Kikou tout le monde, chapitre 67 ici présent, merci pour votre enthousiasme et vos gentilles reviews, les centon sont de retour, enfin... presque, non ne me lynchez pas, promis ça va bien se passer!

bonne lecture et n'oubliez pas, pas de désespoir, ça va s'arranger.

et comme dirait une certaine revieweuse que j'adore, review is love!

Chapitre 67 : Toi + Moi = Nous?

Le show s'était incroyablement bien passé pour la première fois depuis des mois, chacun était à son travail et Randy et John brillèrent par leur ardeur et leur talent renouvelé, cette fois John se montra parfaitement à la hauteur de son adversaire, il utilisait sa pleine puissance comme pour compenser ses manquements des jours précédents. Il savait que tout n'était pas réglé avec Randy, ils auraient encore beaucoup à parler mais au moins ils étaient à deux et ils s'étaient dit qu'ils s'aimaient pour la première fois depuis longtemps et ils avaient retrouvés instinctivement ce qui les liait en se taquinant malgré l'importance de cet instant qui aurait pu être des plus tragiques sans le bond en avant de Randy. Cette fois John avait décidé de laisser tomber pour de bon mais Randy était parvenu à le retenir une fois encore ! Espérant qu'il avait fait le bon choix cette fois, John se raccrochait au sourire de Randy et à sa façon de l'étudier de nouveau dans le restaurant pour croire de nouveau à leur amour.

Les deux hommes quittèrent le stade ensemble avec bonne humeur, leurs amis avaient été médusés mais particulièrement heureux de les revoir ensemble côte à côte comme auparavant. Pourtant Phil sentit immédiatement qu'il leur manquait encore quelque chose pour retrouver l'alchimie qui les liait.

Tout à l'euphorie de leurs retrouvailles, John et Randy regagnèrent l'hôtel et la même chambre, ils continuaient à se taquiner joyeusement comme deux gosses, échangeant des grimaces par le biais de la glace tandis qu'ils se lavaient les dents. John excellait tellement à cet art que Randy explosa de rire, parsemant le miroir de mousse de dentifrice, John le suivit aussitôt, ils n'avaient pas ris ainsi depuis si longtemps à 2 qu'ils se perdirent mutuellement dans la contemplation de l'autre avant d'échanger un baiser si doux qu'ils eurent l'impression de fondre et de se fondre l'un dans l'autre. Ils se séparèrent et découvrirent réciproquement le visage de l'autre barbouillé de dentifrice, ce qui redoubla leur hilarité !

Mais quand vint le moment de se coucher, la tension remonta d'un seul coup, ils observèrent le lit double avec appréhension, il était bien assez grand pour loger un second gaillard comme John et plus de Randy mais ils n'avaient pas partagé le même lit depuis cette dernière nuit d'amour avant la rupture. Ce souvenir pesait lourdement sur leur mémoire et ils étaient très nerveux en se glissant sous les draps, côte à côte, laissant le plus d'espace possible entre leurs deux corps.

John éteignit la lumière et ils se souhaitèrent bonne nuit sans vraiment y croire !

Les heures passaient, John se tenait totalement immobile pour ne pas déranger Randy qui semblait endormi, il était tellement tendu que tout son corps n'était qu'une immense crampe, il était douloureusement conscient de la présence de Randy à ses côtés, il avait tellement envie de se blottir contre lui mais il ignorait qu'elle serait la réaction de la vipère à cette intrusion alors il se concentrait sur sa respiration pour ne pas écouter celle légèrement plus difficile que dans son souvenir de Randy, il devait être tendu lui aussi.

John avait en partie raison, Randy était nerveux lui aussi, là où il se trompait, c'est que Randy ne dormait pas, ses yeux grands ouverts fixaient l'obscurité de la chambre tandis que devant son regard aveuglé par la nuit se déroulait une scène vieille de quelques jours à peine. Un bar quelconque dans une ville, une nuit sans importance à la base sauf qu'elle les réunissait, John, lui et leurs amis.

