Chapitre 74

Les deux couples se retrouvèrent à la sortie des vestiaires après leurs douches respectives, c'était la dernière soirée de présence pour Phil avant son opération qui devait avoir lieu le surlendemain. La nervosité du natif de Chicago se faisait sentir et John et Randy vinrent rejoindre leurs amis pour leur dire au revoir et détendre un peu l'atmosphère. Ils discutèrent de tout et de rien pendant un bon moment et Phil observait le comportement du couple attentivement. John se tenait légèrement en retrait derrière Randy et se montrait encore moins tactile que d'habitude avec son homme lorsqu'ils étaient en public et Phil fronça les sourcils en dévisageant Randy qui lui répondit d'un regard ferme pour lui signifier que ce n'était pas ses affaires. L'échange n'échappa pas à John qui secoua doucement la tête en regardant son ami de toujours pour lui demander à son tour de laisser tomber. Si cette demande contraria la commère officielle des 4 amis, il n'insista pas et la conversation reprit de plus belle. John s'efforça de faire rire le blessé et y parvient assez bien et quand ils décidèrent de se séparer pour la nuit l'ambiance était au beau fixe. John aurait bien proposé de sortir boire un verre tous ensemble mais il savait d'avance que Chris et Randy s'y y seraient opposés compte tenu des consignes de repos des médecins.

John et Randy firent la route ensemble comme toujours, Randy s'empara du volant sans demander l'avis de son compagnon qui s'installa côté passager sans protester. Il posa sa main sur la cuisse de Randy comme il le faisait souvent lorsqu'il conduisait, un geste tendre et affectueux qu'il faisait sans réfléchir depuis un moment maintenant. Ça avait surpris Randy la toute première fois mais il avait aussitôt décidé qu'il aimait bien ça et avait souris à John en retour. Ce soir, c'était surtout une demande de paix que John faisait sans s'en apercevoir, il était tendu depuis son altercation avec Randy. Il connaissait assez son homme pour savoir qu'il était toujours en colère contre lui, rien que sa façon de s'emparer du volant sans un mot en disait long.

John repensait à la déclaration de Randy sur le fait que désormais il s'occuperait de sa santé, il connaissait cette expression dans un tout autre sens et il était loin d'être positif mais il savait que Randy l'avait dit dans un sens littéral et il n'était pas sûr d'apprécier ça, il était même sûr qu'il n'était pas d'accord tout bien réfléchi. Randy avait gagné cette bataille sans même avoir besoin de négocier vu qu'il était encore sous le coup de cette mini dispute mais il n'emporterait pas la guerre aussi facilement, foi de Johnny, il ne se rendrait pas sans se battre et il sourit d'avance en pensant à ses frasques à venir.

Les deux hommes allèrent à leur chambre toujours en silence, Randy avait voulu s'emparer du sac de John pour le monter mais le leader de la cenation s'y était opposé en agrippant son sac avec assez de force pour empêcher Randy de lui prendre. La vipère avait été mécontente, elle était encore plus possessive et protectrice envers John que Randy et elle l'avait incité à insister quitte à se battre mais le jeune homme avait refusé le combat et laissé son sac à John à condition qu'il le porte sur son épaule droite. John avait accepté immédiatement et ils étaient maintenant tous les deux dans l'immense suite qu'ils s'étaient réservés, elle comportait deux chambres avec salle de bain réunies par un salon mais ils n'utiliseraient qu'une seule des chambres comme d'habitude, ils veillaient à maintenir les apparences d'amitié entre eux des avis du public, personne n'avait besoin de connaître leur relation en dehors de leurs amis les plus proches et aussi, du meilleur ennemi de John, Brock Lesnar. John examina rapidement les deux chambres faites à l'identique et haussa les épaules en demandant :

Laquelle tu préfères ?

Choisis, c'est les mêmes.

Alors va pour la bleue dit-il avec un sourire léger.

Randy le regarda une longue minute en se retenant de soupirer, la tension était déjà à son comble, inutile d'en rajouter, il se demandait même si John n'allait pas faire chambre à part cette nuit, ça n'était jamais arrivé même quand ils se disputaient, John se contentait de dormir loin de lui mais dans le même lit mais Randy ne tenait jamais rien pour acquis, John non plus visiblement vue son attitude. Il semblait inquiet et hésitant, comme s'il craignait de nouveau de le perdre, ce n'était pas la première fois que John réagissait ainsi. En fait, à chaque dispute ou désaccord, John se recroquevillait intérieurement à l'idée de le voir le quitter pour de bon et Randy détestait ça. Il détestait que John soit en permanence sur la sellette avec lui, il détestait que leurs débuts très difficiles continuent à gâcher leur présent idyllique, simplement parce que John pensait qu'il n'était pas assez bien pour lui.

