Kikou les filles! Me revoilà avec un chapitre, ... clef, oui, un chapitre très important cette fois, j'espère qu'il vous plaira!

merci comme toujours à mes fidèles lectrices et surtout à ma crazy chicks et à Ignis qui me suivent depuis le début, merci les filles! bisous

Chapitre 59: ascenseur

Une semaine après le retour de John, Vince les convoqua tous deux dans son bureau, les deux hommes arrivèrent séparément comme depuis leur rupture, interloqués, se demandant ce que le boss pouvaient bien leur vouloir alors qu'ils n'avaient rien à se reprocher cette fois-ci.
Randy qui était plus près, arriva le premier au siège, la secrétaire lui demanda de patienter à l'accueil en attendant l'arrivée de John, précisant que Vince les voulaient en même temps cette fois. La Vipère hocha la tête et attendit l'arrivée de John avec appréhension. Il n'avait plus été en contact avec John depuis le jour de son retour, Randy avait décidé de le laisser partir et reprendre sa vie et malgré la douleur que cela lui occasionné, il s'y tenait, John avait droit au bonheur et il ferait tout pour que ça lui arrive même s'il n'était pas celui qui pourrait le lui offrir.

John arriva une vingtaine de minutes après lui, il était à l'heure comme toujours mais de justesse et Randy savait qu'il avait dû courir d'un endroit à l'autre pour y parvenir, son planning de la journée avait été très chargé, ce rendez-vous s'y ajoutant, il avait dû modifier ses plans pour assurer toutes ses obligations. Randy ne put s'empêcher de l'observer, il avait l'air fatigué et sur les nerfs même si son état n'avait rien à voir avec celui au moment de sa mise à pied, John ne s'était pas énervé une seule fois depuis son retour, il restait calme et posé, pas un mot au-dessus de l'autre mais il lui manquait ce qui faisait de lui le vrai John Cena, sa fougue, son énergie quasi inépuisable et sa motivation, il faisait son job, rien de plus, sa flamme avait disparu.
John lui rendit son regard avec la même attention, il examina son allure générale d'un coup d'oeil, avant de s'attarder sur son visage quelques secondes, John vint vers l'accueil à son tour et Randy l'entendit renifler quand il arriva à sa hauteur, sa façon de faire lui fit comprendre qu'il cherchait une autre odeur que la sienne, sûrement celle de l'alcool et John eut l'air satisfait de ne pas la sentir de nouveau, il sourit à la secrétaire qui leur dit:
- Bien, maintenant que vous êtes là tous les deux, montez vite au bureau de monsieur MacMahon, il vous attend impatiemment.
Les deux hommes allèrent vers l'ascenseur, John grimaça en approchant et Randy comprit le problème, il observa l'accès aux escaliers et lui dit:
- 26 étages ? Tu crois que c'est raisonnable?
- Non, pas plus que de monter dans cet ascenseur avec toi!
- Allez, y en a pour à peine deux minutes en comptant les ouvertures de porte.
John grogna et s'engouffra dans l'ascenseur avec Randy tandis que les portes se fermaient derrière eux. Il appuya sur le bouton 26 en ignorant consciencieusement son compagnon de voyage, les yeux rivaient sur le cadran annonçant les étages.

L'ascenseur ralentit avant de s'immobiliser totalement à hauteur du 17ème étage, John se tendit immédiatement avant de sauter comme un forcené sur le tableau pour appuyer sur le bouton de démarrage puis d'ouverture des portes sans succès.
- John, calme-toi !
- On est coincé ! J'te l'avais dit que c'était une connerie de monter dans cet ascenseur !
- Ben tu avais raison, voilà, tu te sens mieux maintenant que je l'ai dit?
- Nooooon !
- Appuie sur le bouton d'appel plutôt et laisse-moi parler.
- Pourquoi ?
- Parce que tu es en train de paniquer et que le type va rien comprendre si tu cries !
- Service d'urgence ascenseur, je vous écoute !
- Oui bonjour, nous sommes coincés dans l'ascenseur du siège de la WWE à hauteur du 17ème étage et on aimerait bien sortir !
