ATTENTION chers lecteurs, il est de mon devoir de prévenir les âmes sensibles qui suivent peut-être cette fiction qu'à partir de ce chapitre, l'histoire risque d'être plus difficile à lire pour certains et certaines, je sais que ça va paraître cruel pour vous ( un si beau couple, roooh lilou) mais ici démarre la boucherie, vu le peu de réactions que provoque mes chapitres, je ne pense pas recevoir beaucoup de plaintes non plus mais j'aurais prévenu.

chapitre 45; la rupture

John avait passé la nuit à veiller sur Wade, à l'écouter, à le consoler, les calmants faisaient un peu effet et l'Anglais restait contrôlable même si John ne s'éloignait pas de lui. Il l'avait empêché de boire aussi, lui interdisant de noyer son chagrin dans l'oubli de l'alcool, il était contre cette idée sachant que le soulagement qu'apporterait l'anesthésie de ses sensations et l'abrutissement de son esprit par une beuverie ne serait que temporaire et que la douleur ne reviendrait que plus fortement au réveil, accompagnée d'une solide gueule de bois.
Wade parla beaucoup, ce qui était très inhabituel chez lui et John l'écouta, ne répondant que lorsque sa participation était nécessaire, il écouta l'Anglais vider son sac, lui dire tout ce qui le rongeait à petit feu depuis la découverte du lac. Les heures passèrent, l'épuisement gagnait John qui enchaînait sa seconde nuit sans sommeil mais il luttait toujours pour être là pour son ami dont le débit se raréfia jusqu'à s'arrêter totalement, il avait fini par s'endormir, harassé de chagrin et ses larmes coulaient toujours dans son sommeil. La vue de cet homme habituellement si fier, fort, presque arrogant, mis à genoux par un petit homme qu'il vaincrait sans problème sur un ring le fit prendre conscience, une fois encore du redoutable pouvoir destructeur de l'amour.
Il pensa à Randy tout seul dans leur chambre, il pensa à ses nuits agitées, à ses grands bras dans lesquels il avait très envie de se blottir, il espérait que Randy ne ferait pas de cauchemars cette nuit.
Il veilla sur le sommeil de Wade jusqu'au matin, plongé dans ses propres réflexions, la situation de son ami ne le lassait pas de penser à sa propre histoire.

