Notre voyage se poursuivit au-delà du Mont Ardent, dont la chaleur finit par se dissiper entièrement. La température baissa progressivement, et nous dormions serrés l'un contre l'autre, emmitouflés dans la couverture de laine. Nous nous aventurâmes toujours plus au nord, cherchant refuge même dans les endroits les plus austères, traversant chaîne de montagnes après chaîne de montagnes, franchissant des marais fétides, escaladant des falaises de glace, pour arriver enfin dans un monde enneigé. Une forêt de pins entièrement blanche, glacée, et si calme qu'elle semblait pétrifiée. Comme si le temps était suspendu. Cela avait quelque chose d'apaisant et d'angoissant à la fois. Comme si ce lieu était en paix, mais vidée de toute vie dans le même temps. Je ne savais trop quoi en penser. Tout ce que je savais, c'était que notre petite fourrure n'était pas adaptée à un temps polaire comme celui-ci, et nous avions froid. Nous fûmes obligés d'allumer un feu la nuit, sans quoi nous risquions de ne jamais nous réveiller, mais c'était également un risque de se faire repérer plus facilement.
- C'est un endroit tellement isolé… Regarde comme la neige est épaisse, et puis on n'a pas vu d'autres Pokémon depuis un moment. Tu crois qu'il n'y a que nous ici ?
J'ouvris la bouche pour lui répondre, mais je n'en eu pas le temps. Je m'arrêtai net et me pétrifiai sur place. Alertée, Carrie se stoppa également et suivit mon regard. Nous ne l'avions pas vu plus tôt car il se fondait plutôt bien dans le paysage, mais à quelques mètres devant nous se trouvait un Pokémon recouvert d'une fourrure blanche immaculée. Seules sa tête, sa queue et ses griffes étaient noires, ainsi qu'une sorte de petite faux greffée sur le côté de son crâne. Ses yeux rouges nous fixèrent quelques instants avec un calme absolu. Puis aussi soudainement qu'il était apparu, il se détourna et s'éclipsa en quelques bonds souples et gracieux. Une poignée de secondes plus tard, il avait entièrement disparu dans la neige.
- C'était quoi ça ? J'ai pas rêvé, on l'a vu tous les deux, pas vrai ? s'écria Carrie.
- Oui. On aurait dit un Pokémon mais… Je n'en avais jamais vu de semblable…
- Tu crois que c'était un éclaireur ? Il va prévenir d'autres Pokémon qu'on est ici ?
- Non… Je ne crois pas. Il n'avait pas l'air surpris de nous voir… Je ne sais pas… C'est presque comme si… Comme s'il nous attendait.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Je n'en sais rien. C'est l'impression qu'il m'a donnée. En tout cas, je ne crois pas qu'il fasse partie d'une équipe de secours.
- Alors qu'est-ce qu'il faisait là ? Dans un endroit aussi austère ?
- C'était peut-être un Pokémon de type glace ? Il vit peut-être ici ?
- Je ne sais pas… C'est vrai qu'il se confond plutôt bien avec le paysage, je ne l'avais pas vu… Et avec sa fourrure… Oui, c'est possible qu'il vive ici après tout.
Je contemplai le paysage, mais je ne pus trouver la moindre trace de ce mystérieux Pokémon.
- Je suppose que ça ne nous avancera à rien de continuer à en parler. On devrait continuer.
Nous reprîmes notre route, longue et monotone. Le paysage se ressemblait partout, si bien que nous aurions pu tourner en rond sans le savoir si seulement nous ne suivions pas une ligne droite.
- Regarde ! Tu as vu ça ? Les arbres sont gelés !
Devant nous, les pins devenaient encore plus grands, et la neige les recouvrait de la cime aux racines. Même leur tronc semblait changé en glace. C'est alors que des flocons se mirent à tomber doucement du ciel, comme sortis de nulle part. Carrie ouvrit de grands yeux émerveillés, comme si c'était la première fois qu'elle voyait la neige tomber. Elle avait eu une réaction similaire quand nous étions arrivés dans cette région glacée.