- J'imagine oui ! Plaisanta l'homme. Bon vous êtes combien là-dedans ?
- Deux !
- D'accord, je vais envoyer des techniciens sur place immédiatement pour vous sortir de là !
- S'ils pouvaient faire vite, ça serait super, mon ami déteste les ascenseurs, alors les ascenseurs bloqués, je vous laisse imaginer !
- C'est noté ! Je les envoie en fusée ! Tenez bon les gars, ça va bien se passer !
- Ça va bien se passer ! Il en a de bonnes lui ! C'est pas lui qui est coincé dans cette boîte de métal puante !
- John ? Qu'est-ce qui t'ennuie le plus, être coincé dans un ascenseur ou l'être avec moi ?
- Ennuyé ? Ce qui m'ennuie ? Crois-moi Randy, je suis plus qu'ennuyé !
- Je sais John !
John s'appuya contre la cloison en continuant d'ignorer Randy, les minutes passèrent et le stress monta, il ferma les yeux et se concentra pour calmer sa respiration qui s'emballait. Randy gardait le silence en l'observant, inquiet. Il connaissait la phobie de John pour les espaces clos et tout particulièrement pour les ascenseurs, il l'avait déjà vu mort de fatigue après avoir grimpé 17 étages à pieds plutôt que de prendre l'ascenseur. Il ne le prenait qu'en dernier recours ou lorsqu'il était accompagné et qu'il ne pouvait pas s'éclipser discrètement. John cachait cette phobie avec le plus grand soin, seul Phil et lui-même le savait et ils avaient tous deux juré de garder le secret.
- Ils ne se parlent pas, il faut faire quelque chose, les gars !
- Je m'en occupe !
- Euh, les gars ? Reprit la voix dans le micro. Ça va être plus long que prévu, je suis désolé mais j'ai pas de technicien de libre dans votre secteur, je vous envoie le plus proche mais il lui faudra une bonne heure pour vous rejoindre, plus le temps de trouver la panne...
- Quoiiiiii ? S'énerva John. Ben envoyez les pompiers alors ! Qu'ils nous sortent de là !
- Ça va prendre le même temps, voire plus.
- Donc ?
- Donc, je ne peux que vous suggérer de patienter calmement en vous rappelant qu'on fait tout notre possible pour vous sortir de là.
- Tout votre possible ! Hurla John. C'est de votre faute déjà si on est coincé ici, matériel de merde ou techniciens incompétents, je ne veux même pas le savoir mais sortez-nous de là et maintenant !
- Calmez-vous monsieur, je vous assure qu'on fait ...
- Tout votre possible, je sais !
- John, respire, calme-toi. Demanda Randy.
- Fiche-moi la paix !
Randy tendit le bras vers lui comme pour le retenir ou l'attirer à lui, le regard de John fut aussitôt attiré par son nouveau tatouage désormais apparent et il se figea comme dans les vestiaires, les yeux rivés dessus. Sa respiration était toujours aussi erratique, il était rouge de stress et transpirait abondamment, mais ses yeux qui jusque-là s'agitaient dans tous les sens, cherchant désespérément une sortie qui n'existait pas, c'étaient figés sur son bras. Ils détaillaient l'inscription sous le tatouage, John releva la tête et demanda avec une drôle d'expression :
- Tu l'as fait quand ?
- Pendant ta suspension, juste à la fin de mes « vacances »
- Ton sevrage ?
- Oui.
- Tu as fait ça tout seul ?
- Me sevrer ?
- Oui.
- Oui, je tenais à y arriver seul, d'ailleurs, j'avais pas le choix, la seule personne qui comptait à ce moment-là est aussi la seule que je n'avais aucune chance d'avoir à mes côtés, celle que je n'aurais plus jamais à mes côtés.
- Tu abandonnes ?
- Je suis lucide John, tu ne veux plus de moi et je comprends ça, je n'ai pas le droit de te priver du bonheur que tu mérites en continuant à m'accrocher à toi, je dois te laisser partir.
