Me voilà pour la suite de ma fiction, ma fidèle Ignis, tu m'as mal comprise, ma fiction ne s'arrête pas là, loin de là, et tous tes voeux vont être exaucés, en espérant que tu es autant de plaisir à lire la suite de leur histoire! bisous à tous et surtout à toi, Lilou

chapitre 46: haine et rage

- John?

Phil entra doucement dans sa chambre, il avança et posa le sac qu'il avait récupéré contre le mur avant de venir vers John mais seul le silence lui répondit.
John était toujours assis sur la chaise où il l'avait laissé, il se tordait les mains sans arrêt, seul signe de vie, ses yeux restaient obstinément fixés sur le sol, vides, comme mort.
Phil s'avança et s'accroupit en face de lui pour capter son regard et il tressaillit en voyant la masse de sentiments violents qui y cohabitaient. Il l'appela une seconde fois sans obtenir de réponse et sa propre colère s'amplifia encore.

Il l'avait croisé dans le couloir quelques temps avant, son comportement était suffisamment étrange pour attirer son attention et il était venu lui parler, il semblait hagard, il déambulait avec une lenteur qui ne lui ressemblait pas.
Il s'était approché, inquiet, pensant d'abord à une blessure physique, un coup sur le crâne la veille en match, une commotion peut-être mais John ne semblait pas blessé à première vue.
Il l'observa attentivement et avisa les plaques qu'il n'avait pas rangées sous son tee-shirt, il n'en portait que deux et il comprit immédiatement ce qui n'allait pas.
- Vous vous êtes disputés?
- Hein?
- Randy et toi, vous vous êtes disputés? Avait-il demandé plus lentement.
- Non.
- Non ? Mais la plaque?
- On a rompu, enfin j'ai rompu.
- Quoi? Qu'est-ce qui s'est passé?
- Rien.
- Comment ça rien? Soit plus clair.
- Il s'est rien passé parce qu'il n'y a jamais rien eu! Randy et moi, c'était qu'une sinistre plaisanterie, une blague du plus mauvais goût.
- Explique-moi ça.
- Randy! Il ne m'aime pas, il ne m'a jamais aimé! Jamais!
- Il est dingue de toi!
- Non! Il me prend pour une pute! Pour une salope! Il croit que j'ouvre les jambes pour n'importe qui! Dit-il en donnant un violent coup de poing dans le mur.
Phil sursauta mais ne chercha pas à l'arrêter, il devait d'abord comprendre.
- " L'encre de ta signature sur ton divorce n'était même pas encore sèche que tu étais déjà dans mes bras" Marmonna-t-il.
- Il a dit ça? Demanda Phil choqué.
- Entre autres choses oui.
- Pourquoi?
- Il pense que je le trompe avec Stuart, il a même dit que je t'avais fait changer de bord!
- C'est ridicule, Stuart n'a toujours vu que par Paul, personne d'autre! Quant à moi, avant Christian aucun homme ne m'avait jamais intéressé aussi beau sois-tu, désolé!
- Il s'est bien foutu de moi! Il ne m'a jamais aimé!
- Bien sûr que si! Il réagit sans doute ainsi parce qu'il est dingue de toi!
- Noooon! S'il m'avait aimé il aurait su que jamais de la vie je n'aurais pu le tromper, s'il m'avait aimé il m'aurait fait confiance comme j'ai toujours eu confiance en lui!
Il avait ponctué chacun de ses mots de coups de poings et de pieds violents dans le mur sans prêter attention à la douleur et aux traces de sang de plus en plus marquées sur le mur, Phil s'était jeté sur lui pour l'arrêter mais John s'était dégagé violemment, le jetant à terre au passage avant d'exploser de rage en hurlant comme un animal blessé.
Phil s'était rué une nouvelle fois sur lui pour l'empêcher de frapper plus dans le mur et l'avait enfermé dans une prise d'étranglement réelle cette fois.
John avait lutté contre lui avec rage et Phil avait heurté le mur plusieurs fois mais sans lâcher prise pour autant, il s'accrocha même encore plus fermement jusqu'à ce que le manque d'air calme la furie de Cena qui tomba à genoux. Phil avait maintenu sa prise encore un peu avant de relever son ami et de le tirer vers sa chambre, il l'avait assis sur la chaise et avait tenté de regarder l'état de ses mains mais il s'était vivement dégagé et il n'avait pas insisté.
Il s'était assis sur le lit en face de lui et avait attendu en silence, la voix de John était rauque, rauque d'avoir crié, rauque depuis l'étranglement mais pas une fois John n'avait porté la main à sa gorge, pas une seule fois, il n'avait toussé pour s'éclaircir la voix, absolument insensible à toute autre douleur que celle de son cœur.
- Je lui avais tout donné! S'égosilla-t-il! Tout! Mon coeur, ma vie, ma confiance, j'étais prêt à tout pour lui, pour le rendre heureux! J'ai tout encaissé, tout pardonné, me suis même excusé mais pas cette fois! Cette fois c'est fini! Fini pour de bon!
Phil l'avait laissé parler, jurer, maudire autant qu'il l'avait voulu, ses yeux s'étaient posés régulièrement sur les mains ensanglantées de John mais il n'avait pas tenté de les toucher de nouveau, elles enflaient pourtant et il craignait des fractures mais il le connaissait suffisamment pour ne pas insister, pour le moment.
La furie vociférante de John finit par ralentir, il répéta plusieurs fois les mêmes choses et après avoir répété " Fini" six fois d'affilées, il se tut.
Phil s'était levé, l'avait observé une minute entière en silence, perforé par le chagrin qui secouait le grand homme de tremblements incontrôlables, ses larmes refusaient de couler mais ses yeux contenaient toute la douleur du monde. Phil était venu vers lui, il avait posé sa main sur son épaule et avait serré doucement en disant d'une voix basse dénuée d'intonation:
- Je vais chercher tes affaires.
John n'avait pas répondu, il n'avait d'ailleurs à peine réagi au départ de son meilleur ami, la porte s'était refermée derrière lui sans un bruit et il n'avait pas bougé.

