Disclaimer : Tout appartient à JK Rowling (à part quelques personnages comme Hélène et la famille Tremblay).
Voilà un nouveau chapitre ! J'espère qu'il va vous plaire ! ^_^
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Chapitre 5 : Non, je ne te laisserai pas partir.
Sylvie pleurait toutes les larmes de son corps et le reste de la famille Tremblay avait du mal à cacher sa déception.
"Es-tu sûr, James ?" Insista Marilou. "Il n'y a vraiment pas moyen que tu restes encore un peu ?"
James fit non de la tête, incapable de parler tellement l'émotion lui serrait la gorge.
"Il s'est passé quelque chose avec Lily ?" Insista Stéphane. "Tu peux tout nous dire, tu sais !"
"On peut peut-être arranger les choses ?" Hasarda Bénédicte d'une voix timide.
James se força à sourire.
"Non, vous êtes des amours mais il n'y a rien à faire, hélas."
Tous soupirèrent.
"Laisse-nous au moins t'amener à l'aéroport !" Insista Pierre.
James refusa, il préférait ne pas s'éterniser, ne supportant pas la tristesse dans le regard de ses hôtes, n'ayant pas envie de partir et surtout ne supportant pas l'idée que Lily était là-haut, dans sa chambre, et qu'elle ne descendait même pas lui dire au revoir. Jusqu'au dernier moment il avait rêvait qu'elle descendrait en courant et le retiendrait... Mais il était allé beaucoup trop loin cette fois-ci. Maudite lâcheté !
Il sorti de la maison, valise à la main en prétextant aller à la rencontre de son taxi. Une fois dehors, il se cacha derrière un talus et transplana... Hors de question de reprendre ce maudit avion, de passer des heures à ruminer ce qu'il n'aurait pas dû faire, ce qu'il aurait dû faire et surtout ce qui aurait pu arriver. Quand il ouvrit les yeux et se rendit compte qu'il était de retour dans le parc du manoir Potter, il poussa un soupir las. Lily aurait dû être avec lui. Il prit une profonde inspiration et se dirigea vers la double porte d'entrée. Il avait besoin de voir ses parents et ne se sentait pas de rentrer tout de suite dans son appartement, d'affronter Hélène qu'il n'avait aucune envie de voir.
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Par la fenêtre, elle le vit se cacher derrière un talus et devina, au son bien reconnaissable, qu'il venait de transplaner. Ce crétin ne s'était même pas retourné pour essayer de l'apercevoir. C'était prévisible, non ? Il avait enfin eu ce qu'il voulait ! Lily se détourna et observa sa chambre sans vraiment la voir. Elle ferma les yeux et soupira. Le silence, enfin ! Elle allait enfin pouvoir profiter de son séjour au Canada sans être perturbée par Potter ! Dans deux semaines elle entrerait à la faculté de magie de Québec, rencontrerait d'autres sorciers et sorcières de son âge, lierait connaissance avec certains d'entre eux et, pourquoi pas, il pourrait même y avoir le futur homme de sa vie là-bas, qui sait ? Ca allait être chouette ! La liberté, enfin ! Plus de trouble, plus de tristesse, débarrassée de toutes ses misères, renvoyées là-bas, de l'autre côté de l'Atlantique !
"Bon, tu as fini de mentir à toi-même maintenant ?" Fit une voix vicieuse dans sa tête.
"Pas vicieuse, réaliste !"
Lily ouvrit la bouche en un "oh !" muet et enfouit la tête dans ses mains. Elle sentit les sanglots monter et eut l'impression qu'elle allait s'effondrer. Inconsciemment, elle se dirigea vers la salle de bain, la traversa sans la voir et ouvrit l'autre porte, celle qui conduisait à sa chambre.
Comme de bien entendu, elle avait été entièrement vidée... mais elle sentait encore sa présence. Son odeur flottait encore dans l'air, et dans son lit défait, elle avait l'impression de voir encore l'empreinte de son corps. Immédiatement, les images de la nuit qu'ils avaient passée ensemble lui revinrent à l'esprit. Elle se souvint de ses mots doux, de sa tendresse, de la lueur dans ses yeux, comme s'il lui transmettait tout son amour en un baiser, une caresse. Etait-ce faux ? Etait-il un si bon acteur ?
