Kikou tout le monde!
voici le chapitre 71, vi j'ai réussi à le finaliser à temps pour le publier cette semaine, j'espère qu'il vous plaira ( vu la galère que ça a été pour l'écrire) vous pouvez dire un grand merci à ma tortionnaire préférée, j'ai nommé Titoune, qui m'a demandé d'écrire ce chapitre et de ne rien faire d'autre ( pas d'opus, rien) tant qu'il ne serait pas prêt, sans elle cette fiction serait morte depuis longtemps et sans son immenseeeeee patience face à tout mes " j'abandonne", "j'arrête là ou je supprime" vous n'auriez jamais pu lire ces chapitres. Je vous souhaite à tous une très bonne et heureuse année, remplie de bonheur, de délires, de fictions à lire ( et à commenter, bonne résolution à prendre? ) et à écrire et tout ce que vous pouvez souhaiter pour cette année! bonne lecture et à très vite!
John se laissa tomber sur une chaise de la salle de déjeuner en grimaçant légèrement, il semblait complètement épuisé et son regard endormi était vide, Phil grinça des dents en le regardant, ce n'était plus possible à la fin ! Il fallait qu'il sorte John de cet état ! A l'instant où il se levait pour le rejoindre, Randy rejoignit John à la table, il avait l'air encore plus épuisé et lâcha un cri de souffrance en s'asseyant à son tour, John se tourna alors vers lui avec un air malicieux, un brin moqueur et Phil comprit soudain la réalité en se ruant vers eux !
Noooon, c'est pas vrai les gars ! Enfin ? Enfinnnnnnn !
Oui Philou et s'il te plait, un peu moins fort la crise de joie !
Pardon, on dirait que vous avez dignement fêté l'évènement en tout cas ! Vous avez des têtes ! Vous avez vraiment la tête dans le cul devrais-je dire !
Très drôle Phil, grogna Randy tandis que John éclatait de rire. Et toi ça te fait rire !
Evidemment !
Randy se déplaça sur sa chaise en grimaçant de plus belle et cette fois Phil joignit son rire à celui de John.
Attends que je prenne ma revanche ! Râla Randy.
Ben quoi ? C'est toi qui en redemandais sans arrêt ! Plus fort Chéri, plus vite ! Sérieux Phil, il me faudrait un entraînement commando pour avoir l'endurance de le satisfaire dans ces moments-là !
Phil explosa de rire et son Canadien les rejoignit à cet instant-là tandis que Randy virait au rouge pivoine face à l'hilarité de ses amis. Chris demanda des explications et Phil s'empressa de lui colporter les nouvelles et John dit avec un clin d'œil :
Quelle commère hein Ran' ?
Ça pour sûr, le tablier et le pot de cire pour la rampe du palier lui irait à ravir !
Oh c'est que ça charrie à deux en plus, le grand retour des Centon à ce que je vois !
Les centon ? Demandèrent-ils ensemble
Cena + Orton Cen-Ton
Ah ok ! c'est joli !
Oui, j'aime aussi, donc vous, vous êtes…
Les brokiaaaan ! S'exclamèrent-ils à l'unisson.
Ils sont pas mignons ?
Si très mimi ! les taquina Chris.
Les 4 amis déjeunèrent ensemble de bon appétit et dans une atmosphère particulièrement détendue, ils se taquinaient sans arrêt et malgré la répartie mondialement reconnue de Phil, ce dernier se retrouva plus d'une fois acculé par les plaisanteries de John et Randy. Ils avaient retrouvé ce que faisait d'eux un couple, si parfait si fusionnels, leur harmonie dans leurs déplacements et discussions était si criante désormais qu'un inconnu aurait pu les prendre pour des amis aussi proches que des frères jumeaux car comme toujours leur comportement en public était totalement neutre même si leur jambe était collée à celle de l'autre sous la table.