- C'est la première fois que tu vois un paysage pareil n'est-ce pas ? demandai-je avec un petit sourire.
- Pas toi ?
Je réfléchis quelques instants. Carrie se rendit compte de son erreur.
- Pardon. Je ne voulais pas…
- Ne t'en fais pas, ce n'est rien. C'est vrai que le paysage est magnifique mais… Il ne me surprend pas. Il est possible que j'en ai déjà vu un similaire quand j'étais humain. Ou alors, je l'ai vu à la télévision.
- La quoi ?
- Tu sais, l'invention humaine qui fait défiler des images dans une boîte.
- Oh, ça ! Oui, je me souviens ! Mon dresseur les regardait parfois le soir.
Elle reporta son attention sur le spectacle des flocons recouvrant un peu plus les arbres.
- Mais c'est beaucoup mieux de voir les choses en vrai…
- Tu as raison.
- C'est rigolo, la neige ressemble à du coton…
Elle tenta d'attraper un flocon, et l'un d'entre eux lui tomba sur le museau.
- C'est mouillé !
J'éclatai de rire.
- C'est de la neige ! A quoi t'attendais-tu ?
- Je ne sais pas, je pensais que ce serait doux.
Je ramassai une boule de neige et la lui déposai dans les pattes pour qu'elle en découvre la texture. Elle la lâcha rapidement et se frotta les pattes pour les réchauffer.
- Finalement c'est peut-être aussi bien de voir les choses à la télévision. déclara-t-elle.
Je ris une nouvelle fois avant d'être interrompu par un éternuement.
- Tu as raison, j'en ai assez d'éternuer et d'avoir le nez qui coule !
- C'est vrai que c'est joli mais… ça doit être assez difficile de vivre ici. Sauf si on est de type glace évidemment…
Les pins se firent de plus en plus serrés, et nous arrivâmes finalement à une véritable forêt dense. La neige ne se trouvait plus seulement en bordure du sentier à présent, elle le recouvrait entièrement. Chacun de nos pas la faisait grincer et nous gelait un peu plus les pattes. Au moins, les flocons finiraient par recouvrir nos traces. Avec un peu de chance, nos poursuivants, s'ils étaient toujours à nos trousses ne pourraient pas nous pister.
- Il va faire de plus en plus froid… J'aimerais bien éviter de continuer à avancer si ce n'était pas nécessaire, mais on ne peut pas se cacher dans le coin… On n'est pas adapté pour vivre dans un milieu pareil, et il n'y a rien à manger… Je crains qu'on n' ait pas le choix. Il va falloir traverser cette forêt.
- Est-ce qu'on sait où on va au moins ? Sur la carte, cet endroit est le dernier avant l'océan… On ne peut pas rester dans un endroit aussi austère.
- Après cette chaîne de montagnes, il y a une petite région avant la mer… Il y fera moins froid, je pense qu'on pourra se cacher là-bas.
- Mais si on nous suit jusqu'à cet endroit, ça ne servira à rien.
- Je ne vois aucun autre endroit où aller… Et on ne peut pas continuer à fuir éternellement… Il faudra bien qu'on se pose quelque part. Peut-être qu'on pourra apprendre à construire un radeau pour aller plus loin. Je ne sais pas. Pour l'instant on n'a pas le choix, il faut avancer.
Fuir et survivre.