"Idiote ! Comment un regard peut-il mentir ? Tu l'avais à toi toute seule ! Tu n'avais qu'à le retenir, on s'en fout d'Hélène, de sa petite-copine stupide !"
Elle vira son petit diable de son épaule. Non, ça ne se faisait pas, elle n'était pas comme ça. Et elle ne pouvait pardonner le mensonge... même si là, maintenant, elle avait envie qu'il fasse irruption dans cette chambre, qu'il lui dise que non, il était hors de question qu'il parte, qu'elle était la femme de sa vie et au diable Hélène ! Elle désirait se retrouver à nouveau dans ses bras, sentir sa chaleur, son odeur... Comme une enfant se retrouvant seule, elle se glissa dans le lit de James, où elle avait l'impression de retrouver justement le parfum du jeune homme et la tiédeur réconfortante de sa peau à travers ses draps. Une fois ainsi, elle laissa libre court à sa tristesse et pleura toutes les larmes de son corps, serrant contre elle l'oreiller qui avait supporté la tête de celui qu'elle aimait quelques heures plus tôt.
"S'il m'aimait, il ne serait pas parti."
"Que tu es bête ma fille ! Il est parti parce que tu lui as demandé ! Car justement il t'aime et te respecte."
"Il ne s'est pas battu..."
"S'il t'aime il reviendra."
"Des mots, rien que des mots."
Quelques heures plus tard, Marilou qui voulait nettoyer la chambre de son invité parti, retrouva Lily endormi dans le lit du jeune homme, des traces de larmes sillonnant ses joues. Un sourire attendri vint courber ses lèvres et elle sortit en reculant de la pièce. Bizarrement, quelque chose lui disait qu'elle reverrait bientôt James, plus tôt que la rousse ne le croyait. En attendant, il fallait consoler cette pauvre petite biche et elle enverrait Stéphane parler un peu avec elle (quand elle serait réveillée bien sûr). Elle avait l'air d'être proche avec son fils, elle se laisserait sûrement aller à quelques confidences et ça lui ferait du bien.
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Eléonore et Edward s'étaient jetés sur James dès qu'ils l'avait vu apparaître dans le hall avec ses bagages. Comme il devait s'en douter, ils l'avaient harcelé de questions auquel le jeune homme n'avait pas répondu, s'excusant auprès d'eux, prétextant une grosse fatigue et un besoin imminent de dormir et leur promettant qu'il leur expliquerait tout lorsqu'il irait mieux. Bien entendu, ses parents n'étaient pas idiots et une demi-heure plus tard, Sirius débarquait dans sa chambre, s'asseyait sur le bord du lit, et, le regardant bien dans les yeux lui demandait :
"Bon, et à présent si tu me disais ce qui se passe ?"
James avait soupiré, hésité mais devant le regard implacable de Sirius avait fini par se lancer et tout lui raconter, n'omettant aucun détail.
"Voilà, j'ai ruiné toutes mes chances, elle ne me pardonnera jamais." Conclut James.
Sirius était plongé dans ce qui semblait être une profonde réflexion.
"Donc..." Finit-il par dire lentement. "Laisse-moi résumer : vous vous êtes rapprochés Lily et toi."
"Oui" Acquiesça James d'un ton lugubre.
"Tu as fini par lui avouer que tu l'aimes toujours."
"Oui"
"Elle a aussi avoué qu'elle t'aimait."
"Oui"
"Vous avez passé la nuit ensemble... pas à tricoter, j'imagine."
"Oui"
"Elle a appris que tu n'avais pas quitté Hélène et t'a demandé de partir."
"Oui."
Sirius marqua une pause puis lui adressa un sourire radieux.
"Mais c'est génial tout ça !"
James le fixa, l'air blasé.
"Heu... Sirius ? Tu as raté la fin où elle me dit de partir ? Où elle est persuadée que j'ai joué avec elle ?"
Sirius haussa les épaules comme s'il ne s'agissait que d'une broutille.
"Oui, mais elle t'aime et elle te l'a dit ! C'était au-delà de tes espérances ! Tu n'imagines pas l'évolution depuis Poudlard..."
"Si, j'imagine très bien." Reprit James, l'air sinistre. "Je vois jusqu'où nous sommes allés et je constate qu'au bout de cinq minutes nous sommes revenus au point zéro !"
Sirius secoua la tête.