Randy grimaçait quand leurs fous rires le faisaient trop bougé sur sa chaise et réveillait la douleur d'une nuit peut-être un peu trop fêtée mais il ne regrettait rien même si les regards contrits de John par moment lui faisaient un peu mal au cœur, il lui souriait largement pour le réconforter, luttant contre son envie dévorante de le serrer dans ses bras et Phil donna un léger coup de coude à son homme pour lui faire comprendre qu'il était temps de laisser le couple se retrouver seul à seul dans leur chambre en attendant l'heure du départ pour le show du soir. Le Canadien inclina légèrement la tête, il sortit discrètement son portable de sa poche et fit sonner celui de Phil pour leur offrir l'ouverture dont ils avaient besoin pour quitter la table sans éveiller les soupçons de leurs amis et qu'ils se sentent obligés de rester avec eux au lieu de profiter de leurs retrouvailles. Phil décrocha et s'excusa pour prendre cet appel, il revint quelques minutes plus tard durant lesquelles il profita pour régler l'addition et dit à son homme qu'il allait devoir filer, Chris le suivit aussitôt et ils souhaitèrent une bonne journée à leurs amis en leur disant qu'ils se verraient cette nuit au stade. John et Randy les saluèrent joyeusement et quittèrent la table peu de temps après pour regagner leur chambre.
Alors à ton avis, qui était au téléphone ? Demanda Randy en souriant.
Hum, je dirais que c'était Chris.
J'en suis convaincu !
Ils sont mignons hein, Phil est vraiment plein de belles attentions, il faudra qu'on le remercie dignement !
Oui, surtout après tout ce qu'il a fait pour nous, pour toi, je lui en dois une à vie désormais !
John lui sourit avec un rien de tristesse et de contrariété avant de tendre la main vers lui en disant :
Viens, profitons de ce moment qu'ils nous ont offert avant de boucler nos bagages.
Hummm, tu as une idée précise derrière la tête ?
C'est possible oui !
Randy les dirigea aussitôt vers le lit et John se retrouva sur le dos sous lui avant d'avoir eu le temps de dire un mot, le jeune brun se saisit de ses lèvres dans un baiser passionné qu'il n'interrompait que pour les laisser respirer entre deux. Ses mains s'attaquèrent très vite aux vêtements de John qui l'interrompit lorsqu'il fut à moitié nu :
Doucement mon étalon sauvage, on bosse ce soir.
Tu vas quand même pas me refuser ça ?
Et si ! Mais t'en fais pas mon petit glouton, je vais pas te laisser affamer !
John inversa leurs positions et plaça Randy sur le dos en dessous de lui, très rapidement ses mains débarrassèrent le corps de son amant de ses vêtements avant de caresser langoureusement sa peau, son corps se couvrit de frissons et l'envie transparaissait dans chacun de ses gestes, Randy brûlait de désir pour John mais il se laissait faire, il avait raison, ils avaient un match chacun ce soir, John en avait même une deuxième de prévu, ils devaient se préserver surtout après les folies de la nuit.
La langue de John entra en action, parcourant son corps dans un tracé brûlant et Randy grogna fortement et tendant ses muscles, il devait se battre pour rester immobile et ne pas saisir John pour le prendre avec autant de sauvagerie qu'il en avait envie et il râla :
Mon ange, si tu continues à m'incendier comme ça, je ne réponds plus de moi !
Toujours aussi vorace hein, chéri ?
Encore plus maintenant.
Ok mais… c'est moi le chef ! Plaisanta-t-il en s'emparant de ses poignets pour les immobiliser.
