kikou me revoilà avec la suite des (més)aventures de nos amis catcheurs, merci aux lecteurs et à ma revieweuse en chef, ma missy slaughty que j'ai le regret de devoir décevoir une fois encore ( me jette pas des pierres, pitié) on s'enfonce encore un peu plus dans la cruauté mais promis, je vais réparer tout ça, il faudra juste être patiente, je m'y emploie depuis euh.. des mois ( beaucoup de boulot malheureusement et pas le droit de prendre un congé écriture lol) ce qui signifie que les chapitres que vous lisez en ce moment sont écris en réalité depuis pratiquement 6 ou 8 mois. bisous et à bientôt
chapitre 51: bagarre
L'agitation qui régnait dans le couloir le tira de sa torpeur, quand il ne souffrait pas le martyr, il tombait dans une sorte de léthargie de plus en plus profonde dont il avait chaque fois plus de mal à en sortir. D'ailleurs à quoi bon? Sans John rien n'avait d'intérêt.
Le tumulte grandit et il perçut des voix et des bruits de lutte, ils étaient tout près!
- Viens, viens me le dire en face, connard, on verra si tu peux encore parler quand je t'aurais pété les dents!
Cette voix, sa voix!
C'était John qui hurlait dans le couloir! Il perçut aussi des " Retenez-le" et des " le laissez pas l'approcher" et des mouvements précipités.
La voix de John l'avait totalement sorti de son brouillard et il se leva vivement, ils étaient juste devant sa porte désormais. Il l'ouvrit et découvrit John qui tentait de se libérer pour atteindre...
Zack! Zack, monsieur wow wow wow you know it? Sérieusement, bien sûr que Randy le trouvait exaspérant mais John lui, l'adorait!
Il observa la scène une seconde, personne n'avait encore remarqué sa présence mais lui vit que John était sur le point de se libérer, il se rua en avant, se plaçant devant Zack et tendit les bras devant lui pour bloquer John à son tour.
- John non! Cria-t-il alors qu'il fonçait droit vers eux.
Ses yeux irradiaient de haine, ses dents se découvraient dans un rictus de rage et Randy se demanda à qui elle était destinée avant que des bras ne se referment autour du corps de son ex-amant et ne le tire violemment en arrière, John se retourna dans les bras qui le tenait et leur lança un regard de pure méchanceté. Randy resta placé devant Zack, tendant les bras sur ses côtés et légèrement en arrière pour le protéger. John lutta avec rage, se retourna plus vivement que quiconque aurait cru ça possible et donna un grand coup de poing, que Randy prit dans le nez.
Le coup porta si fort que Randy tomba au sol, Zack eut juste le temps de le rattraper dans ses bras avant qu'il ne s'éclate la tête au sol, il tomba lui aussi sous son poids et se retrouva coincé sous lui.
La stupéfaction était tel que tout le monde se tut d'un coup, les regards passaient de John à Randy, au sol, le nez en sang, qui ne faisait rien pour endiguer l'hémorragie. Les bras de Zack étaient toujours autour de ses côtes et les yeux de John se posèrent une seconde dessus avant qu'il ne remarque autre chose, un objet qui était sorti de son tee-shirt. Les plaques! Au nombre de trois, SES plaques! La rage de John remonta en flèche! Il allait se jeter sur Randy quand les bras surpuissants de Paul l'en empêchèrent, il tenta vainement de se dégager de la prise du géant, en se débattant comme un beau diable, fou de rage mais Paul le tira en arrière, l'éloignant de force de Randy.
- Lâche-moi Show! Brailla Cena.
- Pas question.
Le big Show l'entraînait irrésistiblement en arrière et John tenta une dernière embardée en criant:
- Randyyyy! T'as pas le droit! T'as pas le droit!
Emmené malgré lui par le géant, il ajouta:
- Et va te faire soigner, tu fous du sang partout!