"Je ne suis pas d'accord. C'est une crise de jalousie qu'elle t'a fait là-bas ! A ta place je la laisserai se calmer et j'y retournerai dard dard ! Après avoir quitté Hélène cette fois-ci, bien sûr."
James soupira, l'air plus que sceptique.
"Tu veux que j'appelle Remus ? Le sage de la bande ? On parie combien qu'il dit comme moi ?"
"Ben appelle-le." Marmonna James tandis que Sirius se précipitait vers la cheminée.
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Un toc toc discret résonna contre la porte. Lily bougea à peine la tête, comme si elle n'en avait pas la force.
"Entrez" Fit-elle d'une voix enrouée.
Dos à la porte, elle l'entendit s'ouvrir en grinçant légèrement et elle entendit des bruits de pas légers se rapprocher de son lit. Pendant une fraction de seconde, elle s'imagina que c'était James... mais quand la personne s'assit sur le bord du lit, elle ne reconnut pas son odeur.
"On ne va pas tarder à dîner, Lily." Fit la voix de Stéphane. "Veux-tu bien te joindre à nous ?"
La jeune femme déglutit. Elle se devait de se lever et partager le repas avec eux : c'était ainsi qu'on l'avait éduquée, la moindre des politesses... et cette famille adorable ne lui avait absolument rien fait de mal. Mais arriverait-elle à se lever ? Aurait-elle la force de se montrer et de sourire comme si de rien n'était ?
"Tu sais, si tu as besoin de parler, je suis là." Hasarda Stéphane.
Lily s'essuya les yeux, et se redressa. Honteuse, elle réalisa qu'elle était toujours dans le lit de James, son oreiller serré étroitement contre elle. Elle rougit aussitôt mais le Québécois lui adressa un sourire compréhensif.
"Tu es amoureuse de lui, n'est-ce pas ?"
Bien sûr, elle aurait pu nier, mais vu sa posture elle n'aurait pas été crédible pour un sou. Elle acquiesça donc, le regard fixé sur ses chaussures.
« J'avais l'impression que lui aussi, non ? »
Lily serra la mâchoire et haussa les épaules.
« Peut-être… mais il m'a menti. »
Stéphane resta un moment silencieux, pensif, tandis que Lily entourait ses jambes de ses bras. Enfin le Québécois secoua la tête et lui sourit.
« Si deux personnes s'aiment profondément alors tout devrait s'arranger entre eux, quels que soient les problèmes rencontrés. »
Lily garda les yeux obstinément fixés sur ses orteils. Stéphane émit un rire bref et enjoué, lui donnant une tape sur l'épaule.
« Allez, on va manger ? »
La jeune fille lui adressa un sourire crispé et n'eut d'autre choix que d'accepter.
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James prit une profonde inspiration devant la porte de l'appartement. C'était le moment, il allait devoir le faire, ce n'était juste plus possible. Il en avait parlé longuement avec Remus et Sirius, Peter se sentant incapable de donner son avis. Il fallait tout mettre au clair, tout régler et il rejoindrait Lily pour tenter de lui parler. Il abaissa la poignée de la porte et poussa.
« James, c'est toi ? » Fit la voix d'Hélène depuis la cuisine.
Nouvelle inspiration, longue expiration.
« Oui, c'est moi. » Dit-il en la rejoignant.
Tablier noué autour de la taille, l'ancienne Serdaigle était en train de préparer ce qui ressemblait à des spaghettis bolognaise. Il ne l'avait pas vue depuis plusieurs semaines mais, à sa plus grande honte, il ne ressentit rien en la voyant et ce même lorsqu'elle se retourna et lui adressa un sourire joyeux.
« Alors, le Québec, c'était bien ? » Demanda-t-elle d'un ton qui se voulait léger.
Elle-même semblait crispée, remarqua-t-il. Se doutait-elle de quelque chose ? Il réalisa alors qu'elle ne lui avait même pas sauté au cou comme la plupart des femmes amoureuses (ou du moins jeunes amoureuses) le faisait lorsqu'elles avaient été longuement séparées de leur moitié. Lui-même aurait dû le faire… s'il avait réellement eu des sentiments pour elle.
« Oui, assez. » Répondit-il.