Quand le soleil se leva, il posa les yeux sur le réveil et quitta la chambre sur la pointe des pieds avant de regagner la sienne, il ouvrit la porte et se glissa doucement dans le lit au-dessus de Randy, le réveillant d'un doux baiser qu'il prolongea plusieurs secondes.
- Mmm, Marmonna Randy encore endormi. Voilà un réveil qui faut la peine.
- Tant mieux, parce que j'ai bien l'intention de recommencer.
Il lui donna un second baiser et sourit en sentant les bras de Randy se refermer autour de son cou pour l'attirer à lui. Il glissa sa main sous la couverture et caressa le torse nu de son homme avec délice et Randy lui rendit la pareille en glissant ses mains sur son corps jusqu'à son fessier.
- Tu es bien trop habillé grogna Randy.
John sourit et souleva la couverture en jetant un oeil en dessous.
- Toi tu es pile comme j'aime!
- Bah, pas toi, je vais vite remédier à ça!
Randy glissa ses mains sous son tee-shirt, lui retirant avec son pull en un seul mouvement, il laissa ses mains glisser le long de son torse, souriant en le voyant frémir sous ses caresses et fila jusqu'à son jean qu'il déboutonna immédiatement, ses mains glissèrent dans le pantalon, se faufilant vers ses fesses qu'il serra en déclenchant un grognement de John. Il passa ses mains sous son boxer et descendit ses mains pour faire glisser là aussi les deux vêtements en un seul mouvement.
- Hummm, pressé Bébé?
- Très! Je n'oublie pas ta promesse!
- Une promesse? Interrogea John en levant un sourcil, faisant mine de ne pas se souvenir.
Randy lui mit une tape sèche sur les fesses et John sursauta avant de sourire.
- Oui, ta promesse!
John se tortilla pour glisser hors de son jean après avoir fait sauter ses baskets avec ses pieds et il ravança avant de s'allonger sur Randy en répondant:
- Celle de te coller?
- Oui, celle-là. Gémit-il tandis que John se collait totalement à lui, parcourant sa nuque, sa gorge de baisers et de coups de langue.
La vipère referma son étreinte autour du corps massif de son amant et le serra fortement mais sans douleur contrairement à ses étreintes de cauchemars.
John fondit dans ses bras, il aimait sentir Randy le tenir fermement, son intensité, sa possessivité qui le faisait se sentir aimé vraiment comme pour la première fois.
John tenait les hanches de Randy entre ses genoux, ses mains glissaient sans arrêt sur son torse qu'il adorait et sur son visage, son pouce dessinait ses traits inlassablement, sa bouche qui dévorait son cou revenait sans cesse à ses lèvres et ses yeux brûlaient de passion et d'amour pour lui.
Ceux de Randy irradiaient de désir, il replia ses jambes en tenant toujours fermement John dans ses bras et inversa leur position en roulant sur le côté. Son corps glissa entre les jambes toujours pliées et écartées de John et il desserra les bras pour lui permettre de s'allonger totalement tout en plongeant voracement sur le pectoral gauche de John, le dévorant à son tour de baisers.
Ils étaient totalement réveillés cette fois et John savourait les retrouvailles, il agrippa les omoplates de Randy en veillant à ne pas le griffer tandis que la vipère le mordillait.
- Dommage que t'aies pas ton blouson bébé, t'es encore plus chaud en motard mode bad boy. Souffla John le souffle déjà court.
- Mmmm, en mode bad boy? Même sans blouson je peux faire ça!
John lui sourit et la vipère se pencha pour souffler à son oreille:
- Heureusement que tu ne portes pas ta chemise par contre.
- Pourquoi?
- Elle n'aurait pas résisté cette fois.
- Mmmm, ça ne m'aurait peut-être pas dérangé..
- Tu es fou.
- Fou de toi Bébé et il n'y a qu'un seul remède contre cette folie.
- Lequel?
- Que tu m'embrasses à m'en couper le souffle!
Randy rit avant de l'embrasser, tendrement, possessivement, il revendiquait John comme étant le sien et ça ne dérangeait pas le leader de la cenation qui en faisait autant lorsqu'ils n'étaient qu'à deux.
Randy laissa ses mains glisser le long des hanches de son amant, elles filèrent jusqu'à son intimité et achevèrent de la réveiller avec des gestes tendres. Le double comportement de Randy ne cessait de le surprendre, il restait toujours ébahi par sa façon d'allier la frénésie passionnée de ses mouvements à la douceur de ses gestes quand il s'agissait de le préparer.
Randy glissa totalement vers le bas du corps de son homme, ses caresses et ses baisers continuaient à parcourir son torse, il glissa jusqu'à son nombril, glissa sa langue dedans, déclenchant un nouveau gémissement de John. Randy descendit un peu plus et leva les yeux vers lui, sans le quitter des yeux, il glissa ses lèvres sur son membre et John oublia de respirer avant d'haleter bruyamment tandis que le regard de braise de Randy ne le quittait pas, il perçut son amusement de le voir aussi sensible à chacun de ses gestes et ferma les yeux de plaisir.
La vipère se recula et John grogna de déception, il sentit son souffle chaud sur son visage quand il lui demanda de le regarder et il ouvrit les yeux pour être brûler par la passion que dégageait son homme en le fixant à quelques centimètres de lui.
Il se jeta sur ses lèvres voracement et Randy ouvrit la bouche pour accueillir sa langue, quand il se séparèrent au bout de plusieurs minutes, John rouvrit les yeux de nouveau en disant:
- Bébé, s'il te plait...
Randy ne se fit pas prier deux fois et redescendit entre ses jambes après avoir imbibé ses doigts d'huile pour le corps, un avantage de sa particularité de catcheur.
Il le prépara soigneusement malgré ses incitations à se dépêcher et John tremblait de désir sous lui en attendant qu'il se décide à le pénétrer.
Il grogna bruyamment quand il s'immisça et Randy s'immobilisa, le frustrant une fois encore.
- Bébé, allez! Protesta-t-il.
- Je ne veux pas te faire de mal, mon ange.
- Et moi je te veux!
- Patience! Dit-il en se déplaçant légèrement.
- Randyyyyy! Arrête de me faire languir mon coeur va finir par lâcher.
- Oh ça pas question, je suis là pour empêcher ça!
Le mouvement suivant eut plus d'amplitude et John s'accrocha à Randy avec bonheur. La vipère sourit avant de se stopper une nouvelle fois, il s'amusa du cri de protestation qu'émit John et susurra après l'avoir embrassé:
- Làaa mon ange, t'en fais pas, je t'emmène au paradis!
Enfin Randy cessa de jouer avec John, il était trop désireux désormais pour continuer ce petit jeu plus longtemps et ses coups de hanche ne s'arrêtèrent plus, John referma ses jambes autour de sa taille le serrant fermement et Randy grogna, tout comme John, il aimait le sentir le serrer de cette façon, comme pour l'empêcher de partir.
Ils étaient de plus en plus bruyants et ils savaient que le moment se rapprochait, John se redressa pour avoir un baiser et leur dernier mouvement les emmena à leur apogée.
John serra fortement ses cuisses autour des hanches de la vipère qui grogna d'être soudain écrasé, John desserra aussitôt sa prise et lui sourit doucement pour s'excuser, les yeux rêveurs.
Il avait bel et bien atteint le paradis avec Randy, il l'attira vers lui et il s'allongea à côté de lui, sa tête se posa sur son torse comme toujours et John joua avec les cheveux de la vipère, les yeux dans le vague. Ils restèrent ainsi un petit moment, le temps de refaire surface, John se montrait toujours extrêmement tendre ensuite, il multipliait les baisers, les " Je t'aime" et les mots tendres mais cette fois, il tourna la tête vers le réveil et bondit du lit.
- Mince! Wade va se réveiller! Faut que j'y aille bébé!
- John, il peut survivre sans toi deux minutes.
- Je suis désolé, faut que je file, à tout à l'heure!
Avant même qu'il puisse réagir John avait bondi dans la salle de bain pour se débarbouiller vite et fait et il renfilait ses vêtements deux par deux, il revint vers le lit en courant, embrassant Randy au passage et sortit de la chambre sans même lui laisser le temps de se lever lui-même.

