Il semblerait que mon dernier chapitre de prêt sera celui de Noël! Comment ça j'ai calculé exprès? Ben non! Un hasard total juré! ( je t'ai vu croiser les doigts) Mais quelle balanceuhhh! En tout cas, exprès ou pas, c'est Noël, l'heure pour moi de vous faire un petit cadeau signée Lilou avec ce chapitre, un peu bizarre ( c'est ce qui arrive quand on écrit pas dans l'ordre!) Oui ben hein! Mes muses sont capricieuses, j'y peux rien! ( Elles ont bon dos tes muses, je serais toi j'éviterais de les contrarier si tu veux réussir à écrire le 71 un jour) Pas faux. Donc comme je le disais, dernier chapitre de l'année, désolée mais il n'y en aura pas la semaine prochaine. Bonne lecture et joyeuses fêtes
Et comme toujours un grand merci à mes fidèles lecteurs et lectrices! gros poutoux!
Ne me dis pas de partir
Les plannings surchargés de prè-PPV forcèrent les deux hommes à se séparer de nouveau pendant trois longues semaines, ils s'étaient croisés brièvement lors d'un show mais n'avaient pas eu le temps d'échanger plus de deux mots et contrairement à leurs anciennes habitudes, ils n'avaient pas passé leurs soirées au téléphone ensemble, John ne se souvenait d'ailleurs même plus de la dernière fois qu'ils s'étaient appelés. Leurs conversations du soir lui manquaient, tout lui manquait chez Randy mais il doutait que la réciproque soit vrai. Il avait pourtant tout fait pour lui faire comprendre son amour, il avait tout tenté pour se faire pardonner et avait lamentablement échoué à chaque fois. Le lac était son ultime solution, c'était l'endroit préféré de Randy, c'était là qu'il l'avait emmené pour leur weekend, là que tout avait vraiment commencé à dégénérer, le ramener là-bas et lui renouveler une fois encore son amour lui avait paru une bonne idée et ça avait marché, enfin il l'avait cru mais ensuite ils avaient dû se séparer et il n'avait pas eu la moindre nouvelle de Randy. Il ne l'avait pas appelé lui non plus, refusant de se transformer en harceleur, s'il avait besoin de temps pour faire le point après tout ça, il le lui donnerait et il s'y était tenu, trois longues semaines de silence avaient passé et John avait eu bien du mal à lutter contre son envie de plus en plus dévorante de l'appeler ou même de lui envoyer un texto, n'importe quoi pour avoir un signe de vie en retour, juste un petit signe pour pouvoir entretenir l'espoir de retrouver son compagnon d'avant en la personne de Randy, le Randy qu'il aimait, celui qui l'accompagnait physiquement ou mentalement partout, le Randy qui le taquinait sans arrêt, celui qui le défiait et surtout celui qui l'aimait en retour sans la moindre peur.
John était dans une angoisse permanente depuis leur séparation après St Louis, il s'agitait nerveusement dès qu'il avait cinq minutes de libre, incapable de se détendre ou de détourner ses pensées de Randy, il vérifiait son portable deux cents par jour, rendant dingue ses amis et il avait même fait une crise de nerf lorsque son portable était tombé en panne de batterie. Phil lui avait passé le sien pour le calmer et John s'était rué au plus vite au stade pour recharger son propre portable mais là encore il n'avait pas sonné.
