Kikou, me voici avec mon avant dernier chapitre de près, ensuite, ben désolée, mais y aura un peu d'attente parce que je n'arrive pas à écrire la suite et que pour le moment je suis entièrement focalisée sur l'opus chacun son histoire que je co-écris avec ma meilleure amie Titoune, mais je tenais à vous remercier pour toutes vos gentilles reviews pleines d'encouragements et d'affection, une pensée pour chacun d'entre-vous qui m'a donné son avis. J'espère que ce chapitre 69, tant attendu par une certaine personne vous plaira! gros bisous!

le lac bis!

John se gara juste devant la sortie des vestiaires et fit signe à Randy de monter, la vipère vint à lui, intrigué, presque incrédule, une voiture barrant la sortie des vestiaires étant assez rare pour attirer l'attention.
- Monte Randy! Demanda John.
- Tu es fou, si Vince voit ça, t'es bon pour une engueulade XXXL!
- Alors dépêche-toi de grimper, je t'emmène.
Randy sauta dans la voiture et John redémarra aussitôt avec un léger sourire.
- Où va-t-on?
- Ah ça c'est une surprise! Tu verras demain.
- Demain ? C'est si loin que ça?
- C'est pas tout près mais ça vaut le coup!
- On se partage la route alors!
- Pas question, toi tu dors tranquille, moi je conduis, si tu as faim, y a ce qu'il faut sur le siège arrière, n'hésite pas!
- John, c'est pas sérieux, on conduit pas toute la nuit sans s'arrêter ni changer de chauffeur!
- Je ferais des pauses t'en fais pas! Mais tu dors toi, tu as eu un beau match ce soir, tu dois être mort de fatigue avec la route des derniers jours alors que moi...
- Alors que toi, tu as fait exactement la même chose, même plus! Coupa Randy agacé.
- Mais j'ai pas fait de main event ce soir donc j'ai un avantage sur toi, ne me force pas à m'en servir dit-il avec un regard un rien menaçant.
La lueur d'humour brillait encore clairement dans son regard malgré tout Randy se rembrunit un peu, avant cette dispute lourde de conséquences, il aurait sauté sur l'occasion pour défier John et sans doute même emporter la partie, ils se seraient bagarrés pour jouer, en sautant de la voiture avec de faux airs furieux, c'était même l'un de leurs jeux préférés!

La dernière fois qu'ils y avaient joués, ils étaient là encore prêts à partir en voiture, ils étaient en désaccord sur qui conduirait et sur quel restaurant choisir, ils avaient bondi face à face, les poings fermés, les visages tendus, la grimace qu'ils affichaient était clairement hostile et ils avaient commencé à se chamailler sous le regard interloqué puis anxieux de deux ou trois catcheurs.
Ils s'étaient empoignés vigoureusement, se bataillant avec une énergie incroyable avant de finir au sol à rouler l'un sur l'autre, les catcheurs avaient voulu intervenir mais Phil qui en faisait parti, les retint en souriant: " Ils jouent" avait-il dit face à leur incrédulité.
Randy avait réussi à clouer John au sol, un large sourire sur les lèvres, il avait resserré ses jambes autour des hanches de John dans un geste qui pouvait paraître innocent mais qui n'échappa pas à la superstar allongée sous le corps de la vipère. Son sourire s'élargit à son tour quand il inversa d'un geste bien souvent répété leur position, prenant à son tour le dessus sur Randy.
- Je choisis le restaurant! Grogna John
- Et je conduis! Contra Randy.
- Bien
- Bien!
Ils se relevèrent couvert de poussière et regagnèrent la voiture.
- Tu montes pas dans la voiture dans cet état! Dit Randy.
- Tu t'es vu, on dirait que tu viens de passer la serpillière en rampant, remarque c'est pas très loin de la vérité, laisse pousser tes cheveux et on fera de sacrées économies de serpillières!
- Très marrant, Cena mais en terme de surface, tu serais plus efficace que moi, un éléphant prend moins de place!
Ils époussetèrent en échangeant d'autres amabilités et montèrent vivement dans la voiture en claquant les portières d'un mouvement commun avant de démarrer en entendant les éclats de rire de Phil au loin. Ils avaient à peine fait 20 mètres qu'ils se tournèrent l'un vers l'autre, hilares, avant d'échanger un baiser et un je t'aime.