John se précipita dans la chambre de Wade juste à temps avant son réveil, il le vit émerger doucement et tendre la main dans le lit sans rien trouver, il l'entendit appeler " Justy" et son coeur se serra quand il le vit ouvrir les yeux avec affolement une seconde plus tard.
- Il est parti. Dit John d'une voix basse.
- John? Marmonna-t-il surpris. C'était pas un cauchemar alors?
- Non, je suis désolé, c'est bien réel.
- Mon petit ange...
John sentit les dernières brides de son bonheur disparaître en voyant le chagrin immense de son ami, l'euphorie qu'il ressentait toujours après un de ses moments passés avec son homme avait disparu, laissant place à un sombre magma de désespoir.
Il avait compris dès leur rencontre la veille dans le hall que Stuart ne pouvait pas vivre sans Paul et il était persuadé que la réciproque était vrai, il ne comprenait pas le comportement du Sud-Africain, il se disait qu'il devait lui manquer certains éléments et il pensa qu'il lui faudrait parler à Paul mais pour le moment, il ne pouvait pas laisser Wade tout seul, il était bien trop instable pour ça.
Il l'incita à se prendre une douche pendant qu'il commandait à manger pour eux, il n'écouta pas les protestations virulentes qu'il lui opposa et le poussa vers la salle de bains après en avoir retiré les objets dangereux, Stuart lui jeta un regard dédaigneux et John demanda:
- Je peux te laisser prendre une douche seul?
Wade le regarda sans répondre et John soupira en fermant les yeux.
- S'il te plait Stuart.
- Oui, John, je peux prendre une douche seul, t'en fais pas.
- D'accord, je commande à manger alors.
- J'ai pas faim.
- Faut que tu manges.
- A quoi bon? Pourquoi tu fais ça John? Je n'en vaut pas la peine! Tu devrais plutôt rejoindre Randy.
- Wade! On discutera de ce qui vaut la peine ou non ensemble mais après que tu sois allé te prendre une douche, ça t'éclaircira les idées!
- Et Randy?
- Il peut se passer de moi, pour le moment, tu es ma priorité!
- Tu as tort!
John poussa Stuart dans la salle de bains et referma la porte derrière lui avant d'appeler la réception pour commander le repas. L'Anglais entra dans la douche n'ayant rien de mieux à faire, il avait compris que John ne le lâcherait pas de toute façon, rien que sa manière de l'appeler Wade était claire. John n'appelait pas ses amis par leur nom de scène en temps normal, il cherchait encore ce qu'il avait voulu dire par là. Avait-il voulu appeler son côté guerrier à se réveiller? Était-ce sa façon de lui dire que Stuart commençait sérieusement à le gonfler? Il n'avait rien demandé lui et si John ne s'en était pas mêlé, à l'heure qu'il est, il serait parti avec la dernière chose qu'il lui restait de son ange, de son Justy d'amour. Il ne savait pas quand ses larmes avaient commencé à se mêler avec l'eau de la douche mais elles coulaient sans discontinuer depuis lors.
L'eau était très chaude, il n'arrivait plus à se réchauffer depuis le départ de Paul, depuis le lac en fait, un froid polaire mordait son coeur depuis, se propageant dans tout son corps et il grelottait intérieurement même l'eau trop chaude qui rougissait sa peau ne parvenait pas à le réchauffer.
Il resta un long moment sous l'eau avant de sortir, il avait entendu frappé à la porte et il comprit que le repas était arrivé mais John ne l'avait pas dérangé pour autant.
Quand il sortit une bonne demi-heure après, il trouva John endormi sur une chaise, le plateau repas était posé sur la table voisine, John avait commandé du froid et il sourit une seconde en reconnaissant que John le connaissait assez pour prévoir qu'il mettrait du temps dans la douche.
Il l'observa un instant et décida de quitter la chambre après s'être habillé, quand John se réveillerait, il n'aurait plus qu'à rejoindre Randy puisqu'il n'aurait plus à veiller sur lui.
Il s'habilla sans bruit et passa devant John pour sortir mais alors qu'il ouvrait la porte, une main se referma fermement sur son poignet et une voix s'éleva:
- Où comptes-tu aller?
- Là où tu n'es pas.
- Ta présence te dérange? D'accord mange un morceau et je t'emmène à l'hôpital.
- Pas question!
- Tu n'as que deux options et tu le sais, moi ou l'hosto, alors tu choisis quoi?
- ça va t'as gagné, je choisis l'emmerdeur numéro 1!
- Bonne réponse.
- Mais John..
- Oui?
- Si je te promets de pas faire de conneries, tu pourras me laisser respirer? J'ai besoin d'être un peu seul là.
- Stuart, je sais pas si c'est une bonne idée, en plus le doc m'a demandé de ne pas te laisser seul, c'était la condition pour qu'il ne fasse pas interner.
- Je comprends John, tu as donné ta parole et ta parole c'est sacré mais la mienne aussi l'est tu sais?
- Oui je sais.
- Tu n'as même pas pris le temps de changer de vêtements et ça m'étonnerait que tu te sois pris une douche non plus, profite en pour te reposer un peu et quand tu auras fait tout ça, tu n'auras qu'à venir me retrouver mais pas avant au moins une ou deux heures. Deal?
John hésita un moment mais il se rendait bien compte qu'il ne pouvait pas continuellement être aux côtés de Wade et il accepta.
- Deal! Mais tu manges avant que je m'en aille!
- D'accord!
Ils s'installèrent tous les deux autour de la table et mangèrent le repas commandé par John, Wade avec difficulté, l'estomac noué mais il fit l'effort de manger un peu pour faire plaisir à son ami.