Il lui raconta sommairement son voyage. La jeune femme hocha la tête tout le long de son récit, continuant à mêler sa sauce. Pour être poli James lui demanda comment sa virée s'était passée et Hélène répondit également sommairement, racontant juste deux ou trois détails, les joues légèrement rouges (mais peut-être était-ce dû à la chaleur se dégageant des casseroles). Il se mordit les lèvres en réalisant que leur conversation ressemblait plus à celle de deux potes qu'à celle d'un couple. Il avait même l'impression qu'une gêne s'était installée entre eux et qu'ils n'avaient quasiment plus rien à se dire.
Hélène versa les spaghettis dans la sauce, mêla le tout puis mit la préparation dans un saladier qu'elle posa sur la table. James attrapa deux assiettes, des couverts, deux verres et ils s'installèrent face à face. Un silence de plomb s'installa. Ils se servirent tous les deux, et James enroula ses pâtes autour de sa fourchette. Il n'avait pas faim et aucune envie de les avaler. En face de lui, Hélène semblait penser comme lui car elle regardait fixement son assiette sans rien en avaler.
Il allait falloir se décider.
« Hélène, il faut que je te… »
Il s'interrompit en se rendant compte que son amie venait exactement de commencer à dire la même chose :
« James, il faut que je te… »
Leurs regards se croisèrent et ils éclatèrent de rire, mal à l'aise.
« Vas-y, commence. » Fit James par galanterie… et peut-être aussi par lâcheté car ça lui permettait également de repousser l'échéance.
Ce qui arriva ensuite le cloua sur place. Hélène fondit en larmes. Il ferma les yeux. C'était sûr et certain, elle savait tout. Il était sur le point de s'excuser, de lui demander pardon lorsqu'elle se décida à parler.
« James, je suis désolée, mais il faut qu'on arrête tous les deux. »
Le jeune homme hocha la tête, prêt à s'expliquer mais Hélène continua dans sa lancée.
« J'étais persuadée d'être amoureuse de toi, de t'aimer de tout mon cœur… mais depuis que tu es parti, tout se mélange dans ma tête. »
Elle s'essuya les yeux et regarda James droit dans les yeux.
« Je pensais que cette séparation allait être hyper dure, j'étais même jalouse car j'étais persuadée que tu pensais encore à Lily… »
James ouvrit la bouche mais elle lui fit signe de se taire.
« Pour être franche, je suis tombée des nues quand je me suis aperçue, au bout de quelques jours, que tu ne me manquais absolument pas. »
Les yeux du jeune homme s'agrandirent de surprise et elle rougit.
« J'ai retrouvé mes amis de Poudlard, ça me faisait du bien de les revoir, de repenser au temps où nous passions nos journées ensemble en classe, dans la salle commune, dans les dortoirs… J'avais envie d'être tout le temps avec eux, de leur parler, de plaisanter avec eux. C'était comme si j'étais mieux avec eux qu'avec toi… »
Elle baissa les yeux. James soupira, prêt à lui avouer qu'il ressentait exactement la même chose qu'elle mais elle n'avait pas terminé.
« Quand ils m'ont proposé cette virée, j'ai littéralement sauté de joie. Ca allait me faire un bien fou… et peu à peu je me suis rendue compte que je me rapprochais de Navin Parvatil. »
Le jeune homme en resta bouche bée et faillit éclata de rire devant l'absurde de la situation. Si Hélène avait vu son expression, elle en aurait sûrement été soulagée mais elle n'osait toujours pas relever les yeux
« Il y a toujours eu quelque chose entre nous, mais on ne s'est jamais déclaré l'un à l'autre. Je pensais que mes sentiments n'étaient pas réciproques et lui pareil. J'avoue m'être un peu consolée avec toi tout en pensant avoir trouvé l'amour… comme toi avec Lily, j'imagine. Mais voilà, avec ce voyage, tout est ressorti. Navin et moi avons même… »
Elle rougit.
« Nous avons même passé une nuit ou deux ensemble. A la fin des vacances, je me suis rendue compte que ça ne pouvait pas être juste une parenthèse et Navin ne l'acceptait pas non plus. Il m'a dit qu'à présent qu'il m'avait enfin trouvée, il ne me lâcherait plus et ça m'a fait du bien. Ce que j'ai ressenti avec lui… ce que je ressens avec lui, je crois que je ne l'ai jamais éprouvé pour toi. »
Ayant terminé son discours, elle resta silencieuse, se tordant les mains, toujours sans oser le regarder. James tendit le bras et posa une main apaisante sur les siennes.