Mais cette fois Randy ne semblait pas prêt à jouer à ce jeu, il l'avait observé quelques secondes avant de hocher la tête et de s'installer confortablement dans son siège, si John en fut un peu déçu ou blessé, il n'en dit rien mais il se jura qu'ils rejoueraient cette scène un jour ou l'autre et le plus vite possible d'ailleurs!
John se mit en route, ils parlèrent peu, ça n'avait rien de nouveau, ils parlaient généralement peu quand ils voyageaient mais pourtant ce silence-là était pesant, un malaise persistait entre eux depuis bien trop longtemps déjà et Cena soupira doucement en se disant que le trajet serait long dans cette atmosphère. Randy finit par se retourner pour piocher dans les réserves emportées par son compagnon, il sourit en voyant qu'il avait une fois de plus choisi tout ce qu'il aimait le plus, il saisit une barre de chocolat aux noisettes ainsi qu'un sandwich au poulet pour lui avant de sortir une gaufre au sucre qu'il déballa et tendit à John qui lui sourit en retour.
- Merci John, tout ce que j'aime, comme d'hab, tu aurais dû en prendre pour toi aussi.
- C'est toi l'essentiel Randy.
- John, je suis touché vraiment mais je n'apprécie pas que tu t'oublies totalement pour faire tous mes caprices, ça ne marchait pas comme ça avant, ça ne doit pas marcher comme ça et même, ça ne peut pas...
- Chuuut, le coupa John. Mange, tu es affamé, on discutera de ce qui peut ou doit être après si tu veux.
Randy mordit dans son sandwich avec hargne, il s'aperçut qu'en effet, il mourrait de faim, la journée avait été des plus speed et il avait besoin de manger pour reprendre des forces.
John lui sourit de nouveau avant de se reconcentrer sur la route, il mordait occasionnellement dans sa gaufre mais avec bien moins d'entrain que la vipère qui se mit à l'observer avec curiosité, il lui fallut quelques instants pour s'apercevoir qu'il était...
- Nerveux?
- Hein?
- T'es nerveux, John?
- Pas le moins du monde!
- Arrête, on roule depuis une demi-heure, je t'ai donné ta gaufre y a vingt minutes, tu n'as pas desserré les dents, tu as à peine croqué dedans 2 ou 3 fois alors qu'en temps normal, tu serais à la deuxième voir même la troisième après cette semaine de dingue.
- T'as vraiment l'air crevé, tu devrais dormir un peu, jte réveillerais à destination.
- John! Je suis pas un gosse! Explique-moi!
- Je peux pas pour le moment, oui, je suis nerveux et si tu pouvais baisser ta vigilance de vipère, j'avoue que ça m'aiderait bien mais tout va bien et jte promets que tu comprendras après.
- T'as intérêt ! Grogna Randy.
John sourit de nouveau, il avait toujours trouvé Randy mignon lorsqu'il était en mode grognon, cette fois, il l'était parce qu'il refusait de répondre à ses questions mais John avait déjà bien trop de questions en tête qui attendaient une réponse de son côté, cette fois, c'était quitte ou double, il ne pouvait pas se planter d'où sa nervosité mais l'expliquer à Randy ruinerait tout ce qu'il avait prévu alors malgré son envie irrésistible de lui faire plaisir, de lui donner tout ce qu'il voulait, il devrait attendre.
Randy finit par laisser le sommeil avoir gain de cause sur sa mauvaise humeur et s'endormit doucement, son visage s'apaisa au bout d'un long moment, ses sourcils cessèrent enfin de se froncer dans son sommeil et John sut qu'il dormait pour de bon. Il baissa le volume de l'auto radio pour que la musique et les jingles débiles qui les entrecoupées ne le réveille pas.
La route serait longue mais ça valait le coup d'essayer se dit-il pour la vingtième fois tandis que la voiture avalait les kilomètres dans la nuit.