John détourna la tête, cachant son expression à Randy qui grogna de déception, il avait toujours su lire en John comme dans un livre ouvert, ce dernier le savait parfaitement, son refus d'affronter son regard n'était pas anodin.
- Tu crois que ça va marcher ? S'inquiéta Chris.
- Pas le choix, on les libérera pas avant qu'ils comprennent !
John s'appuya contre la paroi, le visage tourné à l'opposé de Randy qui laissa le silence retomber, il continuait à observer son ami attentivement, il le regarda se laisser glisser au sol, enfouissant sa tête dans ses mains pour calmer le stress qui l'envahissait de plus en plus.
Il finit par se lever d'un bond en disant :
- Il faut que je sorte d'ici !
- John !
- Aide-moi, il suffit qu'on ouvre les portes, on est sur un palier, on peut sortir tout seul !
- Et si l'ascenseur redémarre ?
- Ça n'arrivera pas !
- C'est pas prudent !
- Randy, si tu veux rester ici, c'est ton problème mais moi, je sors !
John commença à s'attaquer aux portes de l'ascenseur, tentant de les ouvrir manuellement sans qu'elles ne cèdent d'un pouce, au bout de plusieurs minutes, Randy se décida à l'aider comprenant qu'il ne renoncerait pas. Ils parvinrent à écarter les portes d'un centimètre, John lui sourit en redoublant d'effort lorsque l'ascenseur tomba brusquement de plusieurs mètres avant de s'arrêter, projetant les deux hommes au sol. Randy roula jusqu'au mur qu'il heurta et secoua la tête, étourdit tandis que John se ruait sur la porte en hurlant :
- Je veux sortir ! Laissez-moi sortir !
Il donnait de violents coups de poing dans la porte avec désespoir, Randy se rua sur lui pour le calmer mais il le repoussa vivement :
- John, John ! Arrête ! Fais pas ça, tu vas te blesser !
John cessa de tambouriner, sa respiration était tellement anarchique qu'elle faisait peur à Randy, il craignait à tout moment que ses nerfs lâchent et il ajouta calmement :
- Viens là ! Dit-il en lui ouvrant les bras. John le dévisagea avec défiance et il ajouta Je te promets que je ne tenterais rien.
John hésita un instant avant de venir se mettre dans les bras de son ex, Randy referma ses bras autour de lui et le câlina doucement comme John le faisait pour lui au réveil de ses cauchemars. Le plus petit était tendu dans ses bras, la vipère se demandait si l'ascenseur ne le stressait pas moins que cette étreinte mais au bout de quelques instants, il le sentit s'assouplir contre lui et il s'autorisa un léger sourire en respirant son parfum qui lui avait tant manqué.
John se détendit peu à peu dans ses bras, il ne pouvait plus nier ce qu'il ressentait pour Randy en étant blotti contre lui et il murmura doucement :
- Ça me rappelle la période où je croyais que tu m'aimais.
Randy l'entendit et répondit véhément :
- Mais je t'aime John! Comme je t'ai toujours aimé! Comme je t'aime depuis le premier jour où je t'ai vu!
- Depuis le premier jour?
- Oui! J'ai découvert que je pouvais aimer un homme le jour où je t'ai vu pour la première fois, d'ailleurs ce n'est pas aimer un homme que je faisais, c'est t'aimer toi, tu as toujours était l'unique!
- Pourquoi ne me l'as-tu jamais dit?
- Tu n'étais pas prêt, tu m'aurais chassé de ta vie et puis tu avais une copine, puis Liz est réapparue et tu semblais heureux, c'est tout ce qui comptais pour moi!
- Mais tu avais Sam toi !
- Sam? Parlons-en! Elle était belle, inaccessible, elle représentait tout ce que j'étais sûr de ne jamais pouvoir avoir et je n'ai jamais su l'aimer, d'ailleurs, elle l'a très vite compris. Je n'étais jamais là, toujours sur les routes et elle a commencé à me tromper, elle a même fini par l'inviter à coucher avec elle dans notre maison et un beau jour que je suis rentré plus tôt que prévu de tournée, je les ai surpris ensemble au lit.