Déshabille-toi bébé et allonge-toi sur le ventre s'il te plait.

John hocha la tête et s'installa comme demandé sur le lit, il plaça ses immenses bras sous sa tête et attendit que Randy ne le rejoigne avec un tube de crème anti inflammatoire. Il s'assit à califourchon sur les hanches de John qui gémit doucement avec un clin d'œil appuyé.

J'adore cette position bébé, mais tu es bien trop habillé là.

Oh je sais chéri mais l'attente est encore meilleure !

John rit doucement, il savait que Randy se contenterait de le soigner ce soir mais le fait qu'il soit entré dans son jeu était bon signe malgré tout, ça signifiait que la colère était retombée. Tout irait bien, au moins pour cette nuit, le soulagement l'envahit et il se laissa masser le dos par son amant sans bouger ni protester lorsqu'il insista longuement sur une zone particulièrement douloureuse. Il fit pénétrer totalement la grande quantité de crème qu'il avait mis et John somnolait légèrement lorsqu'il eut fini.

Merci bébé.

De rien mon amour, tu te sens mieux ?

Oui, grâce à tes mains magiques !

Que veux-tu , je suis le meilleur !

Et le plus modeste aussi ! Ricana John

Tout le monde le sait ça.

C'est mondialement reconnu ! Explosa de rire John en le regardant se pavaner.

C'est le souvenir que je laisserais à tout le monde après ma mort dans 3 ou 4 siècles, tout le monde dira, il était d'une modestie !

Non, non chéri, la modestie deviendra la Randy Orton d'ici là.

La Randy Orton ? mouais ça me plait bien !

Je l'aurais jamais deviné !

Allez, au lit bébé maintenant, je te ramène ton cachet.

D'accord. Hum… bébé, tu as toujours mon attèle de quand Brock m'avait blessé ?

Oui dans mon sac pourquoi ?

Ça…ça te rassurerait que je la porte cette nuit ?

Randy observa John attentivement, si John proposait ça c'est qu'il avait plus mal encore qu'il ne le pensait, ou bien plus probablement qu'il voulait lui offrir un gage de paix en acceptant qu'il lui immobilise le bras juste pour qu'il soit rassuré. C'était peut-être un mélange des deux, il ne pouvait pas en être sûr mais quelle qu'en soit la raison, Randy ne pouvait pas laisser passer cette chance.

Oui…j'aimerais beaucoup.

Alors prends la aussi.

Merci bébé.

John lui sourit tendrement et se retourna sur le dos avant de s'asseoir, il prit le cachet que lui tendais son amour et le laissa placer l'attèle sagement. Randy s'assura qu'elle tenait bien en place et qu'elle gênerait le moins possible John durant son sommeil avant de se préparer à se coucher à son tour. Il éteignit la lumière après un dernier baiser amoureux et s'allongea près de John qui gisait immobile sur le dos. Il avait envie et besoin d'un câlin mais n'osait pas le réclamer, trouvant une telle demande gênante pour un homme.

Randy était parfaitement conscient du trouble de John mais il ne savait pas pourquoi il se sentait mal à l'aise, ils étaient ensemble dans le même lit comme chaque nuit qu'ils avaient pu partager ensemble mais John n'était pas collé à lui comme d'ordinaire. Il lui fallut quelques instants pour calculer que John se nichait contre lui immédiatement après qu'ils aient fait l'amour mais ce soir, ils avaient sauté cette étape et John n'osait pas s'installer sur lui, intimidé malgré lui.

Bébé, j'ai froid sans toi sur mon torse, tu viens ? Demanda Randy avec un sourire.

Bien sûr mon amour, je vais te réchauffer !

John s'installa immédiatement à sa place favorite, juste dans le creux de sa gorge en poussant un petit gémissement de bien-être et Randy l'aida à positionner son bras en attèle sur lui pour qu'il soit le mieux installer possible. Le grand brun sentit aussitôt la tension disparaître du corps de John et commença à caresser ses cheveux tendrement jusqu'à ce qu'ils s'endorment tous les deux.