Les lumières de la ville éclairaient l'Arche, la rendant encore plus majestueuse. Randy l'avait réveillé à l'aube pour la contempler la première fois qu'ils étaient venus ici ensemble mais ce n'était pas là leur destination finale et Randy connaissait de toute façon ce monument par cœur aussi le laissait-il poursuivre sa nuit tranquillement, il en avait besoin. La WWE battait son plein en ce moment et mettait une pression d'enfer sur ses catcheurs et tout particulièrement sur les têtes d'affiche. Randy et lui étaient sans arrêt sollicités par le Big Boss pour participer aux événements et autres interviews et séances d'autographes. Ils étaient crevés tous les deux mais Randy devait en prime lutter contre lui-même et ses instincts de défense chaque fois que John tentait une approche, ce contrôle constant lui portait sur les nerfs. John avait déjà tellement souffert jusqu'ici pour retrouver sa place auprès de Randy mais il lui fallait encore encaisser la défiance permanente de Randy à son égard. La veille avait été particulièrement difficile pour eux. John s'était livré, fou de douleur et une fois encore, Randy avait été incapable de franchir le mur d'incompréhension les séparant. John s'était presque brisé sous le choc cette fois et il n'avait pas pu faire autrement que de fuir la pièce sous un prétexte stupide. Il avait croisé Phil quelques instants plus tard, trop tôt pour qu'il ait eu le temps de se composer une façade impassible de gros dur, d'ailleurs, ça ne marchait pas avec Phil, le Chicagian l'avait pris par l'épaule et ils avaient passés les deux heures suivantes à discuter pour qu'il puisse vider son sac. Il serait devenu fou depuis longtemps sans Phil, il était son pilier, le dernier lien qui l'empêchait de basculer dans le vide quand Randy l'avait repoussé une fois de plus !

Mais ça ne pouvait plus durer, il allait tenter le tout pour le tout cette fois ! Ils étaient presque arrivés, John se concentra pour ne pas rater l'embranchement dans sa fatigue, son stress augmenta encore d'un cran si tant est que cela soit possible, il fallait vraiment que ça marche, il n'avait pas de roue de secours. S'il devait fuir cette fois encore pour encaisser une nouvelle blessure, il ne reviendrait probablement pas car il ne pouvait pas forcer Randy à l'aimer et il ne supporterait plus de le voir lutter contre lui-même pour ne pas l'éjecter à chaque fois !

Le dernier virage se profila devant lui comme les premiers rayons du soleil tentaient le ciel de cette nuance rose orangée si particulière à l'aube, les oiseaux chantaient déjà dans les arbres et John sourit en redécouvrant le décor qu'il avait tant aimé la première fois qu'il était venu ici avec Randy. Il se gara et coupa le moteur, quelques secondes plus tard, Randy remua sur son siège, sans doute troublé par l'immobilité subite de la voiture. Il s'étira en demandant d'une voix ensommeillée avant d'avoir ouvert les yeux :

On est arrivé ?

Oui bébé, on y est.

Randy ouvrit les yeux lentement, clignant des paupières sous la lumière rasante de l'aurore et reconnut les lieux immédiatement :

Le lac ?

Ton lac oui.

Tu as roulé toute la nuit pour me ramener ici ?

Oui c'est important.

Pourquoi ?

Viens descendons.

Les deux hommes descendirent de voiture et se dirigèrent vers le ponton, John prit la main de Randy qui la lui laissa malgré sa tension évidente.