Randy aurait beau se débattre autant qu'il le voulait, il ne pourrait pas lui échapper et ce premier le savait pertinemment, sa frustration crevait le plafond quand sans prévenir, John descendit sur son corps et saisit son membre en bouche. Randy hurla à la sensation surprise en donnant un grand coup de bassin que John avait anticipé puis il cessa de bouger pour laisser les commandes à John et lui faciliter les choses. Quand il atteignit son apogée quelques instants plus tard, il se dit soudain que la moitié de l'hôtel avait dû entendre ses cris de plaisir mais John n'en semblait pas gêné le moins du monde, au contraire son sourire était aussi béat que celui de son homme quelques instants plus tôt. Randy s'aperçut soudain qu'il était libre de se déplacer et observa John assis sur ses genoux, toujours à moitié vêtu et particulièrement à l'étroit dans son jean, il fronça les sourcils et agrippa la ceinture de son pantalon dans un geste brusque et puissant. Il tira fortement, faisant basculer John par-dessus lui et il se retrouva à son tour sur le dos à côté de lui.
Randy ! L'avertit John tandis qu'il se ruait sur lui.
Je vais être sage mon amour, c'est promis, mais j'ai quelque chose d'urgent à finir ici ! Dit-il en déboutonnant son jean et en le déshabillant totalement en à peine quelques mouvements.
Alors, comme Randy l'avait fait si souvent, il laissa sa passion et son désir quasi animal pour John passer dans ses mains tandis qu'il se faisait tendre et délicat dans ses autres mouvements, le contact avec la peau brûlante de son amant eut tôt fait de réveiller une nouvelle fois son membre et tandis qu'il embrassait passionnément John, il se glissa avec une douceur infinie en lui n'éveillant aucune douleur malgré leurs excès de la nuit, John grogna fortement et dit :
J'avais dit non.
Randy le regarda avec les yeux d'un gosse prit en faute qui se faisait gronder et baissa la tête en disant :
D'accord, excuse-moi.
Le sentant se reculer, John sourit et enroula ses jambes autour de son dos pour l'en empêcher et l'amener plus profondément en lui en soufflant :
Continue bébé !
Randy ne se fit pas prier mais se montra d'une grande prudence dans ses déplacements ce qui fit ricaner John, son homme ne l'avait plus traité comme une poupée de porcelaine depuis un bon moment, loin de lui l'idée de s'en plaindre, il aimait toutes les façons dont son homme pouvait lui faire l'amour même si celle-ci était de loin la plus amoureuse et langoureuse de son répertoire. Randy prit son temps et John s'agrippa fortement à lui en resserrant ses bras et ses jambes autour de son corps quand il hurla de plaisir une dernière fois, Randy joignit sa voix à la sienne et ils reprirent lentement leur souffle avant que John ne le relâche et qu'il ne se retire en douceur. Les yeux perdus dans le vide, encore brillant de passion, John fixait le plafond et murmura pour la dixième fois au moins de leurs ébats qu'il l'aimait. Randy sourit et l'embrassa une nouvelle fois en disant :
Je t'aime aussi mon ange. Allez viens !
Il lui prit la main et le sortit du lit pour le tirer vers la douche où ils partagèrent un moment tendre et complice avant de quitter la chambre pour prendre la route pour le stade. Randy éclata de rire en découvrant le coussin que John avait placé sur le siège passager qui lui était destiné puisque John s'installait au volant et il s'installa lui-même confortablement tandis qu'il se mettait en route.
Tu es vraiment un amour mon ange ! Dit Randy en posant sa main sur la cuisse de son homme.
Je pense aux petites fesses de mon chéri ! Plaisanta-t-il.
Ils firent le trajet dans la bonne humeur en se taquinant comme ils l'avaient toujours fait, pourtant John se faisait lointain par moment quand il se mettait à réfléchir dès que Randy se taisait. La vipère l'avait remarqué et il connaissait bien assez son amant pour savoir que quelque chose le préoccupait, quelque chose dont il ne lui parlait pas, il allait lui laisser son espace pour résoudre son problème par lui-même mais s'il voyait que John ne s'en sortait pas, il viendrait lui poser la question.
