John s'éveilla en fin de matinée en gémissant doucement, il gisait toujours sur le torse de Randy qui le couvait d'un regard tendre et aimant avec une pointe de moquerie en l'entendant gémir et en voyant sa légère grimace quand il commença à s'étirer.

Mhm ! On est quel jour bébé ? Demanda John d'une voix rauque de fatigue.

Mercredi mon cœur.

Tant mieux ! J'ai pas à travailler ce soir alors ! C'est bien ça ?

Exactement ! Comment te sens-tu ?

…fatigué…

Randy le serra tendrement en dissimulant sa surprise derrière un doux sourire plein de fierté, John avait enfin admis devant lui qu'il était fatigué, il savait que ça ne durerait pas et que John jouerait les durs à cuire dès qu'il serait levé mais pour le moment, il se lovait sur lui comme un gros chat le ferait sur sa couverture préférée. Ses yeux rougis de fatigue étaient à moitié clos et il respira profondément en commençant à s'étirer pour de bon avant de grimacer de plus bel.

Et si la position qu'on a ne me disait pas que c'est impossible, je jurerais que tu es encore en moi !

Le grand brun explosa de rire, sa main droite était posée sur la hanche de John depuis quelques heures et elle se déplaça doucement sur le fessier de John, caressante et douce, elle se dirigeait sans conteste vers une zone définitivement sensible.

Bébé ! Non ! Vire tes sales pattes de mes fesses !

Oh chéri, allez, je suis sûr que tu en as autant envie que moi !

Non, non, non, nooooon !

Les doigts de Randy avaient atteint leur destination avant de s'introduire délicatement en John malgré ses protestations, il mit une grande claque sur le torse de son homme avec agacement en lui montrant clairement sa désapprobation mais ne fit rien pour se dégager pour autant, ce qui amusa beaucoup l'apex predator. Il était parfaitement conscient de la puissance de son amant, il aura pu l'empêcher de le pénétrer à n'importe quel moment, le fait qu'il le laisse faire malgré tout montrait sa confiance en lui mais aussi son désir.

Détends-toi chéri, je vais pas te faire de mal.

C'est un peu tard pour ça ! Grogna John.

Oh ! Je connais un petit Cena qui est grincheux ce matin !

Même pas vrai !

Randy rit de plus bel devant l'expression renfrognée et la mauvaise foi évidente de son homme et ouvrit un tube de crème dont il versa une généreuse portion dans le creux de sa main qui jouait encore avec l'entrée du champ'

Qu'est-ce que tu fais ? C'est quoi ?

Quelque chose qui va te rendre le sourire, enfin j'espère ! Ricana Randy.

Le jeune catcheur massa et fit longuement pénétrer la crème pour soulager la douleur de son amant, c'était la première fois qu'il se risquait à ce genre de choses avec lui, il connaissait que trop bien la fierté de son homme, il n'aurait pas accepté ce style de soin jusqu'à présent et Randy souriait, heureux de chaque petits plus qu'il gagnait jour après jour auprès de lui. Il avait tourné John sur le ventre pour avoir meilleur accès et il savait qu'il ne pourrait pas voir son sourire bienheureux, il ne savait pas trop comment il réagirait à ses émotions et ne se laissait pas totalement aller à lui montrer pour le moment, la confiance totale viendrait entre eux mais il fallait encore un peu de temps.

Tu…m'as mis de la crème ? Souffla John surpris et un peu honteux.

Oui, je prends soin de toi mon cœur, de tout ton corps sans exception. Ça va mieux ?

Oui, merci bébé.

Pour le reste, je peux rien faire mais je sais que tu aimes me sentir de toute façon donc là tu dois être comblé !

T'as pas idée, utilise un pieu la prochaine fois, ça sera plus doux !

C'est une idée chéri, je note d'en acheter un, je voudrais pas te décevoir !

Non, non, non, tu rayes ça de ta liste ! Je ne veux que toi sur cette liste et…

John se retourna avec agilité et grâce, il avança à 4 pattes vers Randy avant de s'asseoir sur ses genoux en enroulant ses jambes et bras autour de son corps musclé, il était sensuel, il embrassa Randy, allumeur et passionné au possible avant de mordiller sa lèvre en finissant :

Peut-être un peu de cette crème éventuellement…

Tout ce que tu voudras mon amour.