Ils regardèrent le soleil se lever en silence et soudain John lâcha sa main et sauta tout habillé dans le lac.

John ! T'es maladeeeeeeeeeee ! Brailla Randy surpris et inquiet

Non, mais y a des chances que je le sois après ça ! Plaisanta-t-il.

Evidemment, on est en mars ! C'est quoi ton délire ? Sors de là.

Tu te souviens ? C'est ici que tout a commencé ! Dit-il en surnageant dans l'eau froide sans tenir compte de la demande de Randy pour qu'il sorte.

Commencé ?

A mal tourner.

Ah…

C'était en octobre cette fois, on se taquinait, tu tentais de me faire abandonner une nouvelle fois en me chatouillant et je suis tombé à l'eau puis malade et il y a eu… Liz. C'est à partir de cet instant que tu as recommencé à douter et que je n'ai pas su te rassurer. Randy il faut que tu saches que j'ai abandonné dès le début avec toi, pour toi devrais-je dire, je me suis abandonné à toi, sans hésiter, la peur n'est apparue que plus tard. Et tu vois, j'abandonnerais aussi souvent que tu le veux face à toi, John Cena n'abandonne jamais sur le ring mais John ne se rend que face à un seul homme, Randy Orton et il restera toujours son seul et unique amour… Eh ! Je me suis jeté à l'eau pour toi, au sens propre ! Plaisanta-t-il soudain pour détendre l'atmosphère.

John n'était pas à l'aise pour se livrer et il détestait les ambiances lourdes, pleine de malaise et de sentiments non résolus, pour sa part, il les avait tous résolus de son côté, restait à savoir pour Randy. Ce dernier éclata de rire à sa plaisanterie mais il avait parfaitement reçu le message qu'il voulait lui faire passer. Lui, seulement lui, John n'aimait que lui et il avait eu besoin de se jeter tout habillé dans un lac glacial pour lui dire ça ! C'était tout lui ça ! Il ne cesserait jamais de le surprendre !

Randy lui sourit une nouvelle fois et lui tendit la main en disant :

Allez, sors de là, tu vas encore attraper froid.

John s'en saisit et Randy commença à tirer avant de lâcher d'un seul coup sans prévenir, John replongea dans l'eau avec surprise et Randy éclata de rire de plus belle en voyant sa mine effarée, il riait encore quand il lui tendit la main une seconde fois et c'est sans doute pour cette raison qu'il ne prévit pas que John tirerait de son côté. Randy bascula dans l'eau en passant par-dessus John dans un grand cri de surprise et une gerbe d'éclaboussures non moins grande.

John, tu voulais sûrement gagner du temps en lessive et sous la douche mais je te rappelle qu'il y a tout ce qu'il faut à la maison.

A moins que je n'avais envie que tu me réchauffes.

Là ça paraît compromis, vu le froid de l'eau.

Hummmm, tu es tellement torride qu'elle entrerait en ébullition en un rien de temps !

Randy sourit en se pavanant et John lui vola un baiser, pour la première fois, la vipère ne protesta pas, elle était endormie, lovée sagement au fond du cœur bienheureux de Randy.

Les deux hommes sortirent de l'eau rapidement, Randy remarqua alors le panier apporté par John et laissé sur le ponton auquel il n'avait pas prêté attention à leur arrivée. John se dirigea vers lui suivi de Randy qu'il commença à déshabiller à grande vitesse.

John tu crois que c'est l'endroit et le moment ? Grogna Randy entièrement nu.

John ne lui répondit pas et l'enroula dans une grosse serviette bien moelleuse en le frictionnant énergiquement. Randy claquait des dents, non pas de froid mais des secousses imprimées par son amant. Il observa John dont la peau très blanche se striait de rouge et de violet, sa peau glaciale avait l'air en marbre et Randy se dégagea brusquement des mains de John qui recula, blessé, en croyant à un nouveau rejet de sa part mais Randy se rua sur les propres vêtements de John dont il le débarrassa, il ne perdit pas de temps à chercher une éventuelle seconde serviette, il attira John contre lui et referma les pans de sa serviette sur son homme sans tenir compte du froid glacial de sa peau contre la sienne. Randy se servit de la chaleur de son corps pour réchauffer John et très vite le champ' se blottit contre lui, savourant cette étreinte.