Will entreprit de bander soigneusement le genou de Phil après l'avoir longuement massé avec de la crème anti inflammatoire, il avait appliqué une compresse d'alcool sous le bandage pour diminuer le gonflement de l'articulation. Pendant ce temps, Phil n'avait quasiment pas parlé, il semblait contrarié et inquiet et Will savait bien quel été son sujet de préoccupation et ce n'était pas l'opération à venir.

Ils vont bien chéri.

Comment tu peux en être sûr ? Tu as vu le comportement de John !

Et j'ai vu celui de Randy, il va veiller sur lui et faire que tout aile bien.

Mais je déteste quand John est aussi réservé et craintif envers Randy !

Et crois-moi Randy déteste ça aussi, il dit qu'il a l'impression d'être face à un homme battu qui s'attend à prendre une raclée.

C'est tout à fait ça ! S'exclama Phil en découvrant soudain pourquoi l'attitude de John l'avait autant mis mal à l'aise. Tu crois quand même pas que…

Phil ! Tu connais Randy enfin ! Il peut être caractériel, borné et un peu brutal dans ses comportements mais jamais il ne lèvera la main sur John, tu peux en être sûr !

C'est déjà arrivé pourtant !

Oui et on sait tous les deux que ce sont les erreurs qu'ils regrettent le plus dans leurs disputes et que ça ne se reproduira pas.

Oui…tu as raison mais …Randy a été dur avec John tout à l'heure, il voulait juste jouer.

Et Randy est comme moi, il ne joue pas avec la santé de son homme !

Je suis sage moi !

Oui, toi oui, John non donc Randy doit être ferme pour pouvoir soigner son amour alors que moi j'ai la chance d'avoir le plus beau trésor du monde ! Dit Phil en l'embrassant tendrement.

C'est moi le plus chanceux bébé ! Tu es l'homme parfait pour moi et je t'ai pour moi tout seul !

Rien qu'à toi mon ange, pour toujours et encore plus pendant les 2 semaines à venir !

C'est vrai ça ! On va pouvoir se voir beaucoup plus encore ! En fait, qui me remplace pendant mon arrêt ?

A ton avis ?

Nan…t'es sérieux là ?

Pourquoi crois-tu que Randy soit aussi à cran sur l'état de santé de John ?

Ils pouvaient pas prendre quelqu'un d'autre pour changer ?

Tu sais bien que c'est toujours John qui remplace les catcheurs principaux, surtout les face comme toi !

Fais chier ! Et il se repose quand au juste lui ?

Je sais pas chéri, Randy veut négocier des vacances après ton retour.

Pourvu qu'il les ait !

Oui, allez mon ange, il faut dormir un peu, demain on s'envole pour le Tennessee.

Je sais oui merci.

Et je veux que mon chaton soit en pleine forme pour ce voyage.

Tu as une idée en tête toi !

Ahah ! tu verras demain, pour l'instant dors mon amour !

Veux savoir ! Dit-il avec un air enfantin et boudeur qui fit rire Will.

Tu sauras demain.

Alors je dors pas na !

Alors pas de surprise demain !

Pfff c'est pas juste !

L'expression de Phil fit rire Will aux éclats, il était tordant à bouder comme un gosse et il ébouriffa ses cheveux, lui donnant un air encore plus jeune et mignon. Il le serra dans ses bras avec amour et le garda contre lui, il entendit bientôt Phil bailler et l'installa confortablement pour la nuit. Très vite, il dormit comme un ange sous le regard protecteur de l'homme de sa vie.

Le lendemain, le couple s'envola comme prévu pour le Tennessee, dans l'avion ils diffusèrent le dessin animé Le roi lion et Phil le regarda avec plaisir. Lorsque le jeune Simba demanda à son oncle s'il allait aimer sa surprise, Phil se tourna vers son homme pour lui poser la même question d'un regard joyeux. Will sourit largement en répondant : « pas à en mourir par contre, je te l'interdis ! » Le Chicagian ricana et regarda le reste du dessin animé, pressé d'arriver à destination, comme un vrai gosse.

