Bonjouuur ! Merci beaucoup pour vos reviews sur le chapitres précédents ^^ Je suis heureuse de voir que des personnes sont assez intéressées par Théodore Nott pour venir lire ma pauvre fanfiction qui ne paie pas de mine :) Bonne lecture !


Les faire travailler en binôme avec des Moldus… qui avait bien pu avoir une idée pareille ? C'était réellement du suicide.

"Je suppose que ça doit exister, conclut Caroline.

-Bon, s'impatienta Théodore. Tu pourrais m'expliquer ce qu'est la Chimie ?

-Bien sûr ! On est là pour ça."

Tandis que sa binôme entreprenait de lui expliquer des choses qu'il savait déjà, il n'était pas aussi débile, Théodore, soulagé d'avoir détourné le sujet, détailla la jeune femme du regard.

Ce qui l'avait tout de suite attiré, c'était bien évidemment ces cheveux peu communs, d'un rouge cerise juste assez mûre, pas trop sucrée, pas trop acide, ni trop molle, ni trop dure. De légères ondulations encadraient son visage ovale, d'une peau un peu halée. Ses lèvres fines mais pas trop assorties à ses cheveux lui expliquait la constitution d'un atome, constituant de la matière.

Il monta son regard le long de son nez droit, qui se retroussa alors qu'elle cherchait comment expliquer de manière plus simple les réactions chimiques. La vulgarisation n'était pas son fort visiblement. Il chercha à attraper son regard, à capter la moindre émotions qu'il dégageait. Lorsqu'enfin il réussit, il eût droit à un regard bleu courroucé, confus mais surtout surpris. Caroline s'était arrêté de parler.

"Théodore ?"

Ce dernier sortit de sa rêverie. Il avait toujours apprécié examiner les gens, apprendre leurs manies, leurs micro-expressions, ou encore les sentiments qui traversaient leurs yeux. Cette manie lui avait souvent coûté de l'incompréhension. Il se ressaisit :

"Désolé.

-Dis moi… est-ce que, commença-t-elle comme cherchant ses mots, tu pourrais, continua-t-elle, de plus en plus sûre et agacée, au moins faire semblant de m'écouter ? Tes parents ne t'ont pas appris la courtoisie ?"

Caroline vit le regard auparavant vif de son binôme se ternir d'un seul coup. Son visage devint grave. De toute évidence…

"De toute évidence, déclara-t-elle, gênée de la tournure des événements, j'ai fait une bour…

-Je n'ai pas de parents, trancha Théo, la voix aussi glaciale que la mort et aussi dure qu'une pierre."

Son visage était fermé, totalement dépourvu d'émotions à présent. Il était un Sang Pur, camoufler ses émotions, il savait faire. Ne rien laisser transparaître, ne rien ressentir publiquement, ne rien dire, c'était la seule leçon qu'il avait pu apprendre de sa mère, la seule façon de survivre.

"Je suis désolée, je ne savais pas… je… se perdit Caroline, aussi surprise que confuse.

- Tu ne pouvais pas savoir, ça ne fait rien, lança Théodore d'un ton neutre."

Surprise, la jeune femme hocha la tête, trop heureuse d'échapper à son courroux. Se mettre son binôme à dos ne faisait pas partie de ses objectifs.

Maintenant que Théodore avait retrouvé ses sens, il devait faire attention. Si la discussion dérivait sur ses parents, il allait devoir mentir, et il se refusait d'en arriver à ce point. Il devait lui faire comprendre qu'il y avait des sujets à éviter. Tous les sujets traitant à la magie, par exemple. De prêt ou de loin.

"Tu sais, si un jour… tu as besoin d'en parler, je…

-Est-ce qu'on pourrait se contenter des cours de Chimie ? Genre éviter ce genre de discussion personnelle quoi."

Elle secoua la tête, et un sourire reprit possession de son visage.

"Excuse moi. Où en étions-nous ? demanda Caroline, cherchant dans son livre ouvert un échappatoire. Ah oui, les réactions chimiques."