- Merde! Je suis désolé!
- Le soit pas, c'est vieux maintenant, elle s'est excusée, m'a demandé de ne pas frapper son amant en me disant que puisque je n'avais jamais su l'aimer, elle s'était trouvée quelqu'un d'autre pour le faire, je n'ai pas pu lui en vouloir, elle avait raison, j'étais égoïste de rester avec elle alors qu'elle ne m'intéressait pas et je l'ai laissée partir, totalement dévasté quand même par sa trahison.
- Tu me l'avais jamais dit!
- Non, seul Chris a su que Sam m'avait trompé, je ne l'ai dit à personne d'autres.
- J'aurais dû être là pour toi à ce moment-là, j'étais où d'ailleurs?
- Tu tournais un film et on se voyait très peu, tu tombais d'épuisement, le plus souvent tu n'arrivais même pas à gagner ton propre lit, je crois que Liz te voyait encore moins que moi, c'est dire!
- Tu aurais quand même dû me le dire, j'aurais tout lâché pour te rejoindre, tu le sais pourtant!
- Bien sûr que je le savais! C'est d'ailleurs pour ça que je n'ai rien dit, je savais que tu accourrais pour me consoler en abandonnant tout derrière toi et ça n'aurait pas été juste de ma part!
- Juste? Qu'est-ce qui n'aurait pas été juste?
- Que je te laisse me consoler quand la seule chose dont je rêvais c'était de me blottir dans tes bras pour une toute autre raison! Tu comprends mieux maintenant pourquoi j'ai toujours eu peur que tu partes, que tu retournes avec une femme ou même avec Wade? Je t'ai attendu si longtemps, et puis il y a eu ce baiser dans les vestiaires que je t'ai volé, un instant de faiblesse, j'ai craqué et je m'en suis voulu immédiatement, je n'avais pas le droit de te faire ça, pas quand je savais que je n'étais pour toi qu'un ami puis un frère, tu m'aurais haï! D'ailleurs, c'est ce que tu as fait, tout s'est écroulé pour moi ce jour-là, je t'avais perdu, brisé notre amitié, la seule chose qui comptait car c'était la seule chose que je pouvais avoir de toi et j'ai tout fait pour te récupérer, pour me faire pardonner, tu me fuyais sans arrêt et j'aurais pu te laisser respirer mais j'ai eu peur qu'en faisant ça, tu t'éloignes à jamais de moi et je t'ai embrassé une nouvelle fois malgré tes menaces, tu m'as frappé et ensuite tu t'es mis à jouer de mes sentiments pour toi, comme tu l'as fait après que tu m'aies jeté à l'hôtel.
- Je suis désolé pour ça Randy, j'ai agi comme le pire des enfoirés avec toi.
- Je ne comprenais pas pourquoi tu faisais ça, le John que je connaissais et aimais n'était pas cruel et sadique, il avait un tel respect pour les autres qu'il n'aurait jamais joué avec mes sentiments mais tu l'as fait, tu t'amusais d'ailleurs!
- Non, je détestais te faire souffrir, j'ai toujours détesté ça, même quand je n'étais pas responsable de ta souffrance, je ne la supportais pas, mais à l'époque déjà, je faisais ça pour refuser de m'avouer que ton baiser m'avait fait plus d'effet que tout ceux de Liz réunis, j'avais peur, c'était nouveau et je n'étais pas capable de gérer ça aussi vite. J'avais besoin de temps!
- Je sais, je l'ai compris plus tard dans notre relation.
- Si tu m'en avais donné à l'époque, je ne t'aurais pas repoussé comme tu le craignais, j'ai toujours bien trop tenu à toi pour ça, je serais revenu à toi une fois mes idées mises aux claires, tu sais bien qu'en sentiments, je suis un vrai débile !
- Non, loin de là, tes sentiments sont tellement purs, tellement magnifiques, ils ont la même innocence que toi, ça m'a toujours fasciné chez toi, comme ton incapacité à faire du mal.