Quand ils arrivèrent, Phil avait tout d'un gosse en découvrant qu'ils allaient au salon du comics book, il sautait dans tous les sens pour tout voir à la fois et Will le suivait en riant. Ils passèrent une bonne partie de la journée sur place avant que le Canadien n'emmène son homme dans une fête foraine pour finir la journée parfaite qu'ils venaient de passer. Phil s'amusa tellement qu'il en oublia son opération du lendemain et il sourit en mordant dans une barbe à papa plus grosse que sa tête. Will était aussi heureux que son homme, uniquement de le voir joyeux et détendu et lorsqu'ils arrivèrent à l'hôtel, morts de fatigues, Phil souriait toujours en rebondissant assis sur le lit. Il attira Will vers lui pour l'embrasser passionnément en le remerciant une fois encore et leurs vêtements finirent rapidement au sol pour un remerciement plus en profondeur…

John se réveilla tardivement le lendemain matin, toujours niché sur le torse de Randy qui jouait doucement avec ses cheveux en attendant son réveil. Le leader de la cenation lui sourit avant de lui voler un baiser.

Bonjour bébé !

Salut mon ange, bien dormi ? Demanda Randy.

Très bien comme toujours quand tu es avec moi !

Tu sais que je t'aime toi ?

Oui je sais ça, j'en ai de la chance et tu sais que je t'aime encore plus ?

Ah ça c'est impossible !

Que tu dis ! Rien n'est impossible pour super cena ! Ricana ce dernier

Justement comment va super cena ce matin ?

A merveille bébé ! Grâce à toi.

Alors on va pouvoir faire un peu de gym aujourd'hui ? Demanda Randy en caressant doucement les fesses de son homme.

Autant que tu veux ! Hier aussi on aurait pu.

Nan, hier il te fallait du repos, aujourd'hui je peux t'épuiser.

Oh ne sois pas aussi prétentieux Randy, il en faut beaucoup pour m'épuiser !

Je relève le défi !

Sans attendre, Randy glissa ses doigts vers l'entrée de John, il glissa son pouce en lui et sourit de l'entendre grogner à l'intrusion, il lui laissa quelques secondes avant de remplacer son pouce par deux de ses doigts qui filèrent immédiatement stimuler sa prostate. John était toujours niché sur son torse dans la même position que pour dormir et Randy ne l'avait pas laissé bouger, son sourire se fit carnassier à la réaction de John. Il savait que son homme était câlin et assez lent à passer au désir au réveil, il aimait prendre son temps mais Randy ne lui laisserait pas cette chance, il l'avait défié, il allait en payer le prix.

John gémit fortement à la stimulation, son corps s'agitait incapable de décider s'il en voulait plus ou s'il voulait échapper aux doigts agiles de Randy et il jouit avant d'avoir réussi à prendre sa décision.

AAAAAHHHH bébé ! hurla John de toutes ses forces.

1er round. Ricana Randy en embrassant ses cheveux.

Sans lui laisser le temps de récupérer, Randy se saisit du membre de John et commença à le caresser, son compagnon sursauta et tenta de se reculer mais l'étreinte de Randy se raffermit, alors il essaya d'attraper sa main pour l'arrêter, il était trop sensible pour recommencer aussi vite et Randy le savait, il sourit en regardant les efforts de John pour lui échapper et attrapa le poignet de John à son tour, puisqu'il s'agissait de sa seule main de libre à cause de l'attèle, son homme était désormais sans défense, à son entière merci et il se sentit durcir à cette idée en utilisant son autre main pour poursuivre ses caresses de plus en plus poussées. John gémit en se mordant la lèvre fortement, la sensibilité de son membre rendait les mouvements de main de Randy presque douloureux mais accroissaient étrangement son plaisir et il finit par accompagner les déplacements de son homme au lieu de chercher à se libérer. Randy en profita pour lâcher le poignet de John et utiliser sa deuxième main pour stimuler ses bourses et le plus petit des deux hommes ne tint pas longtemps à ce traitement avant de jouir une nouvelle fois.

John respirait vite et son rythme cardiaque devait frôler le sommet de l'Himalaya, ses yeux étaient fermés de plaisir, aussi ne vit-il pas Randy lubrifier son propre membre avant de tirer John à califourchon sur lui le faisant s'empaler sur lui par surprise.

Aaaaah chéri, doucement ! laisse-moi respirer quand même.

Déjà épuisé chouchou ?

Bien sûr que non mais je ne suis pas une machine, il me faut un peu de temps de récupération entre deux rounds quand même !

