ON m'aimeuuuh! pourquoi j'ai l'impression que ça va pas durer? Peut-être parce que moi je sais ce qui va suivre héhé! Mais en attendant, pas de panique, savourez ce beau chapitre tout mignon entre les brokian, et oui, une petit lemon en passant pour compenser tous ces chapitres de désespoir! Non non je ne suis pas cruelle... je suis pire! lol!
Une bonne lecture et comme toujours il me reste à remercier mes deux revieweuses toute catégorie! merci de votre suivi les filles!
chapitre 60: broken
Les six hommes quittèrent les locaux ensemble, John avait lâché la main de Randy en le sentant mal à l'aise, ils restèrent côte à côté, silencieux, Wade et Justin marchaient en tête, tandis que Phil et Chris fermaient la marche, le jeune brun, d'humeur joyeuse, enchaînait les pitreries avant de bondir sur le parapet du pont pour marcher en équilibre précaire dessus sous les yeux mécontents du Canadien qui lui demanda de descendre immédiatement.
- Relax, chouchou lui dit Phil avec un clin d'oeil.
- Non pas relax, j'ai eu ma dose avec les conneries de Randy, pas la peine d'en rajouter.
Phil fit mine de perdre l'équilibre et Chris paniqua, se ruant vers lui pour le rattraper tandis que le jeune tatoué se redressa, hilare.
- Philip! Tu descends de là tout de suite! S'énerva le Canadien.
- Bien William Dit Phil en insistant lourdement sur son prénom.
Il sauta au sol à ses côtés et Chris lui prit fermement le poignet, le traînant plus que l'entraînant avec lui.
- Ok, Chris, boude pas, ça va, je suis désolé.
- Je boude pas, je fulmine!
- La nuance ne m'avait pas échappée, on dirait Mr Patate qui a mis ses gros yeux!
- Evidemment puisque tu te comportes comme un gosse!
- D'accord, alors, peux n'avoir un bisou? demanda t-il avec une bouille enfantine adorable.
Chris lui lança un regard dur et Phil prit un air peiné, il reprit d'une petite voix:
- Teu plait mon Chrissou.
Chris soupira avant de lui donner un baiser bref et Phil protesta:
- Non, mieux!
Le baiser suivant fut plus prononcé et Phil l'accentua encore en sentant son amant s'attendrir jusqu'à fondre totalement. Quand ils se séparèrent, Phil avait un air victorieux et Chris lui dit:
- Tu es un vrai démon Phil, tu mériterais que je t'envoie dans ta chambre.
- Ouaaaaiiis! Mais tu viens avec moi alors!
Les autres entendirent Phil dire quelque chose avant d'éclater de rire et de partir en courant bientôt suivi par Chris qui le maudit sous le regard amusé des autres couples, ils disparurent à l'horizon très rapidement, ils n'avaient aucun doute quant à leur destination, Justin et Wade haussèrent les épaules, un peu agacés tandis que les centons sourirent, ils se tournèrent l'un vers l'autre et le sourire se figea avant de disparaître, John croisa le regard de Randy et comprit qu'ils auraient encore beaucoup à parler avant de parvenir à recoller les morceaux. Leur emportement dans l'ascenseur n'avait rien à voir avec ce qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre jusqu'ici, ils s'étaient laissé guidé par leur instinct, par ce désir dévorant lié au stress de la situation et au manque l'un de l'autre. Désormais délivrés de leur prison d'acier, la passion était retombée et un profond malaise subsistait entre eux qu'ils ne savaient pas comment lever. Ils suivirent la même direction que leurs amis mais à un rythme beaucoup plus lent, Vince leur avait dit qu'il avait réservé des chambres pour eux avant de les laisser partir, il avait précisé qu'ils avaient tous besoin de repos et qu'il les voulait à 200% la nuit suivante pour le supershow et ils avaient acquiescé en souriant avant de se diriger vers l'hôtel mais plus ils approchaient et plus la tension montait entre John et Randy.
