Disclaimer : malheureusement, ni l'œuvre dont cette fiction est inspirée, ni les personnages qui y apparaissent ne m'appartiennent. PJO appartient à Rick RIORDAN et Another Me à Catherine MACPHAIL.
N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, chaque critique positive ou négative ne peut que m'aider à m'améliorer.
Sur ce, bonne lecture.
DAY 1 : I'M HERE
Je te regarde te lever en souriant. Tu pestes comme à ton habitude contre ton réveil qui te brise les oreilles de bon matin, blasé à l'idée de devoir aller au lycée jour après jour.
Alors que pourtant, tu as une vie parfaite. Tes parents, heureux ensemble, t'aiment plus que tout. Tu file le parfait amour avec ton copain Will et depuis que tu sors avec lui tu es même l'un des plus populaires de ton lycée ce qui t'a permis d'obtenir une bande d'amis sur qui tu peux compter quoi qu'il arrive. Une vie parfaite en somme. Quant à moi, je suis là, dans l'ombre à t'observer depuis toujours sans que jamais tu ne me remarques. Sans que personne ne jamais me remarque. Je suppose que je ne peux pas t'en vouloir, tu ignores mon existence après tout. Vous ignoriez presque tous mon existence... Mais tu sais, je t'ai toujours regardé, caché dans l'ombre, attendant mon heure, attendant ce moment où enfin je serai dans la lumière et toi dans l'ombre. Ce moment où enfin je pourrais vivre.
Tu attrapes ton téléphone et souris. Ton très cher Will avait dû t'envoyer un message dès son réveil comme à son habitude, comme c'est mignon. Will SOLACE. L'homme que tu penses être l'amour de ta vie. Grand, blond, plutôt bronzé, les yeux bleus,, une carrure athlétique. Il est parfait. Vous êtes de parfait opposé. Tu n'es pas très grand, les cheveux noirs, très pâle, les yeux foncés, plutôt mince. Le jour et la nuit. Il faut croire que ce que l'on dit est vrai, les opposés s'attirent. Mais ton parfait Will finira par être miens, exactement comme tout le reste.
Tu t'habilles tout en gardant les yeux rivé sur ton téléphone, trop occupé à parler à ton précieux Will pour faire attention au bruit de tes parents se disputant dans la cuisine. Après plusieurs minutes tu finis enfin par te décider à te diriger vers la cuisine en traînant des pieds. Maman prépare le petit déjeuner pendant que Papa finit de se préparer pour aller travailler. Une certaine tension règne dans la pièce, mais tu es bien trop naïf et ignorant pour te rendre compte de quoi que ce soit. Tu manges, souris, parles avec eux. Tu lui souris, tu lui parle. Cet homme que tu appelles Papa. Notre très cher père, à qui tu dois cette vie dans la lumière et à qui je dois cette existence dans les ombres. C'est drôle quand on y pense, entre les deux papiers qu'il ait dû signer, c'est celui-ci qu'il a choisi. Le hasard? Le destin? Je me demande ce qui l'a décidait… Cela aurait dû être ma vie, cela sera ma vie. Tu finis de te préparer à ton tour, les yeux river sur l'écran de ton téléphone ne te doutant pas une seconde que je suis là, juste à côté de toi à t'observer. Tu disparaîtras cher frère. Et personne ne le saura.
Tu empruntes le même chemin encore et encore, jours après jours, jusqu'au lycée. Le lycée, barbant, assommant et j'en passe, ça je dois te l'avouer, je ne te l'envie pas des masses. C'est dingue le temps qu'on peut y perdre... Mais au lycée, il y a Will et lui je te l'envie, il te rend heureux après tout. Je n'ai jamais été heureux mais je pense que ton beau blondinet me le fera apprécier. Dit moi mon frère, quelles sensations ça procure d'être heureux? Amoureux? Tu te retournes et regardes Will descendre de sa voiture en souriant bêtement. Il te fait alors se sourire qui a le don de te faire craquer, toi, moi et toutes les filles de ce foutu lycée, comme si elles pouvaient l'avoir… Il s'approche de toi et te prend dans ses bras avant de t'embrasser.
- Je t'aime, murmure-t-il.