C'était la seconde soirée qu'ils passaient ensemble d'abord à 6 puis à 4 le lendemain, voilà plusieurs mois qu'aucun des deux hommes n'avaient été suffisamment calme et coopératif pour permettre ce genre de soirée. La première avait été difficile, presque insupportable pour lui, le lendemain avait été à peine mieux jusqu'à ce bar, ces chansons qui l'avaient atteint en plein cœur et puis cette voix au cœur de la nuit, sa voix, qui chantait pour lui, une déclaration d'amour doublé d'un appel au secours, il avait eu si mal avant d'être littéralement terrorisé, il avait fui en courant, abandonnant ses amis, abandonnant John surtout ! Il avait brièvement pensé à la peine qu'il allait de nouveau lui infliger en faisant ça mais il ne pouvait pas faire autrement, son instinct lui dictait de fuir pour se protéger et c'est ce qu'il avait fait en le suppliant intérieurement de lui pardonner tandis que la porte se refermait derrière lui et qu'il s'enfonçait dans les rues.

Chris l'avait retrouvé très rapidement comme la première fois, ce gars semblait muni d'un radar à vipère, c'était exaspérant même s'il avait désespérément besoin de lui à cet instant-là, il refuserait toujours de l'admettre.

Le Canadien s'était approché en douceur de lui, il avait pris garde à ne pas envahir son espace personnel sans le prévenir et il avait apprécié la délicatesse de son attention tandis qu'il attendait tranquillement qu'il retrouve un semblant de calme. Enfin, il avait pris la parole avec assurance :

Il est temps de prendre une décision, Randy, tu le sais.

Il avait hoché de la tête doucement, n'ayant pas suffisamment confiance en sa voix pour le moment.

Cette situation n'est plus viable, ni pour toi, ni pour John, il te faut décider si tu veux de lui et de ce que tu veux de lui. John t'a laissé bien assez de temps et de chances de choisir. Tu ne peux pas continuer à le laisser espérer si tu as décidé que c'était fini !

Je sais Chris… Il est…

Phil s'occupe de lui, ne t'en fais pas. Randy ce n'est pas juste, ni pour lui, ni pour toi. Soit tu décides de tout stopper et vous souffrirez tous les deux mais pourrez enfin passer à autre chose, soit tu lui redonnes une chance et vous en aurez une d'être heureux. Mais cette souffrance qui émane de vous deux, c'est inhumain, aucun de vous ne pourrait supporter ça encore longtemps. John est à moitié fou déjà, quant à toi, je préfère aller en Enfer que de séjourner dans ta tête !

Tu as peur des voix ? Avait-il tenté de plaisanter.

Si seulement il n'y avait qu'elles ! Avait-il répondu sans sourire.

Il avait acquiescé de la tête sans répondre et Chris s'était tu lui aussi, il savait que Randy avait besoin de réfléchir. Il était resté assis sur le banc et avait attendu patiemment qu'il ne mette de l'ordre dans ses idées, ça pouvait prendre beaucoup de temps le connaissant mais il avait refusé de le laisser dans cet état-là. Dans l'esprit de Randy, les notes d'une chanson avaient ressurgi, saturant toutes pensées cohérentes :

« … Sometimes solution aren't simple

Sometimes goodbyes is the only way

And the sun will set for you

The sun will set for you

And the shadow of the day

Will embrace the world in grey…"

Il avait fermé les yeux pour les écouter et une scène s'était matérialisée devant lui!

Alors il avait vu John apparaître comme dans une illusion, il s'était tourné vers lui une dernière fois avant de s'éloigner, il avait tendu la main vers lui pour le retenir, hurlant son nom de toutes ses forces sans qu'aucun son ne parvienne à traverser le brouillard blanc qui s'élevait derrière les pas de John. Il s'était élancé à sa poursuite, s'égarant immédiatement dans l'épaisse purée de pois, paniquant et haletant. Quand il était enfin parvenu à traverser, John avait bel et bien disparu et le monde était couvert d'un voile gris. En tendant les mains devant lui, il s'était aperçu qu'il était lui-même devenu gris, il s'effaçait même peu à peu. Un écran de télévision fonctionnait dans une vitrine un peu plus loin dans la rue déserte, ( Mais où étaient tous les gens ?) Il s'était dirigé vers elle, intrigué pour découvrir un show de la WWE en pleine diffusion mais il n'avait rien de festif, de galvanisant ou de stupéfiant !