Théodore se dit que si cette fille avait été une sorcière, et qu'elle avait été anglaise, elle aurait pu terminer dans toutes les maisons. Enfin… peut-être pas Serpentard. Quoique, son ambition devait être grande pour étudier les sciences. Son courage pour continuer à avancer peut importe ce qu'il se passe autour d'elle. Son intelligence, pour être parvenue à faire des études pareilles. Sa gentillesse qui l'avait déjà sauvé une fois et qui la poussait à ne pas insister sur les sujets compliqués. Vraiment, Théodore ne savait pas à quelle maison elle aurait pu convenir le mieux.

Le cours se termina sans embûches, purement théorique, et à la fin de cette heure, le sorcier remarqua à quel point la Chimie était une matière proche de la magie.

Alors qu'ils allaient quitter la salle, Caroline l'interpella :

"Théodore, attends !"

Il se retourna et regarda la jeune femme devant lui :

"J'ai pensé qu'on pourrait se voir, le mardi soir, après les cours, pour approfondir les cours du Vendredi. On pourrait faire des exercices, je pourrais te réexpliquer ce que tu n'as pas compris. Le professeur nous a donné une liste avec toutes les notions que vous devez maîtriser d'ici la fin de l'année. Et crois-moi, une heure par semaine est loin d'être suffisant."

Dans ses yeux, il ne voyait que la détermination qu'elle avait.

Sans dire un mot, hésitant, la garçon hocha la tête en signe d'approbation et commença à partir, sans daigner se retourner.

"Je t'attends à 18h devant le portail du campus ! lança Caroline."

Théodore leva une main en l'air, signe qu'il avait eu le message. Caroline sourit d'un air détendu. Elle allait avoir une bonne note.


Ce week-end là, Théodore travaillait toute la journée à la librairie. Alors que son patron allait partir, le laissant fermer la boutique, le jeune homme l'apostropha :

"Est-ce que vous sauriez où je peux trouver des livres sur de la Chimie ? Est-ce qu'une librairie sorcière en possède ?"

Le libraire lui répondit qu'il n'en avait aucune idée. Il ne savait même pas ce que pouvait être de la Chimie…

Évidemment, je n'en trouverai certainement que chez les Moldus.

Le problème étant, qu'il était bientôt l'heure de fermetures des magasins, et que le lendemain, tout était fermé.

Le jeune homme se précipita pour fermer la boutique, et sans détour, transplana à la zone de transplanage de la rue principale Moldue, à savoir, la ruelle sombre qui était perpendiculaire à celle-ci.

Il grimaça. Il détestait vraiment transplaner. En sortant dans la lumière, il se rendit compte qu'il ne s'était pas trompé. Les magasins commençaient à fermer. Il remarqua aussi rapidement les regards insistants des passants dans sa direction. Il soupira. Évidemment, il n'avait pas pris le temps de se changer avant de sortir de la ruelle. Il était donc là, un air désespéré sur le visage, dans une rue Moldue, dans sa robe de sorcier. Il retira sa robe, laissant apparaître ses vêtements Moldus. Un jeans noir et un sweat à capuche de la même couleur.

Il rangea sa robe dans le sac à dos qui l'accompagnait de partout et se lança à la recherche d'un libraire encore ouvert.

Il souffla de contentement, lorsqu'il passa la porte d' Au son d'une lire, qui restait ouverte encore au moins une heure.

Dès qu'il entra, Théodore se dit que la différence entre Moldus et Sorciers ne résidait pas tant dans leurs pouvoirs, mais bien dans leurs modes de vies et leurs aspirations. Jamais, au grand jamais, une librairie telle que celle-ci n'aurait pu exister dans le monde sorcier.

Déjà, elle était trop lumineuse. C'est vrai quoi ! N'importe quelle librairie sorcière dont il avait poussé la porte avait cette atmosphère sombre et ancienne, un peu lugubre parfois. Au son d'une lire était claire, lumineuse, un sentiment de joie s'échappait des rayonnages et tout semblait si beau et si simple que Théodore en avait le tournis.