Randy était très excité par le comportement de son amant, son membre effleurait les fesses de ce dernier mais il ne se risquerait pas à le pénétrer maintenant, il ne voulait pas le faire souffrir inutilement mais il gémit profondément quand John lui mordilla l'oreille avant de lui lécher le cou.

Doucement bébé, sois sage.

Elle est pour moi ? Demanda John d'un ton très sensuel en effleurant son membre sous lui.

D'habitude j'aurais dit oui mais pas cette fois John, il faut croire que la crème marche trop bien !

Je…te…veux ! Dit John entre chaque baiser.

Pas de cette façon.

Mais pourquoi ?

Parce que je vais te faire mal.

C'est bien la première fois que tu refuses de me prendre ! Grogna John boudeur et un peu vexé.

Je sais mais tu sais très bien pourquoi mon amour.

D'habitude ça te gêne pas !

Et ben d'habitude j'ai tort.

Randy le regarda durement pour lui faire comprendre qu'il ne céderait pas, ça lui paraissait étrange de devoir être le plus raisonnable des deux, surtout dans ce domaine, il était souvent celui qui déclenchait les choses entre eux même si John était très réactif à ce sujet. Il regarda John descendre de ses genoux avec un air contrarié et même un peu blessé, il le vit alors s'examiner rapidement comme s'il était soudain devenu repoussant à ses yeux et Randy se leva pour le serrer contre lui et le rassurer immédiatement en lui faisant sentir combien il le désirait encore.

Tu es parfait bébé n'en doute pas une seconde mais je te prendrais pas, j'ai une autre raison que ta douleur pour ça.

Et laquelle ? Grogna John.

Tu as été un méchant garçon et tu mérites pas de récompense ! Lui souffla Randy à l'oreille d'un ton très aguicheur.

John gémit fortement et recommença à le désirer totalement, il avait craint que Randy ne le trouve plus à son goût, il avait décidément du mal à accepter ses 40 ans, il se sentait vieux, en fin de carrière et maintenant, peu désirable aux yeux de son homme mais ce dernier venait de lui confirmer qu'il le désirait toujours autant et il soupira en pensant qu'il cherchait juste à le protéger une fois de plus. Le ton de Randy l'avait attisé comme jamais et il poussa son homme sur le lit avant de se mettre à califourchon au-dessus de lui.

J'ai un autre moyen de l'avoir bébé ! Lui dit-il avec un clin d'œil avant de le prendre en bouche sans prévenir.

Oooooooh bon sang bébé ! Tu es infernal !

Mais Randy ne fit rien pour l'arrêter et il vit bien le regard goguenard que lui lança son homme en déployant tout son talent. Il plissa les yeux à la façon de la vipère, comme pour lui dire qu'il lui payerait ça mais pour le moment, il était bien trop perdu dans son plaisir pour songer à une façon de rendre la pareille à John. Il avait refusé de le prendre malgré leurs désirs plus qu'évidents et était décidé à ne rien faire d'autre de sexuel sachant qu'ils avaient tendance à déraper à chaque fois mais John ne s'était pas contenté de son non et il avait pris les choses en main, enfin en bouche plutôt.

Randy caressait les cheveux de son homme en s'efforçant de garder les yeux ouverts pour le regarder, il aimait particulièrement l'observer pendant leurs moments d'intimité mais John était décidément trop talentueux avec sa bouche pour son propre bien et il se tordit de plaisir sous lui en gémissant sans arrêt. Soudain, il attrapa John par les épaules et le propulsa sur le dos sur le lit à côté de lui, d'une traction puissante il le remonta à la bonne hauteur avant de prendre sa place sur ses hanches avec un grand sourire prédateur.

A moi de jouer maintenant bébé ! Dit-il en descendant doucement sur son membre tendu.

John le regarda avec surprise mais passion, il était très excité de voir Randy le prendre en lui pour le chevaucher, c'était plus souvent l'inverse qui se produisait et il comprenait pleinement les réactions de son homme quand il faisait ça. Il était si sexy comme ça, John le désirait plus que jamais, il ne comprenait pas comment il pouvait le désirer encore plus qu'il ne le faisait déjà mais Randy avait visiblement le don d'exacerber ses sentiments à son égard et ils étaient sûrs de ne pas tomber dans la monotonie et l'ennui au moins. Randy commença à le monter langoureusement, il prenait son temps et John savait très bien pourquoi, sans préparation, c'était toujours plus difficile les premières minutes.