Ils pénétrèrent dans l'hôtel quelques minutes après les autres, Wade et Justin étaient déjà monté dans leur chambre quant à Phil et Chris, ils n'avaient aucun doute sur le fait qu'ils devaient déjà occuper le lit. John et Randy s'approchèrent à leur tour de l'accueil et l'homme les salua poliment avant de leur remettre leurs clefs respectives, John ne regarda pas Randy, il préférait éviter de lire le soulagement sur son visage en découvrant qu'ils avaient chacun leur chambre. John était perdu, pendant un très bref instant de bonheur, il avait senti Randy à ses côtés comme autrefois, il avait eu l'impression de remonter des mois en arrière quand il sentait encore l'amour dévorant de la vipère pour lui, désormais, la seule chose qu'il sentait en provenance de son amant était l'incertitude mêlée à de la peur, il avait été surpris de sentir de la peur chez lui, Randy n'était pas du genre à être effrayé mais il avait ensuite compris que c'était de lui qu'il avait peur, il était donc devenu un monstre aux yeux de celui qu'il considérait comme son homme? La peine broya le coeur de John, il avait tout détruit, il était finalement parvenu à son but, briser cet amour, briser cette relation mais avec effroi, il comprit qu'il avait surtout brisé Randy.
Il se mordit la lèvre pour retenir un sanglot, Randy se tourna vers lui, ils étaient arrivés devant sa chambre, John ne demanda pas à entrer, ses yeux étaient humides et Randy leva un sourcil surpris, il hésita à tendre les bras vers lui, chose qu'il aurait fait instinctivement avant et John lui dit d'une voix rauque qui masquait mal son émotion:
- On se voit plus tard, Randy.
Randy hocha la tête et le regarda s'éloigner vers sa propre chambre pour y entrer sans se retourner, il entra dans la sienne et ferma la porte sur laquelle il s'appuya en soupirant, il espéra presque que John vienne frapper à sa porte comme il l'avait fait si souvent mais il savait que cette fois John ne viendrait pas, il n'avait rien fait pour l'y inciter d'ailleurs.
"On se voit plus tard, Randy" avait dit John, façon de rester vague tout en laissant une possibilité que ça soit dans peu de temps, mais Randy savait déjà que ce " plus tard" là n'était pas pour tout de suite, ils avaient toujours été trop vite dans leur histoire, passionnés et fous l'un de l'autre depuis le premier baiser et c'est ce qui avait causé leur perte.
John ne viendrait pas parce qu'il avait compris que Randy ne désirait pas sa présence auprès de lui, parce qu'il avait senti que quelque chose de capital était brisé entre eux, autre chose que la confiance, c'était comme si ce qui les unissait jusqu'ici avait été détruit, la souffrance qui martelait son coeur de nouveau était 100 fois pire que celle qui l'avait incité à tout détruire, se retrouver auprès de Randy, sentir l'amour qui les liait intact mais ne rien pouvoir faire pour réparer les choses le rendait fou, fou de douleur. Il n'avait pu retenir ses larmes que le temps d'arriver à sa chambre, sitôt la porte fermée, elles avaient coulé librement sur ses joues sans qu'elles ne provoquent sa colère et son rejet habituel, il se moquait bien des enseignements de son père, seul Randy comptait à cet instant et il savait qu'il ne pouvait l'avoir auprès de lui aussi grand en soit son désir. Il avait besoin de parler, Randy n'était pas prêt à l'écouter et la seule personne qui pourrait comprendre était actuellement très occupée, il soupira et alluma la télé en se laissant tomber dans le lit lourd de chagrin.
Phil et Chris avaient fini leur course poursuite devant l'hôtel, Phil était resté en tête et il avait lancé un regard goguenard à son homme qui arrivait tout essoufflé derrière lui. Ils réclamèrent leur chambre et se ruèrent jusqu'à l'ascenseur, une fois au bon étage, c'est Chris qui atteignit la porte le premier avec un sourire victorieux quand Phil agita la clef devant lui avec un sourire encore plus large, le narguant pour qu'il l'attrape, les deux hommes faisaient exactement la même taille mais Phil était plus léger, plus rapide et le petit jeu dura un moment jusqu'à ce que le Canadien parvienne à le plaquer contre le mur, sa main vint se refermer autour du poignet du brun l'immobilisant à son tour contre le mur tandis que sa seconde main tentait de s'emparer de la clef. Il tourna la tête pour mieux voir ce qu'il faisait et Phil souffla doucement dans son oreille, Chris lui jeta un regard agacé mais Phil lui sourit avec malice avant de souffler dans son cou, traçant un chemin de frisson sur sa peau. Chris suivit aussitôt le changement d'état d'esprit de son compagnon et tourna de nouveau la tête vers lui pour l'embrasser passionnément, leurs doigts se lièrent, enfermant la clef entre leurs paumes et les deux hommes se détachèrent du mur et rejoignirent leur porte de chambre, Phil inséra la clef et Chris poussa la porte, ils atteignirent le lit sans même regarder la chambre.
