Salut tout le monde, me voilà de retour de vacances avec un nouveau chapitre sortie de ma manche ( oui j'ai des grandes manches, comme tous les magiciens mdr) Mais tout d'abord, merci à mes fidèles lectrices, vous n'êtes pas nombreuses mais vous en valez 10, merci à Ignis pour ces commentaires toujours avisés et à ma missy slaughty qui ne donne jamais de nom mais dont le style inimitable ( et déjanté) me fait hurler de rire à chaque fois, laisse ton matelas tranquille en lisant ce chapitre et accroche-toi bien parce que le lemon c'est pas pour tout de suite! ^^ Vous inquiétez pas mon couple Brokian n'a pas disparu de la surface terre, il arriiiiiiiiiiiiive! bisous et on se retrouve en bas!

Chapitre 48: Without you

Son sourire.
Tout lui manquait chez John mais étrangement ce qui lui manquait le plus, était son sourire.
Il l'adorait tellement, ce large sourire à fossettes qui éclairait tout son visage, illuminant ses yeux magnifiquement bleus, ce sourire splendide, tellement plein de vie, de joie, il avait le plus beau sourire du monde, pas parfait, loin d'être celui d'un mannequin mais il était si vrai qu'on ne pouvait que l'aimer.
Il n'avait plus vu sourire John depuis leur dispute, il se refusait toujours à la considérer comme une rupture, et il en souffrait énormément.
Il avait privé son ange de son sourire magique qui réchauffait le coeur de tous, il l'avait détruit en seulement quelques mots, comme un gosse qui casse son jouet favori sauf que John n'était pas un jouet pour lui, il était tout, sa vie, son âme, son coeur, sa raison de vivre, sans lui il n'était rien, sans lui rien ne valait plus la peine.
Mais il l'avait détruit, brisant son sourire en même temps et le précipitant dans un gouffre de haine sans fin dont il ne savait comment le faire sortir.
Il n'avait plus sourit depuis son dernier regard sur lui, depuis leur dernier réveil heureux, la grimace qu'il produisait à la demande était tout sauf un sourire, ses lèvres semblaient s'étirer douloureusement dans un semblant de sourire qui avait tout l'air d'un rictus et ses yeux refusaient de s'illuminer en même temps, comme morts.
Il avait volé le sourire de son ange, ce qu'il ne pouvait se pardonner, mais pire encore, il l'avait fait plonger dans la haine, John était un homme foncièrement bon, incapable de haïr, incapable même de rancune jusqu'à ... lui. Il avait détruit la plus belle chose de sa vie juste parce qu'il avait été incapable de lui faire confiance. Non, pas seulement pour ça! Parce qu'il avait traité son homme de la pire des façons et pas seulement une fois mais une fois de trop. John lui avait pardonné à chaque fois, il était revenu ou l'avait laissé revenir mais cette fois ça semblait sans espoir, cette fois John le haïssait à tel point qu'il n'arrivait même plus à l'approcher, sa dernière tentative avait été catastrophique à moins que ce ne soit sa dernière catastrophe qui avait été tentatifique, John aimait faire ce genre de plaisanteries. Depuis, plusieurs jours étaient passés mais John ne l'avait plus jamais laissé approcher.

L'autoradio crachotait, il était dans une zone où les ondes passaient mal et il appuya sur le bouton de recherche pour changer de canal. Ses yeux se posèrent machinalement sur le siège passager, désespérément vide et il serra les dents en pensant qu'en temps normal, c'était John qui se serait chargé d'appuyer sur le bouton de recherche pour lui en lui adressant un de ses sourires en coin, amusé, vaguement moqueur dont il avait le secret.
Le canal changea et la musique reprit dans l'habitacle, il avait misé sur une station de hard rock, métal comme souvent, sa station préférée quand il conduisait seul et il se concentra sur la route, les premiers accords retentirent, il n'y prêta pas immédiatement attention et la voix du chanteur s'éleva.

"What if I walk without you

Si je marchais sans toi

What if I ran without you

Si je courrais sans toi
What if I stand without you

Si j'étais debout sans toi
I could not go on...

Je ne pourrais pas aller...

Randy serra ses doigts sur le volant et ses jointures blanchirent, il fixa son attention sur la route, il y avait plus de circulation maintenant, il devait rester attentif mais la douleur incessante ne lui laissait pas un moment de répit, il était à bout de nerfs.

"What if I live without you

Si je vivais sans toi
What if I love without you

Si j'aimais sans toi
What if I died without you

si je mourrais sans toi
I could not go on...

Je ne pourrais pas aller...