Quand se fut fait, John accepta de quitter la chambre en lui rappelant ses promesses et retourna à la sienne qu'il trouva vide, Randy avait préparé leurs deux sacs, laissant des vêtements propres de sortie pour John au-dessus de son sac et il sourit en découvrant son choix, son jean le plus serré et sa seconde chemise. Il alla se prendre une douche à son tour et s'habilla avec les vêtements choisis par son homme avant de s'allonger cinq minutes pour se reposer. Randy devait être parti faire un footing comme souvent le matin quand il n'était pas avec lui.
Il s'allongea à la place de Randy et s'endormit aussitôt en serrant son cousin contre lui et c'est ainsi que la vipère le trouva à son retour des heures plus tard.
- John. Murmura t-il en se penchant sur lui.
Il ne réagit pas et Randy s'approcha plus près, il caressa sa joue tendrement en disant:
- Mon ange, réveille-toi...
John s'éveilla en sursaut, donnant un coup de boule à Randy au passage qui recula en grognant pour se frotter la tête.
- Oh pardon bébé! Laisse-moi voir... Non c'est bon t'as rien, désolé, tu m'as surpris.
- J'ai vu ça, tu t'attendais à un monstre ou quoi?
- Mmmm, il t'arrive d'en être un! Dit John avec un sourire.
- C'est vrai.
- T'étais parti faire ton footing?
- Entre autre, j'avais une séance dédicace à faire ce matin.
- Mince, c'est vrai! Ce matin? Attends, il est quelle heure?
- 13h10 pourquoi?
- C'est pas vrai! Mais quel crétin! J'aurais dû mettre mon réveil!
- Mais c'est quoi le problème?
- Wade! Il est vraiment pas bien, jvoulais pas le laisser mais il m'a demandé de partir, je devais pas le laisser seul plus de deux heures normalement et il est seul depuis trop longtemps!
- C'est un grand garçon, il peut se débrouiller!
- Tu comprends pas!
- Non, effectivement, ça m'aiderait si tu m'expliquais.
- J'ai pas le temps là! Faut que je file!
- On devait manger à deux ce midi!
- Je sais, je suis désolé, on fera ça une autre fois!
John prit son portable, le mit dans sa poche et courut hors de la chambre paniqué, Wade n'avait pas appelé alors qu'il l'avait quitté à 8h45, c'était pas ce qui était prévu.
La porte se referma sur un Randy atterré et John envoya un texto pour savoir où se trouvait l'Anglais, la réponse arriva vingt secondes plus tard et John soupira, il revint en courant dans la chambre, vola un baiser à Randy à la dérobée et repartit en criant: " je t'appelle!" avant de dévaler les escaliers pour sortir.