Chris poussa les mèches rebelles de son homme en arrière, dévorant son visage des yeux puis des lèvres, il descendit dans son cou avec ferveur, s'imprégnant du parfum qu'il dégageait. Les mains de Phil s'égarèrent sous son tee-shirt, caressant son dos et ses côtes en relevant le tissu en même temps, il le retira d'un geste souple et se redressa pour s'attaquer à son mamelon sans plus attendre. Chris haleta et se chargea à son tour du tee-shirt de Phil, il laissa ses yeux dériver un instant sur ses tatouages et entreprit de les retracer du bout des doigts puis du bout de la langue faisant gémir le brun qui rejeta la tête en arrière de plaisir, la bouche ouverte. Le Canadien en profita pour le faire se rallonger sur le dos et descendit le long de son torse, à califourchon au-dessus de lui, ses hanches plaquées contre les siens, Phil donna un coup de bassin impatient en sentant la pression et Chris sourit en disant:
- Doucement mon chéri, à mon rythme cette fois.
Phil prit un air de martyr qui fit éclater de rire son compagnon et les secousses imprimées les ramenèrent à de plus urgentes préoccupations.
Les habits disparurent de leurs corps l'un après l'autre, ils avaient le temps et comptaient bien le prendre bien que Phil aurait apprécié que son compagnon le fasse un peu moins languir, chacune de ses caresses, chaque coup de langue le mettait aux anges et il agrippait fortement les omoplates de Chris , ses ongles courts griffaient légèrement sa peau mais il veillait à ne pas le blesser, ne laisser aucune marque sur son corps qui serait visible en match. Pour la même raison, il plaçait ses éventuelles morsures ou suçons sur ses hanches ou ses jambes mais Chris n'avait pas cette chance, tout comme John avec Randy, il devait veiller à ne pas marquer son partenaire lors de leurs ébats mais ça ne l'empêchait pas de se montrer intense pour autant.
Phil se tordait sous lui, mis au supplice par les caresses à peine poussées parfois ou exigeantes de son homme, il alternait les rythmes et l'intensité avec virtuosité, sa peau toute entière était devenue hyper sensible sous ce traitement alors que le Canadien ne l'avait même pas encore pénétré à sa plus grande frustration.
- Chris, allez.
- Hum, hum, pas encore.
- Jte jure que je me suis lavé hein, tu n'as pas besoin de me léchouiller partout avant pour en être sûr hein! Dit-il avec un sourire moqueur.
- Si tu le prends comme ça! Dit Chris en se redressant boudeur.
- Mais non, boude pas mon Chrissou, je plaisantais!
- Pffff!
- OK! ça va, je te promets de ne plus jamais jouer à te faire peur, ça te va?
- J'ai cru que tu ne le dirais jamais! Dit-il en se ruant sur ses lèvres avec passion.
Ils échangèrent une multitude de baisers langoureux durant lesquels Chris s'immisça enfin dans son homme, Phil lâcha ses lèvres pour crier de plaisir à l'intrusion et s'agrippa encore plus fortement à son homme. Ils adoptèrent aussitôt un rythme synchronisé, en parfaite osmose, Chris prenait toujours son temps mais sans faire languir son partenaire cette fois et le plaisir n'en était que déclupé, leurs voix s'unirent très vite dans des râles de jouissance, entièrement tournés l'un vers l'autre. Chris saisit le membre de Phil prisonnier entre leurs deux corps et se mit à lui prodiguer des caresses au même rythme que ses coups de hanche, accroissant encore si c'était possible, le plaisir de son partenaire. Il lui mordilla la lèvre inférieure avec passion juste avant qu'ils ne viennent ensemble. Phil noua ses jambes et ses bras autour de son homme pour l'attirer encore plus profondément en lui et mordit son épaule en veillant toutefois à ne pas laisser de marques durables sur sa peau si douce.
Il resta ainsi pendant quelques instants avant de relâcher sa prise et de se laisser s'échouer sur le lit, aussi épuisé que le Canadien qui tomba à côté de lui le souffle court.
- Tu es un vrai démon! Souffla Phil les yeux encore brillants de bonheur.
- C'est pour ça que tu m'aimes ! Répondit-il avec un sourire moqueur.
- Non, c'est surtout parce que tu es une bête au pieu et que je gagne du temps sous la douche grâce à toi mais sinon...
Chris se redressa indigné, prêt à protester quand il fut coupé par un baiser des plus intenses, Phil se recula ensuite avec un clin d'oeil et lui dit:
- Je t'aime petit prince!