Les arbres étaient si serrés entre eux qu'ils nous protégèrent au moins un peu du vent, et de la neige qui tombait. Nous en profitâmes pour nous reposer et nous restaurer un peu, ne sachant quelles seraient les conditions du climat une fois la forêt dépassée. Nous trouvâmes un petit court d'eau, mais celui-ci était entièrement gelé. Il nous fallut casser l'épaisse couche de glace qui le recouvrait avec des pierres pointues pour enfin réussir à recueillir un peu d'eau qui n'était pas encore gelée en dessous. C'était peu, mais c'était déjà ça. Au moins, avec le froid ambiant, nous n'avions plus à nous soucier de conserver notre nourriture. Mais nous ne trouvâmes rien pour remplir un peu notre stock de provisions non plus. Les arbres semblaient dans le coma et ne produisaient pas le moindre fruit. Je me demandais si c'était l'hiver toute l'année dans cette région, ou si la température remontait parfois, permettant à la végétation de repousser et aux Pokémon de revenir y vivre. Ces conditions très rudes présentaient au moins un avantage : l'endroit semblait désert, nous ne risquions pas de croiser quelqu'un qui nous reconnaîtrait. Nous trouvâmes finalement un passage dans la forêt où les arbres se raréfièrent et le sentier se faisait plus pentu. Nous le suivîmes et nous retrouvâmes face à une large paroi rocheuse. Nous empruntâmes ce qui ressemblait à un escalier naturel formé par les rochers, et nous dépassâmes la cime des arbres pour arriver sur un plateau, au sommet d'une immense colline de pierre. En contrebas, les arbres étaient noyés dans une sorte d'épaisse brume blanche. Impossible de distinguer quoi que ce soit. Et la forêt s'étendait encore à perte de vue. Au moins avait-il cessé de neiger.
- On est pas près d'arriver… me désolai-je en contemplant l'horizon.
- Courage ! Je suis sûre qu'on a déjà traversé la plus grande partie de la forêt !
Avec la brume, c'était difficile à dire. Et avec ce ciel entièrement blanc, je n'avais plus aucune notion du temps qui passait, aucune idée du moment de la journée dans lequel on pouvait bien se trouver.
- Reposons nous un peu et repartons.
- Il vaut peut-être mieux retourner dans la forêt. On serait à couvert et…
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Chut !
Je tendis l'oreille et écoutai le bruit du vent.
- Qu'est-ce qu'il y a ? s'impatienta Carrie.
- Tu n'as rien entendu ?
- Non…
- J'ai cru entendre une voix dans le lointain…
- Tu es sûr ? C'est peut-être simplement le bruit du vent. Tu l'as sûrement imaginé.
- Peut-être… Mais mieux vaut rester sur nos gardes.
A peine avais-je prononcé ces mots qu'une voix retentit dans le vent, comme un murmure sinistre qui nous glaça le sang.
- Rebroussez chemin…
Nous échangeâmes un regard effrayé. Je n'avais jamais cru aux histoires de monstres, mais je devais avouer que cette voix sifflant dans l'air dont l'écho résonnait dans le vide faisait penser à celle d'un fantôme.
- Vous ne passerez pas…
Nous fûmes incapables de bouger. Si c'était simplement des Pokémon spectre comme Ectoplasma ça irait mais… et si c'était un véritable monstre ? Un fantôme ? Je tentai de me calmer et de reprendre mes esprits.
Qu'est-ce qui me prend tout à coup ? Les monstres n'existent pas, je le sais bien… Ce doit être la fatigue et le stress qui me font raisonner comme ça. Calme-toi, c'est forcément un Pokémon.
Malgré ma tentative pour garder mon sang froid, je frissonnai, et cela n'était pas dû qu'au froid.
- Je vous en empêcherai… Allez-vous-en…
- Pas avant que tu ne nous ais dit qui tu es ! s'écria Carrie, surmontant sa peur.
La voix siffla de colère, et une bourrasque pleine de neige nous heurta de plein fouet, comme pour tenter de nous chasser.
- Très bien… Si vous insistez… Pour mériter votre droit de passage… Vous devrez d'abord me battre !
Le vent s'intensifia, nous gelant sur place en une poignée de secondes. J'entrouvris doucement les yeux pour tenter d'apercevoir quelque chose, et il me sembla voir une silhouette venir vers nous à travers le blizzard.
- Carrie, regarde !