- J'ai fait du mal, je t'en ai fait une montagne même, je t'ai brisé en cherchant à me briser, je t'ai entraîné au plus bas alors que je ne cherchais qu'à t'éloigner de moi, je savais que je faisais une ignoble erreur en faisant ça mais j'avais trop mal pour réagir autrement, tu devais partir de ma vie, c'était la seule chose qui comptait à ce moment-là!
- C'est toujours ce que tu veux?
- Non, Randy, je... Je ne sais pas.
- Prends ton temps alors, fais-moi savoir quand tu auras pris ta décision. Dit-il en le relâchant.
- Randy, je ne sais pas où je vais mais je sais que c'est vers toi que me conduisent mes pas.
- John, je...
Il fut coupé par un baiser passionné de John auquel il s'abandonna très vite, son cœur battait à tout rompre et il posa sa main sur le cœur de John pour percevoir les battements tout aussi précipités que les siens, John lâcha ses lèvres en souriant et Randy lui rendit son sourire avant de se ruer lui aussi sur ses lèvres, il avait oublié le goût sucré qu'elles avaient. Il laissa glisser ses lèvres dans son cou avec passion, dévora sa peau quand la peur le prit que John ne le repousse de nouveau mais ce dernier répondait à ses baisers avec autant de frénésie que lui, se collant contre son corps.
- Là, les gars ça devient perso !
- On coupe les micros !

Randy tenait fermement les hanches nues de John, débordant de passion, leurs vêtements avaient fini au sol avec la même rapidité qui les avait toujours caractérisés dans leur relation et leurs souffles étaient déjà précipités, Randy saisit les cuisses de John et le souleva tandis qu'il enroulait ses jambes autour de ses hanches. Il était prêt à le pénétrer mais il s'arrêta une seconde, hésitant, il plongea ses iris incendiées de désir dans l'océan de ceux de son compagnon, incertain.
John perçut son inconfort, il pourrait continuer à le repousser bien sûr et Randy le laisserait faire malgré tout mais il n'en avait pas la moindre envie, il le regarda avec désir mais la vipère sembla ne pas le comprendre, alors il se pencha vers lui et lui lécha le cou d'un coup de langue rapide mais précis qui le fit frémir de tout son corps, John lui sourit et Randy le regarda de nouveau en disant:
- Tu veux?
Pour toute réponse, John se suréleva sur les hanches de Randy et redescendit doucement sur son membre tendu en grimaçant à l'intrusion.
- Doucement mon ange.
Randy se mordit la lèvre aussitôt, fou d'angoisse en plongeant de nouveau son regard dans celui de John à la recherche du retour de sa colère mais John lui sourit simplement, tendrement, il semblait heureux même et Randy s'autorisa un sourire en retour.
John s'agita pour lui demander de bouger et Randy lui mit un coup de hanche qui le fit grogner de douleur, il voulut aussitôt s'arrêter mais le plus âgé, balada ses mains sur le corps de son amant, attisant son désir et Randy reprit ses mouvements sans s'en rendre compte, John grinçait encore un peu des dents mais il ne le montrait pas, il savait ce qu'il voulait, Randy.
Peu à peu la douleur disparut et John put se livrer lui aussi à la passion dévorante de la vipère, il savourait leurs retrouvailles scellées de la plus belle des façons.
Les mains de Randy agrippaient ses fesses pour le maintenir et le soulever, celles de John étaient sur ses épaules pour se stabiliser et l'aider dans ses mouvements, ils avaient rarement utilisé cette technique entre eux et jamais pendant toute la durée de leurs ébats, ils finissaient immanquablement dans le lit mais là le lit le plus proche était assez loin et ils n'avaient aucune envie d'attendre jusque-là. John conscient de son poids et de la fatigue de son amant posa ses mains sur la barre de soutien et s'appuya dessus pour se soulever au rythme des coups de reins de Randy.
La barre grogna à la pression puis céda et les deux hommes s'effondrèrent au sol, surpris, dans un pêle-mêle de jambes et de bras.