Randy qui n'avait montré aucun signe de douleur jusqu'ici porta vivement sa main à son coeur, la blessure était si forte que ses yeux se fermèrent pour retenir ses larmes.
Il sentait le regard des autres superstars sur lui et il se releva sans prendre les mains qui se tendaient vers lui, il ne répondit pas plus aux questions qu'on lui posait et quitta le couloir, le sang coulait sur son tee-shirt mais il ne s'en souciait pas, ses doigts se fermèrent sur les plaques et il réentendit les mots de John, ceux qu'il lui avait hurlé tandis que le show le tirait loin de lui:
T'as pas le droit! Randyyyyyyyy, t'as pas le droit, pas le droit!
Pas le droit de quoi? Pas le droit de les porter? Pas le droit de les garder ? Pas le droit de l'aimer encore plus que tout au monde? Pas le droit de vivre peut-être!
Les plaques s'enfonçaient douloureusement dans son poing mais il s'en moquait, il ne sentait plus que la douleur insupportable de son coeur, il voulait replonger dans sa léthargie pour ne plus rien sentir mais les yeux de John, cette haine intense, la douleur qu'il avait vu une fraction de seconde sur son visage avant son explosion de colère, tout ça ne le quittait plus, il était incapable de retomber dans l'oubli, la douleur était trop vive cette fois.
Comment avait-il pu faire ça à son ange? Comment avait-il pu le rendre si haineux ? Les larmes coulaient librement sur ses joues, il avançait d'un pas lourd, sans but, il partait juste à l'opposé de John, même s'il n'avait qu'une envie, revenir vers lui, quitte à prendre des coups.
Une main se posa sur son épaule, son coeur bondit dans l'espoir mais la main qu'il sentait était trop fine, la pression trop amicale et la voix qu'il entendait n'était pas celle qu'il espérait.
- Viens. Lui dit Chris d'une voix basse.
Randy secoua la tête sans force pour refuser mais son ami le guida doucement vers sa propre loge, il ferma la porte derrière eux sans bruit et fit avancer la vipère jusqu'au banc où il l'assit, il semblait sans vie, totalement dévasté, un robot aurait manifesté plus de réactions que lui, sa main tenait toujours ses plaques, si serrées que ses doigts étaient blancs, ses larmes coulaient sans bruit sur ses joues, un chagrin d'autant plus fort qu'il était absolument silencieux.
Chris observa son ami avec chagrin lui aussi, le voir dans cet état lui faisait très mal même s'il comprenait en partie les réactions de John.
Sauf que cette fois, le coup porté avait été physique et non pas moral, il alla chercher sa propre trousse de soin et revint s'agenouiller devant lui, il chercha son regard en vain, Randy voyait à travers lui, et il observa une nouvelle fois sa main qui serrait ses plaques, il posa la sienne par-dessus et lui dit doucement:
- Lâche Randy, lâche-les, je ne vais pas te les prendre! Ajouta-t-il quand Randy réagit brutalement à sa tentative de lui ouvrir les doigts. Au moins desserre un peu tes doigts.
Randy ne réagit pas à sa demande et Chris soupira avant de sortir du coton et des compresses de sa trousse, il commença par arrêter le sang en comprimant, il s'attendait à une réaction brutale de Randy qui ne vint jamais, il semblait ne pas ressentir cette douleur pourtant tout son visage exprimait la souffrance mais il comprit que celle de son nez ne l'atteignait pas le moins du monde. Une douleur bien plus vive le broyait impitoyablement de l'intérieur, le tuant à petit feu.
Chris finit ses soins, nettoya son visage, son nez était enflé mais pas cassé, c'était une bonne nouvelle! Ses yeux se posèrent une nouvelle fois sur la main de Randy et il commença à la masser doucement pour la détendre, à force de patience, il parvint à lui faire ouvrir la main et les plaques retombèrent sur sa poitrine dans un cliquetis métallique, Chris tira sa main vers lui et poursuivit son massage jusqu'à ce qu'il sente ses muscles se détendre totalement sous ses doigts. Randy n'avait pas prêté attention à ce que Chris lui avait dit pendant ses soins, il n'entendait pas un mot jusqu'à ce que l'un d'eux réveille son attention.