Cena le regardait avec une étincelle de folie et de luxure dans les yeux, il avait mis ses mains derrière sa nuque comme pour mieux l'observer en toute détente, il avait l'air d'un homme étendu dans un parc qui regardait passer les nuages mais Randy n'était pas dupe de ce petit numéro, John était bien avec lui, mentalement comme physiquement mais il rangea l'idée d'aller avec lui dans un parc dans un petit coin de son cerveau, il y a avait un moment qu'ils n'avaient pas fait de sortie ensemble.

Randy augmenta rapidement son rythme et comme prévu John chercha à l'agripper mais Randy fut plus rapide que lui et il plaqua ses mains autour de sa tête en liant leurs doigts ensemble pour ne pas blesser davantage ses poignets mais aussi parce qu'il trouvait cette façon de le tenir plus romantique et intime, John grogna légèrement mais ne protesta pas longtemps, le plaisir reprit le dessus et il se doutait bien que Randy ne lui aurait pas laisser la domination totale en le laissant le tenir et même guider ses allées venues sur lui. Bien entendu, pour rien au monde Randy ne se serait soumis entièrement à John, ce n'était pas dans sa nature mais il le tenait pour une toute autre raison, il voulait éviter de finir broyer par ses immenses mains, John ne contrôlait pas du tout sa force lors de sa jouissance et il l'avait appris chèrement à ses dépens à plusieurs reprises, depuis il faisait en sorte que John ne puisse plus l'agripper dans les dernières minutes de leurs ébats.

Randy se serra autour de lui et John haleta lourdement, il voulait tenir plus longtemps que son homme cette fois mais celui-ci ne lui laissait aucune chance et John jouit quelques secondes avant Randy en chuchotant son prénom de sa voix rauque du matin. Son intonation fit frémir Randy tandis qu'il rejetait la tête en arrière en jouissant à son tour et ils se regardèrent avec amour avant de s'embrasser longuement.

Quelques minutes plus tard, John câlinait tendrement son compagnon en regardant le plafond, rêveur, Randy releva la tête de son torse et posa son menton sur son sternum pour le regarder, les yeux pleins de promesses de chaudes nuits.

A quoi tu penses bébé ? Demanda-t-il de sa voix la plus sensuelle. John en frémit à son tour.

Je me demandais si tu me laisserais te tenir de nouveau un jour…

Ah… ça t'ennuie que je t'en empêche ? J'adore ton expression à ce moment-là, je peux pas m'en empêcher…

Je sais que tu aimes me retenir bébé mais …j'aimerais bien que tu me laisses te toucher et te tenir moi aussi de temps en temps…

John, bébé…Je suis désolé je pensais pas que ça t'embêtais c'est juste que..

Je te fais mal en te serrant trop fort, je sais.

Hein ? Mais j'ai jamais dit ça.

Mon cœur, je te connais tu sais, tu as commencé à me retenir ou à choisir des positions où je ne pouvais pas t'attraper depuis la dernière fois que je t'ai pris en levrette, tu avais les marques de mes doigts sur tes hanches pendant une semaine et tu frémissais au moindre contact, tu n'as pas besoin de me dire que je t'ai fait mal, je l'ai vu…

Je voulais pas que tu te fasses de reproches, le seul moment où tu oublies ta force c'est quand tu jouis, le reste du temps tu fais toujours attention, c'est pour ça que je te tiens à la fin, pour éviter ça.

D'accord mais si je te promets de faire très attention ?

Johnny chéri…

S'il te plait ?

Randy l'observa attentivement en silence, il perçut la supplique dans les yeux de son amant plus que dans sa voix et il soupira intérieurement, il ne pouvait jamais résister à ce regard.

D'accord, la prochaine fois je te laisserais me tenir.

Merci bébé ! John le tira et le serra contre lui avant de l'embrasser passionnément.

De rien !

Et si jamais je te sers trop, tu cries avant que je te fasse mal et je te promets que je demanderais plus jamais à te tenir, tiens ! Tu pourras même m'attacher les mains si tu veux !

T'attacher ? Mhum c'est une idée ça ! Ricana Randy.

Ça te tente pas vrai ?

Si c'était que de moi, tu passerais plus de temps attaché que libre ! Rit Randy. Ça me faciliterait bien la tâche, surtout pour t'empêcher de faire des conneries.