Quand ils s'étaient enfin retrouvés au stade, il avait espéré avoir le temps de lui parler, peut-être d'avoir un élément de réponse, il souffrait physiquement de l'absence de sa vipère, il avait tellement besoin de lui, il s'était rué à sa recherche, ne se calmant qu'en l'apercevant pour ne pas avoir l'air d'un fou furieux psychopathe, il avait pris le temps de marcher vers lui au lieu de courir vers lui et de le prendre dans ses bras comme il mourait d'envie de le faire. Résultat, il avait à peine eu le temps de le saluer qu'un technicien était arrivé pour lui demander de le suivre tout de suite, il s'était tourné vers l'intrus avec colère, s'apprêtant à le renvoyer vertement à ses câbles quand le regard d'avertissement de Randy l'en avait dissuadé, il avait ravalé sa colère et sa frustration, empêchant les larmes de rouler sur ses joues et avait suivi l'homme sans attendre. Ils ne s'étaient plus revus de la soirée et sans la présence apaisante de Phil, il se serait effondré nerveusement. Phil l'avait accompagné jusqu'à sa chambre d'hôtel, il avait posé sa main sur son épaule dans le parking juste à l'instant où il découvrait que Randy était déjà parti, tuant dans l'œuf la crise de nerf qui menaçait de surgir, il faudrait d'ailleurs qu'il lui demande comment il faisait pour débarquer toujours au moment exact où il avait le plus besoin de lui. Phil avait serré son épaule avec amitié et compassion avant de le diriger vers sa voiture et de monter avec lui, trop abruti par son chagrin, John n'avait pas remarqué qu'il avait une fois de plus délaissé Chris pour être à ses côtés et il avait démarré. Phil lui avait expliqué que Randy avait dû partir de bonne heure, pendant que John était encore sur le ring, il avait eu encore plus de mal à se refréner après ça, à ne pas appeler puisque Randy ne l'avait pas contacté pour le prévenir de son départ. Il rongeait son frein à se montrer aussi patient, il s'était promis de lui laisser toute la place qu'il voulait ou avait besoin mais cette nuit-là, il l'avait passée à la fenêtre de sa chambre à contempler les étoiles en rêvant de le serrer de nouveau contre lui.
Les trois semaines étaient enfin passées et John trépignait d'impatience à l'idée de revoir Randy pour une plus longue période, le stress était désormais à son plus haut niveau et si la vipère décidait de le repousser ce soir, John s'effondrerait pour de bon, un gosse pourrait le mettre par terre rien qu'en le poussant, s'il y avait bien une chose dont il était absolument sûr désormais c'est que Randy était tout pour lui, il ne pourrait jamais être heureux, entier et au meilleure de sa forme sans lui, il puisait en lui la force dont il avait besoin chaque jour pour faire son métier, pour vivre tout simplement! Il s'était garé dans le parking du stade avec appréhension, vérifiant son portable pour la 112 ème au moins de la journée mais il n'y avait toujours pas de messages de Randy et il soupira en le rangeant dans sa poche. Il sortit de la voiture et tomba nez à nez avec lui, son cœur manqua un battement avant de s'emballer lorsqu'il lui sourit tendrement. C'était le sourire qu'il adorait le plus, celui qu'il avait pour lui avant lorsqu'il se réveillait sous son regard ou lorsqu'il le laissait partir faire son match après l'avoir embrassé une dernière fois. Ce sourire lui donna envie de se ruer sur ses lèvres comme un fou mais il se contint au prix d'un effort surhumain et lui rendit son sourire à son tour. Ils entrèrent dans les vestiaires côte à côte en discutant de tout et de rien et John ne posa aucune question, pas même sur les raisons de son silence, il préférait se noyer dans sa voix, ses intonations veloutées en reprochant à sa mémoire de ne pas leur avoir rendu toute la grâce qui leur était due et ils se séparèrent au bout de dix minutes pour aller chacun dans leur loge. John souffrit en silence de voir son compagnon s'éloigner de lui mais il ne fit rien pour le retenir.