Les deux hommes reprirent leur souffle tranquillement avant d'aller se doucher ensemble, ils échangèrent encore de nombreux baisers tandis que l'eau coulait sur leurs corps minces mais malgré tout musclés, Chris passait ses mains sur le corps de son compagnon, s'amusant de le voir frémir sans cesse, il était toujours très sensible après l'amour et vu la façon dont il avait joué à le faire languir, sa peau l'était d'autant plus, Phil émit un râle lorsque les mains du Canadien vinrent s'aventurer sur son intimité hypersensibilisée, ravivant sa vigueur.
- Raaah, bébé!
- Chuut, laisse-moi faire.
Phil se recula pour lui échapper mais Chris le suivit en souriant, le plaquant contre le mur, Punk eut un sursaut en touchant le carrelage glacial en comparaison de sa peau, il tenta de s'échapper une seconde fois mais le Canadien attrapa ses poignets et les plaqua au-dessus de sa tête d'une seule main tandis que l'autre continuait à tourmenter délicieusement son petit-ami.
- Bébé, attends un peu, tu sais comme je suis sensible juste après...
- Je sais oui dit-il avec un sourire amusé.
Phil se dégagea une nouvelle fois et Chris utilisa ses deux mains cette fois pour maintenir les poignets du Chicagian en place de chaque côté de son corps.
- Oups, j'ai plus de mains de libre dit-il.
Le sourire de Phil réapparut et s'élargit en pensant avoir gagné quand son homme ajouta:
- Tant pis, je vais devoir utiliser autre chose.
- Autre chose?
- Chriiiiiiis! Gémit Phil tandis qu'il saisissait son membre en bouche sans attendre.
Chris lui prodigua de lents coups de langue le mettant au supplice avant de brutalement accélérer, l'Américain luttait pour tenir debout sous la vague de plaisir qui l'envahissait, haletant bruyamment, les yeux mi-clos, il les ouvrit juste assez pour voir son homme lever les yeux sur lui, un sourire narquois sur les lèvres tandis que d'une dernière succion il le faisait jouir pour la seconde fois en 10 minutes, Phil s'effondra contre le mur, hors d'haleine, ne tenant debout que grâce à l'aide de son petit-ami qui se releva en riant.
- Je retire ce que j'ai dit, t'es pas un démon, tu es un monstre!
Chris éclata de rire en serrant le brun contre lui tendrement.
- Un monstre qui t'aime monstrueusement fort! Dit-il en l'aidant à quitter la douche.
Ils se séchèrent et regagnèrent le lit, Phil adoptait une démarche de canard, le moindre frôlement le mettant au supplice et Chris ne pouvait s'empêcher de sourire.
Il atteignit le lit un peu après lui en lui promettant de se venger, mais pas tout de suite, ajouta-t-il épuisé. Il posa sa tête sur son torse en soupirant doucement de bien-être tandis que le Canadien refermait ses bras autour de lui en caressant doucement son épaule du pouce.
Plusieurs minutes passèrent ainsi avant que Chris ne demande:
- Tu crois que ça va aller?
Comprenant immédiatement de qui il parlait, Phil répondit:
- J'en sais rien, on a fait tout ce qu'on pouvait pour eux, le reste c'est à eux de le régler.
- J'espère qu'ils y arriveront!
- Moi aussi! Répondit Phil en baillant largement.
Quelques minutes plus tard, il dormait profondément et Chris lui murmura:
- Dors bien, cookie.
Randy ne cessait de se tourner dans son lit, il était incapable de s'endormir, incapable de s'arrêter de penser, il pensait à l'homme qui dormait, du moins l'espérait-il, à quelques mètres de lui dans une autre chambre. Il pensait au chagrin qu'il avait perçu en lui au moment de se quitter, cette tension qui les séparait depuis qu'ils avaient quitté les locaux de la WWE. Ce n'était pas seulement les doutes, ça ils en avaient toujours eu mais ils pouvaient compter l'un sur l'autre pour les lever jusqu'ici. Non, la différence cette fois c'est qu'ils ne croyaient plus l'un en l'autre et encore moins en eux. Passé cet instant magique dans l'ascenseur où ils avaient retrouvé instinctivement ce qui faisait d'eux un couple presque parfait, toutes les tensions, les rancœurs et le chagrin accumulés ces derniers mois avaient refait surface et un mur infranchissable c'était de nouveau dressé entre eux. Ils avaient ri en voyant les pitreries de Phil et l'agacement inquiet de Chris mais leurs rires s'étaient rapidement éteints lorsqu'ils s'étaient tournés l'un vers l'autre, leurs yeux s'étaient accrochés et ils avaient compris qu'ils pensaient la même chose, en temps normal, c'était eux qui aurait fait ce genre de choses, se poursuivre comme des gamins, se chahuter jusqu'à l'épuisement avant de tomber dans le lit mais certainement pas pour dormir, ils auraient passé une folle nuit d'amour comme ils le faisaient quand ils avaient été longuement séparé mais pas cette fois.