John trouva son ami là où il l'avait dit, il le rejoignit d'un pas vif et Wade le rassura immédiatement:
- ça va John, no stress, panique pas, t'as vu je suis là, en un seul morceau!
- J'ai vu!
- Classe la tenue!
- Un choix de Randy, il avait préparé mes valises ne laissant que ça de sorti pour me changer.
- Il a bon goût, t'es super comme ça!
- Merci.
- T'as dormi un peu?
- Oui, excuse-moi, j'aurais pas dû, je m'étais dit 5 minutes et en fait j'ai dormi 4h.
- T'en avais besoin, t'avais déjà l'air crevé hier mais ce matin, c'était encore pire. Mauvaises nuits?
- Oui, Randy fait pas mal de cauchemars en ce moment.
- Des cauchemars? Il t'en a parlé?
- Non, il refuse de dire quoi que ce soit à chaque fois, d'ailleurs, jdevrais pas t'en parler, il apprécierait pas je pense.
- T'en fais pas, je garderais ce secret jusqu'à ma mort!
- Arrête!
- Quoi?
- Plaisante pas avec ça!
- Jt'ai connu plus d'humour.
- Ouais bah faut croire que voir l'un de ses meilleurs potes prêt à sauter d'un toit m'a coupé l'envie de rire pour un moment.
- Désolé pour ça, jle ferais plus.
- J'espère bien!
Les deux hommes discutèrent encore longuement de tout et de rien avant qu'ils ne doivent se décider à bouger, John appela Randy comme promis et après quelques mots rapides, lui demanda s'il pouvait prendre ses bagages qu'il n'aurait pas le temps de venir rechercher. Randy grogna mais lui dit qu'il s'en était chargé et John le remercia avant de lui dire qu'il l'aimait et de raccrocher.
- Ouais, moi aussi John, moi aussi! dit-il tout seul en ruminant tandis que John avait déjà raccroché.