Le show était aussi terne que le monde qui l'entourait et il vit alors apparaître la copie carbone de John à l'écran, le papier avait dû déteindre sur elle car ses traits étaient totalement voilés, obscurcis et indéchiffrables. John s'avança dans l'arène qui était vide de spectateur, il salua leurs fantômes et monta sur le ring en espérant que cette fois on lui donne la mort.

Voilà le monde et la vie qu'il s'apprêtait à créer pour eux deux en repoussant définitivement John. Il ne pouvait et ne voulait pas faire ça. Il avait fait taire la vipère qui lui hurler de ne pas le laisser revenir, qu'il n'en valait pas la peine et avait rouvert les yeux en disant :

J'ai choisis !

Randy refit surface dans le lit, la nuit était à peine avancée et il sentait la tension de John à côté de lui, alors doucement il se décala dans le lit pour revenir vers lui, quand il fut un peu près au centre, il effleura doucement le bras de John sans tenir compte de son léger sursaut et lui dit :

Viens-là Johnny.

Surpris, John regarda son…amant ? homme ? mais ne se le fit pas répéter deux fois, il approcha doucement et Randy l'attira contre son torse, la tête de John retrouva instinctivement le creux dans lequel elle se nichait et John laissa échapper un petit soupir d'aise sans pour autant parvenir à se détendre complètement, le bras de Randy vint se refermer autour de sa hanche et son autre main se mit à caresser doucement son visage tandis qu'il lui murmurait : « Détends-toi Bébé »

Alors John cessa de lutter dans ses bras, il s'abandonnait à son étreinte et aux douces caresses sur sa peau, il entendait le cœur de Randy battre régulièrement, fortement, comme il l'avait toujours fait et il se demanda s'il battait pour lui. Il effleura doucement le torse de Randy et entendit son rythme cardiaque se précipiter ce qui le fit sourire. Randy sentit le sourire sous ses doigts et sourit en retour avant de resserrer son étreinte sur lui. John rajusta la couverture pour s'assurer que Randy n'aurait pas froid cette nuit et s'endormit rapidement, se sentant apaisé et heureux pour la première fois depuis une éternité.

Il ne s'éveilla qu'au matin, sous le regard couvant de Randy comme il le faisait avant. Son pouce avait retrouvé le chemin de sa joue et il sourit quand il le sentit frôler la commissure de ses lèvres.

John se réveilla lentement, il n'avait pas envie de quitter l'étreinte des bras de Randy car il ignorait quand il aurait de nouveau la chance d'y être.

Randy vit les yeux de John s'ouvrirent avec bonheur, il aimait l'expression qu'ils avaient au matin à son réveil, il espérait qu'elle n'aurait pas changé en débit de leur histoire.

John battit doucement des paupières avant de lever les yeux vers le visage de Randy qui frémit de joie en disant :

Hey Baby Blue !

John sourit largement en retour et déposa un léger baiser sur son torse, Randy lui souleva alors le menton pour l'embrasser, il n'avait pas pu résister malgré les hurlements furieux de la vipère, John était tellement mignon quand il gisait sur lui, à moitié endormi, à l'abandon, vulnérable comme jamais. C'était toujours le seul moment de la journée où John baissait ses barrières et il était heureux de se dire que c'était avec lui qu'il le faisait.

L'étreinte se poursuivit ainsi encore pendant un petit moment, aucun des deux hommes ne parlaient, ils savouraient la présence de l'autre comme ils l'avaient fait chaque fois qu'ils avaient pu se réveiller ensemble. Mais il fallait bouger et Randy dit, comme à regret :

Il faut se lever Johnny.