Randy frottait la peau de son homme pour le réchauffer et le sécher, ses mains s'attardèrent étrangement longtemps sur ses fesses. John releva la tête en lui souriant d'un air coquin et se saisit de ses hanches, il sentit alors que Randy était parfaitement réchauffé de son côté et John lui souffla à l'oreille :

Hummm, rentrons vite bébé !

Les deux hommes se précipitèrent pour récupérer leurs affaires, les essorer et les fourrer dans le panier en sortant les vêtements de rechange que John avait emporté pour eux deux.

Tu as pensé à tout on dirait !

Pas tout à fait !

Ah bon ?

Je n'ai pas pensé que ça me frustrerait autant de te voir te rhabiller.

Patience mon ange ! file-moi les clefs on y sera plus vite ! Dit Randy en riant doucement.

John lui jeta les clefs et ils redémarrèrent immédiatement, le moteur n'avait pas eu le temps de refroidir et il n'y avait pas que lui qui était chaud !

Ils se garèrent 10 minutes plus tard devant la maison de Randy qui avait profité de l'absence de circulation à cette heure matinale pour rouler vite. Ils sautèrent de voiture dans un même mouvement, Randy ouvrit la porte et se précipita à l'intérieur, mu par une urgence commune.

Sitôt la porte refermée, Randy se jeta sur les lèvres de John avec une passion vorace, ils échangèrent baiser sur baiser, Randy semblait ivre de passion pour l'homme qu'il avait si longtemps repoussé.

Tu es gelé ! Grogna-t-il entre deux baisers. Laisse-moi te réchauffer.

John brûlait déjà dans l'étreinte incandescente de Randy mais il ne songea pas une seule seconde à le contredire quand ses vêtements finirent au sol pour la seconde fois en moins de 20 minutes. Son corps entra en collision avec la porte d'entrée sous la poussée de Randy et John s'aperçut qu'il n'avait pas encore fait un mètre dans la maison qu'il était déjà nu, il voulait rendre la pareille à Randy qui l'en empêcha en plaquant ses poignets contre le bois. Ses lèves glissèrent sur sa gorge et son torse avec ferveur, John haletait dans sa prise, les dents de Randy se refermèrent sur l'épaule du champion qui grogna dans un mélange de plaisir et de douleur qui ne l'excita que davantage. Randy remonta sur sa gorge et passa sa langue à l'endroit exact qui faisait gémir John le plus fort. Il sembla mécontent pendant une seconde et ses dents grignotèrent sa peau mais la relâchèrent aussi vite. John compris alors que l'absence de sa marque possessive sur son cou gênait Randy, il ne lui avait plus fait de suçon depuis des mois, le dernier avait depuis longtemps disparu mais il n'osait pas se laisser aller jusque-là encore.

Fais-le ! Grogna John toujours bloqué contre la porte.

Randy lui lança un regard affamé, à peine hésitant avant de plonger sur sa gorge, John tendit son cou quand ses dents reprirent possession de sa peau et ne la lâchèrent que lorsque le suçon fut bien marqué, Randy apaisa la douleur de plusieurs coups de langue avant de reprendre son parcours brûlant sur son torse, descendant de plus en plus bas, il jeta un coup d'œil au visage de John, béat de bonheur et s'agenouilla soudain sans préambule, il saisit le membre de son homme en bouche sans lâcher sa prise sur ses poignets. Il la renforça même quand John arqua son dos de plaisir. Randy sourit diaboliquement avant de prodiguer des coups de langue savamment placé. John grogna bruyamment, il contracta ses poignets pour se libérer mais Randy ne le laissa pas faire, il alternait entre coups de langue et légers mordillements, John était en nage contre la porte, perdu dans une frénésie de plaisir encore jamais atteint et ce n'était que le début. John se mordit les lèvres pour retenir ses cris et Randy sourit plus largement en changeant de tactique, il commença à déposer de minuscules baisers sur ses bourses, ponctuant le tout de petits coups de langue, John se contracta furieusement en grognant et Randy lui dit :

Je vais te faire hurler mon ange.