Tu rougis et souris. J'aimerais tellement être celui à qui ces mots sont destinés. J'aimerais tellement être celui qui est dans ses bras. Mes lèvres contre les siennes.
- Y a des chambres pour ça!
Vous vous retournez vers celui qui vient de crier ça, Percy JACKSON et à son bras Annabeth CHASE. Elle est brillante et lui… légèrement moins intelligent. Vous vous saluez, ravis de vous retrouver. Le reste de votre bande arrive en fanfare, comme à son habitude. Vous partez en direction de la salle de classe de votre premier cours de la journée. Ta main dans la sienne. Intérieurement, je bouillonne, pourquoi toi et pas moi? Il te fixe et toi tu rougis. Ne te doutant pas une seconde que je suis là, juste à côté de toi, les yeux river sur vous deux. La jalousie est un vilain défaut à ce qu'il paraît… Je le vis plutôt bien, tu n'as pas idée du nombre de bonnes idées que cela fait germer dans mon esprit dans le but de te faire disparaître.
Ces cours sont d'une longueur affligeante et vous voir vous lancer ces regards amoureux n'aide clairement pas à voir passer le temps plus vite. D'un coup, tu sursautes, sors ton téléphone et le regarde discrètement dès que le professeur ne regarde pas. Vous êtes à deux tables l'un de l'autre et vous vous envoyez des messages... Comme c'est mignon, ou bizarre je ne suis pas vraiment sûr... Je me penche par-dessus ton épaule pour voir de quoi il s'agit exactement. Tu frissonnes et te retournes pour regarder derrière toi. Pourquoi? Se pourrait-il que tu aies senti mon souffle sur ton épaule? Non, c'est impossible, c'est bien trop tôt, je n'ai encore rien fait. À moins que ton cher Will ne t'ait dit quelque chose qui t'ait fait douter de toi… Qu'a-t-il dit dans son message exactement? Je jette un coup d'œil, curieux.
Vivement qu'on soit chez Percy qu'on fasse l'amour, depuis le temps que j'attends…
Se pourrait-il que l'idée qu'il ne soit avec toi que pour une seule chose t'ait traversé l'esprit? Avec ce manque de confiance en toi que te caractérise tant, cela ne m'étonne même pas. Tu as constamment besoin d'être rassuré. Tu passes donc une fois de plus la journée agripper à lui, comme chaque jour depuis que vous êtes ensemble, sans doute pour montrer aux filles qui le regardent qu'il ait à toi. As-tu à ce point peur qu'il te laisse pour l'une d'entre d'elles?
La pause ayant commencé, il t'attrape par la main et vous dirige vers un coin sombre. Il t'embrasse et glisse ses mains sous ton t-shirt, caressant ton ventre. Il mordille la peau de ton cou, tu soupires, retenant sans doute un gémissement. Il glisse l'une de ses jambes entre les tiennes provoquant des rougeurs sur tes joues. Il se fige et se retourne.
- Attend! Je crois que quelqu'un arrive.
Vous vous séparez à contre cœur pour vous diriger vers la classe de votre prochain cour. Les cours se déroulent toujours avec la même lenteur et pour couronner le tout, vous continuez vos jeux de regard juste sous mon nez. Sérieusement comment je pouvais être aussi jaloux pour quelqu'un à qui je n'ai jamais parlé et qui ne sais même pas que j'existe? Ce type avait quelque chose de … solaire. Et pour moi qui avait toujours vécu dans l'ombre … Je suppose que ce n'était pas aussi surprenant après tout qu'il m'attire à ce point. Il me plaît, tellement. Il t'aime, il m'aimera. Il n'aura pas vraiment le choix, car bientôt je serais à ta place, il ne se rendra même pas compte que tu auras disparu.
Comme à chaque fin des cours depuis le retour du soleil, vous allez chez votre ami Percy pour profiter de la piscine après les cours. Vous êtes une dizaine, jouant dans la piscine profitant du soleil alors que je t'observe depuis l'intérieur du salon bien cacher dans l'ombre, là où personne ne peut me voir, là où aucun de ses rayons de soleil que tu chéris tant ne peut m'atteindre. Je vois Will se coller derrière toi et rien qu'au sourire que tu fais je devine aisément dans quel état vous êtes tous les deux. Il ne vous faut pas plus de dix minutes avant de craquer et de sortir de la piscine, bafouillant une excuse minable pour vous diriger vers l'une des chambres.