La soirée se passa excellemment bien, John était bien dynamique que jamais et Randy ne fut pas en reste, le public était en feu à leur passage et ils quittèrent le stade ensemble en ayant l'impression d'être des dieux mais pour l'heure, le seul dieu qui semblait vraiment les intéresser était Cupidon et ils avaient à cœur de lui rendre hommage à toutes heures de jour et de la nuit, dès qu'ils avaient un instant de libre, ils en profitaient pour consumer leur union une nouvelle fois et les Brokian ne se gênaient pas pour les mettre en boîte à ce propos, leur disant qu'il fallait mieux prendre rendez-vous désormais avant de frapper à leur porte ou de les appeler. John et Randy en riait mais ils pataugeaient dans le bonheur et leurs amis étaient aussi heureux qu'eux de les voir si bien ensemble.
Malgré tout, une ombre restait au tableau, Randy avait eu beau laisser autant de place que nécessaire à John pour résoudre son souci, il n'y était visiblement pas parvenu et chaque fois qu'il avait tenté de le faire, il s'était mis à s'éloigner physiquement comme mentalement de lui. Malgré la douleur que cela provoquait chez lui, Randy n'avait jamais rien dit, même quand il se réveillait au milieu de la nuit et découvrait que John avait déserté ses bras pendant son sommeil. La première fois, il s'était dit que John avait simplement bougé en dormant mais toutes les autres fois où il s'était réveillé, John dormait le plus loin possible de lui et il avait plus d'une fois surpris son regard hanté quand il le réveillait au matin en faisant fi de la douleur de plus en plus forte qu'il ressentait à voir John le fuir si souvent désormais. Pourtant la journée, John était fusionnel avec lui, il était comme le prolongement de lui-même d'ailleurs mais dès qu'il avait un instant de calme, dès que Randy se taisait, dès qu'il devait s'éloigner, John replongeait dans ses réflexions et s'éloignait de lui.
6 jours passèrent ainsi, la sixième nuit, alors que John reposait tranquillement sur son torse après une énième soirée de folie et d'ébats joyeux, Randy le sentit une nouvelle fois s'éloigner mentalement et bien qu'il n'ait pas bougé de son torse, il savait que John n'attendait qu'il ne s'endorme pour le faire. Son cœur se tordit une nouvelle fois et il soupira avant de dire :
D'accord, ça suffit maintenant, dis-moi ce qu'il y a !
Hein ?
Te fiche pas de moi John, on s'est promis de plus se mentir, de plus avoir de secrets l'un pour l'autre, tu t'en souviens ?
Bien sûr !
Ça fait 6 jours que je te laisse faire maintenant, que je vois que tu as un problème, j'ai tenté de te laisser le résoudre seul mais à priori tu n'y arrives pas, alors dis-moi de quoi il s'agit.
John leva la tête pour le regarder dans les yeux, la main de Randy reposait toujours sur sa hanche mais avec de moins en moins d'assurance, il avait peur, John le voyait distinctement, peur de ce qu'il allait lui dire et pourtant il le lui avait demandé, parce que résoudre ce souci comptait plus que de préserver son cœur et rien que pour ça, John l'en aima davantage et l'embrasement de son cœur réveilla une fois encore la question qui le taraudait depuis des semaines.
Il se redressa et s'assit en tailleur sur le lit, se faisant, il se tenait à un mètre facilement de Randy qui frissonna de froid et de solitude, il se sentait idiot une fois encore, John était là, à portée de main, oui il était là mais quelque chose dans son regard et son attitude lui disait qu'il était toujours hors de portée de lui.
Je t'écoute mon chéri, dis-moi ce qui ne va pas. Demanda-t-il d'une voix peu assurée
Randy, durant les 3 semaines qui ont suivi notre voyage au lac, tu n'as jamais donné de nouvelles, pas un coup de fil, pas un sms et le seul soir où on a été dans la même aréna, tu as fui avant la fin de la soirée, pourquoi ?
Pourquoi n'as-tu jamais appelé toi non plus ?
Parce que je t'ai senti t'éloigner cette nuit-là chez toi, je me suis dit que tu n'étais pas encore prêt, que tu avais cédé à la passion et non pas à l'amour et que je devais te laisser plus de temps pour réfléchir. Et toi, c'est quoi ton excuse ?