John grogna de nouveau à l'impact et Randy le souleva aussitôt inquiet mais le leader de la Cenation le plaqua sur le dos avant de lui voler un baiser passionné, se détachant, il lui dit:
- C'est bien comme ça aussi, bébé.
- Décidément, les barres ne tiennent pas le coup avec nous!
- La première c'est toi qui l'as cassée! Répondit John en riant.
- C'est vrai, mais cette fois, on n'a pas de ceinture.
- J'en ai pas besoin, tu ne peux pas t'enfuir cette fois.
- Qui te dit que j'en ai envie d'ailleurs?
John se pencha en avant, posa ses mains sur les épaules de Randy les immobilisant au sol, il avait un regard un peu fou, assez agressif et la vipère se demanda ce qu'il allait faire, vaguement inquiet, John et lui s'étaient fait trop de mal dernièrement pour qu'ils puissent évoluer en toute confiance maintenant mais John se contenta de se soulever avant de se rabaisser sur lui et il comprit qu'il n'y avait pas de danger. Il posa ses mains sur sa taille et accompagna ses mouvements, John resserra ses prises sur ses épaules prit par la passion et Randy haleta, un peu écrasé mais ne s'en plaignit pas, il avait toujours aimé l'intensité de John pendant leurs rapports, sa façon de le tenir, de le serrer, il n'avait aucune chance de lui échapper même s'il l'avait voulu.
Mais John se rendit compte de la force qu'il utilisait et retira ses mains pour ne pas blesser les épaules déjà fragiles de son amant, ce dernier regretta l'absence soudaine de contact et émit un gémissement déçu qui fit sourire John, il se pencha pour capturer ses lèvres dans un autre baiser,
Randy referma son étreinte sur son dos, le plaquant contre lui fermement et John sourit une nouvelle fois, il ne l'avait jamais autant vu sourire depuis des lustres, il n'en était pas rassasié pour autant, chaque sourire était comme un cadeau des plus précieux pour lui.
John se redressa pour reprendre ses mouvements et tous deux se plongèrent dans un souvenir commun, Randy glissa ses mains le long de son dos en murmurant:
- Mon cavalier fou.
- Mon cheval sauvage répondit John en souriant de plus bel.
Doucement, Randy fit basculer John sur le dos pour l'allonger et reprendre lui-même les mouvements, il ne voulait pas rester passif quand John s'offrait de nouveau à lui après tant de temps passé privé de lui, ses mouvements restaient doux tandis que ses mains parcouraient son corps avec la frénésie qu'il avait toujours eu dans leurs moments intimes, mélange qui ravivait John depuis le premier jour. Randy l'embrassait aussi sans arrêt, il lâchait ses lèvres pour descendre dans son cou, sur son torse, taquinant son mamelon au passage en savourant les grognements de plaisir de John qui se tordait en dessous de lui, ils n'allaient plus durer longtemps, ils s'attendaient depuis trop de temps pour ça et ils vinrent ensemble dans un cri unique, mêlant leurs voix pour dire leur bonheur.
Randy resta encore un peu en John, cherchant son souffle mais ne voulant surtout pas rompre cette étreinte qu'il avait peur de ne plus jamais connaître mais John fit tomber ses doutes en l'embrassant tendrement tout en caressant sa joue.
Il se recula tandis que John tournait la tête et ils se relevèrent en silence, chacun cherchant ses vêtements, John fuyait de nouveau son regard et Randy lui demanda, vexé:
- Je te dois combien?
John se tourna vers lui, les yeux pleins de chagrin et Randy s'en voulut immédiatement d'avoir douté de la sincérité de ce moment.
- C'est de bonne guerre, Randy.
- John, désolé, c'est pas..
- Chuuut, y a quelque chose que je voulais te rendre.
Il chercha son jean et fouilla ses poches pour en sortir des billets de banque et les lui tendit, Randy les saisit et s'aperçut qu'il y avait deux cents dollars, les billets étaient toujours pliés comme il les lui avait donné.
- Ce sont...
- Tes deux cents dollars oui.
- Tu les avais gardés?
- Oui, je n'y ai jamais touché, ils attendaient de revenir dans les mains de leur propriétaire.