John l'avait regardé, il en avait fait de même et il avait lu son chagrin dans son regard mais John s'était rapidement détourné et ils avaient poursuivi le trajet jusqu'à l'hôtel, anxieusement, mais pour la première fois ils avaient marché côte à côte sans pour autant marcher ensemble et lorsqu'il avait fallu se séparer devant sa porte de chambre, il avait souffert de voir John partir pour cacher son chagrin.
Il savait qu'il était fier, que son éducation stupide l'empêchait de pleurer mais depuis qu'ils étaient ensemble, John avait appris à s'ouvrir, à lui faire confiance et à ne plus lui cacher ses sentiments et ses émotions, le voir fuir ainsi son regard et donc son jugement l'avait plus atteint qu'il ne souhaitait l'admettre. John tremblait de sanglots contenus avant même d'avoir atteint sa porte et Randy était bien conscient qu'il ne s'était pas tourné vers lui au moment d'entrer dans sa chambre sans raison, il refusait qu'il voit ses larmes, qu'il ne puisse voir la peine qu'il lui causait.
John ne dormait pas plus que Randy, il était pourtant épuisé par cette journée de fou à courir partout pour finalement arriver à ce rendez-vous. Il avait vu Randy à l'accueil et son coeur avait battu plus fort en s'approchant de lui, il ne pouvait nier l'attraction qu'il continuait à exercer sur lui, quoi qu'il fasse, il était encore et toujours fou de lui. Puis ils avaient emprunté l'ascenseur à deux, John n'était pas très chaud pour ça, son aversion pour ces boîtes de métal puante avait été renforcé par la présence de Randy mais il s'était rangé aux arguments de la secrétaire et de la vipère. La scène qui avait suivi dans l'ascenseur lui laissait un souvenir très mitigé, la panique, la colère, la claustrophobie avait dominé au début, puis Randy avait pris les choses en main, lui qui refusait toujours la moindre aide, qui était d'une fierté et d'une obstination sans fin, avait accepté de se réfugier dans les bras de son ex pour se calmer.
Les choses avaient dérapé jusqu'à provoquer la baise la plus torride qu'ils n'aient jamais partagée ensemble et il s'était senti incroyablement bien dans ses bras en cherchant son souffle.
Le sourire qu'il lui avait adressé en retour aux siens, sa sensualité et sa tendresse tandis qu'il essuyait son torse l'avait envoyé au paradis. Puis ils avaient quitté l'ascenseur main dans la main et pour la première fois depuis qu'ils formaient un couple, John s'était senti en accord total avec lui et cette relation. Il pensait qu'enfin ils parviendraient à remettre les choses au clair entre eux et qu'ils pourraient reprendre les choses là où ils les avaient laissées mais il avait rapidement déchanté en sentant le malaise de plus en plus prononcé de Randy. Il lui avait lâché la main immédiatement et avait repris ses distances pour lui permettre de s'adapter à ce changement. Mais plus les minutes passaient et plus la tension montait, John était bien conscient qu'il ne pouvait pas balayer l'ignominie de son comportement des mois passés en un seul geste et certainement pas en couchant avec lui mais il avait espéré que Randy ne se refermerait pas aussi vite et qu'il laisserait l'occasion de parler à son tour. Ses espoirs avaient été totalement déçus lorsqu'ils s'étaient séparés devant sa porte de chambre et il avait caché de son mieux le chagrin dévorant qui brûlait désormais dans son coeur à la place de la haine viscérale qu'il lui avait portée pendant tout ce temps. Allongé dans son lit, les yeux fixés au plafond, John ressassait inlassablement ses erreurs en cherchant un moment de les réparer. L'aube le trouva ainsi sans qu'aucune réponse ne lui soit apparue.
Fin du chapitre 60
désolée pour cette trèèèèèèèèèèèèèèèès
longue attente , les filles.
je vais tenter de me rattraper en postant
plus souvent, promis!
gros bisous!
Lilou