John s'était tu mais pas son esprit, il y avait tant de bruits, tant de mots et de maux dans son esprit qu'il ne percevait plus rien d'autres.
" Juste une ligne de plus sur son tableau de chasse... Juste une ligne... Une ligne de plus... Combler tes manques... L'encre de ta signature... Changer de bord... Pas encore sèche... Déjà dans mes bras... déjà dans mon lit! Que je puisse ne pas te suffire... Ange... Ton divorce... Ta signature sur ton divorce... Mon ange... Déjà dans mes bras... Tu es mon ange... Tu es MON ange... Tu es à moi!"
- Nooon! Hurla John d'un seul coup. Je ne suis pas à toi! Je ne t'appartiens pas et tu n'es rien pour moi, plus rien!
" Que je puisse ne pas te suffire... Il a changé de bord depuis... Une ligne de plus... Son tableau de chasse, Tu n'es qu'une proie!
Envie de toi dans son lit, pour combler tes manques... L'encre de ta signature... pas encore sèche...
L'encre de ta signature sur ton divorce n'était pas encore sèche que tu étais déjà dans mes bras...
Tu es une pute... mon ange... Tu es ma pute!
John serra les poings hargneusement, un tic de rage traversa son visage avant qu'il ne replonge dans ses pensées.

" Tu es à moi John," disait souvent Randy. Il lui avait dit lui aussi bien sûr sauf qu'il ne l'avait jamais pensé dans ses termes là, il n'avait jamais considéré Randy comme étant sa propriété. Il repensait à toutes ses fois où il lui avait dit ces 4 mots, à son regard dans ces moments-là, possessif, un rien arrogant, il s'était senti flatté par cette expression jusqu'ici, être avec Randy, dans sa vie, dans son coeur, mais il se rendait maintenant compte qu'il avait surtout été à Randy, il avait soudain l'impression de n'avoir rien été de plus qu'une possession pour la vipère comme il aurait pu dire avoir un chien, il disait qu'il avait un homme et John bouillit intérieurement, il se sentait malade.
Il se mordit la lèvre, sentant le goût du sang dans sa bouche.
" Sa bouche, ses lèvres, tant de fois il les avait goûté, le premier baiser dans ce vestiaire, volé alors qu'il n'était plus qu'une loque, sa fureur du moment, les excuses de Randy, les jeux, jeux d'esprit, jeux de domination, jeux qui les avaient conduits au pire avant le meilleur mais le meilleur avait-il vraiment existé? Randy n'avait-il pas tout simplement cherché à le mettre dans sa coupe pour qu'il ne puisse plus jamais en sortir, être maître de son coeur pour se rendre maître de lui. Il l'avait attaqué lorsqu'il était le plus faible, qu'il lui opposerait le moins de résistance possible, il avait attaqué lorsque son coeur meurtri ne cherchait qu'une bouée à laquelle s'accrocher et comme un idiot, il l'avait attrapée sans voir le requin qui se cachait en dessous.
Il revoyait son propre premier baiser, juste après les papiers du divorce.