Ils allèrent au stade ensemble, John et Wade dans la voiture de John et Randy seul, avant eux.
Arrivés sur place, John aperçut Randy au loin, il discutait avec Sheamus et il lui sourit en lui faisant un signe de la main, Randy y répondit et se rapprocha de Sheamus pour poursuivre sa discussion.
John et Randy se retrouvèrent plus tard dans les vestiaires et Randy lassait ses bottes tandis que John se changeait lui aussi.
- Tu t'es rapproché de Sheamus. Dit-il en mettant ses brassards.
- Oui. Il avait levé la tête pour la première fois depuis qu'ils étaient à deux.
- C'est bien!
Randy le regarda interloqué et dit:
- John? Il l'observa médusé encore une seconde et John répondit en serrant ses baskets:
- Oui?
- Non rien.
- D'accord, on se voit plus tard!
- Oui, si tu veux.
John lui donna un baiser rapide et quitta la loge, laissant la vipère ruminer.
John n'avait pas réagi, il s'en fichait totalement, il n'avait même pas insisté pour savoir ce qu'il allait lui dire et rien que ça n'était pas normal, il aurait dû se rendre compte que quelque chose clochait, le John qu'il connaissait ne se comportait pas comme ça, SON John n'était pas indifférent mais peut-être que ce n'était plus son John...