Randy eut l'air pensif soudain et John le laissa plonger dans ses pensées en attendant patiemment sa réponse, il savait mieux que quiconque qu'il ne fallait mieux pas brusquer Randy pour obtenir une réponse à une question difficile.
Ils dormaient dans sa chambre de St Louis, c'était l'après-midi, ils étaient épuisés, surtout John qui avait conduit toute la nuit pour arriver chez lui et les 3 rounds suivants avaient achevé de l'épuiser, il s'était endormi lové contre lui, il souriait même dans son sommeil. Randy lui l'avait regardé dormir de longues heures, son regard dérivait sur sa chambre, laissée en état après leur dernière visite ici ensemble, la banderole était toujours là et il se demanda quel avenir il pourrait offrir à son chouchou, ou bien était-il loulou, qu'avait-il John déjà à ce propos ? Il se souvenait encore de son regard, du timbre de sa voix, il se souvenait de sa douleur et du zeste de supplique qui perçait derrière l'humour qu'il avait tenté d'utiliser ce jour-là : « je pensais que c'était toi chouchou et que j'étais loulou » Cette banderole n'avait plus la même signification pour lui depuis que John avait dis ça, elle représentait l'échec, la douleur et il doutait de leur avenir ensemble, il aimait John de tout son cœur mais était-il vraiment celui qu'il lui fallait même si John avait tout fait pour le récupérer, pour reformer leur couple et leur donner une seconde chance, Randy était-il vraiment l'homme qu'il lui fallait pour le rendre heureux toute sa vie ?
Ses yeux s'étaient ensuite posés sur la bassine désormais vide sur la table de chevet, le gant de toilettes ensanglanté s'y trouvait toujours lui aussi porteur d'un autre souvenir, Liz… John avait besoin d'une femme dans sa vie, une future mère, une bonne épouse, il ne pouvait rien lui donner de tout ça et il craignait de gâcher la vie de John, son avenir, il craignait même qu'il ne devienne aigri et malheureux à ses côtés parce qu'il savait qu'il ne reviendrait pas sur sa décision même s'il venait à la regretter par la suite, John était bien trop loyal et pugnace pour ça, jamais il ne trahirait sa promesse d'être à ses côtés à vie. Mais si John se trompait ? S'il n'était pas celui qu'il lui fallait pour toute une vie ? Il lui avait demandé lors de leurs retrouvailles après 3 semaines de séparation, il avait très clairement demandé s'il allait retourner avec Liz et John avait semblait atterré avant de lui proposer de l'épouser. L'épouser ? Vraiment ? Lui qui refusait de se réengager après Liz lui avait proposé à lui Randy Orton d'en faire son époux ?
Le silence devait durer depuis trop longtemps parce que John soupira doucement avant de quitter le lit et Randy se tourna brusquement vers lui, terrifié à l'idée qu'il ne parte pour toujours, alors, il prit réellement conscience de la profondeur de ses sentiments pour lui, John ne pouvait pas le rendre plus heureux qu'en lui proposant cette union, il ne pouvait pas faire mieux pour le rassurer, à lui d'en faire autant.
J'avais besoin de réfléchir un peu John.
Je m'en suis douté. Tu veux revenir sur ta décision ?
Non ! Jamais de la vie, je t'aime John, plus que ma vie et je veux partager la tienne jusqu'à mon dernier soupir !
Je t'interdis de mourir avant moi bébé ! S'exclama John.
Je te promets d'essayer d'accord ? Rit doucement Randy.
Alors, tu veux toujours de moi ? Pas que pour de la baise ?
Je veux de toi plus que jamais, j'adore nos moments à deux mais ils ne sont que la cerise sur le gâteau crois-moi, si c'était pour du cul, j'irais voir un gigolo !
John explosa de rire à l'image de Randy payant un gigolo lui qui pouvait avoir toutes les femmes et tous les hommes du monde d'un simple claquement de doigts.