Puis, il y avait… des tables. Dans une librairie sorcière, on entrait, on cherchait son livre ou plutôt, on le demandait, on payait et on partait. Simple, rapide et efficace. Cependant, dans cette librairie, qui était déjà gigantesque, il y avait des tables. Et des chaises et des fauteuils. La boutique était construite sur deux étages, dont la superficie était au moins de cinq cent mètres carrés. Au premier étage, on retrouvait toutes les étagères remplies de livres en tous genres, qui remplissaient l'espace de manière à ne pas gâcher le moindre centimètre carré. Théo eût l'impression qu'on avait cherché à mettre à disposition le plus de livres possibles.

Au rez-de-chaussée, à la gauche de l'entrée se trouvait un bar gigantesque,qui prenait toute la largeur du mur et derrière lequel l'on pouvait voir de nombreuses photos géantes. Derrière le bar, deux hommes strictement identiques s'occupaient de préparer les commandes. Une jeune fille, qui devait être au lycée, s'occupait du service tandis qu'une autre du même âge semblait guider les personnes dans les rayons de livres, à l'étage. Un jeune homme, un peu plus jeune que lui, se baladait dans les étalages, un panier à la main. Dans la salle du bas, de nombreuses tables étaient disposées, ainsi que tout au fond, il peinait à le voir, un espace qui semblait destiné aux enfants. Le mur du fond leur était d'ailleurs dédié, avec des livres pour enfants de tous types.

Voilà encore un point distinctif. Dans la société sorcière, les enfants étaient à bannir des librairies, n'y ayant accès qu'au début de leur scolarité, à leurs onze ans.

Et soudain, cet étrange constat frappa le sorcier. Peut-être que, si un enfant lisait des livres durant son enfance, il aurait une plus grande connaissance. Et peut-être même que, si un endroit tel que celui-ci existait dans le monde sorcier, beaucoup plus d'entre eux seraient portés sur la lecture, et beaucoup moins ne seraient obnubilés avec leur haine infondée et leur obsession sur les rangs du sang. Parce qu'il devait l'avouer, le fait d'avoir lu pendant qu'il était petit, piochant des livres dans la bibliothèques de sa mère l'avait aidé tout au long de sa scolarité à Poudlard et lui avait encore plus ouvert l'esprit. Lui avait permis de critiquer l'éducation à laquelle il était soumis et qui le débectait à présent.

Ce qui rassura néanmoins l'ex-Serpentard, c'est qu'ici aussi, nul ne parlait. Comme une bibliothèque. Tout un chaqu'un respectait la lecture de l'autre, et même les enfants. Cependant, ce n'était pas silencieux, loin de là. Et c'est ce qui démarquait le plus cette librairie d'une librairie sorcière. La musique, qui jouait, doucement et tranquillement.

Dans le monde sorcier, l'on n'écoutait de la musique que lors d'occasions spéciales. Et encore moins lors de la lecture, qui devait, en général, toujours être faite dans le silence.

Sortant de sa torpeur, Théodore décida de monter à l'étage, pour trouver ce livre de Chimie pour lequel il s'était déplacé. Il se demanda un instant si cet endroit était bien une librairie, et s'il allait pouvoir rentrer chez lui en compagnie du livre qu'il venait de trouver.

Il redescendit et décida de le vérifier en s'approchant d'un des jumeaux du bar. Comme tous les employés, il portait un polo à manches courtes bleu marine avec un pantalon gris. Le jeune homme lui sourit.

"Bonjour Monsieur ! Qu'est-ce que je vous sers ?

-Qu'est-ce que vous avez ? demanda le brun, sincèrement curieux.

- Ici, pas d'alcool monsieur ! On ne peut pas prendre le risque que nos clients adorés ne reviennent pas à cause d'un accident, plaisanta le barman. Cependant, j'ai boissons chaudes et boissons froides. Nous avons prêt de quarante types de thé et une dizaine de café. Nous avons également des jus de fruits fait-maisons avec des fruits de notre pays. Je peux aussi vous servir à manger si vous le désirez, et à emporter aussi !"