- John t'a pas raté sur ce coup-là! Tu vas avoir un nez comme une patate demain, même avant ça! Il risque de gros ennuis cette fois, après ce dernier coup d'éclat, ça m'étonnerait qu'il puisse rester ici, dans le meilleur des cas, il sera suspendu vu sa notoriété!
- Non, c'est pas possible, ils peuvent pas faire ça! C'est ma faute!
- Randy, je sais bien que votre rupture...
- On a pas rompu! Le coupa Randy furieux.
- D'accord, votre dispute alors, l'a rendu assez agressif mais là, ça va au-delà de ça, il devient incontrôlable, il est dangereux, Randy, l'éloigner ne peut que lui faire du bien!
- C'est ma faute, ma faute, ma faute! Répéta Randy en se mettant la tête dans les mains.
- Ehhh! Dit Chris en la lui relevant. Et ton nez, c'est ta faute aussi?
- Oui, c'est parce que je me suis mis en face de lui.
- Arrête! Bon sang! Arrête! Si tu t'étais pas mis en face, c'est Zack qui aurait eu le visage massacré et vu sa taille par rapport à toi, il s'en serait beaucoup moins bien sorti que toi!
Il aurait cogné avec ou sans toi cette fois! Il était fou furieux! Regarde-toi! T'as du sang partout!
- Va te soigner, tu fous du sang partout!
-Hein?
- John m'a dit ça, enfin répété pour être exact, c'est moi qui lui avais dit ça le premier.
- Quand?
- Il y a quelques mois, un peu après notre grosse dispute quand il m'avait laissé au matin pour rejoindre Phil et...
- Oui, je me souviens, au moment de mon retour et donc?
- John faisait tout pour me parler et moi jvoulais rien entendre, j'étais allé l'aider sur le ring face à Ryback et Lesnar et en sortant, il m'a attrapé par le bras pour qu'on parle, je l'ai rejeté si violemment qu'il s'est éclaté le nez dans le mur mais il n'a rien dit, il voulait toujours parler et moi je lui ai répondu d'aller se soigner, qu'il foutait du sang partout.
- Outch!
- Oui! Mais après je lui ai dit bien pire! Il voulait toujours me parler malgré ce que je venais de lui faire et je lui ai dit d'aller voir Phil s'il était en manque ou de se taper la moitié du roster avant s'il voulait! John m'a assuré qu'il ne m'avait pas trompé, je l'ai pas écouté et j'ai ajouté qu'il était libre de faire ce qu'il voulait, qu'il n'était plus dans ma vie, qu'il pouvait faire ce qu'il voulait.
- Wah! c'était dur mais c'est vieux!
- Tu comprends pas! John n'oublie rien, il savait très bien ce qu'il faisait en me disant ça, il me renvoyait à la figure mes propres paroles de l'époque et déjà à ce moment-là, je n'avais pas su lui faire confiance et lui donner le temps dont il avait besoin!
- Tu lui as expliqué pourquoi?
- Non.
- Alors, il va falloir que tu lui expliques, que tu lui dises tout sinon tu ne pourras jamais le récupérer, on ne construit pas une histoire sur des mensonges et des secrets Randy.
- Je m'en rends compte à présent, je pensais que c'était sans importance...
- Sans importance! Tu rigoles! Alors que tout vient de ça? Parle-lui Randy, explique-lui mais attend qu'il se soit un peu calmé pour ça, va pas risquer la seconde couche!
- Il ne se calmera pas, il n'est plus jamais calme maintenant!
- Il va se calmer! C'est moi qui te le dis, laisse-lui du temps et Randy, garde-les précieusement pour lui mais je t'en prie, fais en sorte qu'il ne les voit plus! Dit-il en glissant lui-même les plaques sous le tee-shirt de Randy avant de quitter la pièce.