John frémit à cette promesse et Randy reprit aussitôt son membre en bouche, le leader de la Cenation rejeta la tête en arrière en se cognant la tête contre la porte, il haleta fortement tandis que Randy mettait davantage d'ardeur dans ses mouvements de langues et de gorges, John lâcha un premier cri rauque malgré son désir de rester calme pour les éventuels passants et il sentit Randy sourire, ses dents revinrent à l'attaque et cette fois John cria plus fort, quelques secondes plus tard il se libéra en hurlant comme l'avait promis Randy qui se recula, fier de lui alors que John peinait à reprendre son souffle et à tenir sur ses jambes.

Ohhh, bébé, tu es un dieu, un jour c'est promis, je te ferais bâtir un temple !

Avec une immense statue de moi alors, façon dieu grec !

Pas question, ton corps sublime ne devrait pas être exposé à tous les regards concupiscents.

Concupiscent ? J'en connais un qui a ce regard en ce moment-même !

John se rua sur ses lèvres avec passion et en profita pour déshabiller Randy qui se laissa faire cette fois, ses vêtements rejoignirent le tas de ceux de John qui lui prit la main avant de l'entraîner à l'étage comme un gosse faisant une farce, non sans jeter un œil à la cuisine au passage, source de bien des souvenirs. Il grimpa les escaliers avec rapidité et ils atteignirent la chambre qui était restée dans le même état que la dernière fois qu'elle les avait accueillis tous les deux, John observa la pièce rapidement et Randy se tendit en craignant qu'il ne se braque de nouveau mais John sourit largement en disant :

On est chez nous Loulou ! d'une voix terriblement maniérée.

Randy explosa de rire et John avança vers son homme, il posa ses mains sur ses hanches et ne put retenir un sourire satisfait en voyant que Randy ne se dérobait pas pour la première fois depuis longtemps ! Le faisant reculer, il le guida jusqu'au lit où il le fit asseoir, Randy n'avait quasiment pas touché le sol depuis son entrée dans la chambre face à l'empressement de John. Rapidement celui-ci vint se placer à califourchon au-dessus de ses jambes sans laisser peser son poids sur lui, il le dominait donc légèrement et il se baissa pour capturer à son tour ses lèvres dans un baiser infiniment aimant. Randy glissa ses mains dans le dos de son homme, retrouvant naturellement les gestes qu'il avait toujours pour lui dans leurs moments tendres, il sentit avec plaisir la musculature puissante du Leader de la Cenation rouler sous ses doigts comme pour mieux suivre les caresses qu'il lui prodiguait. John gémit sourdement dans sa bouche lorsque ses mains glissèrent jusqu'à son fessier, il le sentit se tendre légèrement et souris à son tour contre ses lèvres.

« Non mon ange, je ne vais pas te faire de mal, loin de là ! » Pensa-t-il

Ses mains regagnèrent ses hanches et le forcèrent à s'asseoir sur lui, il ne voulait plus que John cherche sans arrêt à l'épargner, à le protéger, il était bien assez fort pour être avec lui désormais, quelle que soit la situation. John se détacha un instant de ses lèvres, surpris et un peu inquiet en étudiant le visage de Randy à la recherche d'une douleur ou d'un quelconque inconfort mais Randy en profita pour attraper les jambes de son compagnon pliées dans un angle peu commode pour John et non pour lui et les tira vers lui pour les déplier. Subjugué et fou de lui, John enroula aussitôt ses cuisses puissantes autour de la taille fine de Randy qui lui sourit de nouveau avant de reprendre le baiser.