Le leader de la Cenation hocha de la tête avec tristesse et sortit des bras de Randy qui se leva pour prendre sa douche, John prépara les sacs en attendant son tour, il était temps de reprendre la route pour le show du soir. John et Randy ayant chacun leur voiture, ils durent se séparer pour le trajet mais leurs pensées restaient tournées vers l'autre. Une fois au stade, ils se croisèrent plus qu'ils ne se virent, chacun ayant une montagne de choses à faire, seul l'entraînement leur permis de se voir un peu plus longtemps même s'ils gardaient leur distance pour conserver la discrétion des avis des autres catcheurs.

Il leur restait un peu de temps libre avant le début de leurs matchs, John hésita longuement avant de rejoindre Randy dans sa loge, il avait toujours peur qu'il le rejette de nouveau s'il tentait quoi que ce soit, il finit par prendre la décision de tenter le coup quand même et alla jusqu'à sa porte qui s'ouvrit au moment où il allait enfin se décider à frapper.

Il resta figé le poing en l'air, prêt à frapper à la porte, devant Randy avant de se ressaisir et de grimacer un sourire gêné.

Je venais te voir ! Souffla-t-il

Randy sourit, le souvenir d'une autre scène similaire en arrière-plan dans son esprit mais il ne poursuivit pas la réplique de John de la dernière fois.

Entre ! Répondit-il en s'écartant.

Randy lui fit signe de s'asseoir et après un moment de silence, ils se mirent à discuter avec vivacité, sans jamais laisser un seul moment de flottement, l'heure du match de Randy de la séparation par conséquent, vint bien trop vite à leur goût et John se leva, il embrassa tendrement Randy et lui dit :

Fais gaffe à toi.

Randy fronça les sourcils et John sourit avec amusement avant de quitter la loge en direction de la salle de diffusion. Il vérifia que la voie était libre avant de s'y engouffrer rapidement. Il admira Randy en pleine action, il était fou ce soir et John bavait littéralement devant l'écran, il pensa à Wade qui lui avait dit qu'il allait finir par mettre le feu à l'écran à force de le fixer de cette manière, mais ce soir, Randy, lui, mettait le feu au ring !

John offrit lui-même une très bonne prestation sous les yeux concupiscents de la vipère puis ils quittèrent le stade et regagnèrent l'hôtel à deux, toujours chacun dans leur voiture.

T'étais chaud ce soir Bébé ! Dit John une fois la porte de la chambre fermée

Hum ? Ah oui ? J'en connais un qui n'était pas mal non plus… Lui susurra-t-il à l'oreille.

Randy lui vola un baiser passionné, John répondit aussitôt et leur baiser fut bientôt volcanique !

John s'agrippa à Randy qui perçut son désir, il lui mordilla l'oreille en demandant :

Tu veux ?

John hocha vigoureusement de la tête en gémissant avec empressement.