Show tira John le plus loin possible de la bagarre en luttant contre sa rage, il avait fini par le tirer dans une pièce vide et avait fermé la porte derrière eux en s'appuyant dessus. John s'était retourné vers lui et lui avait jeté un regard plein de colère mais le géant n'avait pas sourcillé.
- Je sais gamin! Je sais, t'as les nerfs contre moi parce que je t'ai tiré de là-bas, t'avais les nerfs contre Zack qui t'a provoqué, je peux aussi comprendre et tu as les nerfs contre Randy qui s'est interposé mais c'est pas un secret depuis quelques semaines, t'as toujours les nerfs, alors qu'est-ce qui se passe?
- C'est pas tes oignons, Show!
- Oh! moi c'est Paul! Alors ton coup de mettre de la distance entre nous en utilisant mon nom de scène, tu oublies et tout de suite! Je te connais John, on en a fait du chemin ensemble depuis tes débuts en tant que rappeur tête à claques et t'étais et tu as toujours été un sacré bon gars quoi qu'il arrive, alors ça, je sais que c'est pas toi! Et jvoudrais que tu m'expliques!
- Que je t'explique? C'est pas tes affaires Paul!Dit-il en appuyant sur son nom.
- John, vu ton état, je crois que ça devient les affaires de tout le monde, je viens te voir en ami, pour comprendre ce qui va pas dans ta petite tête et te proposer de l'aide et une oreille pour écouter, on se connaît depuis des années petit, et je t'ai jamais vu aussi en colère! Tu as frappé Randy! Oh! Tu m'écoutes?
John ne montrait aucun intérêt pour ce que lui disait le géant, il se tenait là, bras croisés, il regardait même ailleurs, et Paul commençait à s'agacer.
- Je suis en train de te dire que t'as frappé Randy, tu lui as fracassé le nez! Et si ça n'avait pas été lui, c'est Zack qui aurait pris. Tu as démoli le visage de ton meilleur ami et ça ne te fait rien?
- Randy n'est plus rien pour moi!
- Qu...oi?. S'étrangla Paul. Il a été comme un frère pour toi! Qu'est-ce qui s'est passé? (silence de John) Et qu'est-ce qu'il n'a pas le droit hein?
- ça te regarde...
- pas, ça me regarde pas, c'est pas mes oignons ni mes affaires, c'est tout ce que tu sais dire? T'as oublié les autres mots ou quoi? Ou bien est-ce que tu as carrément oublié qui tu étais?
John, même si ça me regarde pas, quelqu'un ou quelque chose t'a mis dans cet état, quoi que ce soit, ne le laisse pas te détruire, ne le laisse pas faire disparaître le vrai John Cena.
John tourna la tête vers lui et l'observa pensif, Paul lui rendit son regard et sortit de la pièce au bout de quelques secondes. Il rencontra Phil à quelques mètres de là et lui dit:
- Il est là-dedans! Bon courage Phil! Et fais gaffe à toi surtout!
- T'en fais pas Paul!
- Appelle en cas de besoin, je reste pas loin.
- Ok!
- Et pour Randy?
- J'ai envoyé Chris, il s'en occupe, j'en sais pas plus.
- D'accord. Fais gaffe hein!
Phil le regarda avec sa désinvolture habituelle et entra dans la pièce que Paul venait de quitter.
Il comprenait ce que Paul venait de lui dire à mots couverts, il avait peur qu'il lui fasse du mal, mais John restait John même maintenant et Phil savait très bien jusqu'où il pouvait aller avec lui, pas très loin en ce moment, son sens de l'humour était considérablement amoindri et sa patience inexistante mais il n'était pas devenu un monstre pour autant!
Il avança droit vers lui et se planta en face de lui, sans un mot, John qui avait la tête tournée sur le côté, plongé dans ses pensées, se tourna vers lui, un sourcil levé en signe d'interrogation mais Punk ne lui dit pas un mot.
