses se collèrent peau contre peau pour la première de leur vie sans que ça n'implique une prise de catch derrière, un profond gémissement s'échappa de leurs gorges et Phil s'attaque au cou de Chris à grands renforts de baisers, de légers coups de langues ou de dents, rendant le Torontois plus fou sous lui et ses mains saisirent son fessier à travers son jean.
Phil s'obstinait à porter des vêtements larges et Chris grogna mentalement une nouvelle fois avant de se rendre compte que c'était finalement à son avantage en glissant ses mains sous le jean du Chicagian, les laissant glisser jusqu'à ses cuisses en provoquant un grognement presque animal de Phil qui le surprit mais le ravit et il refit un second passage aussitôt. Punk releva la tête en arquant son cou et Christian attaqua aussitôt sa gorge de baisers tout aussi passionnés que ceux de son amant un peu plus tôt. Ce dernier en profita pour attaquer son jean, le déboutonnant et le lui retirant tandis que Christian levait ses hanches pour lui faciliter la tâche.
Quelques minutes plus tard, le jean de Phil finissait au sol à son tour, les deux hommes s'observèrent amoureusement, parcourant le corps de l'autre de milles caresses et de douces attentions.
Puis Phil glissa ses doigts sur ses hanches et saisit le dernier vêtement que portait son amant, il lui lança un bref regard pour être sûr qu'il était d'accord et Chris se mordit la lèvre en hochant la tête, les yeux brillant de passion. Phil baissa les yeux sur la virilité découverte et se fut au tour de Christian de l'observer pour connaître ses pensées, il vit un sourire apparaître sur son visage avec un certain soulagement et reproduisit les gestes du brun. Ensemble et nus pour la première fois, ils prirent le temps de se découvrir lentement, amoureusement, aucune précipitation ne venait entacher ce délicieux moment d'intimité. Quand le moment fut venu, Phil allongea doucement son amant sur le dos, il déposa toute une série de baisers sur son torse, embrassant les cicatrices qu'il portait de ses opérations avant de glisser jusqu'à son intimité. Il marqua un léger temps d'arrêt, ne sachant pas trop comment s'y prendre avant de lécher l'un de ses doigts. Il prit son temps pour ne pas lui faire de mal et seul un léger froncement de sourcil témoigna de son inconfort qui disparu très vite.
Christian réclama plus à Phil qui se hâta de combler ses désirs avec ses doigts avant de s'immiscer lentement en lui sans occasionner la moindre douleur. Il se pencha pour lui voler un baiser et attendit quelques secondes avant de commencer à se déplacer. Christian gémit bruyamment quand il heurta un point encore inconnu en lui et Phil maintint ses mouvements, encouragé par les réactions de plus en plus sonores du Canadien qui referma ses jambes autour de ses hanches pour l'amener plus près de lui encore, ils échangeaient baisers sur baisers, se relâchant à peine le temps de respirer. Phil déposa des baisers sur son épaule et sa clavicule avec passion tandis que Chris le serrait dans ses bras plus fort. Le dernier baiser de Phil se transforma en une morsure tandis qu'il venait aussitôt suivi par son homme qui le serra à l'étouffer.
Ils leur fallu plusieurs minutes pour se calmer avant se détacher doucement l'un de l'autre, ils restaient dans une bulle d'amour et de plaisir, le bonheur ne pouvait pas être plus complet, ce qu'ils résumèrent en prononçant ensemble ces 3 mots:
- Je t'aime!
Ils se sourirent tendrement, Phil se leva pour chercher de quoi les débarbouiller et ils s'endormirent en se tenant mutuellement dans leurs bras, sans jamais cesser de sourire.
John s'éveilla en sursaut lorsqu'une poigne de fer se referma sur lui.
Déstabilisé, il lui fallut quelques secondes pour comprendre la situation, ils étaient toujours à l'hôtel, il faisait encore nuit et Randy l'agrippait avec une force excessive. John évalua d'un coup d'oeil la chambre et le climat qu'il régnait, ne trouvant rien qui puisse justifier le comportement de Randy, il se tourna vers lui:
- Randy? Qu'est-ce qui se passe?
Le silence lui répondit et la prise de la vipère ne se desserrait pas.
- Bébé ?
- John...
- Je suis là, je suis avec toi, qu'est-ce que tu as? Tu as mal? Tu es blessé?
- Non, je... excuse-moi, juste un cauchemar.
- D'accord dit John soulagé qu'il n'y ait rien de plus grave. Viens là, tu veux en parler?
- N...on, Non, c'est pas important, c'est rien, c'est idiot.
- Comme tu veux bébé, allez calme-toi, je suis là.
- Oui tu es là murmura Randy.
John l'entendit et se demanda ce qu'il voulait dire par là tandis qu'il le serrait dans ses bras pour le calmer. Il était trempé par son cauchemar, quoi qu'il est vu, ce n'était pas rien comme il lui avait dit mais il ne posa pas plus de questions, respectant son intimité tandis qu'il se tortillait doucement dans la prise de Randy pour qu'il le tienne moins serré. Il comprit immédiatement et relâcha son emprise, douloureuse, au grand soulagement de John qui berça tendrement son amour dans ses bras jusqu'à ce qu'il se rendorme apaisé.
John se rendormit lui aussi, toujours aussi intrigué mais au matin, il ne posa aucune question, ne reparla même pas de cette nuit agitée.
Cet épisode nocturne se reproduisit à plusieurs reprises, chaque fois, Randy s'agrippait à lui comme un dément et chaque fois, il refusait de dire ce qu'il voyait dans son rêve qui le mette dans un tel état de panique.
John dormait d'un sommeil plus léger désormais, attentif et il prenait Randy dans ses bras dès le début de son cauchemar ce qui lui évitait de se faire broyer dans les bras de son amant.
S'il aimait l'intensité de Randy dans leurs moments intimes, être réveillé au milieu de la nuit parce qu'il était écrasé dans ses bras ne faisait clairement pas parti de ses réveils favoris!
Il avait déjà dû lui demander à voix haute de ne pas le serrer si fort lors d'une de ses nuits particulièrement agitées. Au matin, il portait des traces sur les côtes qui deviendraient très vite des bleus et Randy s'était excusé, triste de l'avoir blessé, John avait balayé ses excuses d'un revers de main, lui demandant juste de s'expliquer mais une fois encore, Randy avait gardé le silence.