C'est pas grave si le petit Johnny est pas encore prêt, je vais l'aider t'en fais pas mon ange mais je pouvais plus attendre pour avoir ton joli petit cul.

Il est pas petit !

Non mais moi je l'adore comme ça !

Randy tira John vers lui pour le faire basculer pratiquement à quatre pattes, les jambes de chaque côté de ses hanches et le champ' se demanda où il voulait en venir quand Randy commença à bouger lui-même sous lui en le tenant immobile. Il n'avait jamais chevauché son homme sans faire lui-même les vas et viens et il pensait qu'il pourrait choisir son rythme grâce à cette position mais une fois encore, the legend killer l'avait eu à ce petit jeu et il devait le laisser le prendre comme il le désirait. Vengeur, il entreprit de lécher et de mordiller le torse de Randy, son rythme fut moins régulier et John sourit en s'acharnant sur son téton, le coup de hanche suivant de Randy lui arracha un cri puissant, mélange de plaisir et de douleur, un avertissement que le leader de la cenation pris au sérieux en se rabattant sur la gorge de son amant pour le marquer comme sien. Il adorait voir ses marques de possession sur le corps de Randy, sa façon de le réclamer des avis de tous même si leur histoire d'amour était restée relativement secrète et le jeune brun gémit profondément en jouissant à son tour tandis que John cambrait le dos en l'embrassant passionnément.

Randy lui rendit son baiser et continua à prendre son homme fermement, John se tortilla pour lui échapper de nouveau mais il savait que son homme ne le laisserait pas filer avant de l'avoir fait jouir de nouveau, ce qui ne tarda pas à arriver. John se laissa tomber sur le torse de Randy, le souffle court, le bras coincé entre eux deux dans son attèle, il voulait que son homme la lui retire et il sembla deviner ses pensées comme toujours puisqu'il sentit ses mains défaire doucement les attaches et lui libérer son bras qu'il massa soigneusement pendant quelques instants pour le détendre.

John savoura ce massage tout autant que la pause que son homme lui donnait pour récupérer un peu, il savait qu'il ne s'en tirerait pas à si bon compte mais il serait vraiment hypocrite de se plaindre de pareil traitement, il adorait ça malgré ses protestations.

Randy bascula John sur le dos avec douceur en continuant son massage, il avait vérifié le planning du soir la veille avant le départ du stade, il savait donc que John n'avait pas de match ni d'adversaire dangereux à affronter ce soir, il n'avait donc pas à le ménager plus que ça et sa bouche s'empara avidement du membre délaissé de son amour qui hurla de plus bel en se tordant sous lui.

Bébé minute bon sang !

Désolé mais je suis pressé de t'avoir en moi maintenant, allez mon cœur, un petit effort, je sais que tu en es capable ! Dit Randy avant de reprendre son membre en bouche.

John gémissait et se tortillait sous lui mais le travail de Randy porta rapidement ses fruits et il sourit largement avant de se mettre à son tour au-dessus de John à califourchon. A mon tour ! Dit-il en s'abaissant lentement sur son membre. John haleta fortement à la pression sur son membre et Randy sourit en le prenant entièrement en lui. Il patienta un peu pour s'habituer et éviter les blessures pour l'un comme pour l'autre avant de commencer à bouger sensuellement. John le dévorait des yeux, il le trouvait tellement beau, libre et sauvage, une étincelle de folie dans le regard et il l'attira à lui pour l'embrasser amoureusement. Le natif de St Louis se fit aussi tendre que lui dans ses baisers avant de lui sourire et de commencer à le monter vite et fort. John rejeta la tête en arrière en hurlant de nouveau, la sensation était presque trop dure à supporter, son cœur était aussi fou que l'homme qui le chevauchait, il allait faire une crise cardiaque avant l'heure à ce rythme-là !

John tenta d'agripper son homme par les hanches mais ce dernier attrapa ses poignets et les plaqua de chaque côté de sa tête contre le matelas. John sourit sachant qu'il avait toujours été le plus fort à ce jeu-là et poussa sur ses bras démesurés pour décoller ses poignets et se libérer de la prise de son homme. A sa grande surprise, la réalisation de ses projets s'avéra beaucoup plus compliquée que prévue. Il eut beau pousser de toutes ses forces, il ne put décoller ses poignets que deux quelques centimètres avant qu'ils ne soient de nouveau plaqués contre le matelas. Randy lui sourit fier d'être le plus fort pour une fois et John réessaya en vain de se libérer. Il devait être plus fatigué qu'il ne le pensait pour que Randy parvienne à le garder ainsi !