- Quoi? Qu'est-ce que tu veux Phil ?
Phil resta immobile et silencieux, une minute passa avant que John reprenne:
- Ecoute, si t'as rien à dire, t'as qu'à partir!
- Phil!
- Ok, ça va, je sais que j'ai merdé!
Phil continuait à se taire en le regardant et John se sentait de plus en plus mal à l'aise.
- Tu veux quoi à la fin? Que je te dise que j'ai foiré? C'est fait! Que je suis désolé? Je le suis, j'ai pété les plombs et Zack méritait pas ça, j'irais le voir mais Randy...
- Randy, il avait pas le droit! Il a pas le droit! pas le droit...
- Je sais John, viens allons-y!
Ils quittèrent la pièce, Phil salua Paul d'un signe de tête au passage, puis John décida d'aller voir Zack pour s'excuser et Phil alla retrouver Chris dans leur loge.
- Comment va John?
- Il s'est calmé, pour l'instant, il est parti voir Zack pour s'excuser mais le mal est fait cette fois, il ne passera pas à travers, trop de témoins! Et Randy?
- Il m'inquiète vraiment, il est totalement déconnecté, il ne ressent rien de ce qui se passe autour de lui, aucune douleur, rien, sinon son chagrin d'avoir perdu John.
- ça c'est de sa faute!
- Je sais Phil, mais tu devrais le voir, il fait peine à voir, c'est une épave! Il m'a fallu un temps fou pour le faire lâcher ses plaques tellement il les tenait serrées dans sa main, il s'y agrippait comme si sa vie en dépendait!
- C'est un peu le cas, c'est tout ce qu'il lui reste de John.
- John l'a super mal prit hein?
- Pour les plaques? Oui, il était fou de rage, il l'est toujours, il a répété que Randy n'a pas le droit, pas le droit de les porter je pense; mais vu ce qu'elles représentent pour eux, je crois que John pensait plus loin que ça. Il en portait 3 c'est ça? J'ai pas bien vu de là où j'étais.
- Oui trois!
- Pas étonnant que John soit devenu dingue alors!
- J'ai dit à Randy de les garder mais de faire en sorte que John ne puisse plus jamais les voir, en tout cas pas tant que la situation ne sera pas résolue.
- Oui, c'est tout ce qu'on peut faire là-dessus. Et son nez?
- Il n'est pas cassé.
- C'est déjà ça!
- Oui, je l'ai laissé dans mon vestiaire, je crois qu'il a même pas vu que c'était le mien, il est totalement ailleurs, un vrai zombie! Mais toi, tu crois que c'est sage de laisser John seul pour parler à Ryder?
- Pas plus que de laisser Randy seul mais on n'a pas vraiment le choix pas vrai?
- Non. Alors attendons de voir ce qui va se passer, les répercussions ne vont pas tarder.
John était passé voir Zack immédiatement, plusieurs catcheurs montaient la garde devant sa loge et il leva les mains en disant:
- Je viens en paix, ne tirez pas!
Un sourire passa sur les lèvres de Kofi mais les autres ne levèrent pas leurs gardes.
- Je viens juste parler à Zack, pour m'excuser, si l'un de vous pouvait taper à sa porte et lui demander s'il accepte de me voir, ça serait très gentil.
Kofi frappa et les autres lui soufflèrent:
- T'es dingue?
- Après ce qui s'est passé tout à l'heure?
- ça va aller répondit simplement le Ghanéen.
La porte s'ouvrit, Zack vit John avec étonnement et un peu de crainte mais le grand homme dit:
- Zack, je viens juste pour parler et m'excuser, rien d'autre. Je peux venir ?
- D'accord dit-il en hésitant une seconde. Viens, laissez-le passer les gars.
La porte se referma derrière eux, les autres restaient tendus mais Kofi lui n'était pas inquiet, il connaissait John suffisamment pour savoir qu'il était de nouveau maître de lui et que tout se passerait bien.