La soirée se déroula comme d'habitude, ils se croisèrent deux ou trois fois brièvement entre leurs matchs et interventions et chaque fois un sourire illuminait le visage de John, comme un gosse devant ses cadeaux de Noël mais il se tenait sagement en retrait, attendant un geste, un signe qui lui indiquerait que Randy l'avait bien choisi lui pour de bon et avait bel et bien accepté de le pardonner. Ils regagnèrent le parking ensemble avant de grimper dans leurs voitures et de rejoindre leur hôtel commun de la nuit. John raccompagna Randy à sa chambre comme à chaque fois que cette situation s'était présentée depuis leur rupture comme un vrai gentleman, il observait la vipère en se demandant ce qu'il devait faire ou dire, hésitant toujours à aborder le seul sujet qui lui tenait à cœur et Randy déverrouilla sa porte pour entrer, les espoirs de John allaient une fois encore voler en éclat lorsque ce premier se décala pour lui laisser le passage en l'invitant à entrer. John s'y engouffra immédiatement mais resta en retrait tandis que Randy ouvrait sa valise et préparait ses affaires sous son regard attentif, les minutes passèrent en silence et John commençait à se demander quoi faire de nouveau, il respira profondément pour se calmer et Randy se retourna pour lui sourire une nouvelle fois.
John se tenait immobile à quelques mètres de Randy, il ne pouvait le quitter du regard, ils avaient trop souvent joué cette scène depuis quelques semaines, son regard était brûlant mais sa voix avait un petit quelque chose de suppliant quand il lui demanda:
- S'il te plait. Ne me dis pas de partir, Randy.
La vipère s'approcha de lui de son pas hypnotique, John passa le bout de sa langue sur ses lèvres, mimique qu'il avait volé à son compagnon sans s'en apercevoir mais se tint immobile tandis qu'il franchissait les derniers pas les séparant.
- Si je te disais de partir, souffla-t-il à son oreille en le faisant frémir, comment ferais-je pour faire ça? Ajouta-t-il en glissant ses lèvres sur la joue de John avant de saisir ses lèvres dans un doux baiser passionné.
Il s'écarta doucement, John rouvrit les yeux, ses mains pendaient le long de son corps et ses yeux étaient emplis de chagrin, il semblait souffrir le martyr tandis qu'un soupir difficile quittait ses poumons. Randy passa ses mains derrière la nuque du plus petit et chercha une nouvelle fois ses lèvres, John serrait si fort les poings que ses ongles s'incrustèrent dans ses paumes mais il ne bougea pas plus que la première fois. Quand Randy se recula une nouvelle fois, le visage de John était crispé et sa voix était cette fois clairement suppliante quand il dit:
- S'il te plait bébé, ne joue pas à ça, je ne le supporte pas.
La vipère l'observa intensément pendant quelques secondes, troublée avant de répondre:
- Je ne joue pas, Johnny, reste, reste avec moi.
Il saisit sa main, le forçant à rouvrir ses doigts et glissa les siens à la place avant de l'emmener vers le lit, il lui fit faire demi-tour en douceur et le fit s'asseoir sur le bord du lit. John était toujours aussi immobile et la vipère avança pour se placer entre ses genoux, glissant ses doigts dans ses cheveux, caressant avant de les laisser filer vers sa nuque puis vers sa gorge, éveillant des sensations presque oubliées chez John, seul Randy avait le don de le faire se sentir si bien, si vivant sous ses doigts, il ne put retenir un soupir de bien-être avant de mordre sa lèvre nerveusement.
Randy lui sourit joyeusement, un rien espiègle, le sourire qu'il lui adressait, avant...
Il recula un peu et John leva la tête vers lui pour le voir réavancer et s'asseoir à califourchon sur ses genoux, ses mains reprirent leur place autour de sa nuque et de son visage dans un geste possessif et amoureux.
- Randy, je...
- Chuuuut... souffla la vipère en posant son doigt sur ses lèvres. Détends-toi.
- Mais, je veux pas que tu te forces, je...
- John, je ne me force pas, j'en ai vraiment envie, j'ai eu tout le temps de réfléchir pendant ces dernières semaines, c'est toi que je veux, je te veux toi devrais-je dire et pas que pour quelques heures par ci par là, je te veux pour la vie, je te veux pour toujours.
John releva la tête, il avait l'air apeuré et Randy recula un peu, plongeant dans son regard.
- Mais seulement si c'est ce que tu veux-toi, je peux aussi ne prendre que ce que tu veux que je te donnes et te laisser reprendre ta vie si c'est ton choix...