Ils restèrent ainsi un long moment avant que Randy ne se laisse tomber sur le dos sans lâcher celui de John qui le suivit en repassant à califourchon au-dessus de lui. Randy admira longuement la beauté de son compagnon qui le laissa faire, immobile, seul son regard bougeait et tout comme son corps, il exprimait l'amour et la passion dévorante qu'il avait pour lui ! Il resterait immobile aussi longtemps que Randy le désirait et ce dernier se sentit brûler d'amour comme au tout premier jour en comprenant que John ferait n'importe quoi pour lui. Alors il ramena son homme vers lui, le faisait s'allonger le long de son corps et il l'enferma à son tour entre ses cuisses musclées.

Viens mon ange. Souffla-t-il langoureusement à son oreille en l'attirant plus fortement à lui à l'aide de ses jambes.

John l'observa avec surprise, il avait cru que Randy mènerait cette danse-ci également mais il avait visiblement enfin décidé de lui faire confiance à 100%. Le cœur de John implosa de bonheur face à ce témoignage indirect de Randy et il se jeta sur ses lèvres et sa gorge avec frénésie sans prêter attention aux larmes qui coulaient soudain le long de ses joues. Randy passa ses doigts dans leur sillon avec inquiétude et chagrin mais John le rassura aussitôt.

Ce sont des larmes de bonheur, mon amour.

Alors, tu risques de pleurer beaucoup à l'avenir ! Lui répondit-il en les essuyant dans une douce caresse de ses pouces.

John rit doucement, toujours aussi ému et Randy le guida dans ses gestes pour qu'il commence à le préparer, toute la bestialité sauvage dont il avait fait preuve à leur arrivée avait disparu, Randy n'était plus que douceur et amour et John fondait dans ses bras, se repaissant de ses doux murmures et de ses gémissements de plaisir. John n'avait jamais été plus délicat que maintenant et Randy était aux portes du Paradis. Il grogna bruyamment de plaisir quand John s'immisça en lui et ils retrouvèrent instantanément la synchronisation parfaite qui les caractérisait.

John prenait tout son temps et Randy savourait chacune de ses allées et venues sans s'impatienter, John lui faisait l'amour, ce n'était pas de la baise et il se sentait baigner dans le feu de son amour pour lui. Il souhaitait que cet instant ne s'arrête jamais et il lui sembla que des heures étaient passées quand ils vinrent ensemble en hurlant le prénom de l'autre. John sortit en douceur et Randy s'agrippa à lui, le laissant faire comme à regret. Ils échangèrent un doux sourire plein d'amour avant d'aller se prendre une douche à deux.

Les hommes échangeaient des centaines de baisers langoureux tandis que l'eau coulait sur leurs deux corps magnifiquement musclés. Randy s'était aperçu depuis un moment que John avait maigri et il se promit de le remplumer très vite mais ses pensées furent vite dispersées par la reprise de son désir immodéré pour lui.

Regardant John dans les yeux, il s'aperçut qu'ils étaient là encore dans le même état d'esprit et John vint se coller à lui, l'enserrant dans ses bras avec force et passion, Randy avait toujours aimé quand John le tenait fortement contre lui et il sourit en se disant que ça non plus ça n'avait pas changé.