John! Il ne pouvait pas vivre sans lui, il n'était plus que l'ombre de son ombre, il ne restait plus rien du grand Randy Orton, toute sa fougue, sa fierté orgueilleuse, ce dedain tout vipérien qui ajoutait à son charme, tout ça avait disparu, il ne restait rien, rien d'autre que le vide, le trou béant de sa poitrine, ancienne place de son coeur réduit à l'état de miettes, irréparable, irrémédiablement endommagé même s'il savait que c'était de sa faute, que chaque mot qu'il avait prononcé dans sa jalousie rageuse avait un peu plus creusé la fosse dans laquelle il s'était jété.
Il entama le dépassement d'un camion, les larmes coulaient sur ses joues, ses mâchoires étaient si serrées qu'elles lui faisaient mal mais il s'en moquait, aucune douleur n'était plus forte que celle de son absence.

"You left my side tonight

Tu m'as quitté ce soir
And I, I just don't feel right

Et je, je ne me sens pas bien
But I, I can't let you out of sight

Mais je, je ne peux pas te perdre de vue
Without you I'm no one, I'm nothing at all...

Sans toi je ne suis personne, je ne suis rien du tout...

Randy finit de dépasser le camion et se rabbatit brutalement devant lui avant de se précipiter vers la bande d'arrêt d'urgence dans une manoeuvre des moins protocolaires, le camion pila en klaxonnant comme un fou mais Randy s'en moquait, il avait écrasé le frein comme un malade, stoppant sa voiture dans une énorme traînée de gommes, les larmes coulaient abondamment sur son visage désormais et la douleur était à son maximum. Il mordit son volant avec rage, plantant profondément ses dents dans le cuir en donnant de grands coups de poings sur son tableau de bord.