Il te jette sur le lit et se place au-dessus de toi. Il t'embrasse puis dérive ses baisers vers ton cou, qui est ton point sensible si je me souviens bien. Tu soupires et te cambre légèrement entraînant une friction entre vos deux entrejambes provoquant plus de soupires. Il glisse sa main dans ton maillot, tu gémis et bouge tes hanches recherchant plus de contacts. Je souris en me rappelant du commentaire de Percy... il semblerait que vous ayez trouver une chambre... la sienne.
- Désolé bébé mais je peux plus attendre là, ça fait trop longtemps…
Il te retourne, baisse ton maillot et rentre un doigt, puis deux en fessant des va-et-vient. N'en pouvant sans doute plus, il finit par baisser son maillot et se presse à ton entré. Il rentre d'un coup sec et tu te crispes étouffant un cri de douleur dans l'oreiller. Il accélère ses va-et-vient et tes gémissements de douleur se transforment peu à peu en cris de plaisir, légèrement forcer... Je crois, c'est difficile de juger à travers l'oreiller. Il te prend en main et calque les vas et vient de sa main sur ceux de ses mouvements de hanches. Tu finis par venir et il ne tarde pas à te suivre. Vous vous effondrez sur le lit, épuisé.
- Nico, Nico… murmurai-je.
Un regard, il suffirait d'un regard, mais rien n'y fessais, peu importe combien de fois je criai ton nom je n'existais pas pour toi. Mais tu as bien senti mon souffle sur toi non ? Si, j'en suis sûr, tu l'as senti. Bientôt je n'aurais plus à m'inquiéter. Bientôt tu disparaîtras. Et personne ne le saura. N'y nos chers parents. N'y tes précieux amis. N'y même ton cher Will. Car bientôt je serais celui qui sera sur ce lit et tu seras celui qui se terre dans l'ombre.
Tu montes dans sa voiture et il te raccompagne chez toi, pas un mot durant tout le trajet. C'est amusant cette façon que tu as de rongé tes ongles, quand tu es nerveux. Te voir mal est jouissif d'un côté, car ta douleur annonce mon bonheur. Will salue nos parents avant de t'embrasser sur le perron. Une scène digne des plus grands films d'amour que la douce Piper et toi avait l'habitude de regarder. Il finit par rentré chez lui, te laissant là, essouffler, les yeux remplis d'étoiles.
Tu rentres, t'installe à table avec papa, maman, leur raconte tas journée, omettant évidemment le détail de la chambre. Ils te racontent la leur à leurs tours, bien que papa omette sans doute certains détails lui aussi. Mais peu importe bientôt tu sauras, bientôt je te l'apprendrais, détruisant ton enfance parfaite. Bientôt tu souhaiteras être celui qui vit dans l'ombre, celui dont tout le monde ignore l'existence. Car bientôt tas vie sera un enfer.
Tu montes dans ta chambre ne sachant pas que je suis juste derrière toi. Tu soupires en attrapant tes cahiers que tu poses négligemment sur le bureau.
- Alors, math, histoire, fran… putain fais chier, flemme…
Tu commences les exercices de math mais déchante rapidement, sérieusement Nico, ce n'est pas si compliqué les vecteurs … Ceci dit, moi, contrairement à toi je n'ai pas grand-chose à faire à part lire tes livres encore et encore la nuit quand tu dors. Je n'ai pas vraiment le choix, je me dois de tout savoir sur toi sur le bout des doigts si je veux pouvoir parfaitement prendre ta place. Tu écris deux, trois lignes, abandonne et passe aux exercices d'histoire.
- Je m'ennuie, dis-je.
Sauf qu'évidemment, tu ne m'entends pas. C'est tellement frustrant. D'étranges vibrations se font sentir venant du rez-de-chaussée. Haine, colère, tristesse, dédain, oh papa et maman se disputent encore. C'est mignon cette façon qu'ils ont de se disputer à voix basse pour que tu ne les entendes pas. Je souris et descend en bas des escaliers, curieux, je traverse la porte de la cuisine afin de les observer. Oui, l'avantage quand tu vis dans les ombres c'est que les lois de la physique ne t'atteignent pas plus que ça. Ça, ça me manquera une fois à ta place. Notre père se fige en me voyant mais se reprend aussitôt, après tout il est le seul à me voir, le seul au courant de mon existence. Cet enfoiré... Je lui offre donc mon plus beau sourire et m'assoie sur l'une des chaises.