Maieuuuuuuuuuh !

Allez, laisse-moi voir tes poignets maintenant chéri avant qu'on aille se promener !

Se promener ?

Jour de repos égal promenade !

Yeaaaaaaaaaaaaaaaah !

Randy explosa de rire avant de commencer à retirer les bandages de John avec douceur, ses poignets étaient toujours marqués mais moins que la veille et après vérification, la mobilité de ses articulations était intacte, ce qui réduisit légèrement la culpabilité de Randy.

Les deux hommes sortirent déjeuner incognito dans une petite brasserie sympa avant de se rendre dans un parc dans l'après-midi, ils profitèrent de leurs rares instants de détente avant de regagner leur hôtel en fin de journée après un second restaurant bien plus romantique. John passa la soirée le genou collait entre ceux de Randy à défaut de pouvoir se tenir la main en public, chose que John fit néanmoins dès la porte de l'ascenseur refermée derrière eux. Randy en fut ému, d'autant plus que John acceptait de prendre l'ascenseur avec lui sans rechigner et en toute confiance, il le regarda les yeux débordants d'amour et de fierté d'être son compagnon avant de lui attraper le menton doucement pour le lever et l'embrasser, le feu de son amour consuma John qui se nicha tout contre lui, la tête dans son cou en murmurant doucement :

Je t'aime tellement si tu savais.

Tu es l'amour de ma vie bébé, je n'ai jamais aimé avant toi, j'aurais pu t'attendre toute ma vie s'il le fallait rien que pour avoir le dixième de ce que tu me donnes aujourd'hui.

Mais tu n'as pas à le faire mon amour, je suis déjà tout à toi et pour le restant de nos jours.

Le restant ?

Oui, jusqu'à ce que la mort nous sépare et tout le tralala !

Oh bébé !

Randy le serra contre lui avec la force de son amour et John lui rendit son étreinte sans se soucier du « tilt » annonçant qu'ils étaient arrivés et que la porte allait s'ouvrir. Le couple se dirigea vers leur chambre toujours enlacé, plus amoureux de jour en jour.

Deux jours plus tard, ils étaient de retour au stade, ils avaient regardé le tableau des matchs ensemble comme à chaque fois et John avait regardé Randy en silence pour lui demander s'il était d'accord avec le planning du soir, Randy prit le temps de la réflexion avant de hocher de la tête et John sourit doucement pour le remercier. L'échange était passé inaperçu des avis des autres catcheurs présents et John avait l'accord de Randy, pas qu'il en ait obligatoirement besoin mais il avait compris sa leçon après deux jours de courbatures intenses dues aux trois matchs consécutifs ainsi que l'explication qu'il avait eue ensuite avec son homme au lit. Il en ressentait encore les effets et n'avait pas tellement envie de tenter le diable, surtout pas maintenant que leur couple fonctionnait si bien.

Randy de son côté avait contacté Vince pendant une absence de John la veille, il avait obtenu tout ce qu'il avait demandé et il en était ravi, même plus, il avait hâte d'y être et de l'annoncer à John, il voulait attendre encore un peu pour lui faire la surprise et ne pas lui donner l'impression d'avoir interférer, lui non plus ne voulait pas risquer une nouvelle dispute, pas alors qu'ils avaient trouvé un terrain d'entente.

John fit ses matchs en respectant les consignes à la lettre, il en avait deux dont un contre Ezekiel pour continuer leur feud, par la suite il ne devait plus que combattre Ezekiel lors des shows télévisés. Il avait entamé la soirée en catchant contre Evan Bourne, un très beau match plein de rythme et d'acrobaties du petit catcheur né pour voler jusqu'à l'interruption brutale du géant de muscle ce qui conduisit à un second match entre eux sans disqualification immédiatement derrière. John s'était attendu au refus de son compagnon pour les stipulations de ce match mais lorsqu'il lui avait posé la question, Randy avait simplement répondu que sans disqualification voulait aussi dire qu'il pourrait intervenir à tout moment et John avait acquiescé, tout étant dit, ils avaient changé de sujet.

Aussi Randy était-il particulièrement vigilant en salle de diffusion, il regardait l'écran avec son regard de vipère et si ses yeux pouvaient tuer, Ezekiel serait déjà 36 pieds sous terre depuis longtemps ! Il détestait la brutalité pure des grands catcheurs, ils manquaient clairement de technique et n'étaient globalement rien de plus que des brutes épaisses, catcher contre eux était ennuyeux pour les catcheurs de talents mais douloureux en prime. John avait déjà encaissé quelques coups trop brutaux au goût de Randy et ses yeux s'étaient encore plus étrécis.