Randy parcourrait le corps de son homme du bout des doigts, fébrile, il ne se lassait pas de le toucher, le caresser et même de sentir son parfum qui lui avait tellement manqué et John le laissait faire sans chercher à le faire accélérer. Lui qui d'ordinaire, ne supportait pas les taquineries de Randy lorsqu'ils étaient ensemble au lit, savourait chaque instant, patient.
Il laissa échapper un soupir de bien-être que Randy confondu avec de l'exaspération et il leva les yeux vers le visage de John soudain timide et mal à l'aise. Le leader de la cenation caressa tendrement ses cheveux avant de l'embrasser et la vipère reprit ses gestes avant de se décider à arrêter les préliminaires, John était prêt, il n'attendait plus que sa volonté et il se glissa doucement dans son amant qui grogna de plaisir, là encore Randy s'arrêta, croyant lui avoir fait du mal et ses yeux étaient amplis de panique, John qui avait fermé les yeux ne le vit pas, il lui dit d'un voix rauque, celle qui avait toujours fait tressaillir Randy de plaisir mais qui cette fois le terrifia:
- Ne t'arrête pas!
Randy commença à se déplacer doucement, guettant les réactions de son homme, incapable de se détendre, lui qui n'avait jamais eu aucun problème à combler son partenaire, semblait soudain aussi débutant qu'un nouveau-né. Il finit par trouver un rythme un peu plus soutenu, moins chaotique et le plaisir fut partagé, John devint plus bruyant et Randy reprit confiance en lui, en eux.
Il laissa ses mains parcourir le corps de John avec sa frénésie habituelle tandis que ses coups de hanche se refaisaient aussi précis et précautionneux qu'avant, John étaient aux anges, les yeux fermés, le souffle court. Il sentit celui de Randy sur son visage et ouvrit les yeux pour les plonger dans ceux de la vipère qui n'attendait que ça, les deux volcans se rencontrèrent et entrèrent en éruption, John saisit avidement les lèvres de son amant dans un baiser passionné, un peu grossier et aussi fou que pouvait l'être John et ses mains enserrèrent ses hanches pour le coller à lui avant de se saisir de ses omoplates, les griffant légèrement dans sa folie.
Randy avait toujours adoré la passion possessive de John, il se sentait vraiment aimé dans ses bras, il lui rendit son étreinte en lui disant, ivre de bonheur:
- Tu es à moi, mon ange!
Randy se redressa, brusquement et recula, terrifié, arrachant un cri de douleur à John en sortant aussi brutalement, il recula presque au point de tomber du lit, recroquevillé sur lui-même.
John se redressa avec une grimace de souffrance, il alla jusqu'à lui, hésitant en le voyant aussi tendu et apeuré. Il tendit la main vers lui mais Randy eut un sursaut et il s'assit à un mètre de lui, refrénant son envie de le serrer contre lui pour le calmer.
- Bébé..
- Je suis désolé, John, c'est pas ce que je voulais dire, tu n'es pas à moi, je le sais.
- Randy, je...
- Tu n'es pas à moi, tu ne l'as jamais été et ne le sera jamais.
- Oui, je l'ai dit, c'est vrai, mais ... Mais Randy, je le pensais pas!
- Pathétique!
- Quoi?
- Tu as dit que j'étais...
- Pathétique, oui je m'en souviens, je t'ai dit des tas d'horreurs Randy, je ne pourrais jamais me pardonner pour ça, mais il faut que tu comprennes que je cherchais juste à te faire fuir! J'avais tellement mal et pourtant je t'aimais toujours comme un fou, ça me rendait fou d'ailleurs, j'ai pensé que la seule façon de ne pas retomber dans tes bras, c'était de te pousser à me les refermer pour de bon et puis j'étais aussi furieux contre toi que contre moi.
- Contre toi?
- Avant que tu ne m'embrasses, avant que je ne divorce, tu sais l'encre sur mon divorce qui n'était pas encore sèche?
Randy grimaça à son tour, honteux et peiné.
- Je suis désolé pour ça, John.
- Laisse, j'ai encaissé, enfin, avant ça, je m'étais juré de ne plus jamais retomber dans le piège de l'amour mais j'ai succombé pour toi avant même d'avoir divorcé.
- Tu ne veux plus de moi c'est ça? En fait, tu n'as jamais voulu, je te faisais pitié?
- NOOOON, Randy sursauta et John reprit plus bas: Non, Randy, je n'ai jamais eu pitié de toi, tu n'es pas un homme qui fait pitié, bien au contraire, ce sont tous ceux qui t'approchent qui font pitié en comparaison, personne n'est digne de se tenir à tes côtés.