John ne parlait toujours pas, muet de stupeur et Randy pensa qu'il ne voulait plus de lui, il s'apprêtait à se lever en disant:
- Tu vas retourner avec elle hein? C'est elle qu'il te faut pas vrai?
- Qu'est-ce que tu racontes?
- Liz! C'est elle que tu veux!
- Bébé! Je comprends pas, c'est toi que j'ai choisi, tu le sais pas vrai?
- Tu le ... sais? Non? ... Tu en ... doutes?
- C'est pas vrai! Dis-moi que tu sais que c'est toi et toi seul que je veux!
- Non.
- Comment peux-tu en douter? Après tout ce qu'on a vécu à deux? La WWE, notre couple, les ennuis, les doutes, les ruptures et cette jalousie, tes cauchemars!
- Justement!
- Justement quoi?
- Mes cauchemars! Chaque fois, je rêvais que tu partais, que tu me laissais seul pour repartir avec une femme, je te voyais dans ses bras et vous partiez ensemble, tu me souriais une dernière fois de ton si beau sourire et vous disparaissiez.
- Pourquoi tu ne me l'as jamais dit?
- Parce que c'était idiot, tu étais dans notre lit, avec moi, tu me prenais dans tes bras et tu faisais tout pour me réconforter. Comment j'aurais pu te dire que c'était ma peur panique de te perdre qui me mettait dans cet état? Tu aurais pensé que j'étais trop possessif, trop jaloux et tu serais vraiment parti! Je pouvais pas te le dire!
- Tu aurais dû! Regarde où on en est maintenant! Si tu me l'avais dit, tout ça ne serait pas arrivé!
- Je suis désolé!
- Non, c'est pas ta faute Randy, si tu doutais de moi c'est que je ne t'ai pas assez montré que je t'aime, que je ne l'ai pas suffisamment dis pour te rassurer, c'est ma faute.
- Ne fais pas ça John, ne prends pas toutes les responsabilités sur toi, ce n'est pas de ta faute, c'est la mienne.
- Non, si je t'avais prouvé mon amour inconditionnel pour toi, on n'en serait pas là, c'est ma faute.
- Alors disons faute partagée ok?
- Ok mais en retour, je te promets une chose, je te prouverais mon amour si fort, je te dirais que je t'aime si souvent que tu ne pourras plus jamais douter de nous.
- Ce ne sera pas nécessaire John...
- Tu veux qu'on se marie?
- Hein?
- Est-ce que tu veux qu'on se marie?
- Oui, j'avais bien entendu la première fois, tu es fou? Qu'est-ce qui te prend? Tu ne veux pas te marier, pas après ton divorce, je sais bien que tu ne veux plus jamais retenter cette expérience.
- Pour toi je le ferais, si c'est ce dont tu as besoin pour te sentir rassuré, alors marions-nous!
- Non John!
- Pourquoi?
- Parce que ce n'est pas ce que tu veux, tu ne veux pas te marier et je ne te demanderais jamais de renoncer à tes convictions surtout pour un motif aussi puéril!
- C'est ce que tu veux alors je ne veux rien d'autre non plus.
- C'est toi que je veux et je t'ai déjà.
- Tu n'en es pas sûr, si tu as besoin qu'on se marie pour que tu en sois sûr, que je te le prouve, alors c'est d'accord!
- Tu viens de me le prouver mon ange!
John fut parcouru d'un frisson de joie en entendant son surnom favori retentir dans la bouche de son homme et il ne put s'empêcher de sourire.
- En renonçant à tout pour me prouver que tu m'aimais plus que tout. Poursuivit Randy. Et moi aussi je t'aime plus que ma vie alors je n'ai pas besoin d'un stupide bout de papier pour me le prouver. Je le sais maintenant, je le sais ici et là! dit-il en désignant son coeur et sa tête.
John l'embrassa immédiatement en le serrant fort contre lui et lui murmura en rompant le baiser:
- Je t'aime
- Je t'aime aussi Johnny.
- Je sais mais promets-moi une chose.
- laquelle?