Il parcourut le corps de John du bout des doigts et des ongles, sa bouche et sa langue suivaient un parcours similaire et John se sentait brûler dans ses caresses, un tel plaisir doublé d'amour devait sans doute être interdit, son cœur ne pouvait pas résister à la charge émotionnelle qu'il subissait mais s'il devait mourir, il se dit qu'il ne pouvait pas rêver plus douce façon de le faire ! N'en pouvant plus, John mordilla son oreille avec désir et lui murmura : « Prends-moi »

Randy leva les yeux vers son visage totalement allumé, fou de désir et il lui mordit la lèvre inférieure en retour avant de commencer à son tour à le préparer avec douceur. Il prenait son temps pour s'assurer de ne causer aucune douleur à son compagnon à son tour et John le laissa faire en se consumant de plus en plus rapidement pour lui. Randy entra lentement et commença ses vas et viens avec encore plus de douceur que John plus tôt, il le traitait comme une poupée de porcelaine et ça faisait sourire John qui avait toujours eu l'habitude de la sauvagerie de Randy, même s'il prenait soin de ne jamais lui faire de mal, Randy n'avait jamais été aussi méticuleux et John s'attaqua à sa gorge en le mordillant pour le rendre fou et qu'il se laisse un peu aller lui aussi.

Vas-y bébé ! lui murmura-t-il à l'oreille d'un timbre saturé de désir.

Randy accéléra légèrement sa cadence et la fusion se fit de nouveau, alors John s'enroula étroitement autour de son homme, enroulant ses jambes autour de sa taille tandis que Randy reculait pour l'appuyer contre le mur. John se fit un peu plus animal à son tour et Randy hurla de plaisir quand ses ongles entaillèrent ses omoplates, il saisit ses lèvres dans un baiser passionné sans jamais arrêter ses coups de rein puissants qui comblaient John comme jamais !

L'eau commençait sérieusement à refroidir lorsqu'ils parvinrent à leur seconde apogée à l'unisson. Ils finirent de se laver rapidement et regagnèrent le lit, fatigués mais infiniment heureux et amoureux. Randy posa sa tête sur le torse de John, savourant le contact depuis longtemps oublié, ils restèrent ainsi un moment en silence, profitant de l'amour qui les liait avec que Randy ne dise :

John, ton cœur a des ratés !

Oui c'est un effet secondaire.

Comme pour les médicaments ? Demanda-t-il inquiet en levant la tête.

Voilà !

Randy reposa la tête et entendit un nouveau raté.

Ça recommence ! Paniqua-t-il

C'est normal !

C'est dû à quoi ? !

A l'effet que tu me fais, mon cœur va lâcher ! Sourit John

Mince !

Y a qu'un seul traitement à ça !

Lequel ?

Que tu m'embrasses comme un fou !

Petit malin va !

John rit doucement et Randy l'embrassa tendrement, si le cœur de John eut d'autres ratés, il ne les entendit pas et il le relâcha doucement avant de s'étendre à côté de lui.

Je t'aime ! Lui dit John avec passion.

Je t'aime aussi mon ange.

John lui sourit et répéta qu'il l'aimait avant de basculer sur le côté pour le regarder et sa main se posa sur son torse tandis qu'il commençait à lui répéter des « Je t'aime » dans une douce litanie, Randy le serra avec force contre lui, en caressant son épaule sans jamais se lasser des mots que prononçait John d'un timbre magnifique. Soudain John se tut et Randy se tourna vers lui, inquiet avant de sourire en voyant que John s'était simplement endormi, il le repositionna sur son torse en refermant les couvertures sur lui et John se blottit instinctivement contre lui tandis que Randy continuait à caresser son épaule dans un mouvement automatique. Il le contempla longuement, incapable de s'endormir et laissa John dormir de longues heures.

John se réveilla en milieu d'après-midi sous son regard et se redressa en demandant :

Tu n'as pas dormi ?

Non.

Tu avais peur que je disparaisse ?

Non, je ne pouvais pas me lasser de te regarder dormir.

John lui sourit tendrement et le prit à son tour dans ses bras en disant :

A mon tour de te regarder dormir Bébé.

Tu dois avoir faim non ?

Faim de toi toujours, mais ça peut attendre.

Randy lutta encore un moment contre le sommeil dans l'étreinte de John mais la fatigue eut raison de sa résistance et il sombra dans un sommeil paisible et heureux jusqu'au soir.