- C'est faux, tu en es plus que digne.
- Non, moi je suis juste digne d'ouvrir les jambes pour toi.
- John, arrête ça, je t'en prie, arrête, tu n'es pas une pute, ni une chienne ou tu ce que tu as pu dire d'affreux depuis ce jour-là! Tu es l'homme que je veux à mes côtés.
- Je n'en suis plus digne Randy, pas après ce que je t'ai fait, tu as peur de moi désormais, tu n'es plus à l'aise dans mes bras, tu résistes à mes baisers et même quand je te donne le contrôle total pour te prouver que moi j'ai confiance en toi, tu as toujours peur!
- J'ai pas peur! Protesta-t-il vigoureusement sans réussir à se redresser.
- Ne mens pas, pas à moi Bébé, je te connais depuis si longtemps, je te fais peur, je comprends très bien, on devrait éviter de dormir ensemble et même de coucher ensemble pendant un certain temps, le temps de tout remettre en ordre, le sexe n'arrange pas tout, on doit pas refaire la même erreur Randy, il faut qu'on se parle cette fois.
- Wake up, I'm pounding on the door, murmura Randy en serrant les bras autour de ses genoux. I'm not the man I was before...
- Where the hell are you, When I need you. Finit John pour lui.
Randy leva la tête, interloqué et John répondit:
- Tu la chantais déjà la nuit dernière quand tu croyais que je dormais. Et tu as raison, je n'ai pas été là pour toi quand tu en avais le plus besoin. J'ai trahi la dernière promesse que j'avais faite, celle de toujours être là pour toi, où que ce soit, quand que ce soit.
Je t'ai poussé à te détruire et je n'ai pas été là pour t'aider à t'en sortir, tu as du te battre seul, à cause de moi en plus, je ne te mérite pas Randy.
John se déplaça sur le lit en grimaçant de nouveau et Randy lui dit:
- Je t'ai fait mal, je t'ai blessé!
- C'est la seule chose que je mérite de recevoir de toi!
- Je t'ai dit d'arrêter ça! Tu ne mérites pas que je te fasse souffrir et tu n'es pas un objet non plus, non je ne répéterais pas les termes encore pire que tu utilises pour te décrire! Le coupa-t-il furieux. Oui, tu m'as blessé et oui j'ai sombré dans l'alcool et l'automutilation mais des torts on en a eu tous les deux, tu m'as caché des infos, j'ai pas su te faire confiance et te laisser l'espace dont tu avais besoin à ce moment-là et je t'ai insulté de la pire des manières qui soit, que tu aies fait la même chose derrière, ne fait pas de toi un monstre, juste un homme blessé à mort par l'homme en qui il croyait pouvoir avoir confiance avant qu'il le trahisse.
- Je t'ai détruit pour me détruire et je n'ai même pas été là pour t'aider à t'en sortir.
- Tu étais là John, tu l'as été à chaque instant de mon sevrage, je voyais tes yeux qui ne me quittaient pas, comme pour mon sevrage de la drogue, j'entendais ta voix et je te sentais à mes côtés même si ce n'était qu'une illusion, tu étais là!
- Tu as sombré au point de délirer? Je suis un vrai monstre!
- Tu ne me sentais pas à tes côtés toi?
- Tu ne quittais jamais mes pensées, même ton parfum flottait toujours dans l'air, j'ai brisé un meuble à chaque fois que tu étais trop présent pour moi.
- Tes meubles?
- J'ai quasiment tous dû les remplacer!
Randy explosa de rire:
- Un beau couple de barge! On fait la paire!
John se joignit à son rire avant de se lever pour se rhabiller sous le regard de son amant.
- John, tu boites! S'exclama Randy.
- Mmmm? Tu es sorti assez brutalement, c'est pas grave, voilà qui nous aidera à tenir sans sexe pendant un moment, bonne nuit Randy, on se voit demain?
- Bien sûr! Tu es sûr que ça va aller?
- Arrête de t'inquiéter pour moi, bébé. Je suis costaud.
- C'est vrai, bonne nuit...
John referma la porte de la chambre doucement derrière lui tandis que Randy ajoutait:
- Mon ange...

Doucement la voix de John s'éleva dans le couloir tandis qu'il s'éloignait en chantant :

"Wake up, I'm pounding on the door

I won't hurt you anymore…."

Et Randy serra l'oreiller de John contre lui encore chaud de son odeur envoûtante tandis qu'il écoutait les pas de John s'éloigner avec chagrin.

chansons utilisées: shadow of the day de Linkin Park

Wake up TDG