Ne mets pas le feu à l'écran dydy ! S'exclama soudain une voix derrière lui.

Randy ne la connaissait que trop bien et il jeta un coup d'œil pour s'assurer qu'il avait bien reconnu le timbre moqueur du Chicagian.

Phil, Will ! Vous êtes là ? C'est cool ça ! Et tu marches en plus ! Félicitations !

T'as vu ça mon pote ? Bientôt je pourrais me débarrasser de ses saletés ! Dit-il en désignant ses béquilles.

Doucement bébé, ça ne fait que 3 semaines ½, sois patient encore un peu.

Ouais vas-y mollo Philou, prends le temps de bien guérir, tout est sous contrôle ici.

J'ai vu le show de mardi tu sais…

Je me doute, il a joué à la forte tête malgré tous mes efforts pour le freiner, il en a payé le prix, il a compris les limites cette fois-ci.

Les trois hommes observèrent le match en silence pendant quelques instants avant que Will ne dise :

Il a l'air relativement en forme, je suis surpris, aurais-tu appris la modération toi aussi ?

C'est bien possible ! Explosa Randy de rire. J'ai été très conciliant je trouve même ! Il a même dit après réflexion qu'il me préférait plutôt qu'un pieu, c'est tout dire non ?

Ah oui ! Effectivement, tu as dû être trèèèèèèèèèèès délicat pour qu'il te choisisse !

Randy lui tira la langue avant de se reconcentrer sur l'écran, l'intensité qu'il dégageait était vraiment palpable, c'était un autre homme qui regardait le match de son compagnon, un homme fou amoureux mais fou tout court dans son désir de protection, Phil et Will échangèrent un regard et sourirent en écoutant les encouragements de Randy « Allez bébé, bouge plus vite, casse lui la tête bon sang ! » et les interjections qui suivaient de près « bordel, frappe le encore une fois comme ça ziki et je te refais le portrait pour de bon ! Apprends à catcher bon sang, retourne en cours et reviens quand tu auras appris quelque chose ! » Randy était tellement impliqué dans ce match qu'il avait oublié la présence de ses deux amis et qu'il se montrait tel qu'il était réellement, excessif, hyper protecteur, de mauvaise foi mais très attendrissant pour ses amis. John parvient à emporter le match grâce à son STF et Randy jubila en criant « Prends ça grosse limace ! » Phil éclata de rire en lui serrant l'épaule avec amitié.

Je te savais pas aussi passionné dydy, John en a de la chance dis donc si tu es toujours comme ça avec lui ! Dit-il avec un clin d'œil.

Il est très chanceux en effet ! Se pavana Randy en faisant éclater de rire ses amis. Bon allons le récupérer les gars !

On y va !

Les trois hommes se dirigèrent vers l'entrée pour réceptionner John qui remontait la rampe. Il sourit à Randy amoureusement, fier de sa victoire avant d'apercevoir ses amis et il se rua sur Phil pour le prendre à bras et le faire tourner en criant :

Philouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !

Oh oh John, pose-moi grand fou, on est pas seuls là. Dit Phil d'un ton plein de sous-entendu.

John le serra contre lui et approcha doucement ses lèvres vers son meilleur ami en le regardant avec passion, Phil le dévorait des yeux en se mordant la lèvre, deux secondes avant que leurs lèvres ne se rencontrent, Will arracha Phil de l'étreinte de John et referma ses bras autour de lui avec force en le plaquant dos contre son torse, Randy en avait fait de même avec John et les hommes se regardèrent avec amusement. Randy et Chris tenaient leur homme farouchement comme s'ils craignaient qu'on les leur arrache et John et Phil se regardaient avec beaucoup d'amusement à leur réaction à cette petite blague.

On est des sacrés veinards, on est tombé sur les deux hommes les plus possessifs et protecteurs du monde ! Dit Phil en riant.

Tu aurais dû me dire que tu venais accompagné aussi chéri !

Oui désolé, j'ai pas réussi à le semer ! Dit-il en désignant les béquilles restées au sol après que John l'ait fait voler.

Oh, je comprends, on fera mieux la prochaine fois alors !