Alors pourquoi as-tu disparu le soir où on s'est enfin revu ?
Oh ! C'est vrai, je t'en ai pas parlé ensuite !
Ben non.
Becky a accouché d'un petit garçon ce soir-là, Nolan.
Randy sortit son portable de son jean abandonné à côté de son lit et montra les photos qu'ils avaient pris ce soir-là, il avait pris des photos de sa sœur et du bébé ensemble puis du père et de l'enfant, la dernière était une photo de lui avec le bébé dans les bras à côté de sa petite sœur et John admira longuement cette dernière photo, son homme était si beau dessus, si heureux.
Il est magnifique mon chéri, dommage que tu ne m'en ais pas parlé, j'aurais pu envoyer un cadeau de naissance à Becky et l'appeler, il faudra que je m'en occupe dès demain !
Je suis désolé chéri, j'aurais dû te le dire.
Hum, tu es si beau sur cette photo avec le bébé !
Randy ne répondit pas et John se tourna vers lui, détournant enfin
Randy chéri, je sais pourquoi tu ne m'en as pas parlé.
Je … je pourrais pas te donner ce bonheur-là mon ange, je sais à quel point tu aimes les enfants, je ne veux pas te priver de ce bonheur.
Pas plus que je ne pourrais te donner d'enfants bébé mais je le savais déjà quand je t'ai choisi, je le savais depuis le premier jour et ça ne m'a jamais posé de problèmes si ça t'en pose un mon amour, sache qu'il existe des tas de solutions pour ça désormais.
Je sais c'est juste que…
Juste que quoi ?
Je ne serais peut-être pas capable de t'offrir tout ce dont tu as besoin Johnny ! dit Randy avec chagrin.
Bébé, tout ce que je veux c'est toi.
…
Seulement si c'est ce que tu veux, je comprendrais si tu décides de changer d'avis encore une fois, je te laisserais partir pour assurer ton bonheur.
Tu fais mon bonheur.
Je sais que je t'ai fait beaucoup de mal que je ne pourrais jamais me pardonner mais je te promets de passer le restant de mes jours à essayer de me faire pardonner si seulement tu acceptes de me laisser partager ta vie, même si ce n'est qu'un tout petit morceau, je m'en contenterais.
John, il n'y a rien à pardonner, on a commis tous les deux de grosses erreurs, on en a payé le prix en se détruisant mutuellement. On savait que ça ne serait pas facile et la suite sera peut-être aussi compliquée mais une chose est sûre, je veux que tu partages ma vie et pas un minuscule bout, je te veux à 100%
A 100% ?
Ça veut pas dire que je te laisserais pas vivre ta vie loin de moi, que je serais sans arrêt collé à toi, je, non…
Je sais ! J'ai compris et c'est d'accord. Merci Randy, merci de m'offrir de nouveau une place dans ta vie et peut-être dans ton cœur.
John en amour, il n'y a pas de merci et tu as toujours été dans mon cœur, j'ai attendu avec impatience ton retour dans ma vie.
John l'embrassa tendrement en le prenant dans ses bras, il enfoui ensuite son visage dans le creux de l'épaule de Randy en inspirant son odeur à fond :
Tu m'as tellement manqué murmura-t-il.
Toi aussi, j'ai tellement peur que ça ne soit qu'un magnifique rêve et que tu disparaisses si je te lâche.
Je ne disparaîtrais plus, je te le promets, je serais avec toi physiquement ou mentalement ou que tu ailles, en permanence.
Tu n'as pas peur que je te rende de nouveau prisonnier ?
Ce n'est pas de toi que j'étais prisonnier, mais de mes peurs et je les ai enfin vaincues, avec toi, je n'aurais plus jamais peur.
John ?
Oui ?
Je t'aime.
Mmmm, je t'aime aussi.
Dis-le encore.
Je t'aime Randy, je t'aime mon RKO, mon seul et unique amour.