Il se jeta sur son auto-radio et l'arracha de son emplacement en s'arrachant les ongles, ses doigts saignèrent énormément mais l'objet de sa rage ne lui résista pas plus de quelques secondes. Il sortit de sa voiture en furie en jetant son autoradio sur le bitume de toutes ses forces, il éclata à l'impact et répandit ses pièces sur plusieurs mètres.
Randy ne prêta pas attention au camionneur qui s'était arrêté à son tour dans l'idée de lui réapprendre à conduire à grands coups de poing et commença à shooter dans sa voiture avec rage, fou de douleur, les portières et les ailes s'enfoncèrent sous ses coups et l'homme recula en hésitant quand il entendit Randy hurler comme un animal blessé: "' Jooooooohn!"
Il continua à s'acharner sur sa voiture jusqu'à ce qu'elle ait plus de bosses que de zones intactes avant d'aviser la présence du conducteur dont il avait coupé la route quelques instants plus tôt.
Il se tourna vers lui et hurla en ouvrant les bras:
- Quoi? Qu'est-ce que tu veux? Tu veux me frapper? Viens, n'hésite pas, c'est ton jour de chance, je rend pas les coups aujourd'hui!
Le camionneur recula de nouveau, comprenant que l'homme était hautement instable, Randy avança vers lui en donnant au passage un autre coup de pied à sa voiture et cria:
- Ben alors tu viens? T'as peur ou quoi? Tu préfères que je vienne à toi?
Le camionneur l'observa quelques secondes, il était grand, musclé, un athlète sans aucun doute et désespéré. Il n'était pas homme à reculer et à avoir peur mais le désespoir évident du jeune homme le rendait dangereux. Il n'était pas un de ces pauvres types qui se sentaient invincibles au volant de leur bagnole surpuissante bien au contraire, c'était un homme au bord du gouffre qui cherchait quelqu'un pour l'y pousser. Malgré tout, la confrontation semblait inévitable.
Randy avança encore et l'homme leva les mains en disant:
- Calme-toi mon gars! Je cherche pas à me battre.
- Dommage, y aurait pas fallu t'arrêter alors!
- J'ai aucune envie de te faire du mal!
- Me faire du mal ? Trop tard pour ça, il n'y a plus que de la douleur!
Randy lança un premier coup de poing qui manqua volontairement sa cible, puis une série de coups aléatoires tous plus désordonnés les uns que les autres, aucun ne porta ses fruits mais le camionneur fut contraint de reculer puis de contre-attaquer. La colère ayant pris le dessus, ses coups portèrent durement mais Randy les encaissa sans chercher à se défendre, aussitôt le routier reprit le contrôle, il enferma son adversaire dans une clef de bras très serrée et le plaqua face contre son camion pour l'immobiliser.
- ça y est maintenant petit, calme-toi!
Randy continua à se débattre mais l'homme plus âgé avait assez de poigne pour le maintenir.
- Arrête de bouger maintenant! T'as failli nous tuer tous les deux tout à l'heure avec ta sortie de fou mais tu le sais très bien, c'est peut-être même ce que tu cherchais mais si tu veux te tuer, fais-le tout seul, les autres n'ont rien à voir dans tes affaires.
- Lâche-moi!
- Non, pas avant que tu écoutes ce que j'ai à dire, tu es jeune, je suis sûr que tu as une famille, des gens qui t'aiment et qui t'attendent, moi c'est mon cas, ma fille attend son premier enfant et je veux être là pour voir ce petit gars pointer le bout de son nez et ta conduite de tout à l'heure a bien failli m'en empêcher alors sans être tatillon le moins serait de t'excuser.
- ça va, jsuis désolé pour tout à l'heure, je cherchais pas à vous entraîner avec moi, jdevais juste m'arrêter d'urgence!
- Pour arracher ton auto-radio et massacrer ta bagnole?
- Entre autre.
- Qu'est-ce qu'il t'avait fait ce pauvre truc? La musique te plaisait pas? Tu sais qu'il y a un bouton pour l'éteindre et t'as vu l'état de tes mains?
- Rien à foutre!
- Qui est John?
Randy se raidit et recommença à se débattre, le routier comprit qu'il avait tapé juste et resserra son emprise sur lui en demandant à nouveau:
- Qui est ce John pour lequel tu t'es mis dans un état pareil ?
- John? C'est mon coeur, ma vie, c'est mon âme et je l'ai détruit.
- Aie! Mais dis-moi petit, tu penses que ce John qui est tout pour toi et pour lequel tu es sans doute aussi important aimerait te voir dans un état pareil ? A faire des conneries plus grosses que toi?
- S'il m'aimait toujours, j'en serais pas là, si j'avais pas merdé comme jamais, il m'aurait pas quitté.
- Et s'il était là avec toi en ce moment-même, s'il te voyait comme tu es, il dirait quoi?
- Il dirait que je suis infernal, qu'il peut pas me lâcher une seconde sans que je mette en morceau et il... et ... Randy fondit en larmes et le routier lâcha son bras pour l'attirer dans les siens.
- Oui fiston? Qu'est-ce qu'il ferait?
- Il sortirait sa boîte à pharmacie en grognant, il me soignerait et finirait par des remarques ironiques, il prendrait son air sévère pour me faire rire et, et... et...
- Oui?
- Il me dirait qu'il m'aime quand même en m'appelant gros bêta mais il ne me dira plus jamais qu'il m'aime! Braya Randy de plus bel.
- Allons allons, gamin, c'est un vilain chagrin d'amour j'en conviens mais pas de quoi te tuer en conduisant comme un fou ni ruiner tes mains et ta voiture et encore moins chercher des poux à un vieux routier parce qu'ils sont pas tous aussi conciliants que moi tu vois! T'aurais fait ce coup-là au Romu, crois-moi, t'aurais fini dans le même état que ta voiture!
- C'est pas une voiture, c'est qu'un tas de tôle.
- Hein?
- John, il disait toujours ça, c'est pas une voiture, c'est un tas de tôles assemblées vaguement entre elles pour donner l'illusion d'une voiture. Une vraie voiture a vu tant de choses et a tant de kilomètres au compteur qu'elle a fait le tour du monde 10 fois, ces voitures là, ont quelque chose en plus, elles ont comme une âme et si tu les écoutes, elles te racontent leur histoire. John n'aimait que les vieilles voitures, il y tient comme à la prunelle de ses yeux, cette chose là-bas dit-il en désignant son épave, c'est tout sauf une voiture.
- Un passionné! Commenta le routier.
- Oui, John est un passionné dans tout ce qu'il fait, une fois qu'il est sur quelque chose, pas moyen de le faire lâcher prise!
- Y compris en amour?
- Oui!
- Alors pourquoi t'es encore là à te morfondre gamin? Saute dans ton tas de tôles et retourne le voir, ravive sa passion pour toi et reprends ton histoire là où tu l'as laissée mais s'il te plaît, fais gaffe au volant! t'es pas tout seul!
- T'as raison, j'y vais!
Randy courut vers sa voiture sous les yeux de l'autre homme avant de revenir brusquement vers le routier, il lui serra la main en grimaçant un peu en voyant l'état de sa main, il utilisa son tee-shirt pour enlever les traces de sang qu'il lui avait mis dessus en lui serrant la sienne et le routier rit en disant;
- Allez file va! Et fais gaffe à toi petit!
- Ouais, promis!
Randy remonta dans sa voiture, la portière s'ouvrit mal mais le moteur démarra sans souci et il reprit sa route non sans saluer le routier une dernière fois, John l'attendait!