Pas de prochaine fois ! Grogna Randy.

D'ailleurs je suis pas sûr que je vais te laisser revenir ici tant que John sera là moi ! Rajouta Will.

Oh ! Quels rabat-joies !

Vraiment, briser une idylle dans l'œuf comme ça, quelle cruauté ! Se plaignit John.

Je vais être très cruel si tu continues. Lâcha Randy.

Les 4 hommes étaient parfaitement conscient que John et Phil jouaient, ce n'était pas la première fois et ça les faisaient toujours autant rire mais cette fois Randy et Will avaient décidé de rentrer dans leur jeu et marquaient leur territoire et leur possession sur leur compagnon respectif. Randy serrait John un peu trop fort pour le jeu et John se nicha contre lui pour bien lui montrer qu'il était à lui seul et qu'il ne craignait rien.

Un bisou ? Réclama John en levant la tête vers lui.

Nan, tu es privé na ! Répondit Randy grognon.

John le regarda avec une bouille adorable et des grands yeux bleus suppliants et Will écarquilla les yeux en reconnaissant l'attitude de son homme sur le visage de John.

J'hallucine ! Lui aussi il te fait ce coup-là ?

A chaque fois !

Le leader de la cenation amplifia son regard en sortant un peu la lèvre comme un enfant triste et demanda d'une petite voix craquante :

S'il te plait !

Randy soupira et l'embrassa tendrement sans cesser de le serrer contre lui et John sourit quand le baiser prit fin en regardant le couple d'amis en face de lui.

Et ça marche ! Pas vrai Philou ?

Ben tiens ! Les yeux de cocker battus y a pas mieux, c'est l'arme fatale !

Je propose qu'on ne se laisse plus attendrir par ça moi, t'en pense quoi Will ?

Très bonne idée, désormais on cède plus à leur mine de chien battu.

Deal !

Là on est mal Phil !

Ils tiendront jamais, on est trop mignons !

Ça c'est ce que vous croyez !

Un bisou ? Demanda Phil en utilisant la même technique que John.

Will lutta le plus longtemps possible mais céda malgré lui et embrassa son homme en le câlinant, sa prise autour de lui était nettement moins ferme que celle de Randy, plus tendre, moins possessive, la différence entre les deux couples résidait dans l'intensité et la confiance entre les deux partenaires mais John ne se plaignait pas du tout de l'excessivité de son homme, il adorait ça au contraire. Phil arborait un petit sourire vainqueur après avoir obtenu son bisou et le Canadien soupira en disant :

Bon va falloir qu'on s'entraine !

C'est pas gagné en effet ! Sourit Randy.

Alors quoi de neuf sinon les gars ? Tu marches Philou ?

Je commence à me débrouiller oui, j'ai encore besoin de mes béquilles mais je vais pouvoir revenir la semaine prochaine pour des interventions micro, ça soulagera un peu ton planning Johnny.

Sois pas trop pressé, je gère tu sais ?

Oui, j'ai vu ça ! surtout mardi !

Mardi ? Oh ! Ben j'ai géré non ?

Mouais ! 3 matchs contre des géants en un soir dans le genre connerie monumentale tu gères très bien en effet !

Ça va Phil, Randy m'a déjà grondé j'ai dit que je le ferais plus ! Grogna John.

Ben il a bien eu raison de te gronder ! Grogna Phil à son tour.

Will explosa de rire et les trois hommes le regardèrent en se demandant ce qui lui prenait.

Désolé, c'est juste que le terme « gronder » m'a l'air un peu sous-estimé et déplacé connaissant la façon de faire de Randy quand il est contrarié.

Comment ça connaissant sa façon de faire ? Demandèrent John et Phil ensemble.

Oh allez les gars, on a assez vu John avoir du mal à se déplacer et à s'asseoir pour savoir comment ça se passe en général !

Pas faux ! Ricana Phil.

Maiiiis ! Bébé, ils se moquent de moi !

Je vois ça mon ange, pour une fois j'avoue que je les comprends, tu es trop drôle quand tu as voulu jouer au plus malin et que tu es tombé dans le ravin !

Jolie expression pour désigner vos folies au lit les gars !

Bon, bon, ça va ! Grommela John faussement fâché. Donc vous revenez la semaine prochaine les gars ?

Oui, moi pour combattre, Phil au micro.

Et ta feud contre Big Zik ça se termine quand et comment ?