« Hélène, ne sois pas désolée car c'est la même chose pour moi. »
Elle releva aussitôt les yeux, il lui adressa un sourire apaisant et elle soupira, aussitôt soulagée.
« Je n'ai pas fait mieux que toi, j'ai même fait pire… Je ne suis pas simplement parti au Québec, j'y ai suivi Lily. »
« Je me doutais bien qu'il y avait Lily derrière tout ça. » Soupira Hélène.
« Et nous aussi nous nous sommes rapprochés… et avons passé une nuit ensemble. La seule différence, c'est que Lily m'a jeté le lendemain matin quand elle s'est aperçue que nous étions toujours ensemble. »
Hélène se mordit la lèvre.
« Mince, c'est le matin où je t'ai appelé sur le miroir ? »
James acquiesça.
« Mais peut-être que si tu retournais lui parler… » Commença-t-elle.
Il lui sourit.
« Hélène… nous sommes en train de nous séparer et tu penses à mon bonheur avec une autre ? »
Devant l'absurde de la situation, ils éclatèrent de rire, l'ambiance se réchauffant considérablement.
« Nous nous entendions bien pourtant. » Commenta Hélène.
James acquiesça.
« Mais nous ne nous aimions pas. » En conclue-t-elle.
« Ou du moins pas autant qu'une autre personne qui nous obsédait. »
Elle hocha la tête et ils se sourirent à nouveau. Il fut décidé qu'Hélène garderait l'appartement et que sûrement Navin viendrait l'y rejoindre tandis que James habiterait avec Sirius le temps de se retourner « ou de trouver quelque chose avec Lily » l'avait taquiné Hélène, ce à quoi il avait à peine répondu qu'il était peu certain que la belle lui pardonnerait un jour. « Je suis sûre que si » Lui avait dit Hélène avec un sourire réconfortant.
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La rentrée était dans quelques jours. Lily avait participé à une journée de pré-rentrée où les étudiants du cursus supérieur leur avait fait faire le tour du campus, leur présentant les divers associations auxquelles ils pouvaient s'inscrire ainsi que les différentes activités proposées. La jeune femme s'extasia devant tout, rêveuse, voulant déjà tout faire. Elle voulait suivre les cours d'études avancées des animaux fantastiques (beaucoup étant basés sur les recherches de Norbert Dragonneau), ainsi que ceux de potions pour experts, les études avancées en sortilèges et charmes ainsi que l'arithmancie. Elle rêvait déjà de participer aux clubs de duel, de bavboule, et de recherches de flore et de faune fantastique en milieu naturel. Mais elle allait devoir se raisonner : elle devait faire un choix… et il devait être en adéquation avec le métier qu'elle choisirait. Le souci c'est que même lors de leurs choix en fin de cinquième année, elle n'avait pas été sûre de ce qu'elle ferait.
Elle savait au moins ce qu'elle préférait faire, quels étaient ses goûts, ses passions et avait choisi en fonction : la potion et les charmes. Elle avait également réussi à trouver une option un cours de deux heures par semaine sur les animaux fantastiques. Elle se disait qu'elle pourrait éventuellement trouver un métier autour des soins magique : restait à savoir si elle soignerait les humains ou les animaux.
Elle était dans sa chambre en train de réfléchir à tout cela lorsqu'elle entendit un « toc toc » léger à la fenêtre. Elle se retourna et fut surprise d'y voir une jolie chouette effraie toute fine. Elle se hâta de lui ouvrir pour qu'aucun moldu n'aperçoive le volatile en pleine journée. Aussitôt l'animal entré, il lui présenta la lettre attachée à sa patte. Lily la détacha et donna une friandise à la chouette qui en réclamait une. Elle ouvrit des yeux ronds lorsqu'elle découvrit le destinataire de la lettre… ou plutôt « la ».
Hélène…
Que lui voulait-elle ? Avait-elle tout découvert et lui envoyait-elle une lettre d'insulte ? Lily déglutit. Elle prit son courage à deux mains et se dépêcha de la lire : plus vite ce serait fait, plus vite ce serait terminé. Elle n'était cependant pas au bout de ses surprises et ses yeux s'écarquillèrent de plus en plus au fil de sa lecture.