John resta plusieurs minutes dans la loge avant d'en ressortir, Zack le salua une dernière fois tandis qu'il s'éloignait et si Zack semblait toujours inquiet, cette fois, c'était le sort de son ami qui le préoccupait.
Quelques minutes plus tard, on vint le chercher pour des explications avec la direction, il donna la même version des faits que les autres témoins, il était inutile de mentir de toute façon, John lui avait dit de dire la vérité mais il posa toutefois, certaines circonstances atténuantes, précisant qu'il n'avait aucune intention de déposer plainte ou quoi que ce soit à l'encontre de John.
Il quitta la pièce et quelques minutes plus tard, un appel micro demandait à John et Randy de se présenter au bureau de Laurinaitis, personne ne sachant où ils étaient, il n'avait pas eu d'autre choix que de les appeler ainsi même s'il se demandait s'ils se présenteraient.
C'étaient deux fortes têtes, il le savait et même si la situation n'était pas sans lui rappeler une précédente bagarre les impliquant, le fait que cette fois, personne d'autre qu'eux n'étaient physiquement impliqué était inédit, inédit et perturbant.
Quelques minutes après son appel qu'il s'apprêtait à renouveler, les deux hommes se présentèrent, Randy en premier, il s'assit sur son invitation et John entra une minute plus tard, la tension qui régnait entre les deux amis était à son paroxysme, elle en était effrayante pour Laurinaitis.
Il se demanda brièvement pourquoi il ne s'était pas fait moine plutôt que catcheur en observant le visage des deux hommes, tuméfié pour Randy qui cherchait à la dérobée à saisir un regard de John qui l'ignorait consciencieusement.
La vipère ne sembla pas surprise, juste blessée et Laurinaitis se demanda ce qui avait bien pu séparer ces deux amis qui faisaient tout et n'importe quoi l'un pour l'autre jusqu'ici.
Il s'éclaircit la voix mais elle resta toujours aussi cassée et John eut un sourire moqueur qu'il décida d'ignorer avant de se lancer:
- Bon, alors pas la peine de m'expliquer ce qui s'est passé, niveau témoin, on manque pas, ce que je voudrais savoir c'est pourquoi.
- Un léger différent avec Zack qui a un peu dérapé. Répondit John.
- Léger? Un peu dérapé? Tu te fous de moi? Il y avait 7 catcheurs pour t'empêcher de passer pour massacrer Zack et tu es comme même parvenu à le rejoindre.
- Oui mais c'était des petits! Lança Randy.
Les deux John se tournèrent vers lui, l'un était incrédule, l'autre fou furieux.
- Bref, Reprit Laurinaitis, Petits ou pas, si tu as réussi à passer, c'est que t'en avais la motivation, alors je veux savoir ce qu'il s'est passé pour que tu en arrives à ce point!
- C'est personnel ça, j'ai vu Zack, on en a discuté, le problème est réglé, tout va bien.
- Tout va bien? T'as vu la tête de Randy? T'appelle ça aller bien toi?
- ça va, j'ai rien, il est même pas cassé, j'ai même pas mal!
- Arrête Randy! T'es dans un état pitoyable!
- ça ne change pas ça! Marmonna John.
- C'est quoi ton problème John? Demanda Laurinaitis. Toute cette rage, cette colère permanente, ça vient d'où à la fin?
- Personnel aussi.
- Oui ben tout ce qui t'es personnel, commence sérieusement à empiéter sur le professionnel, je ne peux pas laisser passer ça. Tu as la chance d'avoir de bons amis, aucun n'a l'intention de porter plainte, à moins que, Randy?
- Non, aucune chance, c'était un accident, ça arrive.
- C'est ce qu'il me semblait! En attendant, John, tu es suspendu, prends tes affaires, je ne veux plus te voir sur un show avant que la décision finale ne soit rendue, je transmets l'affaire au directoire cette fois, je ne peux et ne veux pas faire autrement, autant éviter les drames à venir, tu es trop instable pour rester ici!