Elle tenta de voir à son tour. Lorsque la silhouette fut tout près, le vent se calma quelque peu, et nous pûmes enfin observer notre adversaire.
C'est ce que je craignais… Encore un…
C'était un oiseau, semblable à Electhor ou Sulfura. Les mêmes yeux perçants, le mec bec pointu comme une aiguille. Mais il était entièrement bleu, sa queue semblait constituée d'une nuée de ruban flottant au vent, et chacun de ses battements d'ailes laissait une traînée de poudre blanche scintillante derrière lui. Je devais admettre qu'il était magnifique.
- Je suis Artikodin ! Le gardien de la glace ! Je réduis à néant tous ceux qui osent pénétrer dans cette forêt et lui manquer de respect ! Préparez-vous à disparaître !
- Attends ! S'il te plaît Artikodin ! Écoute-nous ! On doit traverser… Coûte que coûte. S'il te plaît, laisse-nous passer…
- Non ! Je ne peux pas autoriser votre passage !
- Pourquoi ? Pourquoi ne peut-on pas passer ?
- L'air glacial de la forêt… Il s'est considérablement réchauffé ces derniers temps.
Je ne pus m'empêcher d'ouvrir de grands yeux.
Réchauffé ? Je suis gelé moi… Qu'est-ce que ça devait être avant !
- L'atmosphère glaciale de la forêt a été perturbée. La neige a commencé à fondre. Une neige qui n'avait jamais fondu avant. Cela n'est jamais arrivé, pas une fois.
J'avais au moins la réponse à ma question. Cette région était bel et bien enneigée toute l'année sans distinction des saisons.
- C'est alors que j'ai remarqué votre présence dans la forêt. reprit Artikodin sur un ton menaçant.
Je sentis les ennuis arriver. Il devait penser que nous étions les responsables de cet évènement, tout comme Sulfura avant lui. Et comme Electhor avait fait de Tengalice son bouc-émissaire. Il semblait que les Pokémon légendaires devaient absolument trouver un coupable pour tout ce qui les contrariait.
- Qu'avez-vous fait ?! aboya-t-il soudain.
- N-Nous n'avons rien à voir avec ça ! C'est une coïncidence ! S'il te plaît Artikodin, tu dois nous croire… Ce n'est pas notre faute si la neige a commencé à fondre ici. Ce n'est pas juste ici. Des catastrophes naturelles ont lieu partout dans le monde en ce moment. Le courant d'air glacial de la forêt aurait été perturbé même si on n'était pas venus…
Artikodin siffla de colère.
- Est-ce tout ? Tu penses que je vais croire ça ?
Je déglutis avec difficulté. Au moins avait-il daigné nous écouter un peu plus longtemps que ses semblables.
- Assez de ce bavardage stupide ! Préparez-vous à disparaître !
Il s'envola et disparut dans le blizzard, rapide comme l'éclair.
- Il doit être de la famille d'Electhor et Sulfura !
- Sans blague ?! Il est tout aussi agressif et méfiant qu'eux !
Je scrutai les alentours pour tenter de l'apercevoir.
- Qu'est-ce qu'on va faire ?
- Pas le choix, il va falloir se battre.
- Tu vas encore jouer des attaques électriques ?
- Oui, mais tu vas m'aider.
- Comment ?
- Les explograines qui sont dans le sac. Prends-les. Il est de type glace, il doit être sensible face au feu.
J'hésitai un instant.
- Ça fait partie de nos provisions…
- Ça fait partie de nos outils de survie !
Mais je n'eus pas le temps de saisir les précieuses graines. Avec un cri perçant qui me glaça les os, Artikodin ressortit de la tempête et nous fonça dessus. Je fouillai frénétiquement dans mon sac mais ne trouvai pas ce que je cherchais, et le légendaire se rapprochait. Carrie n'avait pas eu le temps de préparer son attaque électrique. Nous étions perdus. Pétrifié, je ne pus que regarder notre adversaire ouvrir le bec et commencer à charger une attaque qui se matérialisa sous la forme d'une boule d'énergie bleue. Je me préparais à recevoir l'attaque, impuissant, quand une voix ferme résonna.