Randy roula droit vers John, chaque tour de roue l'en approchait et son coeur scandait de nouveau qu'un seul nom, le sien, John.
JohnJohnJohnJohn, inlassablement, il conduisait bien, juste à la limite des vitesses autorisées, il voulait arriver à destination le plus vite possible, rejoindre John, retrouver son coeur, sans lui, il n'était plus rien, sans lui, il ne pouvait pas vivre.
Il roulait en silence depuis qu'il avait pulvérisé son auto-radio sur la route, ses mains étaient en sang et il se dit qu'il devrait au moins tenter de camoufler les dégâts avant d'affronter John.
Il fit un arrêt rapide dans une station-service et se lava les mains avant de les soigner comme il pouvait, il dissimula les ongles arrachés sous des pansements et observa son travail d'un oeil critique, ce n'était pas le top mais il s'en contenterait.
Il remonta en voiture et finit le parcours, il se gara dans le parking, John était là, il en était sûr, il le sentait au fond de lui, il était... il était juste derrière lui, il sentait son regard sur sa nuque et il se retourna, mal à l'aise et fut foudroyé par le regard de haine et de colère de son ex amant.
- Qu'est-ce qui s'est passé ? Grogna-t-il plus qu'il ne parla.
- Quoi?
- Ta voiture, tes mains.
- C'est qu'un tas de tôle! Dit-il en haussant les épaules.
- Non! Pour moi c'est un tas de tôles, pour toi c'est ta voiture, ton bijou, alors qu'est-ce que tu as fait ?
- J'ai perdu mon calme et..
- Tiens donc, comme c'est surprenant ! Dis John, méprisant.
La réaction de John blessa Randy même s'il s'y attendait mais il serra les dents.
- Et qu'est-ce qui a provoqué ta folie paranoïaque cette fois? Un oiseau qui convoitait le même ver de terre que toi? Une carpe qui parlait trop? Non je sais! Un ouistiti qui voulait te piquer ta banane!
- Une chanson.
- Quoi? Alors là je m'y attendais pas à celle-là! T'es jaloux des paroles ou du chanteur qui les prononce cette fois?
- Aucun des deux, jt'en prie John, laisse-moi une chance de m'expliquer!
- Une chance? Pourquoi? Tu m'en as laissé une toi quand tu t'es mis à me dire les pires horreurs que j'ai jamais pu entendre de ma vie même venant de Liz, c'est dire.
Randy accusa le coup durement, il savait qu'il avait foiré, il savait qu'il l'avait détruit plus que n'importe qui avant lui et il n'en était pas fier, mais il décida de lui dire tout ce qu'il avait sur le coeur.
- Non, je sais John, je sais que je me suis comporté comme le dernier des salauds avec toi, pour ma défense je pourrais dire que tu m'avais caché bien des choses pour Wade mais je ne te dirais rien de tout ça, je me suis montré jaloux par le passé, tu le savais déjà que j'étais ainsi mais rien n'excuse ce que je t'ai dis et je ferais tout pour me faire pardonner, tout ce que tu veux.
- Tout ?
- Tout!
- Tu ramperais là ici? Tu embrasserais mes pieds? Tu céderais à tous mes caprices?
- Tu veux jouer avec moi c'est ça?
- Non Randy, je ne joue pas, contrairement à toi, je n'ai jamais joué.
Le coeur de la vipère tomba en lambeaux, il ignorait qu'il en restait encore des morceaux à briser mais apparemment si. Il respira profondément, ignorant la nouvelle douleur et John le toisa.
- Alors? Ta voiture?
- Une chanson comme je te l'ai dis, je pensais à toi, je ne peux pas faire autre chose que penser à toi...
Randy observa John pour y déceler une émotion quelconque mais il ne vit rien et poursuivit: l'auto-radio marchait, c'était une chanson des TDG, without you, je l'écoutais et c'était toi, toi à chaque mots, toi sans arrêt, nul autre que toi, j'ai pété les plombs, j'ai fait une queue de poisson à un camion et me suis garé sur la bande d'arrêt d'urgence.
John souleva un sourcil, Randy qui conduisait de cette façon, ça n'était pas normal mais il ne fit aucun commentaire.
- J'ai arraché mon auto-radio de la voiture, d'où l'état de mes mains, et je l'ai pulvérisé avant de fracasser ce tas de tôles, ensuite j'ai provoqué le routier qui s'était arrêté pour me castagner mais il a renoncé et on a parlé et j'ai compris que je ne pouvais pas vivre sans toi, je ne suis rien sans toi John, j't'en prie, je ferais n'importe quoi mais laisse-moi une dernière chance.
- Tout ça à cause d'une chanson?
- Oui.
- Et celle-là, tu la connais? : " I feel so much better now that you gone forever, I tell myself but I don't miss you at all, I'm not lying, dinying but I feel so much better now that you gone forever"
Randy tomba à genoux, fou de douleur et John quitta le parking sans un regard pour lui.

Je me sens tellement mieux depuis que t'es parti pour toujours, Je me disais que tu ne me manques pas du tout. Je ne mens pas, ne nie pas mais je me sens tellement mieux depuis que t'es parti pour toujours...

Fin du chapitre 48

John de plus en plus cruel

Randy qui s'effondre

vos avis ?

Bisous

Lilou

Without you de Daughtry