La soirée passa ainsi, John et Randy se virent peu, et Randy continua à coller Sheamus de très près sans déclencher la moindre réaction chez son amant ce qui redoubla sa colère. L'Irlandais était sceptique quant au comportement de la vipère mais il avait remarqué qu'il le collait que lorsque John était dans les parages et il comprit ce qu'il essayait de faire. Quand John quitta le couloir où ils se trouvaient tous les trois, Sheamus se tourna vers lui et lui dit:
- Ecoute, si tu as un souci avec John, règle-le avec lui mais ne te sers pas de moi pour le rendre jaloux, ça me met très mal à l'aise.
- Désolé Stephen!
- Pas grave mec, le fait plus c'est tout! Dit-il en lui tapant sur l'épaule avant de s'éloigner.
John resta inaccessible toute la soirée, il raccompagna Wade à l'hôtel suivant puisqu'il n'avait pas de voiture lui-même, c'était Paul qui avait pris la sienne cette fois, et il passa encore plusieurs heures avec lui avant de regagner sa chambre avec Randy.
Il s'allongea à côté de lui, l'embrassa rapidement et s'endormit, totalement épuisé en quelques secondes tandis que Randy bouillonnait de colère à côté de lui sans qu'il ne s'en aperçoive.
Le réveil sonna et John bondit hors du lit, il se doucha et s'habilla et commença à dire à son amant qu'il devait partir, sa réponse ne se fit pas attendre:
- Eh ben c'est ça! rejoins-le! T'en crèves d'envie de toute façon!
- Randy, Wade a besoin de ses amis en ce moment!
- Il a surtout envie de toi dans son lit!
- Raaandy! S'exclama John outré.
- Quoi? Soit un peu réaliste! C'est pas parce que tu es mon ange que Wade en est un aussi, il attends que ça! Depuis le premier jour qu'il t'a vu, t'es juste une ligne de plus sur son tableau de chasse!
- ça suffit là! Et même si c'est le cas, quelle importance? Je suis assez grand pour ne pas me laisser faire non?
- Bien sûr! Ça arrive vite ces choses-là, un instant de distraction, un regard de chien battu et hop le tour est joué!
- Tu vas trop loin là Randy!
- Non, mais y a pas de souci, je comprends que je puisse ne plus te suffire, que tu aies besoin de plus ou de sang neuf, après tout, l'encre de ta signature sur ton divorce n'était même pas encore sèche que tu étais déjà dans mes bras!
John le regarda en état de choc, vivement blessé, incapable de répondre mais Randy était trop en colère pour se rendre compte de ce qu'il faisait à son homme.
- Non mais jcomprends! On a pas eu beaucoup de temps ensemble, tu as besoin de combler tes manques, pas de souci mais ne compte pas sur moi pour t'attendre ici.
- Randy, la dernière fois que tu m'as accusé de telles horreurs, c'était avec Phil!
- Et il a changé de bord depuis! C'est dire!
John chancela sous le choc, un coup de poing en plein coeur ne lui aurait pas fait plus de mal, il glissa sa main sous sa chemise, sortit ses plaques et détacha celle de Randy d'un geste rageur avant de lui jeter à la figure puis fit demi-tour.
Randy réalisa l'énormité de ce qu'il venait de dire à cet instant et le rappela:
- John! Non attends, je suis désolé! Je le pensais pas!
John continua à avancer vers la porte sans un mot.
- Jt'en prie, attends! Mon ange! Et Nous?
- Il n'y a pas de nous, il n'y a jamais eu de nous, il n'y a toujours eu que toi et ce que tu croyais posséder! Et je n'en fais pas parti!
Et il referma la porte derrière lui dans un calme terrifiant. Pétrifié jusqu'ici, Randy se pencha pour ramasser la plaque, il passa ses doigts machinalement dessus comme il l'avait fait des dizaines de fois par le passé, il sentit la gravure magnifique d'un côté, parfaite reproduction du tatouage de sa nuque et la retourna pour lire cette inscription qu'il connaissait par coeur:
RKO Mon seul et unique amour
Il glissa au sol, fou de chagrin en se mordant le poing, il avait tout détruit cette fois, John ne reviendrait pas après ce qu'il venait de lui faire, il tituba jusqu'au mini bar et s'attaqua à son contenu, boire, boire pour oublier, boire pour dormir, boire et espérer que ce n'était qu'un cauchemar, boire à en mourir. Randy était déjà passablement saoul quand on frappa à sa porte, il se rua vers elle, trop imbibé pour réaliser que John n'aurait pas frappé.
Il ouvrit la porte et découvrit:
- Phiiil?
- Je viens chercher les affaires de John.
- Heein? Non, pô question, il n'en n'aura besoin quand y r'viendra!
- John ne reviendra pas après ce que tu lui as fait!
- Peux pas vivre sans lui!
- Fallait y penser avant, maintenant pousse-toi ivrogne!
Randy se remit sur son passage et tenta de l'arrêter tandis que le straight edge saisissait les affaires de John, remballant celles qu'il avait laissé sorties en lançant un regard méprisant aux bouteilles vides sur le sol.
- Non, Phiiil, Jt'en prie, non, laisse les sacs, jveux mon Johnny, pitiéééé
Randy s'agrippa à lui et quand le petit brun se dégagea, ce premier se montra agrressif, Phil se retourna pour lui décocher une droite majestueuse en pleine figure qui coucha la vipère au sol et il quitta la pièce après lui avoir jeté un dernier regard dégoûté.

Voilà, ainsi s'achève les aventures

de John et Randy.

non, pas taper, pas taper!

Je plaisante les filles, je suis cruelle je sais

mais ne me détestais pas!

je vous ai écris un joli lemon pour compenser,

j'espère que vous l'avez savouré!

Donnez-moi vos impressions

enfin, s'il y a encore des survivantes!

bisous

Lilou