- Arrêtez !
Sortant de nulle part, un Pokémon surgit entre nous et fit cesser la bataille. Le vent retomba brutalement et Artikodin sembla aussitôt se calmer. Il se posa sur la colline avec une surprise non dissimulée.
- A-Absol ?
C'était le Pokémon à la fourrure blanche que nous avions aperçu un peu plus tôt. Il se tourna vers le gardien de la glace.
- Ces deux Pokémon ont dit la vérité. En effet, des catastrophes naturelles ont lieu partout.
- Est-ce… Est-ce vrai ?
- Oui. J'ai la capacité de pressentir les catastrophes naturelles. Celles que je ressens actuellement sont d'une nature particulière. Je n'avais jamais rien ressenti de tel avant.
Artikodin sembla prendre le temps d'y réfléchir, et sa fureur retomba progressivement. Il sembla sous le choc à présent.
- Alors… cet endroit n'est pas le seul à être touché…
Il replia enfin ses ailes, comme s'il se détendait finalement.
- Bien… Je choisis de vous croire. Vous pouvez passer.
- Oh ! Merci Artikodin ! s'exclama joyeusement Carrie.
- Cependant ! reprit-il en déployant à nouveau grand ses ailes, comme pour retenir notre attention, et nous faisant sursauter au passage. Vous devez empêcher les catastrophes naturelles de se propager. Je compte sur vous !
- On te le promet. On a déjà fait cette promesse à Sulfura.
Il sembla se raidir un peu, et je regrettai aussitôt d'avoir dit ça.
- Vous avez rencontré Sulfura ?
- Oui. Lui aussi a remarqué que sa montagne souffrait de ces calamités… Il nous a déjà fait promettre de trouver le moyen d'arrêter tout ça.
- Dans ce cas… nous serons deux à veiller à ce que vous teniez votre engagement.
Génial. On a deux Pokémon légendaires qui voudront notre mort si on échoue, en plus du reste du monde.
- Adieu !
Il s'éloigna, laissant une traîné de poudreuse derrière lui qui scintillait avec la lumière. Je ne pus m'empêcher de le trouver une fois de plus splendide.
- Pfiou… C'était moins une… soupira Carrie en se laissant glisser au sol.
- Merci. Tu nous as sauvé la vie. dis-je au dénommé Absol.
Il nous fit face et nous contempla avec ses yeux rougeoyant.
- Plutôt que de dire merci, concentrez-vous pour arrêter les catastrophes avant qu'elles n'empirent. Si on reste sans rien faire, le pire aura lieu… Mon instinct me le dit. J'ai pressenti la terrible puissance de ces calamités… Et c'est ce pressentiment qui m'a mené jusqu'ici.
Il sembla réfléchir quelques instants et nous dévisagea l'un après l'autre.
- Je crois que nous devrions unir nos forces. Je vais me joindre à vous.
- Hein ?! Tu veux… Vraiment ?
- Vraiment. Pour mettre un terme à tout ceci, la coopération est vitale. Laissez-moi vous prêter ma puissance.
Nous échangeâmes un regard. Absol ne savait rien de nous, et accepter qu'il nous accompagne le ferait passer pour un complice. Il serait lui aussi pourchassé par les équipes de secours. Alakazam nous avait prévenus. Mais il avait semblé connaître Artikodin et l'avait calmé instantanément. Il avait l'air très puissant. L'avoir à nos côtés pouvait être une bonne chose.
- C'est d'accord… Merci, Absol.
Carrie se racla la gorge.
- Alors… Je suis Pikachu, et voici mon ami, Miaouss.
Il nous adressa un drôle de regard, comme s'il savait que nous ne disions pas la vérité, mais il ne fit aucun commentaire. Il nous tourna le dos et commença à redescendre de l'autre côté de la colline.
- Mettons-nous en route.