- Instable? Moi je suis instable?
John bondit par-dessus le bureau du bureaucrate et le saisit par sa cravate en le soulevant de son fauteuil, il le plaqua fermement contre le mur, furieux et d'une voix pleine de rage contenue dit:
- Tu veux que je devienne vraiment instable?
John se tenait à quelques centimètres du visage de son chef, son expression transpirait la haine, il avait l'air d'un fou psychotique et Laurinaitis se décomposa sous sa prise, tremblant de peur, il commença à sangloter en lui demandant de le lâcher, de ne pas lui faire de mal.
John le relâcha lentement et contourna le bureau sans un regard pour sa proie avant de se diriger fièrement vers la porte.
- Je... je vais porter plainte! Dit-il d'une voix faible.
John se retourna avec un regard plein de colère mais Randy l'avait déjà devancé, il se rua vers le bureau et jeta tout ce qu'il contenait par terre, il projeta l'ordinateur dans le mur, pulvérisa les cadres et renversa les tiroirs au sol, éparpillant tous les papiers devant un Laurinaitis tétanisé par le peur.
Randy saisit le vase sur l'armoire et renversa son contenu sur le pantalon de son chef en disant:
- Ah oui? Et contre qui?
John n'avait pas bougé, il avait observé la scène d'un œil appréciateur en pensant que son homme était parfait pour lui avant de se souvenir que Randy n'était pas son homme et il quitta le bureau en claquant la porte derrière lui.
Randy sursauta au bruit et s'aperçut du départ de John.
- Oublie pas, c'est Randy, avec un Y. Puis il quitta le bureau à son tour.
Il avança dans le couloir, recherchant son ex en dépit de tout, il savait que John était toujours furieux après lui mais il ne pouvait s'empêcher de chercher après lui où qu'il soit, et puis là, il avait sa chance de lui parler, il devait tenter le coup. Il tournait la tête de chaque côté pour le trouver à chaque intersection quand une main puissante se referma sur son tee-shirt pour le projeter dos contre un mur, il eut le souffle coupé par la surprise et le choc et John était déjà en face de lui, furieux quand il réalisa la situation. Son bras appuyait sur sa gorge, sa main restait fermement serrée sur son tee-shirt et l'autre main était sur son torse, elle passa dessus et il se mordit la lèvre quand elle l'effleura presque doucement avant de se refermer sur ses plaques brutalement, il les sortit du tee-shirt et tira d'un coup sec sur la chaîne pour les détacher de son cou.
Randy paniqua aussitôt:
- Non, John, rends-les moi!
- Elles sont à moi!
- Non, je t'en prie, John, fais pas ça, c'est tout ce qu'il me reste, laisse-les moi!
- Tu n'as pas le droit Randy! Pas le droit!
- J't'en supplie, s'il te plait, fais pas ça, donne-les moi, j't'en prie.
Les larmes roulaient sur les joues de Randy qui tendit la main pour récupérer les plaques, John mit son bras hors de portée et la panique de Randy redoubla, sa respiration s'emballa, les larmes coulaient abondamment tandis qu'il tentait désespérément de les récupérer.
Il les jeta au sol, fou de colère et Randy se débattit avec hargne pour échapper à sa prise, les yeux toujours fixés sur ses plaques. John les écrasa sous son pied avec mépris et Randy se libéra avant de se jeter par terre, il attrapa le pied de John, tentant de le soulever en suppliant de plus bel. Il finit par se mettre à genou devant John en pleurant:
- J't'en prie John, j't'en prie, laisse-les moi!
John souleva son pied et Randy se précipita pour les ramasser et les serrer contre son cœur, enroulé sur lui-même, ses genoux serrés contre sa poitrine, il était agité de violents sanglots.
John observa le triste spectacle avec dégoût et dit:
- Pathétique! Avant de partir, laissant la vipère seule avec son chagrin.