A extreme rules, en street fight match.

Ouch!

C'est risqué John ça.

Je sais mais ça fait parti du métier les gars!

Sois prudent quand même !

Vous en faîtes pas, j'ai mon ange gardien personnel qui se fera un plaisir de me botter les fesses une fois qu'il m'aura sorti de la merde si jamais j'y tombe mais ça n'arrivera pas, j'y veillerais !

Oh ! Randy je sais pas comment tu t'y es pris pour le rendre comme ça d'un coup mais je veux savoir ta technique, ça pourrait être utile avec mon zouave !

Compte sur moi Will !

Non, non, non, c'est pas pour les petits cette technique Randy voyons ! Pense à Phil, il va être choqué à vie ! Plaisanta John.

Il nous prend pour des petits joueurs chéri !

Il a pas tort ! Les charria Randy.

Les 4 amis continuèrent à se taquiner en allant en salle d'entraînement pour que Randy puisse préparer son match qui ne devait plus tarder, John était aussi attentif que son homme pendant son entraînement malgré sa façade détendue et taquine. Le couple voyait bien qu'il était en alerte comme toujours et plaignait le type qui serait assez idiot pour venir ennuyer ou provoquer Randy. Le grand brun était hyper protecteur envers son homme mais ce dernier n'avait pas grand-chose à lui envier et leurs amis sourirent de nouveau, c'était beau de les voir si soudés et unis.

Le match de Randy fut grandiose comme souvent, John l'observa en silence contrairement à son compagnon mais ne rata pas une miette de la rencontre contre Sheamus, il notait le moindre détail mentalement, concentré à l'extrême, l'admiration qu'il ressentait pour le talent de son homme était de plus en plus intense et visible et au grand soulagement des brokian, n'était teinté d'aucune jalousie ni amertume, John était juste extrêmement fier de son homme et fier d'être celui qu'il avait choisi pour être à ses côtés.

Dès la fin du match, Randy entraîna les 3 hommes dans sa loge pour qu'ils puissent passer un maximum de temps ensemble pendant qu'il examinait minutieusement le corps de John à la recherche de blessures, les bleus qui apparaissaient le contrariaient déjà suffisamment comme ça aussi John se montra-t-il particulièrement docile pendant les vérifications de son homme.

Phil et Will souriaient en les regardant et Phil taquina son homme en disant qu'il ne l'examinait jamais de cette façon et qu'il le négligeait, Will sourit en l'attirant sur ses genoux et en sortant la crème pour son genou de sa poche pour commencer à l'appliquer.

Oh tu sais pas ce que tu viens de demander là Philou, t'as pas fini d'être passé au rayon X post match après ta reprise toi !

Nan, Chrissounet ne ferait pas ça ! Mais je suis surpris, y a des zones que Randy a pas vérifié là, c'est parce qu'on est là ? Faut pas faire les timides les gars !

T'en fais pas Phil, je termine toujours mes vérifications en profondeur ! Dit Randy avec un clin d'œil appuyé. Et je préfère vérifier plusieurs fois dès fois que j'aurais manqué quelque chose la 1ère fois !

Oh le frimeur !

Plusieurs fois vraiment ? Après chaque show ? demanda Chris curieux.

Et pas que ! Il faut croire que je suis très maladroit parce que Randy vérifie treeeeeeeeeeeees souvent.

Tu m'étonnes que tu manges autant ! Je me demandais où tu le mettais Johnny mais je comprends mieux ! Le taquina Phil.

Tu devrais manger plus encore alors parce que tu as maigri John. Ajouta Will sérieusement.

Mais non ! Dis pas n'importe quoi, je suis plus beau que jamais !

Magnifique mon amour oui ! Confirma Randy

Mais ses mains s'étaient figées dans leur examen sur le corps de John et son expression était soudain beaucoup plus grave, oui John avait encore maigri Randy l'avait bien remarqué mais si Will qui ne le connaissait pas aussi intimement que lui l'avait vu aussi, il n'y avait plus aucun doute, il allait se charger de le remplumer pendant leurs congés qui approchaient à grands pas, sa hâte d'y être n'en fut que plus vive, il pourrait enfin prendre soin de lui réellement. John perçut le changement d'humeur de son compagnon et soupira doucement en lançant un regard noir à Chris, il venait encore de lui compliquer la vie pour les semaines à venir.