- Tu avais dit que c'était terminer, pleure notre mère.
- Roh, encore à cause d'elle ? Ceci dit père, mère a raison, tu lui avais promis que c'était terminer. Enfin bon, c'était loin d'être la première fois que tu lui promettais, je me demande comment elle fait pour continuer à te croire après tout ce temps. Ah, au temps pour moi, j'avais oublié pendant un bref instant qu'elle ne reste avec toi que pour que Nico puisses continuer à avoir une vie stable.
Elle t'aime tellement mon frère, au point d'être malheureuse pour que toi, tu sois heureux. Je suppose que c'est ce que les mères font. Je n'ai pas besoin de père dans ma vie, mais elle, je la garderais, je ferais même en sorte qu'elle soit heureuse, elle le mérite bien, non?
Notre cher père me tua du regard, me maudissant sans doute intérieurement.
Le comportement de père m'irrite au plus haut point. Exaspéré par ses mensonges je remonte dans ta chambre. Tient, tu as définitivement abandonné l'idée de faire tes devoirs. Au téléphone avec qui? Laisse-moi deviner. Will?
- Je sais Piper, mais ça m'inquiète un peu des fois. J'ai l'impression de ne pas être assez bien par moment…
Ok. Donc au lieu d'appeler Will et de lui faire part de tes craintes, tu es partie te plaindre auprès de Piper. Classique. C'est un truc que vous adorez faire. J'ignore si c'est parce que j'ai passé ma vie entière à me terrer dans les ombres mais par moments j'ai vraiment du mal à comprendre les êtres humains.
Tu passes donc la soirée à lui dire que tu n'as pas l'impression d'être assez bien pour Will, que tu as peur qu'il te quitte blablabla. Et elle, si j'ai bien compris, à te parler des filles qui tournent autour de son cher Jason et à quel point elle a du mal à lui faire totalement confiance. Passionnant. Je suis pas sûr que je resterais ami avec elle une fois à ta place... Finalement, heureusement plutôt, tu finis enfin par raccrocher. Tu attrapes ton pyjama et part en direction de la douche. Je prends alors ton téléphone et fais défiler tes messages. Alors, Percy et Jason persistent à te materner, adorable, Will et toi vous envoyez des mots doux encore et encore, s'en est presque ridicules, et oh, surprise ! Piper et toi avez encore passé la journée à vous plaindre de vos vies sentimentales respectives… Tu as une chance de cocu et pourtant tu te permet de te plaindre... Tu es tellement prévisible frère, prendre ta place ne sera pas difficile.
Après quelques minutes tu reviens, prend ton téléphone et envoie un message à Will avant de te glisser sous ta couette. Je t'appelle une fois de plus, bien que je sache pertinemment que tu ne m'entends pas. Mais tu fais alors quelque chose qui me laisse perplexe. Tu te retournes, surpris. Tu m'as entendu. Tu m'as enfin entendu. Je n'ai pas réellement prêté attention à ta conversation avec Piper mais ce pourrait-il qu'elle t'ait fait douter de quelque chose? Quelque chose qui avait implanté en toi la graine de la mauvaise herbe qu'est la paranoïa? Peu importe ce que c'est, cela signe la fin de ton monde parfait et le début du mien. Ton monde s'écroulera pan par pan jusqu'à que tu me vois enfin, sombrant dans les ténèbres a ton tour. Et alors enfin, je prendrais tas place. Un regard, un seul regard et tu disparaîtras. J'ai attendu si longtemps. Dans l'ombre. Mais le moment est arrivé maintenant. C'est fini désormais. Il est temps. Le moment pour moi de venir. Et personne ne m'arrêtera. N'y nos chers parents. N'y tes précieux amis. N'y ton cher Will. N'y même toi.
Personne.
Tu disparaîtras.
Et personne ne le saura.
- Je suis là, murmurai-je alors que tu t'endors inconscient de ce qui t'attend.