- De ne plus jamais me cacher tes doutes ou des détails importants comme le contenu de tes cauchemars!
- Je te le promets!
John serrait les hanches de Randy, toujours sur ses genoux, dans ses larges mains, son front posé contre le sien, il relevait la tête de temps à autre pour lui voler un petit baiser et Randy souriait, au troisième baiser volé, il releva la tête et s'empara de ses lèvres à son tour dans un long baiser sensuel, si long que John perdit son souffle une nouvelle fois. Ils se séparèrent à bout de souffle, Randy lui offrit un sourire espiègle, ses yeux brillaient de malice quand il lui dit:
- J'ai gagné, t'as perdu ton souffle papi?
- Tu vas voir ! Grogna John en le basculant sur le lit en se plaçant à califourchon au-dessus de lui.
John pencha la tête pour l'embrasser à son tour, sans chercher à inclure la compétition dedans, ses lèvres dérivèrent sur l'os de sa mâchoire puis dans sa gorge, il lécha une zone particulièrement sensible et Randy gémit doucement tandis que ses propres mains parcourraient le corps musclé de son homme, soulevant son tee-shirt, s'accrochant à ses omoplates en dessinant chaque muscle qui saillait sous sa peau douce. John continuait son lent parcours de baiser, il avait atteint son ventre et s'amusait à souffler doucement sur sa peau pour faire naître des frissons, Randy ne se souvenait même pas du moment où John lui avait retiré son tee-shirt, prit au piège par les sensations délicieuses qu'il faisait naître au même moment.
La vipère replia ses jambes de chaque côté des hanches de son partenaire, privé d'appui son bassin bascula et Randy sentit le désir croissant de John mais il voulait rendre ce moment encore plus magique en ralentissant.
Randy débarrassa John de son tee-shirt immédiatement, il avait envisagé de le laisser sur son visage comme il l'avait déjà fait par le passé mais il tenait trop à voir les expressions de plaisir et de bonheur qu'il s'apprêtait à provoquer du bout de ses doigts et de sa langue.
Randy avait toujours été très doué à ce jeu-là, John étant extrêmement sensible, il n'avait aucun mal à trouver de nouvelles zones érogènes mais il revenait bien souvent aux premières qu'il avait découvertes et qui provoquait le maximum de réactions. Cena tentait désespérément de rester stoïque face au traitement de son homme, il ne voulait pas le laisser gagner aussi facilement une fois encore, mais Randy mordilla soudain dans le creux de ses cottes et John arqua violemment son corps en gémissant, les poings fermés tout comme ses yeux.
Il les rouvrit à temps pour voir Randy sourire ironiquement, il s'apprêtait à parler quand la vipère baissa le haut de son jean et de son boxer d'un geste rapide avant de s'attaquer à son membre à coups de langue, John grogna fortement en agrippant les draps de ses poings, il cria tandis que Randy prenait son membre en bouche, lui appliquant des coups de langue et des caresses si douces et enivrantes que John crut que son coeur allait s'arrêter pour de bon.
- Tu es un démon bébé! Râla-t-il en cherchant son souffle.
Randy leva les yeux vers lui, sans s'arrêter et il perçut tout son humour et son ironie dans son regard, il se moquait royalement de lui mais il adorait ça!
Randy consacra beaucoup de temps à prodiguer du plaisir à son compagnon, chaque fois que John avait tenté de lui rendre la pareille, la vipère l'en avait empêché en appuyant ses mots de son regard de prédateur et Cena s'était rallongé tandis qu'il parcourait son corps des mains et de la langue, alternant baisers et morsures légères. John était passablement excité, il se tortillait sous lui mais ne faisait rien pour lui faire accélérer la cadence. Randy glissa le long de son corps une nouvelle fois et posa ses lèvres dans le creux de l'aine avant d'aspirer fortement pour lui faire un suçon et John ne put s'empêcher de jouir. Mort de honte, il se redressa pour s'excuser mais la main ferme de Randy sur son ventre l'en empêcha et la vipère passa un nouveau coup de langue sur la marque qu'il venait de finir, ses yeux brillaient de bonheur et de fierté, la flamme de la possession brillait dans son regard et John ne l'en trouvait que plus parfait, il était entièrement à lui et pour la première fois depuis le début de leur histoire, John n'en éprouvait aucune peur, rien d'autre qu'un immense bonheur couplé au plaisir que Randy lui offrait.