XXX
Le premier jour de la formation d'auror approchait. James était en train d'étudier quelques livres pour se préparer sous l'œil exaspéré de ses amis. Exaspéré par leurs regards inquisiteurs, il finit par relever la tête.
« Quoi ? » S'exclama-t-il, les sourcils froncés.
Remus, Sirius et Peter échangèrent un regard entendu.
« En fait… » se lança Sirius. « Nous nous demandions ce que tu faisais encore là… »
James fronça les sourcils.
« Comment ça ? Tu veux que je trouve un autre appartement ? Je vais le faire Patmol, c'est juste que… »
« Non, ça ne me gêne pas que tu habites ici Cornedrue, surtout que je te dois bien ça ! Tu peux rester aussi longtemps que tu voudras, toi, ta femme et même tes futurs enfants… »
« Oui bon, n'exagère pas non plus. » Répondit James en levant les yeux au ciel. « Alors où est le problème ? »
Sirius soupira, impatient, comme si la réponse était une évidence.
« Ce que Sirius essaie de te dire, James… » fit Remus en prenant le relais. « C'est que nous avons légèrement l'impression tous les trois que tu fais n'importe quoi, là… »
James écarquilla les yeux, ahuris et regarda ses livres.
« Vous pensez que je ne m'y prends pas bien pour mes révisions ? »
Remus lança un regard impuissant à ses deux autres compères. Peter prit une profonde inspiration pour se donner un peu de courage, fit un pas en avant et…
« Mais, bougre d'imbécile, on te parle de Lily là ! » S'exclama-t-il.
Sirius et Remus ne purent qu'en conclure que c'était beaucoup plus efficace de s'y prendre ainsi. James passa par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel puis bégaya.
« Li… Lily ? »
Les épaules de Sirius s'affaissèrent.
« Non mais tu le fais exprès ou quoi de ne pas comprendre ce qu'on veut te dire ? »
« Heu… »
« On te demande pourquoi tu n'es toujours pas allé rechercher Lily ! »
« Oh ! »
« Ben oui » Reprit Remus. « Ta situation a été mise au clair, tu as quitté Hélène (d'un commun accord en plus, ce qui est encore mieux), alors pourquoi tu n'es pas retourné la voir ? »
« Tu perds ton temps, là, c'est moi qui te le dis. » Fit Peter. « Dépêche-toi avant qu'un éleveur de caribous magiques lui mette le grappin dessus ! »
Tout le monde se tourna vers ce dernier qui rougit.
« Un éleveur de caribous magiques ? » Fit Sirius, sourcil levé.
« Ben quoi ? » Répondit Peter. « Elle adore les animaux, Lily, ça la ferait sûrement craquer ! »
James réussit enfin à sortir de son hébétude.
« Tu veux que j'élève des caribous magiques ? »
« Va déjà lui parler. » Lui répondit Remus, un sourire amusé aux lèvres. « Pour le reste tu verras bien. »
James acquiesça, et sembla réfléchir.
« Mais… » Dit-il au bout d'un moment. « Et si elle ne veut plus entendre parler de moi ? Même en ayant quitté Hélène ? »
« Tu ne le sauras pas si tu ne le fais pas. » Philosopha Remus.
James sembla peser le pour et le contre et, d'un coup, il sauta sur ses pieds et se précipita sur sa valise, la faisant à toute vitesse.
« Heu… James ? » Hasarda Sirius.
« Vous avez raison. » Fit le jeune homme à la crinière ébouriffée. « Il n'y a plus une minute à perdre, j'y vais ! »
« Oui, enfin prends quand même la peine de réfléchir à ce que tu vas lui dire ! » Hasarda Peter.
James lui sourit.
« Je sais parfaitement ce que je vais lui dire : Non, je ne te laisserai pas partir ! »
Et sur ses mots, il transplana en un « pop ! » sonore, laissant ses trois amis médusés.
« Bon. » En conclut Remus. « On ne peut pas dire que notre conversation n'aura pas été efficace. »
« Heu… Oui » Répondit Sirius. « Pour du rapide, ça a été du rapide. »
Peter se contenta de hocher la tête sans un mot.
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Merci de m'avoir lue ! N'hésitez pas à poster une petite rewiev ! )