" La signature sur ton divorce...La signature... déjà dans mes bras... La signature de ton divorce...
Il était ivre ce soir-là, il se souvenait de ses lèvres et du refus de Randy, il se souvenait vaguement de la douleur ressenti à cet instant mais il gardait un souvenir très clair du lendemain.
" Ses mains autour de sa tasse de café, son sourire ironique quand il avait saisi le tube d'aspirine, la lueur d'inquiétude qu'il avait perçue dans son regard et dont maintenant il n'était plus sûr de la signification, peut-être craignait-il juste de le voir lui échapper! Mais il s'était offert à lui sur un plateau d'argent, il lui avait donné un autre baiser, puis ces caresses, ces gestes, ces provocations, ces jeux une fois encore, jeu de contrôle, Randy avait gagné, il l'avait surpris mais malgré sa peur, il s'était offert à lui là encore, la brutalité, la douleur, le goût du sang dans sa bouche comme maintenant! Les hésitations de Randy qu'il avait pris pour de l'inquiétude, de l'affection même et qui n'étaient en fait que mépris et dégoût, il n'était pas digne de lui puisqu'il ne pouvait pas encaisser ses assauts, il ne l'avait pas aidé non plus ensuite quand il avait boité jusqu'à sa salle de bains, il se souvenait de son air arrogant, victorieux, de son sourire quand il l'avait rejoint en courant en entendant ses cris, il avait pris un air implorant de son côté et il avait cru voir de l'affection et de l'humour en retour dans les yeux de la vipère mais il s'était trompé. Ce n'était que moquerie et pitié, il lui avait donné le savon mais s'était refusé à lui, il aurait dû comprendre à l'époque que Randy ne voulait pas de lui, qu'il n'avait jamais voulu être avec lui, en y repensant un haut-le-cœur lui vint, il l'avait pris presque de force, Randy avait eu peur de lui, il avait cassé la douche pour lui échapper, il n'aurait jamais dû faire ça, il n'aurait jamais dû rester, ça n'aurait été qu'un baiser d'un homme saoul et désespéré rien de plus et il aurait pu oublier, passer à autre chose, une diva, une fille facile qui à défaut de combler son coeur aurait combler ses manques comme disait Randy.
Le réveil quelques heures plus tard n'avait jamais totalement quitté son esprit depuis ce jour, il dormait sur le torse de Randy, première fois de sa vie qu'il touchait son torse de cette façon, première fois qu'il s'endormait avec un homme, celui qui deviendrait son homme sans qu'il ne comprenne qu'il n'était qu'une cible, une proie facile pour lui. Il se souvenait des taquineries, de son besoin de câlin qu'il avait caché sous son humour et de la réaction de la vipère, grogneuse, agacée, ses mains qui caressait son dos pour le distraire, le distraire de son but réel, reprendre un coup d'avance sur lui, Randy avait toujours eu un coup d'avance, il se souvenait de la douleur, de ses plaintes pour qu'il arrête et du sourire invariablement victorieux qu'il avait affiché en le voyant entièrement en son pouvoir et cette phrase qu'il avait prononcé pour la première fois: "tu es à moi maintenant" Il avait parlé des menottes aussi qu'il achèterait en réponse à sa plaisanterie et avait ajouté qu'il s'en servirait pour le garder. Pour le garder... Tu es à moi maintenant... Te garder... T'emprisonner... Tu es à moi... comme un animal... Tu es ma chienne...