Théodore le toisa, puis décidant d'être agréable, il se contenta de demander :

"Vous avez du thé à la menthe ? Parfait, déclara le sorcier en voyant le barman hocher la tête. A emporter s'il vous plaît."

Le jeune homme resta accoudé au comptoir en attendant sa commande, feuilletant le livre qu'il venait de prendre. Lorsque le barman revint, une tasse fumante entre les mains, et tourna aussitôt les talons, ne faisant que déposer un morceau de papier sur le bar, le sorcier l'interpella :

"Excusez moi ! Comment je fais pour payer ?"

Le barman se posta de nouveau face à lui.

"C'est votre première visite ? demanda-t-il sans retenue. Évidemment que oui, pas étonnant que votre visage ne me soit absolument pas familier. Je m'étais dit que vous aviez dû passer quand je n'étais pas là, mais ça me paraissait étrange.

-Alors ? s'impatienta le serpent.

-Vous pouvez le mettre sur votre compte, monsieur… annonça-t-il comme s'il cherchait son nom.

-Nott.

-Très bien monsieur Nott. Votre numéro de compte, s'il vous plaît ?

-Qu'êtes-vous en train de faire ? réalisa soudainement le sorcier, voulant cacher le fait qu'il n'avait pas de compte Moldu.

- Je vous crée un compte voyons… comme ça la prochaine fois sera plus facile, sourit le barman, penché sur une petite machine devant lui.

-Mais… bredouilla Théodore Nott. Il n'y aura pas de prochaine fois !"

Hors de question qu'il remette un pied ici. Déjà, dans le monde Moldu, ça risquait d'être compliqué alors dans cet endroit très précisément… impossible. Le barman sourit de plus belle.

"Il y a toujours une prochaine fois, cher client, tous ceux qui sont venus ici y reviennent. Peu importe leurs dires."

Théodore ne savait toujours pas comment il avait fait pour rentrer chez lui, le livre sous le bras, un thé refroidi à la main.


Lorsqu'il conta cette mésaventure à Arthur, qui voulait toujours absolument tout savoir de ses weekends, même lorsqu'il restait chez lui à ne rien faire, il éclata de rire.

"Tu te rends compte que c'est le deuxième évènement étrangement hilarant que tu viens de me raconter en moins d'un mois ?"

Théodore grogna.

"Ta vie est foutue mon gars, ta tranquille petite vie de sorcier anglais solitaire et désagréable est foutue. À cause de la Chimie."

Arthur éclata à nouveau de rire et posa son bras sur les épaules de Théodore. Lequel se dégagea rapidement, comme venant de se rappeller quelque chose et fit demi tour vers l'université, en courant.

"Hey ! s'écria Arthur. Où tu vas ?"

Seule la voix ennuyée de son ami lui répondit, à quelques mètres de lui :

"Il semblerait que j'aie cours de Chimie."

Et tandis que l'un grognait en reprenant sa course, l'autre éclata de rire en reprenant sa marche.


Booya~~ Il semblerait que ce chapitre soit un peu plus long que les autres et j'en suis contente ! Dites moi alors… qu'en avez-vous pensé ? Le début de relation en Caroline et Théodore ? Cette librairie Moldue ? Je vous avoue que j'ai absolument adoré l'imaginer ^^

J'ai pas l'impression qu'il se passe grand chose dans ce chapitre alors excusez moi :3

Encore merci de votre accueil chaleureux et voilà la réponse de reviews ! (D'ailleurs si ça vous gêne que je le fasse ici, faites le moi savoir !)

Sesu13 : Merci pour ta review ! Et tes gentils commentaires ! J'espère que la suite te plaira :)

Maxine3482 : Contente que le chapitre t'aies plu ! Je n'en fais pas une surprise, mais tu verras haha ^^ J'espère que tu as aimé le chapitre d'aujourd'hui !