Il se redressa sur ses genoux, toujours à califourchon au-dessus de John et se positionna pour que le membre à nouveau éveillé de son compagnon vienne heurter son entrée sans pour autant la pénétrer, John gémit d'impatience et Randy sourit avant de l'embrasser puis de mordre sa lèvre avec passion, Cena grogna en réponse, resserrant sa prise sur ses hanches avant de laisser ses ongles glisser le long du dos et des fesses de son homme toujours à moitié habillé à son grand déplaisir. Il s'attaqua immédiatement à son jean sans que Randy ne l'en empêche cette fois, les vêtements rejoignirent rapidement le tas formé par ceux de John et ce dernier reprit ses caresses et le passage délicat de ses ongles courts sur sa peau désormais à nue, le grand homme frissonna de plaisir et John sourit largement en retour.
Randy reprit sa place précédente, plus rien ne gênait désormais le passage mais Randy se contenta une fois de plus de reculer assez pour provoquer le contact mais pas plus. John mordit l'épaule de la vipère de frustration, un éclair de douleur traversa son beau visage vite remplacé par un rictus moqueur quand il recula d'un seul coup, enfonçant le membre de John de lui en une seule fois. Cena ouvrit la bouche de surprise, suffoqué par la sensation qu'il n'avait plus connue depuis de longs mois avant leur sortie à st Louis 3 semaines plus tôt et se cambra en respirant bruyamment. Il se calma pour ne pas faire souffrir son homme et se borna à rester tout aussi immobile que son partenaire malgré son envie dévorante de se montrer aussi sauvage et passionné qu'il l'était d'ordinaire. Randy glissa ses mains sous son torse et le souleva, le faisant s'asseoir, il plia ses jambes et tira un plus John pour qu'il soit au-dessus de lui désormais allongé sur le dos. Pas un instant, il n'avait rompu la pénétration de John, il plaça à son tour ses mains sur ses omoplates de John et d'un baiser fou lui fit signe qu'il pouvait bouger. John prit tout autant son temps que Randy alliant passion et douceur, leurs souffles courts se mêlaient sans cesse dans des baisers possessifs et exigeants tandis que leurs mains se liaient instinctivement et fortement. Le temps passait et John semblait inépuisable, comme s'il compensait son manque de contrôle un peu plus tôt, Randy se gardait bien de lui dire qu'il n'avait aucune chance de résister à ce suçon, il avait choisi la zone la plus érogène et érotique qu'il soit pour le marqué comme étant le sien et il avait souri en ne voyant aucune peur dans le regard de son compagnon. Ils étaient enfin l'un à l'autre entièrement.
John donna une poussée un peu plus forte en sentant la fin approcher et Randy s'agrippa fortement à ses omoplates ne se gênant pas pour le griffer au passage quand la jouissance les emporta dans un pur moment de bonheur. Ils s'embrassèrent avec tout l'amour qui les liait, les yeux brillants de bonheur et d'une alchimie enfin retrouvée.
Les deux hommes glissèrent sur le flan et John voulut se retirer mais Randy le serra fermement en lui disant à voix basse, un peu plus rauque que d'ordinaire:
- Reste.
Et c'est ainsi qu'ils s'endormirent totalement épuisés. Ils se réveillèrent quelques heures plus tard, toujours imbriqués et Randy eut son sourire lubrique que John aimait tant en lui faisant remarquer qu'il était de nouveau prêt, ils dormirent peu cette nuit-là comme s'ils voulaient à tout prix rattraper le temps perdu, incapable d'assouvir leur soif l'un de l'autre.
Le matin les trouva perclus de fatigue et douloureux mais plus heureux que jamais.