Randy sourit de nouveau à son homme avec une joie sauvage et légèrement animale, son homme ne pouvait pas se libérer, il n'était plus assez fort pour ça ce qui signifiait qu'il approchait de gagner son pari mais aussi qu'il était bel et bien à sa merci, John sembla arriver à la même conclusion, une lueur d'inquiétude passa dans son regard avant qu'il ne sente John durcir davantage encore en lui et Randy savoura cette réaction en accélérant encore son rythme pour le chevaucher, comme prévu, John jouit avant lui, incapable de tenir plus longtemps et Randy cria de plaisir de le sentir venir en lui.

Avant même que John puisse finir son cri de libération, il se retrouva à plat ventre, jambes écartées sur le lit, il poussa un cri de protestation et souleva ses hanches à l'instant même où Randy revenait en lui, il était toujours dur et n'avait pas l'intention d'attendre pour obtenir son plaisir à son tour. John grogna mais pas de douleur, Randy savait ce qu'il faisait même s'il le martelait durement maintenant et qu'il ne pouvait rien faire d'autre que s'agripper aux couvertures en criant et en gémissant sans arrêt, tout l'hôtel devait entendre ses cris mais il s'en fichait totalement, il était trop pris dans les sensations intenses que lui procurait Randy.

Il le sentit venir en lui une nouvelle fois et il hurla son prénom en agrippant les couvertures de toutes ses forces, Randy connaissait trop bien les réactions et la force de John pour le laisser l'agripper lorsqu'ils faisaient ce genre de choses, il serait capable de le blesser sérieusement rien qu'en se perdant dans le plaisir, ce n'était pas sans raison s'il l'avait retourné pour ce round-ci. Il s'était affalé sur le dos de John, respirant aussi vite que lui désormais, ses mains caressaient son corps amoureusement pendant qu'ils soufflaient un peu et il s'aperçut rapidement que John était de nouveau dur après avoir été traité un peu durement. Il sourit de nouveau en mordillant sa nuque et lui chuchota à l'oreille

On dirait qu'il te faut un round de plus.

Pitié, non bébé.

Je peux pas te laisser comme ça mon amour, il faut que je règle ton problème.

Non, c'est bon, ça va passer tout seul, repose-toi plutôt.

Tu es épuisé ça y est ?

Non, toujours pas. Protesta John par fierté.

Alors on y retourne.

Non !

Tu abandonnes ?

Jamais !

A ta guise !

Randy retourna John une nouvelle fois malgré ses protestations, le membre de ce dernier était dur mais extrêmement sensible. Randy le savait, il l'avait fait jouir 5 fois déjà et il n'était pas assez cruel pour le toucher de nouveau, son amant y recevrait plus de douleur que de plaisir ce qui n'était clairement pas son but mais ça n'empêchait pas de réaliser ce qu'il avait en tête depuis un moment déjà. Il descendit sa bouche vers l'objet de sa convoitise et John rua en criant pour se libérer, Randy raffermit sa prise fortement avant de commencer à lui faire un suçon sur l'aine. Les cris de John dépassèrent de loin les décibels autorisés mais Randy poursuivit sa marque jusqu'au bout avec un sourire ravi lorsque John jouit une fois de plus face à ses actions. Il gisait maintenant sur le lit, le souffle court, les yeux fermés, visiblement incapable de bouger le moindre muscle.

Encore ? Demanda Randy.

Non, c'est bon tu as gagné bébé.

Comme toujours mon ange.

Mais je prendrais ma revanche…dès que je serais capable de bouger. Ajouta-t-il après avoir essayé en vain de se redresser.

Quand apprendras-tu chéri ? Lui demanda Randy désapprobateur.

Jamais…

John s'endormit aussitôt et Randy sourit en le regardant gigoter d'inconfort, il se leva pour nettoyer le corps de son homme avec une infinie douceur et le couvrit pour qu'il n'ait pas froid dans son sommeil. Il l'avait fait jouir 6 fois en 1h10 avant qu'il se décide à abandonner, John était décidément l'homme parfait pour lui, aucun autre ne serait assez fort et assez têtu pour jouer à ce petit jeu avec lui et il se coucha près de lui pour le regarder dormir avec un amour infini sur le visage.