Randy s'avança et voulut l'embrasser de nouveau mais il hésita à mi-chemin et John finit le parcours pour lui avant de se pencher pour ramasser ses autres vêtements.
Il contempla son torse songeur, et dit:
- Dommage qu'on n'ait pas de salle de bains ni de serviettes ici.
Randy sourit et ramassa son propre boxer en disant:
- Moi j'aime bien comme ça.
- Sauf que ça va ...
Avant qu'il ait pu finir sa phrase, Randy se servit du vêtement pour essuyer soigneusement sa peau avant de le ranger, bien plié, dans sa poche de jean qu'il finissait d'enfiler.
- Wahhh, Randy tu... Je vais avoir bien du mal à me concentrer en sachant que tu ne portes rien sous ton jean!
- Ah! Tu as envie de faire des folies?
- Non, j'ai envie de toi.
- Quand tu veux mon ange...
- Je prendrais bien l'invitation mais je sens qu'on va manquer de temps!
Tandis qu'ils finissaient de se rhabiller, la voix reprit dans les haut-parleurs:
- C'est bon les gars, on a trouvé la panne, on vous libère dans deux minutes!
- Deux minutes? Bien trop court pour ce que j'ai en tête! Dommage! Dit John avec un clin d'oeil.
- On se rattrapera après alors !
- Et comment !
John saisit la main de Randy et la porta à ses lèvres comme il l'avait fait très souvent par le passé sauf que cette fois, il ne la relâcha pas et la vipère l'observa, médusé.
L'ascenseur se remit soudain en marche et gravit les derniers étages avant de s'ouvrir au 24ème étage, John tenait toujours la main de Randy à sa grande surprise et les portes s'ouvrirent sur leurs quatre amis accompagnés de Vince qui les accueillirent bruyamment :
- Et ben enfin les gars !
- On a failli désespérer !
- On sort le champagne !
- Quoi ? Les gars c'est vous qui ? S'écria John.
- Service d'urgence ascenseur je vous écoute ! Répondit Justin
- C'est pas vrai ! Phiiiiiiiiiiiiil !
- C'était l'idée de Chris ! Dit-il en se plaçant précipitamment derrière son petit-ami.
- Et mais ça va pas, t'es malade ou quoi !
- Oh là, on va peut-être ranger le champagne alors ! dit Wade.
- Phil ! Arrête de te planquer et viens ici ! Ragea John.
- Ok ! T'énerve pas John, calme, y avait pas... Dit-il en avançant vers lui.
John le prit dans ses bras et le serra fortement en disant :
- Merci pour tout !
- John...
- Mais je te préviens que si tu me coinces de nouveau dans un ascenseur, je te massacre !
- C'est noté ! Mais tu m'étouffes là John.
- Même si j'ai une vision très différente des ascenseurs depuis peu ! Chuchota John à l'oreille de Randy en reprenant sa main.
- Eh bien, voilà une bonne chose de faite les garçons ! Je suis très content que ça soit réglé ! dit Vince en avançant à son tour.
- Vince ! Tu étais toi aussi dans le coup ? Demanda Randy
- J'allais quand même pas laisser mes deux p'tits lutteurs s'auto détruire alors que j'avais une chance de les aider !
- Je comprends plus rien là ! T'es pas censé condamner notre histoire Vince ?
- Et au nom de quoi je vous interdirais d'être heureux ? Au contraire, c'est tout le mal que je vous souhaite, la seule chose que je vous demande c'est que ça n'empiète pas sur votre boulot et une dernière chose, John t'a intérêt à t'y remettre maintenant que tu as ton Randy parce qu'un Cena terne et sans folie, j'en veux pas ok ?
- Oui, monsieur !
- Bon maintenant, filez fêter ça !
Les six hommes le remercièrent avant de quitter le siège de la WWE, John refusa catégoriquement de remonter dans l'ascenseur et Randy l'accompagna tandis qu'ils descendaient les escaliers main dans la main. John s'arrêta avant de franchir la dernière porte menant au hall et l'embrassa avant de dire :
- Allons-y !