Et puis, il y avait eu le stade, le trajet, difficile, le refus de Randy pour qu'il prenne une position moins douloureuse comme pour mieux lui rappeler à qui il devait cet inconfort, vengeance pour des paroles inconsidérées, représailles pour ses railleries. Il avait inventé un bobard des plus plausibles pour justifier leur état à tous les deux, couvrir malgré tout Randy et pour la première fois d'une longue liste à venir, il avait assisté à son match non plus en tant qu'ami mais en tant qu'amant.
Il se souvenait du fou rire qui l'avait pris en voyant Randy se hisser maladroitement sur les cordes, il l'avait imaginé incapable de se redresser, coincé à mi-chemin, lorsqu'il était le plus exposé et son rire ne l'avait quitté que lorsque la vipère s'était tourné vers lui, folle de rage. Son ton était venimeux quand il l'avait menacé en retour, lui promettant de le rendre incapable de marcher pendant un mois et ses yeux étaient des plus sérieux lorsqu'il avait prononcé ces mots. Puis le retour en voiture, le silence, leur "histoire" n'avait été qu'une succession de silences, seuls les cris de leurs ébats les avaient troublés, ils n'avaient jamais su parler autrement. Il avait pris ses sacs et été parti à la voiture en avance, s'obstinant à réclamer le volant et conduisant très attentivement pour éviter les bosses pour lui, il lui avait proposé de s'allonger mais il avait refusé, par orgueil, refusant de se montrer faible, ne pas laisser passer la moindre brèche dans son armure.
Retour à la chambre d'hôtel, la peur, la douleur morale déjà, dès le premier jour, il lui avait proposé d'entrer, il s'était moqué, le coup avait porté durement, tout comme son sourire moqueur quand il avait gémit de douleur, il l'avait toisé quelques instants, ne répondant pas à ses excuses, il salivait d'avance de le voir se prosterner à ses pieds pour s'excuser sans se soucier de la blessure sentimentale qu'il lui infligeait au passage et puis il semblait avoir compris, il avait dit les mots exacts qu'il avait en tête, lui promettant de ne pas le larguer après l'avoir eu et il l'avait cru. Bien sûr, puisque ce n'était pas dans les plans de Randy de se débarrasser de lui, il le voulait à lui, rien qu'à lui, sa possession, il n'était plus sûr du tout que Randy avait eu les mêmes considérations pour lui, pour ses sentiments. Ce soir-là non plus, ils n'avaient pas parlé, en tout cas pas avec des mots, ils n'avaient jamais su échanger plus de dix mots. Et Randy n'avait jamais su écouter ses doutes, ses peurs, sa réaction quand il avait quitté l'hôtel à l'aube un matin quelques temps plus tard était suffisamment éloquente, il ne lui avait pas donné une chance de s'expliquer, il avait d'ailleurs à peine eu le temps de se remettre derrière le punchingball avant de se prendre un coup en pleine figure, il avait dû ramer durement pour revenir auprès de lui après ça et en y repensant il se traita d'imbécile, il avait eu une chance de partir à ce moment-là, il aurait pu tout simplement s'en aller et passer à autre chose, redevenir libre mais il savait très bien qu'il n'avait jamais été vraiment libre de Randy, il était en son pouvoir, il était sa chose, son jouet depuis le premier jour, il n'avait qu'à siffler pour qu'il rapplique, sa chienne, rien d'autre que sa chienne!
Il était revenu à lui comme à chaque fois, prêt à ramper pour obtenir son attention, prêt à lécher la main qui pouvait le battre, pathétique, il se demanda ce qui avait pu traverser l'esprit de Randy en le voyant si doux, si soumis à lui, il avait dû rire intérieurement tandis qu'il le repoussait violemment en le traitant une fois de plus de pute.
Pute... Tu n'es qu'une pute... Tu es ma pute... prête à ramper pour avoir mon attention... pathétique, pitoyable chiot... ma chienne.
Comme toujours, ils s'étaient réconciliés sous la couette, comme pour mieux confirmer ce qu'il savait déjà au fond de lui mais qu'il refusait de s'avouer, il n'était qu'un jouet pour Randy, de la pâte à modeler entre ses mains de gosse cruel et il refusait de partager son jouet avec qui que ce soit, il préférait le casser lui-même, bien plus amusant!

Et puis il y avait eu St Louis, sa ville, sa maison dans laquelle il l'accueillait à bras ouverts mais pour mieux les refermer autour de lui, pour mieux le rendre prisonnier. Cette stupide banderole qu'il avait détesté et que Randy avait raccroché, comme pour lui demander de venir chez lui, de se rendre un peu plus à lui, prisonnier de son cœur, prisonnier de sa cruauté, il n'avait pas su répondre, trop soudain, trop imprévu et il s'en était voulu de blesser Randy, aujourd'hui, il se rendait compte que c'était la seule bonne décision qu'il avait prise depuis le début de cette histoire.
Il y avait eu Liz aussi, ce prénom prononcé au mauvais moment et qui aurait pu tout gâcher, il s'en était fallu de peu et il avait encore affreusement souffert en quittant sa maison quand Randy ne grognait que de ne pas avoir été le seul propriétaire de son jouet, il ne supportait pas que John ne soit qu'une seconde main, qu'il n'ait pas été le seul à le façonner, pas le seul à le briser. Randy n'était rien de plus qu'un gosse capricieux qui aimait, ou jetait à sa convenance, serrait à en étouffer, jetait de toutes ses forces comme pour voir si son jouet allait résister à l'impact avant d'aller le rechercher ou de le siffler pour qu'il revienne de lui-même. Mais pas cette fois, je ne suis pas à toi Randy, pas ta chienne!

- John?

Phil entra doucement dans sa chambre, il avança et posa le sac qu'il avait récupéré contre le mur avant de venir vers John mais seul le silence lui répondit.
John était toujours assis sur la chaise où il l'avait laissé, il se tordait les mains sans arrêt, seul signe de vie, ses yeux restaient obstinément fixés sur le sol, vides, comme mort.
Phil s'avança et s'accroupit en face de lui pour capter son regard et il tressaillit en voyant la masse de sentiments violents qui y cohabitaient. Il l'appela une seconde fois sans obtenir de réponse et sa propre colère s'amplifia encore.

Ce qu'il voyait dans ses yeux était pire que tout, il voyait la guerre qui faisait rage dans l'esprit de John, il luttait contre ses émotions et Phil ne savait pas qui en sortirait vainqueur. Ses mains étaient couvertes de sang et ses contractions incessantes n'arrangeaient pas les choses, les plaies se rouvraient sans arrêt.
Phil passa rapidement dans la salle de bains, mouilla un gant de toilette à l'eau bien chaude et revint s'accroupir devant lui.
Il chercha son regard mais John ne le voyait pas, ses yeux furibonds passaient à travers lui. Il approcha sa main doucement, craignant sa réaction mais il n'en eut aucune. Phil attrapa l'une de ses immenses mains meurtries et commença à la nettoyer soigneusement, en douceur, il enleva le sang qui l'a recouvrait et put enfin pour voir les entailles qu'elle portait, nombreuses, profondes pour certaines mais ce n'était pas ça qui l'inquiétait, seul l'état de ses os le préoccupait. Il massa doucement sa main, vérifiant ses doigts, ses phalanges une à une en les pliant et par de légères pressions mais John ne réagissait toujours pas. Le straight edge commençait d'ailleurs à s'inquiéter de ce mutisme, de cette absence de réactions mais elle lui permettait au moins de faire ses soins. Il désinfecta les plaies avant de bander sa main soigneusement puis passa à la seconde. John la referma brutalement sur la main de Phil, la broyant au passage et son ami étouffa un cri avant de lui demander de lâcher prise.
John desserra sa main mais sans qu'aucun signe ne montre qu'il avait réagi à la demande de Phil, ce dernier ne chercha pas à comprendre et reprit rapidement ses soins, veillant toutefois à ne pas lui laisser de prise sur ses propres mains.
La gauche était plus endommagée que la droite, ce qui n'était pas surprenant puisque Cena était gaucher et Phil la banda plus fortement pour bien la maintenir. Une fois qu'il eut fini, il se releva et posa ses mains sur les épaules de John pour le secouer, le sortir de sa torpeur.

- John? Répéta-t-il. John, réponds-moi!
Le champion détruit leva les yeux vers lui et Phil recula en y voyant une haine quasi insoutenable, il craignit un instant qu'il ne se jette sur lui mais il comprit soudain qu'elle ne lui était pas destinée.
- Wade m'attend. Dit-il en se levant et il quitta la pièce sans ajouter un mot.


Voilà pour les réactions de John

J'attends les vôtres maintenant

A vos claviers!

Lilou